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  • il y a 7 mois
Chaque week-end, François Gapihan vous accompagne de 10h à 12h dans BFM Direct.

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00:00:00Et bonjour à tous, bienvenue dans BFM Direct. Nous sommes ensemble jusqu'à midi. Dans un instant, on va retrouver nos équipes mobilisées dans les départements bretons inondés.
00:00:08Depuis maintenant 48 heures, le Finistère, l'île Évilaine, le Morbihan, toujours en alerte orange crue. Il continue de pleuvoir ce matin et ça n'est pas prêt de s'arrêter les autorités.
00:00:17Les habitants sont très inquiets. Vous découvrirez dans un instant des images impressionnantes tournées par le drone de BFM TV.
00:00:24Un mystère nové Grinch, ce pétrolier russe avançant masqué dans les eaux internationales, intercepté jeudi par l'armée française et conduit depuis dans le port de Marseille où il vient d'arriver.
00:00:34Nous serons sur place. On va vous expliquer ce que vont devenir le bateau et son équipage.
00:00:39Dans BFM Direct également ce matin, les images effroyables de cet habitant de Minneapolis abattu hier par la police anti-immigration de Trump.
00:00:47Deuxième exécution en un mois. Ces derniers jours, des enfants ont aussi été arrêtés, placés en détention.
00:00:53La colère gronde. Outre-Atlantique, les Etats-Unis sont-ils en train de basculer ?
00:00:57Nos envoyés spéciaux viennent d'arriver à Minneapolis. Décritage à suivre.
00:01:01Et puis à 11h, nous suivrons l'arrivée de Marine Le Pen dans son fief politique d'Ena Beaumont.
00:01:05L'occasion de revenir avec notre chroniqueur judiciaire sur la semaine déterminante au procès en appel de celle qui risque de ne pas pouvoir se représenter à la présidentielle en 2027.
00:01:15BFM Direct, épisode 44. C'est parti.
00:01:23Mais d'abord, l'essentiel de l'actualité avec vous. Fanny, bonjour. Et l'embrasement à Minneapolis aux Etats-Unis.
00:01:34Oui, des centaines de personnes qui ont manifesté, qui sont rassemblées hier en hommage à Alex Prétis,
00:01:39cet infirmier américain de 37 ans abattu hier par les agents de la police ICE.
00:01:43Ils ont suivi ensuite des marches massives contre les manœuvres de cette police anti-immigration.
00:01:49L'administration Trump assure que la victime armée souhaitait massacrer, je cite, des forces de l'ordre.
00:01:54Trois semaines après la mort de René Goud, un militant, elle aussi tué par balle par un policier de l'ICE,
00:01:59le maire de Minneapolis, vous allez l'entendre, appelle lui à mettre fin aux opérations de la police.
00:02:04« Rétablissons la paix. Mettons fin à cette opération et je vous assure que notre ville reviendra. La sécurité sera rétablie. »
00:02:16En France, à présent, une marche blanche a lieu ce matin à Mitrimori, en Seine-et-Marne.
00:02:20Alizé Boissin, vous êtes sur place pour BFM TV. Il s'agit d'un hommage rendu à la jeune Camélia, 17 ans,
00:02:26qui s'est suicidée il y a près de deux semaines sur fond de harcèlement scolaire.
00:02:30Oui, absolument, et vous le voyez sur les images de Baptiste Keïta, la marche blanche qui a démarré il y a maintenant quelques minutes.
00:02:38Départ de la gare Mitriclet, là où la jeune fille de 17 ans s'est donnée la mort le 13 janvier dernier,
00:02:44pour aller jusqu'à son lycée, là où Camélia a été scolarisée, donc au lycée honoré de Balzac.
00:02:49Vous voyez, il y a déjà du monde, des personnes qui sont venues des villes aux alentours pour venir soutenir la famille
00:02:55et pour dire non au harcèlement. Et je le rappelle, il y a deux enquêtes ouvertes,
00:02:59une pour déterminer les causes de la mort et une autre pour harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider.
00:03:05On a pu rencontrer beaucoup de parents d'élèves et d'élèves qui sont à la fois très en colère,
00:03:10mais aussi très inquiets de voir que le harcèlement continue d'être un flot.
00:03:13Voilà ce que l'on a pu entendre pour le départ de cette marche blanche qui a démarré il y a quelques minutes.
00:03:19Merci Alize Boissin, on continuera de suivre cela avec vous.
00:03:22Et Baptiste Keïta, derrière la caméra, on vous rappelle que si vous êtes victime ou témoin de tout type de harcèlement,
00:03:27il faut appeler ce numéro national gratuit, anonyme, ouvert 7 jours sur 7 et confidentiel, c'est le 30-18.
00:03:34Les suites de la tempête Ingrid en Bretagne.
00:03:36Oui, comme hier, le Morbihan, l'Île-et-Vilaine et le Finistère sont toujours placés en vigeance orange cru.
00:03:42Le Finistère, où le maire de Quimperlé, ouvre de nouveau ce matin une cellule de crise dans un contexte de décrue, je cite,
00:03:48vraiment très lente, ce sont ces mots, l'ensemble des sols de toute la région est actuellement saturé,
00:03:53il n'absorbe plus les pluies, d'où les débordements toujours importants signalés par Météo France aujourd'hui.
00:03:59Et puis ça y est, record, record battu par Thomas Cowill et son équipage dans le trophée Jules Verne.
00:04:05Oui, record battu en 40 jours, 10 heures, 45 minutes et 50 secondes pour être précis pour ce tour du monde à la voile en équipage.
00:04:14Très chahuté sur la fin par la tempête Ingrid.
00:04:17Le Sodebo ultime 3 qui a donc passé la ligne d'arrivée à Wesson aujourd'hui à 7h46.
00:04:21Ce maxi trimaran qui fait désormais route vers Brest, bloqué par le courant dans le goulet,
00:04:26il est attendu au Quai Malbert aux alentours de 11h30 midi.
00:04:29Donc suivra évidemment l'évolution de ce trimaran.
00:04:33En tout cas, famille et personnalité sont au rendez-vous pour les accueillir.
00:04:37L'image de l'IS à Brest à suivre tout à l'heure en direct sur BFM TV.
00:04:41Merci beaucoup Fanny, prochain point sur l'actualité avec vous toujours à 11h.
00:04:44A tout à l'heure.
00:04:45Voilà 48 heures qu'une partie de la Bretagne est sous les eaux et ça n'est pas prêt de s'arrêter.
00:04:50Au regard des prévisions météo, on va retrouver nos équipes dans le Finistère, dans le Morbihan,
00:04:55qui avec l'île Évilaine reste ce matin en alerte orange crue.
00:04:58Ça n'en finit pas. Bonjour maire Oignoron du Sel.
00:05:00Vous êtes à Quimperlé où une réunion de crise débute en ce moment même.
00:05:06Oui, une nouvelle réunion de crise à l'appel du maire de la commune pour gérer cette crue qui, vous l'avez dit, semble ne pas finir.
00:05:13Alors pour vous expliquer par exemple, ce matin, sur ce quai, il n'y avait quasiment plus d'eau.
00:05:18Mais vous le voyez, là à 10h, un peu après 10h, l'eau continue de remonter.
00:05:22En fait, ça suit une sorte de yo-yo qui est dépendant de la marée.
00:05:25Et on voulait vous montrer aussi, par exemple, cette bouche d'égout, illustration d'à quel point le réseau d'évacuation des eaux est complètement saturé
00:05:32et ne peut plus faire son travail.
00:05:35Alors ici, on s'est organisé notamment avec des sacs de sable, avec des pompes.
00:05:38Mais cela ne suffit pas à évacuer toute l'eau.
00:05:41La décrue, elle était prévue pour aujourd'hui, qu'elle devait commencer hier.
00:05:44Mais finalement, avec les précipitations, l'eau a continué de monter et ça va se poursuivre.
00:05:49Notamment au vu des prévisions de précipitation.
00:05:52Et c'est ça qui fait peur ici aux habitants.
00:05:54On a croisé aussi une habitante qui, elle, a vu sa voiture être complètement noyée.
00:05:57Elle nous racontait être complètement démunie parce que c'est son seul moyen de locomotion.
00:06:01Il va falloir maintenant engager aussi toutes les démarches avec les assurances.
00:06:04Ici, c'est un peu ce que tous nous racontent.
00:06:07Être un peu démunis face à cette situation qui se répète depuis plusieurs années maintenant
00:06:11et qui semble s'inscrire aujourd'hui dans la durée.
00:06:14Il va falloir être patient en Bretagne pour les prochains jours.
00:06:17En effet, merci Marion, avec Hortense Gérard à Quimperlé où il va continuer,
00:06:21bonjour Guillaume Sechet, de pleuvoir dans les prochaines heures, les prochains jours même.
00:06:25Oui, dans les prochains jours.
00:06:26Alors, dans les prochaines heures, peut-être pas vraiment.
00:06:28En tout cas, il y a une petite accalmie pour cet après-midi.
00:06:31On voit effectivement sur cette animation des radars de précipitation,
00:06:35je ne sais pas si on peut la mettre, la voici,
00:06:36qu'il y a pas mal d'averses actuellement sur la Bretagne.
00:06:39Mais on est derrière une perturbation.
00:06:41Et donc, dans cet après-midi, le temps sera plus sec.
00:06:44Mais ça ne devrait malheureusement pas durer
00:06:46puisque d'autres perturbations sont en vue sur la région.
00:06:50D'ailleurs, sachez qu'il est tombé 244 mm de pluie à Quimper.
00:06:57Et non pas à Quimperlé, mais enfin en tout cas, ça montre à quel point,
00:07:00ça indique à quel point c'est 266 mm.
00:07:02C'est un niveau supérieur de deux fois à la normale.
00:07:06Normalement, il devrait tomber 144 mm sur un mois pour le mois de janvier.
00:07:11Et là, on en est à 266.
00:07:13Et le mois de janvier n'est pas terminé.
00:07:14Donc, autant dire qu'on va sans doute battre un record sur cette région.
00:07:17Mathéo Fromy nous attend lui aussi.
00:07:19Bonjour Mathéo.
00:07:19Vous, vous êtes à Malétroit dans le Morbihan où la situation suscite là aussi beaucoup d'inquiétudes toujours ce matin.
00:07:26Oui, beaucoup d'inquiétudes.
00:07:28Surtout qu'il y a eu, on va dire, peut-être un faux espoir de par la légère décrue qu'il y a eu hier.
00:07:33On est passé du 23 à 3,18 m de hauteur à 2,70 m hier.
00:07:38Et malheureusement, cette nuit, on est remonté à 3,08 m.
00:07:41Vous le voyez derrière moi, il s'agit du parking de la salle des fêtes qui est complètement immergée d'eau.
00:07:47Il y a eu même, vous voyez, une passerelle en bois qui a été construite pour que les habitants puissent sortir de chez eux.
00:07:53Une réunion de crise est actuellement organisée dans la mairie.
00:07:57On attend bien sûr plus d'informations.
00:07:58Pour l'instant, Météo France n'annonce pas de pluie sur cette commune.
00:08:02Mais on imagine mal pour l'instant une décrue puisque, vous le voyez, le sol est gorgé d'eau.
00:08:06Et l'eau est encore très haute ici.
00:08:10Promis à mal étroit dans le Morbihan.
00:08:13On découvre à l'image des images que vous avez tournées, Météo, avec le drone de BFM TV au-dessus de mal étroit.
00:08:23Guillaume Sécher, on parle de cru, de décru.
00:08:24Attention, quand on dit décru, on a l'impression que c'est en train de se terminer.
00:08:27Parfois, la décrue est très lente et parfois, au gré de nouvelles pluies, ça peut reprendre.
00:08:31C'est toute la complexité de la situation.
00:08:32Il y a un temps de retard entre les pluies qui tombent.
00:08:35Et puis, progressivement, tout cela ruisselle.
00:08:39En fait, ces cours d'eau qui inondent, notamment Quimperlet, sont alimentés par des bassins versants
00:08:46qui sont vraiment en amont sur des reliefs qui sont situés sur le centre de la Bretagne
00:08:53et qui sont plus arrosés que les zones littorales.
00:08:58Donc, comme ces zones sont encore plus arrosées et les averses sont encore plus fréquentes que sur le littoral,
00:09:06il faudrait vraiment que les pluies s'arrêtent absolument partout pour que la situation s'améliore.
00:09:11Sachant que l'amélioration, ce n'est pas pour tout de suite.
00:09:14Pas du tout.
00:09:14Pour celles et ceux qui nous regardent et qui n'habitent pas en Bretagne, la dégradation, elle va continuer et même, en réalité, s'élargir.
00:09:21Voilà, s'étendre, Guillaume, c'est ça ?
00:09:23Probablement.
00:09:23Alors, on ne sait pas vraiment quelles régions seront concernées par les inondations dans les prochains jours.
00:09:28Mais en tout cas, vu la situation, c'est vraiment très inquiétant.
00:09:33Puisque, en fait, nous ne sommes qu'au début de cette période de temps très perturbée.
00:09:39Avec cette véritable autoroute de perturbation qui est en train de se mettre en place depuis Terre-Neuve jusqu'à l'Europe occidentale,
00:09:47en passant donc par la France.
00:09:50Il va y avoir de très fréquentes vagues pluvieuses dans les prochains jours qui vont balayer absolument tout le pays.
00:09:55Regardez donc cette simulation des cumuls de pluie d'ici le 9 février.
00:10:02On voit que toute la France est concernée, notamment l'ouest du pays, puisque situé près de l'Atlantique,
00:10:10et surtout la Bretagne ainsi que le sud-ouest.
00:10:13D'ailleurs, le sud de la Bretagne sera particulièrement concerné,
00:10:17puisque nous serons influencés par un courant de secteur sud-ouest,
00:10:21avec donc des pluies qui seront surtout présentes sur le sud de la Bretagne,
00:10:24et notamment sur les bassins versants qui alimentent les cours d'eau qui sont déjà encrus.
00:10:30Autant dire que les niveaux de ces cours d'eau vont de nouveau remonter, sans doute, dans les prochains jours.
00:10:36Et il se pourrait que d'autres départements soient également concernés,
00:10:41notamment vers le Poitou-Charentes, l'Aquitaine.
00:10:44D'ailleurs, il pourrait tomber l'équivalent de deux mois de précipitation en seulement 15 jours sur le sud-ouest.
00:10:49Donc on surveille vraiment tout cela.
00:10:51Il pourrait même y avoir de fortes tempêtes dans ce courant de secteur ouest.
00:10:55– Carrément, bon, on surveille tout ça. Merci beaucoup, merci Guillaume.
00:10:57– On continue évidemment à en parler dans les prochaines heures, les prochains jours,
00:11:00les prochaines semaines même, malheureusement.
00:11:02Merci Guillaume à tout à l'heure.
00:11:04Un mystère, un mystère nommé Grinch, ce pétrolier russe avançant masqué dans les eaux internationales,
00:11:10intercepté jeudi par l'armée française, conduit depuis dans le port de Marseille-Fosse,
00:11:14où il vient d'arriver, vous êtes sur place, Naoufel El-Kawafi.
00:11:16Bonjour Naoufel, le navire est désormais à la disposition des autorités judiciaires françaises.
00:11:23– Oui, l'enquête a bel et bien commencé.
00:11:26La preuve avec ce navire pétrolier et le périmètre de sécurité qui l'entoure,
00:11:30en l'occurrence des bateaux de la marine nationale qui sont autour,
00:11:34pas mal d'allers-retours en direction du port.
00:11:36Cela montre quoi ?
00:11:37Cela montre que les enquêteurs de la gendarmerie procèdent depuis hier soir
00:11:42à différentes vérifications, ça peut être des vérifications administratives,
00:11:46l'identité aussi des membres de l'équipage.
00:11:49Ces membres vont d'ailleurs être interrogés.
00:11:52L'objectif, ce sera de comprendre ce qu'il s'est passé,
00:11:54comprendre pourquoi ce navire naviguait sur les eaux européennes
00:11:58et surtout pourquoi il circulait avec les couleurs d'un autre pays,
00:12:01en l'occurrence les Comores.
00:12:03Ce bateau est suspecté d'appartenir à la flotte fantôme russe,
00:12:07suspecté également de participer, de financer l'effort de guerre contre l'Ukraine.
00:12:12Ce n'est pas la première fois que la France intercepte un bateau à un pétrolier russe.
00:12:17C'était le cas en octobre dernier au large de Saint-Nazaire.
00:12:19Le parquet de Marseille a donc ouvert une enquête pour défaut de pavillon,
00:12:23l'enquête qui ne fait que député.
00:12:25Merci beaucoup Naofel El-Kawafi à Marseille pour BFMTV.
00:12:30Bonjour Général Pellistrandi, consultant défense BFMTV.
00:12:33Quelques explications s'imposent.
00:12:35C'est quoi cette flotte fantôme russe dont on parle et à laquelle appartiendrait ce navire russe,
00:12:43ce pétrolier russe intercepté ?
00:12:46On découvrira d'ailleurs des images musiques impressionnantes, je dirais, à l'appui.
00:12:52Les images fournies par l'armée française il y a de cela quelques jours.
00:12:56Alors environ un millier de bateaux, des pétroliers, des cargos,
00:13:01qui servent essentiellement à exporter les hydrocarbures russes alors que la Russie est sous sanction internationale.
00:13:08Et donc l'exportation de ces hydrocarbures permet à la Russie de vendre ce pétrole
00:13:13et donc d'engranger des revenus qui lui permettent de financer la guerre en Ukraine.
00:13:17Donc cette flotte fantôme, elle est traquée par de nombreux États, dont la France.
00:13:22Et donc il s'agit d'identifier les bateaux et puis saisir l'opportunité
00:13:27pour aller en quelque sorte déranger ces flux commerciaux en allant saisir les bateaux
00:13:33et vérifier que ces bateaux sont soit conformes à la législation internationale,
00:13:38soit en infraction et donc en quelque sorte punir indirectement la Russie.
00:13:43Parce que point particulier, ces bateaux sont rarement avec le pavillon russe.
00:13:48Ils sont sous pavillon de complaisance.
00:13:49Bien sûr. Là, en l'espèce, les autorités judiciaires françaises qui prennent le dossier en main,
00:13:56si je puis dire, qui vont sans doute entendre les membres de l'équipage,
00:14:01ont affaire à un navire qui arborait un faux pavillon.
00:14:06C'est-à-dire que le navire affichait le drapeau des Comores, qui ne serait donc pas le sien.
00:14:10Oui, et ça c'est un élément d'infraction aux droits maritimes internationaux.
00:14:14Ce n'est pas un détail, c'est tout sauf un détail.
00:14:16Exactement. Ce sont des éléments qui sont très importants.
00:14:18Et donc, on va contrôler.
00:14:20Alors, généralement, l'équipage, lui, il subit.
00:14:22Mais on va aussi contrôler, par exemple, tous les papiers des équipages.
00:14:27Ont-ils les bonnes qualifications ?
00:14:29Par exemple, elles sont-elles à jour ?
00:14:31Parce que ça permet, en quelque sorte, de poursuivre une procédure judiciaire,
00:14:35immobiliser éventuellement le bateau, saisir la cargaison,
00:14:38et en fait, priver Moscou des revenus des hydrocarbures transportés par ce pétrolier.
00:14:46Moscou, où l'on retrouve Paul Gogo.
00:14:48Bonjour Paul.
00:14:49Le silence des autorités russes du Kremlin de Vladimir Poutine est assez notable ce matin.
00:15:00Oui, exactement.
00:15:01Sachant que la dernière fois que la France avait contrôlé un navire de la flotte fantôme,
00:15:05Vladimir Poutine avait déjà mis un peu de temps avant de s'exprimer,
00:15:09mais il avait qualifié les autorités françaises de pirates et l'opération de piraterie.
00:15:14La situation, en fait, elle est assez simple.
00:15:18Les Français savent très bien, la France sait très bien comment s'y prendre,
00:15:21tout simplement parce que la France agit dans le cadre du droit international.
00:15:26Et les autorités françaises font bien attention, en fait, à respecter ce cadre-là,
00:15:30justement pour ne pas pouvoir donner de gras à moudre au Kremlin,
00:15:33qui lui-même a beaucoup de difficultés à assumer cette situation,
00:15:37tout simplement parce que, vous venez de le rappeler,
00:15:38une grande partie de ces navires ne sont pas liés officiellement directement à la Russie
00:15:43parce que la stratégie de la flotte fantôme, ce n'est pas quelque chose d'officiel en Russie.
00:15:48Ce n'est pas quelque chose que le Kremlin assume comme une stratégie pour contourner les sanctions.
00:15:52Et donc, le Kremlin ne peut finalement se plaindre que si un gouvernement étranger
00:15:57faisait pour le coup réellement acte de piraterie,
00:16:00se mettait à arrêter tous ces navires, ce qui n'est pas le cas.
00:16:03Et donc, Vladimir Poutine reste plutôt silencieux.
00:16:06On sait très bien que ça l'agace parce qu'évidemment, ce pétrole, il est très important
00:16:10pour que sa guerre puisse continuer.
00:16:13On sait que le budget 2026 en Russie est très compliqué
00:16:16parce qu'il y a une hausse très impressionnante des dépenses liées à la guerre.
00:16:21Et de l'autre côté, le cours du pétrole a vraiment drastiquement baissé.
00:16:25Il y a quasiment moins 24% de revenus liés au pétrole
00:16:28depuis de différences cette année par rapport à l'année précédente.
00:16:33Et donc, pour le Kremlin, c'est vraiment très compliqué aujourd'hui
00:16:35de pouvoir continuer à mener sa guerre.
00:16:37Il a besoin de ce pétrole.
00:16:39Et donc, pour l'instant, il se fait discret.
00:16:40Mais des messages seront très certainement passés aux autorités européennes, françaises,
00:16:46parce qu'il est clair que le Kremlin déteste voir,
00:16:49que ce soit les Américains, les Français ou les Ukrainiens,
00:16:51que l'on s'en prenne à sa flotte fantôme.
00:16:53Général Pellistrandi, regardons ensemble ces images
00:16:57postées via un message de l'Elysée sur les réseaux sociaux,
00:17:02vidéos en musique de l'assaut de la marine française sur le Grinch,
00:17:08sur ce pétrolier russe.
00:17:12Est-ce qu'on a les images ?
00:17:13On va regarder les images.
00:17:15Bon, on n'a pas les images.
00:17:16Général Pellistrandi, c'est aussi une guerre de l'image, pour le coup.
00:17:18Absolument.
00:17:19Guerre de l'image et guerre des communications.
00:17:21D'abord, il faut savoir que le bateau est intercepté
00:17:23dans ce qu'on appelle la mer d'Albaran.
00:17:25C'est en fait, en gros, entre le Maroc et l'Espagne.
00:17:27Et donc, une opération avec des hélicoptères, on le voit.
00:17:32Et donc, c'est des images, en fait,
00:17:35où les commandos marines descendent sur le bateau.
00:17:39Alors, il y a un point qui est important.
00:17:40Vous voyez que le bateau est en très bon état.
00:17:42Il n'est pas vieux.
00:17:43Ça, c'est un élément important.
00:17:45Ce n'est pas un bateau poubelle.
00:17:46Bon, mais là, les commandos rentrent sur la passerelle
00:17:51et vont, en quelque sorte, prendre le contrôle du bateau.
00:17:54Et donc, cette guerre de communication, elle est importante.
00:17:57Elle est adressée, bien sûr, aux Russes.
00:17:58C'est un message.
00:17:59C'est un message qui est envoyé aux Russes pour dire
00:18:01la flotte fantôme, on est capable de l'intercepter.
00:18:04Je dirais aussi qu'il y a un message qui est envoyé
00:18:06à notre partenaire très encombrant, Donald Trump,
00:18:09pour dire que nous aussi, militairement, on sait faire des choses.
00:18:12Ça, c'est un élément qui est important.
00:18:14Oui, vu le contexte, la semaine qu'on vient de vivre.
00:18:17Exactement.
00:18:17Avec les frasques de Trump.
00:18:19Donc, ça permet de démontrer que nos armées, elles sont opérationnelles
00:18:22et que c'est une action qui a été combinée avec nos partenaires,
00:18:25notamment le Royaume-Uni.
00:18:26Voilà, on est dans la guerre de l'image,
00:18:29guerre de la communication.
00:18:31Et ça, c'est des éléments qui sont importants dans le contexte actuel.
00:18:34Au propos de la guerre, la guerre en Ukraine, ça fait 4 ans.
00:18:35Il y a un certain nombre de cas qui posent question.
00:18:39La guerre et les sanctions occidentales contre la Russie.
00:18:42À Saint-Malo, général Pélistrandi, il est question d'un autre navire.
00:18:46Ce n'est pas un pétrolier, c'est un navire russe, lui aussi, pour le coup,
00:18:50qui est bloqué à quai à Saint-Malo.
00:18:53C'est le Vladimir Latichev.
00:18:55Il est menacé d'abandon.
00:18:58Il est stationné depuis mars 2022.
00:19:00Les marins russes à bord ne reçoivent plus de vivres.
00:19:04C'est quoi cette histoire ?
00:19:05Alors là, on est typiquement dans une problématique de droit international,
00:19:09dans un cadre de conflit.
00:19:11Donc, le bateau, il est immobilisé.
00:19:14Le propriétaire, on va dire l'armateur est russe.
00:19:17Il y a un équipage.
00:19:19Et la problématique, c'est qu'en fait, l'armateur ne paye plus les droits,
00:19:24en quelque sorte, de parking, puisque le bateau est dans le port de Saint-Malo.
00:19:28Et donc, d'une part, l'équipage n'est plus payé.
00:19:33Le stationnement du bateau n'est plus payé.
00:19:35Et donc, la question qui va se poser dans les semaines à venir,
00:19:37qu'est-ce qu'on fait de ce bateau ?
00:19:39Et surtout, qu'est-ce qu'on fait de l'équipage ?
00:19:41Pourquoi n'a-t-il pas été expulsé depuis toutes ces années ?
00:19:46En droit maritime, l'équipage, si ses papiers sont en règle,
00:19:49reste à bord du bateau, ne serait-ce que pour l'entretenir.
00:19:51Parce qu'un bateau, si on ne l'entretient pas, il va très vite devenir un bateau poubelle.
00:19:56– Ce sont les autorités nationales, françaises, locales même parfois,
00:19:59qui doivent payer.
00:20:01– Oui, alors…
00:20:01– Sinon, pour s'occuper de la carcasse du bateau qui vieillit et s'abîme, en fait, concrètement.
00:20:07– Alors, si en fait, à un moment donné, l'équipage,
00:20:10il y a des associations qui s'occupent en quelque sorte du soutien matériel
00:20:15de ces malheureux marins qui sont bloqués.
00:20:18Et à un moment donné, la justice française peut considérer
00:20:20que le propriétaire ne payant plus, le bateau est saisi.
00:20:24Et à ce moment-là, il y a deux possibilités.
00:20:26Soit on revend le bateau aux enchères, s'il est encore en bon état.
00:20:31Et s'il est en trop mauvais état parce qu'il n'a pas été entretenu,
00:20:34il va falloir en quelque sorte le démolir.
00:20:37Et ça, c'est au frais de l'État.
00:20:39– Merci, Général.
00:20:40Dans quelques instants, la suite de BFM Direct,
00:20:42nous retournerons à Mitrimori, en Seine-et-Marne,
00:20:44où a lieu en ce moment même une marche blanche à la mémoire de Camélia,
00:20:4817 ans, qui s'est suicidée le 13 janvier.
00:20:50Il y a près de deux semaines, elle se dit victime de harcèlement
00:20:52depuis plusieurs semaines dans son lycée marche blanche
00:20:55à l'initiative des proches de la famille, des parents de Camélia.
00:21:01A tout de suite.
00:21:01– 10h30, soyez les bienvenus si vous nous rejoignez dans BFM Direct.
00:21:09Une image en direct de la marche blanche à Mitrimori, en Seine-et-Marne,
00:21:12marche blanche à la mémoire de Camélia, 17 ans,
00:21:15qui s'est suicidée le 13 janvier.
00:21:16Elle se disait victime de harcèlement depuis plusieurs semaines déjà
00:21:20dans son lycée à Lisée-Boissin.
00:21:21Vous êtes sur place au moment de recueillement.
00:21:23Il a débuté il y a une demi-heure à l'initiative de la famille de Camélia.
00:21:26Il y a énormément d'émotions et de silence actuellement.
00:21:30– Absolument, François, vous avez raison.
00:21:34C'est ce qui marque d'ailleurs quand on est là
00:21:36parce que nous, les journalistes, nous sommes les seuls à prendre la parole.
00:21:39Je peux vous dire que c'est extrêmement calme et silencieux
00:21:42depuis que la marche a commencé.
00:21:44Elle a démarré à la gare de RER Mitriclay.
00:21:46C'est là que la jeune Camélia, 17 ans, s'est donné la mort le 13 janvier dernier.
00:21:52Et maintenant, la marche prend la direction du lycée honoré de Balzac,
00:21:55là où Camélia était lycéenne, un silence.
00:21:59Donc, la famille qui est présente, des cousins, des cousines,
00:22:02mais aussi des personnes qui ne connaissaient pas Camélia,
00:22:04qui ont pu passer par ce lycée ou qui connaissaient ce lycée,
00:22:08ont décidé de venir pour prendre la parole
00:22:10et surtout pour dire non au harcèlement scolaire.
00:22:13Ce qui nous a marqués avec Baptiste Caïta,
00:22:15quand on a interviewé ces jeunes ou ces personnes qui sont passées dans ce lycée,
00:22:19c'est que tous ont connu le harcèlement scolaire,
00:22:21ont été témoins de harcèlement,
00:22:23ou alors ont subi eux-mêmes du harcèlement scolaire.
00:22:26C'est vraiment le mal du siècle.
00:22:28Voilà ce que nous a dit une maman que nous avons pu rencontrer.
00:22:31Une marche donc silencieuse.
00:22:32500 personnes sont environ présentes en ce moment même.
00:22:35Et donc, je vous le disais, nous allons arriver dans quelques minutes maintenant
00:22:39devant le lycée honoré de Balzac,
00:22:41où des prises de parole de la famille normalement sont prévues.
00:22:45On retrouvera tout à l'heure.
00:22:46Merci beaucoup, Alizé, avec Baptiste Caïta,
00:22:47Amitri Mori en Seine-et-Marthe pour BFM TV.
00:22:51Pour la deuxième fois en l'espace d'un mois,
00:22:53un habitant de Minneapolis dans le nord des Etats-Unis
00:22:54a été tué par la police fédérale anti-immigration de Donald Trump.
00:22:58La victime exerçait comme infirmier en soins intensifs
00:23:00dans un hôpital du département des anciens combattants américains.
00:23:04La colère gronde outre-Atlantique actuellement.
00:23:06Attention, certaines images sont difficiles.
00:23:08Mathis Manu.
00:23:09Sur ces images amateurs,
00:23:13cet homme semble filmer une intervention de l'ICE,
00:23:16la police de l'immigration.
00:23:18Un agent pousse une femme à terre.
00:23:19Il tente alors d'intervenir,
00:23:21puis se fait asperger de gaz lacrymogènes.
00:23:25Plusieurs agents l'encerclent,
00:23:27luttent pour le mettre au sol et le maîtriser.
00:23:29Au bout de quelques secondes, des coups de feu retentissent.
00:23:39L'ICE vient d'abattre l'homme.
00:23:46La victime, Alex Prattie,
00:23:48un infirmier américain de 37 ans.
00:23:50Depuis plusieurs semaines,
00:23:51il manifestait à Minneapolis,
00:23:53ville bousculée par les opérations de l'ICE.
00:23:55Sur lui, les forces de l'ordre ont retrouvé
00:23:57un pistolet semi-automatique,
00:23:59de quoi alimenter la version de l'administration Trump.
00:24:02Voici l'arme du tireur chargé,
00:24:04avec deux chargeurs supplémentaires pleins
00:24:06et prête à l'emploi.
00:24:07« Il semble que cet individu
00:24:09ait voulu causer un maximum de dégâts
00:24:12et massacrer les forces de l'ordre. »
00:24:14Un discours largement contesté.
00:24:17Selon le média d'investigation Bellingcat,
00:24:19l'un des agents s'éloigne avec le pistolet
00:24:21avant que les coups de feu ne soient tirés.
00:24:24Les autorités locales ajoutent
00:24:25que son port d'arme était légal
00:24:27et s'indigne de ce nouveau drame.
00:24:28« Le chaos auquel nous assistons
00:24:31est directement causé par l'ICE. »
00:24:33« Nous voulons que l'ICE quitte le Minnesota. »
00:24:36Depuis, les manifestants rendent hommage à Alex Preti,
00:24:40alors que Minneapolis fait encore le deuil de René Nicole Goud,
00:24:44elle aussi tuée par la police de l'immigration début janvier.
00:24:47Et l'équipe de BFM TV vient d'arriver à Minneapolis.
00:24:52On retrouve Jérémy Père avec Juan Palentia.
00:24:55C'est la nuit actuellement là-bas.
00:24:56« Le quartier est toujours bloqué cette nuit ici à Minneapolis. »
00:25:01D'un côté, les habitants ont installé des barricades
00:25:04non loin des lieux où Alex Preti,
00:25:08cet infirmier de 37 ans,
00:25:09a été assassiné par les membres de ICE.
00:25:11Vous voyez les habitants qui ont même installé un feu
00:25:14pour essayer de se réchauffer.
00:25:15Ils tiennent le quartier ici, dans le centre de Minneapolis.
00:25:18Et de l'autre côté, il y a la police de Minneapolis.
00:25:22Mais aussi, vous voyez ces véhicules militaires.
00:25:24Ce sont les membres de la garde nationale
00:25:26mobilisés par le gouverneur démocrate Tim Wals
00:25:29pour essayer d'apaiser la situation.
00:25:31Il y a eu beaucoup de tensions ici,
00:25:34dans cette rue, sur les lieux,
00:25:35où Alex Preti a été assassiné par les membres
00:25:38de la police de l'immigration ICE.
00:25:40Des échauffourées tout au long de la journée.
00:25:42Il y a eu des tirs de gaz lacrymogènes par la police.
00:25:44Et puis, des jets de projectiles aussi,
00:25:46par des habitants qui sont en colère
00:25:48depuis plusieurs semaines, depuis plusieurs mois.
00:25:50Depuis que l'opération ici a été lancée
00:25:53par les membres de la police de l'immigration,
00:25:55il y a 15 jours déjà, une femme a été tuée,
00:25:58René Goode, dans des conditions relativement similaires.
00:26:01Tim Wals, le gouverneur démocrate du Minnesota,
00:26:03a encore une fois demandé à ce que la police de l'immigration
00:26:06quitte son état du Minnesota, Donald Trump.
00:26:09Et surtout, le commandant en charge de cette opération
00:26:12a dit qu'il allait rester jusqu'à ce qu'il ait interpellé
00:26:16le plus de migrants illégaux possibles,
00:26:18des criminels, disent-ils.
00:26:20Mais la situation est explosive
00:26:21et les manifestations devraient se poursuivre
00:26:25dans les prochains jours ici à Minneapolis,
00:26:27même si la température frôle les moins 30 degrés
00:26:31en ce moment dans le Minnesota.
00:26:32Bonjour Fred Hoffman, merci d'être avec nous ce matin.
00:26:36Vous êtes le porte-parole des Democrats Abroad Friends,
00:26:38représentant du Parti démocrate en français.
00:26:42Merci et bienvenue, bienvenue.
00:26:44Nicolas Tenzer, spécialiste des questions géostratégiques
00:26:46enseignants à Sciences Po, bonjour.
00:26:48Bonjour.
00:26:48Bienvenue à vous aussi.
00:26:49Jérôme Bialagot de Froid, bonjour docteur,
00:26:50en civilisation américaine, auteur du livre intitulé
00:26:52Les mots, M.O.T.S., de Trump aux éditions Odalos.
00:26:57Bonjour à tous les trois.
00:26:57On va expliquer dans quelques instants
00:27:00exactement ce qu'est cette police fédérale anti-immigration,
00:27:04la police anti-fédérale anti-immigration de Trump,
00:27:06disent certains.
00:27:08Mais d'abord, est-ce que vous estimez aujourd'hui
00:27:10qu'une partie du destin de l'Amérique
00:27:12se joue actuellement dans le Minnesota,
00:27:16que le visage des États-Unis est en train de changer
00:27:19vu ce qui se passe là ?
00:27:21Ça, c'est une question difficile à répondre.
00:27:27C'est bien possible, mais j'espère que ça va tourner
00:27:32vers les choses bien, parce que là, on voit quelque chose
00:27:35qui est complètement chaotique.
00:27:38Je crois que tout le monde était choqué, ce qu'on a vu.
00:27:42Et ce que moi, j'estime, c'est que le gouvernement,
00:27:45en ce moment, essaie de nous convaincre
00:27:48qu'on n'a pas vraiment vu ce qu'on a vu.
00:27:52On ne croit pas qu'on a vu quelqu'un qui était exécuté
00:27:54devant nos yeux.
00:27:56Alors, Christine Homme, le secrétaire de Homeland Security,
00:27:59la sécurité du pays, a dit que ce monsieur est venu
00:28:02pour massacrer les forces de l'ordre.
00:28:06Et on voit le monsieur qui a un téléphone dans une main
00:28:09et l'autre main est en haut comme ça.
00:28:11C'est complètement des mensonges.
00:28:14Et il faut vraiment déjà qu'on a des enquêtes,
00:28:17parce qu'ils ont des conclusions au bout de quelques secondes
00:28:21que le monsieur, c'est un terroriste du sol américain.
00:28:25Comme Hollywood, avant lui, avait été qualifié de terroriste.
00:28:29Exactement.
00:28:30C'est exactement la même chose.
00:28:31Mais on voit avec nos yeux ce qui se passait.
00:28:35Et le monsieur, s'il avait une arme, aussi, il a le droit.
00:28:37Parce qu'à Minneapolis, à Minnesota,
00:28:40s'ils avaient un permis pour l'arme, c'est OK.
00:28:46Le problème, c'est que maintenant...
00:28:47Effectivement, on était aux Etats-Unis.
00:28:49Alex Préti, vraisemblablement, possédait un permis légal de port d'arme.
00:28:53Oui, mais en fait, on n'a même pas vu l'arme.
00:28:55C'est ça aussi.
00:28:55Le gars, il avait un téléphone dans sa main.
00:28:59Vous dites qu'il a été exécuté.
00:29:01Moi, je vois ça comme ça.
00:29:03Alors, moi, je parle pour les démocrates ici en France,
00:29:06mais moi, je dis en tant que citoyen, comme un être humain.
00:29:10Alors, honnêtement, hier, quand j'ai vu la deuxième vidéo
00:29:13où vraiment on a vu clairement ce qui se passait,
00:29:16j'ai pleuré.
00:29:17J'ai pleuré chez moi.
00:29:18Mais je n'ai jamais vu un truc comme ça.
00:29:20Ce pauvre gars qui aidait une dame qui était poussée par ces crétins.
00:29:27Et après, quelques minutes plus tard, il est mort.
00:29:30C'est choquant et c'est inadmissible.
00:29:33Les images sont effroyables.
00:29:35Nicolas Tenzer, en l'espace d'un mois,
00:29:37deux habitants de Minneapolis qui s'opposent aux actions
00:29:39de la police anti-immigration de Trump
00:29:41ont été abattus par les membres de...
00:29:43Ils ont été assassinés.
00:29:44Ils ont été assassinés.
00:29:45Pour moi, c'est vraiment un assassinat en bonne et due forme.
00:29:48Je veux dire, il n'y a pas d'autre mot.
00:29:50C'est-à-dire que c'est quelque chose qui a été fait
00:29:52dans les deux cas de sang-froid
00:29:54par des agents de cette police,
00:29:57soi-disant police fédérale ICE,
00:29:59donc la police anti-immigration.
00:30:01D'ailleurs, on ne sait pas très bien...
00:30:02D'ailleurs, on a beaucoup de problèmes sur cette police,
00:30:04sur les modes de recrutement.
00:30:05Est-elle hors de contrôle aujourd'hui ?
00:30:07Fait-elle ce qu'elle veut ?
00:30:08Pour l'instant, on a vraiment l'impression,
00:30:10je vais vous dire, d'avoir une sorte de milice,
00:30:13d'avoir une sorte de milice fasciste
00:30:15qui se déploie sur le territoire américain
00:30:17en toute impunité, parfois masqué,
00:30:21sans indication du nom des différents agents,
00:30:24sans aucun contrôle,
00:30:25avec quelque chose qui est probablement encore plus grave,
00:30:28au-delà de l'origine même de cette police,
00:30:30de la confusion entre immigration et criminalité
00:30:33sur laquelle elle repose,
00:30:34parce que c'est quand même ça aussi
00:30:35dans le discours trumpien,
00:30:36c'est que vous avez des personnalités
00:30:38comme J.D. Vance, le vice-président américain,
00:30:42comme Stephen Miller,
00:30:43qui est le chef adjoint de cabinet,
00:30:45en quelque sorte, de Trump,
00:30:46un vrai idéologue fasciste,
00:30:48mais je pense qu'il faut utiliser les mots par leur nom.
00:30:50On entend beaucoup ces mots circuler
00:30:52depuis plusieurs heures, plusieurs jours.
00:30:54Fascisme, gestapo,
00:30:56je lis beaucoup cela.
00:30:57Alors, il faut les manier avec beaucoup de précaution,
00:30:59mais ce qui est sûr, c'est que les réactions
00:31:00sont extrêmement fortes.
00:31:02Mais oui, mais oui,
00:31:02parce que c'est aussi quelque chose de très choquant
00:31:04pour tous ceux qui connaissent bien les Etats-Unis,
00:31:06qui vont souvent, ce qui est mon cas,
00:31:08qui sont quand même dans ces traditions de liberté.
00:31:10On a l'impression de revoir venir,
00:31:13finalement, des zones de non-droit
00:31:15comme on pouvait les avoir
00:31:16du temps du Ku Klux Klan ou d'autres choses.
00:31:18Et derrière, vous savez,
00:31:19il y a quand même cette intention.
00:31:20On est quand même dans un contexte politique.
00:31:22Vous allez avoir les élections à mi-parcours
00:31:24le 3 novembre prochain,
00:31:26vraisemblablement qu'ils vont être gagnés
00:31:27de manière assez large par les démocrates
00:31:29tellement Trump est un topogère.
00:31:30Et aujourd'hui, beaucoup de gens aux Etats-Unis,
00:31:33beaucoup d'amis américains,
00:31:35me disent, mais qu'est-ce qu'il va faire
00:31:37pour essayer d'empêcher ces résultats ?
00:31:39Est-ce qu'il va essayer de les empêcher en avant ?
00:31:41Est-ce qu'il va déclencher, je dirais,
00:31:42encore plus d'antagonisme dans la société américaine
00:31:45pour dire, ah ben voilà,
00:31:46j'ai le droit de recourir à des pleins pouvoirs
00:31:48ou des pouvoirs spéciaux
00:31:49pour mettre un terme aux résultats ?
00:31:51On est vraiment dans un processus,
00:31:53mais vraiment, je crois que c'est extrêmement inquiétant.
00:31:56On parlait d'avenir tout à l'heure.
00:31:58Extrêmement inquiétant pour l'avenir des Etats-Unis.
00:32:00– Jérôme Villagot-de-Froid,
00:32:01je rappelle que vous êtes docteur en civilisation américaine,
00:32:03auteur du livre Les mots, M-O-T-S,
00:32:06de Trump aux éditions d'Allôze.
00:32:09Je rappelais aussi, il y a quelques instants,
00:32:11que dans ce contexte,
00:32:13deux enfants, ces derniers jours,
00:32:15ont été arrêtés, placés en détention
00:32:17par la police fédérale anti-immigration.
00:32:19Une fillette de deux ans,
00:32:21un petit garçon de cinq ans.
00:32:23Comment vous analysez ce qui est en train de se passer actuellement,
00:32:28ce qui est en train de se passer actuellement aux Etats-Unis
00:32:30et pas seulement à Minneapolis ?
00:32:32– Oui, alors, on a parlé de Stephen Miller
00:32:36et Stephen Miller, c'est une sorte de,
00:32:39presque de Premier ministre.
00:32:40Il a énormément d'influence sur ce mandat de Donald Trump,
00:32:43sur Donald Trump pendant ce second mandat.
00:32:46et il veut absolument faire du chiffre.
00:32:49C'est le cœur, en fait, de leur politique en ce moment
00:32:53et d'aller dans cet État qui, finalement,
00:32:58n'a pas énormément d'immigrés ni beaucoup d'immigrés illégaux,
00:33:01mais c'est surtout un État démocrate
00:33:04qui se trouve aussi ne pas avoir voté pour Donald Trump.
00:33:07C'est un élément important,
00:33:08parce qu'on a vu d'ailleurs la ministre de la Justice,
00:33:11cette nuit, envoyer une lettre au Minnesota
00:33:14en expliquant que le Minnesota devait changer
00:33:17un certain nombre de politiques à l'intérieur de l'État
00:33:22et également, éventuellement,
00:33:25et leur donner la liste des électeurs
00:33:28qui sont du domaine de l'État,
00:33:32c'est les États qui sont en charge des élections,
00:33:35qu'ils devaient fournir cette liste à l'État fédéral
00:33:39s'ils voulaient que les choses se calment, en gros.
00:33:42Voilà, c'est une sorte de chantage.
00:33:44Donc on voit qu'il y a une pression énorme
00:33:46qui est faite.
00:33:49Ah zut, j'ai perdu la connexion.
00:33:51– Vous êtes en direct, on vous entend.
00:33:53– Ah zut.
00:33:54– On va vous retrouver, c'est pas grave, Jérôme,
00:33:56via la Gautrefroid.
00:33:57Est-ce que vous diriez que ce qui se passe actuellement
00:33:58aux États-Unis, c'est du jamais vu dans ce pays ?
00:34:02Cette politique anti-immigration illégale
00:34:05à laquelle tient tant Donald Trump,
00:34:07les actions qui en résultent,
00:34:10les bavures vraisemblablement,
00:34:12qui en sont la conséquence,
00:34:15on parle d'un mouvement de fronde contre l'AIS,
00:34:20cette police fédérale anti-immigration.
00:34:23Attention à ne pas se tromper non plus dans l'analyse.
00:34:25C'est-à-dire que dans quelle mesure ce mouvement
00:34:28va-t-il prendre une ampleur telle
00:34:30que Trump pourrait faire machine arrière ?
00:34:32C'est pas son genre.
00:34:34– Non, pas du tout.
00:34:36Mais déjà, pour répondre à votre question,
00:34:38oui, moi j'ai jamais vu ça dans ma vie.
00:34:41Comme je l'ai dit, c'est choquant.
00:34:43AIS existe depuis un moment déjà.
00:34:45C'est ça aussi, les gens oublient.
00:34:46C'est pas comme, c'est nouveau.
00:34:47C'était après le 11 septembre.
00:34:49Et même, il y avait beaucoup d'immigrés
00:34:53qui étaient expulsés sous Obama, etc.
00:34:56Mais on n'a jamais vu une violence comme ça,
00:34:59ou ni une milice comme ça.
00:35:01– On est de milice.
00:35:02– Oui, moi je vois ça comme ça.
00:35:05Ça c'est un constat quelque part,
00:35:08parce que je suis désolé.
00:35:08– Comment réagissent celles et ceux
00:35:10qui sont vos proches et qui habitent aux États-Unis ?
00:35:14– Oui, mais les gens sont choqués,
00:35:16mais n'oubliez pas, il y a des…
00:35:18– Parce qu'il y a une Amérique divisée,
00:35:19et il y a ceux aussi qui soutiennent.
00:35:20– Ça c'est sûr, oui, mais il y a une espèce de culte
00:35:24qui ne va jamais changer leur avis, quoi que ce soit.
00:35:27Maga, il y a certains qui ne vont jamais changer,
00:35:30ils vont dire trois par raison et tout ça.
00:35:32Mais une autre chose, elle a un but,
00:35:34elle a annoncé le mot hier soir,
00:35:36insurrection de nouveau.
00:35:38Parce que lui, si elle peut déclarer une insurrection,
00:35:41elle peut suspendre les élections, les mi-mandats.
00:35:44Alors je pense que le but aussi, c'est ça,
00:35:46pour dire qu'il y a trop de violence.
00:35:47Et n'oubliez pas, il cible les villes et les États démocrates.
00:35:52Parce que Cristino, même hier soir, elle a dit,
00:35:54on ne voit pas ça en Texas ni en Floride,
00:35:57mais les deux États sont républicains,
00:35:59ils n'ont pas le même nombre déjà des agents.
00:36:02Mais le Minnesota, pardon, le Minneapolis,
00:36:04ce n'est pas une grande ville.
00:36:06Ils ont trois fois le nombre de ICE que la police.
00:36:09ils ont trois mille mecs, là.
00:36:12C'est ridicule pour le nombre de, entre guillemets,
00:36:16des immigrés qui ne sont pas légaux.
00:36:19Et ils ciblent vraiment des Somaliens
00:36:21avec une espèce de fraude qu'on connaît déjà,
00:36:25ils étaient déjà mis en justice.
00:36:26Mais c'est vraiment pour créer, moi je pense,
00:36:28le chaos et aussi de déclarer que c'est une insurrection
00:36:31et on ne peut pas avoir les élections mi-mandat.
00:36:34– Jérôme Bialagot, on vous a retrouvé,
00:36:35est-ce que Trump a les mains libres aux États-Unis ?
00:36:38Parce que, évidemment, ce n'est pas le même système
00:36:39ni politique ni judiciaire qu'en France.
00:36:41Vous expliquez, il y a un niveau fédéral
00:36:43et puis ensuite il y a le national.
00:36:44Est-ce que Trump peut faire ce qu'il veut,
00:36:46donner les consignes qu'il veut,
00:36:48sans qu'il n'y ait de contre-pouvoir, de pare-feu,
00:36:50sans mauvais jeu de mots ?
00:36:51– Alors oui, c'est un gros problème,
00:36:53puisque les contre-pouvoirs,
00:36:55il y a deux gros contre-pouvoirs au niveau fédéral,
00:36:57c'est le Congrès.
00:36:59Or, le Parti républicain est encore aujourd'hui
00:37:01aux mains de Donald Trump.
00:37:04Il fait à peu près ce qu'il veut par rapport au Congrès
00:37:06à ce stade.
00:37:07On verra si les choses changent,
00:37:08parce qu'il y aura peut-être des implications
00:37:10encore plus fortes dans l'opinion publique.
00:37:13Et puis, il y a les cours.
00:37:15Il y a des recours qui ont été faits, d'ailleurs,
00:37:17par l'État du Minnesota.
00:37:19Et là, on est dans un problème de droit,
00:37:23entre le droit fédéral et le droit des États.
00:37:27Alors, sans rentrer dans les détails,
00:37:28il est très difficile pour un citoyen
00:37:31de s'attaquer légalement à ICE
00:37:36et à tous les agences fédéraux
00:37:37qui sont protégés, normalement,
00:37:39de recours légaux.
00:37:42Donc, il a plutôt les mains libres.
00:37:45Et il va falloir voir jusqu'où ça va aller
00:37:47au niveau des recours des tribunaux.
00:37:51Et puis, il faut voir que Donald Trump, lui-même,
00:37:53bénéficie aussi de cette décision de la Cour suprême
00:37:58qui lui donne l'immunité pour tout ce qu'il peut faire
00:38:03comme action en tant que président.
00:38:06Donc, ça lui donne personnellement les mains libres.
00:38:09Et par ailleurs, l'État fédéral a énormément de pouvoir,
00:38:13y compris d'ailleurs d'arrêter des enquêtes.
00:38:15Le Minnesota a demandé, a fait un recours aussi
00:38:18pour garder les preuves dans cet assassinat
00:38:23qui a eu lieu.
00:38:23On peut vraiment, effectivement, parler d'assassinat.
00:38:25Merci, Jérôme Bialagot-de-Froid.
00:38:27Merci, Nicolas Tenzer.
00:38:28Merci à vous également, Fred Hoffman.
00:38:30Nicolas Tenzer, on vous retrouve tout à l'heure
00:38:32parce qu'on va parler avec vous également de l'Iran,
00:38:35alors que le guide suprême iranien
00:38:36se serait réfugié dans un abri souterrain à Téhéran,
00:38:39d'après certaines chaînes de télévision iraniennes.
00:38:41A tout à l'heure.
00:38:43L'info écho tout de suite.
00:38:47Installez-vous confortablement devant votre programme
00:38:49avec Maison XXL, mobilier design et décoration.
00:39:00Ce coup de gueule des auto-écoles
00:39:02et des associations d'automobilistes
00:39:03contre une disposition du budget 2026
00:39:06qui porte sur le permis de conduire
00:39:07et son financement par le compte personnel de formation.
00:39:11Ça concerne un permis sur cinq en France quand même.
00:39:13Pour les salariés, figurez-vous que ce sera terminé,
00:39:15ce sera réservé aux demandeurs d'emploi.
00:39:17Un reportage d'Alexandra Noisette à Toulouse
00:39:19avec Thomas Errigo et Candice Antigas.
00:39:22J'ai reçu ce message du coup.
00:39:24Sur le téléphone de cet apprenti conducteur.
00:39:27Il faut que je finance mes heures avec le CPF
00:39:29avant que ce ne soit plus possible
00:39:31parce que ce sera restreint aux demandeurs d'emploi.
00:39:33Une nouvelle qu'il redoutait.
00:39:35Je suis un peu stressé.
00:39:36Je me dis que si je n'arrive pas à avoir mon permis assez vite
00:39:39et que je reprends le travail comme je suis censé le faire,
00:39:43de devoir débourser encore plus d'argent
00:39:45et cette fois-ci je ne pourrai plus passer par CPF.
00:39:47Comme lui, plus d'un million de personnes passent le permis chaque année.
00:39:51Sur ce chiffre, près d'un quart mobilise son compte personnel de formation
00:39:54pour financer ses heures de conduite.
00:39:57Une aide devenue indispensable pour certains candidats.
00:40:00Par exemple, je pense à un candidat
00:40:02qui a une promotion dans son travail.
00:40:05Jusqu'à maintenant, il a profité de son CPF.
00:40:07Si jamais il n'obtient pas son examen dans les trois mois à venir,
00:40:10il risque de perdre lui son emploi.
00:40:12Des auto-écoles traditionnelles peuvent faire plus de 50% de leur chiffre d'affaires
00:40:16avec notamment le compte personnel de formation.
00:40:18Et donc, c'est des faillites d'auto-écoles, enfin quasiment sûrs, en cascade malheureusement.
00:40:24Autre restriction prévue dans le volet dépenses du budget,
00:40:27la suppression de l'aide de 500 euros pour les apprentis désireux de passer,
00:40:32leur permis de conduire.
00:40:33C'était votre programme avec Maison XXL, mobilier design et décoration.
00:40:43La suite de BFM Direct dans quelques instants.
00:40:44Nous referons le point sur la situation météorologique inquiétante en Bretagne,
00:40:49particulièrement dans le Finistère, le Morbihan et l'Île-et-Vilaine
00:40:51qui sont toujours en alerte orange crue.
00:40:54Une réunion de crise allure en ce moment à Quimperlé
00:40:57alors que la pluie va continuer de tomber dans les prochains jours
00:41:00et même les prochaines semaines.
00:41:02Et puis, nous irons à Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais,
00:41:04fief politique de Marine Le Pen.
00:41:06Elle s'y trouve en ce moment même, tout sourire,
00:41:11à l'issue d'une semaine déterminante pour elle sur le plan judiciaire
00:41:14puisqu'elle est en plein procès en appel
00:41:16au procès de l'affaire des assistants d'Europe parlementaire.
00:41:19R&A tout de suite.
00:41:23Il est 11h, soyez les bienvenus si vous nous rejoignez dans BFM Direct à la une.
00:41:26Cette marche blanche à Mitrimori en Seine-et-Marne
00:41:28à la mémoire de Camélia, 17 ans, qui s'est suicidée le 13 janvier.
00:41:32dernier sur fond de harcèlement scolaire.
00:41:35La famille de Camélia a porté plainte.
00:41:38D'ailleurs, ses proches sont en train de s'exprimer.
00:41:39On va les entendre dans un instant.
00:41:41Dans l'actualité également, la météo.
00:41:44On va retrouver nos équipes mobilisées dans les départements bretons inondés.
00:41:47Depuis maintenant 48 heures, le Finistère,
00:41:49l'Île-et-Vilaine et le Morbihan,
00:41:51qui sont toujours en alerte orange crue,
00:41:52nous serons en direct avec le maire de Quimperlé
00:41:54qui vient de tenir une réunion de crise.
00:41:56Marine Le Pen, en ce moment même, dans son fief politique d'Énim-Beaumont,
00:41:59l'occasion de revenir avec notre chroniqueur judiciaire
00:42:02sur la semaine déterminante qu'elle vient de vivre à son procès en appel.
00:42:05Elle qui risque de ne pas pouvoir se représenter à la présidentielle.
00:42:08Et puis, les images effroyables de cet habitant de Minneapolis
00:42:12abattu hier par la police anti-immigration de Donald Trump.
00:42:15Deuxième exécution en un mois.
00:42:17Ces derniers jours, des enfants ont aussi été arrêtés,
00:42:20placés en détention.
00:42:20La colère gronde.
00:42:21Outre-Atlantique, les États-Unis sont-ils en train de basculer ?
00:42:24On retrouvera l'équipe de BFMTV qui vient d'arriver à Minneapolis.
00:42:41Mais d'abord, le journal avec nous, Fanny.
00:42:43Rebonjour à cette marche blanche.
00:42:44Actuellement, Amitri Maury en Seine-et-Marc.
00:42:45Oui, un hommage est rendu actuellement à Camélia,
00:42:4817 ans, qui s'est suicidée il y a un peu moins de deux semaines maintenant
00:42:51sur fond de harcèlement scolaire.
00:42:52Alizé Boissin, vous êtes sur place pour BFMTV.
00:42:55Dans ce cortège très dense, évidemment, l'émotion est toujours très vive.
00:43:00Oui, absolument, beaucoup d'émotion.
00:43:02Il y a des prises de parole qui sont en train d'être faites.
00:43:05C'est l'oncle de Camélia qui est en train de prendre la parole.
00:43:07On est maintenant devant le lycée, honoré de Balzac,
00:43:10là où Camélia était lycéenne.
00:43:13L'oncle de Camélia l'a rappelé.
00:43:14Et ce week-end, la jeune fille devait fêter ses 18 ans avec ses amis.
00:43:18La liste d'invités était prête.
00:43:19Le thème de la soirée était également choisi.
00:43:22Et vous voyez, il y a beaucoup, beaucoup de monde.
00:43:24Plus d'un millier de personnes sont maintenant présentes
00:43:26pour rendre hommage à Camélia,
00:43:28pour soutenir aussi la famille.
00:43:31Une marche qui a démarré à la gare de Mitriclet
00:43:34et qui donc prend fin ici.
00:43:36Une marche qui a été extrêmement silencieuse.
00:43:38Et maintenant, vous l'entendez, vous le percevez,
00:43:40ce silence dans cette foule qui est donc présente
00:43:43pour rendre hommage à Camélia, 17 ans.
00:43:46Merci Alizé Boissin avec Baptiste Keïta en direct de Mitrimori.
00:43:50On rappelle ce numéro de téléphone national.
00:43:53Si vous êtes victime ou témoin d'actes de harcèlement,
00:43:55c'est le 3018.
00:43:56Il est gratuit, anonyme, confidentiel et disponible 7 jours sur 7.
00:44:00Emmanuel Macron veut passer à la vitesse supérieure
00:44:02sur l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans.
00:44:04Le cerveau de nos enfants et de nos adolescents n'est pas à vendre.
00:44:08C'est la raison pour laquelle le président de la République
00:44:09a demandé au gouvernement par une vidéo
00:44:13d'engager la procédure accélérée.
00:44:15Son objectif, c'est de faire appliquer dès la rentrée prochaine
00:44:18la proposition de loi Renaissance et Ambition
00:44:20de longue date d'Emmanuel Macron.
00:44:22Un texte qui comprend également l'interdiction
00:44:24du téléphone portable au lycée.
00:44:26Il sera examiné dès demain à l'Assemblée nationale.
00:44:29Rassemblement festif interdit dans la Sarthe.
00:44:31Avec 1100 personnes qui sont toujours rassemblées
00:44:34dans cette free party qui a débuté hier
00:44:37vers 1h30 à Ivry-les-Vecs.
00:44:39On est à près du Mans.
00:44:40Rassemblement condamné par le préfet
00:44:41qui annonce 21 personnes prises en charge
00:44:44en urgence relative.
00:44:453 personnes évacuées vers l'hôpital du Mans.
00:44:47Les forces de sécurité, les pompiers,
00:44:49la sécurité civile sont mobilisés
00:44:50ainsi que les secours.
00:44:52Un dispositif de contrôle des entrées et des sorties
00:44:53est également mis en place jusqu'à la fin de l'événement.
00:44:57Le Grinch mis à la disposition de la justice française.
00:45:00C'est l'annonce de la préfecture maritime de la Méditerranée.
00:45:04Deux jours après l'arraisonnement de ce pétrolier
00:45:06soupçonné d'appartenir à la flotte fantôme russe.
00:45:10Le bateau est actuellement au mouillage.
00:45:12Il est maintenu à disposition du procureur de la République de Marseille
00:45:14dans le cadre de l'enquête préliminaire
00:45:16qui a été ouverte pour défaut de pavillon.
00:45:18Et puis cette tempête exceptionnelle,
00:45:20le mot n'est pas galvaudé, aux Etats-Unis.
00:45:22Une tempête hivernale dite majeure
00:45:24après avoir provoqué d'importantes chutes de neige
00:45:26dans le centre du pays.
00:45:28On a même, vous allez le voir, atteint les moins 6 degrés au Texas
00:45:31où il fait habituellement doux à cette période.
00:45:33Moins 38 également, on va peut-être le voir sur la carte
00:45:35près de la frontière canadienne.
00:45:38Cette tempête, elle déferle maintenant du côté du nord-est du pays
00:45:41avec un état d'urgence qui a été déclaré dans 20 Etats
00:45:44ainsi qu'à Washington.
00:45:45Jusqu'à 30 centimètres de neige sont attendus à Central Park
00:45:48au cœur de New York.
00:45:49Des millions d'Américains sont menacés de coupure d'électricité
00:45:52ou encore d'une paralysie des transports publics.
00:45:54Merci beaucoup Fanny.
00:45:55La météo chez nous en France, 48 heures.
00:45:57Voilà 48 heures qu'une partie de la Bretagne est sous les eaux
00:46:00et ça n'est pas prêt de s'arrêter au regard des prévisions météo.
00:46:03On va en parler dans un instant.
00:46:04D'abord, retrouvons nos équipes dans le Finistère,
00:46:06dans le Morbihan qui avec l'île Évilaine reste ce matin
00:46:08en alerte orange crure.
00:46:10Bonjour Marion Roussel, vous êtes toujours à Quimperlé
00:46:12où une réunion de crise vient de se tenir.
00:46:17Oui, une réunion de crise à l'appel du maire
00:46:19pour gérer cette crue qui semble s'éterniser, durer un petit peu plus longtemps que prévu.
00:46:24La décrue a été annoncée pour aujourd'hui et finalement ce sera peut-être un peu plus demain
00:46:28parce que depuis ce matin, ça continue à monter.
00:46:31Alors ça suit aussi la marée.
00:46:32Mais je suis avec Jean-Yves.
00:46:33Jean-Yves, vous habitez ici.
00:46:35Vous êtes venu voir, vous m'avez dit, vous n'aviez jamais vu ça ?
00:46:38Non, nous on est là depuis 2019.
00:46:40Et en fait, on n'a jamais vu autant.
00:46:42Depuis que les barrières ont été mises en place, apparemment,
00:46:44ne s'est jamais passé par-dessus.
00:46:47Et comme on est originaire du coin,
00:46:48qu'on est habité sur Rennes pendant très longtemps,
00:46:51on est revenu dans le pays
00:46:53et on a connu les crues d'il y a pas mal d'années,
00:46:56mais jamais autant.
00:46:57Vous, vous habitez plutôt dans les hauteurs.
00:46:59Ça vous rassure un petit peu quand vous voyez ça ?
00:47:00C'est le genre de scénario qu'on pourrait voir arriver souvent maintenant ?
00:47:05Alors moi, je ne connais pas spécialement
00:47:07si c'est un scénario qui va arriver souvent ou pas.
00:47:10Par contre, oui, on habite sur les hauteurs.
00:47:11En connaissance de cause, quand on a acheté ici, en 2019,
00:47:15on savait très bien qu'en bas, c'était compliqué.
00:47:17Donc on n'aurait pas acheté en bas déjà.
00:47:19Par rapport en basse-ville,
00:47:21on connaît les conséquences des inondations.
00:47:24Merci beaucoup Jean-Yves.
00:47:25Et oui, les conséquences qui sont encore bien visibles ici
00:47:27à Quimperlé ce dimanche,
00:47:29ça va commencer à redescendre normalement cet après-midi.
00:47:31Mais attention, parce que de nouvelles précipitations
00:47:33sont annoncées par Météo France.
00:47:34Merci beaucoup Marion Russel.
00:47:37À Quimperlé, pour BFM TV,
00:47:39Léonore Boccarat, journaliste Météo et Climat, nous a rejoints.
00:47:42Bonjour Léonore.
00:47:42Bonjour.
00:47:43Qu'est-ce qui va se passer dans les prochaines heures,
00:47:44les prochains jours à Quimperlé,
00:47:46dans le Finistère, dans le Morbihan, en Ile-et-Vilaine ?
00:47:48Bon, la situation va rester compliquée.
00:47:49Ça, c'est vraiment ce qu'il faut avoir en tête.
00:47:50On a donc toujours bien ces trois départements
00:47:52en vigilance orange-crue,
00:47:54Finistère, Morbihan, Ile-et-Vilaine,
00:47:55comme vous le disiez à l'instant.
00:47:57Eh bien, nous avons toujours la tempête Ingrid
00:47:58qui gravite.
00:47:59Et là, elle va même se positionner
00:48:01vraiment sur la pointe bretonne.
00:48:03Résultat, elle apporte encore son lot de précipitation
00:48:05pour aujourd'hui.
00:48:06Néanmoins, vous voyez ces radars de précipitation.
00:48:10C'est quand même une situation d'accalmie temporaire
00:48:12qu'on a aujourd'hui.
00:48:13Après les averses de ce matin,
00:48:15ça devrait quand même être beaucoup moins important
00:48:17que ce qu'on a eu les jours précédents.
00:48:19On attend, allez, peut-être 2 à 5 mm de précipitation,
00:48:23localement 10 aujourd'hui.
00:48:25Du point de vue global de la situation,
00:48:27ça reste une forme d'accalmie.
00:48:28On a les tronçons de l'Odé et le Blavé
00:48:31qui sont repassés en vigilance jaune.
00:48:33En revanche, pour la Laïta et l'Ouste,
00:48:35ça reste quand même compliqué,
00:48:36notamment par rapport à la Laïta,
00:48:37puisque si on peut voir les cours d'eau
00:48:40qui sont actuellement en vigilance
00:48:42et la Laïta en l'occurrence,
00:48:44on voit que ça remonte un petit peu.
00:48:45Et puis c'est au gré des heures de pleine mer.
00:48:47Donc après, l'heure de pleine mer de ce matin,
00:48:48forcément, ça remonte un petit peu.
00:48:50Il y en aura une à nouveau ce soir.
00:48:52Donc on est vraiment tributaire de tout cela.
00:48:54Des records sont en train d'être ou vont être battus ?
00:48:58On se dirige effectivement sur des records.
00:49:02Du côté de Quimper,
00:49:03on a déjà 281 mm depuis le 1er janvier.
00:49:06Donc le record mensuel pour un mois de janvier
00:49:08pourrait être battu.
00:49:08Il est de 349 mm.
00:49:10Il était atteint en 1988.
00:49:13Et du côté de Brest,
00:49:14là, c'est une quasi-certitude
00:49:15puisqu'on est à 30 mm du record.
00:49:17Et nous attendons effectivement,
00:49:19malheureusement, de nouvelles pluies.
00:49:20Je vous parlais d'accalmie,
00:49:21mais ça ne va pas durer.
00:49:22À partir de lundi après-midi,
00:49:24ça va repartir.
00:49:25Et là, pour une nouvelle vague,
00:49:26une nouvelle perturbation
00:49:27un petit peu plus importante,
00:49:28on pourrait avoir 10 à 20 localement,
00:49:3030 mm supplémentaires.
00:49:31Pour l'instant,
00:49:32on n'en voit toujours pas le bout.
00:49:33Merci beaucoup, Eleonore.
00:49:34Évidemment, on suit l'évolution
00:49:35de la situation en Bretagne en particulier
00:49:36tout au long de la journée
00:49:38et des prochains jours sur BFM TV.
00:49:40Marine Le Pen,
00:49:41de retour sur le terrain
00:49:41à l'issue d'une semaine chargée
00:49:43sur le plan judiciaire.
00:49:45Je fais référence évidemment
00:49:45à son procès en appel
00:49:46dans l'affaire des assistants
00:49:47parlementaires européens.
00:49:49Procès où elle joue très gros.
00:49:50On va y revenir dans un instant
00:49:51avec notre chroniqueur judiciaire
00:49:53Vincent Vantiquem.
00:49:54D'abord, retrouvons
00:49:54Sophie Dupont à Hédin-Beaumont
00:49:56dans le Pas-de-Calais
00:49:56où est arrivée la patronne
00:49:58du groupe RN à l'Assemblée nationale.
00:49:59Bonjour Sophie.
00:50:00Marine Le Pen,
00:50:00qui veut à tout prix
00:50:02en quelque sorte donner l'impression
00:50:03que tout va bien,
00:50:03que tout est normal.
00:50:07Oui, après avoir été prévenue
00:50:09dans le cadre de son procès
00:50:10où elle a été interrogée
00:50:11mardi et mercredi,
00:50:12présidente du groupe RN
00:50:14vendredi,
00:50:14car c'est elle qui a défendu
00:50:16la motion de censure
00:50:17de son groupe dans l'hémicycle.
00:50:19Elle retrouve sa casquette
00:50:20de députée du Pas-de-Calais,
00:50:22Marine Le Pen aujourd'hui.
00:50:23Son équipe a été prévenue,
00:50:24pas question d'être en apnée
00:50:25pendant tout ce procès.
00:50:27Alors, elle est en déplacement,
00:50:28elle va en faire un par semaine.
00:50:30Elle est donc de retour
00:50:31dans son fief.
00:50:32Elle participe à la cérémonie
00:50:33des voeux du maire
00:50:34de Steve Briouat
00:50:35qui est l'un de ses très proches.
00:50:36Elle est actuellement
00:50:37en train d'accueillir,
00:50:38les administrer les uns
00:50:39après les autres.
00:50:40Certains qui lui saient d'ailleurs
00:50:40bon courage
00:50:41dans le cadre de son procès.
00:50:43C'est un rendez-vous
00:50:44habituel pour elle.
00:50:45Elle l'honore chaque année,
00:50:46mais évidemment,
00:50:47signification particulière
00:50:48cette fois-ci
00:50:49parce qu'elle est en plein procès
00:50:50et parce qu'on est
00:50:50à quelques semaines
00:50:51des municipales
00:50:52et que le RN espère bien
00:50:54faire des Hauts-de-France
00:50:55une zone de conquête
00:50:56pour reconquérir des villes
00:50:57comme Cambray,
00:50:59Douai ou encore Lens.
00:51:00Marine Le Pen
00:51:01qui a d'ailleurs nationalisé
00:51:02ce scrutin
00:51:03qui pense que son parti
00:51:04va tirer profit
00:51:06de la séquence budgétaire.
00:51:07Elle a lancé
00:51:08à Sébastien Lecornu
00:51:09vendredi dans l'hémicycle.
00:51:10Les Français vous voient,
00:51:11ils vont mettre
00:51:11la facture dans l'urne.
00:51:13Le RN qui, on le rappelle,
00:51:14a déposé d'ailleurs
00:51:16une nouvelle motion de censure
00:51:17contre le Premier ministre
00:51:18malgré l'échec
00:51:19de la Première
00:51:20même si en coulisses
00:51:21plus personne ne pense
00:51:22en une chute
00:51:23de Sébastien Lecornu
00:51:24dans les prochains jours.
00:51:25Marine Le Pen
00:51:26n'a pas prévu
00:51:26de faire de discours
00:51:27aujourd'hui
00:51:28mais on verra
00:51:28si elle s'adresse
00:51:29à la presse
00:51:30et si on en sait plus
00:51:30sur cette motion de censure
00:51:31et sur le sens
00:51:33de sa présence aujourd'hui.
00:51:34On revient vers vous
00:51:35dès que nécessaire.
00:51:36Merci beaucoup Sophie Dupont
00:51:37et d'un beau mot
00:51:37avec Lucie Mabonne
00:51:38pour BFM TV.
00:51:39Bonjour Vincent Vantiguet.
00:51:40Bonjour.
00:51:40Encore faire police, justice.
00:51:42BFM TV, bonjour Loïc Vesson,
00:51:43journaliste politique BFM TV.
00:51:45Bienvenue à tous les deux.
00:51:46Vincent, vous suivez
00:51:47pour BFM TV
00:51:48le procès en appel
00:51:49de Marine Le Pen
00:51:49notamment.
00:51:50Il n'y a pas que Marine Le Pen
00:51:50qui est prévenue évidemment
00:51:51dans cette affaire
00:51:52des assistants parlementaires européens
00:51:54où elle joue très gros,
00:51:56ça peut le dire,
00:51:57puisqu'elle ne pourrait
00:51:57pas pouvoir se représenter
00:51:58à l'élection présidentielle
00:52:00en l'occurrence
00:52:00celle de 2027.
00:52:01Ce procès est passionnant,
00:52:02particulièrement la semaine
00:52:03qui est en train
00:52:04de s'achever.
00:52:06Vincent, Marine Le Pen,
00:52:08d'abord,
00:52:09est-ce qu'elle a changé
00:52:09de stratégie
00:52:10depuis le procès
00:52:11en première instance ?
00:52:12Mais c'est vrai
00:52:13que cette semaine
00:52:13a été particulièrement intéressante
00:52:14parce que Marine Le Pen
00:52:15a été auditionnée
00:52:17pendant 12 heures
00:52:18sur deux jours,
00:52:19mardi et mercredi
00:52:19à la barre de cette cour d'appel
00:52:21et c'est vrai que
00:52:22sur un changement de stratégie
00:52:24peut-être par rapport
00:52:25au procès en première instance,
00:52:26on peut dire deux choses.
00:52:27D'abord sur la forme
00:52:28lors du procès
00:52:29en première instance,
00:52:30on l'a vu
00:52:31extrêmement véhémente,
00:52:32extrêmement vindicative
00:52:33avec une espèce
00:52:34de bras de fer
00:52:35qui s'était engagée
00:52:35avec la présidente
00:52:36du tribunal correctionnel,
00:52:37Bénédicte de Pertuis.
00:52:38Là, on n'est plus du tout
00:52:39sur la même chose,
00:52:40c'est-à-dire que
00:52:41les échanges
00:52:42avec la présidente
00:52:43de la cour d'appel,
00:52:44Michel Agis,
00:52:45sont courtois.
00:52:46Alors, d'évidence,
00:52:47les deux femmes
00:52:48ne sont pas d'accord
00:52:48sur le fond du dossier,
00:52:50mais il n'empêche
00:52:50que Marine Le Pen
00:52:51a le sentiment cette fois-ci
00:52:52d'être un peu plus écoutée.
00:52:54Sera-t-elle entendue
00:52:55sur ces arguments ?
00:52:56C'est une autre question,
00:52:57mais sur la forme déjà,
00:53:01qui, lors du procès
00:53:03en première instance,
00:53:04s'arrêtait quasiment
00:53:05tous les jours
00:53:05devant les caméras
00:53:06pour dénoncer
00:53:07une forme de complot politique.
00:53:08On n'est plus du tout là-dessus,
00:53:09là, on fait profil bas,
00:53:10on ne parle pas aux caméras,
00:53:11on parle à l'intérieur
00:53:12de la cour d'appel.
00:53:13Il y a donc la forme
00:53:13et le fond.
00:53:14Le fond, est-ce que vous notez
00:53:15un infléchissement aussi
00:53:16chez Marine Le Pen ?
00:53:17Oui, on peut parler
00:53:18d'inflexion, d'infléchissement,
00:53:20on peut parler de quelques
00:53:21petits changements
00:53:22et ça avait été noté
00:53:23dès le premier jour du procès.
00:53:24Vous vous souvenez,
00:53:24elle avait dit
00:53:25s'il y a eu un délit
00:53:26et tout le monde semble dire
00:53:28qu'il y a eu un délit,
00:53:28je veux bien l'entendre,
00:53:30mais nous n'avons rien commis,
00:53:31nous n'avions pas le sentiment
00:53:32d'avoir commis
00:53:33quelque chose d'intentionnel.
00:53:34Elle marche sur un fil.
00:53:35Elle est vraiment
00:53:35sur un chemin de crête,
00:53:37on pourrait dire.
00:53:38Et c'est vrai que cette audition,
00:53:39cette semaine,
00:53:40a permis de voir
00:53:41une légère inflexion
00:53:42parce qu'en première instance,
00:53:43elle contestait
00:53:43catégoriquement tous les faits
00:53:45et cette fois-ci,
00:53:45elle a reconnu à la marge
00:53:47quelques irrégularités.
00:53:49Alors, de quoi parle-t-elle ?
00:53:50Elle parle de négligence,
00:53:51de zone grise.
00:53:53Elle parle finalement
00:53:54de tous ses assistants parlementaires
00:53:56qui étaient au service
00:53:57des eurodéputés
00:53:58et qui, en fait,
00:53:58ont travaillé pour le parti,
00:54:00pour le parti qu'elle dirigeait.
00:54:02Elle dit oui,
00:54:03certains ont peut-être
00:54:03travaillé de façon résiduelle
00:54:05ou même de manière
00:54:06un petit peu plus importante
00:54:08pour le parti
00:54:08parce que les faits sont là,
00:54:10les preuves sont là
00:54:11et c'est quand même
00:54:12très compliqué pour elle
00:54:13de le nier.
00:54:13Je sais que ce qui vous a marqué
00:54:14aussi cette semaine
00:54:15au procès, Vincent,
00:54:16c'est que Marine Le Pen
00:54:16n'est pas aidée
00:54:17par ses co-prévenus.
00:54:18C'est peu de le dire.
00:54:19Oui, c'est le moins
00:54:19qu'on puisse dire
00:54:20et c'est vrai qu'avec
00:54:21un petit peu de recul,
00:54:22ça fait 15 jours
00:54:23que ce procès a démarré.
00:54:24Il y a déjà eu
00:54:25beaucoup d'auditions à la barre
00:54:26parce que Marine Le Pen
00:54:27est jugée avec une dizaine
00:54:28de co-prévenus
00:54:30et on a le sentiment
00:54:30que c'est elle
00:54:31qui s'est le mieux débrouillée
00:54:32à la barre de cette cour d'appel
00:54:33parce que pour les autres,
00:54:34pour ceux qui étaient
00:54:35assistants parlementaires
00:54:36ou eurodéputés,
00:54:37ça a été extrêmement compliqué.
00:54:39Je pense à Nicolas B,
00:54:40par exemple,
00:54:40Louis Alliot jeudi
00:54:41qui a eu bien du mal
00:54:42à répondre aux questions
00:54:43de la présidente
00:54:45de la cour d'appel
00:54:45ou même Julien Audoul.
00:54:46Julien Audoul,
00:54:47il est passé juste avant
00:54:48Marine Le Pen
00:54:48et c'est vrai
00:54:49que c'est extrêmement compliqué.
00:54:50Pourquoi ?
00:54:51Parce que Julien Audoul,
00:54:52il est jugé
00:54:52en tant qu'assistant parlementaire.
00:54:54À l'époque,
00:54:54il était l'assistant
00:54:55de Mylène Trozinski,
00:54:56une eurodéputée,
00:54:57sauf qu'il n'a quasiment
00:54:59jamais travaillé pour elle.
00:55:00Il le reconnaît.
00:55:00Elle ne me donnait pas de travail
00:55:02et moi,
00:55:02je voulais aussi travailler
00:55:03pour Marine Le Pen.
00:55:04Il y a donc ces éléments
00:55:05du dossier
00:55:05qui sont difficilement contestables.
00:55:07Lesquels sont-ils ?
00:55:08D'abord,
00:55:09il y a ce mail
00:55:09que Julien Audoul envoie
00:55:11à Marine Le Pen
00:55:11en lui disant un jour
00:55:12j'aimerais bien aller
00:55:13à une session,
00:55:14assister à une session
00:55:15au Parlement de Strasbourg
00:55:16et rencontrer
00:55:17l'eurodéputé que j'assiste.
00:55:18Pourquoi ça pose problème ?
00:55:19Parce que ce mail,
00:55:20il l'envoie quatre mois
00:55:21après le début de son contrat.
00:55:22C'est comme si vous travailliez
00:55:23pour quelqu'un
00:55:24et au bout de quatre mois,
00:55:24vous vous dites
00:55:25ce serait peut-être pas mal
00:55:26que j'aille la rencontrer.
00:55:27Ça, c'est un élément,
00:55:28c'est une vraie pierre
00:55:28dans le jardin de Marine Le Pen
00:55:30et de ses coprévenus.
00:55:32Et c'est vrai que face à ces questions,
00:55:33ça rejaillit aussi
00:55:34sur Marine Le Pen
00:55:35qui était présidente du parti
00:55:36à l'époque
00:55:36et qui dit
00:55:37oui, il y a eu des négligents,
00:55:38je ne peux pas le nier,
00:55:39ils ont travaillé pour moi
00:55:40mais en tout état de cause,
00:55:41je n'ai jamais donné d'instruction,
00:55:43je n'ai jamais mis en place
00:55:44ce système.
00:55:45Voilà ce qu'elle a martelé
00:55:46à la Cour d'appel.
00:55:47On le voit,
00:55:47on parlait de chemin de crête
00:55:48ou de fil.
00:55:49Le but de Marine Le Pen,
00:55:50c'est d'essayer d'infléchir
00:55:51un tout petit peu la position
00:55:52qui a été,
00:55:53le jugement qui a été rendu
00:55:54en première instance.
00:55:55Elle s'attend à être condamnée
00:55:56parce que les éléments du dossier
00:55:57sont accablants
00:55:58mais peut-être d'échapper
00:56:00à cette fameuse peine
00:56:01d'inéligibilité
00:56:02qui obère ses chances
00:56:03de se présenter en 2027.
00:56:08Il y a encore trois semaines
00:56:10d'audience,
00:56:10il y a encore de nombreux
00:56:11prévenus qui doivent passer
00:56:12à la barre
00:56:12et puis non des moindres.
00:56:14Demain, on attend
00:56:14Bruno Gollnich à la barre.
00:56:16Mardi, Catherine Griset
00:56:17qui était l'assistante parlementaire
00:56:19de Marine Le Pen.
00:56:20Donc on va reparler d'elle
00:56:21à cette occasion
00:56:22parce que Catherine Griset,
00:56:23elle est accusée
00:56:24d'avoir travaillé
00:56:24pour la présidente du parti
00:56:27et non pas l'eurodéputée
00:56:28Marine Le Pen.
00:56:28Encore un moment
00:56:29assez compliqué à la barre
00:56:30en perspective.
00:56:31Puis derrière,
00:56:32on va enchaîner
00:56:32les différentes auditions
00:56:34avant les réquisitions
00:56:35qui sont attendues
00:56:36le 3 février
00:56:36qui donneront déjà
00:56:37une indication
00:56:38c'est vrai qu'en première instance
00:56:39le parquet n'avait pas requis
00:56:41de peine d'inéligibilité
00:56:42avec exécution provisoire
00:56:43et ça a été prononcé au final.
00:56:45Donc on verra
00:56:46ce que donneront
00:56:47les réquisitions
00:56:48le 3 février.
00:56:48Une grande partie ensuite
00:56:50des plaidoiries de la défense
00:56:50parce que j'ai dit
00:56:51il y a une dizaine de prévenus
00:56:52qui vont devoir tenter
00:56:54de faire infléchir cette position
00:56:55avant une décision
00:56:56qui est attendue
00:56:57avant l'été,
00:56:58juste avant l'été
00:56:59et Marine Le Pen l'a déjà dit
00:57:00ça va déterminer la suite
00:57:01qui d'elle
00:57:02ou de Jordan Bardella
00:57:03sera en première ligne
00:57:04pour 2027.
00:57:05Avec dans tous les esprits
00:57:07la condamnation
00:57:09en première instance
00:57:10dont avait écopé Marine Le Pen.
00:57:12Oui, il faut quand même
00:57:13le rappeler
00:57:13parce qu'on parle évidemment
00:57:14de cette peine d'inéligibilité
00:57:155 ans d'inéligibilité
00:57:18avec exécution provisoire
00:57:19mais il n'y avait pas que ça
00:57:20dans cette condamnation.
00:57:21On oublie la peine principale
00:57:224 ans de prison
00:57:23dont 2 années ferme
00:57:24à purger
00:57:25sous bracelet électronique
00:57:26à domicile.
00:57:26On peut aussi imaginer
00:57:27que s'il n'y a pas de peine
00:57:28d'inéligibilité
00:57:29mais si cette peine
00:57:29de prison ferme
00:57:31est confirmée
00:57:31ça va quand même être compliqué
00:57:32pour Marine Le Pen
00:57:33de faire campagne
00:57:34avec un bracelet au pied.
00:57:35Loïc,
00:57:36l'URN est sur tous les fronts
00:57:37si je puis dire
00:57:38en état de moi
00:57:39des élections municipales.
00:57:40Marine Le Pen est actuellement
00:57:41ce matin
00:57:42à Hénin-Beaumont
00:57:44dans le Pas-de-Calais.
00:57:45Son fief politique,
00:57:46il y a le procès.
00:57:47Son procès
00:57:48est celle de ses co-prévenus.
00:57:50Le procès en appel
00:57:51des assistants
00:57:52d'euro-parlementaires.
00:57:53Il y a l'actualité internationale.
00:57:55Bref,
00:57:55l'URN est sur tous les fronts
00:57:56et parfois ça relève
00:57:57un peu de l'acrobatie
00:57:59justement sur les dossiers
00:58:00internationaux par exemple.
00:58:01Oui, c'est parfois de la gymnastique.
00:58:02D'ailleurs, on voit actuellement
00:58:03l'URN faire un triple salto arrière
00:58:06peut-être avec Jordan Bardella
00:58:08qui toute la semaine
00:58:09a martelé à Strasbourg
00:58:10encore hier
00:58:10où il était en déplacement
00:58:11pour une séance de dédicace
00:58:13qui n'est pas du tout
00:58:15un admirateur de Trump
00:58:16pour ne pas qu'on puisse
00:58:17leur faire un procès
00:58:18pour le coup
00:58:19un autre procès
00:58:20pour Trumpisme.
00:58:22L'URN qui reste encore
00:58:23traumatisé peut-être
00:58:24de la présidentielle 2022
00:58:26où clairement
00:58:27la candidate a rapidement
00:58:28été disqualifiée
00:58:29au vu du contexte
00:58:30c'est de la peur
00:58:31que ça a suscité
00:58:31chez les Français
00:58:32pour les liens
00:58:33qu'avait l'URN
00:58:34avec la Russie.
00:58:35Il y a eu du ménage
00:58:35de ce côté-là
00:58:36mais c'est vrai
00:58:37que jusqu'à présent
00:58:38l'URN se montrait
00:58:39très sympathique
00:58:41bienveillant
00:58:41vis-à-vis de Donald Trump.
00:58:43Voilà, ils ne veulent plus
00:58:43être pris au piège
00:58:44d'avoir pris encore
00:58:45peut-être
00:58:46les mauvaises décisions.
00:58:48C'est pour ça
00:58:48qu'il y a ces acrobaties
00:58:49actuellement
00:58:51et Jordan Bardella
00:58:52pour parler de lui
00:58:53au niveau européen
00:58:54qui adopte finalement
00:58:55le même discours
00:58:56que ses collègues
00:58:56de Renaissance
00:58:57vis-à-vis de Donald Trump
00:58:58actuellement.
00:58:59Il y a une forme de paradoxe
00:59:00pour l'URN en ce moment
00:59:01qui est un peu en difficulté
00:59:03avec le procès
00:59:04qui n'en est pas moins
00:59:05toujours aussi haut
00:59:06dans les sondages.
00:59:07On est à deux mois
00:59:08des municipales.
00:59:08Nous suivions ensemble
00:59:10en direct
00:59:10il y a quelques jours
00:59:11de cela
00:59:11la conférence de presse
00:59:13presque les voeux
00:59:14à la presse
00:59:15de Marine Le Pen
00:59:15c'était à Marseille.
00:59:17Quelle est la température
00:59:19actuellement ?
00:59:19La vraie température ?
00:59:20Vous qui suivez
00:59:21de presse partie
00:59:21Loïc au ERN
00:59:23en ce moment.
00:59:23Elle est difficile à prendre
00:59:24elle est même difficile
00:59:25à prendre
00:59:26pour ceux qui côtoient
00:59:27de près Marine Le Pen
00:59:29c'est vrai qu'il y a eu
00:59:30plusieurs phases.
00:59:30Quand on la voit
00:59:31ce matin
00:59:31elle est tout sourire
00:59:32elle a décidé
00:59:33de remonter en selle
00:59:35clairement à cheval
00:59:36comme elle le dit
00:59:36c'est souvent son expression
00:59:38après une phase de doute
00:59:39où en effet
00:59:39elle s'est effacée
00:59:40ça a surpris
00:59:41plus d'un autour d'elle
00:59:42et comme la nature
00:59:43a horreur du vide
00:59:44c'est pareil aussi
00:59:45en politique
00:59:45et donc Jordan Bardella
00:59:46a pris la suite
00:59:47et ce qu'on a vu
00:59:47dans les sondages
00:59:48finalement c'est qu'il n'y avait
00:59:49pas de trou noir
00:59:50il n'y avait pas de trou d'air
00:59:53dans les intentions de vote
00:59:54ce qu'elle veut montrer
00:59:55c'est que non
00:59:56elle est toujours là
00:59:57et qu'à ce stade
00:59:57elle veut se montrer
00:59:59toujours combative
01:00:01comme si son destin
01:00:02n'était pas scellé
01:00:03alors bien sûr
01:00:03c'est aussi pour son image
01:00:04qu'elle veut montrer
01:00:05qu'elle ne sera pas
01:00:05le faux soyeur de son camp
01:00:06et qu'elle ne l'attachera pas
01:00:09à son destin
01:00:10s'il finissait par être scellé
01:00:11mais elle veut montrer
01:00:12que c'est elle la patronne
01:00:13elle la candidate naturelle
01:00:14toujours à ce stade
01:00:15d'ailleurs Jordan Bardella
01:00:16s'efforce désormais
01:00:17lui à le répéter
01:00:18pour ne pas avoir
01:00:18un procès en traîtrise
01:00:21et c'est vrai que
01:00:22d'être à Hénin-Beaumont
01:00:23même si c'est une tradition
01:00:24et qu'elle est toujours là
01:00:25au vœu du maire
01:00:26Steve Brioua
01:00:27c'est parce que
01:00:28s'il y a bien un endroit
01:00:29où elle est irremplaçable
01:00:30et qu'ils ne veulent pas voter
01:00:31pour un Jordan Bardella
01:00:32à la place d'une Marine Le Pen
01:00:33c'est peut-être à Hénin-Beaumont
01:00:34donc c'est une belle illustration
01:00:35pour elle
01:00:36de montrer qu'elle reste là
01:00:38et elle reste la candidate naturelle
01:00:39de son camp à cette heure
01:00:40et ils apparaissent
01:00:41l'un et l'autre
01:00:42Marine Le Pen
01:00:43et Steve Brioua
01:00:43l'un à côté de l'autre
01:00:45donc à Hénin-Beaumont
01:00:46dans le pas de calais
01:00:47FIF politique de Marine Le Pen
01:00:49image en direct
01:00:51on y reviendra évidemment
01:00:52un petit peu plus tard
01:00:53je vous annonce également
01:00:54le rendez-vous politique
01:00:55à venir à midi
01:00:56dans un peu moins
01:00:57de trois quarts d'heure
01:00:58maintenant
01:00:58Eric Zemmour
01:00:59invité de Guillaume Daré
01:01:00BFM politique
01:01:01à midi
01:01:02dans quelques instants
01:01:03la suite de BFM direct
01:01:04on va faire le point
01:01:05sur l'Iran
01:01:06alors que le guide suprême
01:01:07iranien
01:01:08l'Iramene
01:01:08serait réfugié
01:01:10dans un abri
01:01:11souterrain
01:01:11à Téhéran
01:01:12c'est ce que croit savoir
01:01:13une chaîne de télé iranienne
01:01:14d'opposition
01:01:14qui émet à l'étranger
01:01:15alors que des hauts responsables
01:01:16militaires sécuritaires
01:01:18iraniens
01:01:18ont évalué
01:01:18le risque accru
01:01:20d'une éventuelle
01:01:20intervention américaine
01:01:21qui pourrait intervenir
01:01:22très rapidement
01:01:23à tout de suite
01:01:2411h30
01:01:27soyez les bienvenus
01:01:28si vous nous rejoignez
01:01:28dans BFM direct
01:01:29le guide suprême iranien
01:01:31ce serait réfugié
01:01:32dans un abri
01:01:32souterrain
01:01:33à Téhéran
01:01:34c'est ce que croit savoir
01:01:35une chaîne de télévision
01:01:36iranienne d'opposition
01:01:37qui émet à l'étranger
01:01:38information reprise
01:01:39par un certain nombre
01:01:40de sites d'informations
01:01:41à l'étranger
01:01:42notamment en Israël
01:01:43alors que des hauts responsables
01:01:44militaires sécuritaires
01:01:45iraniens ont évalué
01:01:46le risque accru
01:01:48d'une éventuelle
01:01:48intervention américaine
01:01:50sur fonds de mobilisation
01:01:51qui continue en réalité
01:01:53on en est au 28
01:01:54ou au 29ème jour
01:01:55elle a malheureusement
01:01:56été très férocement
01:01:57réprimée
01:01:58ces dernières semaines
01:01:59les morts se comptent
01:02:00vraisemblablement
01:02:01par milliers
01:02:02certaines ONG
01:02:03fournissent de nouveaux bilans
01:02:04plus de 5000 morts
01:02:0540 000
01:02:06arrestations
01:02:07des milliers
01:02:08de blessés
01:02:09un régime
01:02:09qui n'entend
01:02:10accorder aucune clémence
01:02:12aux manifestants
01:02:13qui sont actuellement
01:02:14emprisonnés
01:02:15par dizaines de milliers
01:02:16chaque jour
01:02:17on reçoit
01:02:18vous les voyez d'ailleurs
01:02:19des images
01:02:19toutes plus insupportables
01:02:20les unes que les autres
01:02:21des images de corps
01:02:21de manifestants
01:02:22abattus par la police
01:02:23du régime
01:02:24d'Ebola
01:02:25on en parle avec vous
01:02:26Kevin Gaffaïti
01:02:26bonjour
01:02:27vous êtes franco-iranien
01:02:28merci d'être avec nous ce matin
01:02:29vous êtes enseignant
01:02:30à Sciences Po Paris
01:02:31vous êtes président fondateur
01:02:32du Think Tank
01:02:32de l'Institut des relations internationales
01:02:34et géopolitique
01:02:35bienvenue
01:02:36Nicolas Tenzer
01:02:36nous accompagne aussi
01:02:37rebonjour
01:02:38spécialiste des questions géostratégiques
01:02:39et enseignant à Sciences Po
01:02:41et c'est bien Sciences Po
01:02:41très bien représenté
01:02:42ici même ce matin
01:02:43et le général Jérôme Pellistron
01:02:45bonjour
01:02:45vous êtes le consultant
01:02:46défense de BFM TV
01:02:48d'abord j'ai envie de vous demander
01:02:49Kevin Gaffaïti
01:02:50puisque on apprend
01:02:52que le patron des télécoms
01:02:53annonce un retour d'internet
01:02:54aujourd'hui ou demain
01:02:55en Iran
01:02:56et que le fils du président iranien
01:02:58appelle à rétablir
01:02:58l'accès à internet
01:02:59vous avez pu vous entretenir
01:03:01avec certains de vos proches
01:03:02en Iran ces dernières heures
01:03:03oui oui
01:03:04je vous confirme
01:03:05que depuis avant-hier soir
01:03:06j'ai pu commencer à recevoir
01:03:07des messages
01:03:08sur différentes applications
01:03:10donc internet revient progressivement
01:03:13et je pense que cela va continuer
01:03:14crescendo pour ensuite
01:03:15tout simplement
01:03:16ouvrir les vannes
01:03:17et donc
01:03:18d'un point de vue mécanique
01:03:19tout simplement
01:03:20on va avoir de plus en plus
01:03:20d'informations
01:03:21en flot je pense
01:03:22d'images et de vidéos
01:03:23qui va nous permettre
01:03:24de pouvoir au fur et à mesure
01:03:25faire un état des lieux
01:03:27plus fin
01:03:27plus précis
01:03:28vous étiez à Téhérône
01:03:29il y a encore deux semaines de cela
01:03:30oui
01:03:31quand vous discutez avec vos proches
01:03:32qui sont eux
01:03:33toujours
01:03:34quel est le sentiment
01:03:34qui domine aujourd'hui
01:03:35c'est la peur
01:03:37vu la répression
01:03:38oui oui oui
01:03:39alors beaucoup de
01:03:40beaucoup d'inquiétude
01:03:41beaucoup de peur
01:03:42et c'est quelque chose
01:03:43qui est présent
01:03:44je vous l'avais dit
01:03:46il y a quelques jours
01:03:47en réalité
01:03:47dès le premier jour
01:03:49jeudi 28 décembre 2025
01:03:50vous avez des manifestations
01:03:50et alors moi
01:03:52je n'étais pas sur place
01:03:53je le dis explicitement
01:03:53je ne suis pas allé
01:03:55dans les manifestations
01:03:55je ne m'invente pas
01:03:56une vie de super héros
01:03:57mais dès le vendredi soir
01:03:58vous entendiez beaucoup
01:03:59de bruit de coups de feu
01:04:00et donc lorsque ça tire
01:04:02vraisemblablement
01:04:03dans les rues
01:04:03effectivement la peur
01:04:04s'installe
01:04:05et la peur ne quitte pas
01:04:07facilement les esprits
01:04:08donc c'est absolument
01:04:09le sentiment
01:04:10et un régime
01:04:10qui je le disais
01:04:11entend accorder
01:04:12aucune clémence
01:04:13ce n'est pas son genre
01:04:14aux très nombreux manifestants
01:04:17la plupart d'entre eux
01:04:19d'ailleurs
01:04:19on est sans nouvelles
01:04:20qui sont emprisonnés
01:04:22après leur arrestation
01:04:23au moment des manifestations
01:04:24qui se sont calmées
01:04:25avec la répression
01:04:26évidemment
01:04:26mais la mobilisation
01:04:27elle en réalité
01:04:28elle continue
01:04:29mais peut-être
01:04:29à bas bruit
01:04:30d'une certaine manière
01:04:31c'est ça aussi
01:04:32la peur
01:04:33en ce moment
01:04:35je suis
01:04:35oui exactement
01:04:36c'est par rapport
01:04:36à ce que vous dites
01:04:37tout à l'heure
01:04:37vous le disiez un peu plus tôt
01:04:38l'état iranien lui-même
01:04:40parle de 3000 morts
01:04:41et ensuite
01:04:42on peut dire
01:04:425, 10, 20
01:04:43j'ai même vu des chiffres
01:04:44à 40, 50 000 morts
01:04:45je ne rentre pas du tout
01:04:47dans une vente aux enchères morbide
01:04:48je pense que c'est plus
01:04:50avec le temps justement
01:04:51qu'on va pouvoir faire
01:04:51l'état des lieux
01:04:52et par rapport à ce que vous disiez
01:04:54oui
01:04:54il faut voir que là maintenant
01:04:55l'état iranien
01:04:56est absolument
01:04:57dans un état alarmiste
01:04:59par rapport à la situation interne
01:05:01par rapport à la situation internationale
01:05:02je pense qu'on va
01:05:03l'analyser plus longuement
01:05:06et donc vous avez
01:05:07un état effectivement
01:05:08qui est à cran
01:05:09ça c'est
01:05:11quelque chose
01:05:11qui est absolument acté
01:05:12donc vous le savez
01:05:13et c'est pire que tout
01:05:14d'une certaine manière
01:05:15quand on est acculé
01:05:17je ne sais pas si le mot
01:05:18est bien choisi
01:05:19mais fébrile
01:05:20à cran
01:05:21vous le dites vous-même
01:05:22on va à fond
01:05:24dans la radicalité
01:05:25dans l'atrocité
01:05:27je sais que
01:05:28par exemple
01:05:28actuellement en Iran
01:05:30les familles
01:05:30qui veulent récupérer
01:05:31les corps
01:05:31de leurs proches
01:05:32qui ont été tués
01:05:33pendant les manifestations
01:05:34doivent payer
01:05:34le régime fait payer
01:05:36les familles
01:05:38pour qu'elles retrouvent
01:05:38les corps de leurs proches
01:05:40c'est ce que j'ai entendu
01:05:40et par rapport à votre question
01:05:42je pense que lorsqu'un
01:05:43acteur politique
01:05:44un état
01:05:45et spécifiquement l'Iran
01:05:46se sent effectivement
01:05:47en danger
01:05:47c'est là où
01:05:48toutes les mesures
01:05:50peuvent être prises
01:05:50donc sur ça
01:05:51je suis d'accord avec vous
01:05:52est-ce que vous êtes surpris
01:05:52quand vous entendez
01:05:53ou lisez
01:05:54le fils du président
01:05:55iranien
01:05:56qui appelle à rétablir
01:05:57l'accès à internet
01:05:58jugeant
01:05:59que les autorités iraniennes
01:06:02devront faire face
01:06:03tôt ou tard
01:06:04a-t-il dit
01:06:04à la diffusion
01:06:04des images de la répression
01:06:06ça m'a beaucoup surpris
01:06:07sur le moment
01:06:07et en réalité
01:06:08je me suis rappelé
01:06:09d'une des premières déclarations
01:06:11de son père
01:06:11donc le président iranien
01:06:12Massoud Pézéchkion
01:06:13qui n'est pas le guide suprême iranien
01:06:15qui n'est pas l'autorité suprême
01:06:17d'ailleurs
01:06:17sur le plan étatique en Iran
01:06:18il faut savoir que c'est vraiment
01:06:19le guide suprême khomeini
01:06:20Massoud Pézéchkion
01:06:21qui est en dessous
01:06:22dans la hiérarchie
01:06:23et qui avait dit
01:06:23avant même le début
01:06:24de la manifestation
01:06:25mais lorsque la colère
01:06:26commençait à gronder
01:06:27nous devons prendre
01:06:28nos responsabilités
01:06:29si les Iraniens
01:06:30sont mécontents
01:06:30c'est nous
01:06:31les responsables
01:06:32qui devront justement
01:06:33discuter avec eux
01:06:34et finalement on voit
01:06:35qu'il y a un état iranien
01:06:37qui n'est pas monolithique
01:06:38il y a différentes tendances
01:06:39et donc le fils Pézéchkion
01:06:40semble être aussi
01:06:41de la même tendance
01:06:42que son père
01:06:43à savoir
01:06:44vouloir justement
01:06:45rétablir l'information
01:06:46donc c'était une déclaration
01:06:48qui était surprenante
01:06:49mais lorsque l'on voyait
01:06:49ce qui avait été dit
01:06:50par son père par le passé
01:06:51il y a une forme de cohérence
01:06:52ça montre peut-être
01:06:53une forme de flottement
01:06:54aussi au sommet
01:06:56enfin au double sommet
01:06:57quelque part
01:06:57sachant que le plus haut
01:06:59des sommets
01:06:59on y en sait bien sûr
01:07:00c'est le dirigeant
01:07:01le personnage
01:07:02une divergence de vue
01:07:04une divergence de vue
01:07:04merci vous avez raison
01:07:05Ali Ramenei
01:07:06le guide suprême iranien
01:07:07qui serait donc réfugié
01:07:09dans un abri souterrain
01:07:11spécial à Téhéran
01:07:11après que des hauts
01:07:12responsables militaires
01:07:13et sécuritaires iraniens
01:07:14ont évalué les risques
01:07:15accrus d'une éventuelle
01:07:16attaque américaine
01:07:17qui n'intervient toujours pas
01:07:18néanmoins
01:07:19ce qui reste une information
01:07:20à prendre avec précaution
01:07:22n'est pas complètement
01:07:24insensé
01:07:25on est d'accord
01:07:26Nicolas Athènes
01:07:26si les Etats-Unis
01:07:28ont quelqu'un dans le viseur
01:07:30c'est Ali Ramenei
01:07:30oui bien sûr
01:07:32parce que c'est effectivement
01:07:33c'est le guide
01:07:34c'est le guide suprême
01:07:36c'est le symbole
01:07:36en quelque sorte
01:07:37du régime
01:07:38et en même temps
01:07:39je dirais
01:07:40on ne sait pas d'ailleurs
01:07:41s'il va y avoir des frappes
01:07:41on ne sait pas non plus
01:07:42qui elles vont viser
01:07:43mais effectivement
01:07:43il peut être une cible
01:07:46il peut être une cible
01:07:46de même que vous avez
01:07:47à voir
01:07:47les quartiers généraux
01:07:49des gardiens de la révolution
01:07:50des basidji
01:07:51donc la police
01:07:52d'autres instances
01:07:54je dirais
01:07:55du gouvernement
01:07:55ou des forces armées
01:07:56ou des services secrets
01:07:57vous pouvez avoir
01:07:58mais la vraie question
01:08:00c'est quand même aussi
01:08:01de savoir
01:08:01qu'est-ce que
01:08:02tout cela va profondément changer
01:08:04parce que
01:08:05est-ce que les Etats-Unis
01:08:06d'ailleurs
01:08:06quelle est l'intention
01:08:07d'ailleurs des Etats-Unis
01:08:07dans cette histoire
01:08:08est-ce que
01:08:09l'intention de Trump
01:08:10est véritablement
01:08:11d'établir
01:08:12une forme de démocratie
01:08:14en Iran
01:08:14de chasser le régime policier
01:08:16je dirais
01:08:17qui est actuellement en place
01:08:18le régime d'oppression
01:08:20monstrueuse
01:08:21que l'on connaît
01:08:21ou est-ce que c'est
01:08:23je dirais
01:08:24à un certain moment
01:08:24de juste dire
01:08:26voilà nous sommes présents
01:08:27nous sommes capables
01:08:28d'intervenir
01:08:28nous allons limiter
01:08:30la casse
01:08:30on ne sait absolument pas
01:08:33on sait aussi
01:08:33que Trump
01:08:34a quand même reçu
01:08:35énormément de pression
01:08:36de la part
01:08:37d'une partie
01:08:38de son entourage
01:08:38notamment
01:08:39J.D. Vance
01:08:39qui n'est pas favorable
01:08:40à une intervention
01:08:41mais également
01:08:42des dirigeants
01:08:43du Golfe
01:08:44en particulier
01:08:45le prince héritier
01:08:46d'Arabie Saoudite
01:08:48qui est très défavorable
01:08:49ce sont d'ailleurs
01:08:50les pays du Golfe
01:08:50et Israël aussi
01:08:51qui ont
01:08:52semble-t-il
01:08:52dissuader
01:08:53les Etats-Unis
01:08:54d'intervenir
01:08:55en tout cas
01:08:55pour l'instant
01:08:55oui mais vous savez
01:08:56aussi qu'il y a
01:08:56derrière tout cela
01:08:57aussi d'autres types
01:08:59de raisons
01:08:59c'est-à-dire qu'il y a
01:09:00une première raison
01:09:00que ces régimes
01:09:02qui sont quand même
01:09:02des régimes
01:09:03pour les monarchies
01:09:04du Golfe
01:09:04dictatoriaux
01:09:05craignent toujours
01:09:07qu'une dictature
01:09:08soit abattue
01:09:08parce que
01:09:09la contagion
01:09:10démocratique
01:09:12c'est le cas de Poutine
01:09:13c'est le cas évidemment
01:09:14des Iraniens
01:09:16c'est le cas également
01:09:18de Xi Jinping
01:09:18craignent toujours
01:09:20ces phénomènes
01:09:20de contagion démocratique
01:09:22et puis pour les Etats
01:09:23du Golfe
01:09:23de la région
01:09:23il y a une autre chose
01:09:24si on essaye de regarder
01:09:26sur le moyen terme
01:09:27l'Iran est aujourd'hui
01:09:29le deuxième pays au monde
01:09:30qui a le plus de réserves
01:09:31gazières
01:09:32c'est le troisième
01:09:33ou le quatrième pays
01:09:34qui a le plus
01:09:35de réserves pétrolières
01:09:36et donc vous imaginez
01:09:37pour ces monarchies-là
01:09:38la déstabilisation
01:09:39que pourrait représenter
01:09:41une normalisation
01:09:42par ailleurs
01:09:42de l'Iran
01:09:43c'est beaucoup d'éléments
01:09:44qui rentrent aujourd'hui
01:09:45en ligne de compte
01:09:46il y a ce que veut Trump
01:09:47et ce que peut Trump
01:09:48ce que peuvent
01:09:49les Etats-Unis
01:09:49général Pellistrandi
01:09:50alors qu'Ali Ramenei
01:09:52serait retranché
01:09:54dans un bunker
01:09:55souterrain
01:09:56à Téhéran
01:09:57si d'aventure
01:09:58les Etats-Unis
01:09:58voulaient l'éliminer
01:09:59voilà
01:10:00je pose cette question
01:10:01est-ce qu'il pourrait
01:10:02s'y prendre
01:10:02d'une manière
01:10:03à ce que le but
01:10:04l'objectif soit atteint
01:10:06l'armada navale
01:10:09américaine
01:10:09continue de faire route
01:10:11vers le Golfe
01:10:11les pays du Golfe
01:10:12comment vous décryptez-vous
01:10:14militairement parlant
01:10:15ce qui se passe en ce moment
01:10:15aux alentours
01:10:17de l'Iran
01:10:17au large
01:10:18alors très concrètement
01:10:19d'abord il faut rappeler
01:10:20que les Etats-Unis
01:10:21ont des bases
01:10:22dans la région
01:10:23depuis toujours
01:10:24donc il y a un dispositif
01:10:26militaire permanent
01:10:27et qui a été accru
01:10:28ces dernières semaines
01:10:28et avec donc
01:10:30l'arrivée
01:10:31d'un groupe aéronaval
01:10:32que Donald Trump
01:10:34décrit comme une armada
01:10:34en fait c'est
01:10:35comme on le dit
01:10:36de manière assez simpliste
01:10:37un porte-avions
01:10:38c'est 100 000 tonnes
01:10:39de diplomatie
01:10:40donc ça c'est un élément
01:10:41qui doit
01:10:42en quelque sorte
01:10:43faire peur
01:10:45au régime
01:10:46de Téhéran
01:10:46d'autre part
01:10:48il y a aussi un autre élément
01:10:48c'est que le territoire iranien
01:10:50on va dire
01:10:51depuis des décennies
01:10:52il est connu
01:10:53au millimètre près
01:10:55par les services
01:10:56américains
01:10:57et israéliens
01:10:59c'est-à-dire que
01:11:00on va dire
01:11:01la numérisation
01:11:01en quelque sorte
01:11:02de l'espace iranien
01:11:03et des systèmes de défense
01:11:05les américains
01:11:06maîtrisent totalement
01:11:07là où il y a
01:11:09une part d'incertitude
01:11:10c'est la localisation
01:11:11du guide suprême
01:11:12on peut supposer
01:11:14que certains services
01:11:15dont le Mossad israélien
01:11:16savent à peu près
01:11:17où est-ce que
01:11:18l'individu
01:11:20est...
01:11:21On peut imaginer
01:11:22que comme Maduro
01:11:22président déchu
01:11:25du Venezuela
01:11:25il change d'endroit
01:11:26très régulièrement
01:11:28il doit changer
01:11:30d'endroit
01:11:30très régulièrement
01:11:32il fait très peu
01:11:33d'apparitions
01:11:34en public
01:11:35essentiellement
01:11:35c'est le vendredi
01:11:36pour la grande prière
01:11:39à la grande mosquée
01:11:40de Téhéran
01:11:41mais c'est à peu près tout
01:11:42on ne le voit jamais
01:11:43dans des bains de foule
01:11:44il se déplace
01:11:45extrêmement peu
01:11:45donc en fait
01:11:47il doit être en permanence
01:11:48caché
01:11:48la seule chose
01:11:49c'est qu'il est hors de question
01:11:51d'aller le capturer
01:11:53techniquement
01:11:54on n'est pas
01:11:55dans la configuration
01:11:56de ce qui s'est passé
01:11:57pour Maduro
01:11:58c'était assez facile
01:11:59il serait plus facile
01:12:00de le tuer
01:12:00que de le capturer
01:12:01oui c'est ça en fait
01:12:02comme ce qui a été fait
01:12:04que tout son entourage
01:12:04a été décimé
01:12:05par les services israéliens
01:12:08il y a de cela
01:12:097 mois
01:12:09il faut se souvenir
01:12:10que c'est ce qui a été fait
01:12:11contre le leader du Hezbollah
01:12:14au Liban
01:12:15où il a été pulvérisé
01:12:17d'ailleurs
01:12:18on a mis du temps
01:12:19d'ailleurs
01:12:20à retrouver
01:12:20ne serait-ce que
01:12:21des restes d'ADN
01:12:22bon
01:12:22donc c'est une possibilité
01:12:24à inclure
01:12:26la difficulté par contre
01:12:27c'est de savoir
01:12:28est-ce que
01:12:29si militairement
01:12:30c'est techniquement possible
01:12:32est-ce que
01:12:33politiquement
01:12:34c'est utile
01:12:36et nécessaire
01:12:36et en fait
01:12:37la vraie question
01:12:38elle est là
01:12:38vous en pensez quoi vous
01:12:40justement
01:12:40Kevin Gaffaïti
01:12:41je suis tout à fait d'accord
01:12:42avec ce que vient de dire
01:12:43le général
01:12:44sur les enjeux
01:12:45techniques militaires
01:12:46je laisse
01:12:47l'expertise
01:12:48immaculée
01:12:49maintenant sur le plan politique
01:12:50je pense
01:12:51alors
01:12:51désolé je vais dire
01:12:52quelque chose qui est
01:12:53un peu ringard patré
01:12:54à la mode actuellement
01:12:55déjà ce serait fondamentalement
01:12:56contraire au droit international
01:12:57mais ça on n'est même plus
01:12:58à ce stade là
01:12:59je pense
01:12:59vous êtes contre une intervention
01:13:00américaine
01:13:00alors déjà sur le plan juridique
01:13:02c'est fondamentalement
01:13:03c'est pas autorisé
01:13:03comment on libère
01:13:04si je puis dire
01:13:05le peuple iranien
01:13:06de ses dirigeants
01:13:07c'est une question
01:13:09à laquelle
01:13:10moi je n'ai pas la réponse
01:13:10mais du moins je sais
01:13:11comment on ne le libère pas
01:13:12et c'est pas par la force armée
01:13:14on a vraiment
01:13:15beaucoup de précédents
01:13:15Afghanistan
01:13:16Irak
01:13:16Syrie
01:13:17Libye
01:13:17je les répète un peu
01:13:18visuellement
01:13:18comme une arlésienne
01:13:20vraiment
01:13:21et ensuite
01:13:22comment dire
01:13:22seulement enlever
01:13:23une personne
01:13:24ne règle absolument pas
01:13:25la situation
01:13:26ne la fait pas évoluer
01:13:27et c'est là où je suis d'accord
01:13:28avec le général
01:13:29c'est-à-dire qu'on a un état
01:13:30iranien
01:13:30il faut vraiment
01:13:31intégrer le fait
01:13:32que la succession
01:13:33d'Ali Khomeini
01:13:34a été réglée
01:13:35depuis des années
01:13:36peut-être même des décennies
01:13:37sa disparition
01:13:38sous quelque forme
01:13:39que ce soit
01:13:39ne changerait rien
01:13:40c'est ce que vous
01:13:40en tout cas vous dites
01:13:41le roi est mort
01:13:42il dit le roi
01:13:42oui il y aura
01:13:43un autre yatollah
01:13:44puisque c'est
01:13:44un processus religieux
01:13:47enfin politico-religieux
01:13:48donc sur le plan
01:13:49de la hiérarchie
01:13:51bon
01:13:52il n'y a pas de soucis
01:13:53de ce côté-là
01:13:54Nicolas Tenzer
01:13:54d'un mot
01:13:55oui d'un mot
01:13:55mais c'est-à-dire
01:13:56qu'il n'y a pas
01:13:56que cette personne-là
01:13:57c'est-à-dire qu'il n'y a pas
01:13:58que le guide suprême
01:13:58vous avez derrière
01:13:59des tas de structures
01:14:00vous avez l'équipe
01:14:02des gardiens
01:14:02vous avez tout l'appareil d'état
01:14:03qui aussi vit
01:14:04si vous voulez
01:14:05sur la bête
01:14:05c'est aussi un système
01:14:06de corruption
01:14:07qui est extrêmement profond
01:14:09et c'est aussi pour ça
01:14:10que d'ailleurs
01:14:10toutes ces personnes
01:14:11je dirais de l'appareil
01:14:12de sécurité
01:14:13ne veulent pas
01:14:14laisser le pouvoir
01:14:15c'est parce que finalement
01:14:16ils bénéficient de ce système
01:14:17ils en mettent plein les poches
01:14:19comme on dit vulgairement
01:14:20et ça aussi
01:14:21c'est un élément
01:14:21je crois qu'il faut prendre en compte
01:14:23c'est pour ça que le changement
01:14:24de régime
01:14:24on est tout à fait d'accord
01:14:25ne viendra certainement pas
01:14:26par une intervention de ce type-là
01:14:27tout à fait d'accord avec vous
01:14:28il faut vraiment voir
01:14:29qu'on a un état iranien
01:14:30ça fait depuis 47 ans
01:14:31on dit
01:14:31la république islamique d'Iran
01:14:33est au bord de l'effondrement
01:14:34d'un point de vue institutionnel
01:14:35en étant objectif
01:14:36elle est fonctionnelle
01:14:37et elle sait s'entretenir
01:14:39c'est complexe
01:14:40merci
01:14:40merci pour vos lumières
01:14:41merci d'avoir été avec nous
01:14:43ce matin
01:14:43sur le plateau de BFM direct
01:14:45alors que
01:14:45par ailleurs
01:14:46pour la deuxième fois
01:14:47en un mois
01:14:47un habitant de Minneapolis
01:14:48dans le nord des Etats-Unis
01:14:50a été tué
01:14:50par la police fédérale
01:14:51anti-immigration de Trump
01:14:52la victime exerçait
01:14:53comme infirmier
01:14:54en soins intensifs
01:14:56dans un hôpital
01:14:56du département
01:14:57des anciens
01:14:58combattants américains
01:14:59attention
01:15:00certaines images
01:15:01je vous préviens
01:15:01sont assez difficiles
01:15:03vous voyez
01:15:04ce qui s'est passé
01:15:05le meurtre
01:15:06d'Alex Préti
01:15:08après celui
01:15:09de René Nicole Good
01:15:10il y a quelques jours
01:15:11de cela
01:15:12à Minneapolis
01:15:12toujours
01:15:13la colère gronde
01:15:14actuellement
01:15:15outre-Atlantique
01:15:16il y a beaucoup
01:15:16d'incompréhension
01:15:17au sujet de ce qui se passe
01:15:19et de ce que fait
01:15:20cette police
01:15:21parfois qualifiée
01:15:22de milice fasciste
01:15:23on va retrouver
01:15:24l'équipe de BFM TV
01:15:26qui vient d'arriver
01:15:27à Minneapolis
01:15:27il s'agit de Jérémy Per
01:15:29et de Juan Palencia
01:15:29le quartier
01:15:32est toujours bloqué
01:15:33cette nuit
01:15:33ici à Minneapolis
01:15:34d'un côté
01:15:35les habitants
01:15:36ont installé
01:15:37des barricades
01:15:38non loin
01:15:38des lieux
01:15:40où Alex Préti
01:15:41cet infirmier
01:15:42de 37 ans
01:15:42a été assassiné
01:15:44par les membres
01:15:44de ICE
01:15:44vous voyez
01:15:45les habitants
01:15:45qui ont même
01:15:46mis à installer
01:15:47un feu
01:15:48pour essayer
01:15:48de se réchauffer
01:15:49ils tiennent
01:15:49le quartier
01:15:50ici dans le centre
01:15:51de Minneapolis
01:15:52et de l'autre côté
01:15:53il y a la police
01:15:54de Minneapolis
01:15:55mais aussi
01:15:56vous voyez
01:15:56ces véhicules militaires
01:15:57ce sont
01:15:58les membres
01:15:59de la garde nationale
01:16:00mobilisés
01:16:00par le gouverneur
01:16:01démocrate
01:16:02Tim Wals
01:16:03pour essayer
01:16:03d'apaiser
01:16:04la situation
01:16:05il y a eu
01:16:05beaucoup
01:16:06de tensions
01:16:07ici
01:16:07dans cette rue
01:16:08sur les lieux
01:16:08où Alex Préti
01:16:10a été assassiné
01:16:11par les membres
01:16:11de la police
01:16:12de l'immigration
01:16:12ICE
01:16:13des échauffourés
01:16:14tout au long
01:16:14de la journée
01:16:15il y a eu
01:16:16des tirs de gaz
01:16:16lacrymogène
01:16:17par la police
01:16:17et puis des jets
01:16:18de projectiles
01:16:19aussi
01:16:19par des habitants
01:16:20qui sont en colère
01:16:21depuis plusieurs semaines
01:16:22depuis plusieurs mois
01:16:23depuis que l'opération
01:16:25ici a été lancée
01:16:27par les membres
01:16:27de la police
01:16:28de l'immigration
01:16:29il y a 15 jours
01:16:30déjà
01:16:30une femme
01:16:31a été tuée
01:16:31René Goode
01:16:32dans des conditions
01:16:33relativement similaires
01:16:35Tim Wals
01:16:35le gouverneur
01:16:36démocrate du Minnesota
01:16:37encore une fois
01:16:37demandait
01:16:38à ce que la police
01:16:39de l'immigration
01:16:40quitte son état
01:16:41du Minnesota
01:16:42Donald Trump
01:16:43et surtout
01:16:43le commandant
01:16:45en charge
01:16:45de cette opération
01:16:46a dit
01:16:46qu'il allait rester
01:16:47jusqu'à ce qu'il ait
01:16:49interpellé
01:16:49le plus de migrants
01:16:50illégaux
01:16:51possibles
01:16:52des criminels
01:16:52disent-ils
01:16:53mais la situation
01:16:54est explosive
01:16:55et les manifestations
01:16:57devraient se poursuivre
01:16:59dans les prochains jours
01:17:00ici à Minneapolis
01:17:01même si la température
01:17:02frôle les moins
01:17:0430 degrés
01:17:04en ce moment
01:17:05dans le Minnesota
01:17:06et on retrouve évidemment
01:17:07tout au long de la journée
01:17:08l'équipe de BFM TV
01:17:09qui vient d'arriver
01:17:10à Minneapolis
01:17:10dans le Minnesota
01:17:11l'info éco
01:17:12installez-vous confortablement
01:17:19devant votre programme
01:17:21avec Maison XXL
01:17:22mobilier design
01:17:23et décoration
01:17:24une étude qui en dit long
01:17:31sur l'angoisse
01:17:32de l'avenir
01:17:32les seniors
01:17:33épargnent de plus en plus
01:17:35255 euros par mois
01:17:36en moyenne
01:17:37c'est 10% de plus
01:17:38en un an
01:17:39reportage à Lyon
01:17:40d'Alexis Rodriguez
01:17:41de Thomas Errigo
01:17:41avec Candice Antiga
01:17:42sur les comptes
01:17:45de cette soixantenaire
01:17:46une belle somme d'argent
01:17:47minutieusement épargnée
01:17:49depuis de longues années
01:17:50j'ai toujours épargné
01:17:52petit mais toujours
01:17:53genre 100
01:17:54ou 150 euros par mois
01:17:57tout le temps
01:17:57depuis que je travaille
01:17:59comme elle
01:17:59les seniors épargnent
01:18:01de plus en plus
01:18:02selon une récente étude
01:18:03ils ont mis l'an dernier
01:18:04255 euros de côté
01:18:06chaque mois en moyenne
01:18:08c'est 21 euros de plus
01:18:09que l'année précédente
01:18:10et le contexte
01:18:11des retraites
01:18:12n'y est pas pour rien
01:18:13là j'épargne encore plus
01:18:15si je peux
01:18:16parce qu'en prévision
01:18:17de la retraite
01:18:18je sais que j'aurai
01:18:18des petits revenus
01:18:20je pense qu'il faut
01:18:20anticiper
01:18:21et pas attendre
01:18:22le dernier moment
01:18:22pour penser
01:18:24à ces jours
01:18:25sans retraite
01:18:26peut-être
01:18:26une incertitude
01:18:27partagée par une majorité
01:18:29de seniors
01:18:30selon la même étude
01:18:31autre enseignement
01:18:32les préférences
01:18:33d'investissement
01:18:34des futurs retraités
01:18:35orientés vers des dispositifs
01:18:37reconnus
01:18:37pour leur cadre fiscal
01:18:39dès qu'on dépasse
01:18:40les 50 ans
01:18:41on va être plutôt
01:18:42sur 6 sur 10
01:18:44qui ont un contrat
01:18:45d'assurance vie
01:18:45donc c'est un des vecteurs
01:18:46privilégiés
01:18:47par les seniors
01:18:49pour l'épargne
01:18:51il y a également
01:18:51le plan d'épargne retraite
01:18:53qui se diffuse
01:18:55de plus en plus largement
01:18:56plus les seniors épargnent
01:18:58moins ils consomment
01:18:59une tendance
01:19:00à surveiller de près
01:19:01tout cumulé
01:19:02le patrimoine financier
01:19:04des français
01:19:04s'élève à 6500 milliards d'euros
01:19:06soit plus de deux fois
01:19:08le PIB
01:19:08pour l'épargne
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