00:00Musique
00:01Ce jour-là, samedi 23 août 2008, parcours de Laoshan dans l'ouest de Pékin.
00:24En cette veille de clôture des Jeux, 50 vététistes s'élancent pour l'Eurolympique.
00:30Parmi eux, le champion en titre, le français Julien Absalon.
00:34J'arrivais en tant qu'ultra favori.
00:36J'étais de 4 années d'ultra domination entre 2004 et 2008.
00:40Ça a été assez dur cette année-là de supporter cette pression,
00:44parce que j'étais attendu, contrairement à Athènes, de la part du public, de la part des médias,
00:49mais moi aussi je m'étais mis une pression qui était énorme.
00:53C'est que j'étais rentré dans un mauvais cercle où l'obligation de gagner primait sur tout le reste.
00:58J'avais plus de plaisir, et puis pas d'autre option, c'est-à-dire que la course c'était juste gagner.
01:03Gagner oui, mais à quel prix ?
01:06Sous cette pression étouffante, le Vosgien, alors quadruple champion du monde en titre, doute.
01:11Quelques semaines avant les Jeux, j'ai pris une grosse contre-performance au championnat du monde en Italie.
01:18Et ça a permis de me remettre dans le droit chemin.
01:21Me prendre une grande claque, ça m'a fait descendre.
01:25Ça m'a enlevé aussi un énorme poids que j'avais sur les épaules, le poids d'ultra favori.
01:29J'ai abordé ce championnat du monde après une grosse phase de prépa.
01:32J'étais fatigué, je savais que je n'étais pas au mieux, mais qu'il fallait que je gagne.
01:36Donc je mettais une pression énorme et c'est allé au clash.
01:39Mais ça m'a fait du bien.
01:43Libéré mentalement, Absalon s'apprête à prendre le départ de ses deuxièmes Jeux Olympiques.
01:48Toutes les usines avaient été arrêtées bien avant les Jeux.
01:52Mais la première semaine de Jeux, il y avait encore pas mal de pollution.
01:55Et nous, en troisième semaine, franchement, il était respirable.
01:58On avait fait beaucoup d'entraînement à la chaleur parce que c'est annoncé comme potentiellement très chaud et humide.
02:04Il faisait chaud, mais on s'était préparé à plus.
02:07Donc finalement, ça allait.
02:11Au programme, un parcours exigeant.
02:148 boucles de 4,6 kilomètres.
02:17Dès les premières ascensions, Absalon prend les commandes du peloton.
02:22Il fallait que je montre d'entrée de jeu à mes adversaires que j'étais présent.
02:26Ils m'avaient vu trébucher quelques semaines avant le championnat du monde.
02:29Mais psychologiquement, il fallait que je les écrase psychologiquement d'entrée de jeu
02:34pour ne pas leur laisser espérer quoi que ce soit.
02:40Dans le deuxième tour, le Vosgien place son attaque décisive.
02:44Personne dans sa roue. Il faut finir.
02:49Souvent, il y a la phase de la mi-course.
02:51Une fois que la mi-course est passée, tu te dis que j'en avais fait la moitié.
02:55Et que ça allait forcément être plus facile la deuxième moitié.
02:58Mais ça, c'est toutes des stratégies mentales pour feinter ton cerveau qui te dit de ralentir.
03:02Il faut rester concentré sur l'effort mais aussi sur le pilotage.
03:06J'avais aussi fait des choix matériels un peu risqués, notamment des choix de pneus.
03:11Il fallait que je sois très fin dans mon pilotage parce que j'avais des pneus légers.
03:15J'avais misé sur la légèreté mais qui pouvaient être fragiles.
03:18Donc, je n'avais pas le droit d'aller taper un caillou.
03:20Donc, il fallait que je sois ultra concentré.
03:22Une crevaison en VTT, tu n'as pas la voiture derrière pour changer de vélo.
03:25C'est terminé.
03:27Je préférais assurer un petit peu en descente.
03:30Me donner tout le temps à monter pour avoir un petit matelas.
03:33Et ne pas être obligé d'attaquer trop fort en descente.
03:36Après 1h55min d'effort, Julien Absalon est seul dans la dernière ligne droite.
03:42Le temps de savourer avec le public.
03:44De profiter de cet instant hors du temps.
03:48A 28 ans, il devient le seul champion olympique français d'Athènes à conserver son titre.
03:54Un exploit.
03:55Célébré sur le podium avec Jean-Christophe Perrault pour un doublé tricolore.
04:00C'est très différent de la première victoire.
04:03C'est vraiment le sentiment du travail accompli.
04:06Pendant 4 ans, j'ai dominé.
04:09Et là, j'enfonce le clou.
04:10Je prouve que je peux gagner une deuxième fois de suite.
04:13Et voilà, le job done.
04:16C'est un carton plein.
04:17Gagner et en plus, faire un doublé français, c'était incroyable.
04:21Je savais aussi toutes les émotions que m'avait procuré la première victoire.
04:26Et je pense que j'étais déjà devenu addict à ça.
04:29Et j'avais envie de recommencer.
04:33J'avais envie de recommencer.
04:34J'avais envie de recommencer.
04:38Et j'avais envie de recommencer.
04:42L'친 ritque de la première victoire.
04:45J'avais envie de remercier.
04:47N'egerre la mêmeaison.
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