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  • il y a 7 mois
Chaque vendredi, samedi et dimanche, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Stéphanie de Muru pour débattre des actualités du jour.

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Transcription
00:00De quoi souffre aujourd'hui la police ? Parce qu'on a parlé des moyens, mais je pense qu'il y a aussi un climat.
00:06Et la grande tartufferie, et je le répète et je ne le répéterai jamais assez, c'est qu'aujourd'hui tous les médias seront tournés vers cette mobilisation des forces de l'ordre.
00:15Et puis demain, s'il y a une situation complexe avec une petite séquence de 5 secondes, et bien là on va parler violence policière, on va parler racisme systémique.
00:24Je pense, et vous l'avez dit, qu'au-delà du manque de moyens, de la hausse de la violence et des affronts à la marge de la France insoumise, etc.,
00:32il y a ce discours ambiant qui est insupportable et qui est malhonnête intellectuellement, qui consiste à mettre le délinquant et le policier sur le même plan.
00:40En disant quelque part, ce sont un peu les mêmes coupables, et encore non, puisque le délinquant lui a le droit au bénéfice du doute et aux excuses sur son passé,
00:48sur le manque de moyens, peut-être sur des drames familiaux, etc.
00:50La seconde chance, ou la quatorzième chance, le policier n'a jamais le droit à cet élément-là dans le procès médiatique,
00:56et j'ajoute qu'en plus c'est une double malhonnêteté intellectuelle, d'une part parce que le policier, on oublie de le rappeler,
01:01a le monopole de la violence légitime, contrairement au délinquant, contrairement à n'importe qui d'autre dans ce pays,
01:06et deuxièmement parce qu'on oublie de rappeler que la position du protecteur est mille fois plus difficile que la position de l'assaillant,
01:12dans le sens où le protecteur lui doit réagir face à un assaillant, et il doit en un quart de seconde trouver le bon geste,
01:17le geste proportionné, veiller en stoppant l'assaillant à ce que personne ne soit blessé,
01:21l'assaillant même à ce qu'il ne soit pas blessé ou autre, ou pire,
01:25donc on oublie de se mettre à chaque fois dans les baskets du policier qui agit.
01:29Et même au-delà de cela, c'est qu'aujourd'hui dans un climat où les forces de l'ordre de plus en plus s'auto-censurent,
01:35on a ce cas-là qui existe au niveau des enseignants,
01:38mais aujourd'hui, pourquoi les policiers s'auto-censurent ?
01:41C'est parce que lorsqu'ils interviennent, notamment dans le cadre de refus d'obtempérer ou autre,
01:44c'est soit la prison, soit le cercueil d'une certaine façon.
01:49Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, c'était une enquête qui avait été menée par le ministère de l'Intérieur,
01:53sous Gérald Darmanin, en 2023, sur les refus d'obtempérer.
01:5720% des cas de refus d'obtempérer mettent directement en jeu la vie du policier ou la vie d'un riverain.
02:03Or seulement, c'est-à-dire que le policier doit réagir et doit utiliser son arme.
02:07Le problème étant que les policiers utilisent leur arme dans moins de 1% des cas.
02:11Donc 20% de refus d'obtempérer dangereux, 1% d'utilisation des armes.
02:16Pourquoi cela ? Parce qu'aujourd'hui, les policiers sont un des corps de la société,
02:20des corps de la fonction publique les plus contrôlés.
02:22Il y a trois enquêtes par jour de l'IGPN contre un policier,
02:25et dès lors qu'un policier utilise son arme, de toute façon, il y aura une enquête.
02:28Et c'est ça aujourd'hui un des problèmes, c'est l'auto-censure,
02:31parce qu'un policier aujourd'hui ne peut pas bien faire son travail.
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