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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-01-19##

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News
Transcription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
00:00:05Ce que vous faites est très désrespectif à ce pays.
00:00:09Donald Trump, il ne réagit que par rapport au portefeuille.
00:00:13Ne nous dites pas ce qu'on va sentir.
00:00:15Par rapport à l'argent, c'est sa seule conduite.
00:00:17Vous n'êtes pas en position de dictater ce qu'on va sentir.
00:00:21Nous avons besoin de nous préparer au pire.
00:00:24Guerre, c'est l'enfer, petit. Il faut dire ce qu'il y a.
00:00:26Nous n'avons pas les cartes maintenant.
00:00:27Les Français doivent être en première ligne. Nous devons lui faire mal. Très mal.
00:00:33Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce lundi 19 janvier 2026.
00:00:42Vous êtes avec Perico Légas, au côté duquel Maud Coffler s'implique avec beaucoup de ferveur dans cette mission de programmatrice.
00:00:50En face de moi, Julien Delmas qui s'assure que vous ayez bien l'écoute de l'émission à l'oreille.
00:01:00Qualité technique et à ses côtés, Emmanuel Galasso, le grand Emmanuel Galasso qui attend vos appels au 0826 300 300.
00:01:08Il y a juste Elvin qui est rentré dans le studio.
00:01:10Elvin, c'est celui qui, grâce à qui, tout ce que nous disons ici sur cette antenne est retranscrit sur le web, sur l'internet.
00:01:17Vous pouvez le lire.
00:01:18Et puis, en plus, il arrange les choses.
00:01:19Quand on lui débêtise, il les rectifie.
00:01:21Elvin est l'homme le plus précieux de cette maison.
00:01:25Comment résister à Donald Trump sans déraper sur le Grand-Henland ou se prendre les pieds dans les droits de douane ?
00:01:33Effectivement, on se sent un peu impuissant face aux facéties du chef de l'Amérique.
00:01:37Nous en discutons avec Nicolas Conquer, porte-parole de Republican Overseas que l'on connaît pour ses positions pro-pro-américaines
00:01:45et qui est l'auteur de « Vers un Trump français ».
00:01:48TikTok pousse-t-il jusqu'au suicide ? Rien que ça.
00:01:52Nous faisons le point sur la potentielle nocivité de la redoutable application mobile chinoise.
00:01:58Nocivité sur la jeunesse et les mineurs en particulier avec Marie-Estelle Dupont, psychologue, auteure d'être parent en temps de crise.
00:02:07De 13h à 14h, nous recevrons Rachel Binas, journaliste à Marianne,
00:02:13qui a conduit une remarquable enquête sur l'immigration clandestine et troubles psychiatriques.
00:02:19La France est-elle devenue la terre d'asile sans jeu de mots ?
00:02:24Des tordus, des maboules, des déséquilibrés jusqu'à des crimes et des situations épouvantables.
00:02:29Il en est sorti un projet de loi à Philippines porté par Charles Rodwell et Michel Barnier
00:02:35pour savoir si on peut légiférer sur ce fléau qui a du mal à être endigué avec Rachel Binas.
00:02:42Donc nous en discuterons de 13h à 14h.
00:02:44Riffifi à LFI, avec l'entrisme islamique, Cédric Brun, conseiller régional de la France Insoumise,
00:02:52se met en retrait du parti pour dénoncer le recrutement de profils inquiétants
00:02:56et des risques de collusion avec les frères musulmans,
00:03:01ainsi que la présence de certains intégristes islamistes à des meetings de la France Insoumise
00:03:06avec des responsables du parti.
00:03:07On va parler d'une attaque à la machette dans le métro parisien contre un an de 76 ans.
00:03:12Attaque à la machette.
00:03:14Repas à 1 euro pour les étudiants, c'était attendu depuis longtemps.
00:03:18C'est une mesure d'urgence obtenue.
00:03:21C'est une concession que le gouvernement de Lecornu a fait au PS.
00:03:24Pour autant, est-ce que ça suffit à résoudre la précarité des étudiants ?
00:03:26Nous en sommes très loin.
00:03:28Maud nous racontera les faits, ce fait divers, cette agression d'un militaire par des antifas.
00:03:34C'est absolument hallucinant.
00:03:36Elle nous parlera également de Patrick Sébastien,
00:03:39dont la candidature, un peu comme celle de Coluche en 1981,
00:03:42fait peur à l'Elysée et à d'autres certainement.
00:03:45Et puis on finira avec un petit peu de détente,
00:03:48puisque Ingrid a cru qu'elle allait devenir la compagne de Patrick Bruel.
00:03:52Elle a été l'objet d'un complot numérique au téléphone.
00:03:57Elle appauvre un bon.
00:03:59Il y a d'autres, vous savez...
00:04:00C'est pas la seule.
00:04:01On a beaucoup à avoir cru, on a voté pour des gens et tout,
00:04:04en disant c'est eux, puis finalement c'était pas ça.
00:04:06Donc ça peut être un chagrin amoureux, ça peut être un chagrin politique.
00:04:09Voilà, chers auditeurs de Sud Radio,
00:04:11qui allaient nous appeler au 0 en 826 300 300,
00:04:15ce que je vous propose, ce que Maud et moi, nous vous posons aujourd'hui
00:04:17comme sujet de cette émission.
00:04:19Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricault.
00:04:26Eh bien, c'est une humeur très personnelle.
00:04:28Il s'agit du portrait d'Alain Duhamel,
00:04:31La retraite, moi jamais, diffusé hier sur France Télévisions,
00:04:36et qui m'interpelle un peu,
00:04:38parce qu'il y a dit des choses très importantes,
00:04:41très importantes,
00:04:42et pour autant la conclusion n'est pas celle à laquelle je m'attendais.
00:04:45Et on y découvre le parcours exceptionnel de cet observateur en repère
00:04:50de la vie politique française depuis 1965.
00:04:53Alain Duhamel avait 25 ans quand il fait sa première émission télé.
00:04:57Le journaliste qui est tout jeune,
00:04:59et qui va couvrir pas moins de 11 élections présidentielles,
00:05:03avec quelques instants épiques qui participent des grandes heures
00:05:07de la télévision française.
00:05:08On se souvient de ses échanges avec Valéry Giscard d'Estaing,
00:05:11Georges Marchais, alors là c'était Tony Truand,
00:05:13François Mitterrand et Jacques Chirac,
00:05:14souvent aux côtés de son compère Jean-Pierre Elkabache.
00:05:19Devenue une institution, Alain Duhamel se confie sur ses états d'âme,
00:05:22ses préférences, ses colères, ses enthousiasmes,
00:05:25le tout parsemé des témoignages des ex-présidents de la République
00:05:29ou de ceux qui sont en exercice,
00:05:31et de ses candidats remarquables,
00:05:32tels Jean-Luc Mélenchon et Ségolène Royal,
00:05:35qui avouent une certaine fascination
00:05:36pour le journaliste toujours bien peigné,
00:05:39toujours propre sur lui, au réel comme au figuré.
00:05:41Voilà ce que présente ce documentaire
00:05:43qui a été diffusé hier,
00:05:44un document très intéressant
00:05:46qui retrace, un document historique
00:05:48qui retrace tout un état d'esprit,
00:05:50toute une époque de notre vie politique
00:05:52et de la société française.
00:05:54Allusion marquée évidemment
00:05:56à la prudence, aux mots pesés,
00:05:59au jugement équilibré
00:06:00de celui qui fait aujourd'hui figure
00:06:02à la fois de commandeur et du dinosaure
00:06:04et impose, qu'on l'apprécie ou pas,
00:06:07un respect certain à ceux qui le suivent.
00:06:08Depuis 60 ans de télévision et de radio,
00:06:11nous avons grandi avec Alain Duhamel
00:06:13et lorsqu'on le voit aujourd'hui,
00:06:15avec la solennité un peu patriarcale,
00:06:17ses cheveux blancs,
00:06:18on se dit, mon Dieu,
00:06:19il est là depuis si longtemps,
00:06:20il sait ce qui se passe,
00:06:21puisqu'il les a tous rencontrés
00:06:23et qu'il connaît les arcanes
00:06:25de la vie politique française
00:06:26et quelquefois les mystères même
00:06:28des intrigues de Palais.
00:06:30Jusqu'à cet acte de courage politique
00:06:31qui lui vaut une relative disgrâce
00:06:33lorsqu'ayant déclaré,
00:06:35au cours d'une conférence à Sciences Po,
00:06:36s'était privé,
00:06:37il ne savait pas qu'on pouvait être filmé
00:06:38et enregistré,
00:06:39qu'il croyait en François Beyrou
00:06:40au moment de l'élection présidentielle de 2007
00:06:43et il est mis quelque temps
00:06:44à l'écart du service public.
00:06:46Il recevra à cette occasion
00:06:48le soutien des médias en disant
00:06:49non, on ne va pas faire ça Alain Duhamel.
00:06:52Tout cela est formidable,
00:06:53ça inspire le respect,
00:06:55comme je vous le disais,
00:06:56seule faille et de taille
00:06:57à ce portrait élogieux et contemplatif,
00:07:00le fait qu'Alain Duhamel
00:07:01s'est peut-être trompé sur tout,
00:07:03ce n'est pas un jugement de valeur que je fais,
00:07:04c'est un constat,
00:07:05c'est mon opinion personnelle,
00:07:06on peut en discuter
00:07:07et si vous voulez nous appeler
00:07:08pour en débattre,
00:07:09ce n'est pas un problème,
00:07:10notamment le rêve,
00:07:13le rêve de l'Europe
00:07:14dont il a fait son éthique,
00:07:15il a fait sa raison d'être professionnel,
00:07:17c'était vraiment son combat,
00:07:19l'Europe, l'Union Européenne,
00:07:20ce rêve est aujourd'hui un cauchemar,
00:07:22je pense qu'il le reconnaît lui-même.
00:07:24Donc on peut être un très grand journaliste,
00:07:26j'allais dire très initié,
00:07:28très cultivé,
00:07:29très pertinent,
00:07:30avec des analyses pointues
00:07:31et pour autant se planter totalement
00:07:34sur les conclusions politiques
00:07:36d'un pays que l'on aime,
00:07:38que l'on croit défendre
00:07:39et finalement qui s'avère être
00:07:40à l'opposé des certitudes
00:07:42que l'on portait à l'antenne
00:07:43et dans ses commentaires politiques.
00:07:44L'Europe s'en va en guerre
00:07:46contre Donald Trump,
00:07:48les prochaines heures
00:07:48pourraient être décisives
00:07:50dans l'évolution
00:07:50des relations internationales
00:07:52avec le forum de Davos
00:07:53qui commence aujourd'hui,
00:07:54on en parle dans un instant,
00:07:55avec Nicolas Conquer,
00:07:57n'hésitez pas à nous appeler
00:07:58en direct sur Sud Radio
00:07:590826 300 300.
00:08:01A tout de suite.
00:08:03Midi 14h, Sud Radio,
00:08:05la France dans tous ses états,
00:08:08le fait du jour.
00:08:09Tandis que s'ouvre aujourd'hui
00:08:10le forum économique mondial
00:08:11à Davos en Suisse
00:08:12où sont attendus
00:08:1364 chefs d'état
00:08:14et de gouvernement
00:08:15dont Donald Trump
00:08:16avec un thème particulièrement
00:08:17à propos,
00:08:18l'esprit de dialogue.
00:08:19La tension monte
00:08:20entre le président américain
00:08:21et les européens
00:08:22qui ne s'entendent plus.
00:08:23Le rapport de force
00:08:23a débuté ce week-end
00:08:24avec la menace de Donald Trump
00:08:25d'imposer de nouveaux droits
00:08:27de douane au pays
00:08:28qui s'engagerait
00:08:28sur le territoire du Groenland
00:08:30et la réponse d'Emmanuel Macron
00:08:31qui a annoncé vouloir saisir
00:08:32pour la première fois
00:08:33l'instrument
00:08:34anti-coercition européen.
00:08:36Bonne ambiance donc.
00:08:37On en parle avec Nicolas Conquer,
00:08:38porte-parole de
00:08:38Republican Overseas
00:08:39et auteur de
00:08:40« Vers un Trump français »
00:08:42paru aux éditions Fayard.
00:08:43Bonjour Nicolas Conquer.
00:08:45Bonjour votre coflaire.
00:08:46Bonjour Nicolas Conquer.
00:08:47Merci d'être sur Sud Radio
00:08:49aujourd'hui.
00:08:50Avant de rentrer dans le débat,
00:08:51je présente votre livre
00:08:54« Vers un Trump français ».
00:08:57C'est une blague ?
00:08:58Vous pensez qu'il y a
00:08:59quelqu'un en France
00:08:59qui puisse ressembler
00:09:00à Donald Trump ?
00:09:01On ne donne pas le résultat,
00:09:03on laisse aux gens le lire.
00:09:04Je vous inviterai d'ailleurs
00:09:05probablement
00:09:06pour que vous en discutiez.
00:09:08Mais je me permets
00:09:08de lire votre dédicace
00:09:10parce que ce qui arrive
00:09:11n'est ni américain
00:09:12ni français
00:09:13mais occidental.
00:09:14On est donc bien sur
00:09:15un phénomène,
00:09:16j'allais dire,
00:09:16international.
00:09:17Pour autant,
00:09:18la question du jour
00:09:19est liée au Grand-Henland.
00:09:22Est-ce que la France
00:09:24a aujourd'hui,
00:09:25et l'Europe,
00:09:26est-ce qu'on a les moyens
00:09:27de résister,
00:09:28entre guillemets,
00:09:29intelligemment
00:09:30ou efficacement
00:09:31au souhait
00:09:32du président américain
00:09:34d'intégrer
00:09:35le Grand-Henland
00:09:36aux Etats-Unis ?
00:09:38Donnez-nous le secret.
00:09:40Je suis sûr
00:09:40que vous avez une idée
00:09:41pour pouvoir contrer
00:09:42Donald Trump.
00:09:44Ce n'est pas une histoire
00:09:45de contrer,
00:09:46c'est surtout
00:09:46de réaffirmer
00:09:47une souveraineté occidentale
00:09:49sur le Grand-Henland
00:09:50et sur le cercle
00:09:50polar arctique
00:09:51qui va être
00:09:52de plus en plus
00:09:52convoité,
00:09:53notamment par rapport
00:09:55à des routes maritimes.
00:09:56Avec la fonte des glaces,
00:09:57on s'attend à ce que
00:09:58plus de 30%
00:09:59du commerce maritime
00:10:00se fasse par ces régions-là
00:10:02d'ici 2040
00:10:03et c'est un gain significatif
00:10:07parce que désormais,
00:10:08il y aura 40% de temps
00:10:10au moins
00:10:10pour faire des liaisons
00:10:11plutôt que de passer
00:10:12par le canal de Panama.
00:10:13Donc je pense qu'il faut
00:10:13regarder les choses
00:10:13de manière assez lucide.
00:10:15Le Groenland
00:10:16va devenir le canal du Panama
00:10:17du XXIe siècle
00:10:18et ça nécessite
00:10:19de pouvoir sécuriser
00:10:21ces points de passage
00:10:22dans une attitude
00:10:24assez gaulliste
00:10:25d'une certaine manière,
00:10:26de pouvoir réaffirmer
00:10:26la souveraineté
00:10:27de l'Occident
00:10:28par rapport aux menaces
00:10:30qui sont à la fois russes
00:10:31et à la fois chinoises
00:10:31qui ont volonté
00:10:33de manière tout à fait affichée
00:10:34de, un, militariser la région
00:10:36et de, deux, sécuriser
00:10:38ce qu'ils appellent
00:10:38les routes polaires
00:10:39de la soie,
00:10:40notamment via la Chine.
00:10:41Je me permets de vous dire
00:10:42que vous ne me faites pas
00:10:42la langue de bois,
00:10:43vous me faites un peu
00:10:43la langue de glace.
00:10:44Vous me tenez le discours
00:10:45effectivement
00:10:46qui est le concept
00:10:48par lequel le président
00:10:49des Etats-Unis
00:10:50entend intégrer
00:10:51le Groenland des Etats-Unis.
00:10:53Est-ce qu'il n'y avait
00:10:53pas d'autres moyens
00:10:54en disant à l'Union Européenne
00:10:56peut-être l'a-t-il fait ?
00:10:58En disant
00:10:58qu'il faut qu'on se mette
00:10:58autour de la table,
00:10:59le Groenland est un vrai enjeu
00:11:00stratégique, politique,
00:11:02économique et militaire.
00:11:05Vous,
00:11:05vous n'êtes peut-être pas
00:11:07en situation de le défendre
00:11:08mais l'OTAN,
00:11:09l'OTAN peut le faire.
00:11:11On met le Groenland
00:11:11sous dépendance de l'OTAN,
00:11:13sous contrôle de l'OTAN
00:11:13et on reste amis,
00:11:14on le fait ensemble.
00:11:15Que de dire
00:11:16je vais intégrer,
00:11:17est-ce que ce n'est pas
00:11:17un peu brutal quand même
00:11:18de la part du président
00:11:19des Etats-Unis
00:11:19de dire ça à ses alliés
00:11:20de l'OTAN,
00:11:21de présenter la chose comme ça ?
00:11:23Et puis sinon,
00:11:23si vous n'êtes pas d'accord,
00:11:24je vous mets des draps de douane.
00:11:26C'est un peu...
00:11:27Non mais Trump
00:11:28n'est pas né d'hier
00:11:30et donc sa rhétorique,
00:11:32on la connaît
00:11:33en matière d'afficher
00:11:34ses ambitions
00:11:35qui sont parfois maximalistes
00:11:36en vue d'aboutir
00:11:37à une relation transactionnelle
00:11:39qui peut satisfaire
00:11:40et à mon avis
00:11:41qui d'ailleurs bénéficient
00:11:42grandement à l'Europe
00:11:43parce que c'est une affaire
00:11:44de sécurité
00:11:45à la fois énergétique,
00:11:46de sortir de la dépendance
00:11:47vis-à-vis de la Chine
00:11:48mais également
00:11:49d'assurer une sécurité
00:11:50par rapport à des menaces
00:11:51notamment de la Russie.
00:11:53On le voit,
00:11:54les missiles balistiques
00:11:55passeraient par le Groenland
00:11:56et donc avec une sécurisation
00:11:57par le Golden Dome américain,
00:11:59ce système de défense
00:12:00permettrait à la fois aussi
00:12:01de sécuriser notre zone.
00:12:04Donc il y a tout un axe,
00:12:05une réflexion occidentale
00:12:06à mener
00:12:07et je pense qu'aujourd'hui
00:12:09on a trop peu considéré,
00:12:11on a absolument négligé,
00:12:12on a refusé de voir
00:12:13à quel point l'Arctique
00:12:14allait vraiment devenir
00:12:15un carrefour stratégique
00:12:16et l'Europe continue
00:12:18de regarder ailleurs
00:12:19par rapport aux menaces
00:12:20qui se présentent
00:12:20et il faut désormais
00:12:22prendre en main
00:12:23ce sujet
00:12:23qui est crucial
00:12:25notamment
00:12:25comme on a dit
00:12:27la dépendance énergétique
00:12:28venue de la Russie
00:12:30ou les terres rares
00:12:31qui sont essentiellement
00:12:32provenance de Chine.
00:12:34Nicolas Conquer,
00:12:35la tension entre l'Est
00:12:37et l'Ouest
00:12:37n'est plus ce qu'elle était
00:12:39même si visiblement
00:12:40on essaie de la ressusciter
00:12:42du temps de la guerre froide
00:12:44où l'Union soviétique
00:12:45était une véritable
00:12:46puissance militaire
00:12:47avec une hostilité
00:12:48déclarée contre les Etats-Unis
00:12:50aucun président
00:12:51aucun président américain
00:12:53n'a jamais dit
00:12:53nous allons de...
00:12:54et auquel cas
00:12:55on aurait pu comprendre
00:12:56à l'époque
00:12:56en disant
00:12:57il y a un risque
00:12:57de guerre nucléaire
00:12:59nous avons besoin
00:13:00j'allais dire
00:13:00d'intégrer le Groenland
00:13:03à une zone stratégique
00:13:04de défense américaine
00:13:05on se met d'accord
00:13:05avec les Danois
00:13:06avec les Européens
00:13:06jamais ça leur a traversé
00:13:08la tête
00:13:08puisqu'il y avait l'OTAN
00:13:09pourquoi tout d'un coup
00:13:10le président de la République
00:13:11américain
00:13:12le président américain
00:13:13veut prendre ses dispositions
00:13:14si ce n'est que de considérer
00:13:16que l'OTAN n'existe plus
00:13:17qu'il n'y croit plus
00:13:18qu'il va peut-être l'abandonner
00:13:19et que finalement
00:13:20il se renferme sur lui-même
00:13:21je veux dire
00:13:22la conclusion de cette information
00:13:23est extrêmement inquiétante
00:13:24pour les Européens
00:13:25comprenez-le
00:13:25je pense que c'est
00:13:27davantage quelque chose
00:13:28à regarder avec lucidité
00:13:29sans doute avec froideur
00:13:30mais de se dire
00:13:31qu'à horizon 5
00:13:32à 10 ou 15 ans
00:13:33on va avoir
00:13:34une situation géopolitique
00:13:36qui va évoluer
00:13:37on a déjà des rivalités
00:13:39entre les Amériques
00:13:40et la Chine
00:13:40qui sont en train
00:13:41de s'intensifier
00:13:43notamment dans cette zone
00:13:44qui est tout à fait stratégique
00:13:45et donc
00:13:45il y a lieu de renforcer
00:13:47cette alliance
00:13:47et de mettre en place
00:13:50un contrôle accru
00:13:50sur le Groenland
00:13:51je pense que c'est davantage
00:13:53une question d'anticipation
00:13:54de conflit à venir
00:13:55qui est clé
00:13:56et on ne peut pas juste
00:13:57être attentiste
00:13:58en partant du principe
00:13:59que nos alliances
00:14:00elles vont nous permettre
00:14:01de renforcer
00:14:03ou juste parce qu'on a déployé
00:14:04un exercice militaire
00:14:05de 15 soldats
00:14:06sur le territoire groenlandais
00:14:08que ça va dissuader
00:14:10les vérités
00:14:10de la Russie
00:14:11et de la Chine
00:14:12on l'a vu dans le passé
00:14:12ça n'a pas servi
00:14:13donc désormais
00:14:14il faut afficher
00:14:15des ambitions
00:14:16un peu plus concrètes
00:14:17et dissuasives
00:14:18pour l'instant
00:14:19la Russie
00:14:20n'a jamais déclaré
00:14:21ses intentions de guerre
00:14:22contre les Etats-Unis
00:14:23au contraire
00:14:24on a plutôt l'impression
00:14:25qu'il y a une tentative
00:14:26j'allais dire
00:14:27de collusion
00:14:28ou d'accord
00:14:29ou de relations apaisées
00:14:30entre Washington
00:14:31et Moscou
00:14:32pour l'instant
00:14:32je dis bien
00:14:33la Chine
00:14:34c'est autre chose
00:14:34mais elle est un petit peu
00:14:35plus loin
00:14:35mais il suffisait
00:14:37de dire
00:14:37aux gouvernants
00:14:39européens
00:14:40l'OTAN
00:14:40va installer
00:14:41tout un dispositif
00:14:43de missiles
00:14:43de protection
00:14:44des Etats-Unis
00:14:45contre une éventuelle
00:14:46attaque chinoise
00:14:46au Groenland
00:14:47et ça se serait passé
00:14:48très bien
00:14:48dans les négociations
00:14:49il n'était pas
00:14:49nécessaire d'annexer
00:14:51est-ce que Trump
00:14:52vous faites de la rélecture
00:14:54d'ailleurs vous dites
00:14:54qu'il n'est pas nécessaire
00:14:55d'annexer
00:14:56Charles parlait
00:14:56qu'il n'y a aucun soldat
00:14:57présent sur le sol américain
00:14:58hormis sur la base
00:14:59non mais tout ça
00:15:00vous avez raison
00:15:00tout ça est ouvert à débat
00:15:02vous actez comme si
00:15:02c'était au passé
00:15:03je dis que c'est ouvert à débat
00:15:04et que si Trump
00:15:05avait choisi la voie
00:15:06j'allais dire
00:15:07de la conciliation
00:15:07en disant
00:15:08j'ai besoin
00:15:08d'installer
00:15:10une défense stratégique
00:15:11américaine
00:15:11sur le territoire
00:15:12du Groenland
00:15:12est-ce que vous êtes d'accord
00:15:13je ne vois pas
00:15:14les européens
00:15:14et l'OTAN
00:15:15lui dire non
00:15:15c'est hors de question
00:15:16il aurait fallu trouver
00:15:17les modalités
00:15:17vous savez
00:15:18il y a des hectares de neige
00:15:19qui ne servent à rien
00:15:20qui sont inexploitables
00:15:21c'est pas là-dessus
00:15:22que le Danemark
00:15:22aurait rouspété
00:15:24c'est parce que là
00:15:25il y a une véritable
00:15:26vous raisonnez en bon européen
00:15:28et ça vous honore
00:15:29mais je pense que
00:15:30Donald Trump
00:15:30lui il réfléchit
00:15:31en dehors de la boîte
00:15:32justement parce qu'il ne voit
00:15:33pas de boîte
00:15:33et que du coup
00:15:35il opte avec son logiciel
00:15:37qui n'est pas celui
00:15:38d'un politicien
00:15:39d'un diplomate
00:15:40quelque chose de
00:15:40beaucoup plus pragmatique
00:15:41donc c'est plus rugueux
00:15:42et plus frontal
00:15:43mais in fine
00:15:44je pense que
00:15:46c'est aussi un catalyseur
00:15:47ça nous fait prendre conscience
00:15:48des menaces
00:15:48auxquelles on est confronté
00:15:49et en soi
00:15:50c'est pas un abondrement
00:15:51au contraire
00:15:52je pense que ça va
00:15:53renforcer nos alliances
00:15:54notamment par rapport
00:15:55aux menaces
00:15:55qui sont celles
00:15:56qui vont désormais
00:15:57être autour du carrefour
00:15:57stratégique du Groenland
00:15:58On me dit peu souvent
00:16:00qu'on me félicite
00:16:01peu souvent
00:16:01sur le fait que je raisonne
00:16:02en européen
00:16:02de votre part
00:16:04je prends ça comme un compliment
00:16:04Nicolas Conquer
00:16:05même si vous savez
00:16:06les réserves que je peux avoir
00:16:07sur le droit pactuel
00:16:08non
00:16:08là où je voulais en venir
00:16:09je ne me permets pas
00:16:10de m'immiscer
00:16:10dans la décision
00:16:12des autres chefs d'état
00:16:13est-ce que Trump
00:16:14ne se comporte pas
00:16:15finalement en businessman
00:16:16il a des rapports
00:16:17économiques
00:16:18c'est un mec
00:16:19qui fait des affaires
00:16:20et que là
00:16:20il y va au culot
00:16:22et que la forme
00:16:23est quand même
00:16:23inhabituelle en tout cas
00:16:25pour les relations diplomatiques
00:16:26à l'intérieur de l'OTAN
00:16:27c'est inhabituel
00:16:29pour autant
00:16:29on va gagner du temps
00:16:30il n'y a pas mort d'homme
00:16:32si le Groenland
00:16:33est annexé
00:16:33c'est une histoire de principe
00:16:35c'est une histoire
00:16:35de valeur politique
00:16:37et diplomatique
00:16:37il n'y a pas mort d'homme
00:16:38si le Groenland
00:16:40est annexé
00:16:40à mon avis
00:16:41vous voyez
00:16:41je prends le contrepoint
00:16:42de ce que je dis tout à l'heure
00:16:43c'est justement
00:16:45juste de savoir
00:16:45est-ce qu'on aurait peut-être pu
00:16:47y arriver autrement
00:16:49et qu'est-ce qui se passe
00:16:50si des soldats européens
00:16:53de l'OTAN
00:16:54sont sur le sol
00:16:54Groenlandais
00:16:55quelle est la réplique
00:16:57que peut proposer
00:16:59Donald Trump
00:17:00justement ce qu'il a dit
00:17:01je vais vous punir
00:17:02sur les droits de douane
00:17:03si vous ne me laissez pas
00:17:04prendre possession
00:17:05tranquillement du Groenland
00:17:06je vais vous punir
00:17:07avec les droits de douane
00:17:08la méthode est un petit peu
00:17:09particulière quand même
00:17:10là aussi
00:17:10ce qu'il faut voir
00:17:12c'est que Donald Trump
00:17:13prend vraiment
00:17:14d'un mauvais oeil
00:17:14le fait qu'on vienne
00:17:15s'aborder
00:17:16s'aboter
00:17:17des relations diplomatiques
00:17:19on l'a vu
00:17:19et hier je vous rappelle
00:17:20l'accord auquel il est parvenu
00:17:22entre Israël et le Hamas
00:17:24qui a été retardé
00:17:25par 3 mois
00:17:26de tout l'été
00:17:27ce qui a coûté
00:17:27de nombreuses vies humaines
00:17:28donc là la situation
00:17:29n'est pas comparable
00:17:29mais il y avait cette volonté
00:17:31de différents pays occidentaux
00:17:32et pas que européens
00:17:33notamment l'Australie
00:17:34de faire cette reconnaissance
00:17:35unilatérale de la Palestine
00:17:37qui avait complètement
00:17:38entravé
00:17:39si ce n'est bloqué
00:17:39l'issue
00:17:40de ce traité de paix
00:17:42historique
00:17:42que Donald Trump
00:17:43avait réussi
00:17:44là où tout le monde
00:17:44avait failli avant lui
00:17:45et donc là
00:17:46le fait de vouloir
00:17:47entraver ces discussions
00:17:48qui sont en train
00:17:48de se conduire
00:17:49avec le Danemark
00:17:50elles ont eu lieu
00:17:50donc à Washington
00:17:51elles ont eu lieu
00:17:51sur le sol européen
00:17:52d'une certaine manière
00:17:53ça vient ralentir
00:17:54le processus
00:17:55Donald Trump
00:17:55c'est un homme pressé
00:17:56et qui agit
00:17:57avec une volonté
00:17:59qui est d'ailleurs
00:17:59depuis longtemps
00:18:00dans la politique étrangère
00:18:02américaine
00:18:02qui est une défense
00:18:03préemptive
00:18:04face à une expansion
00:18:05chinoise
00:18:06et la médiatéralisation
00:18:07russe dans l'Arctique
00:18:08donc c'est
00:18:09il faut quand même
00:18:10voir ça du point de vue
00:18:11de nos intérêts personnels
00:18:12c'est qu'il y aura
00:18:13une protection indirecte
00:18:15de l'Europe aussi
00:18:15qui peut me sembler favorable
00:18:17et en intégrant
00:18:19en fait
00:18:19de manière stratégique
00:18:20mais également économique
00:18:21le Groenland
00:18:21il y a également
00:18:22des fortes bénéfices
00:18:25notamment pour
00:18:25les Groenlandais
00:18:26qui désormais
00:18:28vous le dites
00:18:28ils vivent
00:18:29dans une zone glacée
00:18:30mais dont le sol
00:18:31est extrêmement riche
00:18:32et nous permettrait
00:18:32de sortir de cette
00:18:33dépendance chinoise
00:18:34donc effectivement
00:18:35est-ce que c'est frontal
00:18:36est-ce que ça déplaît
00:18:37je rentrerai sur le cas
00:18:39du scénario
00:18:39où vous avez monté
00:18:40s'il y aura une hostilité
00:18:41ou des affrontements
00:18:42ça ne sera pas le cas
00:18:42et il n'y aura pas
00:18:43d'annexion non plus
00:18:44et encore une fois
00:18:45je maintiens
00:18:45je persiste
00:18:46mais encore une fois
00:18:47Donald Trump
00:18:47est assez imprévisible
00:18:48il peut surprendre son monde
00:18:49il a d'ailleurs envoyé
00:18:50une lettre au Premier ministre
00:18:51norvégien
00:18:51qui a pris tout le monde
00:18:52de court
00:18:53mais en tout cas
00:18:53il affiche bien
00:18:54ses intentions
00:18:54mais il n'y a absolument
00:18:56aucune volonté
00:18:56de sortir des alliances
00:18:57de se passer
00:18:57paradoxalement
00:18:58on peut lui dire merci
00:19:00de faire prendre conscience
00:19:01à l'Europe et à l'OTAN
00:19:02qu'ils sont en situation
00:19:03de carence
00:19:03et ça permet à des chefs
00:19:04d'état
00:19:04notamment au président Macron
00:19:06de faire des déclarations
00:19:07assez courageuses
00:19:08assez audacieuses
00:19:08et de réactiver
00:19:09des processus diplomatiques
00:19:11qu'on avait oubliés
00:19:12merci Donald Trump
00:19:13de réveiller l'Europe
00:19:14de la léthargie
00:19:15qu'est-ce qu'avait dit Macron
00:19:17qu'elle était en mort cérébrale ?
00:19:19Elle était en mort cérébrale
00:19:19il faut rappeler
00:19:20que c'était avant
00:19:21l'invasion de l'Ukraine
00:19:22et à connaître ça
00:19:22on avait déjà prêté
00:19:24toutes sortes de faux procès
00:19:25à Donald Trump
00:19:27il allait quitter l'OTAN
00:19:29au final il a été celui
00:19:30qui a été le catalyseur de l'OTAN
00:19:31il a permis à ce que
00:19:32les différents membres
00:19:33augmentent leur budget de défense
00:19:34là encore une fois
00:19:35dans son deuxième mandat
00:19:36certes il contraint
00:19:37bien l'achat d'équipements
00:19:38et d'armes militaires américaines
00:19:40mais la volonté est que
00:19:41plutôt que d'être
00:19:42sous le parapluie américain
00:19:43on assume nous-mêmes
00:19:44notre propre effort
00:19:45de sécurité et de défense
00:19:47et donc je pense que
00:19:47c'est un catalyseur
00:19:48des nations européennes
00:19:50et si c'est un des seuls
00:19:51bienfaits à en prendre
00:19:52tant mieux
00:19:52mais de vouloir tirer
00:19:55un trait sur des alliances
00:19:56qui ont près de 80 ans
00:19:57ça me semble tout à fait exagéré
00:19:58un peu épidermique
00:19:59et une surréaction
00:20:00il faut y trouver notre intérêt
00:20:02et voir en quoi
00:20:03on peut renforcer
00:20:03un partenariat géostratégique
00:20:05entre les Etats-Unis
00:20:06et l'Europe
00:20:06sur le Groenland
00:20:07Merci Nicolas Conquer
00:20:09je vous attends
00:20:09pour parler de
00:20:11vers un Trump français
00:20:11est-ce qu'il y aurait
00:20:12en France quelqu'un
00:20:13qui aurait les tripes
00:20:14et la faconde de Donald Trump
00:20:16mais on discutera
00:20:16quand on vous viendrait
00:20:17sur le studio
00:20:18à très bientôt
00:20:18merci pour votre présence
00:20:19sur Sud Radio
00:20:19des étudiants
00:20:20qui n'arrivent plus
00:20:21à se nourrir
00:20:21un homme attaqué
00:20:22à la machette
00:20:22dans le métro
00:20:23Patrick Sébastien
00:20:24qui sème le trouble
00:20:25dans la campagne présidentielle
00:20:26c'est tout de suite
00:20:26après cette petite pause
00:20:27et si les sujets vous inspirent
00:20:29rappelez-nous
00:20:29en direct au 0826 300 300
00:20:32à tout de suite
00:20:33France dans tous ses états
00:20:34les perles du jour
00:20:36je les invite
00:20:36à s'inspirer
00:20:37de l'exemple
00:20:38de mon existence
00:20:38pour être un peu moins
00:20:39contre
00:20:40il y a du rififi islamiste
00:20:42chez LFI Perico
00:20:43ça alors
00:20:43oui c'est un conseiller régional
00:20:46Cédric Brun
00:20:47qui se met en retrait du parti
00:20:48pour dénoncer
00:20:49le recrutement
00:20:50de profils inquiétants
00:20:51dit-il
00:20:51avec risque de collusion
00:20:53avec les frères musulmans
00:20:55ainsi
00:20:56il dénonce aussi
00:20:57la présence
00:20:58de certains
00:20:58islamistes radicaux
00:21:01lors des meetings
00:21:02de la France insoumise
00:21:03c'est vrai que la collusion
00:21:04c'est un débat aujourd'hui
00:21:07qui est au coeur
00:21:07des enjeux politiques
00:21:09est-ce que la France insoumise
00:21:11ou pas
00:21:11a créé un lien
00:21:13est-ce que Jean-Luc Mélenchon
00:21:14cherche à établir
00:21:16une collusion
00:21:18à but électoral
00:21:19avec les secteurs
00:21:21les plus radicaux
00:21:22des musulmans français
00:21:24en disant
00:21:24vous voyez vous êtes victime
00:21:25d'un rejet
00:21:28d'accusations
00:21:29qui sont injustifiées
00:21:31parce que c'est l'islamophobie
00:21:32voilà on en est là
00:21:33bon là pour le coup
00:21:34on a pour la première fois
00:21:35du rififi
00:21:36à LFI
00:21:37avec un élu local
00:21:38de la France insoumise
00:21:39qui dénonce
00:21:40les pratiques
00:21:40de son parti
00:21:41actualité à suivre
00:21:42bien entendu ma chère Maude
00:21:43un homme a été attaqué
00:21:46à la machette
00:21:47dans le métro parisien
00:21:48Péricault
00:21:48oui
00:21:49un adolescent de 16 ans
00:21:51qui était dans le métro
00:21:51s'est fait attaquer
00:21:52par un groupe de jeunes
00:21:54qui ont commencé
00:21:55à lui donner
00:21:55des coups de poing
00:21:56des coups de pied
00:21:57qui l'ont blessé gravement
00:21:58il a été jeté à terre
00:21:59ils lui ont pris son manteau
00:22:01et malgré tout
00:22:02ils ont sorti une machette
00:22:04et là ils l'ont attaqué
00:22:05il a été blessé
00:22:06gravement blessé
00:22:07à l'avant-bras
00:22:07donc c'est dans le métro parisien
00:22:09c'est une attaque
00:22:09à la machette
00:22:10un fait divers de plus
00:22:12ça devient quelque part
00:22:14ça devient récurrent quand même
00:22:15ça devient récurrent
00:22:16alors bon
00:22:16soyons très prudents
00:22:18c'est pas tous les jours
00:22:18tout le temps
00:22:19mais le nombre
00:22:20de ces agressions
00:22:22de ces entorses
00:22:23à la loi républicaine
00:22:24à l'ordre public
00:22:25à la morale politique
00:22:27commence à devenir exaspérant
00:22:28donc évidemment
00:22:29nous les signalons
00:22:30on n'a pas la solution immédiate
00:22:32si ce n'est
00:22:32des décisions politiques
00:22:34courageuses
00:22:34mais en tout cas
00:22:35sur ce de radio
00:22:36nous dénonçons
00:22:36nous pensons à la famille
00:22:37nous pensons à ces adolescents
00:22:38qui pour rien
00:22:39parce qu'il s'est trouvé
00:22:40au mauvais endroit
00:22:41à un mauvais moment
00:22:41se fait attaquer
00:22:42à la machette
00:22:43pour se faire dérober son manteau
00:22:44c'est dégueulasse
00:22:45j'ai faim
00:22:46quoi ?
00:22:47je mangerais bien
00:22:48une petite choucroute
00:22:48les organisations étudiantes
00:22:50alertent le gouvernement
00:22:52sur leur manque de moyens
00:22:53pour se nourrir
00:22:54oui alors on a vu
00:22:55que Sébastien Lecornu
00:22:56a dû faire une concession
00:22:57pour faire passer le budget
00:22:58et pour essayer
00:22:58de faire passer le budget
00:22:59au parti socialiste
00:23:00donc l'obligation
00:23:03du repas à un euro
00:23:03pour les étudiants
00:23:04a été donc adoptée
00:23:05par le gouvernement
00:23:06on peut que s'en réjouir
00:23:07on suppose qu'il y a
00:23:08les fonds nécessaires
00:23:09que ce n'est pas une fois
00:23:11de plus tapé dans la caisse
00:23:12pour des mesures électorales
00:23:14et c'est vrai que les étudiants
00:23:15vivent en France
00:23:16une situation de précarité
00:23:17incroyable
00:23:19et quelque part
00:23:20aussi insupportable
00:23:21que le salaire
00:23:21des enseignants
00:23:22des policiers
00:23:23de certains personnels
00:23:24de la justice
00:23:24voilà
00:23:25être étudiant en France
00:23:26aujourd'hui
00:23:27si le monde universitaire
00:23:28fait partie des gloires
00:23:29de la France
00:23:30et des honneurs
00:23:30de la République
00:23:31et bien aujourd'hui
00:23:32on est dans une espèce
00:23:34de prolétarisation
00:23:35qui n'est pas nouvelle
00:23:36des étudiants
00:23:37et là
00:23:37le repas à un euro
00:23:38on imagine ce qu'il peut y avoir
00:23:40pour un euro
00:23:40pour un repas
00:23:41pour un étudiant
00:23:41qui au contraire
00:23:42a besoin de bonne alimentation
00:23:44et d'énergie
00:23:44c'est dire à quel point
00:23:45nous là aussi
00:23:46même sur ce sujet là
00:23:49nous vivons une précarité
00:23:50et quelque chose
00:23:51d'incompatible
00:23:51avec nos valeurs
00:23:52et avec l'honneur
00:23:53de la République
00:23:53alors Maude
00:23:55un militaire
00:23:57là c'est tout
00:23:58on parlait d'un adolescent
00:23:59là c'est un militaire
00:24:00qui a été agressé
00:24:01par des antifas
00:24:02oui c'est une exclusivité
00:24:04dont on se passerait bien
00:24:05on va l'appeler Étienne
00:24:06pour ne pas le mettre
00:24:06en difficulté
00:24:07parce que ce jeune homme
00:24:08est en effet militaire
00:24:09ce week-end
00:24:10Étienne
00:24:1023 ans
00:24:11est descendu à Paris
00:24:12rendre visite
00:24:12à sa famille
00:24:13et tant qu'à faire
00:24:14pour se balader
00:24:14entre Saint-Germain-des-Prés
00:24:15Port-Royal
00:24:16l'Observatoire
00:24:17et la Place d'Italie
00:24:17grosso modo
00:24:18bref
00:24:19des quartiers
00:24:19qui en temps normal
00:24:20ne craignent pas
00:24:22en même temps
00:24:22les temps normaux
00:24:23ont l'air bien loin
00:24:24derrière nous
00:24:24donc Étienne
00:24:25prend la direction
00:24:26de Jussieu
00:24:26pour aller casser
00:24:27la croûte
00:24:27samedi soir
00:24:28il aperçoit
00:24:28un rassemblement
00:24:29visiblement
00:24:29de militants
00:24:30pro-Palestine
00:24:30et au loin
00:24:31un cordon de CRS
00:24:32Jussieu vous savez
00:24:33c'est là où se trouve
00:24:34un campus de la Sorbonne
00:24:35à 200 mètres
00:24:36de la Grande Mosquée
00:24:36de Paris
00:24:37dans le 5ème
00:24:37Étienne porte un sac
00:24:39à dos noir
00:24:39type Miltec
00:24:40c'est un sac militaire
00:24:41avec deux écussons
00:24:43l'un représentant
00:24:44le blason
00:24:45de la République française
00:24:45et l'autre
00:24:46en soutien aux forces
00:24:47de l'ordre
00:24:47vous voyez le truc venir
00:24:48Étienne est pris à partie
00:24:50par des individus cagoulés
00:24:51des antifas
00:24:52il est roué de coups
00:24:53jeté à terre
00:24:53arcade suicidière ouverte
00:24:55des policiers
00:24:56en civil interviennent
00:24:58et le sauve in extremis
00:24:59du lynchage
00:24:59Étienne est transporté
00:25:00à l'hôpital
00:25:01et s'en sort
00:25:01avec quelques points
00:25:02de suture
00:25:02je voulais en parler
00:25:03aujourd'hui
00:25:04parce que ça n'est
00:25:04évidemment pas un fait banal
00:25:06ça n'est pas un fait divers
00:25:07ces antifas savaient
00:25:08très bien
00:25:08à qui ils s'en prenaient
00:25:09s'ils étaient réunis
00:25:11ce soir-là
00:25:12c'était pour protester
00:25:13contre une manifestation
00:25:14identitaire
00:25:14qui se tenait non loin
00:25:15à l'occasion de la Sainte Geneviève
00:25:16il aura suffi
00:25:17qu'un garçon de 23 ans
00:25:18coupe militaire
00:25:19bien sapé
00:25:20et que son patriote
00:25:21passe par là
00:25:21pour être tabassé
00:25:22sans doute
00:25:23parce qu'un peu trop français
00:25:24pour eux
00:25:24vous vous rendez compte
00:25:25parce qu'il arborait
00:25:26un écusson
00:25:27avec le drapeau
00:25:28de la République française
00:25:29et puis un signal
00:25:30un symbole militaire
00:25:31ce jeune homme de 23 ans
00:25:32qui s'est fait agresser
00:25:35par des antifas
00:25:36qui sont des vrais fachos
00:25:37et des salauds
00:25:39voilà
00:25:39et un peu comme ce gamin
00:25:40de 16 ans
00:25:41qui se fait attaquer
00:25:41à la machette
00:25:42pour prendre son manteau
00:25:43lui parce qu'il est militaire
00:25:44et qu'il affiche
00:25:45ce qu'il est en République française
00:25:47vous voyez
00:25:48j'ai utilisé peut-être
00:25:4810 fois le mot république
00:25:49ce matin
00:25:50on ne sait plus tellement
00:25:51ce que ça représente
00:25:52la République
00:25:52non mais c'est pas ça
00:25:53c'est qu'elle est souillée
00:25:54elle est attaquée en permanence
00:25:55c'est insupportable
00:25:56et là ce gamin de 23 ans
00:25:57qui est l'honneur de la France
00:25:58on voudrait qu'il y en ait plus que ça
00:26:00des gamins de 23 ans
00:26:01qui arborent les symboles
00:26:02de la République
00:26:02quelle que soit leur activité
00:26:04et leur engagement
00:26:05soient respectés
00:26:06au moins que
00:26:06sans qu'ils fassent peur
00:26:07qu'ils soient respectés
00:26:08j'allais dire
00:26:09quand on les voit
00:26:11le symbole
00:26:12et là on tombe sur des crétins
00:26:13des abrutis
00:26:14notre ami
00:26:16André Bercov
00:26:17dirait des rachitiques du bulbe
00:26:19non mais c'est vrai
00:26:19à la fin
00:26:20c'est insupportable
00:26:21qu'est-ce qu'on fait
00:26:22alors ce fait est une chose
00:26:23j'espère qu'il y aura des suites
00:26:25solides
00:26:26sévères
00:26:26qu'on va retrouver
00:26:27ces salopards
00:26:29et qu'ils seront punis
00:26:30et châtis
00:26:30comme ils le méritent
00:26:31voilà
00:26:31c'est une catastrophe
00:26:32les antifas
00:26:33ne sont jamais retrouvés
00:26:34en fait c'est ça le drame
00:26:35c'est ça
00:26:35bien sûr
00:26:36c'est qu'on a l'impression
00:26:37d'être totalement impuissants
00:26:38face à une cohorte de gens
00:26:40dont on appelle toujours
00:26:41à la dissolution des antifas
00:26:43mais en fait c'est impossible
00:26:43parce que ce n'est pas
00:26:44un groupe
00:26:44proclamé officiellement
00:26:46je pense que si ces individus
00:26:48s'étaient attaqués
00:26:48à une personnalité importante
00:26:50de ce pays
00:26:51je pense que les moyens
00:26:52et les forces de police
00:26:53oui oui oui
00:26:53je pense que monsieur Lunez
00:26:55prendrait les moyens
00:26:56qu'il faudrait
00:26:56donc on compte sur lui
00:26:57pour protéger
00:26:58les jeunes militaires
00:26:59de 23 ans
00:27:00dont on a beaucoup besoin
00:27:01dans ce pays
00:27:02en tout cas beaucoup plus
00:27:03que des antifas
00:27:03qui nous pourrissent la vie
00:27:04un coup de foudre bien sûr
00:27:05personne ne peut pas y croire
00:27:07quand ça arrive
00:27:07vous le savez
00:27:08après Brad Pitt
00:27:09et Pierre Garnier
00:27:10un faux Patrick Bruel
00:27:11arnaque une française
00:27:12Péricault
00:27:13oui Ingrid a reçu
00:27:15sur comme quoi
00:27:16les réseaux sociaux
00:27:17et l'instrument
00:27:17du téléphone portable
00:27:18elle reçoit un message
00:27:19de Patrick Bruel
00:27:20elle demande l'authentification
00:27:22et elle reçoit la photo
00:27:23d'Ingrid Bruel
00:27:25de Patrick Bruel
00:27:26qui lui dit
00:27:27c'est bien moi Ingrid
00:27:28oui c'est moi
00:27:29et évidemment
00:27:29elle part évidemment
00:27:31dans un espoir
00:27:32et puis pour se rendre compte
00:27:33qu'elle a été obligée
00:27:34d'un canular
00:27:36voilà on voulait raconter ça
00:27:37parce que c'est méchant
00:27:38c'est gratuit
00:27:39parce qu'en plus
00:27:39c'est commun
00:27:40ça arrive souvent
00:27:40et on rappelle quand même
00:27:41l'histoire
00:27:42qui avait fait beaucoup de bruit
00:27:43d'une dame
00:27:43qui s'est faite avoir
00:27:43une française
00:27:44par un faux Brad Pitt
00:27:45qui a payé 800 000 euros
00:27:46c'est énorme
00:27:47alors en plus
00:27:48en plus on peut se faire
00:27:49on peut se faire évidemment
00:27:50armaquer
00:27:51escroquer
00:27:52voilà
00:27:52soustraire de l'argent
00:27:53donc on est très très très méfiant
00:27:55si vous avez demain
00:27:57Emmanuel Macron
00:27:59ou Donald Trump
00:27:59qui vous invite à un petit déjeuner
00:28:01ou qui vous va méfier
00:28:02vous pouvez rappeler l'Elysée
00:28:03ou la Maison Blanche
00:28:04donc est-ce que vous êtes sûr
00:28:05que le Président m'a bien appelé
00:28:07ou envoyé un message
00:28:07ou puis même vous Perico
00:28:08si jamais vous recevez
00:28:09un message de ma part
00:28:10un peu sensuel
00:28:11un peu séducteur
00:28:12c'est pas moi
00:28:12ça arrive pas souvent
00:28:15il va se plaindre
00:28:17on sait jamais
00:28:18Maud vous restez à l'antenne
00:28:20parce que
00:28:21de quoi vous voulez me parler
00:28:23d'un autre Patrick
00:28:25mais je sais bien
00:28:25c'est Patrick Sébastien
00:28:26c'est Patrick Sébastien
00:28:27qui a dit qu'il allait être candidat
00:28:29alors pas exactement
00:28:30il le sous-entend
00:28:32et il envoie quelques signaux
00:28:33ça sème le tromble
00:28:34à l'Elysée
00:28:35dans le milieu politique lancé
00:28:36on va terminer
00:28:36avec cette information essentielle
00:28:37qui concerne l'avenir du pays
00:28:39c'est une indiscrétion
00:28:40signée du JDD
00:28:40Patrick Sébastien
00:28:42inquiète certains candidats
00:28:43à la présidentielle
00:28:44et en rassure d'autres
00:28:45si le chanteur n'a pas
00:28:46officialisé sa candidature
00:28:47il a quand même lancé
00:28:48son mouvement
00:28:48intitulé
00:28:49ça suffit
00:28:49une sorte de boîte à idées
00:28:51pour permettre aux français
00:28:52d'adresser leur doléance
00:28:52aux candidats
00:28:53de quoi susciter
00:28:54quelques interrogations
00:28:55mais pour le parti
00:28:56d'Edouard Philippe
00:28:56par exemple
00:28:57en quête candidature
00:28:58l'animateur pourrait prendre
00:28:59des voix
00:28:59aux candidats
00:29:00du Rassemblement National
00:29:01donc il y a quand même
00:29:02des enjeux
00:29:03je propose qu'on écoute
00:29:04l'hymne
00:29:05de Patrick Sébastien
00:29:07ça fait tourner des petites boules
00:29:09ça fait tourner des petites boules
00:29:11et quand on s'ouvre
00:29:12selon la cliquette
00:29:13voilà
00:29:14on se souvient que
00:29:14Patrick Sébastien
00:29:15va sauver la France
00:29:16Coluche avait semé le trouble
00:29:17et Jacques Attali
00:29:18était allé le voir
00:29:19pour lui dire
00:29:20attention
00:29:20si vous maintenez
00:29:21votre candidature
00:29:22vous risquez de faire peur
00:29:22de François Mitterrand
00:29:23bah oui mais c'est le peuple
00:29:24c'est quand même d'un autre niveau
00:29:25on a du mal à imaginer
00:29:26que Patrick Sébastien
00:29:27puisse réellement
00:29:28bousculer l'élection présidentielle
00:29:31si les français veulent voter
00:29:32pour Patrick Sébastien
00:29:32c'est qu'ils sont peut-être étonnés
00:29:34ou un peu déçus par les autres
00:29:35est-ce qu'on peut prendre Joël
00:29:36juste qui nous appelle
00:29:37un auditeur qui nous appelle
00:29:38d'Andrési dans les Yvelines
00:29:39très rapidement
00:29:40Joël je vous écoute
00:29:41oui Perico bonjour
00:29:42oui j'ai une anecdote
00:29:43à vous raconter
00:29:44un peu dans le cil
00:29:45du fait que vous avez relaté avant
00:29:47le militaire qui a été agressé
00:29:49quelque chose
00:29:50qui va vous édifiant
00:29:51voilà j'ai fait mon service militaire
00:29:53en 70-71
00:29:55au collège militaire
00:29:56de Saint-Cyr-l'école
00:29:57à côté de Versailles
00:29:58bien sûr
00:29:58d'accord
00:29:59c'est un collège
00:30:01donc pour les élèves
00:30:02de militaires
00:30:03ok
00:30:03oui oui oui
00:30:04c'est bien
00:30:04bon moi je faisais pas grand chose
00:30:06là-bas
00:30:06mais les élèves
00:30:07quand ils sortaient
00:30:08en ville
00:30:08puisque le collège
00:30:09est en plein centre-ville
00:30:10ils devaient être en uniforme
00:30:11uniforme bleu marine
00:30:12avec le béret
00:30:13et voilà
00:30:14interdiction de sortir en civil
00:30:15et à la porte
00:30:17il y avait un adjudant
00:30:18et je peux vous dire
00:30:19que l'adjudant
00:30:19il les ratait pas
00:30:20donc ils pouvaient pas sortir en civil
00:30:21c'était interdit
00:30:22voilà
00:30:23et en 2013 ou 2014
00:30:25j'achète quelque chose
00:30:27à quelqu'un
00:30:27qui habite Saint-Cyr
00:30:28il me dit
00:30:29bah on peut se retrouver à Saint-Cyr
00:30:30il me dit
00:30:31vous connaissez
00:30:31j'ai fait mon service militaire là-bas
00:30:33on se donne rendez-vous
00:30:34devant le collège militaire
00:30:35ok
00:30:36et puis j'étais en avance
00:30:37donc j'attendais
00:30:39je m'approche du collège
00:30:41je voyais des jeunes
00:30:42qui discutaient devant l'entrée
00:30:43il y a une sorte d'esplanade devant
00:30:45c'est bien
00:30:45il y a des jeunes qui discutaient
00:30:47qui étaient contre les grilles
00:30:48et tout
00:30:48et puis moi j'approche du collège
00:30:50et puis j'engage la conversation
00:30:51puis je leur dis
00:30:52je dis bah moi
00:30:52j'ai bien connu le lieu
00:30:54puisque j'ai fait mon service militaire
00:30:56en 70-71
00:30:58et je dis à l'époque
00:31:00c'était donc un collège militaire
00:31:02et il y a un jeune qui me dit
00:31:03bah monsieur
00:31:03c'est toujours le collège militaire
00:31:05ah bah je dis
00:31:06ouais mais moi à l'époque
00:31:06je peux vous dire
00:31:07il me dit nous on est élèves
00:31:09ah oui il me dit nous on est élèves
00:31:10bah je dis vous êtes élèves
00:31:11mais je dis mais à l'époque
00:31:12les élèves devaient sortir
00:31:14uniquement en uniforme
00:31:15alors que là
00:31:15ils étaient habillés
00:31:16conclés
00:31:16conclésion
00:31:18Joël
00:31:18et le jeune me dit
00:31:19oui monsieur
00:31:20mais nous
00:31:20il dit maintenant
00:31:21quand on sort en uniforme
00:31:22on se fait agresser
00:31:23et bah voilà
00:31:23c'est à dire qu'il aurait interdit
00:31:25de sortir en uniforme
00:31:26parce qu'ils se font agresser
00:31:27et bah voilà
00:31:28alors c'est une règle
00:31:28qui a changé récemment
00:31:29Joël d'ailleurs
00:31:30parce que maintenant
00:31:31le ministère des armées
00:31:32autorise les militaires
00:31:32à sortir en uniforme
00:31:34mais c'est très récent
00:31:34parce que de fait
00:31:35pendant de nombreuses années
00:31:37ils n'avaient plus le droit
00:31:38certes
00:31:39mais enfin
00:31:39Joël témoigne bien du fait
00:31:41que lorsqu'on est en uniforme
00:31:42voilà
00:31:43on peut se faire insulter
00:31:44agresser
00:31:44et qu'aujourd'hui
00:31:45c'est pas une question de droit
00:31:46c'est que le monde
00:31:47la France marche à l'envers
00:31:48et c'est pas fini
00:31:49c'est pas fini
00:31:50de toute façon
00:31:50là je voulais
00:31:51l'autre fois
00:31:52je voulais témoigner
00:31:52bon c'est
00:31:53mais c'est pas ça
00:31:55si vous voulez
00:31:56moi j'ai du recul
00:31:58puisque si je vous dis
00:31:59que j'ai fait mon service militaire
00:32:00en 70
00:32:00vous imaginez un peu mon âge
00:32:01Joël
00:32:02merci pour votre témoignage
00:32:03on a compris
00:32:04et on en reparlera
00:32:05merci beaucoup Joël
00:32:07allez on se retrouve
00:32:08dans un tout petit instant
00:32:09avec Marie-Estelle Dupont
00:32:10psychologue
00:32:10parler de TikTok
00:32:11et des effets dévastateurs
00:32:12du TikTok
00:32:13sur les jeunes
00:32:14à tout de suite
00:32:14sur Sud Radio
00:32:15Amnesty International
00:32:22avait sonné l'alarme
00:32:23en 2023
00:32:24l'ONG s'inquiète
00:32:25pour la sécurité des jeunes
00:32:26sur la plateforme TikTok
00:32:27et accuse l'aile française
00:32:28de passivité
00:32:29à l'origine de cette inquiétude
00:32:30les algorithmes
00:32:31qui incitent les jeunes français
00:32:32à suivre des tendances
00:32:34jusqu'à les mettre en danger
00:32:35voire les pousser au suicide
00:32:36on en parle aujourd'hui
00:32:37avec la psychologue
00:32:38et auteure
00:32:38de Être parent
00:32:39en temps de crise
00:32:40paru aux éditions
00:32:41Guitre et Daniel
00:32:41bonjour Marie-Estelle Dupont
00:32:43bonjour à vous
00:32:45Marie-Estelle Dupont
00:32:46merci d'être sur Sud Radio
00:32:48aujourd'hui
00:32:48pour aborder ce sujet
00:32:49sensible
00:32:50épineux
00:32:51des parents
00:32:52considèrent
00:32:53certains ont même dit
00:32:54que leur enfant
00:32:56avait été poussé au suicide
00:32:57par cette application chinoise
00:32:58est-ce qu'il y a
00:32:59on le sait
00:33:00mais est-ce qu'il y a
00:33:01aujourd'hui
00:33:01un risque accru
00:33:02avec certaines applications
00:33:04j'allais dire
00:33:05de conséquences dramatiques
00:33:06dans la vie
00:33:07dans la vie familiale
00:33:08ou c'est une mauvaise gestion
00:33:10de ces applications
00:33:11est-ce qu'il y a
00:33:12un moyen de s'en protéger
00:33:13alors le premier moyen
00:33:16de se protéger
00:33:16de quelque chose
00:33:17c'est d'en connaître
00:33:17le fonctionnement
00:33:18et je dirais
00:33:20les dangers
00:33:22en tout cas
00:33:22la manière
00:33:23dont ça fonctionne
00:33:24au niveau cérébral
00:33:25il y a une emprise
00:33:26de l'algorithme
00:33:27c'est-à-dire que
00:33:27le propre de l'algorithme
00:33:29c'est qu'il évacue
00:33:31l'altérité
00:33:32il évacue la contradiction
00:33:33donc quand un jeune
00:33:34commence à s'intéresser
00:33:35à un type
00:33:36de passion
00:33:37à un type
00:33:39de trouble
00:33:40aussi psychologique
00:33:42puisque
00:33:42il y a
00:33:43l'anorexie
00:33:43qui a été
00:33:44très
00:33:44très mise en avant
00:33:46récemment
00:33:47dans l'actualité
00:33:47par rapport au drame
00:33:48de TikTok
00:33:48l'ado va recevoir
00:33:51des contenus
00:33:52en lien
00:33:52avec son obsession
00:33:53ou sa passion
00:33:54alors j'ai envie de vous dire
00:33:55quand c'est les chatons
00:33:56ou le golf
00:33:56ça va
00:33:57quand c'est l'anorexie
00:33:58ou les techniques
00:33:59de pendaison
00:33:59c'est un peu plus compliqué
00:34:00donc l'algorithme
00:34:02en fait
00:34:02il ne va jamais vous présenter
00:34:04du contenu contradictoire
00:34:05il va vous enfermer
00:34:06dans ce qu'on appelle
00:34:06une boucle cognitive
00:34:07et donc s'il voit
00:34:09que vous avez regardé
00:34:10un ou deux contenus
00:34:11mais c'est un peu pareil
00:34:12avec les autres réseaux
00:34:13un ou deux contenus
00:34:15en lien avec
00:34:16par exemple
00:34:16comment se faire vomir
00:34:17quand on est
00:34:18boulimique vomisseuse
00:34:19il va vous présenter
00:34:21tout un tas de contenus
00:34:22en lien avec
00:34:23ce trouble
00:34:23donc c'est évidemment
00:34:25le problème
00:34:26qui fait qu'un ado
00:34:28qui s'enferme
00:34:29dans la solitude
00:34:29va compulsivement
00:34:31consommer
00:34:32des contenus
00:34:32en lien
00:34:33avec sa difficulté
00:34:34et donc
00:34:35se trouver pris
00:34:35dans une communauté
00:34:36communauté au sens
00:34:38quasi sectaire
00:34:38c'est à dire
00:34:39avec plein de gens
00:34:39qui ont la même difficulté
00:34:40ça devient une identité
00:34:41d'être anorexique
00:34:43donc on va
00:34:44on va s'enfermer
00:34:45avec des
00:34:46avec des paires
00:34:47PIRS virtuels
00:34:48qui vous disent
00:34:49ah bah faut faire ci
00:34:50faut faire ça
00:34:50il y a une espèce
00:34:52de compétition mortifère
00:34:53il y avait déjà
00:34:54des boucles
00:34:55quand je travaillais
00:34:55avec des ados
00:34:56qui avaient des troubles
00:34:56alimentaires
00:34:57sur les réseaux sociaux
00:34:58qui s'appelaient
00:34:58anore à mort
00:34:59donc on voit bien
00:35:01la dangerosité
00:35:02maintenant
00:35:03encore une fois
00:35:05le réseau social
00:35:07il est un immense
00:35:08amplificateur
00:35:09il peut faire basculer
00:35:11dans l'acte
00:35:12irréparable
00:35:13quelqu'un
00:35:14qui va déjà mal
00:35:15donc ce qui est important
00:35:16aussi c'est qu'on donne
00:35:17aux parents
00:35:17les moyens de repérer
00:35:18un ado qui va mal
00:35:19et un ado ira
00:35:21d'autant plus mal
00:35:22que sa socialisation
00:35:23se fait de manière virtuelle
00:35:24si il est à l'extérieur
00:35:26dans des activités
00:35:27réelles
00:35:28avec des vraies
00:35:29socialisations
00:35:30il y a aussi
00:35:32des adultes
00:35:32et des gens de son âge
00:35:33qui vont pouvoir
00:35:33repérer son mal-être
00:35:34et alerter la famille
00:35:35si la famille
00:35:36ne s'en rend pas compte
00:35:36donc c'est aussi
00:35:37l'effet toxique
00:35:38indirect de passer
00:35:39trop de temps
00:35:40sur les réseaux
00:35:40c'est qu'on en passe moins
00:35:41dans des vraies
00:35:42activités de socialisation
00:35:44Marie-Estelle Dupont
00:35:45comment se fait-il
00:35:46que ces applications
00:35:47est-ce qu'elles sont
00:35:48conçues comme telles
00:35:49en fait vous êtes
00:35:50en train de nous expliquer
00:35:51que c'est altération
00:35:52du sens de discernement
00:35:53il n'y a plus de discernement
00:35:55on ne fait plus la différence
00:35:56parce que
00:35:57ces logiciels
00:35:58sont prévus
00:35:59pour prendre possession
00:36:00du cerveau
00:36:00ou est-ce qu'il y a
00:36:01peut-être aussi
00:36:02un manque de maturité
00:36:03une acculturation
00:36:04aujourd'hui
00:36:05de la jeunesse
00:36:06un manque de préparation
00:36:07à l'usage
00:36:08de ces sites
00:36:10et de ces applications
00:36:10alors
00:36:12on sait que
00:36:14les personnes
00:36:15qu'elles soient jeunes
00:36:16ou adultes
00:36:17qui passent
00:36:17plus de 3 heures
00:36:19par jour
00:36:19sur les réseaux sociaux
00:36:20ont des signes
00:36:21d'anxiété
00:36:22ont des signes
00:36:22de dépression
00:36:23donc on sait
00:36:24que de toute façon
00:36:25moi j'avais
00:36:26un ami
00:36:28qui me disait
00:36:28l'autre jour
00:36:28non mon ce moment
00:36:29je ne vais pas du tout
00:36:29sur Instagram
00:36:30parce qu'à chaque fois
00:36:30ça me déprime
00:36:31ça me plombe le moral
00:36:32donc
00:36:32vous voulez dire
00:36:33c'est un terrain favorable
00:36:34c'est déjà un terrain favorable
00:36:35quand on est très
00:36:36très addict
00:36:37des réseaux sociaux
00:36:38c'est qu'il y a une faiblesse
00:36:38en soit déjà au départ
00:36:39en fait j'ai presque envie
00:36:41de vous dire
00:36:42le réseau social
00:36:43va vous faire
00:36:43l'écran va vous faire
00:36:45l'effet inverse
00:36:46de la lumière naturelle
00:36:47le soleil va vous remonter
00:36:48le moral
00:36:48même si vous êtes déprimé
00:36:49le réseau social
00:36:51va avoir tendance
00:36:52à vous plomber le moral
00:36:52même si vous allez bien
00:36:53c'est un balle très fort
00:36:54c'est un balle très fort
00:36:55donc ça c'est une réalité
00:36:58et c'est une réalité cérébrale
00:36:59en fait
00:37:00c'est pas qu'il est
00:37:01évidemment
00:37:01TikTok n'a pas été conçu
00:37:03pour pousser des jeunes
00:37:03au suicide
00:37:04bien sûr que non
00:37:04en revanche
00:37:06la manière dont l'algorithme
00:37:08fonctionne
00:37:08et le fait que ça va donner
00:37:10des chocs de dopamine
00:37:11avec un tout petit geste
00:37:14le simple fait de scroller
00:37:15donc un effort minime
00:37:16va déclencher
00:37:17des vagues de dopamine
00:37:18donc d'hormones
00:37:20de satisfaction
00:37:21dans le cerveau
00:37:23et donc ça va faire
00:37:24un peu comme les souris
00:37:25qui se droguent
00:37:26jusqu'à la mort
00:37:27avec du sucre
00:37:28et qui vont chercher du sucre
00:37:29jusqu'à ce que mort s'en suive
00:37:30vous allez avoir
00:37:31le cerveau
00:37:32qui va tourner
00:37:32sur du court terme
00:37:34et avec une incitation
00:37:36à la compulsion
00:37:37c'est à dire
00:37:37que vous allez avoir
00:37:38des chocs de dopamine
00:37:39tellement facilement
00:37:39et tellement rapidement
00:37:40que vous allez en vouloir
00:37:42toujours plus
00:37:42donc ça va avoir
00:37:43quelque chose
00:37:43de très addictif
00:37:44Marie-Esta Dupont
00:37:45est-ce que les concepteurs
00:37:46de l'application
00:37:47le savent ce que vous dites là
00:37:48est-ce qu'ils le savent
00:37:49ces effets
00:37:49ces impacts
00:37:50est-ce qu'ils en jouent
00:37:51ou ils disent
00:37:52ah c'est
00:37:52on savait pas
00:37:53bon mais c'est comme ça
00:37:54alors je pense que
00:37:58ce que dit Michel
00:37:59Desmurget dans la fabrique
00:38:00du crétin digital
00:38:01c'est que tous les fabricants
00:38:02et les vendeurs
00:38:03de jeux vidéo
00:38:04de plateformes numériques
00:38:07etc.
00:38:07savent qu'il y a
00:38:08des effets délétères
00:38:09maintenant
00:38:10la patte du gain
00:38:11est supérieure
00:38:12en général
00:38:12dans la culture humaine
00:38:13que le désir
00:38:14du bien commun
00:38:15je crois que c'est
00:38:16aux parents
00:38:17c'est à l'école aussi
00:38:18d'interdire les téléphones
00:38:19au sein de l'établissement
00:38:20et puis c'est aux politiques
00:38:22de comprendre
00:38:22qu'il y a peut-être
00:38:24un deux poids
00:38:25deux mesures
00:38:26en matière de justice
00:38:27c'est-à-dire
00:38:27qu'on peut prendre
00:38:28le compte de quelqu'un
00:38:29pour un propos
00:38:30qui est un peu
00:38:30politiquement incorrect
00:38:31mais à côté de ça
00:38:32on laisse des jeunes
00:38:33avoir entre les mains
00:38:34des choses qui sont
00:38:35très dangereuses
00:38:36et nous on le sait
00:38:37donc nous les cliniciens
00:38:38on le sait
00:38:38nous les parents
00:38:39on le sait
00:38:39donc déjà
00:38:40c'est important
00:38:42qu'en tant que parents
00:38:43on comprenne bien
00:38:44que les enfants
00:38:45ne doivent pas
00:38:46avoir accès
00:38:47aux réseaux sociaux
00:38:47à la maison
00:38:48avant d'être en capacité
00:38:50de discerner
00:38:51et le discernement
00:38:52ça se construit lentement
00:38:53moi j'ai dit
00:38:54à mes enfants
00:38:55qu'avant 17 ans
00:38:56c'était hors de question
00:38:57qu'ils aient accès
00:38:57aux réseaux sociaux
00:38:58donc
00:38:58et j'assume
00:38:59c'est-à-dire
00:39:00je peux être cool
00:39:01sur des sujets
00:39:01mais là-dessus
00:39:02je suis absolument
00:39:02intransigeante
00:39:03parce que
00:39:04c'est ma responsabilité
00:39:05de les protéger
00:39:05et je ne vais pas attendre
00:39:07que les vendeurs
00:39:08de téléphones
00:39:09soient vertueux
00:39:10pour le faire
00:39:10Marie-Estelle Dupont
00:39:11est-ce qu'il pourrait y avoir
00:39:12alors c'est facile à dire
00:39:14difficile à mettre en place
00:39:15est-ce qu'il pourrait y avoir
00:39:16une réglementation
00:39:17une codification
00:39:18des protocoles
00:39:19alors soit
00:39:20il y a la décision familiale
00:39:21d'établir une règle morale
00:39:23une éthique
00:39:23dans l'usage
00:39:24des applications
00:39:25est-ce qu'il pourrait y avoir
00:39:26de la part des services publics
00:39:28j'allais dire
00:39:28une forme de contrôle
00:39:29j'allais dire
00:39:29de régir un peu
00:39:33ces applications
00:39:34de façon à ce qu'elles
00:39:35perdent leur nocivité
00:39:37ou ce n'est pas concevable
00:39:38techniquement
00:39:38c'est un travail
00:39:41minutieux
00:39:42du législateur à faire
00:39:43qui va demander du courage
00:39:44vous savez
00:39:45moi j'ai été entendue
00:39:46au Parlement européen
00:39:47sur la pornographie en ligne
00:39:49pour les ados
00:39:49et j'expliquais
00:39:50qu'il y avait un impact
00:39:51traumatique sur le cerveau
00:39:52d'être témoin
00:39:53de ces images
00:39:54à un âge précoce
00:39:55et que c'était déjà
00:39:56une forme
00:39:57d'intrusion psychique
00:39:58et de viol parfois
00:40:00et en fait
00:40:02je pense qu'il y a
00:40:03des bras de fer
00:40:04qui se jouent
00:40:04avec des lobbies
00:40:05très puissants
00:40:06qui vont vouloir
00:40:07défendre leur business
00:40:08et que là
00:40:09c'est là qu'on voit bien
00:40:11que la politique
00:40:11demande du courage
00:40:12et qu'effectivement
00:40:13oui je crois que
00:40:14c'est un enjeu
00:40:15de santé publique
00:40:16et qu'il va falloir
00:40:18que les politiques
00:40:19et les législateurs
00:40:19aient du courage
00:40:20pour dire
00:40:20bah non mais là
00:40:21elle n'a pas du bien
00:40:22le marché
00:40:22il va passer
00:40:23après le fait
00:40:24que quand la santé mentale
00:40:26des jeunes
00:40:26est déjà fragile
00:40:27on les protège
00:40:29de ces contenus numériques
00:40:30qui sont
00:40:31c'est ce que dit
00:40:31Jonathan Head
00:40:32dans la génération anxieuse
00:40:34il dit
00:40:34on a cru que
00:40:35la violence était dans la rue
00:40:36et que derrière un écran
00:40:37les jeunes étaient à l'abri
00:40:38on découvre avec stupeur
00:40:39que derrière un écran
00:40:40l'enfant
00:40:41il est non seulement
00:40:41pas à l'abri
00:40:42dossier
00:40:43dossier à suivre
00:40:44Marie-Estelle Dupont
00:40:45bien on a compris
00:40:46en tout cas
00:40:47c'est un cri d'alerte
00:40:48et je pense que
00:40:48nous aurons l'occasion
00:40:49d'en reparler à vous
00:40:50merci d'avoir été
00:40:51sur Sud Radio aujourd'hui
00:40:52vous restez avec nous
00:40:54nous allons recevoir
00:40:54Rachel Binas
00:40:55avec lesquelles nous allons voir
00:40:56si la France est devenue
00:40:57la terre d'asile
00:40:58pour les mabous
00:40:59les détraqués
00:40:59qui viennent commettre
00:41:00des crimes chez nous
00:41:01et quels sont les moyens
00:41:02dont dispose la République
00:41:03pour faire face à ce fléau
00:41:05qui prend aujourd'hui
00:41:06des proportions
00:41:06absolument inquiétantes
00:41:07vous nous appelez
00:41:08au 0 826 300 300
00:41:10vous appelez Emmanuel Galasso
00:41:11je suis persuadé
00:41:12que vous avez des questions
00:41:13à poser sur aujourd'hui
00:41:14l'immigration
00:41:15terre d'asile
00:41:16pour les maboules
00:41:17à tout de suite
00:41:18Oui alors parce que la gauche
00:41:28comme l'a d'ailleurs remarqué
00:41:29Jacques Julliard
00:41:30a trahi tous ses principes
00:41:32fondamentaux
00:41:32l'un après l'autre
00:41:33la laïcité d'abord
00:41:35et elle a trahi l'école
00:41:37c'est l'égalitarisme
00:41:39qui tue l'égalité des chances
00:41:41elle a trahi la République
00:41:42elle oublie la nation
00:41:44au profit de l'hospitalité
00:41:45inconditionnelle
00:41:46c'est pour ça
00:41:47que je dis
00:41:48c'est parce que je suis de gauche
00:41:49que je ne suis plus de gauche
00:41:50Elle trahit la nation
00:41:52au profit de l'hospitalité
00:41:54inconditionnelle
00:41:55vous êtes avec Péry Coléga
00:41:57sur Sud Radio
00:41:58je reçois Rachel Binas
00:42:00journaliste à Marianne
00:42:02qui est l'autrice
00:42:04l'auteur
00:42:05d'une enquête passionnante
00:42:08La France terre d'accueil
00:42:09des déséquilibrés
00:42:10j'avais titré tout à l'heure
00:42:11est-ce que la France
00:42:12est venue la terre d'asile
00:42:13des maboules
00:42:14sans jeu de mots
00:42:15et l'on voit à travers
00:42:16ce dossier
00:42:16qu'effectivement
00:42:17il y a un immense
00:42:19et douloureux sujet
00:42:20sur la façon
00:42:21dont les immigrés
00:42:22agressifs
00:42:24présentent souvent
00:42:26des déviances
00:42:27psychologiques
00:42:29peut-être psychanalytiques
00:42:30en tout cas
00:42:31des malades mentaux
00:42:32qui sévissent
00:42:33et qui tuent
00:42:35et on se rend compte
00:42:36que finalement
00:42:36nous ne sommes pas
00:42:37si bien armés
00:42:38que cela
00:42:39tant au niveau
00:42:40policier
00:42:40que judiciaire
00:42:41et même institutionnel
00:42:42puisque deux députés
00:42:44Charles Rodwell
00:42:45Renaissance
00:42:45et Michel Barnier
00:42:47l'ancien premier ministre
00:42:48pour les républicains
00:42:49ont déposé un projet
00:42:49de loi
00:42:50qu'ils ont appelé
00:42:50le projet de loi
00:42:51Philippine
00:42:52du nom de cette jeune étudiante
00:42:54qui avait été assassinée
00:42:56et ce projet de loi
00:42:58entend prévenir
00:43:00et réguler
00:43:01la façon
00:43:02dont la France
00:43:03peut justement
00:43:04traiter ce genre
00:43:04de situation
00:43:05il y avait eu
00:43:06un premier accro
00:43:08l'été dernier
00:43:08avec le conseil constitutionnel
00:43:09donc là
00:43:10ces deux députés
00:43:11ont verrouillé
00:43:12le dossier
00:43:13en consultant
00:43:13auprès du conseil d'état
00:43:14les gens de droit
00:43:15et ce projet
00:43:16devrait donc être adopté
00:43:18Rachel Vilas
00:43:19merci d'être sur Sud Radio
00:43:20aujourd'hui
00:43:21vous avez réalisé
00:43:22cette enquête
00:43:23la France
00:43:24terre d'accueil
00:43:25des déséquilibrés
00:43:25je monte la une
00:43:26je monte la une
00:43:27de Marianne
00:43:28très très beau sujet
00:43:29c'est un vrai grand sujet
00:43:31qui passe pas à côté
00:43:33mais qui peut-être pas
00:43:34à la hauteur
00:43:34de l'importance
00:43:36qu'on devrait donner
00:43:37à cette situation
00:43:38qui est absolument dramatique
00:43:39et tragique quelquefois
00:43:39c'est un sujet
00:43:41qui met souvent mal à l'aise
00:43:42parce qu'il croise
00:43:43plusieurs thématiques
00:43:44avec lesquelles
00:43:46beaucoup
00:43:47ne sont pas à l'aise
00:43:50qui peut créer
00:43:52qui peut venir aussi
00:43:53percuter
00:43:53des idées
00:43:54vous avez été inquiété
00:43:55un peu
00:43:55je vous interromps
00:43:57mais
00:43:57il y a eu des réactions
00:43:59c'est pas la première fois
00:44:00que je traite ce sujet là
00:44:02et de manière générale
00:44:03dès lors qu'on
00:44:05qu'on vise
00:44:06à donner une visibilité
00:44:07à l'immigration
00:44:08dans sa complexité
00:44:09en effet
00:44:11on essuie des critiques
00:44:12virulentes
00:44:12qui souvent d'ailleurs
00:44:13ne se concentrent pas
00:44:14sur le contenu même
00:44:16de vos propos
00:44:17mais sur le fait même
00:44:18que vous en ayez
00:44:19que vous en parlez
00:44:20donc ça je le sais
00:44:21je sais aussi
00:44:22que ce malaise
00:44:23il existe
00:44:24beaucoup plus
00:44:25au sein
00:44:26d'une certaine élite
00:44:26et je mets tous les guillemets
00:44:27nécessaires
00:44:28qui voient
00:44:30qu'ils n'aiment pas
00:44:31le monde médical
00:44:32spécialisé la psychiatrie
00:44:33dit
00:44:33vous touchez pas à ce sujet
00:44:34vous n'avez pas les compétences
00:44:36pour décider
00:44:37ce qui est la maladie mentale
00:44:38certains m'ont parlé
00:44:39quand même
00:44:40et c'est aussi pour ça
00:44:41que ce dossier est là
00:44:42et qui se présente
00:44:43au lecteur
00:44:44certains m'ont parlé
00:44:45mais de manière générale
00:44:47au sein d'une partie
00:44:48de la classe politique
00:44:48et de certains milieux
00:44:50il y a un malaise
00:44:51dès lors que l'on veut toucher
00:44:53à un sujet
00:44:53qui a attrait à l'immigration
00:44:54malaise que l'on ne sent pas
00:44:56lorsque
00:44:56comme moi
00:44:58c'est ma chance
00:44:59lorsqu'on fait du reportage
00:45:00lorsqu'on rencontre
00:45:01des français
00:45:01français lambda
00:45:02surtout ceux
00:45:03sur qui la charge
00:45:04de l'accueil repose
00:45:05surtout ceux
00:45:06qui sont en première ligne
00:45:07mais là
00:45:08il y a une liberté
00:45:09de ton
00:45:10une intelligence
00:45:11à un bon sens
00:45:12qui hélas
00:45:14manque dans certains milieux
00:45:15vous citez quelques cas
00:45:16notamment les plus flagrants
00:45:17agression au couteau
00:45:19au cri de
00:45:19Halawakbar
00:45:20à Mulhouse
00:45:20en février 2025
00:45:21dont l'auteur
00:45:22était un algérien
00:45:23sous OQTF
00:45:24au profil schizophrénique
00:45:25attaque à l'arme blanche
00:45:26contre 7 personnes
00:45:27à la gare du Nord
00:45:28en 2023
00:45:28perpétré par un algérien
00:45:30qui avait lui aussi
00:45:31été invité
00:45:32à quitter le territoire
00:45:33et a finalement été déclaré
00:45:34irresponsable pénalement
00:45:36en raison d'une pathologie
00:45:37mentale
00:45:38viol en 2023
00:45:39d'une patiente
00:45:40dans un hôpital psychiatrique
00:45:41de l'heure
00:45:42qui aurait été commis
00:45:43par un autre patient
00:45:44de nationalité sénégalaise
00:45:45sous OQTF
00:45:46et déjà connu
00:45:47de la justice
00:45:48à chaque fois
00:45:49on a ce genre de situation
00:45:50et alors le pire
00:45:51c'est la petite
00:45:51la petite Lola
00:45:53qui est donc
00:45:55tuée dans des conditions
00:45:57épouvantables
00:45:57par une ressortissante
00:45:59algérienne
00:46:00dont on considère
00:46:01qu'il y a
00:46:02déviance
00:46:03psychologique
00:46:05et finalement
00:46:05les experts considèrent
00:46:07que donc à ce moment-là
00:46:07elle était
00:46:08en pleine possession
00:46:09de ses moyens
00:46:10et elle est cop
00:46:10de la réclusion
00:46:11perpétuelle
00:46:12à perpétuité
00:46:13de façon incompressible
00:46:15tout à fait
00:46:15je crois que c'est une première
00:46:16pour une femme
00:46:16en France
00:46:17en effet
00:46:19on peut
00:46:19et vous le faites bien
00:46:20de le mentionner
00:46:21on peut aussi
00:46:22être sujet
00:46:23à une pathologie mentale
00:46:24tout en étant responsable
00:46:25de ces actes
00:46:26et c'est aussi
00:46:27un aspect
00:46:27que j'ai voulu
00:46:28développer dans
00:46:29l'article
00:46:30dans ce dossier
00:46:31on entend souvent
00:46:33en effet
00:46:33les pathologies mentales
00:46:35parfois
00:46:36l'idée
00:46:37d'un trouble psychiatrique
00:46:41mis en avant
00:46:42lors de ces affaires
00:46:42je ne dis pas
00:46:44qu'il faut le balayer
00:46:45loin de là
00:46:46lorsqu'il existe
00:46:47mais
00:46:47ce n'est pas toujours le cas
00:46:49parfois oui
00:46:50parfois non
00:46:50et surtout
00:46:51il ne permet pas
00:46:52toujours
00:46:53d'échapper
00:46:54à bien sûr
00:46:54une sanction pénale
00:46:56ça c'est très important
00:46:57et un des psychiatres
00:46:59d'ailleurs
00:46:59le dit bien
00:47:01de manière générale
00:47:02il faut distinguer
00:47:03ce qu'on appelle
00:47:04les fanatiques
00:47:04les fanatiques
00:47:06qui peuvent être responsables
00:47:07et
00:47:08qui ne peuvent
00:47:09être guéris
00:47:10vous pouvez leur donner
00:47:11n'importe quel
00:47:11médicament que vous voulez
00:47:13ils resteront fanatiques
00:47:14de par exemple
00:47:14des profils
00:47:15dits schizophréniques
00:47:16tous les schizophréniques
00:47:17heureusement
00:47:17ne sont pas un danger
00:47:18loin de là
00:47:19c'est une infime minorité
00:47:20mais de ces profils
00:47:21schizophréniques
00:47:21qui peuvent être
00:47:23stabilisés
00:47:24le problème
00:47:25le problème
00:47:25qui s'ajoute
00:47:27à nos difficultés
00:47:28c'est qu'un certain
00:47:29nombre de schizophréniques
00:47:30peuvent aussi
00:47:31être influencés
00:47:32par ce qu'ils voient
00:47:33par ce qu'ils entendent
00:47:34par l'actualité
00:47:35et donc par les fanatiques
00:47:36et commettre
00:47:37des passages à l'acte
00:47:38Rachel Binance
00:47:39est-ce que
00:47:40d'une façon
00:47:40générale
00:47:41on peut considérer
00:47:42que toute forme
00:47:43de fanatisme religieux
00:47:45d'intégrisme
00:47:45de radicalisme
00:47:46exacerbé
00:47:47n'est pas déjà
00:47:48la manifestation
00:47:49objectivement
00:47:50d'un malaise
00:47:51d'un malaise psychologique
00:47:52un malaise certainement
00:47:54maintenant
00:47:55d'un trouble psychiatrique
00:47:57non pas forcément
00:47:58c'est pas forcément
00:47:59une pathologie
00:47:59c'est un fou
00:48:01tout à fait
00:48:01mais il est normal
00:48:02le terme de fou
00:48:03c'est haut à nos yeux
00:48:05mais en termes médicaux
00:48:07pas forcément
00:48:08et il peut
00:48:10en effet
00:48:11être présenté
00:48:13devant un juge
00:48:14et être condamné
00:48:15on n'échappe pas
00:48:17forcément
00:48:18à une peine de prison
00:48:18au motif qu'on est radicalisé
00:48:20et heureusement
00:48:21les psychiatres
00:48:22et les experts
00:48:23sont là
00:48:23pour encadrer la chose
00:48:25j'extrapole
00:48:26est-ce que
00:48:26Stahid, Staline, Hitler
00:48:28Mao ou Pol Pot
00:48:29sont des gens
00:48:30qui présentent
00:48:31ou qui manifestent
00:48:32un dérèglement mental
00:48:32ou non
00:48:33ce sont des gens
00:48:33qui sont en pleine conscience
00:48:34mais c'est leur tempérament
00:48:35qui est
00:48:36que ça le soit ou pas
00:48:37je vais vous dire
00:48:37c'est pas la question
00:48:38sont-ils ou pas responsables
00:48:39de leurs actes
00:48:40c'est la seule question
00:48:40qui vaille
00:48:41bien sûr
00:48:41aujourd'hui en France
00:48:43c'est un phénomène
00:48:45qui est récurrent
00:48:46où il y a toujours eu
00:48:48des fous
00:48:49qui arrivaient
00:48:49par l'immigration
00:48:50qui commettait des crimes
00:48:52ou est-ce que
00:48:52la France
00:48:53semble attirer
00:48:55un peu ces populations
00:48:56où ils se disent
00:48:57qu'après tout
00:48:58un, droit d'accueil
00:48:59c'est pour ça que j'ai cité
00:49:00cette phrase
00:49:00très forte
00:49:01d'Alain Finkielkraut
00:49:03hospitalité inconditionnelle
00:49:05quoi qu'il arrive
00:49:06vous venez
00:49:06vous êtes ici
00:49:07chez vous
00:49:07est-ce que ça
00:49:08est-ce qu'il y a
00:49:09un appel d'air
00:49:09est-ce que ça fait venir
00:49:10des gens qui peuvent
00:49:11vous dire
00:49:11je suis un petit peu perturbé
00:49:12je commettrai mon forfait
00:49:15puis après
00:49:15je serai pris en charge
00:49:16alors c'est un peu plus complexe
00:49:18les unités pour malades difficiles
00:49:21les UDM
00:49:22sont très anciennes
00:49:24elles précèdent vraiment
00:49:27les dernières vagues migratoires
00:49:28qu'on a pu voir arriver
00:49:29sur le sol français
00:49:31et plus largement
00:49:31sur le continent européen
00:49:33donc
00:49:33des personnes déséquilibrées
00:49:36dans la rue
00:49:37dangereuses ou non
00:49:38il y en a quasiment
00:49:39toujours eu
00:49:40ça c'est certain
00:49:41ensuite
00:49:42une part de l'immigration
00:49:45aujourd'hui
00:49:46pour reprendre les termes
00:49:47de Didier Leschi
00:49:48le directeur de l'Office français
00:49:49de l'immigration
00:49:50et de l'intégration
00:49:50une part de l'immigration
00:49:52que l'on accueille
00:49:52est la projection
00:49:53du chaos du monde
00:49:54et bien entendu
00:49:56qu'un certain nombre
00:49:57de migrants
00:49:58qui arrivent
00:49:58avec des parcours
00:49:59extrêmement difficiles
00:50:01incomplexes
00:50:02on sait que
00:50:02ceux qui passent
00:50:03par exemple par la Libye
00:50:04ont subi des sévices
00:50:05d'une violence
00:50:07et d'une cruauté
00:50:08extrêmement fortes
00:50:09à tel point
00:50:10que depuis quelques années
00:50:12les juges
00:50:13de la Cour Nationale
00:50:14du Droit d'Asile
00:50:14ont des formations
00:50:16récits de souffrance
00:50:17pour arriver
00:50:18à entendre
00:50:19les atrocités
00:50:20qu'on leur raconte
00:50:21donc ça
00:50:22c'est un fait
00:50:23et ces gens-là
00:50:25en effet
00:50:25pour plein de raisons
00:50:26aussi parce que
00:50:28sûrement
00:50:29l'Union Européenne
00:50:30est assez souple
00:50:31sur un certain
00:50:32nombre de règles
00:50:33on a des parcours
00:50:34d'errance
00:50:34des gens qui ont essayé
00:50:35de demander
00:50:37un titre
00:50:37en Allemagne
00:50:39en Suède
00:50:39qui se replient
00:50:40sur la France
00:50:40la France devient
00:50:41un pays
00:50:42et est devenue
00:50:42un pays de repli
00:50:43c'est pas le premier choix
00:50:45ni le deuxième
00:50:45mais ça devient
00:50:46le troisième
00:50:46on a ces gens
00:50:47avec des profils
00:50:48extrêmement compliqués
00:50:49des difficultés
00:50:50à s'intégrer
00:50:51pas de maîtrise
00:50:51de la langue
00:50:52très peu de qualifications
00:50:52notre immigration
00:50:54est parmi celles
00:50:55les moins qualifiées
00:50:56de l'ensemble
00:50:56des pays
00:50:57de l'OCDE
00:50:58est très forte
00:51:00et bien forcément
00:51:01ça
00:51:02c'est un terreau
00:51:05favorable
00:51:05à des troubles
00:51:07le psy
00:51:07vous rajoutez
00:51:08à ça
00:51:08les médecins
00:51:10m'en ont beaucoup
00:51:10parlé
00:51:10l'usage
00:51:12de toxiques
00:51:13de stupéfiants
00:51:13et bien
00:51:14ça peut devenir
00:51:15en effet
00:51:15un cocktail
00:51:16explosif
00:51:17vous êtes sur
00:51:18Sud Radio
00:51:19avec Rachel Binas
00:51:21que je reçois
00:51:21qui a réalisé
00:51:23une enquête
00:51:23pour Marianne
00:51:24la France
00:51:25terre d'asile
00:51:26des équilibrés
00:51:27vous nous appelez
00:51:28parce que je suppose
00:51:28que vous aussi
00:51:29non seulement c'est un sujet
00:51:30qui vous intéresse
00:51:31vous avez peut-être
00:51:32rencontré des cas
00:51:33d'immigrés
00:51:34agressifs
00:51:35dont vous pouvez penser
00:51:36qu'ils avaient un trouble
00:51:37psychologique
00:51:38est-ce que vous pensez
00:51:39que la France
00:51:39fait ce qu'il faut
00:51:40est-ce que les pouvoirs
00:51:41publics sont à la hauteur
00:51:42est-ce que notre système
00:51:43de santé psychiatrique
00:51:45était à la hauteur
00:51:46de ces défis
00:51:46vous nous appelez
00:51:47au 0826 300 300
00:51:49Emmanuel Galasso
00:51:50attend votre appel
00:51:51et Rachel Binas
00:51:53fera un devoir
00:51:53de vous répondre
00:51:54de vous rassurer
00:51:55de vous inquiéter
00:51:56enfin voilà
00:51:56c'est un sujet
00:51:57qui aujourd'hui
00:51:58en tout cas
00:51:58devrait passionner
00:51:59les français
00:51:59et c'est un sujet
00:52:00qu'il faut traiter
00:52:01d'urgence
00:52:01comme les maladies
00:52:03qui sont symbolisées
00:52:04à tout de suite
00:52:04sur Sud Radio
00:52:05vous restez avec nous
00:52:05Oui vous êtes bien
00:52:12sur Sud Radio
00:52:12et Perico Ligas
00:52:14reçoit Rachel Binas
00:52:15journaliste à Marianne
00:52:16pour une enquête
00:52:17parue dans l'hebdomadaire
00:52:18la France terre d'accueil
00:52:19des déséquilibrés
00:52:20est-ce que la France
00:52:22est devenue la terre d'asile
00:52:23pour ne pas dire
00:52:24l'asile psychiatrique
00:52:25de chez les gens
00:52:26qui sont dangereux
00:52:27Rachel Binas
00:52:27un des éléments
00:52:29de votre enquête
00:52:30c'est la loi
00:52:31philippine
00:52:31donc déposée
00:52:33par Charles Rodwell
00:52:35et Michel Barnier
00:52:36deux personnalités
00:52:37Renaissance
00:52:38l'autre républicain
00:52:38d'abord
00:52:39quelles sont
00:52:40leurs motivations
00:52:41pouvez-vous nous donner
00:52:42de façon pédagogique
00:52:43une description
00:52:44de cette loi
00:52:45l'esprit de cette loi
00:52:46et ensuite
00:52:47est-ce qu'elle a des chances
00:52:48d'aboutir
00:52:48d'abord les deux
00:52:49c'est un duo
00:52:51en effet
00:52:51qui présente
00:52:52ce texte
00:52:54Charles Rodwell
00:52:55qui appartient ensemble
00:52:56Michel Barnier
00:52:57qu'on ne présente plus
00:52:58sous l'étiquette
00:52:59LR
00:52:59les républicains
00:53:00et cette proposition
00:53:02de loi
00:53:03pour vous donner
00:53:03un petit ordre
00:53:04d'idée du calendrier
00:53:06avant de rentrer
00:53:06dans les détails
00:53:07sera présentée
00:53:08en commission des lois
00:53:09à partir du 19 janvier
00:53:12pour ensuite
00:53:13une présentation
00:53:14dans l'hémicycle
00:53:15mi-février
00:53:16alors
00:53:17je vous donne
00:53:18des délais
00:53:19des périodes assez larges
00:53:20parce qu'il y a le budget
00:53:21comme vous savez
00:53:22qui prend aussi
00:53:23beaucoup d'espace
00:53:24mais c'est l'objectif
00:53:26ce texte
00:53:29qu'on surnomme
00:53:30la proposition
00:53:31de loi Philippine
00:53:32avec l'accord
00:53:33de la famille
00:53:35comme le disait
00:53:35Charles Rodwell
00:53:36en souvenir de Philippine
00:53:36le Noir de Carlan
00:53:37qui avait été assassiné
00:53:38dans des conditions
00:53:39tragiques
00:53:39violé, tué
00:53:39et puis enterré
00:53:40au bois de Boulogne
00:53:41en 2024
00:53:42par en marocain
00:53:43libéré quelques heures
00:53:44avant la réception
00:53:44du laissé-passer consulaire
00:53:46exactement
00:53:46il était encrin
00:53:47en centre de rétention
00:53:48administrative
00:53:49et le laissé-passer
00:53:50consulaire
00:53:51du Maroc
00:53:52est arrivé
00:53:53sur le tard
00:53:55quelques heures
00:53:56après sa libération
00:53:57en effet
00:53:58à quoi tient une vie
00:53:59à quoi tient une vie
00:54:00Rachel Binaz
00:54:00c'est justement
00:54:02pour répondre
00:54:03notamment
00:54:04à cette situation
00:54:05qu'il propose
00:54:06quatre articles
00:54:07dans cette loi
00:54:09déjà une injonction
00:54:11d'examen psychiatrique
00:54:12pour les individus
00:54:14jugés
00:54:14dangereux
00:54:16à raison notamment
00:54:17d'une radicalisation
00:54:18terroriste
00:54:19et dont on soupçonne
00:54:20qu'ils ont
00:54:21des troubles mentaux
00:54:22avec une admission
00:54:25provisoire
00:54:26en soins psychiatriques
00:54:27si l'examen
00:54:28est refusé
00:54:29donc avec un aspect
00:54:30contraignant
00:54:31assez fort
00:54:32très important
00:54:32le texte veut aussi
00:54:34étendre
00:54:34ce qu'on appelle
00:54:35la rétention
00:54:36de sûreté judiciaire
00:54:38pour les peines
00:54:40de prison
00:54:40supérieures ou égales
00:54:41à 15 ans
00:54:42pour des faits
00:54:43de terrorisme
00:54:43et puis
00:54:44dernier volet
00:54:45et vous savez
00:54:46à quel point
00:54:47il cristallise aussi
00:54:48les oppositions
00:54:50et il provoque
00:54:51une émotion
00:54:52c'est l'augmentation
00:54:53de la durée
00:54:55en centre de rétention
00:54:56administrative
00:54:56c'est-à-dire
00:54:57passer de 180
00:54:59à 210 jours
00:55:00pour les étrangers
00:55:02qui ont fait l'objet
00:55:03d'une condamnation
00:55:03liée au terrorisme
00:55:04ou qui présentent
00:55:06un profil
00:55:08pouvant porter
00:55:09une menace grave
00:55:10à l'ordre public
00:55:12Rachel Binaz
00:55:12une précédente initiative
00:55:14avait rencontré
00:55:14une déconvenue
00:55:15à l'été 2025
00:55:16au niveau
00:55:17d'un conseil constitutionnel
00:55:19quel était le problème
00:55:19qu'est-ce que
00:55:20le conseil avait retoqué
00:55:21en effet
00:55:22ça avait été retoqué
00:55:24par les juges administratives
00:55:24ça avait été retoqué
00:55:25à une voix
00:55:26et c'était pas
00:55:27si clair
00:55:29
00:55:31pour justement
00:55:32éviter
00:55:33d'être retoqués
00:55:34les deux parlementaires
00:55:36ont restreint
00:55:38un petit peu plus
00:55:39en réalité
00:55:40ils ont consulté
00:55:41les autorités compétentes
00:55:43et ils ont en effet
00:55:43consulté le conseil d'état
00:55:45ils ont soumis le texte
00:55:46au juge administratif
00:55:47qui a rendu
00:55:49un avis favorable
00:55:50donc
00:55:51à ce titre
00:55:52ils ont bon espoir
00:55:52à ce niveau-là
00:55:53c'est blindé
00:55:53alors c'est blindé
00:55:54maintenant vous savez
00:55:55lorsque les juges
00:55:57peuvent s'en mêler
00:55:57le juge constitutionnel
00:55:58il fait comme il veut
00:56:00il fait un peu comme il veut
00:56:01donc
00:56:02il y a en effet
00:56:04il coche plusieurs cases
00:56:06mais le doute
00:56:08est permis
00:56:08jusqu'à la fin
00:56:09Rachet Bina
00:56:09c'est quand même paradoxal
00:56:10c'est un enjeu essentiel
00:56:11majeur
00:56:12j'ai dit
00:56:13il n'y a pas d'entorse morale
00:56:15aux grands principes
00:56:16et aux valeurs
00:56:16de la république
00:56:17que le conseil constitutionnel
00:56:19ait pu considérer
00:56:20qu'il y avait un point
00:56:20d'achoppement
00:56:21alors que c'était
00:56:22une nécessité urgente
00:56:23prouve quand même
00:56:24qu'il y a un malaise
00:56:25dans les institutions
00:56:26ce sujet
00:56:27est un sujet
00:56:28épineux
00:56:28sensible et douloureux
00:56:29vous avez une partie
00:56:30de la classe politique
00:56:31qui considère
00:56:31qu'il ne faut pas toucher à ça
00:56:33c'est ça la vérité ?
00:56:34c'est la vérité
00:56:35c'est la vérité
00:56:36et on a plusieurs précédents
00:56:38si je puis dire
00:56:39la loi Asile Immigration
00:56:40qui avait été retoquée
00:56:41en grande partie
00:56:42au motif de cavalier
00:56:44donc c'est-à-dire
00:56:46qu'on considérait
00:56:46que certaines parties
00:56:47n'avaient rien à voir
00:56:48certains articles
00:56:49n'avaient rien à voir
00:56:50avec le sujet même
00:56:51l'objet même
00:56:51de la loi
00:56:52et des choses
00:56:53qui pouvaient paraître
00:56:55quand même très baroques
00:56:55pour le plus juriste
00:56:57des juristes
00:56:58et puis il faut se souvenir
00:57:00de ce rapport
00:57:01de la Cour des Comptes
00:57:02à l'époque
00:57:03qui devait justement
00:57:04sortir, être publié
00:57:05au moment des débats
00:57:06sur la loi Asile Immigration
00:57:08et M. Moscovici
00:57:09a préféré
00:57:11ne pas le publier
00:57:12pour que ce ne soit pas
00:57:13commenté
00:57:13à ce moment-là
00:57:15des débats
00:57:15donc bien évidemment
00:57:16on voit bien
00:57:18qu'il y a une gêne
00:57:19ensuite il faut savoir
00:57:20de quoi elle est le nom
00:57:21mais il y a une gêne
00:57:22très forte
00:57:22autour de cette thématique
00:57:24encore une fois
00:57:25pas pour les Français lambda
00:57:26j'ai la chance
00:57:28de faire pas mal
00:57:28de reportages
00:57:29et les Français
00:57:31que je rencontre
00:57:32les étrangers
00:57:32que je rencontre
00:57:33en situation régulière
00:57:35irrégulière
00:57:35me parlent de ça
00:57:37avec
00:57:37sans l'ombre d'une gêne
00:57:40sans malaise
00:57:41et avec
00:57:42généralement
00:57:43un vrai bon sens
00:57:43Rachel Binas
00:57:44deux étapes
00:57:46dans la vie
00:57:47de cette loi
00:57:481
00:57:48est-ce qu'elle sera
00:57:51applicable
00:57:51facilement
00:57:52est-ce qu'il y a
00:57:53des modalités
00:57:53d'application
00:57:54on connait
00:57:54les décrets
00:57:55d'application
00:57:56est-ce qu'elle est
00:57:57assez bien travaillée
00:57:59pour être applicable
00:57:59tout de suite
00:58:00et ensuite
00:58:00si elle est appliquée
00:58:01est-ce qu'elle apportera
00:58:02en partie
00:58:03ou totalement
00:58:03une réponse
00:58:04aux tragédies
00:58:05qu'on a connues
00:58:05est-ce qu'on peut
00:58:06considérer que
00:58:07des vies
00:58:08qui ont été perdues
00:58:09dans les derniers
00:58:10dans les dernières
00:58:11dernières années
00:58:12dans les derniers mois
00:58:13pourraient dans ces conditions
00:58:14être sauvées
00:58:15je suis très direct
00:58:16très concret
00:58:17sur cette question
00:58:17est-ce que ça peut
00:58:18servir à quelque chose
00:58:19alors
00:58:19ça le peut
00:58:21ça le peut certainement
00:58:22maintenant
00:58:23vous avez raison
00:58:24de souligner
00:58:25d'éventuelles limites
00:58:26parce que
00:58:26j'en vois une
00:58:27et qui est importante
00:58:28les moyens
00:58:28bien entendu
00:58:31on sait que
00:58:32la psychiatrie
00:58:32et le parent pauvre
00:58:33il faudra
00:58:35forcément mettre
00:58:36des moyens
00:58:36mais je ferai
00:58:38si vous me permettez
00:58:38un pas de côté
00:58:39c'est la question
00:58:40des fameux
00:58:41laissés-passés consulaires
00:58:42autrement dit
00:58:43celle de la
00:58:44la question de la coopération
00:58:45des pays d'origine
00:58:46pour certains pays
00:58:48vous pouvez étendre
00:58:49autant que vous voulez
00:58:50la durée en centre
00:58:51de rétention administrative
00:58:51vous ne réglez pas
00:58:53le problème de fond
00:58:55qui est la coopération
00:58:56on sait que
00:58:57le Mali
00:58:58l'Algérie
00:58:59et d'autres
00:58:59ne veulent pas donner
00:59:01le fameux
00:59:01précieux sésame
00:59:02je rappelle
00:59:02les sépassés consulaires
00:59:03c'est le nom donné
00:59:05à ce document
00:59:05de voyage
00:59:06qui permet
00:59:07de renvoyer
00:59:08un ressortissant
00:59:09un étranger
00:59:10en situation irrégulière
00:59:11chez lui
00:59:11voilà
00:59:12lorsqu'il n'a pas
00:59:13de papier
00:59:14lorsqu'il a perdu
00:59:15lorsqu'il a caché
00:59:17ses papiers
00:59:18d'identité
00:59:19c'est ce fameux
00:59:20précieux sésame
00:59:21qu'il faut avoir
00:59:22si on veut le renvoyer
00:59:23dans son pays d'origine
00:59:24c'est-à-dire que l'État
00:59:24en question reconnaît
00:59:25que ce ressortissant
00:59:27est bien de sa nationalité
00:59:28et c'est là
00:59:29où ils peuvent dire
00:59:29non non c'est pas à moi
00:59:30j'en veux pas
00:59:32c'est pas à moi
00:59:33d'autant plus
00:59:34qu'en craint
00:59:35un centre de rétention
00:59:35administrative
00:59:36on le sait
00:59:36on a beaucoup de gens
00:59:37qui sont des sortants
00:59:38de prison
00:59:38donc avec
00:59:39avec un profil
00:59:42disons
00:59:43qui n'est pas forcément
00:59:44du goût des pays d'origine
00:59:45qui n'ont pas
00:59:46qui n'ont pas vraiment
00:59:47envie de se battre
00:59:48c'est clair
00:59:48et on l'a déjà vu
00:59:49dans un passé assez récent
00:59:50monsieur Retailleau
00:59:51on a fait l'expérience
00:59:52donc on peut étendre
00:59:54on peut étendre
00:59:54cette durée
00:59:55je crois qu'à un moment
00:59:58on ne pourra pas
00:59:58se faire l'économie
00:59:59d'une réflexion politique
01:00:00concrète
01:00:01sur la coopération
01:00:03avec les pays d'origine
01:00:04la bonne coopération
01:00:07et pouvoir ainsi permettre
01:00:09ça dépend lesquels
01:00:10oui alors il y a des leviers
01:00:11d'autres pays y arrivent
01:00:12pourquoi pas nous
01:00:13quelque part
01:00:13donc il y a des leviers d'action
01:00:15et c'est les leviers
01:00:16qu'il faudra à un moment
01:00:16les utiliser
01:00:17au risque sinon
01:00:18que ces faits divers
01:00:19deviennent des faits sociaux
01:00:20et qu'on voit se multiplier
01:00:22ces drames
01:00:23qui souvent se ressemblent
01:00:25Rachel Binaz
01:00:25vous pensez qu'il y a
01:00:26une véritable volonté
01:00:27d'aboutir
01:00:27on va voir d'abord
01:00:28de quelle majorité
01:00:30dispose ce projet de loi
01:00:32il semble qu'elle fasse consensus
01:00:33au-delà des clivages
01:00:34des clivages partisans
01:00:35parce que c'est une nécessité
01:00:37est-ce que pour autant
01:00:38la classe politique
01:00:39l'exécutif
01:00:40ont bien conscience
01:00:41qu'il faut que ça aboutisse
01:00:42et que ça soit mis en place
01:00:43ou c'est une mesure
01:00:44qui va être adoptée
01:00:45parce qu'il faut rassurer
01:00:46ceux qui s'inquiètent
01:00:47et que finalement
01:00:48on n'a pas grand espoir
01:00:49d'inverser l'EF
01:00:50je crois que l'exécutif
01:00:52il croit
01:00:53je pense vraiment
01:00:54qu'il y croit
01:00:56ensuite
01:00:57consensus
01:00:57avec certainement
01:00:59quelques limites
01:01:01il sera intéressant
01:01:02de voir
01:01:02d'ailleurs de se pencher
01:01:03sur le vote de la gauche
01:01:04par exemple
01:01:04le PS
01:01:05est-ce que les socialistes
01:01:06que feront les socialistes
01:01:07est-ce qu'il y a déjà eu
01:01:08des positions
01:01:08de la France insoumise
01:01:09est-ce que Jean-Luc Mélenchon
01:01:10et ses amis
01:01:11ont commencé à faire
01:01:12pour le moment
01:01:12sur ce texte
01:01:13on ne sait pas
01:01:14il est un peu trop tôt
01:01:15pour le dire
01:01:16il est un peu trop tôt
01:01:17pour le dire
01:01:17mais sur le sujet en général
01:01:18ils sont conscients
01:01:19qu'il y a un enjeu
01:01:20lorsqu'on parle d'augmentation
01:01:22de durée
01:01:23en centre de rétention
01:01:24administrative
01:01:25pour la France insoumise
01:01:26c'est quelque chose
01:01:27qui a du mal à passer
01:01:27c'est quelque chose
01:01:29qui a du mal à passer
01:01:30certainement aussi
01:01:31pour les écolos
01:01:32donc il sera intéressant
01:01:33de voir un petit peu
01:01:34de quelle manière
01:01:35ils traitent ce sujet
01:01:37et où ils placent
01:01:38les priorités
01:01:39et quel est aussi
01:01:41leur argument contre
01:01:42s'il s'avérait
01:01:43s'il se révélait
01:01:45être contre
01:01:45vous êtes sur Sud Radio
01:01:46Péric Oligas-Rochois
01:01:48Rachel Binas
01:01:48journaliste à Marianne
01:01:50pour cet excellent
01:01:51très important dossier
01:01:52sur la France
01:01:53terre d'accueil
01:01:53des déséquilibrés
01:01:54notre pays est-il
01:01:55l'asile
01:01:55des maboules
01:01:58et vous nous appelez
01:01:59au 0 826 300 300
01:02:01Emmanuel Galasso
01:02:02va recevoir vos questions
01:02:03je suis sûr
01:02:04que vous vous sentez
01:02:04concerné peut-être
01:02:05dans votre département
01:02:06déjà sur la santé publique
01:02:08en France
01:02:09et puis est-ce que vous sentez
01:02:10qu'il y a une véritable volonté
01:02:11de la part de la classe politique
01:02:13de résoudre ce problème
01:02:14des immigrés
01:02:14qui viennent commettre
01:02:15chez nous des crimes
01:02:16parce qu'ils sont fous
01:02:16à tout de suite
01:02:17sur Sud Radio
01:02:18Vous êtes bien sur Sud Radio
01:02:26Péric Oligas
01:02:26reçoit Rachel Binas
01:02:28qui a publié
01:02:30une enquête
01:02:30dans Marianne
01:02:32les journalistes
01:02:33d'investigation
01:02:33spécialisent
01:02:34ces sujets
01:02:34c'est le numéro
01:02:361505 de Marianne
01:02:37en 22 ans
01:02:38du 15 au 21 janvier
01:02:39je fais un peu de promo
01:02:40pour ce journal
01:02:41pour lequel j'ai eu
01:02:42une affection particulière
01:02:42je suis ravi de vous avoir
01:02:44et votre dossier
01:02:45est vraiment passionnant
01:02:47pas forcément rassurant
01:02:49mais enfin
01:02:49il y a des pistes
01:02:50en tout cas
01:02:50il y a une loi
01:02:50qui a été déposée
01:02:52par deux députés
01:02:52Charles Rodouel
01:02:53et Michel Barnier
01:02:54alors qui dit loi
01:02:56qui dit mise en place
01:02:57dit coût
01:02:58ma chère Rachel
01:02:59est-ce que ça représente
01:03:01on est en pleine discussion
01:03:01du budget
01:03:02est-ce que ça coûte cher
01:03:03tout ça
01:03:04et est-ce qu'on a
01:03:04les moyens de financer
01:03:05ça c'est une vraie question
01:03:07c'est une question
01:03:08de choix
01:03:09de choix politique
01:03:10mais en effet
01:03:12en termes de coût
01:03:14on peut avoir
01:03:15une petite visibilité
01:03:16si vous me permettez
01:03:17l'expression
01:03:17à travers le fameux titre
01:03:19étranger malade
01:03:20le titre
01:03:21le titre pour soins
01:03:22pour
01:03:23pour
01:03:24pour prise en charge
01:03:26prise en charge médicale
01:03:27c'est un titre particulier
01:03:28une exception française
01:03:29une exception française
01:03:31qui permet
01:03:32à tout étranger
01:03:33en situation irrégulière
01:03:35depuis plusieurs mois
01:03:36sur le sol français
01:03:37de faire la demande
01:03:39d'un titre de séjour
01:03:40pour soins
01:03:40si
01:03:42deux choses
01:03:43le traitement
01:03:43ne lui est pas accessible
01:03:45dans son pays d'origine
01:03:46accessible au sens large
01:03:48pour des raisons financières
01:03:50d'existence
01:03:51etc
01:03:51et
01:03:52si l'absence
01:03:53de prise en charge
01:03:54médicale
01:03:55selon la loi
01:03:56pourrait avoir pour lui
01:03:57des conséquences
01:03:58d'une exceptionnelle gravité
01:03:59alors
01:04:00le juge
01:04:00s'en est aussi
01:04:01un petit peu mêlé
01:04:02il est venu
01:04:03quand même
01:04:03par la jurisprudence
01:04:04souvent
01:04:04étendre
01:04:05ce que l'on pourrait
01:04:06considérer
01:04:07comme une exceptionnelle
01:04:08gravité
01:04:09vous me disiez
01:04:11en rentaine
01:04:11à l'instant
01:04:12que du temps
01:04:12du ministère
01:04:13ou du ministère
01:04:13de la santé
01:04:14non pas des affaires sociales
01:04:15il y avait des hauts fonctionnaires
01:04:17qui ont remplissé ça
01:04:18sur dossier
01:04:19et vous connaissez
01:04:20une fonctionnaire
01:04:21qui a dit
01:04:21moi j'arrête
01:04:22j'ai besoin
01:04:24d'un peu plus d'éléments
01:04:25pour accorder
01:04:25c'est de la cimade
01:04:26hop
01:04:26emballé c'est pesé
01:04:27alors à l'époque
01:04:28plus précisément
01:04:29à l'époque
01:04:29où ça n'était pas géré
01:04:31par le service médical
01:04:32de l'OFI
01:04:33mais par le ministère
01:04:34de la santé
01:04:34via les ARS
01:04:35les agences régionales
01:04:36de santé
01:04:37les ARS
01:04:38le traitement du dossier
01:04:39ne se faisait pas
01:04:40de la même manière
01:04:41aujourd'hui
01:04:42vous avez votre dossier médical
01:04:43mais vous allez aussi
01:04:44rencontrer des médecins
01:04:46donc il y a un contrôle
01:04:47plus pointu
01:04:47il y a un contrôle
01:04:48il y a un contrôle
01:04:49pointu
01:04:49alors qu'à l'époque
01:04:49c'était quasiment
01:04:50un automatisme
01:04:51à l'époque
01:04:52c'était simplement
01:04:52sur dossier
01:04:53on ne rencontrait
01:04:54même pas les patients
01:04:55on ne les rencontrait pas
01:04:56donc en effet
01:04:58il y a certains
01:04:59médecins
01:05:00certains
01:05:01le faisaient
01:05:03qui produisaient
01:05:03des certificats
01:05:04de complaisance
01:05:05pour pouvoir
01:05:06pour que leur passion
01:05:08avec les guillemets
01:05:09que ça nécessite
01:05:10accède
01:05:11à ce titre là
01:05:12c'est pour ça aussi
01:05:13qu'on a vu
01:05:13le nombre
01:05:14de demandes
01:05:15acceptées
01:05:15avec un avis favorable
01:05:17diminuer
01:05:18on va dire
01:05:19de 2017
01:05:19à aujourd'hui
01:05:20aujourd'hui on le sait
01:05:22c'est encore un titre
01:05:23qui est sollicité
01:05:24ce nouveau contrôle
01:05:24c'est la présidence
01:05:27de Macron
01:05:27non c'est antérieur
01:05:29ça date de
01:05:30je crois que le passage
01:05:31a été fait entre
01:05:312017 et 2018
01:05:32il a été fait
01:05:34à ce moment là
01:05:35donc c'est maintenant
01:05:37le service médical
01:05:38de l'office français
01:05:39de l'immigration
01:05:39et de l'intégration
01:05:40qui est en charge
01:05:41avec un collège
01:05:44d'experts indépendants
01:05:45les médecins
01:05:46ils n'ont pas
01:05:47de quotas à remplir
01:05:48il n'y a pas
01:05:48de limites non plus
01:05:49et simplement
01:05:50sur des critères médicaux
01:05:52ils jugent
01:05:53si la personne
01:05:53en effet
01:05:54est éligible ou non
01:05:55si un refus
01:05:56lui est octroyé
01:05:57l'étranger
01:05:58peut toujours
01:05:59bien sûr
01:05:59faire appel
01:06:00devant les juges
01:06:01tout à fait
01:06:01les juges administratifs
01:06:02il y a recours
01:06:03ce sont des pathologies
01:06:05de quel ordre
01:06:06que l'on constate
01:06:06d'abord
01:06:07question préalable
01:06:09est-ce que
01:06:10ces gens proviennent
01:06:11ces immigrés
01:06:12proviennent de pays
01:06:12où il y a
01:06:13une fracture sociale
01:06:14un régime politique
01:06:16qui peut être
01:06:17favorable
01:06:18à un déséquilibre mental
01:06:20veut dire
01:06:20des conditions
01:06:20de vie terribles
01:06:21est-ce qu'on arrive
01:06:22avec
01:06:22des traumatismes
01:06:23avec des séquelles
01:06:24ou est-ce qu'on peut
01:06:26aussi avoir
01:06:27des gens
01:06:27qui viennent de pays
01:06:28où il n'y a pas
01:06:28forcément ces troubles
01:06:29et puis
01:06:30ils viennent en France
01:06:31parce qu'ils estiment
01:06:31qu'ils vont peut-être
01:06:32être pris en charge
01:06:34ou
01:06:34il y a une arrière-pensée
01:06:35peut-être
01:06:36quelquefois
01:06:36alors de manière générale
01:06:38tout étranger
01:06:39peut le demander
01:06:40on a eu des cas
01:06:41d'américains
01:06:42un japonais
01:06:43peut le demander
01:06:43un américain
01:06:45qui ne peut pas
01:06:45se faire soigner
01:06:46chez lui
01:06:46gratuitement
01:06:47aux Etats-Unis
01:06:47dans le Minnesota
01:06:49ou dans l'Utah
01:06:50vient en France
01:06:50et il obtient
01:06:51les soins
01:06:52qu'il n'obtient pas
01:06:52aux Etats-Unis
01:06:53quel que soit
01:06:53son niveau social
01:06:54s'il a en effet
01:06:57un risque
01:06:59d'une exceptionnelle gravité
01:07:01en effet
01:07:02il peut être considéré
01:07:02comme un risque
01:07:03donc Donald Trump
01:07:03peut venir
01:07:03quand il veut en France
01:07:04il faudra quand même
01:07:07montrer que le soin
01:07:07n'est pas accessible
01:07:08dans son pays
01:07:08ou qu'il n'en a pas
01:07:09les moyens
01:07:09je ne suis pas sûre
01:07:10qu'il remplisse
01:07:11tous les critères
01:07:12je vais présenter
01:07:13on en revient
01:07:13voilà
01:07:14mais en effet
01:07:15c'est très large
01:07:15ensuite
01:07:16pour revenir plus précisément
01:07:17à votre question
01:07:18il y a des nationalités
01:07:19que l'on retrouve
01:07:20un petit peu plus
01:07:21si on parle
01:07:22de
01:07:23de la santé mentale
01:07:25uniquement
01:07:26les principales nationalités
01:07:27des demandeurs
01:07:28algériens
01:07:30en tête
01:07:30viennent ensuite
01:07:32les congolais
01:07:32les guinéens
01:07:33marocains
01:07:34et géorgiens
01:07:34pour ne citer
01:07:35que celle-ci
01:07:36c'est surtout des hommes
01:07:38qui font
01:07:38qui font des demandes
01:07:40et puis
01:07:41avec des pathologies
01:07:42assez variées
01:07:43à l'origine
01:07:45lorsque ce titre
01:07:45est créé en 1997
01:07:47sous Lionel Jospin
01:07:49quel titre ?
01:07:50le titre
01:07:50donc
01:07:50le titre
01:07:51pour étrangers
01:07:52Madal
01:07:52le titre
01:07:53le titre
01:07:54de prise en charge
01:07:55donc le titre
01:07:55de séjour
01:07:55pour soins
01:07:56lorsque ce titre
01:07:57est créé
01:07:58il vise à prendre en charge
01:08:00les personnes
01:08:00atteintes du VIH
01:08:01du SILA
01:08:02c'était ça
01:08:03à l'origine
01:08:03et puis vous voyez bien
01:08:05qu'ensuite
01:08:05on a étendu
01:08:07et que la France
01:08:08est généreuse
01:08:10mais ce sont en effet
01:08:11les principales
01:08:12pour revenir
01:08:12à votre question
01:08:14voilà les principales
01:08:15nationalités
01:08:16les profils
01:08:16on révèle dans
01:08:17Marianne
01:08:18les chiffres
01:08:18un peu plus précisément
01:08:19mais de manière générale
01:08:22on va dire
01:08:23que c'est des nationalités
01:08:23que l'on retrouve
01:08:24depuis quasiment 10 ans
01:08:27les nationalités
01:08:28ne changent pas
01:08:29je vois le tabou
01:08:29que vous publiez
01:08:30donc hommes
01:08:31femmes
01:08:3162% d'hommes
01:08:3238% d'âmes
01:08:33de femmes
01:08:34ça c'est le sexe
01:08:35des demandeurs
01:08:3516% de mineurs
01:08:3784% d'adultes
01:08:39sur la qualité
01:08:39et l'âge des demandeurs
01:08:40et puis
01:08:41favorables à être soignés
01:08:44et défavorables
01:08:4469%
01:08:45c'est la typologie
01:08:47des avis
01:08:49ça veut dire
01:08:50que la médecine française
01:08:50est plutôt souple
01:08:51ou non là-dessus
01:08:52alors ça veut dire
01:08:53quand même
01:08:53qu'il y a un degré
01:08:54puisque quasiment
01:08:56à 70%
01:08:57l'avis est mis
01:08:58pour les troubles mentaux
01:09:00et défavorables
01:09:01et défavorables
01:09:0170%
01:09:02à 69%
01:09:03voilà
01:09:04donc on a
01:09:05on a quand même
01:09:06il y a quand même
01:09:07une exigence
01:09:08qu'il ne faut pas oublier
01:09:10ensuite
01:09:10sur notamment
01:09:11les mineurs
01:09:12on voit
01:09:13une augmentation
01:09:14du pic
01:09:15de demandes
01:09:18pour l'autisme
01:09:19ce sont essentiellement
01:09:20des familles
01:09:21venant avec leur enfant
01:09:22donc là c'est essentiellement
01:09:23des mineurs
01:09:23là il y a une augmentation
01:09:25de ces demandes là
01:09:27pour les chiffres de 2024
01:09:28là ils viennent pour se faire soigner
01:09:29en France
01:09:29tout à fait
01:09:30c'est un objectif
01:09:31là l'objectif
01:09:32c'est une prise en charge
01:09:33pour troubles du spectre autistique
01:09:36tout à fait
01:09:36alors le nombre total
01:09:37c'est 2738
01:09:40demandes
01:09:40évidemment on va vous dire
01:09:41c'est pas grand chose
01:09:42admettons
01:09:44et c'est d'ailleurs
01:09:44l'argument
01:09:45des détracteurs
01:09:46de cette loi
01:09:47mais c'est
01:09:47non c'est pas un épiphénomène
01:09:49et surtout les conséquences
01:09:50peuvent être tragiques
01:09:51parce que
01:09:52un dérèglement mental
01:09:53peut aboutir
01:09:54à un comportement
01:09:55mortel
01:09:56alors là les 2738
01:09:57c'est le chiffre
01:09:58en effet
01:09:58lié
01:09:59en 2024
01:10:00en 2024
01:10:01lié aux troubles mentaux
01:10:02et du comportement
01:10:03ensuite on monte
01:10:04à un peu plus de 22 000
01:10:05je vous dis ça de tête
01:10:06pour l'ensemble
01:10:07des pathologies
01:10:08que prend en charge
01:10:09que peut prendre en charge
01:10:10ce titre
01:10:11cancer
01:10:12avec parfois
01:10:13des médicaments
01:10:14coûtant plusieurs
01:10:15des molécules
01:10:16à plusieurs centaines
01:10:17de milliers d'euros
01:10:17l'une des questions
01:10:19qui se posent
01:10:20bien sûr
01:10:20c'est celui
01:10:21de la prise en charge
01:10:21quelle prise en charge
01:10:22parce que
01:10:23certes
01:10:23le chiffre
01:10:24de manière globale
01:10:25n'est pas extrêmement élevé
01:10:26mais on le sait
01:10:27qu'en fonction des spécialités
01:10:28en fonction des services
01:10:29ça c'est des psychiatres
01:10:30des médecins
01:10:31même de manière générale
01:10:32qui témoignent
01:10:34et bien
01:10:34votre service
01:10:35peut très vite
01:10:35être bouleversé
01:10:36on sait que
01:10:38la prise en charge
01:10:38du trouble
01:10:39du spectre autistique
01:10:41et bien
01:10:42elle est compliquée
01:10:42en France
01:10:43elle est compliquée
01:10:44elle est assez limitée
01:10:45la psychiatrie
01:10:45et le parent pauvre
01:10:46donc se pose
01:10:47la question en effet
01:10:48de quelle prise en charge
01:10:49et à qui
01:10:51incombe la facture
01:10:53on est en plein
01:10:55dans la phrase
01:10:55de Michel Rocard
01:10:56la France ne peut pas
01:10:57accueillir toute la misère
01:10:58du monde
01:10:58là on accueille
01:11:00quand même une partie
01:11:00de la misère du monde
01:11:02ça nous coûte
01:11:03ça nous coûte
01:11:04beaucoup d'argent
01:11:05alors ça peut être
01:11:06une résolution humanitaire
01:11:07tout à fait
01:11:08acceptable
01:11:09est-ce qu'il y a
01:11:10des français
01:11:10qui considèrent
01:11:11que ce sont des soins
01:11:12qui sont accordés
01:11:13à des étrangers
01:11:13auxquels eux
01:11:15n'ont pas accès
01:11:15est-ce qu'il peut y avoir
01:11:16des cas de figure
01:11:17il y a une tension
01:11:18au niveau d'un sujet
01:11:21très tabou
01:11:22qui a eu l'occasion
01:11:23de traiter dans Marianne
01:11:24c'est la greffe
01:11:26la greffe
01:11:27j'ai eu l'opportunité
01:11:30de me rendre
01:11:30en Géorgie
01:11:31dans plusieurs villes
01:11:34de Géorgie
01:11:35je pense que j'ai fait
01:11:36peut-être une dizaine
01:11:37d'hôpitaux
01:11:38au moins
01:11:38ou quinzaine
01:11:39hôpitaux cliniques
01:11:40prises en charge
01:11:40la dialyse est faite
01:11:42la dialyse existe
01:11:43en Géorgie
01:11:43vous avez fait assez récemment
01:11:45en Géorgie
01:11:45oui
01:11:46ce déplacement
01:11:49je l'ai fait
01:11:50il y a un an ou deux
01:11:51la dialyse existe
01:11:53vraiment
01:11:54la greffe
01:11:57est maîtrisée
01:11:58c'est une opération
01:11:58qui est maîtrisée
01:11:59mais il ne fonctionne
01:12:00pas exactement
01:12:01sur les mêmes règles
01:12:02et on le sait
01:12:03il y a
01:12:04beaucoup de Géorgiens
01:12:05j'en ai rencontré
01:12:06sur place des Géorgiens
01:12:07qui avaient tenté
01:12:07leur chance en France
01:12:08qui sont revenus
01:12:08en Géorgie
01:12:09les médecins géorgiens
01:12:12sont extrêmement bons
01:12:12ils savent greffer
01:12:13mais le système
01:12:14est moins ouvert
01:12:15que le nôtre
01:12:16et on a
01:12:17beaucoup
01:12:17enfin un certain nombre
01:12:19de Géorgiens
01:12:20qui peuvent venir
01:12:22soit pour se faire dialyser
01:12:23parfois au dernier moment
01:12:24donc en effet
01:12:25ils arrivent
01:12:25ils sont à un stade
01:12:26où il faut le dialyser
01:12:27tout de suite
01:12:27tout de suite
01:12:28quitte à le dialyser
01:12:29de nuit
01:12:29d'ailleurs
01:12:30et puis ensuite
01:12:31en urgence
01:12:32et ensuite
01:12:34on les inscrit
01:12:35bien sûr
01:12:35sur la liste
01:12:36sur la liste
01:12:37des demandeurs
01:12:38sur la liste d'attente
01:12:39sachant qu'en France
01:12:40le statut administratif
01:12:42n'a pas
01:12:44que vous soyez
01:12:44étranger
01:12:46quel que soit
01:12:46votre titre de séjour
01:12:49votre statut administratif
01:12:50encore une fois
01:12:50n'a pas d'incidence
01:12:52sur votre place
01:12:52dans le classement
01:12:53et ça c'est un sujet
01:12:54extrêmement tabou
01:12:55c'est à dire qu'on a
01:12:56une pénurie
01:12:56de greffons
01:12:57mais on a aussi
01:12:58des gens
01:12:59qui viennent tenter
01:13:00leur chance
01:13:00pour se faire greffer
01:13:01en France
01:13:02la plupart sont acceptés
01:13:04ou il arrive
01:13:05qu'on dise à ces personnes
01:13:06vous repartez
01:13:06vous n'avez rien à faire ici
01:13:07c'est complexe
01:13:09c'est complexe
01:13:09parce que pour tout vous dire
01:13:10parce qu'il arrive
01:13:13que l'on greffe
01:13:14des gens
01:13:15dont on ne sait pas
01:13:16vraiment
01:13:17et c'est très compliqué
01:13:18pour les soignants
01:13:19ils sont dans des situations
01:13:20du fait de
01:13:22ils ne sont pas là
01:13:23pour faire de la politique
01:13:24on les met face
01:13:26à des dilemmes
01:13:27extrêmement
01:13:27extrêmement durs
01:13:28ils savent parfois
01:13:29qu'ils peuvent
01:13:30greffer quelqu'un
01:13:31qui parfois ne prendra pas
01:13:33les médicaments
01:13:34anti-rogé
01:13:34et peut perdre
01:13:36le greffon
01:13:36ou retournera
01:13:37chez lui
01:13:38et aura une prise
01:13:39en charge
01:13:40un peu moins
01:13:42sérieuse
01:13:44un peu moins rigoureuse
01:13:44qu'on pourrait
01:13:45l'avoir en France
01:13:46donc non
01:13:48il y a vraiment
01:13:48c'est de vraies questions
01:13:49et un vrai dilemme
01:13:50qui se pose aux soignants
01:13:51mais
01:13:52quelque part
01:13:54c'est une question
01:13:54que le politique
01:13:55doit gérer
01:13:56et certainement pas
01:13:56les médecins eux-mêmes
01:13:57je reçois
01:13:58Rachel Binaz
01:13:59journaliste à Marianne
01:14:01qui a réalisé une enquête
01:14:02sur la France
01:14:03terre d'accueil des équilibrés
01:14:04vous restez avec nous
01:14:06vous nous appelez
01:14:07au 0 826 300 300
01:14:09pour poser vos questions
01:14:09à Emmanuel Galasso
01:14:11qui les transmettra
01:14:12dans le dernier
01:14:13la dernière séquence
01:14:14de cette émission
01:14:15on va parler
01:14:16d'Alain Sébille
01:14:17la psychiatrie
01:14:18est à bout de souffle
01:14:18dit-il dans Marianne
01:14:20c'est le médecin
01:14:20coordinateur
01:14:21pour la psychiatrie
01:14:22à l'Office français
01:14:22de l'immigration
01:14:23et de l'intégration
01:14:24et il a accordé
01:14:25un entretien
01:14:25et avec Rachel Binaz
01:14:26son décryptera
01:14:27son inquiétude
01:14:28est-ce que la psychiatrie
01:14:30française se porte
01:14:31bien ou mal
01:14:31on a l'impression
01:14:32qu'elle est aussi
01:14:32elle a un petit pète au casque
01:14:34à tout de suite
01:14:34sur Sud Radio
01:14:36Sud Radio
01:14:37la France dans tous ses états
01:14:40oui vous êtes bien
01:14:41sur Sud Radio
01:14:42et je reçois
01:14:43Rachel Binaz
01:14:43journaliste à Marianne
01:14:44pour parler de ce dossier
01:14:46sur la folie du monde
01:14:47la misère du monde
01:14:49qui vient en France
01:14:50la psychiatrie
01:14:51nous accueillons
01:14:52des ressortissants étrangers
01:14:54qui quelquefois
01:14:54commettent des délits
01:14:56voire des crimes
01:14:56et pour lesquels
01:14:57il faut trouver une solution
01:14:58et nous parlions
01:14:59de cette initiative
01:15:00des deux députés
01:15:01Charles Rodoel
01:15:02et Michel Barnier
01:15:03la loi Philippine
01:15:04en souvenir de cette éligion
01:15:05qui avait été massacrée
01:15:06est-ce que la république
01:15:07va enfin se doter
01:15:08des moyens législatifs
01:15:09politiques
01:15:10administratifs
01:15:11pour résoudre ce problème
01:15:12qui reste une tragédie
01:15:13pour lequel nous aurions dû réagir
01:15:15bien plus tôt
01:15:16pour autant
01:15:16il y a un problème
01:15:17typiquement français
01:15:18Alain Sébile
01:15:20je rappelle
01:15:21qu'il est le médecin
01:15:22coordonnateur
01:15:22pour la psychiatrie
01:15:23à l'office français
01:15:24des migrations
01:15:25et de l'intégration
01:15:26Lofi
01:15:26il supervise avec son équipe
01:15:28l'évaluation médicale
01:15:29du titre du séjour
01:15:30étranger malade
01:15:31on en parlait
01:15:31lorsqu'un dossier
01:15:32pour troubles mentaux
01:15:33ou du comportement
01:15:34est déposé
01:15:34c'est lui qui décide
01:15:35Alain Sébile
01:15:36il vous dit dans Marianne
01:15:38Rachel Minas
01:15:39la psychiatrie
01:15:40est à bout de souffle
01:15:41qu'est-ce qu'il veut dire ?
01:15:42il veut dire que c'est
01:15:43le parent pauvre
01:15:44bien sûr
01:15:45le parent pauvre
01:15:45de la médecine
01:15:46les lits disponibles
01:15:49en hospitalisation
01:15:50sont de plus en plus rares
01:15:51en ambulatoire
01:15:52également
01:15:53c'est extrêmement compliqué
01:15:54c'est un peu
01:15:56l'angle mort
01:15:57aujourd'hui
01:15:58lorsqu'on se penche
01:15:59sur la médecine
01:16:01c'est vraiment
01:16:03la psychiatrie
01:16:04qui semble être
01:16:05la perdante
01:16:06quelque part
01:16:07des politiques publiques
01:16:10et donc
01:16:11en effet
01:16:11il s'interroge
01:16:12on est très en recul
01:16:13des pays comparables
01:16:14par rapport à
01:16:15la Grande-Bretagne
01:16:16l'Allemagne
01:16:16les pays scandinaves
01:16:18ils ne sont pas les mêmes
01:16:19mais en effet
01:16:19les pays scandinaves
01:16:20on pourrait parler du Québec aussi
01:16:21nos voisins
01:16:23nos voisins québécois
01:16:24en France
01:16:26en France
01:16:26on a un problème
01:16:27qui s'est
01:16:28et il me l'a dit
01:16:29qui s'est vraiment accéléré
01:16:30avec le Covid
01:16:31post-Covid
01:16:33c'était déjà
01:16:34c'était déjà pas fameux
01:16:35mais là c'est devenu
01:16:37extrêmement compliqué
01:16:38c'était un nouveau virage
01:16:40un nouveau tournant
01:16:41dans les difficultés
01:16:42que rencontrait la psychiatrie
01:16:44le SARS a perturbé
01:16:45les esprits
01:16:46je comprends bien
01:16:47les cerveaux
01:16:47pour le moment
01:16:49on a du mal
01:16:50à se remettre en selle
01:16:51il n'y a pas de secret
01:16:52il faut des moyens
01:16:53je pense que
01:16:54vous pourriez faire
01:16:55Rachel Bina
01:16:55ça serait dans votre compétence
01:16:57un inventaire
01:16:58il a été plus ou moins fait
01:16:59un inventaire
01:17:00catastrophique
01:17:01des dégâts issus
01:17:03du Covid
01:17:04parce qu'à tous les niveaux
01:17:05culturel, sociologique
01:17:06politique, économique
01:17:07la facture est très chère
01:17:09et là on ne s'attendait pas
01:17:10à ce qu'il y ait aussi
01:17:11une incidence
01:17:11sur l'état
01:17:12de la psychiatrie française
01:17:14et notamment chez les jeunes
01:17:15notamment chez les jeunes
01:17:16c'est extrêmement fort
01:17:18donc Alain Sébille
01:17:19et son équipe
01:17:20comme vous l'avez bien dit
01:17:21sont en charge
01:17:22de l'évaluation
01:17:23avant
01:17:24d'émettre un avis
01:17:25favorable
01:17:26ou défavorable
01:17:27à une demande de titre
01:17:28de séjour pour soins
01:17:29et donc il est
01:17:30aux premières loges
01:17:30finalement pour voir
01:17:32un petit peu
01:17:33l'état actuel des choses
01:17:34il est pessimiste
01:17:35il est pessimiste
01:17:36je vais reprendre
01:17:38une phrase
01:17:41de notre ancienne directrice
01:17:43à Marianne Natacha Polony
01:17:44est-ce qu'il est pessimiste
01:17:46ou est-ce que ce n'est pas
01:17:47un optimiste averti
01:17:48ah oui
01:17:48oui
01:17:49c'est
01:17:50on peut toujours
01:17:51s'en sortir comme ça aussi
01:17:52oui c'est un homme
01:17:52de terrain
01:17:53qui voit les choses
01:17:54qui est
01:17:55presque en première position
01:17:57il vous a parlé
01:17:59librement
01:18:00ou c'est quand même
01:18:01un homme qui est tenu
01:18:02d'être prudent
01:18:02par rapport à sa responsabilité
01:18:04parce que là
01:18:04il va relativement
01:18:05au fond des choses
01:18:06je recommande la lecture
01:18:07de cette entrevue
01:18:08il m'a parlé librement
01:18:10mais de manière générale
01:18:11il est très difficile
01:18:12de trouver des soignants
01:18:13qui acceptent
01:18:14de parler
01:18:15de ces sujets
01:18:16que ce soit publiquement
01:18:17ou même
01:18:18comme on dit
01:18:19dans le jargon
01:18:20en off
01:18:20qui vous a parlé
01:18:21dans le corps médical
01:18:22en faisant cette enquête
01:18:22vous avez rencontré
01:18:23différents types
01:18:24de médecins
01:18:24des psychiatres
01:18:25des médecins psychiatres
01:18:26vous m'avez dit au début
01:18:27de l'émission
01:18:28avant qu'on prenne l'antenne
01:18:29il y en a qui parlent
01:18:30il y en a qui ne parlent pas
01:18:31ceux qui ne parlent pas
01:18:32pourquoi ils ne parlent pas ?
01:18:33ils ne veulent pas le dire
01:18:35pourquoi ils ne parlent pas
01:18:36ils expliquent juste
01:18:37qu'ils ne sont pas disponibles
01:18:38quand on creuse un petit peu
01:18:39on se rend compte
01:18:40qu'ils sont gênés
01:18:41ils ont peur
01:18:41parce que
01:18:42ce n'est pas quelque chose
01:18:43qu'on aborde dans le milieu
01:18:44surtout quand on est
01:18:45à l'hôpital
01:18:47en soignant
01:18:47on ne se pose pas de questions
01:18:48mais qu'est-ce que vous parlez
01:18:48de dénoncer quelque chose
01:18:49qui est absolument aberrant
01:18:50ou parce qu'ils eux
01:18:52prennent des risques
01:18:56mais il y a une peur du jugement
01:18:57il y a une peur du jugement
01:18:58il y a une peur du jugement
01:18:59qui est forte
01:19:00certains le m'ont dit
01:19:01c'est un sujet tabou
01:19:02est-ce qu'on peut dire comme ça ?
01:19:03pour certaines personnes
01:19:04c'est un sujet tabou
01:19:05alors si en plus
01:19:07ça touche à l'immigration
01:19:07parce qu'en fait
01:19:09ça touche à l'immigration
01:19:10quelque part
01:19:10si j'avais bien sûr
01:19:12réalisé un article
01:19:12simplement sur les difficultés
01:19:14de la psychiatrie en France
01:19:15peut-être que certains
01:19:16auraient été
01:19:17un peu plus enclin à parler
01:19:19dès lors qu'on croise ça
01:19:20avec la question migratoire
01:19:22et bien finalement
01:19:23ça devient une espèce
01:19:24de cocktail explosif
01:19:25et dans certains milieux
01:19:27les vérités peuvent être
01:19:29parfois mal acceptées
01:19:30donc on ne s'en mêle pas
01:19:32et aussi parce qu'on considère
01:19:33que finalement
01:19:34c'est un sujet politique
01:19:35c'est aux politiques
01:19:35d'y répondre
01:19:36et pas aux soignants
01:19:37les soignants sont déjà
01:19:39en difficulté
01:19:40ils ne vont pas ajouter
01:19:41en plus à ça
01:19:42de la polémique
01:19:42alors dans ce qui parle
01:19:44il y a ceux qui parlent
01:19:45et qui disent tout
01:19:46et il y a ceux qui parlent
01:19:47qui en disent
01:19:47le moins possible
01:19:48mais vous avez senti
01:19:50à part Alain Sébile
01:19:51qui parle librement
01:19:52des gens qui sont
01:19:53plus inquiets que lui
01:19:54ou qui vous annoncent
01:19:55vraiment
01:19:56qui ont une lecture
01:19:57apocalyptique de la situation
01:19:58et d'autres qui vous disent
01:19:59non, non
01:20:00c'est juste une histoire
01:20:01d'aménagement
01:20:01de disposition
01:20:02de législation
01:20:05alors apocalyptique
01:20:06non
01:20:06parce que je pense
01:20:07que leur profession
01:20:08ne leur permet pas
01:20:09et une obligation
01:20:10quelque part
01:20:11à l'optimisme
01:20:13on sait que la psychiatrie
01:20:14se porte mal en France
01:20:15bien sûr
01:20:15mais lorsqu'on est
01:20:18sur le terrain
01:20:18et bien finalement
01:20:19on doit croire
01:20:20au jour meilleur
01:20:21sinon on ne se lève
01:20:22pas le matin
01:20:22ça j'en suis
01:20:24vous avez vu
01:20:25des optimistes
01:20:26je n'ai pas vu
01:20:27d'optimistes
01:20:28mais qui ne me décrivaient
01:20:30pas forcément
01:20:31une situation apocalyptique
01:20:32qui croyait en tout cas
01:20:33à deux jours meilleurs
01:20:34est-ce que la formation
01:20:35médicale
01:20:35est-ce que la France
01:20:36reste un pays
01:20:37où l'université
01:20:38produit
01:20:39des psychiatres
01:20:41indirectement
01:20:42des psychiatres
01:20:42enfin des psychiatres
01:20:43des gens qui soignent
01:20:44les maladies mentales
01:20:46de façon efficiente
01:20:48et efficace
01:20:49comme ça l'était autrefois
01:20:50où on est aussi
01:20:51un petit peu en recul
01:20:52dans cette discipline
01:20:53non je ne pense pas
01:20:54qu'il y ait de recul
01:20:55du niveau
01:20:56et les gens vraiment
01:20:56que j'ai rencontrés
01:20:57et qui connaissent
01:20:58vraiment précisément
01:20:59ce sujet-là
01:21:00c'est-à-dire psychiatrie
01:21:01et immigration
01:21:01sont extrêmement pointus
01:21:04extrêmement rigoureux
01:21:06et ils ont une analyse
01:21:08extrêmement large
01:21:09aussi parce que
01:21:10c'est un sujet
01:21:11qui concerne
01:21:14tous les pays d'accueil
01:21:15j'ai envie de dire
01:21:16et ils savent
01:21:17par exemple
01:21:18exactement
01:21:19quels sont
01:21:20les traitements
01:21:20disponibles
01:21:21dans les pays
01:21:21d'origine
01:21:22on a un outil
01:21:24européen
01:21:25qui s'appelle
01:21:25le Medcoil
01:21:26qui est une plateforme
01:21:27qui n'est pas
01:21:28ouverte à tous
01:21:29mais qui permet
01:21:30quasiment en temps réel
01:21:31de savoir
01:21:32quels sont
01:21:33les médicaments
01:21:34toutes pathologies
01:21:34confondues
01:21:35disponibles
01:21:36dans les pays
01:21:36d'origine
01:21:36donc ils savent
01:21:38que par exemple
01:21:38les neuroleptiques
01:21:39sont disponibles
01:21:40dans un certain nombre
01:21:41de pays
01:21:41ce qui peut permettre
01:21:42aussi le retour
01:21:43finalement
01:21:43parce que si le traitement
01:21:45existe
01:21:45et puis il y a un autre sujet
01:21:47et ça qui a été
01:21:48lors d'un colloque au Sénat
01:21:49que je cite
01:21:50qui a été abordé
01:21:50c'est la question de la langue
01:21:51aujourd'hui
01:21:52une grande partie
01:21:53de la thérapie
01:21:54se fait notamment
01:21:55avec la parole
01:21:55en tout cas en France
01:21:56c'est à dire la langue
01:21:57si elle ne se fait pas
01:22:00dans la langue maternelle
01:22:00si elle se fait
01:22:01via un traducteur
01:22:02un psychiatre me disait ça
01:22:03si elle se fait
01:22:04avec un traducteur
01:22:04elle me disait
01:22:05c'est même nul
01:22:06c'est même nul
01:22:07il faut que le malade
01:22:08parle lui-même
01:22:09fasse lui-même
01:22:10sa description
01:22:11et qu'on entende
01:22:12ses mots à lui
01:22:12pour dire de quoi il souffre
01:22:14si un intermédiaire
01:22:15ça ne tient plus
01:22:15et donc finalement
01:22:16chez certains
01:22:17pas chez tous bien sûr
01:22:18mais chez certains observateurs
01:22:19qui ne sont certainement pas
01:22:20des fins connaisseurs du sujet
01:22:21il y a l'idée
01:22:22que la prise en charge
01:22:23ne peut être qu'en France
01:22:24et bien non
01:22:25comme s'il fallait être
01:22:26un médecin blanc
01:22:27c'est ce que me disait
01:22:28un psychiatre
01:22:28pour pouvoir soigner correctement
01:22:31et bien non
01:22:32la psychiatrie existe aussi
01:22:34dans un certain nombre
01:22:34de pays d'origine
01:22:35la thérapie par la parole
01:22:37et les médicaments également
01:22:38donc sortir de ce mythe
01:22:40selon lequel
01:22:40le soin ne serait possible
01:22:42qu'en France
01:22:42alors justement
01:22:42quel est votre message
01:22:43de journaliste expérimenté
01:22:45vous êtes allé sur le terrain
01:22:46vous avez une vision
01:22:46un peu globale
01:22:47vous avez creusé le dossier à fond
01:22:49quelle est votre vision
01:22:50quel est le message
01:22:51que vous avez envie
01:22:52d'envoyer aujourd'hui
01:22:53si vous interpelliez
01:22:55les autorités responsables
01:22:56quelle est l'ordonnance
01:22:58du docteur Binaz
01:22:59en cette fois
01:23:00l'ordonnance
01:23:00c'est peut-être
01:23:01si elle est d'ordre psychiatrique
01:23:03c'est de regarder
01:23:04le problème en face
01:23:04tout simplement
01:23:05déjà
01:23:06ne serait-ce que ça
01:23:07c'est-à-dire
01:23:07faire un diagnostic
01:23:09pour reprendre
01:23:10le vocabulaire
01:23:11faire un diagnostic
01:23:13tout simplement
01:23:14et ensuite
01:23:14se poser les questions
01:23:15est-ce que oui ou non
01:23:16on a les moyens
01:23:17de ses ambitions
01:23:17si oui
01:23:18et bien il va falloir
01:23:19mettre l'argent
01:23:20et on acceptait ensuite
01:23:21toutes les conséquences
01:23:21qui en déroulent
01:23:23ou alors réformer
01:23:24si on considère que non
01:23:25mais c'est tout simplement
01:23:26regarder la chose
01:23:27faire le diagnostic
01:23:28ça ne doit pas être un tabou
01:23:30ça ne doit pas être un tabou
01:23:32et ça peut être observé
01:23:33de manière dépassionnée
01:23:34en tout cas
01:23:34ça a été le but
01:23:35de ce dossier
01:23:36une partie de la réponse
01:23:37est dans le Marianne
01:23:38de cette semaine
01:23:39sous la signature
01:23:39de Rachel Binaz
01:23:40enquête
01:23:41la France terre d'accueil
01:23:42des déséquilibrés
01:23:43comment les troubles psy
01:23:44sont devenus un motif
01:23:45de régularisation
01:23:47et puis le décryptage
01:23:48de cette loi philippine
01:23:49déposée par Charles Vaudrel
01:23:50et Michel Marnier
01:23:52merci
01:23:52merci à vous
01:23:53merci Rachel Binaz
01:23:54d'avoir été avec nous
01:23:54on aura certainement
01:23:55l'occasion de vous réinviter
01:23:56pour d'autres questions
01:23:57parce que vous avez
01:23:57vous semblez particulièrement
01:23:59passionné par les sujets
01:24:00que vous évoquez
01:24:01quant à nous
01:24:01on se retrouve demain
01:24:03sur Sud Radio
01:24:04avec Maud Coffler
01:24:05et puis nos amis
01:24:06et maintenant je laisse
01:24:08alors c'est pas de la psychiatrie
01:24:10mais les sentiments
01:24:10l'amour
01:24:11c'est quand même
01:24:12quelque chose d'important
01:24:12et c'est Brigitte Laé
01:24:13qui va nous rassurer
01:24:15sur le fait qu'on peut encore
01:24:16continuer à s'aimer en France
01:24:17sans trop souffrir
01:24:18merci Rachel Binaz
01:24:19merci à tous
01:24:20à demain
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