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  • il y a 7 semaines
Le 20 janvier 2025, le milliardaire a été investi en tant que 47e président des États-Unis pour son second mandat à la Maison Blanche. Un an après jour pour jour, Donald Trump prend la parole ce mardi 20 janvier à l'occasion d'une conférence de presse surprise dès 19 heures. Tensions autour du Groenland, menaces douanières, Iran... L'actualité autour du président américain est chargée.

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Transcription
00:00Nous allons faire en sorte que l'OTAN soit très contente, nous aussi nous soyons très contents, mais nous avons besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale.
00:09Vous allez voir jusqu'où je peux aller pour acquérir le Groenland.
00:15Voilà, réponse un peu énigmatique de Donald Trump qu'on va décrypter ensemble dans un instant, mais juste avant, je voulais qu'on aille à Washington retrouver notre correspondant Antoine Hollard.
00:22Vous étiez au plus près de Donald Trump, vous étiez dans cette salle de conférence de presse Antoine.
00:25Il faut expliquer un petit peu le contexte. Il n'était pas tellement supposé être là. C'était le special guest, l'invité surprise à cette conférence de presse que donne la porte-parole de la Maison-Blanche habituellement.
00:36Et c'était un peu chaotique, un peu bordélique. C'était un peu décousu, cette conférence de Donald Trump. Antoine, comment vous l'avez senti, vous, le président américain ?
00:46Oui, décousu, comme souvent lorsque Donald Trump prend la parole. D'ailleurs, en fait, ce qui est marquant, c'est que pendant plus d'une heure, 1h20 exactement,
00:56Donald Trump s'est lancé dans un très long monologue pour essentiellement faire le service après-vente de sa politique.
01:02Vous savez que ça fait un an, jour pour jour, qu'il est de retour à la Maison-Blanche.
01:05Et Donald Trump voulait montrer tout ce qu'il a accompli à un moment où il est en difficulté dans les sondages, avec une très grande majorité d'Américains qui sont mécontents de son action.
01:15Mécontents en particulier de son action sur l'économie. C'est vrai que Donald Trump a été élu avant tout pour améliorer le pouvoir d'achat des Américains, ce qu'il n'a pas réussi à faire pour le moment.
01:24Il y a un certain nombre de ses électeurs qui sont déçus.
01:26Ce qui était frappant pendant cette prise de parole de Donald Trump, effectivement décousu, qui passe parfois d'un sujet à l'autre sans vraiment de fil directeur, c'est qu'il semblait passablement fatigué.
01:35En réalité, il parlait d'une très petite voix, parfois presque un murmure. Il fallait vraiment tendre l'oreille pour entendre ce qu'il avait à dire.
01:42Et le seul moment où il s'est vraiment animé, Donald Trump, c'était à la fin de cette conférence de presse, lorsqu'il y a eu une session de questions-réponses avec les journalistes,
01:48et qu'il a été interrogé en particulier sur les questions internationales. Là, on l'a senti un peu plus revigoré.
01:54Ce qui est assez révélateur, finalement. Donald Trump, en fait, n'a pas été élu pour être le gendarme du monde.
01:59Ses électeurs lui demandent de s'occuper avant tout de leurs problèmes.
02:02Et finalement, on voit que les affaires du monde intéressent Donald Trump, peut-être plus que ce qui se passe à l'intérieur du pays,
02:07en tout cas sur les questions économiques.
02:09Et ça a été assez, finalement, révélateur tout à l'heure au cours de cette conférence de presse.
02:14Un dernier mot sur le Groenland.
02:15Vous disiez effectivement que Donald Trump entretient le ministère sur ses intentions.
02:18La presse américaine, ce soir, dit qu'à ce stade, le Pentagone n'a préparé aucun plan concret pour une action militaire afin de s'emparer du Groenland.
02:27Merci beaucoup, Antoine.
02:28Ça, c'est un point intéressant, Ulysse Gosset.
02:29C'est même rassurant.
02:31Le Pentagone n'a pas...
02:32Ah ! Je vous vois faire...
02:33Rassurant.
02:34...nuancer un peu.
02:36Si c'est rassurant, dans le sens, si le Pentagone n'a pas encore élaboré de plan...
02:39Trump ménage au suspense avant Davos.
02:42Et il a dit qu'il y aura des discussions très intéressantes sur le sujet.
02:45Visiblement, il a envie d'en parler.
02:47Je crois qu'il n'a pas changé d'idée.
02:48Il veut absolument s'emparer du Groenland d'une façon ou d'une autre.
02:52Pas forcément de façon militaire, mais en tout cas économiquement, il veut prendre le contrôle.
02:57C'est, ne l'oublions pas, l'empereur des Amériques.
03:00Juste un point pour dire quand même qu'il y a, pour moi, l'information la plus significative pour nous les Français.
03:04C'est la façon dont il a traité avec mépris l'invitation faite par Emmanuel Macron à venir dîner à Paris jeudi soir
03:12et surtout à avoir une réunion du G7, dont la France est haute cette année.
03:16Et en fait, ce dîner n'aura pas lieu, cette rencontre n'aura pas lieu.
03:20C'est une rebuffade.
03:21On voit bien que...
03:22Vous savez quoi ? On va l'écouter, Donald Trump qui répond.
03:23Voilà, parce que c'est l'un des points intéressants ce soir qu'on attendait vraiment.
03:27Qui répond à l'invitation d'Emmanuel Macron.
03:30On n'était pas supposé connaître cette invitation.
03:32C'est Donald Trump qui l'a révélé.
03:34Il a révélé ses conversations privées sur les réseaux sociaux avec Emmanuel Macron
03:38qui lui propose donc d'établir un dialogue, de venir au G7 en présence des Russes, notamment.
03:42Et ça, c'est inédit.
03:43Écoutez la réponse méprisante, on peut le dire, de Donald Trump à Emmanuel Macron.
03:49Est-ce que vous pourriez venir à Paris pour le G7 ?
03:54Non, je ne ferais pas ça.
03:55Non.
03:55Non.
03:55Emmanuel n'y sera pas.
04:04Il ne sera plus.
04:07C'est un ami à moi, vous savez, c'est quelqu'un de bien.
04:10Mais il n'est plus là pour très longtemps.
04:17Je veux avoir des réunions avec des gens qui sont vraiment impliqués.
04:21Alors ça, cette réponse quand même du président américain à Emmanuel Macron, en gros, il
04:27ne compte plus.
04:29En fait, c'est assez intéressant.
04:31Ça interpelle, oui.
04:32Moi, je trouve que c'est...
04:32Là-dessus, Ulysse a raison.
04:34Pour nous, en tout cas, c'est le truc le plus important.
04:37Pourquoi ?
04:38Il a rendu publique l'invitation pour pouvoir lui dire non.
04:42Parce que si elle n'était pas publique, il ne pouvait pas le faire.
04:44Donc, on voit bien que c'est une stratégie.
04:47Il rend publique l'invitation d'Emmanuel Macron et pour pouvoir dire on n'ira pas.
04:54Fin de la passe.
04:55De toute manière, on ne veut pas compter sur lui.
04:57Pourquoi c'est Emmanuel Macron qui est dans son viseur ?
04:59Parce que les Américains, et particulièrement Donald Trump, a parfaitement compris que la
05:04résistance, entre guillemets, des huit qui ont déployé des troupes au Groenland,
05:10justement, dans le cadre de l'OTAN, ce n'est pas pour raconter les Américains, mais pour
05:14justement assurer cette solidarité et transatlantique et européenne, c'était la France qui était
05:21derrière.
05:22C'est nous qui envoyons le plus de matériel.
05:23On y était en septembre, personne n'en avait parlé.
05:26Je rappelle, on y va tous les ans.
05:27Enfin, tu le sais mieux quoi.
05:30Mais en fait, l'idée de Donald Trump, on l'avait vu, quand il a mis des sanctions
05:35sur huit pays et pas les 27, puis maintenant, en faisant peser l'essentiel
05:40de son effort d'écartement sur la France, il essaye de détacher le pays qui est le
05:46plus traditionnellement capable, parce qu'on a l'habitude, parce qu'on a ça dans
05:50la tête, parce qu'on vit stratégique, qu'on n'a pas peur des plus grands, etc., qui
05:55est la France, pour qu'on évite de faire le molle, c'est-à-dire que viennent se
05:58regrouper autour de nous les Européens, les Canadiens, etc.
06:01Donc, il tape très très très fort sur Emmanuel Macron pour faire peur aux Américains, aux
06:08Anglais, aux Allemands, à tous les autres, en fait.
06:11Mais c'est sûr qu'il nous a pris tout de suite dans le viseur.
06:15Et il ne faut pas oublier une chose qui est très importante, j'y tiens, c'est que
06:19Saint-Pierre-et-Miquelon n'est pas loin non plus.
06:21Et comme il a dévisé sur le Canada, comme il a dévisé sur quasiment tout l'hémisphère
06:27de ce côté-ci, eh bien, la France, évidemment, elle est présente.
06:31Et la France, comme l'a dit très bien Didier, c'est la puissance européenne de l'Union
06:35européenne, en tous les cas la plus forte.
06:37Donc, c'est pour ça aussi qu'il est aussi violent.
06:41Il n'est pas aussi un petit peu...
06:42Finalement, on a moqué la réaction de l'Europe la semaine dernière avec l'envoi
06:47de quelques soldats, mais finalement, il apparaît un peu vexé, finalement, par
06:52cette manœuvre qui, quelque part, il ne l'a pas vu venir.
06:55Et aujourd'hui, il est assez violent dans ses réactions, encore plus qu'il ne peut
07:01l'être.
07:01Mico Bujon, me réveillez, c'est plus que ça.
07:03Oui, c'est plus que ça.
07:04J'ai publié une tribune dans Le Monde aujourd'hui pour expliquer ce qui s'est
07:07passé au Groenland sur ces six derniers jours.
07:08En fait, l'exercice qui s'est passé au Groenland et qui a commencé mercredi
07:12dernier, Donald Trump et son premier cercle, non seulement ne le voyaient pas venir,
07:16non seulement ne pensaient pas qu'il y allait avoir des grands pays européens comme
07:19la France, comme l'Allemagne, mais surtout la France en particulier, aussi bien en
07:22termes de compétences qu'en termes de soldats, qu'en termes d'officiers, qu'en termes
07:26de moyens qui ont été mis en œuvre.
07:29Ils ne pensaient pas que ça allait aller jusque-là, en tout cas qu'il y aurait cette
07:32première réponse.
07:33Et donc, ce qui est assez intéressant, et pour moi, c'est une double rebufade, ce
07:36qu'on est en train de vivre aujourd'hui avec Donald Trump, c'est que quand ils ont vu
07:40à Washington ce qui se passait au Groenland, la réponse des Danois avec le soutien
07:44des Français qui est absolument fondamentale ici, tout simplement, ils ne s'attendaient
07:48pas à ce qu'il y ait ça.
07:49Et ça trahit un manque de préparation côté américain, peut-être même un bluff, évidemment.
07:54Ça traduit un aveu de faiblesse également sur le fait que, tout simplement, ils n'étaient
07:59pas prêts à aller au Groenland.
08:00Ils n'étaient pas prêts à mettre en œuvre ce qu'ils nous disent depuis des mois et
08:03des mois et des mois et des mois.
08:04Et puis surtout, ça traduit...
08:05Vous avez déclaré une pentagone d'ailleurs.
08:06Oui, bien sûr, c'est là que je veux revenir.
08:08Ils nous ont préparé pour l'instant.
08:10Et ça traduit aussi un excès de confiance, tout simplement, vis-à-vis du Groenland.
08:12Et taper sur les Français vis-à-vis de son électorat, qui évidemment est proche
08:17d'être à peu près à 30-35%, un tiers de l'électorat républicain.
08:20Et pour une prise du Groenland par la force, par Donald Trump, c'est du pain béni.
08:25Taper sur les Français, c'est hyper facile, c'est hyper galvanisateur.
08:27Donald Trump peut être sous-préparé, mais sa riposte, en tout cas là, elle est quand même
08:32assez puissante.
08:33Vous l'évoquiez, il avait en réaction à l'envoi de ses militaires annoncé des
08:40droits de douane de 10% à ses 8 pays européens à partir du 1er février.
08:44Et puis, il a ajouté donc des menaces de droits de douane de 200% sur les vins et les
08:49champagnes.
08:49C'est en ça que la France est particulièrement visée.
08:51Entre-temps, il y a eu les propos d'Emmanuel Macron à Davos, qui ne sont pas des propos
08:54faibles, qui sont des propos qui mettent directement en cause Donald Trump.
08:59Et c'est pour ça que Donald Trump, ce soir, réagit comme ça.
09:02Parce qu'il ne s'attendait probablement pas à un discours aussi ferme du président
09:06de la République.
09:06Emmanuel Macron qui dit « je préfère le respect au brut à la brutalité ».
09:12Oui, c'est énorme.
09:13Et il parle à Donald Trump.
09:14C'est énorme, c'est un discours qu'on a tourné.
09:16On l'écoute Emmanuel Macron aujourd'hui, je précise qu'il a des lunettes de soleil,
09:19ce qui peut interpeller, parce qu'il a un petit problème à l'œil.
09:23On écoute Emmanuel Macron.
09:24On ne peut même plus mettre d'autres lunettes, mais enfin bon.
09:25Que pensez-vous de la réponse d'Emmanuel Macron ? Il y a un changement de ton aussi de la part
09:46du président français.
09:47Oui, parce que là, ce qui s'est passé au Groenland avec cet exercice endurance arctique
09:50depuis six jours est absolument fondamental.
09:52Ce que la France envoie comme message, c'est simple, ce n'est pas juste « vous ne
09:56prendrez pas le Groenland ». Ce que les Danois, les Français et leurs partenaires ont
10:00réussi à faire en six jours, c'est interdire à l'armée américaine de débarquer au
10:04Groenland comme ils l'espéraient, de manière facile.
10:06Pour la faire très très courte, rassurez-vous, pour contrôler le Groenland, même si c'est
10:10grand comme quatre fois la France et une petite population de 56 500 habitants, il y a
10:14sept points à contrôler, sept infrastructures clés.
10:17Et en moins de six jours, les Danois et les Français, d'un point de vue humain et d'un
10:22point de vue technique, les ont prises.
10:25Donc si aujourd'hui, Donald Trump voulait venir au Groenland et essayer de nous répondre
10:28militairement, un, il ne pourrait pas, premièrement.
10:30Deuxièmement, même la base américaine de Pitufik, donc l'unique base américaine au
10:34nord-ouest du territoire, elle est occupée en ce moment parce qu'il y avait des exercices
10:39de NORAD, c'est-à-dire l'alliance de défense nord-américaine entre les États-Unis et le Canada.
10:44Voilà, ces exercices, effectivement, sont en train de se dérouler en ce moment, donc
10:48la base ne peut pas, si vous voulez, servir à autre chose.
10:52Donc il ne peut répondre à rien d'autre que sur le volet économique, il est bloqué.
10:57Et ça, s'il n'y avait pas eu l'action décisive des Français, des Allemands également
11:01par ailleurs, des autres partenaires, mais donc des Français avec les Danois, aujourd'hui,
11:04il ne serait pas bloqué comme ça.
11:05Donc vous dites finalement que la réponse des Européens est plutôt forte.
11:10Ah mais oui !
11:11Des Français !
11:12Des Français !
11:13Menés par les Français !
11:14Les Danois déploient pas mal en ce moment.
11:15Ce n'est pas du décoratif, et pour vous donner encore un autre ordre d'idée, ce que les
11:20Danois, les Français et les autres, ont réussi à mettre en place au Groenland, c'est
11:23tout simplement, avant cet exercice endurance arctique, les Américains avaient 150 soldats
11:28au Groenland et puis les Danois n'en avaient que 70, aujourd'hui, les Européens et les
11:32Danois ont deux fois plus, deux fois et demi plus, pardon maintenant, de soldats
11:36au Groenland que les Américains.
11:37Donc Donald Trump ne peut même plus dire, nous sommes la première force du Groenland.
11:39Justement, on va aller au Groenland, retrouver notre journaliste Élise Phillips.
11:43Élise, ces mots du président américain, elle n'est pas prête, me dit-on.
11:49On ira la retrouver un petit peu plus tard.
11:52Mais quand même sur la méthode Trump, qui révèle un SMS privé envoyé par Emmanuel
11:59Macron, qui dit la chose suivante.
12:01Mon ami, nous sommes totalement alignés sur la Syrie, nous pouvons faire de grandes
12:06choses en Iran, mais je ne comprends pas ce que tu fais au Groenland.
12:10Sur la forme que Donald Trump révèle des conversations privées avec le président de
12:14la République français, à nouveau, ce n'est pas anodin, Ulysse ?
12:18C'est une forme de trahison, du secret, je ne dirais pas de la confiance, parce qu'il
12:23n'y a pas de confiance entre chefs d'État.
12:25Il y a simplement un rapport de force.
12:27Mais là, effectivement, de la part de Trump, c'était une sorte de coup de pied de l'âne
12:32pour dire à Emmanuel Macron, ce qu'il a donc confirmé en conférence de presse, ton
12:36G7, tu te le gardes pour toi et moi, pas question d'y participer à Davos.
12:41Mais ce qui est très important pour Emmanuel Macron, c'est le G7 déviant qui a lieu au
12:45mois de juin prochain, qu'on a déjà décalé dans les dates, justement parce que la date
12:50prévue, c'était le jour de l'anniversaire de Donald Trump, et Trump voulait le souhaiter
12:55comme il faut, avec grand défilé, etc., aux États-Unis.
12:59On a décalé la date pour aménager l'emploi du temps des chefs d'État et celui de Donald
13:03Trump en particulier, et là, c'est une rebuffade à Davos.
13:07Donc c'est une façon pour Trump, je dirais, effectivement, de dire que notre ennemi principal
13:12aujourd'hui, c'est d'une certaine manière Emmanuel Macron, plus que les Allemands qui
13:17sont pourtant engagés, ou les Danois et les autres Européens.
13:21Donc la manière, si vous voulez, elle est un peu perfide, mais c'est de la réelle
13:25politique.
13:26On se sert de tout pour affaiblir l'adversaire.
13:29Et aujourd'hui, l'adversaire, c'est la France, mais c'est aussi l'Europe.
13:33N'oublions pas, il y a une chose très importante qui s'est passée aujourd'hui, au-delà des
13:35polémiques et des trahisons, c'est le vote du Parlement européen qui a décidé
13:41de geler l'accord conclu par Ursula von der Leyen entre les États-Unis et l'Europe.
13:46Alors, fameux accord, vous vous souvenez, c'était les 15% de douane qui étaient considérés
13:50comme une soumission de l'Europe.
13:52Eh bien, les députés européens ont dit « niet ».
13:54Niet à qui ? À Donald Trump.
13:56Donc on voit qu'on est dans un rapport de force quand même assez important.
13:59Il y a la France, je dirais, en première ligne, mais pas simplement.
14:02Il y a les députés européens, il y a le chancelier allemand qui va essayer demain,
14:06ou plutôt, oui, non, demain, de parler à Donald Trump.
14:08Donc on voit que c'est un combat quand même assez surprenant.
14:10Et les Européens qui se réunissent d'ailleurs à Bruxelles jeudi pour discuter d'une réponse
14:14à Donald Trump. On a rétabli la collection avec le Groenland.
14:18Élise Phillips, vous êtes bien avec nous, voilà, je vous vois.
14:23Tout ça se passe dans une situation de montée en tension,
14:28de pression militaire accrue au Groenland.
14:31Oui, tout à fait. C'est vrai qu'hier, il y a eu cette annonce à laquelle on ne s'attendait pas
14:38parce que ça n'avait pas été annoncé plus tôt, c'est-à-dire l'arrivée sur le sol du Groenland
14:43d'avions américains et canadiens.
14:45Mais il a été tout de suite précisé qu'il s'agissait d'un exercice prévu, planifié de longue date.
14:51Et on se doute que dans le contexte de tensions extrêmes entre le Groenland
14:54et les Etats-Unis, il était nécessaire de faire cette précision
14:58pour ne pas que les Groenlandais pensent qu'on faisait face à une escalade.
15:02Et ce soir, il y a donc cette prise de parole de Donald Trump
15:06lors de cette conférence de presse surprise.
15:08Et c'est vrai qu'il est difficile depuis ici d'analyser ces paroles
15:12parce qu'en même temps, Donald Trump a réitéré sa volonté d'acquérir le Groenland
15:17et en même temps, il a eu ces paroles.
15:19Il a dit que les choses allaient s'arranger, qu'il allait parler aux Groenlandais
15:22et que quand il le ferait, les habitants seraient contents.
15:26Comment interpréter ces paroles du président américain ?
15:29Comment cela va être interprété aussi ici par les Groenlandais ?
15:32C'est compliqué à savoir parce qu'ici, même si la vie continue à peu près normalement,
15:37vous le voyez sur ces images de Sonia Reynaud, Hanouk,
15:40malgré ce contexte de tension, les habitants essayent de vivre le plus normalement possible.
15:45On sent cette inquiétude quand on leur parle.
15:48Ils nous expliquent à quel point ils sont inquiets.
15:50Certains se préparent même au pire.
15:52Le pire, ce serait une option militaire, même si pour l'instant,
15:55il n'en est absolument pas encore question.
15:57Mais c'est vrai qu'étant donné que Donald Trump enchaîne,
16:01multiplie les déclarations tout plus outrancières les unes que les autres,
16:04on peut comprendre ces Groenlandais de se préparer potentiellement au pire.
16:07Ils suivent toutes les interventions du président américain.
16:10Et on va voir comment ils interprètent effectivement ces paroles de Donald Trump ce soir
16:14quand il dit que les choses vont s'arranger, oui, mais pour qui ?
16:17Et pour l'intérêt de qui ?
16:19Sous-titrage Société Radio-Canada
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