- il y a 9 mois
Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région Île-de-France, était l'invitée de BFMTV ce mardi 20 janvier.
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00:00Voilà pour le bras de fer du jour entre Emmanuel Macron et Donald Trump,
00:03dont on attend, on voit l'image à l'écran, la conférence de presse improvisée ce soir à la Maison-Blanche.
00:07C'est une brute, Donald Trump, comme le dit implicitement ou même assez directement Emmanuel Macron
00:12quand il dit « je préfère le respect aux brutes ».
00:15Écoutez, c'est un pouvoir débridé qui ne respecte que la loi du plus fort,
00:20dont on voit bien d'ailleurs qu'il est fort avec les faibles et faible avec les forces.
00:25C'est pour ça que face à Donald Trump, il n'y a que le rapport de force qui compte.
00:29Parce qu'en réalité, toutes les valeurs qui ont fondé l'Amérique,
00:34« the rule of law », la démocratie, l'amitié franco-américaine,
00:39enfin tout ça ne pèse plus rien, on l'a vu.
00:41Il n'y a plus d'amitié franco-américaine à l'heure de Donald Trump ?
00:43Ça ne pèse plus rien dans une équation de Donald Trump qui est l'Amérique d'abord et les affaires ensuite.
00:52Donc le sujet aujourd'hui, c'est comment on répond à tout ça.
00:55Et je crois que la proposition d'Emmanuel Macron qui est de dire
00:59« l'Europe doit fermer ses marchés publics aux Américains » est une réponse qu'on se dit
01:04« enfin, enfin, on est 450 millions d'Européens et on n'est pas capable de se coordonner
01:10pour faire une réponse face, je vous dis, à un pouvoir sans foi ni loi ».
01:15C'est-à-dire, votre réponse, c'est le fameux outil anti-coercition qui prévoit de bloquer l'accès à certains marchés
01:19ou est-ce qu'il faut aller plus loin et par exemple déchirer l'accord douanier
01:24conclu l'été dernier avec les États-Unis, c'est le fameux accord Valérie Pécresse
01:27qui prévoyait que tous nos produits européens soient taxés à 15% quand ils arrivent aux États-Unis
01:31mais que les produits américains, eux, ne soient pas taxés quand ils arrivent en Europe.
01:35Alors, il est nul et non avenu si Donald Trump décide ce soir de taxer à 200% les vins et les spiritueux de France.
01:41C'est une évidence. De la même façon que si Donald Trump envahit le Groenland,
01:47l'OTAN, qui est le pilier stratégique sur lequel nous avons basé l'Alliance atlantique,
01:52l'OTAN va disparaître à un moment, c'est paradoxal, où Donald Trump avait obtenu des Européens
01:59qu'enfin ils prennent leur part et qu'enfin ils acceptent d'avoir une vraie défense européenne
02:04qu'ils financent eux-mêmes.
02:05Donc, en fait, ce qui est très incohérent dans la démarche de Donald Trump,
02:10c'est que malgré un certain nombre d'avancées dans le sens qu'il souhaite,
02:15il est capable de casser le jouet.
02:19Enfin, tout ça est très infantile.
02:22C'est ce que j'allais vous demander. Il se comporte comme un enfant ?
02:24L'OTAN, franchement, c'est un pilier absolu de la défense transatlantique.
02:30C'est un pilier aussi pour les États-Unis.
02:32L'objectif de Donald Trump était de rééquilibrer ce pilier en disant aux Européens
02:36« Prenez votre part du fardeau ».
02:38Les Européens acceptent de le faire.
02:40Enfin, on commence à construire une défense européenne.
02:43Et à ce moment-là, il dit « J'envahis le Groenland »,
02:45c'est-à-dire « J'envahis un territoire danois, membre de l'OTAN ».
02:49Est-ce que quelqu'un peut comprendre la logique qui le pousse derrière ?
02:53Donc, ce que vous dites, c'est œil pour œil, dent pour dent.
02:55Il montre les muscles, on doit sortir les muscles.
02:58Je ne dis pas œil pour œil, dent pour dent.
02:59La loi du talion, ce n'est pas ma loi.
03:01Je dis aujourd'hui que pour faire respecter le droit,
03:06aujourd'hui, le rapport de force s'impose.
03:08Et donc, Emmanuel Macron, quelque part,
03:10y compris dans les mots utilisés aujourd'hui,
03:12parler de Donald Trump, même s'il s'est fait implicitement,
03:15mais la ficelle a été entendue, le comparer à une brute,
03:20aujourd'hui, ça, c'est du bon rapport de force.
03:22Il n'a pas dit cela.
03:23Je préfère le respect aux bruts.
03:25Oui, je comprends moi aussi.
03:27Je préfère le respect aux bruts.
03:29Et vous savez, moi, je suis très critique aujourd'hui
03:31sur la responsabilité d'Emmanuel Macron sur la situation nationale,
03:35parce qu'on a un pays qui va à la dérive au plan budgétaire,
03:39au plan financier.
03:40Mais, en revanche, sur le plan international,
03:43il n'y a rien à dire.
03:44Il se bat.
03:45Il se bat pour défendre le droit.
03:46Il se bat pour défendre l'Ukraine.
03:48Il se bat pour défendre une certaine vision du monde.
03:52Et il se bat pour défendre l'Europe.
03:54Là-dessus, il n'y a pas de bisbille politique.
03:57Écoutez, là, franchement, je pense que,
04:00vis-à-vis d'un pouvoir, là, je l'ai dit,
04:02qui est complètement sans limite,
04:06et un pouvoir totalement irrationnel,
04:08un pouvoir totalement versatile.
04:10Rappelons quand même que, l'an dernier,
04:12Donald Trump voulait avoir le prix Nobel de la paix.
04:15Et qu'il a récupéré et exigé la médaille de la prix Nobel.
04:18Il n'est pas prêt de l'avoir, le prix Nobel de la paix.
04:20Dans les sanctions, sur ce plateau,
04:22Valérie Pécresse, le ministre de l'Europe, Benjamin Haddad,
04:24disait ce dimanche, il faut même envisager peut-être d'interdire
04:27certains GAFAM en Europe.
04:28Les GAFAM, Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft.
04:32Est-ce qu'il faut aller jusque-là ?
04:34Et est-ce qu'on en est capable, tout simplement,
04:35faire tourner les lycées d'Île-de-France sans les GAFAM ?
04:38Aujourd'hui, on se réfère ?
04:39Non. On n'est pas au concours l'épine de la meilleure idée.
04:41Le sujet, c'est surtout de mettre les 27 d'accord.
04:44Parce que pour utiliser cet outil de coercition massif,
04:47il faut un accord dès 27.
04:48Donc le sujet, c'est que l'Europe parle enfin d'une seule voix.
04:52Et peut-être que ce qui s'est passé cette nuit,
04:54peut-être que cette espèce de défasage complet de Donald Trump
05:01par rapport à l'Europe, ce bras de fer qu'il essaie d'instaurer,
05:04cette humiliation permanente de nos gouvernants,
05:07peut-être que ça va enfin déclencher une réaction des 27.
05:10Mais il est malin, Donald Trump.
05:12Ce ne sont pas les 27 qui sont visés par les nouvelles taxes de 10%.
05:16C'est 8 pays dont 6 membres de l'Union européenne.
05:19Il y en a 21 qui ne sont pas concernés.
05:21C'est-à-dire que l'idée, c'est quoi ?
05:21C'est de nous fracturer pour éviter justement des sanctions
05:25puisque les règles européennes veulent qu'il faut une majorité qualifiée pour les voter.
05:30Vous avez tout à fait raison.
05:31C'est pour ça qu'Emmanuel Macron, lui aussi assez habilement, a dit
05:34Eh bien, c'est les Allemands et les Français qui doivent donner l'exemple
05:37et c'est eux en premier qui doivent dire
05:39nos marchés seront fermés aux produits américains.
05:42C'est ceux qui sont visés par ces mesures de rétorsion sur le Groenland
05:46qui doivent réagir en premier.
05:48De toutes les façons, c'est sûr qu'avoir une unanimité des 27, c'est compliqué
05:51et il faut commencer par avoir ce qu'on appelle
05:54les coopérations renforcées en jargon européen,
05:57c'est-à-dire quelques précurseurs qui mènent le bras de fer
06:01et évidemment, l'axe franco-allemand est très important dans ce domaine.
06:06On continue, Valérie Pécresse, à surveiller ce qui se passe du côté de la Maison-Blanche.
06:08Je vous interromperai si le président américain prend la parole.
06:11Le temps pour nous de parler de ce qui se passe en France,
06:14c'est-à-dire le 49-3 dégainé par Sébastien Lecornu
06:16pour faire passer, après trois mois de discussion,
06:19le budget de la France pour 2026.
06:22C'était le meilleur choix possible avec amertume
06:25et je le fais avec regret et amertume, a dit Sébastien Lecornu.
06:29C'était la seule solution, il fallait y aller.
06:31– Ça fait des semaines que je dis que ça se terminera comme ça.
06:34La constitution du général de Gaulle a été inventée
06:37pour surmonter ces cas d'absence de majorité au Parlement.
06:42– Donc vous n'avez pas le 49-3 honteux ?
06:43– Mais bien sûr que non, ce dispositif du 49-3,
06:46il a été instauré, je crois, par Guy Mollet
06:48lors de la constituante de 1958,
06:50justement pour tirer les leçons d'une quatrième république
06:53où on n'avait pas de majorité.
06:54Donc il faut arrêter de dire que le 49-3, c'est un déni de démocratie,
06:58c'est un outil de la constitution.
07:00– Il vous va ce budget ?
07:02– Ben non, c'est un mauvais budget.
07:04Voilà, c'est un budget de survie,
07:06ce n'est pas un budget de redressement national.
07:08Le problème que nous avons, c'est que par la décision d'Emmanuel Macron,
07:13aujourd'hui, nous savons que nous allons avoir 18 mois de surplace,
07:18voire 18 mois de reculade.
07:20Ce budget, on ne le connaît pas encore,
07:22on ne le connaît pas encore, puisque ce soir,
07:23c'est juste le volet recettes qui est voté,
07:25mais on voit bien qu'il sera mauvais.
07:29Il sera mauvais parce qu'il y aura trop de dépenses dedans,
07:31il sera mauvais parce qu'il n'y aura pas assez de réduction des déficits,
07:34et il sera mauvais parce que c'est les entreprises qui vont trinquer,
07:38et qu'aujourd'hui, on le sait,
07:39on est dans une période d'instabilité politique
07:41qui nuit aussi à l'investissement économique.
07:44Donc il faut qu'on rassure nos entreprises,
07:46et on est en train de faire l'inverse,
07:47ce qui est très mauvais pour l'emploi.
07:49Et les premiers signaux sur l'emploi sont très inquiétants.
07:52Pardon, si je comprends bien ce que vous dites,
07:54vous dites que Sébastien Lecornu a fait trop de concessions au Parti Socialiste,
07:57mais est-ce qu'il n'y a pas eu une faute stratégique de votre part,
08:00vous, la droite, en l'occurrence Laurent Wauquiez,
08:02le chef de file des députés LR,
08:03qui, contrairement à Olivier Faure,
08:05n'a pas menacé dès le début de censurer,
08:07et du coup n'arrivait pas en position de force
08:09pour obtenir certaines de ses revendications ?
08:11Est-ce que ce n'est pas une faute originelle de la droite
08:13qui a raté le coche sur le budget ?
08:15Oui, mais nous, on n'est pas une force de déstabilisation,
08:19ce n'est pas dans notre ADN.
08:20Olivier Faure, il ne s'en sure pas aujourd'hui.
08:22Il a fait monter la pression, il ne s'en sure pas.
08:24Oui, mais il l'a menacé, donc ça veut dire qu'il pouvait le faire.
08:27Ça veut dire qu'il était prêt à le faire.
08:29En tout cas, j'espère que ce n'était pas juste une arme à blanc.
08:32Si c'était une arme à blanc, Sébastien Lecornu a eu bien tort d'y céder.
08:35Je pense que c'était une arme chargée.
08:37Je pense qu'Olivier Faure, lui, était prêt à déstabiliser totalement le pays.
08:41Nous, nous ne sommes pas prêts à cela
08:43parce que nous avons un esprit de responsabilité maintenant.
08:46Je ne suis pas une force de désordre,
08:48mais je dis la vérité, et la vérité, c'est que ce budget est mauvais.
08:52La vérité, c'est que moi, je n'aurais jamais voté
08:54le projet de loi de financement de la Sécurité sociale
08:57qui détricote la réforme des retraites.
09:00Là aussi, les Français doivent entendre la vérité.
09:02Ce n'est pas ce qu'ils veulent qu'on leur dise,
09:03mais la vérité, c'est qu'à un moment où nous avons,
09:06et c'est historique,
09:08plus de décès que de naissances,
09:10ce n'est certainement pas cette année-là
09:12qu'il faut détricoter la réforme des retraites,
09:15que tous les pays autour de nous ont adoptés,
09:18c'est-à-dire travailler un peu plus longtemps
09:20pour pouvoir sauver un régime par répartition
09:24qui est déséquilibré démographiquement.
09:27On continue, si vous venez de nous rejoindre,
09:28de surveiller ce qui se passe à la Maison-Blanche.
09:29Donald Trump s'invite à la conférence de presse.
09:33La Maison-Blanche l'a annoncé il y a quelques minutes.
09:35Il va sans doute reparler des derniers échanges d'amabilité
09:38avec Emmanuel Macron, parler aussi peut-être de l'Iran.
09:40Ce soir, la région Île-de-France se mobilise.
09:43Valérie Pécresse, il y a une soirée qui est organisée
09:44avec notamment Elisabeth Baninter, Carole Bouquet,
09:47Bernard-Henri Lévy.
09:49Est-ce que vous êtes de ceux qui disent...
09:50Mais surtout, toute la diaspora iranienne en France,
09:53parce qu'en réalité, tous nos grands écrivains,
09:55nos grands sportifs, nos intellectuels français
09:58d'origine iranienne ou iraniens en France
10:00seront là ce soir.
10:01Et c'est important, mais au-delà de ça,
10:02est-ce que vous êtes de ceux qui disent
10:04nous aurions dû, et le nous, c'est les États-Unis,
10:07intervenir militairement ?
10:08Aujourd'hui, cette manifestation que nous organisons
10:12ce soir, elle est là pour dire que ce qui se passe en Iran,
10:16c'est-à-dire un gouvernement tyrannique
10:20qui opprime son peuple,
10:21qui a massacré des milliers de protestataires
10:25qui étaient dans la rue,
10:26que ce gouvernement-là, ce qui se joue en Iran,
10:29c'est beaucoup plus que l'Iran.
10:31C'est vraiment la défense de la liberté.
10:33C'est le droit des femmes de se promener
10:35tête nue dans la rue.
10:36C'est le droit des hommes d'exprimer leurs opinions.
10:38– Mais ceux qui sont descendus dans la rue
10:39se sont fait massacrer.
10:40– Oui, ils se sont fait massacrer.
10:42Et il ne faut pas les oublier,
10:43il ne faut pas détourner le regard.
10:45– Est-ce qu'il fallait envisager autre chose
10:45que le soutien à distance,
10:47qui est évidemment très important, Valérie Pécresse,
10:48mais est-ce qu'il fallait envisager
10:49des frappes contre le pouvoir,
10:51des frappes plus globales,
10:52ou est-ce que vous espiez
10:53qu'on ne peut pas critiquer Donald Trump
10:55pour sa volonté d'intervenir partout
10:58et lui demander d'aller sauver un pays ?
10:59– Je ne demande pas d'enflammer le Moyen-Orient
11:03sur un coup de tête.
11:04Ce n'est pas comme ça qu'on fait de la diplomatie.
11:06Mais je remarque quand même
11:07que M. Trump est plus fort
11:10et parle plus fort vis-à-vis du Groenland
11:12qu'il ne parle vis-à-vis des gardiens de la Révolution.
11:15Alors nous, nous devrions aussi parler plus fort.
11:18Je pense que la France devrait demander
11:20au Conseil de sécurité de l'ONU
11:21de saisir la Cour pénale internationale
11:24pour crime de masse,
11:25parce que c'est ce qui s'est passé en Iran.
11:27Je pense aussi que nous avons une responsabilité.
11:31Nous devrions déclarer les gardiens
11:33de la Révolution iranienne
11:34comme organisation terroriste.
11:36D'ailleurs, les États-Unis, l'Australie, le Canada
11:39l'ont déjà fait.
11:40L'Europe devrait le faire à son tour.
11:42La France devrait donner le « là » en la matière.
11:46Et par ailleurs, l'Île-de-France,
11:47elle, à son petit niveau de région,
11:50financera la presse iranienne
11:51et à travers Reporters sans frontières
11:54pour que les lanceurs d'alerte iranien
11:56qui témoignent aujourd'hui
11:57puissent continuer de le faire.
11:59Un mot, Valérie Pécresse,
12:00de la campagne des municipales.
12:02Ça approche.
12:02Vous avez apporté votre soutien à Rachida Dati.
12:04Vous étiez la candidate des Républicains.
12:06Vous étiez avec elle en meeting
12:07il y a quelques jours.
12:08Ce soir, dans une interview aux Echos,
12:09Anne Hidalgo sort du silence
12:11pour apporter son soutien à Emmanuel Grégoire
12:14qui a été son bras droit
12:15avant une très grosse brouille.
12:17On va dire comme ça.
12:18Est-ce qu'elle vous avait manqué
12:19dans cette campagne ?
12:21Écoutez, ce que je crois,
12:23c'est qu'Emmanuel Grégoire,
12:24il a deux boulets au pied.
12:26Il a le bilan d'Anne Hidalgo,
12:27ce qui est son bilan
12:28puisqu'il était son premier adjoint
12:29et d'un Paris qui n'a jamais été
12:31aussi clivé, aussi sale,
12:33aussi insécure,
12:34qui fait fuir les classes moyennes,
12:36qui fait fuir les familles,
12:37qui est un embouteillage géant.
12:38Voilà, on a eu une gauche
12:39qui était incompétente et idéologue.
12:42Donc ça, c'est un de son premiers boulets.
12:45Son deuxième boulet,
12:45c'est ses alliances.
12:46Il a fait une alliance de premier tour
12:48avec M. Béliard, M. Brossard
12:50et jusqu'à Mme Simonnet
12:54qui est une ancienne
12:56de la France insoumise.
12:57Alors la gauche qui nous donne
12:58des leçons en disant
13:00qu'il ne faut pas s'allier aux extrêmes
13:01et qu'il ne se les applique
13:03jamais à elle-même,
13:05ça commence à bien faire.
13:06Donc oui, c'est pour ça
13:07que je soutiens l'alternance à Paris,
13:08mais moi, pas du bout des lèvres
13:09comme Mme Hidalgo soutient M. Grégoire.
13:11Moi, je la soutiens à fond.
13:13Valérie Pécresse,
13:14est-ce que vous venez de dire
13:15qu'il y a deux boulets
13:15pour Emmanuel Grégoire ?
13:17À la droite de Rachida Dati,
13:18il y a une femme qui s'appelle
13:19Sarah Knafo,
13:19candidate de Reconquête,
13:21qui dit je suis prête
13:22à faire alliance avec Rachida Dati.
13:24Est-ce que ça va être
13:25le boulet de votre candidate
13:26pendant toute la campagne,
13:27l'union des droites à Paris ?
13:29Mais non, le sujet,
13:30il est très simple.
13:31Il y aura un seul maire de Paris
13:33en mars.
13:34C'est soit Rachida Dati,
13:35soit Emmanuel Grégoire.
13:37Mais pour ça, parfois,
13:38il faut faire des alliances.
13:38Tout le reste,
13:39c'est la machine à perdre.
13:41Donc moi, j'appelle les électeurs
13:42dès le premier tour
13:43à voter Dati.
13:45Est-ce que vous pouvez dire
13:46très clairement
13:46qu'il n'y aura jamais d'alliance ?
13:47Je ne le souhaite pas.
13:48Je vais vous dire
13:49pourquoi il ne faut pas d'alliance
13:50de deuxième tour.
13:51C'est parce que les attelages
13:53qui tiraillent à Dia,
13:54ça ne fait pas une bonne politique.
13:55Et quand Dati, Rachida,
13:57aura arraché sa victoire à Paris,
14:01croyez-moi,
14:02moi j'ai repris à la gauche
14:04la région Île-de-France
14:04après 17 ans de socialisme.
14:06Il a fallu nettoyer
14:07les écuries d'Ogias,
14:08s'il a fallu remettre
14:09les finances sur pied,
14:10il a fallu tout réformer,
14:11tout réorganiser.
14:12Elle aura besoin
14:13d'une majorité extrêmement soudée
14:15et solide pour la suivre,
14:16certainement pas
14:16d'un attelage de briques
14:17et de brocs.
14:18Donc, il faut aujourd'hui
14:19l'union dès le premier tour.
14:21Et vous savez,
14:22en mai 68,
14:22les étudiants disaient
14:23élection piège à con.
14:25À Paris,
14:26c'est division piège à con.
14:27Merci Valérie Pextel
14:29d'être venue ce soir
14:30sur le plateau de 60 minutes.
14:31d'être venue ce soir.
14:32Merci Valérie Pextel
14:32d'avoir regardé cette vidéo !
14:33Merci Valérie Pextel
14:34d'avoir regardé cette vidéo !