00:00C'est une belle manière de commencer la saison.
00:05Ouais, c'est ce que je disais sur le podium, mais c'est important de bien débuter la saison.
00:12Je commençais le samedi dernier par une fuite. Donc non, non, oui, je suis content.
00:18À Marseillais, je suis venu plusieurs fois, je n'ai jamais réussi à gagner.
00:21J'ai déjà passé la route décrète en tête, et le même jour, je me suis fait battre par Aurélien, par Eiffel Trosnitz.
00:31Donc ouais, c'est toujours compliqué, c'est une arrivée que je n'aime pas du tout.
00:35Pour être honnête, c'est difficile pour le sens du timing.
00:40Et aujourd'hui, j'avais des bonnes gens, ils sont en bonnes conditions et tout.
00:45Je pense qu'il faut absolument...
00:48Cette victoire, c'est moi qui lève les bras, c'est moi qui prends la lumière ce soir.
00:53Mais vraiment, Clément Esquerdo a fait une journée incroyable.
00:56Tout le temps à l'avant, il était chez lui, surmotivé.
00:58Mais voilà, le week-end dernier, il marchait déjà très fort.
01:01Et là, aujourd'hui, il a été incroyable.
01:03Et Alexis Renard, qui est toujours là, il s'est battu aujourd'hui pour être à l'avant.
01:09Il a été malade cette semaine et il s'est battu pour être là, pour pouvoir me lancer dans le final.
01:15Et ouais, alors Alexis est un peu plus vieux et Clément est plus jeune.
01:20Mais voilà, on aurait dit des vieux briscards dans le final.
01:24On a eu un timing incroyable.
01:26Et ok, c'est moi qui lève les bras, mais c'est eux qui ont fait tout le boulot.
01:29Moi, j'avais juste à faire le travail.
01:31Et je pense que, alors pas n'importe quel coureur, mais beaucoup de coureurs à ma place auraient gagné quand même aujourd'hui.
01:38Tu peux rencontrer si bien ?
01:40On avait étudié vraiment, je me suis déchappé à voir plusieurs fois sur ce qui est arrivé.
01:46On l'avait bien étudié, c'est deux kilomètres tout droit.
01:53On va hyper vite avec un gros faux pla-descendant.
01:56Mais sur la fin du sprint, ça s'écrase un peu, limite ça remonte un peu.
02:01Et on la voit très loin à l'arrivée.
02:03L'erreur qu'on fait tout le temps, c'est qu'on l'enche de trop loin.
02:07Tu vois l'arrivée, c'est bon.
02:09J'ai vraiment dit les gars, aujourd'hui on prend le risque de perdre.
02:13On attend un timing parfait.
02:16Ils ont été incroyables.
02:18On est passé sur la droite comme on voulait.
02:21Et ils nous ont déposé parfaitement.
02:23Et il a fallu aussi gérer les échappés avec notamment Andréa Missoult qui s'est échappé dans le final.
02:28Ouais !
02:30Alors, souvent les attaques, si c'est des attaques avec le vent comme ça dans la jeunesse,
02:37même si c'est sur le haut, c'est une voie à l'échec.
02:39Alors il faut aller les chercher.
02:41Mais un peloton a tellement d'inertie dans les deux derniers kilomètres
02:45que pour être tout à fait honnête, je pense que dans les deux derniers kilomètres,
02:52il faut moins 20-25 secondes, presque 30 pour pouvoir aller à la gagne.
02:56Et c'est souvent une voie à l'échec.
02:59Donc, ouais, non, c'est...
03:01Je ne stressais pas trop.
03:02J'avoue, je n'ai pas trop stressé.
03:04On est resté vraiment focus sur notre sprint.
03:06Sur notre sprint, on aurait pu mettre Clément à rouler.
03:08Et on est resté focus sur le sprint, faire un beau sprint.
03:13Et donc voilà.
03:14C'est la saison où tu décides de ne plus être sprintant à Marseille.
03:17Ouais.
03:18Alors, plus être sprinteur, je veux toujours vivre.
03:20Mais oui, c'est vrai que, comme je disais à Lilian tout à l'heure,
03:24je n'ai pas délaissé le sprint, mais presque cette année, j'ai décidé de...
03:29Voilà, stage de janvier, je n'ai presque pas roulé avec les sporteurs.
03:32J'ai roulé qu'avec les grimpeurs.
03:34Et après, j'aurai toujours ma pointe de vitesse.
03:38Quoi qu'il arrive, sur les arrivées toute place, là, c'est...
03:41Ce n'est pas l'exception qui confirme la règle, parce que la journée a été difficile quand même.
03:46Et moi, j'étais très frais.
03:48Certainement qu'il y a d'autres joueurs qui étaient peut-être plus rapide que moi aujourd'hui.
03:51Mais plus frais.
03:52Donc voilà, c'est mon créneau maintenant.
03:55Et quand ça sera tout là, je n'aurai pas de problème à me mettre au service des gars,
04:01que ce soit Milan, Frétain, peut-être même aussi Alexis.
04:04Et voilà.
04:07Je vous parlais souvent de Clément qui est local de l'État.
04:11Quel regard tu penses sur ce genre de coureur marseillais ?
04:15C'est un top coureur.
04:16Déjà, il a un super venu de tout l'an passé, là.
04:19Super état d'esprit.
04:20Vraiment très collectif.
04:21Et il donne 100% pour le collectif.
04:28On l'a vu gagner au mois d'août l'an passé.
04:32En baroudeur, mais ce n'est pas juste...
04:34Ce n'est pas un baroudeur.
04:35Clairement, c'est un coureur très fort.
04:37Un bon puncher.
04:39C'est vraiment, je pense, parce que c'est un coureur solide qui va progresser,
04:43qui va progresser encore.
04:45Je pense qu'il faut lui laisser le temps.
04:47Mais en tout cas, on a tellement d'esprit incroyable.
04:49Et ça me fait vraiment plaisir de pouvoir le récompenser et le remercier avec une histoire comme ça.
04:59C'est une histoire comme ça, parce que ça fait...
05:01Samedi dernier, il est déjà mis à la planche pour moi.
05:03Je suis tombé en fonction de l'arrivée.
05:05Je ne me suis pas louté aujourd'hui.
05:09Je suis toute sûre qu'il va gagner de telles courses.
05:13Alors, d'ailleurs, si on a une petite pointe de vitesse, c'est sûr qu'on le fera sur l'épisode.
05:19Est-ce qu'il faut bien avoir gagné des sprints facilement aujourd'hui ?
05:22Par l'enfance, par l'Assemblée ?
05:24Oui.
05:25Oui, c'est déjà arrivé.
05:26Mais c'est très rare.
05:27Et bon, comme je dis, aujourd'hui, moi, je n'ai rien fait.
05:31C'est bon.
05:32Il y a beaucoup de changements.
05:34Je peux vous dire, est-ce que ça vous rassure cette big form dans tout ce que vous avez mis en place sur le récord de guerre ?
05:41Oui et non.
05:44Là, sur ce sujet...
05:46Bref, moi, ça n'a pas changé grand-chose dans mon approche.
05:52Bien sûr, il n'y a pas de souci de ce côté-là.
05:57Mais bon, c'est ma quatornième année pro.
06:00Ce n'est pas un changement de manager qui va me faire changer ma manière de faire.
06:05Et voilà, j'ai tout le temps été bon en début de saison.
06:09Donc, j'ai continué, je continue dans cette dynamique et à bien travailler, prendre du plaisir l'hiver.
06:17Et on verra après au fil de la saison.
06:20Mais non, oui, c'est sûr, pour être honnête, il fallait du changement.
06:24Je pense que c'était un mal pour un bien.
06:32C'était la fin d'un cycle, clairement.
06:34Et on est reparti sur une nouvelle dynamique.
06:37Alors, pas forcément, mais sur un nouveau cycle.
06:39Et voilà, je suis content d'apporter la première du soir à...
06:44Je crois que le slogan, c'est maintenant, c'est cap sur l'avenir.
06:48Bon, j'ai 33 ans, je ne fais pas trop l'avenir.
06:51Mais en tout cas, je suis toujours là et je donne tout le temps maximum pour l'équipe et pour Kofi.
06:55Est-ce qu'il y a des témoins ?
06:56Quels étaient les moments en force de la tour de la tour ?
06:59Les moments en force, ça a été...
07:02Voilà, l'échappée, ça a pas mal bagarré début de course.
07:05Ensuite, on a décidé de rouler.
07:07On était que six coureurs au départ.
07:10Et on a eu un blessé tardif.
07:14Donc, on n'a pas eu le temps de faire venir quelqu'un d'autre.
07:19Voilà, il y a eu pas mal d'attaques, une échappée.
07:24En fait, on avait décidé de rouler vite directement.
07:26Parce que, plus la course allait être difficile, plus ça allait m'avantager.
07:32Et ensuite, voilà, il y a clairement eu la descente de l'Espivillier, où il y a eu vraiment un coup de vis en haut.
07:39La descente à fond, on s'est retrouvé à une trentaine, je ne sais même pas, une trentaine de coordonnements.
07:43Avec Clément, Clément qui a géré le truc incroyable.
07:47J'étais à l'avant.
07:49Et même à un moment où on était un peu en difficulté, il y avait un mec de Kupama, un de Decathlon, un de Total à l'avant, un d'Unibet.
07:59Et j'ai dit, Clément, là, tu penses que tu peux faire le jump ? Il me dit, bah oui, vas-y.
08:04Et donc, il a fait le jump facilement.
08:06Et ensuite, une fois que le groupe de derrière est revenu sur moi, je me suis un peu enterré, mais c'était le jeu.
08:14Et ensuite, après, on était vraiment concentré sur le sprint pour faire le meilleur sprint.
08:20Sans la route des crêtes, pour toi, c'est quoi, du coup, la vraie difficulté de ce parcours ?
08:28Je ne pense pas qu'il y ait une difficulté, c'est plutôt assez usant.
08:32Je ne suis pas sûr que s'il y avait la route des crêtes, les équipes auraient fait la descente comme ça.
08:38Peut-être que ça ouvre un peu plus loin.
08:40Des fois, on voit sur des courses, alors là, c'est un sprint, donc ce n'est pas forcément le cas et ça ne se voit pas au final.
08:46Mais souvent, ce n'est pas parce qu'un parcours est plus difficile que ça arrive moins au sprint.
08:56J'ai l'exemple de l'Amstel God Race où on a enlevé le coberg à deux bandes de l'arrivée, ce qui paraît plus facile sur le papier.
09:02Et en fait, ce coberg arrêtait un peu la course et tout le monde se focalisait là-dessus.
09:07Et maintenant, il y a des courses beaucoup plus débridées qui arrivent moins groupées qu'auparavant, alors que sur le papier, c'est plus facile de finale.
09:14Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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