- il y a 6 mois
Avec Guillaume Gomez, Ex. Chef des Cuisines de l’Élysée, Meilleur Ouvrier de France et Ambassadeur de France de la Gastronomie, Denis Courtiade,
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Art et designTranscription
00:00Les Halles Métro, premier fournisseur et livreur de produits frais et locaux aux restaurateurs partout en France, vous présente.
00:08Sud Radio, 10h11, Fergnot fait le marché.
00:12Bonjour les amis, bon dimanche, j'espère que tout va bien chez vous, que vous êtes posé devant un café croissant, pain au chocolat et surtout pain au chocolat, on ne dit pas chocolatine, vous allez comprendre pourquoi.
00:23Alors, ce matin, je reçois dans l'émission Guillaume Gomez, l'ambassadeur de la gastronomie française, à vie, si vous le souhaitez.
00:32Bonjour Vincent Fergnot.
00:33Bonjour Guillaume Gomez.
00:35Je vous reçois Guillaume parce que vous venez de publier un livre à la table du destin.
00:40Quand j'ai lu le titre, d'ailleurs je me suis dit, est-ce qu'il parle de Giscard d'Estaing ?
00:44Non, non, il n'était pas né à l'époque, en tout cas pas né à la cuisine à l'Elysée.
00:48Alors, Guillaume Gomez, vous le connaissez forcément, il est notre représentant de la gastronomie et de la cuisine française dans le monde entier.
00:57C'est un homme qu'on voit énormément voyager pour porter la bonne parole.
01:02C'est une charge qui lui a été mise dans les mains et dans le cœur par le président Emmanuel Macron il y a combien de temps maintenant ?
01:10Quatre ans.
01:10Il y a quatre ans et aujourd'hui vous êtes un peu rangé des voitures de ce point de vue-là, Guillaume.
01:15Oui, je continue de porter la bonne parole de la gastronomie parce que ça fait partie de mon ADN.
01:20Mais depuis un an, j'ai un cabinet de conseil et je suis maintenant un jeune chef d'entreprise.
01:25Un jeune chef d'entreprise. Allez, on va ensemble plonger dans votre livre.
01:29Sud Radio, Ferniaud fait le marché.
01:32À la table du destin dont le sous-titre est, et c'est important, du rêve d'enfant au palais de l'Elysée.
01:40Et plus loin, parce que le palais de l'Elysée n'était peut-être qu'une étape, Guillaume Gomez.
01:44Oui, c'est vrai que ce titre, ça a été tout un travail avec notamment les gens de la Maison Orcade, la Maison d'édition.
01:51Eux voulaient qu'il y ait à tout prix l'Elysée, qu'il y ait 93, qu'il y ait banlieue, qu'il retrace un petit peu mon parcours.
01:56Moi, je ne voulais pas enfermer ça dans l'Elysée et dans la présidence de la République,
02:00puisque c'est une partie de ma vie, une partie importante de ma vie, mais ce n'est pas toute ma vie.
02:04Mais donc voilà, le sous-titre a été un long travail de recherche avec les équipes.
02:10Et on le doit à Françoise Smadja, qui a eu la bonne idée de trouver le lien entre tout ça et ne pas mettre juste banlieue ou juste Elysée.
02:21Pourquoi est-ce qu'on écrit un livre quand on en est, je dirais, à la moitié de sa carrière ?
02:25Vous n'êtes vraiment pas sur les mémoires de quelqu'un terminant ?
02:28Non, je l'ai dit dans les premières pages, pour l'argent.
02:31Oui, mais pas pour vous.
02:32Ce n'est pas grave. Non, je donne 100% des droits à des associations.
02:35J'ai deux écoles à Madagascar et une au Cameroun, et 100% des droits partent pour ça.
02:39Donc c'est vrai que ce livre, on me l'a demandé souvent quand j'étais à l'Elysée, quand j'ai quitté l'Elysée,
02:42quand je suis passé ambassadeur, j'ai toujours refusé.
02:46Et là, une rencontre avec cette maison d'édition, avec Françoise toujours, qui a su me convaincre,
02:52parce que je parle à des jeunes depuis longtemps, parce que je suis porte-parole de l'Association nationale des apprentis de France,
02:57parce que j'avais des choses peut-être à dire, en effet, et elle m'a dit, mais non, ça peut convaincre certaines personnes
03:05par rapport à la destinée qui fut la tienne, qu'il faut s'accrocher, que le travail, c'est quelque chose d'important.
03:11Donc peut-être que la temporalité était la bonne, et puis du coup, j'ai accepté de le faire,
03:14j'ai accepté de le construire aussi comme une lettre à la fin à mes filles, pour dire des choses,
03:20parce que c'est vrai que ce sont des choses que j'ai tues, pas par ni modestie, ni fausse modestie surtout,
03:27ni même parce que je n'avais pas envie d'en parler, c'est tout simplement, j'ai été éduqué comme ça, on avance,
03:31et puis je ne suis pas quelqu'un qui regarde tellement vers le passé,
03:34mais par contre, je trouve que c'était important à cette étape de ma vie, en effet,
03:40on ne sait pas de quoi la vie est faite déjà, mais de laisser quelque chose à mes filles,
03:44et parler même aux gens de mes plus proches, amis, familles, qui ne connaissent pas forcément mon passé.
03:50Guillaume Gomez, vous dites, je l'ai toujours tue, alors je témoigne du fait que ça fait des années
03:56que je vous demande de venir à la radio, à la faveur d'un événement, d'un concours, d'un déplacement, d'une ambassade,
04:05vous m'avez toujours laissé quelques phrases comme ça au micro, parce que vous n'êtes pas avare de mots,
04:10mais en revanche, pour ce qui touchait de vos activités à l'Elysée, c'est un peu la grande muette,
04:15vous êtes tenu au silence ou au secret quand on travaille à l'Elysée ?
04:19Oui, non, c'est clair, c'est clair, non, c'est-à-dire qu'on n'a pas, il n'y a rien de secret en fait,
04:25c'est-à-dire qu'à partir du moment, et je pense que toutes celles et ceux qui travaillent dans des lieux
04:29comme l'Elysée ou comme certains ministères, peut-être moins ces dernières années,
04:33et je trouve que c'est regrettable, mais ça faisait partie de notre ADN, cette discrétion,
04:37tout simplement parce que vous avez la confiance, quand vous vivez au plus près d'un chef,
04:40d'État, vous entendez des conversations, vous vivez des séquences, vous voyez des échanges.
04:45J'ai envie de dire comme un maître d'hôtel, comme un maître d'hôtel, en fait c'est la vie privée.
04:49Exactement, et à partir du moment où ça n'a rien à voir avec mon travail,
04:54c'est des choses que j'oublie d'ailleurs assez facilement,
04:56donc souvent l'entourage très proche me dit, mais tiens tu ne nous as jamais dit si,
05:00tu ne nous as jamais dit ça, ben non parce qu'en fait je n'allais pas vous le dire,
05:02donc ce n'est pas parce que vous êtes mon entourage proche que, et une fois de plus,
05:06moi je me suis toujours servi de la médiatisation qui fut la mienne,
05:08et c'est mon neuvième livre aujourd'hui, donc j'ai quand même fait quelques médias,
05:12pour mettre en avant les causes que je défends, pour mettre en avant les valeurs que je porte,
05:17les producteurs, les transformateurs, les artisans, les distributeurs, l'apprentissage,
05:23voilà donc j'ai assez peu parlé de moi, les gens qui me suivent sur les réseaux sociaux
05:26ont toujours l'impression de connaître ma vie, mais ils vont en tout cas en grande partie
05:30la découvrir à travers ce livre.
05:31C'est l'objet de cette émission, de donner envie à ceux qui nous écoutent d'y plonger plus avant,
05:37parce qu'il y a des tas d'anecdotes, d'histoires, et surtout un parcours intéressant,
05:42parce que rien ne vous prédestinait, vous n'êtes pas d'une famille de restaurateurs,
05:48vos parents étaient brocanteurs en région parisienne, avec certes des valeurs,
05:53mais pas celle-ci, pas celle d'être aujourd'hui meilleur ouvrier de France cuisine,
05:57chef de l'Elysée pendant des années, comment ça s'est forgé au départ ?
06:03On appelle ça le destin, après chacun, de toute façon quand on est,
06:07personne n'est destiné à quoi que ce soit, et c'est pas parce que vous êtes né
06:10dans un certain milieu social que vous devez y rester, que ce soit le haut ou le bas, peu importe,
06:18et en fait moi, les valeurs qui furent les miennes en tout cas, ça a toujours été le travail,
06:22j'ai su très tôt que le travail ne payait pas toujours, moi j'entends le travail paye,
06:25non, moi j'avais des parents qui travaillaient 7 jours sur 7, pendant des années,
06:29de 5h du matin à très tard le soir,
06:31et qui tiraient le diable par la queue,
06:32mais pour ne pas gagner sa vie, pour avoir un frigo vide dès le début de la semaine,
06:36donc je sais que le travail ne paye pas toujours, par contre le travail bien fait,
06:40avec passion, oui, rien ne vous est impossible,
06:43et moi en effet, rien ne me destinait à devenir l'un des plus proches collaborateurs du chef de l'État,
06:48à représenter le chef de l'État sur ce travail qui fut ma passion, la cuisine,
06:52j'ai aimé ça, moi je n'ai pas subi ce métier, je l'ai choisi,
06:56contrairement à beaucoup de gens de ma génération qui sont arrivés dans le métier de cuisinier,
06:59moi c'est quelque chose que j'ai toujours voulu faire, je le raconte dans le livre,
07:03et forcément je m'y suis jeté corps et âme,
07:05et sur le même principe, un matin j'ai dit j'arrête,
07:08pas parce que je voulais faire différemment,
07:11pas parce que je n'arrivais pas à faire quelque chose,
07:14j'ai été meilleur ouvrier de France, le plus jeune de l'histoire,
07:16j'ai été chef de cuisine, le plus jeune de l'histoire à l'Élysée,
07:20j'aurais pu rester toute ma vie chef de cuisine à l'Élysée,
07:22un matin je me suis dit non, je le dis dans le livre,
07:25je ne me suis jamais contenté des fauteuils confortables,
07:27des chemins tracés, des soupes tièdes,
07:28mais c'est sincère, ce n'est pas juste une parole,
07:30c'est-à-dire qu'à partir du moment où ça devenait bien, confortable,
07:34ou tout simplement pu en progression,
07:37il fallait que je fasse autre chose, c'est plus fort que moi,
07:39et c'est comme ça que je me suis retrouvé en effet un matin
07:41à pousser les portes de l'Élysée,
07:43à faire des concours de cuisine, à être chef de cuisine,
07:45et ensuite l'ambassadeur et le représentant du président,
07:48et ensuite aujourd'hui à 47 ans,
07:50une nouvelle aventure de chef d'entreprise.
07:52Et ongomez, moi je vous ai toujours vu un peu à l'exemple
07:55de ce qui existait jadis, les moines soldats,
07:59je vous vois comme un cuisinier soldat,
08:01il y a ce côté guerrier en vous,
08:02peut-être c'est un peu de l'ADN de votre père,
08:04qui était alors un colosse en plus,
08:07vraiment un homme de haute stature,
08:10et oui, ce côté militaire,
08:12ce côté le doigt sur la couture du pantalon,
08:15dans la brigade, qui est d'ailleurs un terme militaire,
08:18est-ce que vous reconnaissez là-dedans ?
08:19Oui, parce que, de toute façon,
08:21ce métier de cuisinier que j'ai appris,
08:23je le dis à chaque fois,
08:24personne ne naît en sachant cuisiner,
08:26donc on apprend,
08:28je veux bien qu'on ait peut-être une facilité,
08:30qu'on ait peut-être un milieu,
08:31parce que vous aimez ça,
08:33une certaine appétence,
08:34une gourmandise qui fait que vous vous y intéressez,
08:35mais enfin ce métier-là, je l'ai appris,
08:37donc je l'ai appris,
08:38j'ai travaillé,
08:39beaucoup,
08:39j'ai appris ce métier,
08:40et pour moi,
08:41ce métier de cuisinier,
08:42on s'arrête quand on a terminé,
08:44vous avez une mission à remplir,
08:45vous devez finir le service,
08:47chez nous, les retards de chantier,
08:48ça n'existe pas,
08:49parce que le carrelage n'a pas été livré,
08:50c'est pas, écoutez, revenez demain,
08:52parce que ceci, parce que cela,
08:53donc un cuisinier,
08:54il y a forcément une rigueur,
08:55il y a forcément une attente
08:57du service accompli,
08:58de la mission,
08:59mais comme beaucoup de gens
09:00dans beaucoup de métiers,
09:01j'en rencontre beaucoup,
09:02qui ont aussi cette rigueur au travail,
09:05qui fait que vous devez vous arrêter
09:07lorsque la mission est accomplie,
09:08et d'autant plus,
09:09quand vous travaillez pour un chef d'État,
09:10où là, bien évidemment,
09:11tout peut avoir de l'importance,
09:13le moindre retard peut prendre
09:14de l'importance
09:15et des conséquences
09:16assez lourdes.
09:19Aujourd'hui,
09:20quand vous regardez
09:20cette période de votre vie,
09:22qui est maintenant révolue,
09:24mais qui vous colle au basque,
09:25vous n'y pouvez rien,
09:27est-ce que vous vous dites
09:28que j'ai été,
09:30tiens, j'ai été instrumentalisé
09:32pour le soft power français,
09:33mais volontairement,
09:34volontairement instrumentalisé ?
09:36Mais tant mieux,
09:36je l'ai voulu,
09:37enfin, moi ça aurait été facile
09:38de rester à ma place
09:40dans les cuisines,
09:41j'ai voulu faire plus,
09:41j'ai voulu que cette médiatisation
09:43de la cuisine,
09:43d'un chef de cuisine,
09:45je me mets à parler de moi
09:46à la troisième personne,
09:48ce concours de Meilleur We France,
09:50il sert,
09:50au départ,
09:50j'ai refusé la communication
09:51et c'est des gens
09:52de la cellule communication
09:53à l'Elysée
09:54qui m'ont dit,
09:55non mais écoute,
09:56tu sais,
09:56allez-y quoi,
09:57vas-y, vas-y,
09:58ils m'ont dit,
09:58tu sais,
09:59tu fais beaucoup de choses
09:59à l'extérieur,
10:00notamment pour les associations,
10:01pour tout ça,
10:02personne ne le sait
10:03et je ne le dis pas
10:04pour qu'on dise c'est super,
10:05mais eux m'ont dit,
10:06mais tu sais,
10:06eux,
10:06ils ont besoin en fait
10:07que tu communiques
10:07et c'est comme ça
10:08que j'ai accepté,
10:09c'est eux qui m'ont ouvert
10:09mon premier compte Instagram
10:11parce qu'il y avait
10:12le patron d'Instagram
10:13qui venait à l'Elysée,
10:14ça aide à prendre des followers
10:15quand votre premier post
10:16c'est avec le patron d'Instagram
10:17et donc ça m'a permis
10:19de mettre en avant
10:19celles et ceux qui font,
10:21une fois de plus
10:22et donc,
10:23oui,
10:24peut-être que j'étais instrumentalisé,
10:26tant mieux,
10:26si ça a servi quelque chose,
10:28ça a toujours été
10:28en accord avec mes valeurs,
10:30ça a toujours été,
10:31j'ai souvent refusé
10:32de faire beaucoup de choses,
10:33d'aller dans certains médias,
10:35de faire certaines apparitions,
10:36à partir du moment
10:37où ce n'est pas en accord
10:38avec ce que je veux.
10:39Après,
10:40alors on m'a taxé
10:41de tel ou tel truc
10:42pour l'industrie,
10:43pour ces marques,
10:43pour cela,
10:44moi à partir du moment
10:45où les gens se comportent
10:46correctement,
10:46avec plaisir,
10:47j'ai mis en avant
10:48toutes celles et ceux
10:49que j'ai rencontrés
10:50à chaque fois,
10:50que ce soit dans les salons,
10:51que ce soit en région,
10:53que ce soit les produits
10:54que je recevais à l'Elysée,
10:55on faisait des postes,
10:56on mettait en avant
10:56les produits et ainsi de suite
10:57et puis après,
10:58c'est la France qui rayonne,
10:59c'est la France qui gagne
10:59donc si j'étais instrumentalisé
11:02pour que la France
11:03puisse rayonner,
11:04tant mieux.
11:05Peut-être le fait
11:06d'avoir vécu le frigo vide
11:07au sein du mois,
11:09comme vous dites,
11:10ne vous laisse pas
11:11cette trace
11:11de la peur de manquer,
11:14ce qui fait que
11:14vous n'êtes pas obsédé
11:16effectivement de gagner
11:17votre vie,
11:18de gagner de l'argent,
11:19on le voit,
11:19ce livre,
11:21les droits d'auteur
11:22sont reversés,
11:22vous faites beaucoup
11:23d'associatifs,
11:24vous donnez beaucoup
11:25pour les autres,
11:26alors qu'est-ce qui vous paye ?
11:27Comment est-ce que
11:27vous vous payez ?
11:28Non,
11:29j'ai toujours gagné,
11:30enfin bien ma vie,
11:31par rapport à d'autres,
11:32peut-être moins,
11:33par rapport à d'autres
11:34peut-être plus,
11:35ça n'a jamais été
11:35mon moteur dans la vie
11:36puisque moi je venais
11:38d'un milieu
11:38où à partir du moment
11:39où déjà on arrivait
11:40à manger jusqu'à la fin
11:41de la journée,
11:42jusqu'à la fin du mois,
11:44après tout,
11:44c'était déjà bien,
11:46j'avais des rêves
11:48assez limités en fait
11:49et à chaque fois
11:49je les ai dépassés
11:50et je vous dis,
11:51j'ai eu le voyage,
11:52je m'en ai permis ça aussi,
11:53j'ai des écoles à Madagascar,
11:55j'ai ouvert la première école
11:56que j'ai ouverte,
11:57c'est qu'on a financé,
11:58c'était sur un plan de lutte
11:59contre l'excision au Sénégal,
12:01là vous vous rendez compte
12:02de ce que c'est que la misère,
12:03vous ne pouvez pas
12:03vous plaindre de quoi que ce soit,
12:05après comme les autres,
12:0515 jours après
12:06vous cassez votre lacet,
12:07vous en avez après tout le monde,
12:08mais ça vous fait prendre valeur
12:10qu'en effet,
12:11il y a le prix des choses
12:13et la valeur des choses
12:14et oui,
12:14je gagne correctement ma vie,
12:17moi je ne partais pas en vacances,
12:18je n'ai pas des grèves
12:19de grandeur,
12:21je n'ai pas de piscine,
12:24je ne dis pas que c'est bien,
12:26je dis que c'est comme ça,
12:27je n'essaye pas de convaincre
12:27les gens qu'il faut faire différemment,
12:30c'est en tout cas comme ça
12:31que moi je me comporte,
12:32je gagne ma vie correctement
12:33et tant mieux
12:34si ça peut en aider d'autres.
12:36Restez avec nous,
12:37dans ce qui va suivre,
12:38on va en apprendre un peu plus
12:39sur le parcours
12:39du jeune Guillaume Gomez,
12:42du garçon devenu adolescent
12:43et puis un jour
12:45commençant les concours de cuisine
12:46et puis l'entrée à l'Elysée.
12:48Restez avec nous,
12:49on se retrouve dans une minute.
12:50Les Halles Métro,
12:52premier fournisseur
12:53et livreur
12:53de produits frais
12:54et locaux
12:55aux restaurateurs
12:56partout en France,
12:57vous présente
12:58Sud Radio,
12:5910h11h,
13:01Fergnaud fait le marché.
13:02Mes amis,
13:03ce matin,
13:03on plonge
13:04sous les ors
13:06de la République,
13:07on visite l'Elysée
13:08mais on est entré
13:09par la petite porte,
13:10celle de la cuisine
13:11puisque je reçois ce matin
13:12Guillaume Gomez,
13:13longtemps chef de l'Elysée,
13:15chef de cuisine,
13:16pas chef,
13:17pas chef du palais,
13:18chef de cuisine de l'Elysée
13:20puis ambassadeur
13:21de la gastronomie française
13:22et puis maintenant,
13:24je dirais,
13:25en route vers d'autres activités
13:26mais parlons déjà
13:27de ce livre
13:28parce qu'il raconte
13:29votre parcours.
13:30Je pense qu'il peut faire rêver
13:31des jeunes qui,
13:32comme vous le disiez
13:33en première partie,
13:34n'ont pas peur de bosser
13:34parce que le travail,
13:36c'est quand même
13:36la vertu cardinale pour vous.
13:38Je pense qu'il n'y a rien
13:39dans la vie sans travail
13:40quoi qu'il arrive
13:41quand vous interrogez les gens,
13:43oui,
13:43on peut avoir de la chance,
13:44oui,
13:44on peut,
13:45ce qu'on veut,
13:45mais à un moment,
13:46il faut travailler
13:46et ce métier de cuisinier,
13:47tous ces métiers de transmission
13:49s'apprennent que par la répétition
13:51et par le travail.
13:52Il n'y a pas un sportif,
13:53il n'y a pas un musicien,
13:54il n'y a pas un cuisinier
13:55qui arrive à faire quelque chose
13:57si ce n'est pas
13:57après la répétition.
13:59Guillaume,
14:00vous avez quitté
14:01il y a 4-5 ans
14:02les cuisines,
14:03la cuisine de l'Elysée
14:05après combien de temps ?
14:06Comme chef,
14:07je ne parle pas
14:08de l'apprentissage.
14:09Alors,
14:10comme cuisinier à l'Elysée
14:11pendant 25 ans
14:12et je suis passé
14:12numéro 3 des cuisines
14:14en 2004,
14:15l'adjoint de Bernard Vaution
14:18ensuite en janvier 2005
14:19qui était le second
14:20de Joël Normand
14:22et ensuite numéro 1
14:23en 2013
14:24lorsque Bernard
14:24est parti en retraite.
14:25Donc,
14:26grosso modo,
14:27presque 10 ans
14:28de chef de l'Elysée.
14:29Oui,
14:2910 ans chef de l'Elysée,
14:31j'ai été chef en 2005,
14:32j'étais l'adjoint de Bernard
14:33mais j'étais déjà
14:33aux responsabilités
14:34pendant près d'une quinzaine
14:36d'années
14:36à la direction des cuisines.
14:37Ensuite,
14:38vous êtes devenu
14:38l'ambassadeur
14:39de la gastronomie française.
14:40Si vous êtes fan
14:42des réseaux sociaux
14:43et autres chaînes
14:45du web,
14:46vous voyez Guillaume partout
14:48et il est partout,
14:49c'est pour ça,
14:49il voyage énormément.
14:51Je suis sûr que vous êtes
14:52plus de la moitié du temps
14:53hors de chez vous.
14:55Oui.
14:56Oui,
14:56voilà.
14:57Je n'ai pas vraiment calculé
14:58mais oui,
14:58j'ai fait l'année dernière,
14:59j'ai fait 5 ans de voyage.
15:00Oui,
15:00bien sûr,
15:01on essaie d'être là
15:02dès qu'il y a des salons,
15:03dès qu'il y a des forums,
15:04dès qu'il y a
15:04des manifestations internationales
15:07où on doit parler
15:08de notre production,
15:10de nos artisans,
15:10de nos meilleurs ouvriers de France.
15:11J'essaye d'être présent
15:12puis plus ce qu'on ne voit pas,
15:14des rencontres
15:14avec des chefs d'État,
15:15avec des conseillers
15:17du commerce extérieur
15:18et toutes les organisations.
15:20Ça va jusqu'à organiser
15:21les cantines
15:22pour comment nourrir
15:23500 millions d'enfants
15:24en 2030
15:24qui sont des gros sujets
15:25que j'ai pu piloter.
15:27Alors,
15:27ma question c'est
15:29est-ce que vous êtes
15:30encore cuisinier ?
15:31D'abord,
15:32est-ce que vous avez
15:32le temps de cuisiner ?
15:34Oui,
15:35parce que je pense
15:36et c'est aussi
15:37un de mes dadas
15:38depuis longtemps,
15:39c'est l'éducation
15:39et l'alimentation.
15:40Je pense que chacun
15:40doit prendre le temps
15:41de cuisiner.
15:42Donc,
15:42est-ce que je suis cuisinier ?
15:43Quand vous êtes cuisinier
15:44un jour,
15:44vous l'êtes toujours.
15:45Je ne cuisine plus au quotidien,
15:46je n'ai plus de service,
15:48je ne cuisine pas
15:49tous les jours,
15:50mais quand je suis chez moi
15:51pour ma famille,
15:52pour mes amis
15:53ou tout simplement
15:53pour moi,
15:54pour me nourrir,
15:54oui,
15:55je cuisine.
15:56J'ai encore fait
15:56cette semaine
15:58blanquette,
15:59pote au feu
15:59et un chou farci.
16:00Vous voyez,
16:01c'est de la cuisine.
16:01Oui,
16:06cette diplomatie culinaire
16:08qui vous était offerte
16:10par le président
16:11de la République,
16:13s'est posé la question,
16:14j'imagine,
16:15de se dire,
16:15bon,
16:16je lâche l'élysée,
16:17est-ce que je vais enfin
16:18avoir un restaurant,
16:20de la restauration commerciale,
16:21quelque chose
16:22qui m'occupe au quotidien
16:23en cuisine ?
16:24Pas du tout.
16:25Pas du tout,
16:25du tout,
16:25puisque une fois de plus...
16:26Vous aviez fait le tour.
16:27Oui,
16:28j'ai choisi un matin,
16:29j'ai dit au président
16:29que j'allais partir,
16:30que j'allais arrêter,
16:31pas pour partir ailleurs,
16:33pas pour prendre autre chose.
16:34J'étais très épanoui
16:35et très heureux
16:36dans mon rôle
16:36de chef de cuisine
16:37à l'Elysée.
16:38Donc,
16:38j'avais possibilité
16:39de m'exprimer
16:40en tant que chef de cuisine
16:41à l'Elysée.
16:41Vous n'avez pas envie
16:42d'aller jusqu'à la retraite
16:43et un jour de...
16:44Non,
16:44je n'avais aucune raison
16:45de changer de crèmerie
16:46pour faire le même métier
16:47de chef de cuisine.
16:48Si je partais de l'Elysée,
16:49c'était pour faire
16:49un autre métier
16:50et plus celui
16:50de chef de cuisine.
16:51C'est un métier
16:52que j'ai aimé,
16:52que j'ai fait
16:53pendant presque 30 ans,
16:547 jours sur 7.
16:56Donc non,
16:57un matin,
16:57j'ai dit j'arrête.
16:58Donc,
16:58ce n'était pas pour faire
16:59soit un mi-temps,
17:00soit ailleurs,
17:00soit reprendre un restaurant,
17:01soit faire autre chose.
17:02C'était pour faire
17:02totalement autre chose
17:03et ce métier
17:04de représentant du président
17:05et d'ambassadeur
17:06pour la gastronomie
17:06est quelque chose aussi
17:07qui m'a plu.
17:08J'avais dit 3 ans président,
17:10j'ai fait presque 4
17:10et puis maintenant,
17:11je suis parti encore
17:12sur autre chose
17:12qui est encore un autre métier.
17:13Et peut-être que dans 5 ans,
17:15je ferai encore un autre métier,
17:16je n'en sais rien.
17:17Comment est-ce que vous êtes
17:18entré à l'Elysée ?
17:19Parce que quand je vous disais
17:20que vous êtes un peu
17:21un cuisinier soldat,
17:22c'est un peu sous l'égide
17:24de l'armée en fait.
17:25Vous êtes rentré
17:26au service militaire.
17:27C'est totalement ça.
17:28Service militaire,
17:29je suis à l'époque
17:30chez Jacques Le Divellec.
17:32Grand cuisinier de poissons.
17:33On reparle de cette photo,
17:35le premier président
17:35pour lequel j'ai travaillé,
17:36en fait c'est François Mitterrand
17:37puisqu'il venait très souvent
17:38chez Le Divellec
17:38et la photo ressort
17:40notamment ces jours-ci
17:41où on voit François Mitterrand
17:42avec Mazarin
17:44en une de Paris Match.
17:45Cette photo est prise
17:46à la sortie de chez Le Divellec.
17:47Je suis là,
17:48je joue là.
17:48Et donc c'est Le Divellec
17:49qui me propose
17:50quand je reçois mon papier
17:51comme quoi je dois aller
17:52faire mon service national
17:53de me placer soit à Matignon
17:54soit à l'Elysée.
17:56J'ai à l'époque 18 ans.
17:57Je dis tiens,
17:58l'Elysée c'est le patron,
17:59Matignon c'est le numéro 2,
18:00autant aller voir
18:01ce qui se passe chez le patron.
18:02Et c'est comme ça
18:03que je me retrouve
18:03à pousser les portes de l'Elysée
18:04par piston
18:05avec tout un tas de jeunes
18:07appelés du contagion pistonné
18:08qui arrivaient des 3 étoiles
18:09et des 2 étoiles
18:10de toute la France.
18:11Et c'est comme ça
18:12que je me retrouve
18:12à faire mon service national.
18:14Je dois y rester un an.
18:15J'y suis resté 25 ans.
18:16Vous dites de Joël Normand
18:18que sans rien dire,
18:21il vous a percé à jour en fait.
18:22Totalement.
18:23Rapidement.
18:23Moi j'ai énormément de chance,
18:26c'est un mot je cite souvent
18:26quand je parle de mon parcours,
18:28j'ai rencontré les bonnes personnes
18:29qui ont cru en moi
18:30plus que moi.
18:30Et c'est d'ailleurs ça,
18:31un mentorat,
18:33le compagnonnage.
18:34C'est quand les gens
18:34qui sont là pour vous apprendre,
18:35ils croient en vous
18:36plus que vous,
18:37vous ne croyez en vous
18:37puisqu'ils sont là
18:38pour faire de vous quelqu'un.
18:39Et Joël Normand,
18:40de tous les appelés du contingent
18:42qu'il avait vu un jour,
18:42il me dit
18:43vous serez chef de l'Elysée.
18:44Moi dans ma tête,
18:45je me dis
18:46il débloque,
18:49le pauvre il vieillit.
18:50Et en fait,
18:51il avait compris,
18:51il avait vu
18:52que j'avais peut-être
18:53une certaine capacité
18:54à agir,
18:55à commander.
18:57Et c'est lui
18:57qui me met sur les concours
18:58de cuisine
18:59et c'est lui qui
18:59un jour aussi
19:01m'accompagnera
19:02jusqu'au maire ouvrier de France.
19:03Premier concours
19:04trophée du jeune chef
19:05en Alsace
19:06face à des Alsaciens.
19:08Et ce premier concours,
19:09vous le gagnez,
19:10ça a été déterminant
19:11le fait de pouvoir gagner
19:12dès le début ?
19:13Bien sûr.
19:13Je ne vais pas vous dire
19:14le contraire.
19:15Premier concours,
19:16première victoire,
19:17c'est grisant,
19:18vous devenez quelqu'un,
19:19c'est la première fois
19:19que je fais du média,
19:20c'est la première fois
19:21qu'on me reconnaît
19:22parce qu'il y a eu un article
19:23dans les dernières nouvelles
19:24d'Alsace,
19:24les Alsaciens
19:25qui sont adorables
19:26m'interpellent dans la rue
19:27entre la demi-finale
19:28et la finale
19:28parce qu'ils m'ont reconnu
19:30dans le journal
19:30et donc c'est formidable
19:31et bien sûr
19:32c'est très plaisant
19:33au sein de la brigade.
19:34Grisant même.
19:34Oui, grisant,
19:35puis au sein de la brigade
19:36je deviens quelqu'un
19:36donc ça vous met
19:39une stature différente.
19:40J'ai pu gagner
19:40un seul concours après,
19:41je fais deuxième,
19:41troisième,
19:42quatrième,
19:42jusqu'au concours
19:43de Meilleur Ouvrier de France
19:44donc le premier
19:44et le dernier.
19:45Alors ce concours
19:46de Meilleur Ouvrier de France
19:48il est heureux
19:49et triste à la fois
19:50puisqu'il est indissociable
19:53de la disparition
19:54de votre maman
19:54qui vous a porté
19:56jusque là
19:57avec tout l'amour
19:59dont est capable une mère
20:01et qui vous a même
20:02j'irais poussé
20:03vers le concours
20:04de Meilleur Ouvrier de France
20:05à un moment
20:06où vous doutiez un peu.
20:07C'est une promesse
20:07que j'avais faite
20:08en effet à ma mère
20:10quasiment sur son lit de mort
20:11où je partais
20:12pour un concours.
20:13La nuit où ma mère meurt
20:14je pars sur un concours
20:15qui était l'Escoffier
20:16dans le sud
20:17que je ne vais pas faire
20:19et du coup
20:21la veille
20:22elle me dit
20:22et tu feras ton
20:23Meilleur Ouvrier de France
20:24je dis oui
20:25bien évidemment
20:25j'ai 20 ans à l'époque
20:27donc je le fais
20:294 ou 5 ans plus tard
20:30et c'est vrai
20:31que ensuite
20:32ce sont les chefs
20:32que j'ai rencontrés
20:33sur les concours
20:34qui m'ont poussé
20:35à m'inscrire
20:36au concours
20:37de Meilleur Ouvrier de France
20:37donc j'avais l'intention
20:38de le faire
20:39peut-être pas si tôt
20:40en effet
20:40donc du coup
20:41je me suis inscrit
20:41pour voir ce que c'était
20:42et puis après
20:43je l'ai fait correctement
20:43comme à chaque fois
20:44que je m'engage quelque part
20:45j'essaye de le faire à fond
20:46et j'ai eu cette chance
20:47une fois de plus
20:48d'être là au bon moment
20:49de tomber sur des sujets
20:50qui m'ont convaincu aussi
20:52et donc je suis passé
20:54un des Meilleurs Ouvriers de France
20:55en 2004
20:55avec une très belle promotion
20:56et oui indissociable bien sûr
20:58puisque c'est une promesse
20:59que j'avais fait à ma mère
21:00et puis quand vous vivez
21:00des moments importants
21:01de votre vie comme ça
21:02vous pensez à vos parents
21:04vous pensez à ceux
21:05qui sont là
21:05ou plus là
21:06et les miens n'étaient plus là
21:07et ils n'ont jamais vu
21:08Meilleur Ouvrier de France
21:09vous avez suivi malheureusement
21:10votre mère très très peu de temps
21:12à moins d'un an après
21:13et donc vous êtes retrouvé
21:15Meilleur Ouvrier de France
21:17sans savoir vraiment
21:18à qui téléphoner
21:20pour le dire tout de suite
21:21quoi
21:21j'imagine que c'est le
21:23je ne sais même plus
21:25qui j'ai prévenu
21:25j'ai reçu beaucoup d'appels
21:27beaucoup de coups de fil
21:27c'était une époque
21:29où il y avait moins de communication
21:30que maintenant
21:31c'était il y a plus de 20 ans
21:32mais il y avait quand même
21:32ça s'est très vite su
21:33par les chefs
21:36dans le métier
21:36le métier des chefs
21:37des fournisseurs
21:39beaucoup de gens m'ont appelé
21:40ma famille tout de suite
21:41mes oncles, mes tantes
21:42mes cousins, mes cousines
21:43ma compagne de l'époque
21:44voilà
21:45puis après c'est vrai
21:46que vous vous retrouvez
21:47vous êtes très heureux
21:48comme je pense
21:48beaucoup de personnes
21:49qui vivent la victoire
21:50mais très rapidement
21:51en fait vous êtes seul
21:51parce que
21:52on est à Toulouse
21:53il faut rentrer
21:54voilà
21:54puis vous êtes dans la voiture
21:55vous rentrez
21:56vous êtes seul
21:56le soir vous êtes seul
21:57et la victoire
21:59elle marque un temps
22:00la différence avec
22:01beaucoup de victoires
22:01ce titre de Meilleur Ouvrier de France
22:02vous amène en plus
22:03dans une autre dimension
22:04c'est à dire que
22:05vous devenez vraiment
22:06au sein d'une corporation
22:07un référent
22:08quelqu'un
22:08vous vous forcez à mieux faire
22:10et moi j'étais très jeune
22:11j'avais 25 ans
22:11donc pour moi
22:12c'était pas la fin de quelque chose
22:14c'était le début d'autre chose
22:15et ça m'a vraiment poussé
22:16c'est grâce à ça
22:17que j'ai pu passer chef de cuisine
22:18et que j'ai pu avoir
22:19la carrière que j'ai eue
22:20Permettez-moi une anecdote
22:21enfin en tout cas
22:22de vous la demander
22:23puisque ce concours de MOF
22:25il se passe pas tout à fait
22:26comme c'était prévu
22:27on imagine que
22:28ces grands concours
22:29on répète
22:30on répète
22:30on répète
22:31on refait
22:31et puis le jour du concours
22:32il y a des surprises
22:33et je pense à cette histoire
22:34du feuilletage
22:35qui était pas assez froid
22:36vous avez l'idée
22:37de mettre une plaque
22:38au congélateur
22:39en fait ce que vous mettez en avant
22:40c'est que même dans des concours
22:41qui sont huilés
22:42c'est l'adaptabilité
22:44et l'improvisation
22:46qui comptent pour un chef
22:46c'est là où vous voyez votre métier
22:48c'est là où vous avez l'expérience
22:49et c'est en ça que
22:50l'école des concours
22:51m'a appris à ne pas faire confiance
22:52au matériel
22:53à vérifier tout deux fois
22:55à s'exprimer comme il faut
22:56avec le commis
22:56le nombre de concurrents
22:58qui ont raté leur concours
22:59parce que le commis a jeté
23:00le bouillon
23:01en pensant que c'était
23:02la mauvaise casserole
23:04il fallait garder les arrêtes
23:04donc il faut tout expliquer
23:05il faut tout faire
23:06et ça moi ce sont les concours
23:07c'est pour ça que je dis
23:07il n'y a pas de petits concours
23:08quand vous prenez le risque
23:09d'aller mettre votre travail
23:10à sanction
23:11que vous sortez de chez vous
23:12même si c'est pour
23:13le concours de la tarte aux pommes
23:14en bas de chez vous
23:14c'est le même apprentissage
23:18et la même façon de faire
23:18et la même implication
23:19et en effet
23:20ce concours de méros et trans
23:21c'est pas à dérouler
23:22comme il aurait pu se dérouler
23:23mais à la fin
23:23ça s'est bien passé
23:24puisque j'ai eu le titre
23:24si vous êtes avec nous
23:26depuis le début de l'émission
23:27il y a des questions
23:27qui vous brûlent les lèvres
23:28je vais les poser
23:29ne vous inquiétez pas
23:30parce qu'on va quand même
23:30parler des quelques présidents
23:32de la République
23:32que Guillaume Gomez
23:33a servi au cours de sa carrière
23:35à l'Elysée
23:36on se retrouve dans une minute
23:37On fait le marché
23:50un beau marché
23:51du côté du Palais de l'Elysée
23:53ce matin avec Guillaume Gomez
23:54qui vient nous parler
23:55de son livre
23:56à la table du destin
23:57ça fait rêver
23:58vous n'avez rien vu encore
24:00si vous n'avez pas plongé
24:01dans le livre
24:02vous ne rêverez pas
24:03jusqu'au bout
24:03moi j'ai rêvé
24:05effectivement
24:05en découvrant ces pages
24:06parce que je me suis dit
24:07quelle somme
24:08de travail
24:09et quand le travail
24:11est récompensé
24:12il n'y a rien de plus merveilleux
24:13Guillaume Gomez
24:13c'est ce que vous racontez partout
24:15en fait
24:16vous auriez pu aussi
24:17bosser autant
24:17mais vous ramasser
24:19et là
24:19ce n'est vraiment pas le cas
24:20vous avez mené
24:21votre rêve jusqu'au bout
24:22J'ai eu énormément de chance
24:23je le dis
24:24j'ai rencontré les bonnes personnes
24:25j'ai eu le privilège
24:27de travailler
24:27et de servir
24:284 chefs d'Etat
24:28j'ai eu beaucoup de chance
24:30oui j'ai beaucoup travaillé
24:31mais comme beaucoup de gens
24:32il y a énormément de gens
24:33qui travaillent
24:33et qui ne sont pas
24:34sur votre plateau
24:34ce matin
24:35pour parler de ça
24:37j'ai été meilleur ouvrier de France
24:38j'ai rencontré des gens passionnants
24:39j'ai eu des collaborateurs passionnés
24:41j'ai eu la chance
24:42de rencontrer
24:42les meilleurs artisans
24:43producteurs
24:44grands professionnels
24:45dans beaucoup de domaines
24:47pas que la cuisine
24:47et ça c'est pour moi
24:49une grande chance
24:50en effet
24:50ça m'a nourri
24:50toutes ces années
24:51Alors
24:524 présidents de la République
24:54que vous avez servi
24:55au travers de votre passage
24:57à l'Elysée
24:58dans les cuisines de l'Elysée
24:59je rappelle que vous êtes cuisinier
25:01avant d'être chef
25:02malheureusement
25:03souvent à notre époque
25:04les jeunes
25:04ils veulent être chef
25:05avant d'être cuisinier
25:06ça je le dis souvent
25:07là vous avez fait
25:09toutes vos armes
25:10toutes vos classes
25:10vous êtes devenu meilleur ouvrier de France
25:12par la suite
25:134 présidents
25:15Jacques Chirac
25:16Nicolas Sarkozy
25:17François Hollande
25:18Emmanuel Macron
25:19est-ce qu'aujourd'hui
25:21vous avez le droit
25:22d'en parler un peu
25:23parce que
25:24vous avez été toujours
25:24super discret
25:25est-ce qu'on peut
25:27toucher les humains
25:28à travers leurs habitudes alimentaires
25:30ou est-ce que ça vous gêne encore ?
25:31non ça ne me gêne pas
25:32j'en ai parlé
25:33j'ai déjà souvent eu l'occasion
25:35de parler des présidents de la république
25:37après je ne suis pas là pour
25:38et longtemps après
25:40pour parler de la vie intime
25:42ou de certaines confidences
25:44que aurait pu être le président
25:44mais vous savez
25:45même certains présidents
25:46m'ont posé la question
25:46tout le monde a envie de savoir
25:47comment ça se passait
25:48avec celui d'avant
25:49et c'est une réponse
25:50que j'ai fait un jour au président
25:51en disant écoutez
25:52comment est-ce que vous pourriez
25:53m'accorder votre confiance
25:54si moi je racontais
25:55ce qui se passait
25:56il y a 3 ans
25:56il y a 5 ans
25:57il y a 10 ans
25:57le président m'a dit
25:58bonne réponse
25:59donc voilà
26:00on peut parler des présidents
26:02on peut parler de leur goût alimentaire
26:03bien évidemment
26:03même de leur travers alimentaire
26:06non
26:06oui
26:07on peut parler des choses
26:09c'est bon enfant
26:10souvent on me demande
26:10quel était le plus gourmand
26:11quel était celui qui aimait
26:12alors vous avez peut-être commencé
26:13avec le plus gourmand
26:15le gastronome
26:15Jacques Chirac à mon avis
26:16non Jacques Chirac
26:17était gourmand en quantité
26:19il mangeait une quantité
26:20de nourriture
26:21mais pas un fin gourmet
26:22mais pas ce qu'on pourrait définir
26:23comme un fin gourmet aujourd'hui
26:24mais c'était en même temps
26:25il y a plus de 20 ans
26:26les habitudes alimentaires
26:27n'étaient pas les mêmes
26:28la cuisine de l'Elysée
26:29vous savez
26:29elle est dans l'histoire
26:31mais elle vit avec
26:33les hommes de son temps
26:34avec les produits
26:35les habitudes alimentaires
26:36on ne mange pas la même chose
26:37il y a 25 ans
26:38qu'aujourd'hui
26:39les rythmes ont un petit peu changé
26:40on fait attention
26:41à beaucoup de choses
26:42la saisonnalité
26:43ça paraît aujourd'hui
26:44bien sûr quelque chose d'évident
26:45qui parlait de saisonnalité
26:46il y a 30 ans
26:47personne
26:47parce que c'était du bon sens
26:49on trouvait très peu
26:50de produits hors saison
26:50de toute façon
26:51donc voilà
26:51mais aujourd'hui
26:52il a fallu remettre ça
26:53au coeur du débat
26:54parce que c'est une réalité
26:57et celui qui s'y connait le mieux
26:58en gastronomie
26:59des 4 que j'ai servi
27:00c'est Emmanuel Macron
27:01pas parce que c'est celui
27:02qui est là en ce moment
27:02et qu'il a fait de moi
27:03son ambassadeur
27:04c'est la réalité
27:05voilà
27:05il a été élu
27:07homme de l'année
27:07de la revue des vins de France
27:08il connait les vins
27:09il connait la gastronomie
27:10il connait les chefs
27:11il les connaissait
27:12avant d'être président
27:13ainsi de suite
27:13donc mais vous savez
27:14des 4 présidents
27:15avec lesquels j'ai travaillé
27:17tous avaient cette appétence
27:18pour la gastronomie
27:19parce qu'à travers cette gastronomie
27:21à travers la table
27:22c'est la France
27:23ce sont les femmes et les hommes
27:24sur tout notre territoire
27:25qui font cette gastronomie
27:26nos producteurs
27:27nos agriculteurs
27:28nos éleveurs
27:29nos pêcheurs
27:29nos chasseurs
27:30nos artisans
27:31nos transformateurs
27:32nos distributeurs
27:33donc la France
27:34et la balance commerciale
27:35et bien sûr
27:35la balance commerciale
27:36c'est quand même
27:36l'une des rares choses
27:37qui nous fait gagner de l'argent
27:38ces temps-ci
27:39un petit peu moins
27:40mais en tout cas
27:41beaucoup de gens
27:41ils travaillent
27:42et oui encore
27:43l'industrie
27:44souvent on nous promet des choses
27:45on ne nous le paye pas
27:46le camembert et le cognac
27:47c'est payé au cul du camion
27:47donc il y a ce que dit le comptable
27:51sur le compte France
27:51c'est notre production
27:53c'est notre gastronomie
27:54on est la première destination
27:55touristique au monde
27:56encore cette année
27:57beaucoup disent venir
27:58pour un moment de gastronomie
27:59On a dit de Nicolas Sarkozy
28:02qu'il avait un régime
28:04assez ascétique
28:05en tout cas
28:05c'était quelqu'un
28:06qui faisait très attention
28:07à sa diététique
28:07ça doit être difficile
28:09de passer des années
28:10avec quelqu'un
28:11qui n'a peut-être pas
28:11cette fibre gastronomique
28:12Non alors je ne suis pas là
28:13pour réhabiliter
28:15la gastronomie
28:17sous Nicolas Sarkozy
28:18mais vous savez
28:18quand vous passez
28:19après un Jacques Chirac
28:19qui était connu
28:20pour être un ogre
28:20forcément on trouve
28:22que vous mangez moins
28:22c'est pas grave
28:23c'était un président
28:25qui faisait attention à lui
28:25bien évidemment
28:26on l'a taxé de ne pas aimer ça
28:28parce qu'il ne buvait pas d'alcool
28:29donc on a dit
28:30bon bah il n'aime pas manger
28:31ce qui n'était pas vrai
28:32quand il était ministre de l'Intérieur
28:34il mangeait plusieurs fois par semaine
28:35au Bristol
28:35chez Éric Fréchon
28:36vous ne mangez pas plusieurs fois
28:37chez Éric Fréchon
28:38si vous n'aimez pas manger
28:38quand il était maire de Neuilly
28:40il allait chez notre camarade
28:41à la truffe noire
28:42c'est quelqu'un qui aime la gastronomie
28:44je rappelle quand même
28:44que ce repas gastronomique
28:46des français
28:46qui a été classé à l'UNESCO
28:47reconnu il y a 15 ans maintenant
28:49le dossier est parti
28:50sous la présidence de Nicolas Sarkozy
28:51donc voilà
28:52il y a eu des choses de faites
28:53c'est quelqu'un qui aimait
28:55surtout beaucoup travailler
28:56donc c'est vrai
28:57qu'il n'arrêtait pas de travailler
28:58à 13h pour passer à table
28:59donc les gens qui étaient
29:00autour de la table
29:00peut-être
29:01ses propres amis d'ailleurs
29:02l'ont taxé de
29:03bah lui il n'aime pas manger
29:03ce qui n'est pas vrai
29:05François Hollande
29:06au contraire gourmand
29:07gourmand
29:07François Hollande
29:08très gourmand
29:09des bonheurs
29:09voilà
29:10bien sûr avec un rapport
29:12aussi
29:13à l'alimentation
29:16au territoire
29:17venant de Corrèze
29:19qui connaissaient bien
29:20la production
29:21on vient avec sa région
29:21comme on est président
29:22avec les producteurs
29:23avec tout ça
29:23donc on a fait beaucoup de choses
29:25et c'est quelqu'un
29:25alors on me l'a assez reproché
29:26il avait une certaine ligne
29:28en arrivant à l'Elysée
29:28apparemment c'est de ma faute
29:306-5 ans après
29:30il a pris un peu de poids
29:32lui il ne m'en tient pas rigueur
29:33et ne m'en veut pas
29:33je le croise très souvent
29:35dans des manifestations
29:36soit des matchs de rugby
29:38soit des dégustations
29:40et tout va très bien
29:41c'est ce que pourrait dire
29:42aujourd'hui Gérard Larcher
29:43à votre successeur
29:44Fabrice Desvignes
29:45peut-être
29:46qui ne l'a pas aidé non plus
29:47il faut bien dire
29:48vous savez quand on est gourmand
29:50et on peut en parler
29:51vous et moi Vincent
29:52on a vu que la balance
29:53on n'a pas toujours été
29:54voilà ça va très vite
29:55et c'est vrai que quand on est gourmand
29:56et qu'on a la chance
29:56de goûter des beaux produits
29:58vous savez vous arrivez quelque part
29:59vous le vivez au quotidien
30:00vous arrivez
30:00on vous fait goûter ci
30:01on vous fait goûter ça
30:02on vous fait goûter ci
30:02on vous fait goûter ça
30:03bon bah à la fin de la journée
30:04on a un petit peu trop goûté
30:05alors si vous êtes passé
30:06des cuisines
30:07au Quai d'Orsay
30:08en quelque sorte
30:09puisque vous êtes un peu
30:11le
30:11vous êtes
30:13vous restez en tout cas
30:14le premier
30:15à ce jour
30:16le seul ambassadeur
30:17de la gastronomie
30:18c'est bien que
30:19en France
30:20le soft power
30:22ça passe par la table
30:23je veux dire
30:24c'est la
30:24c'est la descente
30:25c'est l'héritage de Talleyrand
30:27oui Talleyrand
30:27l'a créé
30:29beaucoup de gens
30:30l'ont animé
30:31Gilles Bragard
30:32avec le club des chefs des chefs
30:33depuis 1977
30:34a été un grand acteur
30:36de cette diplomatie culinaire
30:37de cette diplomatie douce
30:38est-ce que vous restez dedans
30:39vous par exemple
30:40le club des chefs des chefs
30:40oui alors moi
30:41j'en suis administrateur
30:42je continue de les aider
30:42pour être encore dans la vente
30:44pour être toujours avec eux
30:45pour les aider
30:46quand ils le font
30:47c'est Fabrice Devigne
30:48qui est le représentant français
30:49puisque c'est un chef par pays
30:50bien sûr
30:50mais je continue bien sûr
30:51de les suivre
30:52et oui c'est quelque chose d'important
30:53parce qu'une fois de plus
30:54à travers notre gastronomie
30:55à travers notre alimentation
30:56des valeurs
30:57liberté, égalité, fraternité
30:59des valeurs liées à la production
31:01à cet engagement social, sociétal
31:03et environnemental
31:04de notre alimentation
31:04aujourd'hui nous sommes un pays
31:06qui réfléchit à tout ça
31:08et comment est-ce qu'on peut
31:09aller convaincre nos partenaires
31:10européens dans le reste du monde
31:11d'aller vers cette alimentation
31:13plus engagée
31:13donc c'est en effet
31:14un point important
31:16de notre diplomatie
31:17et j'espère bien
31:18que le Quai d'Orsay
31:19va continuer
31:20moi j'ai quitté le Quai d'Orsay
31:21il y a maintenant un an
31:21je sais qu'ils y travaillent
31:23je suis en lien avec eux
31:23pour qu'il y ait un successeur
31:25qui prenne tous ces dossiers
31:26à bras le corps
31:27parce qu'il faut quelqu'un
31:28pas à 50%
31:29il faut quelqu'un à 200%
31:30sur ces sujets là
31:30Une dernière question
31:32Guillaume Gomez
31:33le temps passe drôlement vite
31:34avant que nos auditeurs
31:36plongent dans
31:36à la table du destin
31:37votre ouvrage
31:39au fond
31:40on est ce qu'on mange
31:42ça on est d'accord
31:43vous et moi
31:44et on ne peut pas tricher
31:45quand on voit quelqu'un à table
31:47on en apprend beaucoup
31:48sur ce qu'il est
31:49les hommes politiques
31:50dont on a l'impression
31:51parfois qu'ils nous cachent
31:52les trois quarts
31:53de leur personnalité
31:54et de leurs intentions
31:55vous ne croyez pas
31:57qu'il faudrait les voir à table
31:58tous nos présidents
31:59que ça nous renseignerait bien
32:00parce que vous
32:01vous devez mieux
32:01les connaître que nous
32:02du coup
32:02c'est quelque chose
32:03que vous connaissez bien
32:04vous Vincent
32:05la politique à table
32:06mais c'est en effet
32:07à travers la table
32:08à travers ce que l'on va manger
32:10ce que l'on va consommer
32:11tout un chacun
32:11c'est un acte politique
32:13c'est pas Perico
32:14qui nous démentirait
32:15qui est aussi sur cette radio
32:16c'est un acte politique
32:18manger c'est voter
32:19manger c'est prendre position
32:21sur le type
32:22d'alimentation
32:24d'éducation
32:25et de société
32:25que l'on veut
32:26et faire société
32:27c'est le principe même
32:28de la commensalité
32:29c'est faire société
32:30savoir comment est-ce que
32:31on va accepter de manger
32:32et oui
32:32la façon dont vous mangez
32:34la façon dont vous vous alimentez
32:36en dit beaucoup
32:36sur ce que vous souhaitez
32:37de la société
32:38beaucoup de vocabulaire
32:39autour effectivement
32:40du fait d'être à table
32:41être des copains
32:42partager le pain
32:43simplement le pain quotidien
32:44donc le repas
32:46bon ben merci beaucoup
32:47Guillaume Gomez
32:48merci à vous
32:48Vincent Tarnio
32:49je n'en dis pas plus
32:50sur ce que vous racontez
32:51à propos de vos différents mandats
32:53en tout cas
32:53mandats de chef des chefs
32:55des chefs d'état
32:56de la France
32:57parce que tout est dans le bouquin
32:59il y en a 296 pages
33:00avec des anecdotes
33:02croustillantes
33:03croustifondantes
33:04on va dire même
33:05parce que c'est bien
33:06l'extérieur que ce soit croustillant
33:07mais dedans on a envie
33:08un peu que ça fonde
33:08du côté du coeur
33:09et c'est tout votre art
33:11également dans ce livre
33:12merci Guillaume
33:12dans une minute
33:14on va retrouver
33:15un homme que vous connaissez bien
33:16c'est le directeur
33:19du restaurant gastronomique
33:20de l'hôtel Plaza Athénée
33:21à Paris
33:21pour une vente
33:22qui va se tenir
33:23la semaine prochaine
33:24une vente de vaisselle
33:25c'est pas la première
33:26ça ça cartonne
33:27c'est la beauté
33:28des arbres de la table français
33:29à travers la grande hôtel
33:31restez avec nous
33:32Léal Métro
33:34premier fournisseur
33:35et livreur
33:36de produits frais
33:37et locaux
33:37aux restaurateurs
33:38partout en France
33:39vous présente
33:40Sud Radio
33:4110h11
33:42Fergnot
33:43fait le marché
33:44et un marché
33:46qui est entièrement
33:46consacré au chef
33:47ce matin
33:48enfin au chef
33:48au chef de cuisine
33:49parce que des chefs
33:50il y en a des multiples
33:51ça va vite à dire
33:52que chef c'est chef de cuisine
33:53mais chef de cuisine
33:54c'est pas le chef de tout
33:55voilà
33:55je suis avec Guillaume Gomez
33:57qui est venu nous parler
33:58de son ouvrage
33:59à la table du destin
34:00mais il est resté
34:02parce qu'il y a un truc
34:03qui le titille
34:04qui l'intéresse
34:05puisqu'est organisée
34:06la deuxième édition
34:08de la vaisselle des chefs
34:10à Paris
34:10la vaisselle des chefs
34:11Guillaume Gomez
34:12c'est une grande vente
34:13aux enchères
34:14qui sert en fait
34:16peut-être à déstocker
34:17un petit peu
34:18parce que les grands restaurants
34:19et les grands hôtels
34:20changent souvent de vaisselle
34:22et comme ça
34:23ça permet à chacun
34:24d'accéder un petit peu
34:25à l'excellence
34:26à ce côté
34:27au palace
34:28au grand restaurant étoilé
34:29en gardant ce petit côté
34:31fétichiste de la vaisselle
34:33oui une deuxième vie
34:33pour la vaisselle
34:34et puis ça met en avant
34:35les arts de la table
34:35et puis celles et ceux
34:37qui font ces arts de la table
34:38et qui les font vivre
34:39comme les grands maîtres d'hôtel
34:40comme Denis
34:40alors vous savez quoi
34:42justement
34:42j'ai passé un coup de fil
34:44à Denis Courtiade
34:46qui est directeur
34:48du restaurant gastronomique
34:49du plaza Athénée
34:50le grand palace parisien
34:52bienveilleux hôtel
34:53de l'avenue Montaigne
34:54et puis double meilleur
34:56alors j'allais dire
34:58vous voyez
34:58c'est ça
34:59voilà
34:59maître d'hôtel
35:01double meilleur
35:02maître d'hôtel
35:03du monde
35:03c'est quand même
35:04quelque chose ça
35:05et je trouve qu'on part pas
35:06assez des arts de la table
35:07Denis
35:07figurez-vous
35:09bonjour Vincent
35:09bonjour
35:10bonjour Denis
35:11Denis
35:12les arts de la table
35:14c'est vrai que
35:16les arts de la table
35:17rejoignent les arts de la salle
35:18parce que
35:19le service en salle
35:20s'il n'y avait pas
35:21derrière
35:22les arts de la table
35:23à la française
35:24serait une belle
35:25à qui il manque un oeil
35:26pour paraphraser
35:27un grand gastronome
35:29en fin de compte
35:31tout est lié
35:32parce que d'ailleurs
35:32l'outil
35:33qui peut être
35:34soit un couvert
35:34soit une assiette
35:35soit une cloche
35:36etc
35:36il y a la main
35:37il y a la gestuelle
35:38il y a l'histoire qu'on raconte
35:39il y a la mise en avant
35:40des artisans
35:41de l'artisanat
35:41donc l'homme de salle
35:43avec un grand H
35:43est là pour ça
35:44pour raconter l'histoire
35:45et mettre en vie
35:46mettre en mouvement
35:47l'objet
35:47dans lequel le chef
35:49a déposé sa recette
35:50bien sûr
35:51tout est bien
35:52Denis Courtière
35:53vous êtes donc
35:54le parrain
35:54de cette édition
35:56la deuxième édition
35:57de la vaisselle des chefs
35:58à Paris
35:58ça se tiendra
35:59le 7 et le 8 février
36:02donc c'est vraiment là
36:03dans quelques jours
36:04il paraît que
36:05l'édition précédente
36:06a été un tel succès
36:07qu'il faut prendre des places
36:08comme on prendrait
36:09des places de théâtre
36:11voilà
36:11on va sur le site internet
36:12et on trouve des places
36:13et vous voyez
36:14parce qu'en fin de compte
36:15s'il y a trop de monde
36:17on risque de casser
36:18de la vaisselle
36:18je suis un peu d'humour
36:19mais voilà
36:20il faut quand même
36:20il faut quand même
36:21avoir le temps
36:22d'expliquer
36:22d'où proviennent
36:24de quelles maisons
36:24proviennent les pièces
36:25et d'expliquer un peu
36:26l'histoire de chaque pièce
36:27donc voilà
36:28il y aura du monde
36:29mais en limité quand même
36:30alors j'ai envie
36:32que vous me racontiez
36:33un petit peu le catalogue
36:34parce qu'on se doute bien
36:36du genre de pièces
36:38qu'on y trouve
36:39mais il doit y avoir
36:39en dehors du
36:40je ne veux pas dire du
36:42qu'on se doute
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