- il y a 6 mois
Regardez "On refait le monde" avec le professeur Steven Le Gouill, directeur de l'ensemble hospitalier de l'Institut Curie et vice-président du bureau d'Unicancer, le docteur Emmanuel Ricard, directeur du service prévention et promotion des dépistage de la Ligue contre le cancer, et Sylviane Balustre d'Erneville, directrice engagement et innovation sociale chez L'Oréal.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 04 février 2026.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 04 février 2026.
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00:00Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL avec Anne-Sophie Lapix.
00:30J'ai rencontré alors que je commençais une chimio, mais on peut s'en sortir, ça évolue beaucoup.
00:34C'est un message aussi d'espoir pour tous ceux qui connaissent ça.
00:37Il faut toujours être positif et se battre.
00:39Voilà ces messages de Monica et Stéphanie, déposés sur le répondeur des auditeurs.
00:45On la parole, on veut être optimiste et on a quelques raisons de l'être en cette journée mondiale de lutte contre le cancer.
00:51Alors je vous propose de faire un point sur les progrès et les promesses de la médecine dans la détection, le traitement des différents cancers.
00:57Est-ce qu'on aura leur peau ? Peut-on espérer vaincre tous les cancers ?
01:01On va voir aussi comment la société peut permettre aux malades de s'en sortir en les accompagnant.
01:06On refait le monde avec nos invités, le professeur Stéphane Le Gouill,
01:11directeur de l'ensemble hospitalier de l'Institut Curie et vice-président du bureau d'UniCancer.
01:16Bonsoir.
01:17Le docteur Emmanuel Ricard, directeur du service prévention et promotion des dépistages de la Ligue contre le cancer.
01:23Bonsoir.
01:23Et Sylviane Balustre d'Erneville, directrice engagement et innovation sociale chez L'Oréal.
01:28Bonsoir.
01:29Bonsoir.
01:30Alors, où en est la science ?
01:33Qu'est-ce qui suscite le plus d'espoir aujourd'hui ?
01:36L'IA, les vaccins ARN messagers, d'autres pistes révolutionnaires, professeur ?
01:42En plus de ce que vous venez de citer, globalement toute l'immunothérapie est un progrès énorme,
01:47la médecine personnalisée.
01:48Je crois en fait qu'il faut aussi avoir en tête que tous ces progrès médicaux qui sont réels,
01:53on pourra en parler, et qui depuis ces dernières années ne font que progresser,
01:57ils donnent un réel espoir.
01:59Ils sont aussi liés à notre compréhension du phénomène d'un cancer.
02:04Les traitements qui actuellement arrivent, et beaucoup de nouveaux traitements arrivent,
02:07sont là parce qu'en fait on comprend mieux le cancer.
02:09On est capable de l'étudier plus précisément.
02:12Et ce continuum entre la compréhension, la science et l'application clinique,
02:17il est essentiel, et c'est ça je pense qu'il nous donne aussi,
02:20et qu'il doit nous donner cet espoir, c'est qu'on comprend mieux ce qu'on est en train de traiter.
02:24Ce continuum, on y tient beaucoup à l'Institut Curie,
02:26il est source de progrès, vraiment accélérée depuis, on va dire, une vingtaine, une trentaine d'années.
02:33On pourra y revenir sur les différents traitements, mais on peut être optimiste.
02:36Ces progrès, j'imagine que les malades, ils les suivent attentivement.
02:41On a l'impression que chaque jour, il se passe quelque chose, docteur Emmanuel Ricard.
02:47Oui, on a des progrès thérapeutiques, on a la question de leur mise à disposition,
02:52avec des coûts qui augmentent beaucoup.
02:55Donc la question aujourd'hui, pour notre système de sécurité sociale,
03:00c'est pouvoir continuer à protéger notre population, à lui donner accès aux meilleurs soins,
03:04et avoir ce continuum thérapeutique avec une mise en place à un moment où des aires médicaux sont importantes.
03:15Donc comment on va aller chercher les gens, comment on améliore leur prise en charge
03:20avec les méthodes aujourd'hui de téléconsultation,
03:25avec les lignes téléphoniques pour faire du soutien à distance au niveau psy,
03:31parce qu'il y a toutes ces questions qui sont aujourd'hui dans le continuum ?
03:35On va aborder, s'il vous plaît, tout de suite, les progrès très concrets.
03:40D'abord, les vaccins à ARN messager.
03:43Est-ce que ça, c'est vraiment... Parce qu'on a du mal à comprendre
03:45comment on peut se vacciner contre un cancer.
03:48Évidemment, ce n'est pas exactement ça. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ?
03:51Alors la vaccinothérapie, c'est un des axes de l'immunothérapie,
03:53qui est une grande famille de traitements qui est en pleine expansion.
03:58L'idée, c'est que sur une cellule tumorale, elle se présente avec une carte d'identité,
04:03quelque part, avec des marqueurs en surface.
04:05Et notre système immunitaire, il doit pouvoir les reconnaître.
04:09Alors, quand un cancer s'est développé, c'est parce que, par définition,
04:11notre système immunitaire n'a pas su reconnaître cette cellule anormale.
04:15Donc avec le vaccin, on va éduquer les lymphocytes, les cellules du système immunitaire,
04:20à reconnaître cet étranger et cette anormalité qu'est la cellule tumorale,
04:24la reconnaître et aussi la détruire.
04:27Donc pour ça, il faut pouvoir à la fois identifier une cible
04:31qui est le plus spécifique de la cellule tumorale,
04:34parce que si c'est une cible qui existe sur toutes nos cellules,
04:36on comprend bien qu'on va avoir un petit problème.
04:38Donc identifier une cible spécifique, le plus spécifique possible,
04:43capable d'être reconnue par des lymphocytes,
04:45souvent des lymphocytes T, on ne va pas rentrer dans ce genre de détails,
04:48et donc entraîner ce que notre système immunitaire n'a pas pu faire.
04:52Alors il y a deux types de vaccins, vaccins préventifs,
04:54je me fais vacciner pour ne pas avoir un cancer,
04:56mais aussi des vaccins curatifs,
04:57et souvent plutôt pour éviter les rechutes où on entretient.
05:01Alors je dirais, les vaccins, il en existe déjà,
05:04si on prend le papier Omavirus, il y a un vaccin, il existe.
05:07On est à quoi ? 35% de vaccination en France.
05:10Donc ce n'est pas uniquement parce qu'on a le vaccin et qu'on a le traitement,
05:12et je rejoins ce que disait monsieur tout à l'heure,
05:14c'est qu'il faut aussi que la population adhère à la solution
05:19et que la population y ait accès, donc de l'éducation, de l'apprentissage.
05:24C'est un axe, la vaccinothérapie, les carticelles, les bises spécifiques,
05:28on pourrait parler beaucoup de ces types de cellules.
05:30Le principe, réapprendre à notre système immunitaire,
05:33à faire ce qui n'a pas su faire, détruire une cellule tumorale.
05:35Sybienne Ballus d'Erneville, vous êtes dans une entreprise
05:38qui accompagne beaucoup la recherche aussi,
05:41et qui est très attentive à tous ces progrès de la médecine
05:44pour lutter contre le cancer.
05:45Alors oui, tout à fait, L'Oréal est une entreprise
05:48qui est aussi dédiée à l'humain,
05:52et aujourd'hui nous nous sommes très investis sur la question du cancer,
05:56également pour accompagner nos collaborateurs.
05:57Pour la recherche aussi ?
05:59Pour la recherche aussi, bien sûr.
06:01Je confirme que beaucoup de nos équipes de recherche,
06:04l'Institut Curie...
06:04Non mais c'est important, j'imagine que c'est une mobilisation
06:06de toute la société aussi, des entreprises,
06:07si on veut gagner ce combat, non ?
06:09Complètement. L'Oréal est un acteur fort dans cette thématique,
06:14par l'accès qu'il offre à des financements aux chercheurs,
06:17mais vous l'avez dit, on l'a dit tout à l'heure aussi,
06:19si on regarde le budget de la sécurité sociale,
06:2112% est consacré au cancer, on doit être à peu près à 25 milliards par an.
06:2525 milliards par an, c'est un engagement de la société,
06:29et dans la société il y a les entreprises,
06:31il y a l'ensemble des gens qui font vivre.
06:33D'ailleurs c'est normal que ce soit les entreprises aussi qui investissent,
06:35c'est pas une mission qui est plutôt celle de l'État ?
06:39Non mais le combat est un combat collectif,
06:41donc chacun doit prendre sa part,
06:44et nous la prenons auprès de l'ensemble des institutions,
06:48en tant qu'acteur aussi de la société.
06:51Et alors, on continue de parler des progrès,
06:55et il y a eu notamment, tout le monde je crois a vu cette vidéo
06:57sur ces progrès sur la lutte contre le cancer du pancréas,
07:01parce que c'est un cancer qui est extrêmement mortel, je crois.
07:04Il y a eu une vidéo de chercheurs en Espagne,
07:07qui ont fait des expérimentations sur des souris,
07:09et je crois qu'ils ont réussi à faire disparaître totalement des tumeurs.
07:12Parlez-moi de ça, expliquez-nous.
07:15Ah oui, le cancer du pancréas c'est un vrai challenge,
07:17puisque c'est un des cancers qui malheureusement reste le plus compliqué à traiter,
07:23pour plein de raisons, un diagnostic précoce,
07:26une tumeur extrêmement chimioresistante,
07:31parfois pas très sensible à l'immunothérapie,
07:33la vaccinothérapie pourrait aider.
07:36Je pense qu'il y a parfois un peu d'emballement,
07:40il faut se dire, y aller étape par étape.
07:42C'est important qu'on ait vite l'accès aux nouvelles molécules,
07:45on l'a dit tout à l'heure,
07:46mais il faut aussi respecter le process,
07:48parce que c'est aussi dans le monde du cancer,
07:50un monde où rapidement les espoirs naissent et retombent.
07:54Et d'ailleurs, combien de temps il faut entre ce genre d'expérience
07:57et l'application à l'homme ?
08:00Je vais vous prendre par exemple un exemple,
08:02Made in Institute Curie, par exemple,
08:05sur un autre domaine, un peu la radiothérapie.
08:06La radiothérapie, un chercheur à l'Institut Curie a découvert,
08:10il y a une quinzaine d'années, une nouvelle manière d'irradier des cellules,
08:12ce qu'on appelle l'effet flash,
08:13une densité très importante de rayons.
08:17En fait, les cellules tumorales sont beaucoup plus sensibles
08:19que les cellules normales.
08:19C'est une découverte qui était dans le but de la recherche de l'irradiation.
08:24Donc, il y a une quinzaine d'années,
08:26là, actuellement, on commence à mettre en place et à étudier les premières machines
08:30pour pouvoir y arriver.
08:30Donc, vous voyez, ça peut prendre une quinzaine d'années.
08:32On a réduit quand même ce temps.
08:34On s'est habitué à Donald Trump qui disait
08:36on va vous trouver un vaccin contre le Covid en un an.
08:39Et finalement, ça s'est fait.
08:40Donc, c'est vrai qu'il y a un côté, maintenant,
08:42on se dit que ça peut accélérer aussi la recherche.
08:44C'est sûr, parce que les moyens ont été mis,
08:46parce que la technologie existait avant.
08:47On n'a pas inventé les vaccins à l'ARN messager avec le Covid.
08:52Il y a eu des dizaines et des années avant qu'on arrive à utiliser ça.
08:56Donc, ça montre, c'est le lien que je voulais faire aussi,
08:58l'importance d'une recherche assez fondamentale,
09:01voire même fondamentale,
09:02parce que c'est là où se trouvent les solutions
09:04pour l'application clinique.
09:05Si on n'avait pas eu des chercheurs
09:06qui travaillaient sur l'ARN messager,
09:09non pas pour faire des vaccins,
09:10mais juste parce que comment fonctionne l'ARN messager ?
09:12On n'aurait pas eu de vaccinothérapie.
09:13On n'aurait pas eu ce temps avec le Covid.
09:16Après, c'est parfois plus simple avec un virus
09:19qu'avec une cellule tumorale
09:20qui a une autre complexité, une autre accessibilité.
09:23Donc, voilà, c'est aussi un autre challenge.
09:27On va parler aussi de l'IA, l'intelligence artificielle.
09:30L'intelligence artificielle, elle a parfois une mauvaise réputation,
09:33mais elle est très utile pour la détection,
09:36notamment des cancers.
09:38Docteur Emmanuel Ricard,
09:40l'IA, elle permet, parce que c'est important aussi,
09:43de faire le diagnostic, la prévention,
09:45tout ça, ça fait partie intégrante de la lutte contre le cancer.
09:48L'IA, elle va nous servir à...
09:52Qu'est-ce que c'est qu'une IA ?
09:53C'est quelque chose qui vous prend la littérature
09:56ou qui vous prend des images
09:57et qui est capable de faire, entre guillemets,
10:02son propre système de compréhension
10:06et donc d'interprétation.
10:09Et donc, à terme,
10:11une IA, elle va être capable
10:13de faire beaucoup plus rapidement
10:15l'éducation d'un médecin.
10:17Donc, on a déjà des systèmes d'IA
10:19qui sont meilleurs que des internes,
10:22sont au niveau de chef de clinique,
10:24et demain, seront peut-être supérieurs
10:26à des chefs de clinique
10:27parce qu'elles ont la capacité
10:29à voir beaucoup plus d'images,
10:31donc de faire une expérience
10:33beaucoup plus importante
10:34que ce qu'on peut avoir
10:35sur la vie d'un praticien.
10:36Donc, il ne faut pas avoir peur de s'en servir.
10:38Il ne faut pas en avoir peur,
10:39on va s'en servir.
10:40La question aujourd'hui,
10:42c'est d'avoir les bons algorithmes pour ça
10:45et de les vérifier.
10:46Donc, c'est un peu comme dans la recherche classique,
10:49on a des hypothèses,
10:51on teste les hypothèses,
10:52on a un prototype,
10:54et ensuite, on vérifie que le prototype,
10:56il marche bien sur tout,
10:58et il n'a pas des zones d'ombre
10:59où il est moins bon.
11:01Et c'est ça, aujourd'hui, par exemple,
11:03on parle aujourd'hui beaucoup
11:04du cancer du poumon.
11:06On va avoir ces scanners à faible dose,
11:09on a des radiologues
11:10qui vont interpréter,
11:12et derrière, si on veut le déployer
11:14sur l'ensemble du territoire,
11:16avec le nombre de radiologues qu'il y a,
11:17il va falloir qu'on utilise l'IA
11:19pour avoir un peu deux niveaux de validation,
11:23le niveau humain et le niveau d'IA.
11:25Alors, il y a d'autres progrès importants
11:27en matière de cancer,
11:28c'est notamment le regard de la société,
11:30de l'accompagnement des malades,
11:31qui évolue.
11:32On va en parler après le rappel des titres
11:33de Charles Ducrot.
11:34Le rappel des titres avec Charles Ducrot.
11:51Des nouvelles de l'enseignante poignardée hier
11:53à Sanary-sur-Mer, dans le Var.
11:55Dans un communiqué, sa famille indique
11:56que son pronostic vital reste engagé
11:59pour ses cinq prochains jours.
12:01Le collégien de 14 ans a reconnu en garde à vue
12:03avoir prémédité son agression.
12:06Aux Etats-Unis, 700 policiers de l'AIS,
12:08la police de l'immigration,
12:10vont quitter le secteur de Minneapolis,
12:12annonce de Tom Oman,
12:13l'émissaire de Donald Trump,
12:14dans cette ville du nord-est du pays,
12:16ville où deux manifestants ont été tués
12:18en janvier par des agents fédéraux.
12:20L'émissaire assure toutefois
12:21qu'il reste sur place
12:22tant que tout n'est pas terminé.
12:24Et puis c'est parti pour la première épreuve
12:26des Jeux Olympiques d'hiver de Milan Cortina.
12:28L'épreuve de curling vient de démarrer.
12:30La cérémonie d'ouverture se tiendra vendredi.
12:32Et c'est à deux jours de cette cérémonie
12:34que l'on apprend.
12:36Une série de cyberattaques russes
12:38a visé des sites de ces Jeux Olympiques.
12:40Ils ont été déjoués sur la diplomatie italienne.
12:43Ainsi du ministère de l'Intérieur
12:45et plusieurs hôtels notamment
12:46ont été pris pour cible.
12:48Cyberattaques qui n'ont pas été revendiquées.
12:50Merci Charles, on m'en trouve à 20h.
12:52Anne-Sophie Lapix
12:54On refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
12:57C'est vrai que subir de la chimio en général
13:00t'as pas envie de monter sur scène à ce moment-là.
13:02Mais bon, une fois que c'est passé
13:04c'est possible.
13:05C'est-à-dire qu'après ça dépend
13:07la force que tu as, l'énergie que tu as.
13:08Moi je l'avais et j'ai pu le faire
13:10sans me poser trop de questions
13:11en me disant ok, on peut vivre les deux en même temps.
13:13Vous avez tous reconnu Florent Pannier
13:22c'était au micro de Marc-Olivier Fogier
13:24le 12 septembre dernier.
13:26On a tous suivi les étapes de sa maladie
13:30de sa guérison.
13:32Il y a eu une espèce d'élan envers lui
13:35de sentiment de soutien.
13:38Alors ça fait partie de la solution de la guérison
13:40le soutien, l'accompagnement des malades
13:42comment leur faciliter la tâche
13:43leur offrir des perspectives d'avenir aussi.
13:46Là aussi on progresse
13:46le regard de la société sur les malades du cancer
13:49est peut-être aussi en train de changer.
13:51On en débat avec nos invités
13:52le professeur Steven Le Gouil
13:53directeur de l'ensemble hospitalier de l'Institut Curie
13:56et vice-président du bureau d'UniCancer
13:58le docteur Emmanuel Ricard
14:00directeur du service prévention et promotion
14:02des dépistages de la ligue contre le cancer
14:04et Sylvaine Balustre d'Erneville
14:06directrice engagement et innovation sociale
14:08chez L'Oréal.
14:09Je vous propose d'abord d'écouter
14:11l'un de nos auditeurs.
14:13Nous sommes en ligne avec Olivier.
14:15Bonsoir Olivier.
14:17Bonsoir.
14:17Merci de témoigner sur RTL.
14:19Votre cancer a été diagnostiqué
14:21il y a 5 ans.
14:22Comment l'avez-vous découvert ?
14:24En 2024.
14:26J'ai découvert ma grosseur.
14:29J'ai eu une grosseur au niveau de la gorge
14:31si vous voulez.
14:32Et octobre 2024.
14:34A la suite de ça
14:35bien sûr
14:36on m'a fait faire une échographie.
14:39On m'a fait des biopsies auprès de l'ORL.
14:43Et le vendredi
14:45à vendredi 13 décembre
14:472024
14:48on m'a annoncé que j'avais
14:49le cancer HPV.
14:52Avec bien sûr
14:53tout ce qui arrivait derrière.
14:55Tout ce qui arrivait derrière
14:56c'était les séances de rayons.
14:5830 séances de rayons.
15:00Deux séances de chimio.
15:02Le jour où vous apprenez ça
15:04bien sûr
15:05parce que quand on dit
15:06le mot cancer
15:07tout de suite
15:08on pense
15:09malheureusement
15:10à la fin de vie
15:11comme
15:11j'espère que ça sera plus le cas
15:13dans quelques années
15:14parce que la médecine
15:15ça améliore vraiment
15:16vraiment beaucoup.
15:18Et
15:18cette maladie
15:20ce cancer là
15:22et pour le combattre
15:23je me suis dit
15:24bah écoute
15:24t'as qu'une chose à faire
15:26c'est déjà
15:28dire à tout le monde
15:30à toute ta famille
15:31que tu as le cancer
15:32que c'est pas
15:32quelque chose
15:34une maladie
15:35qui se donne
15:35même si
15:36quand les gens
15:37ils vous contactent
15:38ou qu'ils vous rencontrent
15:39parce que comme on dit
15:40quand les gens
15:41ils venaient vers moi
15:43ils n'osaient plus
15:44me demander
15:45bah ça va
15:45parce que c'est vrai
15:46que c'est le mot
15:47qui abîme quoi
15:49et
15:50moi j'ai eu la chance
15:51de
15:52tout de suite
15:52je me suis dit
15:53je l'annonce tout de suite
15:54à ma famille
15:56à mes enfants surtout
15:57et puis à tous mes proches
15:59je leur annonce
15:59comme quoi
16:00bah j'ai le cancer
16:01que c'est pas
16:02ça va se guérir
16:03et je me suis dit
16:04il faut que je le combatte
16:05mais pour le combattre
16:06bien sûr
16:07il y a tous les chirurgiens
16:08toute la médecine
16:09mais ce qui m'a
16:10beaucoup beaucoup aidé
16:11c'est surtout
16:12la solidarité
16:14par rapport
16:14à tous mes proches
16:16ma femme
16:17qui était très proche
16:18parce que vous savez
16:19le jour où ça vous arrive
16:20vous êtes malade vous
16:22mais vous
16:23les gens qui sont
16:25proches de vous aussi
16:26peuvent devenir malade
16:27malheureusement
16:28et votre milieu professionnel
16:30il vous a soutenu aussi ?
16:32ah bien sûr
16:32bien sûr
16:33je travaille dans
16:34notre petit village
16:35de Saint-Pierre-Mont-Limard
16:36à la cantine du village
16:38et ça c'est
16:39j'ai eu
16:39des gens qui ont été
16:41extraordinaires avec moi
16:42ils m'ont soutenu
16:43les enfants m'ont soutenu
16:45quand vous voyez
16:46les enfants qui viennent
16:48vous voir
16:48vous demander de vos nouvelles
16:49quand vous êtes en arrêt
16:50parce qu'on arrêt de maladie
16:51bien sûr quoi
16:52et bien ça c'est
16:53c'est quelque chose
16:54de primordial
16:55et là vous vous dites
16:56il faut absolument
16:57que je me batte
16:58pour guérir
16:59et puis
17:00guérir contre
17:02je vais dire un mot
17:04qui est peut-être
17:04pas trop bien à dire
17:05foutu de maladie
17:06foutu de maladie
17:07mais c'est grâce
17:08je le dis
17:09et je pense que
17:11c'est plus de 50%
17:12de la guérison
17:13et voilà
17:14maintenant
17:14c'est mon avis
17:16parce que le jour
17:17on vous annonce
17:17que vous avez
17:19le cancer
17:20là ça vous tombe dessus
17:21bien sûr
17:22maintenant
17:23il faut réagir
17:25c'est surtout ça
17:26merci beaucoup
17:27merci Olivier
17:28pour ce témoignage
17:29docteur Emmanuel Ricard
17:31c'est 50%
17:32de la guérison
17:32le soutien
17:33l'amour
17:34la confiance
17:34de ses proches
17:36on sait que dans
17:37toutes les maladies
17:37le soutien social
17:38est important
17:39c'est important
17:40pour garder le moral
17:41c'est important aussi
17:43pour
17:43parce que
17:45il y a un lien
17:46entre
17:46le moral
17:48et l'immunité
17:49on disait tout à l'heure
17:50que l'immunité
17:52c'est de l'innovation
17:53thérapeutique
17:54avec ses immunothérapies
17:57mais l'immunité
17:58naturelle
17:59elle est importante
18:00donc il y a la question
18:01du moral
18:02et puis
18:03il faut
18:04entre guillemets
18:05préparer son corps
18:06pour qu'il se défende
18:07aujourd'hui
18:08on a des choses
18:09dont on sait
18:10qu'elles sont efficaces
18:11en prévention
18:12l'activité physique
18:13elle est efficace
18:14avant
18:15on attrape le cancer
18:16elle est efficace
18:17quand on a le cancer
18:19puisque
18:19sur un certain nombre
18:21de cancers
18:21ça réduit
18:23de 40%
18:25le taux de récidive
18:26donc
18:26se préparer son corps
18:28et
18:29entre guillemets
18:31lui donner toutes les chances
18:32de bien se défendre
18:33c'est important
18:33je lui ai posé la question
18:36du soutien
18:37de son milieu professionnel
18:38alors
18:39dans les grandes entreprises
18:40on est évidemment
18:42confronté
18:42souvent
18:43à ce genre
18:44de situation
18:45qu'est-ce qu'on peut apporter
18:46à un salarié
18:48qui vous dit
18:49qu'il souffre
18:50qu'il est malade d'un cancer
18:51déjà comme ça a été signalé
18:53effectivement
18:53l'annonce du cancer
18:54c'est une véritable
18:56déflagration
18:57la vie est complètement
18:59chamboulée
18:59donc
19:00que faisons-nous ?
19:01déjà nous écoutons
19:02nos collaborateurs
19:03qui
19:03quand ils ont le courage
19:05de venir l'annoncer
19:06nous l'annoncent
19:07déjà c'est fréquent d'ailleurs
19:08qu'ils viennent vous en parler
19:08de plus en plus
19:09parce qu'effectivement
19:10c'est une question
19:10qui reste absolument tabou
19:12et nous mettons
19:13tout en oeuvre
19:14pour pouvoir
19:15justement
19:15libérer la parole
19:16que chacun
19:18des collaborateurs
19:19qui est confronté
19:20à cette maladie
19:22puisse pouvoir
19:23l'annoncer
19:24s'il le désire
19:25il n'y a aucune injonction
19:26mais en tout cas
19:27que la personne
19:27se sente suffisamment
19:28en confiance
19:29pour le faire
19:29et lorsqu'il annonce
19:31nous lui disons
19:32nous sommes là
19:33nous sommes là
19:34et nous serons là
19:35si vous en avez besoin
19:37et quand vous en avez besoin
19:38et on a mis en place
19:40en fait un programme
19:40au niveau mondial
19:41donc partout dans
19:42les filiales
19:43où nous sommes implantés
19:44pour pouvoir accompagner
19:46l'ensemble de nos 94 000
19:47collaborateurs
19:48sur cette question
19:50du cancer
19:50avec de nombreuses initiatives
19:53dès l'annonce
19:54jusqu'à la reprise
19:55de l'emploi
19:56sachant que la situation
19:57est différente
19:57en fonction des pays
19:58en France
19:59malgré tout
20:00on ne vous laisse pas tomber
20:01quand vous avez le cancer
20:01ça peut arriver
20:02dans d'autres pays
20:02comme les Etats-Unis
20:04où on peut perdre son emploi
20:06perdre son assurance
20:07tout à fait
20:08et c'est toute la raison d'être
20:09en fait du programme
20:10de lutte contre le cancer
20:11que nous avons mis en place
20:12pour nos collaborateurs
20:13c'est que
20:14quels que soient les pays
20:15où ils travaillent
20:17ils peuvent bénéficier
20:18d'un ensemble
20:19de soutiens
20:21le premier
20:22c'est la préservation
20:24de leur emploi
20:25nous leur disons
20:26vous allez garder votre emploi
20:28vous pouvez prendre
20:29le temps
20:30de vous soigner
20:31de prendre soin de vous
20:33et on vous réaccueille
20:35au moment
20:36le plus opportun pour vous
20:37et dans les meilleures conditions possibles
20:39ça c'est un message
20:39qu'il faut vraiment
20:40faire passer
20:40parce qu'il y a plein de gens
20:42qui craignent encore
20:43de perdre leur emploi
20:44d'apparaître comme faibles
20:45et donc de plus être valables
20:47pour leur entreprise
20:48oui oui
20:49c'est vraiment ça
20:50que nous essayons
20:50de déconstruire
20:51et d'ailleurs
20:52nous le faisons avec d'autres
20:53nous sommes plusieurs milliers
20:55d'entreprises
20:56engagées
20:57sur cette lutte
20:58contre le cancer
20:59et l'accompagnement
20:59des collaborateurs
21:00notamment dans
21:01l'initiative
21:03Travaille avec le cancer
21:05qui avait été initiée
21:06par Publicis
21:06en 2023
21:07donc vraiment
21:09l'essentiel
21:10c'est d'accompagner
21:11chacun
21:12à la mesure
21:13de ses besoins
21:14la protection de l'emploi
21:16mais aussi
21:16l'accompagnement financier
21:18puisque très souvent
21:19les premières questions
21:20qui émergent
21:21c'est éventuellement
21:22je vais perdre mon emploi
21:22et ensuite
21:23je vais être absent
21:24je vais perdre mes revenus
21:25donc là nous nous assurons
21:2612 mois minimum
21:27de salaire
21:28et ça partout dans le monde
21:29en cas d'absence
21:31prolongée par exemple
21:32Emmanuel Ricard
21:33c'est important
21:34ce qu'il dit là
21:34parce que
21:35il y a quand même
21:36un certain nombre de gens
21:37qui sont atteints de cancer
21:38et qui souhaitent
21:38garder leur emploi
21:39pendant les traitements
21:41et donc
21:41ça nécessite
21:43une compréhension
21:43de l'employeur
21:44un aménagement
21:45des temps de travail
21:46parce que
21:46vous ne pouvez pas
21:47prendre tout le temps
21:48vos congés
21:49et que souvent
21:51les traitements
21:53c'est pendant
21:54les horaires de travail
21:55c'est pas le soir
21:56ou la nuit
21:56donc il y a tout ça
21:58ça existe encore aussi
21:58les salariés
21:59qui posent des vacances
22:00pour leur traitement
22:01qui ne veulent pas en parler
22:02mais de plus en plus
22:03il y a la question
22:05de ces aménagements
22:06et le témoignage
22:07était intéressant
22:08parce qu'il disait aussi
22:09j'en ai parlé
22:10sur mon lieu de travail
22:12parce que
22:13une des questions
22:14et on a ça à travailler
22:15des fois
22:16avec des entreprises
22:17qui nous le demandent
22:18c'est comment on accompagne
22:19l'environnement de travail
22:21parce que les gens
22:22ils ne savent pas
22:23comment faire
22:24ils se disent
22:24mais je vais
22:25je vais le brusquer
22:27je vais être maladroit
22:28et il y a aussi tout ça
22:29pour préserver
22:30des bonnes conditions
22:31de travail
22:32de part et d'autre
22:33le travail
22:34est un élément important
22:36le guil
22:37oui pardon
22:37ce que l'on évoque là
22:40c'est aussi des situations
22:41qui sont des situations
22:42de grandes entreprises
22:43et moi je voudrais aussi
22:43évoquer
22:44ce qui moi aussi m'arrive
22:46dans ma pratique médicale
22:47quand on annonce
22:47le diagnostic
22:48de personnes
22:49qui eux sont
22:49artisans
22:50ou sont
22:51avec peu d'employés
22:52ou c'est eux
22:53l'employé
22:54de leur société
22:55et qui parfois
22:56ont dû
22:56pour le lancement
22:58de leur société
22:58faire des prêts
22:59et puis renoncer
23:00à une mutuelle
23:00et c'est pas si rare
23:01que ça
23:02et quand vous annoncez
23:03un diagnostic de cancer
23:04donc vous savez
23:04comme ça a été dit
23:06qu'il faut l'accompagner
23:07expliquer
23:08très vite se pose la question
23:09pour ces personnes
23:10qui ne travaillent pas
23:11dans des grandes entreprises
23:12je ne peux pas me permettre
23:13d'arrêter de travailler
23:14et là on est en France
23:14et là on est en France
23:15et vous comprenez
23:17et puis vous dites
23:17je comprends
23:18que vous devez travailler
23:19puis en même temps
23:19certains traitements
23:20ça va être compliqué
23:21et ça peut amener
23:22à des véritables situations
23:24très compliquées
23:25parce que pendant
23:26un temps de sa vie professionnelle
23:28lancer une entreprise
23:29vous devez faire attention
23:30à ce que vous dépensez
23:31un artisan
23:32travaille dans la poussière
23:33donc exposé aussi
23:34à des infections
23:36et or on ne peut pas
23:37il faut trouver des solutions
23:39il faut accompagner
23:39et derrière
23:40il y a aussi le coût
23:41que ça peut avoir
23:42cette prise en charge
23:43sur le cancer
23:43c'est aussi
23:45un élément important
23:46parce qu'on est dans
23:47une société extrêmement protectée
23:48il faut le redire
23:49on a de la chance
23:49d'être en France
23:50aussi qui est aux Etats-Unis
23:51où la santé
23:51est un élément
23:52de financiarisation
23:53il faut faire attention à ça
23:54je tiens beaucoup
23:55comme tous les centres
23:56unis de cancer
23:57à l'Institut Curie
23:58au fait que nous sommes
23:59sans reste à charge
24:00qu'il n'y a pas
24:01d'activité libérale
24:02c'est aussi un accès
24:02à tout le monde
24:03à de l'excellence
24:04et à des centres
24:05d'expertise
24:06alors
24:06autre bonne nouvelle
24:08parce que j'ai décidé
24:09d'annoncer les bonnes nouvelles
24:10ce soir
24:10dans cette journée
24:12de lutte contre le cancer
24:13je suis très optimiste
24:14on pourrait éviter
24:15bien des cancers
24:16avec plus de prévention
24:17et un meilleur comportement
24:18lesquels comment
24:19on en débat après la pause
24:20on refait le monde
24:23sur RTL
24:24avec Anne-Sophie Lapix
24:26RTL
24:29on refait le monde
24:30Anne-Sophie Lapix
24:31le 7 novembre 2023
24:33c'était la veille
24:34de mon anniversaire
24:35je reçois un appel
24:36de la chirurgienne
24:37qui me dit
24:38c'est un cancer
24:39voilà
24:39le bon diagnostic
24:41il n'est pas bon
24:41globalement
24:43vous savez à quoi
24:44c'est dû ?
24:45eux pencheraient
24:45avec beaucoup de pincettes
24:46sur les microplastiques
24:47c'est très difficile
24:48de déterminer
24:49parce que les excès
24:50n'ont pas vraiment
24:51de poids dans la balance
24:52aussi jeune que moi
24:53quelqu'un qui a fumé
24:55entre ses 20 et 50 ans
24:57et qui a 60
24:57a un cancer du poumon
24:58a priori
24:59on sait d'où ça vient
25:00Gabriel
25:02donc 33 ans
25:03au micro
25:04d'Agathe Landais
25:05des cancers
25:06de gens jeunes
25:07on en voit
25:08de plus en plus
25:09on va en parler
25:10il y a les cancers
25:11que l'on soigne
25:11et ceux que l'on évite
25:12grâce à une meilleure prévention
25:13la prévention
25:14qu'organisent
25:15les autorités sanitaires
25:16et puis les comportements
25:17à risque qu'on peut éviter
25:18on en débat dans
25:19On refait le monde
25:19avec nos invités
25:20le professeur
25:21Steven Le Gouil
25:22directeur de l'ensemble
25:23hospitalier de l'institut Curie
25:24et vice-président
25:25du bureau d'Uni Cancer
25:26le docteur Emmanuel Ricard
25:28directeur du service
25:29prévention et promotion
25:30des dépistages
25:31de la ligue contre le cancer
25:32et Sylviane Ballustre
25:33d'Erneville
25:34directrice engagement
25:35et innovation sociale
25:36chez L'Oréal
25:36d'abord on a évoqué
25:37tout à l'heure
25:38les progrès de la détection
25:39des cancers
25:39grâce à l'IA
25:40est-ce qu'on pourrait
25:41imaginer une sorte
25:42de généralisation
25:43de check-up
25:44annuel
25:45pour vérifier
25:46toutes les possibilités
25:48de cancer
25:48ça existe dans les entreprises
25:49d'ailleurs
25:50Sylviane Ballustre
25:51oui oui exactement
25:52pas pour tout le monde
25:54peut-être
25:54c'est pour tout le monde
25:55oui oui pour tout le monde
25:56en fait nous avons
25:57une politique
25:58de soutien
25:59d'accompagnement
26:00de nos collaborateurs
26:01sur la protection sociale
26:03et la santé
26:03et notre politique cancer
26:04s'inscrit
26:05dans le cadre
26:06de ce programme mondial
26:07et parmi les actions
26:08au-delà de celles
26:09que j'ai pu citer
26:10tout à l'heure
26:10il y a également
26:11la prévention
26:12et donc dans les actions
26:13de prévention
26:14nous menons
26:15des initiatives
26:16en termes d'information
26:17donc nous organisons
26:19des sessions
26:19sur le lieu de travail
26:20pour expliquer
26:21ce qu'est le cancer
26:22quels sont les différents
26:23types de cancers
26:23comment finalement
26:25les détecter au mieux
26:26et puis nous organisons
26:27aussi des bilans
26:28des bilans de santé
26:30dans le cadre
26:31desquels
26:31il y a un certain
26:32nombre de marqueurs
26:33autour de cette maladie
26:34du cancer
26:35et ça c'est vraiment
26:36proposé à l'ensemble
26:37des collaborateurs
26:38et encore une fois
26:38partout dans le monde
26:39et ça je peux demander
26:39si ça coûte très cher
26:40vous savez la question
26:42du coup pour nous
26:43c'est pas une question
26:44en fait
26:44on est vraiment sur l'humain
26:46je me pose la question
26:47parce que c'est vrai
26:47que les petites entreprises
26:48elles peuvent pas offrir
26:49ces garanties aussi
26:51à leurs salariés
26:52il y a une vraie différence
26:53forcément
26:53tant mieux
26:54vous pouvez le faire
26:55vous le faites
26:55mais c'est vrai
26:56que c'est quelque chose
26:56qui coûte cher
26:57il y a une inégalité
27:00cette inégalité
27:03on la voit dans le baromètre
27:04qui a été publié
27:05par l'institut Curie
27:06sur le ressenti
27:07des français
27:0877% des français
27:09estiment qu'il y a une inégalité
27:10cette inégalité
27:11elle passe aussi
27:12par l'emploi
27:12et le milieu dans lequel
27:13vous travaillez
27:14alors qu'un 80%
27:14des français
27:15toujours selon le baromètre Curie
27:16se disent préoccupés
27:18par le cancer
27:18donc on a un vrai sujet
27:20il y a deux parties
27:21il y a la prévention
27:22j'évite d'avoir un cancer
27:23par mon comportement
27:24et 40% des cancers
27:25sont évitables
27:27une étude récente
27:28qui vient de le confirmer
27:29ce qu'on a souvent
27:29je vais vous laisser terminer
27:31après je vais vous montrer lesquels
27:32donc 40% sont évitables
27:33on vient de le dire
27:34votre témoignage
27:36en parlait
27:37le tabac
27:38évidemment
27:38le comportement
27:39l'activité physique
27:40l'alimentation
27:41l'alcool
27:41l'alcool
27:43donc 40%
27:44c'est énorme
27:4540%
27:46c'est énorme
27:4640% de quelque chose
27:48qu'on peut éviter
27:49par une partie
27:50par notre comportement
27:51pas que
27:51parce qu'il y a ce qu'on appelle
27:52aussi l'exposome
27:53qui est l'ensemble
27:54des facteurs externes
27:55auxquels notre organisme
27:57est exposé
27:58on a parlé tout à l'heure
28:00de la pollution
28:00quel est le pas réel
28:01de la pollution
28:01dedans
28:02c'est des vraies questions
28:03notre témoin
28:03nous parlait
28:04des microplastiques
28:05des microplastiques
28:06c'est toujours difficile
28:07de faire des liens directs
28:09alors
28:09il y a des cancers
28:11qui malheureusement
28:12ne sont pas accessibles
28:13à la prévention
28:14on cite souvent
28:15cet exemple
28:16un dinosaure
28:17qui a 66 millions d'années
28:18on a découvert son squelette
28:19et dans son squelette
28:19il y avait un sarcome
28:20qui est une tumeur rare
28:21on peut penser
28:22que ce dinosaure
28:23était peu exposé
28:24au tabac
28:25et au plastique
28:26donc ça n'est pas
28:27une solution
28:29pour 100%
28:30mais 40%
28:31c'est vraiment énorme
28:32d'ailleurs je tiens
28:32à souligner
28:33que dans le plan
28:34de l'Inca
28:34le plan cancer
28:35qui vient d'être publié
28:36il y a une thématique
28:37qui s'appelle
28:38génération prévention
28:39je pense que c'est très intéressant
28:40et c'est important
28:41que les pouvoirs publics
28:42s'en saisissent
28:43parce que c'est une question
28:44d'éducation aussi
28:45alors d'éducation
28:46dans le sens large
28:47comment éduquer
28:48au plus jeune âge
28:49un comportement
28:51qui va éviter plus tard
28:52d'avoir un cancer
28:54en effet
28:54pas commencer à fumer
28:55à 16 ans
28:56pas commencer à avoir
28:57des comportements
28:58à risque
28:59ça s'explique
29:00ça doit
29:00c'est pédagogique
29:01qu'il faut
29:02que chacun d'entre nous
29:03dès son plus jeune âge
29:04soit sensibilisé
29:05dans un parcours
29:06et ça c'est un des autres axes
29:07du plan cancer
29:07je pense que c'est important
29:08de l'intégrer
29:09dans une histoire de vie
29:10de l'enfance
29:11jusqu'à l'adulte
29:11on ne parle pas
29:12de la même manière
29:13une femme de 55 ans
29:14ou un ado de 16 ans
29:15des problèmes
29:15et je crois qu'on a encore
29:17du progrès à faire en France
29:18dans cette approche
29:20du cancer
29:21on a réussi à passer
29:22une barrière
29:22qui est celle d'en parler
29:23on l'a dit tout à l'heure
29:24on a moins peur de dire
29:25j'ai un cancer
29:26c'est important
29:27donc comment on peut maintenant
29:28le prévenir
29:29et là il y a des axes importants
29:30Docteur Emile Ricard
29:31c'est un peu votre boulot
29:32aussi à la Ligue
29:33c'est notre boulot
29:34alors nous
29:35ce qu'on constate
29:37c'est qu'en France
29:38la prévention elle marche
29:41on l'a vu sur le tabac
29:42par contre
29:43ce qui marche pas
29:45c'est de continuer
29:46à penser
29:47qu'il faut responsabiliser
29:48les gens individuellement
29:50on sait
29:51on sait aujourd'hui
29:53avec toutes les études
29:54qu'on fait en prévention
29:55parce qu'il y a de la littérature
29:56en prévention
29:56que la meilleure façon
29:59d'amener les gens
30:00dans la prévention
30:01c'est de créer
30:02des environnements favorables
30:0380% finalement
30:05de la santé
30:06est due à des déterminants
30:08qui ne sont pas
30:09du fait des médecins
30:10des professionnels de santé
30:12c'est favoriser
30:14l'activité physique
30:15et pour ça
30:15il faut favoriser
30:17les pistes cyclables
30:18les trottoirs
30:19pour bien marcher
30:20c'est l'alimentation
30:21on en a parlé
30:22c'est la question
30:24de diminuer la pollution
30:25et là-dessus
30:27finalement
30:28c'est pas l'individu
30:29qui a une place
30:30c'est plutôt
30:31la politique de l'état
30:32mais aussi
30:33en proximité
30:34les communes
30:35avec ce qu'elles peuvent faire
30:37localement
30:38et c'est là
30:39aujourd'hui
30:39où il y a
30:40un vrai levier
30:41à utiliser
30:42on a un programme
30:43qui s'appelle
30:43Ma Ville Solig
30:44parce qu'on pense
30:46qu'il y a
30:47une trentaine d'actions
30:48assez faciles
30:49à mettre en place
30:50sur lesquelles
30:50on peut avoir
30:51un vrai bénéfice
30:53aujourd'hui
30:56on a ce qu'on appelle
30:58les déterminants
30:59commerciaux
31:00on parle du tabac
31:01il y a une pression
31:03marketing
31:03qu'on a réussi
31:04à éviter
31:05en limitant
31:05la publicité
31:06sur le tabac
31:07on n'a pas
31:08la même chose
31:09sur l'alcool
31:09on a des gens
31:11qui veulent arrêter
31:12de boire
31:13on leur met
31:14des publicités
31:15à la sortie
31:15des hôpitaux
31:16où ils étaient
31:17en cure
31:17pour arrêter
31:18de boire
31:19on a
31:20les publicités
31:22pour la junk food
31:23à la sortie
31:24des cantines
31:25et aujourd'hui
31:26on sait que
31:27notre jeunesse
31:28est menacée
31:29par l'obésité
31:30on a une épidémie
31:31de surpoids
31:32et d'obésité
31:32ça explique d'ailleurs
31:33l'augmentation
31:35des cancers
31:36chez les jeunes
31:37ça explique
31:37l'épidémie de diabète
31:39le diabète
31:40est un facteur
31:41de risque
31:41de cancer
31:42l'obésité
31:43est un facteur
31:44de risque
31:45pour le cancer
31:46et on sait
31:46que tout ça
31:47c'est des dominos
31:49en fait
31:49et donc
31:50si on travaille
31:51par cette question
31:52de comment réduire
31:54avec les réseaux sociaux
31:55avec les publicités
31:56l'impact qu'on a
31:57sur les comportements
31:58alimentaires
31:59il ne faut pas s'étonner
32:01qu'on ait une augmentation
32:02pas seulement des cancers
32:03des maladies chroniques
32:05diabète
32:05maladies cardiovasculaires
32:06et ça
32:07demain
32:08c'est ce qui fait
32:09qu'on aura du mal
32:10à continuer
32:11à avoir notre sécurité sociale
32:12donc tout le monde
32:13y compris les entreprises
32:15devrait avoir intérêt
32:16à travailler
32:17dans cette dimension là
32:18justement
32:19est-ce que c'est
32:19bien vécu
32:21par des salariés
32:22quand votre entreprise
32:24vous donne des conseils
32:25d'alimentation
32:26de comportement
32:28est-ce que ça peut être
32:29vécu comme intrusif
32:30si il vient de Manus
32:31d'Erneville
32:31oui oui
32:32c'est très intéressant
32:33ce que vous venez de dire
32:34parce qu'effectivement
32:34sur cette notion
32:35de la santé
32:36alors à l'auréal
32:38on est très investi
32:38sur cette question
32:39effectivement de la prévention
32:40donc ce que vous disiez
32:41sur la nutrition
32:42on donne accès
32:43à de la nutrition saine
32:44dans nos restaurants
32:45d'entreprise
32:46c'est d'ailleurs
32:46en partie co-financé
32:47par l'entreprise
32:48donc les salariés
32:49sont très contents
32:50de pouvoir y avoir accès
32:53l'accès au sport
32:54également
32:54qu'on favorise
32:55donc c'est vraiment
32:57ça doit être une possibilité
32:58mais c'est pas fort
32:59on a des salles de sport
33:00directement
33:01dans nos locaux
33:02où en tout cas
33:03on favorise l'accès en dehors
33:04et tout cela
33:05est extrêmement bien perçu
33:06par nos salariés
33:07puisque ce sont
33:08des possibilités
33:10qu'ils ont
33:10nous n'imposons rien
33:11et à partir du moment
33:12où on leur donne
33:13ce choix
33:14et qu'on crée
33:16cet environnement
33:16favorable
33:17de prévention
33:18holistique
33:18en fait
33:21ils sont tout à fait
33:22heureux
33:23de trouver
33:24ces possibilités
33:26s'il y a une mobilisation
33:27de la société
33:27s'il y a des progrès
33:29scientifiques
33:29si on change de comportement
33:30est-ce qu'on peut
33:32imaginer un jour
33:33vaincre le cancer
33:34tous les cancers
33:35professeur
33:35Steven Le Gouill
33:36alors le slogan
33:37que nous avons
33:38à l'Institut Curie
33:38c'est un monde
33:39sans cancer
33:40incurable
33:40alors un monde
33:42sans cancer
33:42je crois
33:43que ça n'existera pas
33:44parce que la biologie
33:46parce que l'évolution
33:47de ce que nous sommes
33:48des êtres humains
33:48avec des cellules
33:49de l'ADN
33:49fait que
33:50je vous parlais
33:51du dinosaure
33:52ça fait partie de la vie
33:53parce que si on se transforme
33:55en pierre
33:55ou autre chose
33:55c'est pas très souhaitable
33:56le cancer fera partie
33:57de notre vie
33:58par contre
33:58amener une solution
33:59pour qu'il n'y ait plus
34:00de cancer incurable
34:00c'est un objectif
34:01qui personnellement
34:03me motive
34:03les équipes
34:04de l'Institut Curie
34:05et c'est pas un horizon
34:07infini
34:08je pense que le 21ème siècle
34:09sera le siècle
34:10où on apportera
34:10cette solution
34:11d'un monde
34:12sans cancer incurable
34:13donc c'est pas une lubie
34:15c'est pas une vision
34:15comme ça
34:16un petit peu hors sol
34:17moi ça fait 30 ans
34:19que je fais
34:20de la cancérologie
34:21en hématologie
34:22ma spécialité
34:22ce que je faisais
34:24quand j'ai commencé
34:25mon internat
34:25en 1996
34:26et ce que je fais maintenant
34:27ça n'a plus rien à voir
34:29et ça on est à l'échelle
34:31d'une carrière
34:32qui n'est pas encore finie
34:33en tout cas
34:34je me le souhaite
34:35et je me dis
34:37que j'ai vu
34:38des maladies
34:39incurables
34:40vraiment
34:40je pense par exemple
34:416 ans d'espérance de vie
34:43en 2000
34:45avançons d'une molécule
34:46ciblée
34:47aujourd'hui
34:47les gens qui ont cette maladie
34:48ont la même espérance de vie
34:49que les gens de l'orage
34:50et bien ça donne
34:51beaucoup
34:51beaucoup d'espoir
34:52merci à vous d'être venu débattre
34:54sur ce plateau
34:55demain
34:56Olivier Bois
34:57recevra Stéphane Voirin
34:58qui est le compagnon
35:00qui était le compagnon
35:01d'Agnès Lassalle
35:02enseignante
35:02tuée par un de ses élèves
35:04en 2023
35:04à Saint-Jean-de-Luzes
35:05quant à Marc-Olivier Fogel
35:07il accueillera
35:07Karine Lemarchand
35:08animatrice sur le groupe M6
35:09productrice du documentaire
35:11les nouveaux français
35:12sont en immigration
35:13il est l'heure de retrouver
35:14André Dusselier
35:15bonsoir André
35:16quelle belle histoire
35:16nous racontez-vous ce soir
35:17bonsoir Anne-Sophie
35:18alors ce soir
35:19je vais vous raconter
35:20comment Jean-Claude Quilly
35:21est devenu le roi
35:22des Jeux Olympiques d'hiver
35:23un triplé
35:24qui a fait vibrer la France
35:26à tout de suite
35:27sur RTL
35:28à tout de suite André
35:29RTL
35:31votre radio
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