- il y a 7 mois
Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise est l'invité de Guillaume Daret dans BFM Politique ce dimanche 18 janvier 2026.
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00:00Générique
00:00...
00:00Merci d'être avec nous, BFM Politique.
00:08Nous recevons aujourd'hui Manuel Bompard.
00:09Bonjour, coordinateur national de la France Insoumise,
00:12député également des Bouches-du-Rhône.
00:15A mes côtés, pour vous interroger, Amandine Atalaya.
00:17Bonjour.
00:17Bonjour, Amandine Amandine, réaliste BFM TV.
00:20Et Lucie Robquin, directeur des rédactions de la Tribune.
00:23Bonjour, Guillaume.
00:24Bonjour, Lucie.
00:25On le disait, le nouveau...
00:28Comment pourrait-on décrire cela ?
00:30Coup de sang, si j'ose dire, de Donald Trump ce matin.
00:32Coup de tonnerre avec cette annonce qui a été faite,
00:35effectivement, tard hier soir.
00:37Donald Trump qui menace d'imposer à huit pays,
00:40dont la France, des droits de douane supplémentaires
00:43jusqu'à ce que les États-Unis parviennent à acheter le Groenland.
00:47Mesure de rétorsion après le soutien apporté,
00:50notamment par la France, justement à ce petit territoire
00:53qui appartient au Danemark.
00:55Ce serait plus 10% à partir du 1er février,
00:58et plus 25% à partir du mois de juin.
01:01Comment réagir face à cette menace,
01:03cette nouvelle menace de Donald Trump ?
01:04Par une fermeté absolue.
01:06Moi, je ne crois pas que ce soit un coup de sang.
01:09Je pense que Donald Trump a une stratégie
01:11très pensée, très réfléchie,
01:13qui est de rançonner, en quelque sorte,
01:16les pays de l'Union européenne,
01:17et la France en particulier.
01:18Je ne crois pas non plus que ce soit un coup de tonnerre,
01:20parce qu'en vérité, vous savez,
01:22tout ça a été très largement prévisible.
01:24Quand M. Trump a menacé l'Union européenne et la France
01:28il y a maintenant moins d'un an,
01:30la réponse de l'Union européenne,
01:31ça a été de signer avec les États-Unis
01:33un accord commercial dans lequel on a accepté
01:3515% de droits de douane,
01:38sans aucune mesure de répercussion.
01:41On s'est même engagé à leur acheter
01:42davantage de gaz et de pétrole.
01:43Quand on a voulu, dans le budget,
01:46on en parlera tout à l'heure,
01:48augmenter le taux de la taxe GAFAM,
01:50la taxe qui touche les services numériques américains,
01:52Donald Trump a passé un coup de téléphone
01:55manifestement ou a envoyé un courrier
01:57au ministère de l'économie,
01:59ça a été révélé cette semaine,
02:00et le gouvernement a reculé.
02:02Quand Donald Trump a kidnappé
02:03le président vénézuélien,
02:06Emmanuel Macron a été incapable de le condamner,
02:08et d'ailleurs Donald Trump à l'époque
02:09a partagé la réaction d'Emmanuel Macron
02:10sur ses réseaux sociaux pour le féliciter.
02:12Donc vous voyez, de mon point de vue,
02:14la France et l'Union européenne,
02:15depuis des mois et des mois,
02:17a donné une autorisation à Donald Trump
02:19à nous menacer et à nous agresser.
02:21La France a donné une autorisation à Donald Trump.
02:23Quand vous ne faites rien,
02:25quand Donald Trump et les États-Unis d'Amérique
02:27vous menacent,
02:28et que vous ne répondez par rien d'autre
02:31que de la soumission,
02:33il ne faut pas s'étonner à ce qu'il continue.
02:35Donc évidemment, maintenant,
02:36il faut une réaction forte et une réaction ferme.
02:38Et cette réaction, elle doit être
02:39à la fois internationale,
02:41donc internationale, ça veut dire par exemple
02:43saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies,
02:46ça veut dire par exemple
02:47constituer un front du refus
02:50des violations du droit international
02:51ou des menaces de violations du droit international
02:54du président américain.
02:55Et il faut une réponse nationale.
02:57Et cette réponse nationale,
02:58elle doit être de couper les dépendances
03:00que nous avons aujourd'hui
03:01avec les États-Unis d'Amérique.
03:02C'est ce que propose Emmanuel Macron ce matin.
03:04Il demande que l'Europe actionne
03:06l'outil anti-coercition.
03:08C'est un mécanisme qui permet de limiter
03:09l'accès des entreprises américaines
03:11au marché européen.
03:12C'est donc la réponse que vous attendez ?
03:14C'est la moindre des choses.
03:15Et on aurait dû déjà le faire l'année dernière.
03:17Mais rassurez-moi,
03:18l'Emmanuel Macron qui fait cette proposition,
03:20c'est bien le même que celui
03:21qui est au pouvoir en France depuis 7 ans.
03:24C'est bien le même dont l'ensemble
03:25des gouvernements, par exemple,
03:26pour vous donner quelques exemples,
03:28ont fait des accords,
03:29ont signé des contrats avec Microsoft,
03:31au ministère de l'Intérieur,
03:33au ministère de l'Éducation nationale.
03:34C'est bien le même qui a appelé Starlink
03:38quand il y a eu la crise catastrophique à Mayotte.
03:41C'est bien le même qui, consciemment,
03:43a créé toutes ces situations,
03:44maintenu ces situations de dépendance
03:46et qui se réveille aujourd'hui.
03:47Il faut couper toute dépendance aux États-Unis ?
03:48Évidemment, vous ne pouvez pas le voir immédiatement.
03:50Donc il faut un plan
03:51qui permet d'arrêter,
03:56de mettre un terme à ces dépendances.
03:58Donc oui, il faut, dans les marchés publics,
04:01avoir des mesures qui permettent
04:02d'interdire l'accès de certaines
04:04et d'entreprises américaines
04:05à ces marchés publics.
04:06Oui, il faut interdire
04:07un certain nombre d'importations de produits
04:09qui, par exemple, sont produits en France,
04:11sont produits, pardon, aux États-Unis
04:12avec des pesticides
04:13ou avec des OGM, par exemple,
04:15qui sont interdits dans l'Union européenne.
04:18Oui, il faut taxer les services numériques
04:20parce que ce n'est pas normal
04:21que ces services-là, aujourd'hui,
04:22ne soient pas taxés à la hauteur
04:24de l'activité qu'ils réalisent réellement en France.
04:25Si vous écrivez Emmanuel Bompard,
04:26ça veut dire, vous dites quoi ?
04:27Face à la menace Trump,
04:28il faut boycotter les produits américains ?
04:31Non, ça veut dire
04:31qu'il ne faut pas avoir de dépendance
04:33parce que sinon, vous savez très bien
04:35que dans votre opposition,
04:37face à l'agressivité américaine,
04:39vous êtes faible, en vérité.
04:41Et c'est vrai sur le plan...
04:42Avoir des dépendances ou être allié ?
04:43C'est-à-dire que vous voulez aller jusqu'à rompre
04:45le fait qu'on soit allié
04:47avec les États-Unis aujourd'hui ?
04:48Vous pensez qu'on est encore allié
04:49avec les États-Unis aujourd'hui ?
04:51Vous avez lu les documents
04:52de l'administration américaine
04:53qui présentent l'Union européenne
04:54comme un adversaire idéologique
04:56et stratégique des États-Unis d'Amérique.
04:58Les États-Unis d'Amérique
04:59ne sont pas nos alliés.
05:01Ils sont quoi ?
05:02C'est important.
05:02Ils ne sont plus des alliés ?
05:03Ils sont quoi, les États-Unis ?
05:05À ce stade, ils ne sont pas des alliés.
05:07Et si malheureusement
05:09ils devaient attaquer le Groenland
05:12en vertu des accords
05:13qui nous lient au Danemark,
05:16ils deviendraient des adversaires, évidemment.
05:18Et donc la question, c'est
05:19comment vous empêchez
05:20que cette situation...
05:21Est-ce qu'ils sont aujourd'hui
05:22des adversaires, les États-Unis ?
05:24D'un point de vue commercial,
05:25d'un point de vue idéologique,
05:26oui, ce sont des adversaires.
05:27Vous pensez que l'option militaire
05:29est possible pour vous
05:30sur le Groenland ?
05:30Parce que vous disiez,
05:31il veut rançonner,
05:32c'est-à-dire acheter
05:33plus ou moins le Groenland.
05:34Vous pensez qu'il arrêtera là
05:35ou qu'il ira plus loin ?
05:36Je pense que vous ne pouvez
05:38exclure aucune option.
05:39Et que donc, vous devez être
05:40en mesure de répondre
05:41à chacun de ces scénarios.
05:45Et que pour répondre
05:45à chacun de ces scénarios,
05:46le point qui me surprend beaucoup,
05:49c'est qu'il y a une institution,
05:52un organisme dont on ne parle plus jamais.
05:54Ça s'appelle
05:54l'Organisation des Nations Unies.
05:55Qu'est-ce qu'on attend
05:56pour poser cette question
05:57au moment de l'Organisation
05:58des Nations Unies ?
05:59Qu'est-ce qu'on attend
05:59pour constituer un front du refus
06:02face aux États-Unis de Donald Trump ?
06:03Mais Donald Trump s'est émancipé
06:05lui-même du droit international ?
06:06Et alors ?
06:07Et parce qu'il s'en est émancipé,
06:08on devrait l'abandonner ?
06:09Et donc, c'est un cadre
06:09qui ne le restreint plus ?
06:10Non, mais justement,
06:11à nous d'aller construire
06:13des coalitions internationales
06:14qui, d'ailleurs,
06:15ne sont pas que européennes,
06:16après l'agression au Venezuela,
06:18après le kidnapping
06:19du président vénézuélien...
06:21Vous regrettez toujours
06:21le départ du président Nicolas Maduro ?
06:23Non, mais je regrette
06:24le kidnapping...
06:25Oui, oui, je le regrette,
06:26oui, le kidnapping,
06:26la violation du droit international.
06:28Attendez...
06:28Vous pensez que ça irait
06:29toujours mieux
06:29pour les vénézuéliens
06:33si Donald Trump attaque
06:35le Groenland,
06:36de votre point de vue ?
06:36Vous voyez,
06:37ce n'est pas la question
06:37qu'il nous est posée.
06:38Attendez, je vous le disais
06:39tout à l'heure,
06:40après ce qui s'est passé là,
06:41il y a eu cinq présidents
06:42sud-américains
06:42avec le gouvernement espagnol
06:43qui ont dit stop,
06:44ça, on ne l'accepte pas.
06:45Pourquoi la France
06:46ne participe pas
06:47de cette coalition internationale ?
06:48Voilà, moi,
06:49les questions que je pose.
06:50Et je trouve que le président
06:51de la République
06:51peut se réveiller aujourd'hui.
06:53Mais le problème,
06:53c'est qu'il est déjà bien tard
06:54pour se réveiller.
06:55Et qu'il faut tourner la page
06:56de cette politique
06:57de quelqu'un qui reste
06:59en quelque sorte
07:00dans la soumission
07:00aux Etats-Unis d'Amérique.
07:01Il faut tourner cette page.
07:02Il est soumis
07:02aux Etats-Unis d'Amérique.
07:03Oui, écoutez,
07:04comment vous voulez
07:05utiliser un autre terme
07:06quand vous avez
07:08un débat parlementaire
07:09qu'on dit
07:10on va prendre la taxe
07:11sur les GAFAM
07:12qui est avec le taux à 3%,
07:13on va le monter à 15%,
07:14ce qui était prévu.
07:15Puis après,
07:15certains disaient 6%
07:16et que le gouvernement dit
07:18on est favorable
07:19à cette mesure
07:19et que le jour d'après,
07:21le gouvernement
07:22n'est plus favorable
07:23à cette mesure
07:23parce que M. Trump
07:25a menacé la France.
07:26Comment vous voulez
07:26que j'utilise un autre terme
07:27comme le terme de soumission ?
07:28Manuel Bompard,
07:29vous évoquiez
07:29il y a un instant
07:30avec Amandine la question
07:31le risque que les Etats-Unis
07:32envahissent le Groenland.
07:33Si les Etats-Unis
07:34envahissaient le Groenland,
07:36est-ce qu'il faudra
07:37la France défendre
07:38militairement le Groenland ?
07:40Évidemment,
07:41mais le mieux
07:42c'est quand même
07:42peut-être de l'empêcher,
07:43non ?
07:44Oui, vous dites
07:45qu'il faudra défendre
07:45militairement le Groenland.
07:46Mais sinon quoi ?
07:46Vous allez laisser
07:47les Etats-Unis
07:48envahir le Groenland
07:49et puis après ?
07:51Donc vous soutenez
07:52les premiers envois
07:53de quelques soldats européens
07:55aujourd'hui ?
07:55C'est honnêtement très symbolique.
07:57Ils sont très peu nombreux
07:58mais c'est symbolique en effet.
07:59C'est honnêtement très symbolique.
08:01Mais oui,
08:01je pense que les mesures
08:02qui consistent
08:02et qui permettent
08:03de montrer aux Etats-Unis
08:04et d'Amérique
08:05qu'on ne les laissera pas faire
08:06permettront précisément
08:07de les empêcher
08:08d'envahir le Groenland.
08:09Mais si c'était le cas ?
08:10Oui, si c'était le cas.
08:12Si les Etats-Unis
08:13attaquent la France,
08:14est-ce qu'on va se défendre ?
08:14Oui.
08:15Si les Etats-Unis
08:15attaquent un pays
08:16de l'Union européenne,
08:17est-ce qu'on doit se défendre ?
08:18Y compris,
08:19c'est les alliances
08:20qu'on a conclues.
08:21Vous le savez.
08:22Il y a une alliance
08:22dont vous ne parlez pas,
08:23c'est l'OTAN.
08:24Et de fait,
08:24on vit une expérience inédite
08:26où un membre de l'OTAN
08:27attaque d'autres membres
08:28pour acquérir un territoire.
08:30Est-ce que ça veut dire
08:30que l'OTAN
08:31ne sert plus à rien ?
08:32Ah bah oui.
08:33Et puis ça,
08:33moi,
08:33c'est une conviction
08:33de longue date que j'ai.
08:35Vous savez,
08:35c'était même une conviction
08:36qui à un moment
08:36a été partagée par Emmanuel Macron
08:37qui, il y a quelques années,
08:39avait prononcé cette phrase.
08:40il avait dit
08:40que l'OTAN
08:40est en mort cérébrale.
08:41Il faut donc en sortir ?
08:42Oui, bien sûr.
08:43Mais enfin,
08:44vous voyez bien
08:45le caractère
08:47totalement absurde
08:48de la situation
08:49dans laquelle on est.
08:50Vous avez un pays
08:51qui menace
08:52d'attaquer
08:53un autre pays
08:54membre de cette même
08:55alliance militaire.
08:55À partir du moment-là,
08:56cette alliance militaire
08:57n'a plus aucun sens,
08:58en vérité.
08:59Et cette alliance militaire,
09:00je parlais des dépendances
09:01tout à l'heure,
09:02elle produit une dépendance.
09:03Enfin,
09:04est-ce que les gens
09:04qui nous écoutent
09:05savent que
09:06quand vous avez
09:06des pays de l'OTAN
09:07comme le Danemark
09:07qui, il y a encore
09:08quelques mois,
09:09achètent des F-35 américains,
09:11il suffit d'un mot,
09:13d'une phrase
09:14de Donald Trump
09:14pour que ses avions
09:15ne puissent pas voler ?
09:16Comment vous pouvez
09:17accepter cette dépendance ?
09:18Comment vous pouvez considérer
09:19que vous êtes en mesure
09:20de faire face
09:20à l'agressivité de Trump
09:22si vous êtes totalement
09:23dépendant
09:24de sa moindre décision
09:25pour nous empêcher
09:26de nous défendre ?
09:27Comment on se défend ?
09:27Si on quitte le commandement
09:28intégré de l'OTAN,
09:29comment fait la France ?
09:31Ce n'est pas parce qu'on quitte
09:32l'OTAN qu'on est isolé.
09:33Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
09:33Alors, quel est votre plan ?
09:35Mon plan, c'est celui
09:36dont je vous ai parlé tout à l'heure.
09:37C'est-à-dire de constituer
09:38une coalition internationale,
09:39un front international
09:40du refus
09:41des agressions américaines,
09:43de l'impérialisme américain.
09:45Mon plan, c'est de réactiver
09:46les outils
09:47de la diplomatie internationale,
09:48c'est-à-dire
09:49l'organisation des Nations Unies.
09:50Certes, Donald Trump
09:51n'en a rien à faire,
09:52mais résidément,
09:53sans aucun doute d'ailleurs.
09:56Est-ce que ce n'est pas
09:56l'arme des faibles aujourd'hui ?
09:57Mais vous savez,
09:59il n'y a pas dans le monde
10:00que les États-Unis
10:01et la Russie.
10:02Précisément, il y a plein
10:02d'autres pays
10:05que s'il n'y a pas de droit international,
10:06parce que s'il n'y a pas
10:07de droit international,
10:08c'est la loi du plus fort
10:09qui s'applique.
10:09Et donc, précisément,
10:10pour empêcher que ce soit
10:11la loi du plus fort
10:12qui s'applique,
10:12vous allez avoir plein,
10:13beaucoup d'alliés
10:14à l'échelle internationale.
10:14Il n'y a pas que la Russie
10:15et les États-Unis,
10:15mais quand des pays
10:16de la taille et de l'importance
10:18de la Russie et des États-Unis
10:19ne respectent plus l'ONU,
10:20est-ce que ça a encore du sens ?
10:21Précisément,
10:22parce qu'eux ne le respectent plus,
10:23qu'il faut créer
10:24une coalition
10:26de plusieurs dizaines,
10:27de plusieurs centaines
10:28de pays à l'échelle internationale
10:29qui disent
10:30ça, c'est les principes
10:31et on sera attaché
10:33au respect de ces principes.
10:34Enfin, sinon, quoi,
10:35on accepte de passer
10:36dans un monde
10:37dans lequel il n'y a plus
10:38de règles ?
10:39Enfin, il faut quand même
10:39se rappeler de quoi on parle.
10:41Les règles du droit international,
10:42c'est le résultat
10:43de la Première Guerre mondiale,
10:44de la Deuxième Guerre mondiale.
10:45À un moment,
10:45on a tourné la page de ça.
10:46Pourquoi vous n'aviez pas
10:47la même fermeté
10:47sur la défense de l'Ukraine
10:49quand la Russie
10:50s'en est prise précisément ?
10:52Pourquoi vous dites ça ?
10:53Parce que vous étiez
10:54davantage opposé aux sanctions,
10:56au fait qu'on réagisse militairement,
10:57au fait que la France
10:58puisse envoyer des troupes
10:59pour maintenir
10:59un éventuel cessez-le-feu.
11:01Vous êtes beaucoup plus ferme
11:02vis-à-vis des États-Unis.
11:03Non, je ne crois pas une minute.
11:04Moi, vous savez,
11:05je fais partie
11:05d'une formation politique
11:06et qui avait,
11:08puisqu'on n'était
11:08encore pas une présidentielle,
11:09Jean-Luc Mélenchon
11:10comme candidat
11:10à l'élection présidentielle
11:11en 2022.
11:12Je me rappelle très bien,
11:12j'étais avec lui d'ailleurs,
11:13Jean-Luc Mélenchon
11:14est le premier responsable politique
11:15et le premier candidat
11:16à l'élection présidentielle
11:17qui a réagi pour condamner
11:18l'agression russe en Ukraine.
11:20Parce que nous,
11:20on n'a pas de double discours,
11:21pas de double standard.
11:22Et il faut lui reconnaître
11:23le premier à avoir mis en garde
11:26il y a quasiment un an
11:27contre l'appétit
11:29de Donald Trump
11:30pour le Groenland.
11:30Exactement,
11:31et c'est la raison
11:31pour laquelle je vous disais
11:32tout à l'heure
11:33que malheureusement,
11:35moi,
11:35ce n'est pas une situation
11:36que je trouve,
11:37ça ne me réjouit pas,
11:39mais mon sentiment,
11:40c'est qu'on n'a rien fait
11:41depuis un an
11:41et donc,
11:42on a donné un encouragement
11:43à continuer à nous menacer
11:45et à nous agresser.
11:46Ceux qui ont résisté à Trump
11:47l'ont fait reculer
11:48parce que vous savez
11:49quand Trump dit
11:49je vais mettre des droits
11:50de douane,
11:51il s'affaiblit lui-même,
11:52il produit de l'inflation
11:53aux Etats-Unis,
11:55il affaiblit la situation
11:57économique de son propre pays.
11:59Je veux dire,
11:59il n'est pas si fort que ça
12:00Donald Trump.
12:00Mais qui a su résister
12:02à Donald Trump ?
12:02Vous dites qu'il y a des pays
12:03à l'imaginer.
12:04Par exemple,
12:04les Chinois ont résisté
12:05et en résistant,
12:07ils l'ont fait reculer,
12:08ils l'ont fait plier
12:08et l'Union Européenne
12:10ne l'a pas fait.
12:10La Chine est un modèle
12:11de ce point de vue ?
12:12Non mais de ce point de vue ?
12:13La Chine a été capable
12:15de résister
12:16et donc elle a eu la réponse
12:17qu'effectivement
12:18l'Union Européenne
12:19aurait dû avoir.
12:19Il faut parler le même langage
12:20que Donald Trump,
12:21c'est-à-dire appliquer
12:21des taxes douanières
12:22contre ceux qui en appliquent.
12:23Alors après,
12:23il faut faire attention
12:24à comment on le fait
12:25parce que comme je vous le disais,
12:26quand vous faites des taxes douanières,
12:27vous produisez de l'inflation.
12:28C'est l'inflation pour tous les Européens.
12:28Donc il ne faut pas faire
12:29n'importe comment
12:30parce que sinon vous vous tirez
12:31une balle dans le pied.
12:32Mais il faut cibler
12:33les secteurs
12:34qui sont les secteurs stratégiques
12:35des Etats-Unis
12:36qui sont proches
12:36de l'administration américaine.
12:38C'est pourquoi
12:38je suis aussi indigné
12:40de ce que je vous disais
12:41sur la taxe GAFAM
12:41tout à l'heure.
12:42C'est précisément
12:43une mesure
12:43que vous devez prendre
12:44immédiatement.
12:45Deuxième mesure
12:46que vous pouvez prendre
12:46immédiatement,
12:47vous demandez
12:48et vous imposez
12:48une autorisation
12:49du gouvernement
12:50pour tout rachat
12:51d'entreprises françaises
12:52par un Américain
12:54ou un groupe américain.
12:56C'est possible
12:56dans la loi
12:57de le faire.
12:57Stop !
12:58On arrête
12:58de laisser vendre
13:00des fleurons
13:01industriels et stratégiques
13:02français
13:03à des entreprises américaines.
13:04Troisième mesure
13:05que vous pouvez prendre
13:05immédiatement,
13:06appliquer des clauses
13:07de sauvegarde.
13:08C'est-à-dire que
13:09vous considérez
13:10que les pays
13:10qui sont produits
13:11aux Etats-Unis
13:14avec des OGM,
13:16vous les interdisez
13:17d'importation.
13:17Ce n'est pas juste
13:18des droits de douane.
13:19Après, il faut faire attention.
13:20Il faut faire monter
13:20les alternatives
13:21parce que sinon,
13:22évidemment,
13:22vous vous mettez
13:23vous-même
13:23dans une situation difficile.
13:24À l'instant,
13:25on apprend que
13:25la première ministre italienne
13:26Georgia Meloni
13:27a qualifié d'erreur
13:28la menace de surtaxe
13:29brandie par Donald Trump.
13:31Si je comprends bien,
13:32la mesure avancée
13:33pour l'instant
13:33par le chef de l'État
13:34en réponse
13:35qui est l'activation
13:36effectivement
13:36de cet instrument européen
13:39qui permettrait
13:39des mesures de retorsion
13:40contre les Etats-Unis,
13:41vous dites que ce n'est pas suffisant.
13:43Il faut le faire,
13:44évidemment,
13:45mais ça ne suffit pas.
13:46Et ça ne suffit pas,
13:47je pense que j'en ai fait
13:48la démonstration,
13:49je ne vais pas répéter
13:49ce que j'ai dit précédemment,
13:51parce qu'aujourd'hui,
13:52vous êtes dans une vulnérabilité
13:54absolue
13:54vis-à-vis des dépendances
13:55qu'on a
13:55aux Etats-Unis.
13:57Comment vous qualifieriez
13:57ce que fait Donald Trump ?
13:58C'est quoi ?
13:59C'est une dérive autocratique ?
14:01Quels seraient vos termes
14:03sur la façon
14:03dont tourne cette présidence ?
14:05C'est un impérialisme
14:07le plus brutal
14:08avec un pouvoir fasciste
14:11qui veut étendre
14:12une internationale
14:14réactionnaire et fasciste
14:15sur l'ensemble du globe.
14:16Un pouvoir fasciste,
14:16Donald Trump ?
14:17Ah bah oui,
14:18je ne sais pas,
14:19j'ai l'impression
14:20que ça devrait nous réunir tous.
14:22Vous savez,
14:22quand vous commencez
14:22à interdire
14:23certains ouvrages
14:24dans des universités
14:25ou dans des bibliothèques,
14:27quand vous avez
14:27une police de l'immigration
14:28qui agit
14:30dans aucun respect
14:32des principes de base
14:33de ce qu'est un état de droit,
14:34c'est-à-dire la justice,
14:36quand vous avez un président
14:37qui menace
14:38l'ensemble de ses voisins,
14:40appelez ça comme vous voulez,
14:41mais moi j'appelle ça
14:42du fascisme, effectivement.
14:43Si dans 18 mois,
14:43Jean-Luc Mélenchon
14:44accède à l'Elysée,
14:45ce sera quoi la France
14:46dans le monde ?
14:47Ça sera une France indépendante,
14:50donc alignée
14:52sur les intérêts
14:53d'aucune puissance.
14:54Ça sera une France
14:55qui travaillera justement
14:56à cette coalition
14:57des pays non alignés.
14:58Ça sera une France
14:59qui sera capable
15:00de résister
15:01et de demander
15:02le respect
15:03du droit international
15:04partout dans le monde.
15:06Ça sera une France
15:06d'un certain point de vue...
15:07Et qui augmentera
15:07ses crédits militaires aussi ?
15:09Mais en fait,
15:10sur les crédits militaires,
15:11on a déjà voté
15:11des augmentations.
15:13Ensuite,
15:13il faut faire d'abord,
15:15avant...
15:15Parce que là,
15:16c'est pareil,
15:16on parlait des soumissions
15:17aux États-Unis d'Amérique.
15:18Excusez-moi,
15:18mais il y a un an,
15:20M. Lecornu disait
15:205% de notre PIB
15:21en dépenses militaires,
15:22ce n'est pas nécessaire.
15:23Et puis Trump a dit
15:24si vous ne mettez pas
15:265% de votre PIB
15:27en dépenses militaires,
15:28c'en est fini
15:29de l'OTAN
15:30et de l'aide américaine.
15:31La France s'est alignée.
15:32Donc en fait,
15:33il ne suffit pas
15:33de donner un volume,
15:34un chiffrage.
15:35Il faut faire
15:35une évaluation des besoins,
15:37regarder si on a
15:38des vulnérabilités
15:38dans notre politique
15:39de défense.
15:40Et si on en a,
15:41par exemple,
15:41on dit que
15:42la cybercriminalité,
15:44les menaces cyber sont...
15:46Là,
15:46s'il faut effectivement
15:47augmenter des crédits
15:48pour répondre
15:48à ces préoccupations
15:50en matière de défense,
15:51il faut le faire.
15:51Mais il ne suffit pas
15:52de donner un volume,
15:53sinon ça n'a aucun sens.
15:55Voilà,
15:55la France à laquelle moi,
15:56personnellement,
15:57j'aspire
15:58est celle que,
15:58de mon point de vue,
15:59nous devons défendre.
16:00Une réunion d'urgence.
16:01Et pardonnez-moi,
16:01je ne veux pas être trop long,
16:02mais pardonnez-moi,
16:03mais ce que je dis là,
16:04c'est le retour
16:05à ce qu'a été très longtemps
16:07la tradition politique
16:08de la France.
16:10Il y a l'idée
16:10qu'on devait être indépendant,
16:11qu'on devait avoir
16:12notre propre voie
16:13sur la scène internationale.
16:14Votre modèle,
16:15c'est le gaullisme ?
16:16Pas sur beaucoup d'aspects
16:18de politique nationale,
16:20sans doute pas,
16:20mais du point de vue
16:21de la politique internationale,
16:23même si là aussi,
16:24je ne dis pas
16:24que j'étais d'accord avec tout,
16:25au moins,
16:26il y avait cette idée
16:26que la France,
16:27elle devait avoir
16:28sa propre voie,
16:29sa propre indépendance
16:30et décider librement
16:31et souverainement
16:32de son propre dessein.
16:32La France pèse
16:33beaucoup moins qu'à l'époque,
16:34à la fois économiquement,
16:35géopolitiquement.
16:36Peut-être parce qu'on a organisé
16:38consciemment notre affaiblissement.
16:40Quand vous voyez,
16:40je ne sais pas si on va
16:41en parler plus tard,
16:42mais quand vous voyez aujourd'hui
16:43que l'Union européenne
16:44est en mesure d'imposer
16:45à la France
16:46un accord de libre-échange
16:47aussi important
16:47que l'accord de libre-échange
16:48avec le Mercosur,
16:49contre l'avis de la France,
16:50contre le vote
16:51à l'unanimité
16:52de l'Assemblée nationale
16:53et du Sénat...
16:54Une majorité de pays européens
16:55le souhaite, cet accord.
16:56Oui, mais Mme Attalaya,
16:57si vous êtes honnête avec moi,
16:59il y a 10 ans,
17:00il y a 15 ans,
17:00il y a 20 ans,
17:01jamais un accord de libre-échange
17:03aussi important
17:03que celui comme la Mercosur
17:05aurait pu être imposé
17:06à la France.
17:06Jamais.
17:07Parce que la France
17:07se serait donné les moyens
17:08de constituer
17:09une coalition suffisamment large
17:11au sein de l'Union européenne
17:12pour l'empêcher.
17:14D'ailleurs, sur ce point,
17:15parce que je ne sais pas
17:15si on en reviendra,
17:16j'alerte sur le fait
17:17qu'il va y avoir
17:18un vote très important
17:19mercredi prochain
17:20au Parlement européen
17:20parce qu'à l'initiative
17:21des eurodéputés
17:22de la France insoumise...
17:23Vous y croyez toujours ?
17:24Il y a une résolution
17:25à l'initiative
17:25des eurodéputés
17:26de la France insoumise.
17:27Il y a une résolution
17:27qui va être votée
17:28mercredi au Parlement européen
17:29pour saisir ce qu'on appelle
17:30la Cour de justice
17:31de l'Union européenne.
17:32Et si cette saisine est votée,
17:34elle est suspensive.
17:35C'est-à-dire que tant que
17:35la Cour de justice
17:36de l'Union européenne
17:37n'aura pas rendu son verdict,
17:38l'accord ne pourra pas s'appliquer.
17:40Donc oui, j'y crois
17:40et j'appelle l'ensemble
17:42des parlementaires européens
17:43à voter cette saisine
17:44et je fais remarquer
17:45que ça sert à quelque chose
17:46d'avoir des eurodéputés
17:47de la France insoumise
17:48au Parlement européen.
17:48Face aux menaces de Trump,
17:50il y a un pays
17:50qui est en première ligne.
17:52L'Iran.
17:53L'Iran, tout à fait.
17:54L'Iran qui vit aujourd'hui
17:54une répression effroyable.
17:57Donald Trump menace
17:58d'intervenir
17:59si ses exactions se poursuivent.
18:01C'est donc la bonne méthode ?
18:02Encore une fois,
18:02Donald Trump donne le là.
18:04Non, ce n'est pas
18:04la bonne méthode du tout.
18:06D'abord, je vais dire
18:07mon soutien absolu
18:08à la révolte
18:10et au mouvement
18:11de protestation,
18:12de contestation
18:13du peuple iranien,
18:15dénoncer absolument
18:16la répression terrible
18:18que subit aujourd'hui
18:19le peuple iranien.
18:20Mais au-delà de dénoncer,
18:21Donald Trump propose d'agir.
18:22Je vais y venir.
18:23Oui, mais il y a
18:23différentes manières
18:24d'agir, madame.
18:25Et en tout cas,
18:26l'idée que c'est par
18:27une intervention militaire
18:28extérieure
18:29qu'on va libérer
18:30le peuple iranien
18:31de son oppression
18:32est une idée
18:33que je combats
18:34et que je conteste.
18:35Et d'ailleurs,
18:35on devrait peut-être
18:36avoir un petit peu de mémoire
18:37parce que quand en Irak,
18:39les États-Unis d'Amérique,
18:41ils sont allés,
18:41soi-disant,
18:42parce qu'il y avait
18:43des armes de destruction massive
18:44ou soi-disant,
18:45au nom de la démocratie
18:46et de la liberté,
18:47je ne crois pas
18:48que ça ait permis ensuite
18:49pour le peuple irakien
18:51un avenir
18:52qui était un avenir heureux.
18:53Comment on fait ?
18:54Donc, il faut prendre
18:55d'autres mesures.
18:56Évidemment qu'il ne faut pas
18:57laisser les Iraniens tout seuls,
18:58mais pas l'intervention militaire.
19:00Les autres mesures,
19:01c'est par exemple,
19:02excusez-moi,
19:02peut-être que vous allez
19:03me trouver redondant,
19:04saisir le Conseil de sécurité
19:05des Nations Unies.
19:07Mais il n'y a aucune unanimité
19:08sur cette question-là.
19:09Mais ce n'est pas
19:09parce qu'il n'y a pas
19:10d'unanimité, madame.
19:11Il est possible,
19:12au niveau du Conseil de sécurité
19:14des Nations Unies,
19:14de faire voter
19:15un certain nombre
19:16de mesures
19:17contre le régime iranien.
19:18Il faut frapper
19:20les dignitaires du régime,
19:21leurs avoirs,
19:22leurs biens.
19:23Je vous prends
19:23quelques exemples
19:24de ce qu'on peut faire.
19:26Voilà des mesures
19:27qui sont nécessaires
19:27de mettre en place.
19:28Je ne dis pas
19:28qu'il ne faut rien faire.
19:29Mais l'agression américaine,
19:31surtout parce que
19:32personne n'est naïf,
19:33pour essayer d'aller imposer
19:34à la tête de l'Iran
19:36le retour de la monarchie
19:37avec le fils du chat
19:39qui apparaît maintenant,
19:39soi-disant,
19:40comme étant l'avenir iranien.
19:42Quand on se rappelle
19:43ce qu'était le régime du chat,
19:44parce que si maintenant
19:47on agit au nom des régimes,
19:48on veut le retour
19:49de la police militaire du chat,
19:50l'interdiction des journaux,
19:51l'enfermement des prisonniers
19:52et des opposants politiques,
19:54non.
19:54Donc moi,
19:55je ne suis ni un partisan,
19:56évidemment,
19:57du régime iranien
19:58théocratique actuel,
19:59ni un régime,
20:00ni un partisan
20:01du retour de la monarchie.
20:02C'est le peuple iranien
20:03qui doit dire...
20:03Dans quelques instants,
20:04un autre sujet
20:05qui ne fait pas l'unanimité,
20:06c'est la question du budget.
20:0749.3 ou ordonnance,
20:08vous nous direz...
20:10Enfin, quoi ?
20:11Votre préférence,
20:12on sait que là-dessus
20:12vous êtes très critique.
20:13Vous nous direz aussi
20:14dans un instant
20:15une ville et les filles,
20:16à quoi ça pourrait ressembler
20:17les municipales.
20:18C'est dans moins de deux mois.
20:19A tout de suite.
20:29Vous êtes bien sûr
20:29BFM Politique,
20:30notre invité Manuel Bonpard,
20:31coordinateur de la France Insoumise.
20:33Dans quelques instants,
20:33vous nous direz
20:34à quoi ressemblerait
20:35une ville et les filles
20:36puisque les municipales
20:37sont désormais dans
20:38moins de deux mois.
20:39Mais d'abord,
20:40une semaine cruciale
20:41pour le Parlement,
20:42pour le Premier ministre,
20:43aussi Sébastien Lecornu
20:44qui va probablement jouer
20:45sa survie sur la question
20:47du budget.
20:48Une chose est claire,
20:49c'est ce qu'il a dit,
20:49le budget ne pourra pas être voté,
20:51si j'ose dire,
20:51par les procédures habituelles.
20:53Ce sera soit 49.3,
20:55soit ordonnance.
20:56Et si le budget n'est pas votable,
20:58c'est d'abord votre faute,
20:59Manuel Bonpard.
21:00C'est ce qu'il a dit
21:00le Premier ministre.
21:01Votre faute est celle
21:02du Rassemblement national.
21:03Matignon vous accuse
21:04de sabotage
21:05jusqu'à ce que vous portez
21:05une responsabilité historique
21:07au moment où le gouvernement
21:08proposait une méthode nouvelle.
21:10Tout ça à cause de vous ?
21:11C'est son échec
21:12et quand on échoue,
21:14le mieux c'est d'assumer
21:14ses responsabilités,
21:15pas vouloir les faire reposer
21:17sur le dos des autres.
21:18Ce que vous appelez sabotage,
21:19enfin ce que le gouvernement
21:20appelle sabotage,
21:21c'est quoi ?
21:21C'est le fait que
21:22la France Assoumise
21:23à l'Assemblée nationale
21:24défend ses propositions politiques,
21:27dépose des amendements
21:28pour essayer de faire voter
21:29les mesures pour lesquelles
21:31elle a été élue
21:32et pour lesquelles on siège
21:33à l'Assemblée nationale.
21:35Et à un moment,
21:35vous savez,
21:36c'est simple,
21:37si M. Lecornu
21:39avait une majorité
21:40comme il le prétend
21:41allant de LR
21:43au Parti Socialiste
21:44pour voter son budget,
21:46aucun de nos amendements,
21:47aucune de nos propositions
21:49n'aurait pu être votée
21:50à l'Assemblée nationale.
21:51Donc s'il a échoué,
21:51ce n'est pas à cause de nous,
21:53c'est parce que
21:53ce qu'il prétend être
21:54sa majorité,
21:56en fait,
21:56n'en est pas une
21:57et que ces personnes-là
21:59sont incapables
21:59de se mettre d'accord.
22:00Donc c'est son échec,
22:02c'est son bilan
22:03et je rappelle
22:04qu'au moment
22:05où il a été nommé
22:07et qu'il est venu
22:08devant l'Assemblée nationale
22:09et qu'il y a eu
22:10une motion de censure
22:11que nous avons déposée,
22:12il s'était engagé
22:13et il avait utilisé ça
22:15comme argument
22:16de non-censure
22:17à ce que ça soit
22:18désormais l'Assemblée nationale
22:19qui écrive le budget.
22:21C'est ce qu'il avait pris
22:22comme engagement.
22:23Il avait dit
22:24je renonce au 49-3.
22:26C'est l'Assemblée nationale
22:27qui va écrire le budget.
22:28Et là, jeudi soir,
22:29ils ont interrompu
22:30les discussions parlementaires
22:31de manière autoritaire
22:32pour empêcher
22:33à l'Assemblée nationale
22:34de continuer son travail.
22:36Et donc celles et ceux
22:36qui disaient à l'époque
22:38qu'on ne censure pas
22:39parce qu'on a obtenu
22:40que c'est l'Assemblée nationale
22:42qui allait écrire le budget
22:43et parce que le gouvernement
22:44a renoncé au 49-3.
22:46Déjà, par le fait même
22:48que le gouvernement
22:49ait empêché l'Assemblée nationale
22:50d'aller au terme
22:51de son examen,
22:52devrait s'engager
22:53à censurer ce gouvernement.
22:54On va rentrer dans le fond.
22:54Juste deux questions
22:55très concrètes.
22:55Ça veut dire que
22:56si le gouvernement
22:58utilise le 49-3,
22:59la France insoumise
23:00déposera une motion de censure ?
23:01Si le gouvernement
23:02utilise le 49-3,
23:03la France insoumise
23:04déposera immédiatement
23:05une motion de censure.
23:06Et à chaque fois
23:07que le gouvernement
23:08utilisera le 49-3,
23:09la France insoumise
23:10déposera immédiatement
23:11une motion de censure.
23:12Si le gouvernement
23:13utilise les ordonnances ?
23:13Et si le gouvernement
23:14annonce qu'il va
23:16légiférer par ordonnance,
23:17la France insoumise
23:18déposera une motion de censure.
23:20Nous n'accepterons pas
23:21qu'on nous impose un budget
23:23qui serait catastrophique
23:25pour le pays
23:26et qu'on l'impose de manière autoritaire
23:29par l'intermédiaire du 49-3 ou par l'intermédiaire
23:31du 49-3. Donc si j'ose dire, les deux solutions sont aussi pires
23:33l'une que l'autre. C'est pour ça que tout à l'heure je vous disais
23:35pour moi, ni l'un ni l'autre, je pense que ce budget
23:37serait une catastrophe pour le pays et qu'il faut tout faire
23:39pour l'empêcher de voir le jour.
23:41Mais on a vu que les parlementaires étaient incapables de négocier
23:43ce budget. Il y a eu 350 heures de débat.
23:45Aucun vote n'est possible.
23:47Quelle issue est possible à part les ordonnances
23:49Et puis sur le fond, Lucie, il y a eu des mouvements.
23:51Bien sûr, il y a eu beaucoup de concessions
23:53accordées à la gauche ces derniers jours.
23:55Madame, en fait, ce que vous contemplez
23:57aujourd'hui, c'est le résultat
24:00d'un entêtement du pouvoir
24:01macroniste qui a perdu les élections
24:03il y a un an et demi et qui veut continuer
24:05à imposer sa politique. Mais il n'y a pas d'entêtement.
24:07Sébastien Cornu a accordé beaucoup
24:09de concessions à la gauche encore vendredi.
24:11Par exemple, le maintien des bourses étudiants,
24:12pas un euro, augmentation de la prise d'activité,
24:15rentrons sur le fond, pas d'augmentation
24:16d'impôt sur le revenu parce qu'il y aura une indexation
24:19du barème sur
24:20l'inflation. Ce sont des milliards d'euros
24:22qui sont accordés. L'ensemble des mesures dont vous
24:24venez de parler, ou quasiment l'ensemble des mesures
24:27dont vous venez de parler, ne voient pas le jour
24:29si le gouvernement est renversé.
24:31Donc vous ne souhaitez pas ces mesures qui vont
24:33profiter aux travailleurs modestes ? Non, je ne vous ai pas
24:35dit que je ne les souhaitais pas. Je vous ai dit que
24:36par exemple, si on renverse
24:38le gouvernement, les mesures
24:41d'économie qui étaient prévues, par exemple sur
24:42les APL, sur les retraites,
24:45etc., elles ne voient pas le jour.
24:47Donc ce n'est pas le résultat d'une négociation.
24:49M. Lecornu, on nous dit
24:51qu'après nous avoir menacé
24:53de nous couper les deux bras,
24:55il nous dit que finalement, il ne va nous en couper qu'un et demi.
24:57Et vous me demandez d'être content.
24:59Non, pardonnez-moi, je ne suis pas content
25:01et je pense que vous ne serez pas content non plus si on vous menace
25:03de vous couper finalement...
25:03Rien ne trouve grâce à vos yeux dans ces propositions
25:05que le Premier ministre...
25:06Et ce n'est pas rien ne trouve grâce à mes yeux.
25:08Mais écoutez, à un moment, il faut dire les choses franchement.
25:10Vous présentez ça, et j'ai entendu Olivier Faure hier nous présenter ça
25:14comme étant, en quelque sorte, le résultat d'une négociation.
25:18Écoutez, à un moment, il faut être un peu cohérent dans ces positions.
25:21Au mois de septembre,
25:22le Parti Socialiste a présenté son contre-budget.
25:25Déjà à l'époque, nous lui avons dit
25:26que ce n'est pas le contre-budget du nouveau Front populaire.
25:29Mais allons, passons sur ça.
25:31Le Parti Socialiste, au mois de septembre,
25:32a présenté son contre-budget.
25:33Ils ont proposé 20 mesures
25:35dans le contre-budget du Parti Socialiste.
25:37Aujourd'hui, dans la copie budgétaire
25:39telle que M. Lecornu l'a présentée,
25:41même si on n'en connaît pas l'ensemble des détails,
25:42vendredi, il y a zéro mesure
25:45sur les 20 mesures que le Parti Socialiste a émis sur la table au mois de septembre.
25:48La hausse de la prime d'activité,
25:49les repas à 1 euro pour les étudiants du CRUS, etc.
25:52Tout ça, ce sont des concessions faites par Sébastien Lecornu aux socialistes.
25:55C'est quoi alors ?
25:56Écoutez, le repas à 1 euro,
25:59c'est une mesure qui a été votée
26:01à l'Assemblée nationale
26:03il y a un an.
26:04Vous êtes au courant ?
26:05Donc, vous pouvez considérer, si vous voulez,
26:07maintenant qu'il faut remercier le gouvernement
26:09de mettre en œuvre des mesures...
26:11Vous savez que le gouvernement, à l'origine, s'y opposait.
26:12D'accord, mais pas en dernière lecture.
26:14D'ailleurs, en dernière lecture, les députés Macronistes se sont abstenus.
26:17Donc, si vous voulez considérer
26:19qu'une mesure qui coûte 100 millions d'euros
26:21et qui a été votée l'année dernière par l'Assemblée nationale,
26:24c'est une grande victoire...
26:24Pourquoi est-ce que vous êtes si jusqu'au boutiste ?
26:26Pourquoi ne pas reconnaître que les socialistes ont quand même réussi à perdre ?
26:28Mais ce n'est pas une question que vous posez, là.
26:29C'est un point de vue que vous donnez.
26:31Non, mais...
26:32Si, parce que...
26:33C'est tout ou rien.
26:34Pourquoi vous êtes aussi complaisante ?
26:35Avec le Parti Socialiste.
26:36Mais parce que vous donnez l'impression que c'est tout ou rien.
26:38Vous me donnez votre point de vue, vous avez le droit de l'avoir.
26:40Mais moi, je ne le partage pas.
26:41Mais il n'y a aucun d'acte social...
26:42Donc, je ne suis pas jusqu'au boutiste, madame.
26:43Je défends les positions qui sont les notes.
26:45Donc, maintenant, si vous considérez
26:46qu'accepter un budget dans lequel
26:48on va faire des économies
26:50en supprimant la prime de Noël
26:52pour un million d'allocataires du RSA.
26:55Le gouvernement y a renoncé à ça.
26:56Ça a sauté ?
26:57Oui, ça a sauté.
26:58Ils l'ont annoncé en décembre.
26:59Ah bon ?
27:00Ben non, je ne crois pas, madame, moi.
27:02Donc, vous avez la copie définitive
27:03du budget de M. Lecornu ?
27:04Ah non, mais personne ne l'a.
27:05Bon, on verra.
27:06Peut-être que vous avez raison
27:06et qu'ils ont renoncé.
27:07Mais en tout cas, M. Lecornu,
27:08il n'a pas dit vendredi
27:09qu'ils y avaient renoncé.
27:10Est-ce que M. Lecornu a renoncé
27:11à supprimer 4000 postes d'enseignants
27:13tels que c'était prévu
27:14dans le budget initial ?
27:15Il a renoncé à 2000.
27:16C'est la moitié.
27:16C'est ce qu'on appelle un compromis.
27:17Non, il n'a pas renoncé à 2000, madame.
27:19Ce n'est pas vrai.
27:20Il en a parlé vendredi.
27:21Il a évoqué vendredi
27:22le fait qu'il y aurait 2000 à ESH
27:23qui était déjà prévu
27:24dans le budget initial.
27:25Mais parce qu'il faut faire
27:25des économies également.
27:27Ah non, mais d'accord.
27:28Mais après, vous pouvez
27:29être d'accord avec eux.
27:30La vérité, c'est que
27:30vous êtes en train, ici,
27:33de me dire
27:33qu'il faut faire des compromis
27:34parce qu'on est obligé
27:34de faire des économies.
27:36Mais pourquoi...
27:37Non, on s'étonne
27:37de votre divergence d'analyse
27:39à gauche
27:39entre les socialistes et vous.
27:40Mais vous devriez remarquer d'ailleurs
27:42que ce n'est pas juste
27:43entre les socialistes et nous.
27:44Les socialistes, les communistes,
27:45les écologistes disent comme moi.
27:47Dissent que ce budget
27:47est inacceptable
27:48pour les socialistes.
27:49Ils sont isolés.
27:50Et ils ne sont pas isolés
27:51parce qu'on a une divergence d'analyse.
27:53Mais tout le monde a compris pourquoi.
27:54Pourquoi ?
27:54Parce qu'ils ont décidé
27:56qu'il fallait à tout prix
27:57éviter une dissolution
27:58de l'Assemblée nationale,
27:59qu'ils ont peur de retourner
28:00devant les électrices
28:01et les électeurs
28:01et qu'ils ont choisi
28:02de rejoindre
28:03une forme de grande coalition
28:05qui va du Parti Social
28:06au Républicain.
28:06Vous dites quoi ?
28:06Les socialistes sont des trouillards
28:07de l'élection ?
28:09Il n'y a pas qu'eux.
28:10Il y en a d'autres.
28:11Mais ils ont procédé
28:13à un renversement d'alliances,
28:14un changement d'alliances.
28:16Ils ont été élus
28:16dans l'union de la gauche,
28:18dans ce qu'on a appelé
28:19le nouveau Front Populaire.
28:20Et aujourd'hui,
28:21ils ont lâché le programme
28:22du nouveau Front Populaire.
28:23Ils ont même lâché
28:24leur contre-budget
28:24et ils ont décidé
28:25de rejoindre les rangs
28:27de la coalition macroniste.
28:28Quand Olivier Faure annonce
28:30que les socialistes,
28:30comme vous le dire,
28:31ne censureront pas le gouvernement,
28:32si le financement
28:33de ces nouvelles mesures
28:34ne se fait pas
28:34sur le dos des Français,
28:35qu'est-ce que vous dites,
28:36Olivier Faure ?
28:37Qu'il nous prend
28:38pour des imbéciles
28:39parce que ces mesures,
28:40elles se feront
28:41sur le dos des Français.
28:42Parce que quand vous supprimez
28:44des moyens, par exemple,
28:45au ministère de l'Éducation nationale,
28:47quand vous supprimez
28:47des postes d'enseignants,
28:48ça se fait sur le dos des Français.
28:49Le gouvernement va quand même
28:50taxer les grandes entreprises
28:51à hauteur de 8 milliards d'euros
28:53si la surtaxe d'impôts sur les...
28:54Oui, c'est considérable ou non ?
28:56C'est comme l'année dernière.
28:57Donc vous ne pouvez pas dire
28:58que dans l'effort cette année
29:00et par rapport à l'année dernière,
29:01cet effort reposerait
29:02sur les grandes entreprises
29:04et les ultra-riches.
29:05Il n'y a rien
29:05sur le patrimoine
29:07des ultra-riches.
29:08Aucune mesure.
29:09Alors que même M. Lombard,
29:11ministre de l'Économie
29:12de M. Bayrou,
29:13ce n'est pas mon ami à la base,
29:14même lui, il dit
29:15c'est quand même scandaleux,
29:16je me suis rendu compte à Bercy
29:17qu'il y a des plus riches
29:18dans ce pays.
29:19Qu'est-ce que ça vous inspire
29:19cette liste ?
29:20Amélie de Montchalin,
29:21je le dis, c'est important,
29:22qui est ministre des Comptes publics
29:23à Ouest France,
29:23précise ce matin
29:24« Aucun Français fortuné
29:26ne paye zéro impôt
29:27sur le revenu,
29:27mais certains payent moins
29:28que ce qu'ils devraient.
29:29C'est la raison pour laquelle,
29:30dit-il, le gouvernement
29:31assume de durcir la lutte
29:32contre l'optimisation fiscale. »
29:33Oui, enfin franchement,
29:34c'est une plaisanterie.
29:35Enfin, vous savez,
29:36M. Daré,
29:37Mme de Montchalin,
29:38elle-même,
29:39il y a quelques mois,
29:40disait,
29:40on s'est rendu compte
29:41qu'il y a des gens
29:41parmi les plus riches
29:43qui ont un niveau d'imposition
29:44qui, en quelque sorte,
29:46leur donnerait droit
29:47à faire partie
29:48des bénéficiaires
29:49d'allocations sociales.
29:51Elle-même,
29:51elle disait ça.
29:52Et sa réponse,
29:54c'est la lutte
29:54contre l'optimisation fiscale.
29:56Enfin, je veux dire,
29:57c'est une plaisanterie.
29:58Donc, il y a eu des débats
29:59sur la taxe Zuckmann.
30:00Ça a été refusé
30:01par le gouvernement.
30:02Le Parti Socialiste
30:03l'avait fixé
30:04comme condition sine qua non
30:05du fait qu'il puisse
30:07laisser passer le budget.
30:08Puis après,
30:08ils ont dit,
30:09bon, on se contentera
30:10d'une taxe Zuckmann light.
30:11Là, il n'y a ni taxe Zuckmann
30:12ni taxe Zuckmann light.
30:14Il n'y a rien
30:14de ce qu'ils ont proposé.
30:16Ils ont dit,
30:16au moment de leur contre-budget,
30:18il faut remettre en cause
30:21comme le crédit impôt recherche
30:23ou le fameux pacte d'Utreil
30:25sur la transmission
30:25des entreprises
30:26parce que certains en profitent
30:27pour transmettre tout
30:28sauf des entreprises.
30:29Il n'y a rien sur ce sujet.
30:31On nous a dit,
30:31il faut une taxe
30:32sur les holdings.
30:33Il n'y a rien.
30:34Donc, excusez-moi,
30:34mais si vous essayez
30:35de me faire croire
30:36qu'un budget
30:37dans lequel il y a zéro
30:38des 20 mesures
30:39que le Parti Socialiste
30:40a mis sur la table,
30:41c'est une grande victoire.
30:41Mais il y avait des taxes
30:42sur le socialiste.
30:43Regardez la réalité en face.
30:44Le prochain rendez-vous politique
30:46dans quelques semaines,
30:46ça va être
30:46les élections municipales.
30:48Le premier tour
30:48dans moins de deux mois,
30:49on apprend à l'instant
30:50que la ministre de la Culture,
30:52candidate de la droite
30:53à la mairie de Paris,
30:53Rachida Dati,
30:54annonce qu'elle quittera
30:56le gouvernement
30:56avant les élections municipales
30:58dès 15 et 22 mars.
31:00Bien sûr,
31:00je quitterai le gouvernement,
31:01mais je ne peux pas
31:02vous dire ici quand.
31:04Qu'est-ce que vous en pensez ?
31:05J'en pense que
31:06si elle quitte le gouvernement,
31:09je souhaite qu'elle ne soit
31:10pas non plus maire de Paris
31:11et que ce soit
31:11Sophia Chikirou
31:12qui soit élue
31:13à la mairie de Paris
31:13et que Mme Dati
31:16ne soit ni plus
31:17après le mois de mars
31:18ni membre du gouvernement
31:19ni à la mairie de Paris.
31:21Sur l'élection à Paris,
31:22puisqu'on y est avant d'élargir,
31:23mais sur ce cas précis,
31:25est-ce que si la droite
31:26est en mesure de l'emporter,
31:28Sophia Chikirou
31:29se retirera éventuellement
31:32pour empêcher cela ?
31:33Pour se maintenir,
31:34il faut faire 10%.
31:35Si elle n'atteint pas,
31:36voilà, le maintien.
31:37Mais non,
31:37mais Sophia Chikirou,
31:38elle est candidate
31:38pour être maire de Paris.
31:40Donc, sa volonté,
31:42c'est d'abord au premier tour
31:43d'arriver en tête de l'élection
31:44et si possible en tête à gauche
31:45et au deuxième tour
31:46de proposer le rassemblement.
31:47Attendez, attendez,
31:48je vais vous répondre.
31:49De proposer le rassemblement
31:50de la gauche
31:52autour de sa candidature
31:53pour battre Mme Dati
31:55et avoir une mairie de Paris
31:56qui répond enfin
31:57aux urgences
31:58que connaît aujourd'hui
31:59la ville de Paris.
32:00Maintenant,
32:01dans l'hypothèse
32:01sur laquelle vous m'interrogez,
32:04qui est que
32:04Sophia Chikirou
32:05ferait plus de 10%,
32:06pardon,
32:06c'est un peu technique,
32:07mais qu'elle ne serait pas
32:08en tête de la gauche,
32:09là, il faut poser la question
32:10à M. Grégoire
32:11puisque M. Grégoire,
32:12pour l'instant,
32:12il dit que dans ce cas de figure-là,
32:14il ne peut pas y avoir d'alliance
32:15avec la France insoumise,
32:17mais il a signé un accord
32:18avec les écologistes
32:19dans lequel il dit
32:20qu'il y aura une alliance.
32:21Donc, posez-lui la question
32:22et une fois qu'il aura clarifié
32:23ce point de vue,
32:25je vous répondrai.
32:26Mais vous savez,
32:26nous, notre position,
32:27elle a toujours été claire
32:28et elle est vraie à Paris
32:29comme elle est vraie
32:29partout en France.
32:31Partout où on sera en tête,
32:32à gauche,
32:33on proposera le rassemblement
32:34pour battre la droite
32:35et l'extrême droite.
32:35Je ne peux pas être plus clair que ça.
32:36Est-ce que votre objectif,
32:38c'est de faire perdre
32:38les socialistes
32:39là où ils se présentent
32:40ou là où ils sont élus ?
32:41La question ne vient pas de moi,
32:42elle vient d'Olivier Faure.
32:43Oui, bon.
32:44Est-ce que votre premier objectif,
32:45c'est que des socialistes perdent ?
32:45Mon premier objectif,
32:46c'est d'avoir des mairies insoumises,
32:49des mairies qui portent
32:50un programme de rupture.
32:52Et si vous voulez bien,
32:53peut-être qu'on peut,
32:54à un moment,
32:54commencer à dire...
32:55On va y venir dans une seconde.
32:57Juste concrètement
32:57sur cette accusation
32:58qui vous est lancée
32:59par Olivier Faure
32:59qui reprend un article
33:01du Canard Enchaîné
33:02qui évoque une discussion
33:03entre votre candidat à Marseille
33:04qui est la tête de liste
33:05qui s'appelle Sébastien Delogu
33:06qui aurait échangé
33:07avec un cadre du RN
33:07lui disant une quadrangulaire
33:09en gros,
33:09ça vous arrange bien
33:10vous le Rassemblement National.
33:12Article qu'a repris Olivier Faure
33:14sur le réseau social X.
33:15Il dit
33:16le projet de la France insoumise
33:17semble clair,
33:18préférer l'arrivée
33:18de l'extrême droite
33:19à celle de la gauche
33:20unie hors LFI.
33:22Et il dit
33:22tout son soutien
33:23au candidat socialiste
33:24enfin de la gauche.
33:25C'est ridicule,
33:26c'est pathétique
33:26et moi je forme le vœu
33:28que cette élection municipale
33:29elle se fasse pas
33:32et qu'elle puisse se faire
33:33si c'est possible
33:34je suis député de Marseille
33:35à Marseille en particulier
33:36mais partout en France
33:37si possible
33:38en confrontant des projets
33:40des propositions
33:41pour qu'ensuite
33:42les gens puissent
33:42décider librement
33:44et en connaissance de cause.
33:45Alors j'ai bien compris
33:46que le parti socialiste
33:47veut qu'on parle de tout
33:48sauf du bilan
33:49de ses municipalités
33:50mais nous on souhaiterait
33:51pouvoir en parler
33:52si c'est possible.
33:53Donc le bilan
33:53des municipalités socialistes
33:54est mauvais à vos yeux ?
33:56Ah oui, on peut faire bien mieux
33:56oui bien sûr
33:57c'est la raison pour laquelle
33:58on a des listes
33:59mais je vous dis pas
34:00pour que les choses soient claires
34:01et qu'on me fasse pas dire
34:02ce que je n'ai pas dit
34:02je vous dis pas que le bilan
34:03des municipalités de droite
34:04et d'extrême droite
34:05est bon hein
34:05il est très mauvais.
34:06Qu'est-ce que vous feriez
34:06de mieux que les socialistes ?
34:08Soyons concrets
34:09une ville
34:10c'est quoi une ville à la fille ?
34:11Qu'est-ce que ça apportera
34:11concrètement ?
34:12D'abord ça apportera
34:13du soulagement
34:14en termes de pouvoir d'achat
34:15évidemment on peut pas
34:16tout régler
34:17à l'échelle d'une ville
34:17mais nous on agira
34:19dans toutes les villes
34:19dans lesquelles on est élu
34:20pour la gratuité
34:21Qu'est-ce qu'on peut faire
34:23partout où c'est possible
34:24partout dans les communes
34:25où on sera élu
34:26pour la gratuité
34:27de la comptine scolaire
34:28voilà très concrètement
34:29ce qu'on peut faire
34:30en termes de pouvoir d'achat
34:31pour tout le monde
34:31Que vous le financerez comment ?
34:33Qui paye les finances
34:34de la ville
34:34Les contribuables donc ?
34:37Ben oui évidemment
34:37entre autres oui
34:39il n'y a pas que les contribuables
34:40qui financent les municipalités
34:43il y a ce qu'on appelle
34:44les dotations
34:45qui financent
34:46alors là le problème
34:47c'est que le gouvernement
34:48et les socialistes
34:49sont en train
34:49sont prêts à accepter
34:51qu'on supprime
34:52des milliards d'euros
34:53aux collectivités locales
34:54donc c'est vrai
34:54que ça rend la situation
34:55plus difficile
34:56Est-ce que ça veut dire
34:57hausse des impôts locaux ?
34:58Non
34:58Il n'y aura pas de hausse
34:59des impôts locaux
35:00dans les mairies insoumises ?
35:01Non ça ne veut pas dire
35:01hausse des impôts locaux
35:02ça veut dire
35:02rat de fer pour récupérer
35:03les dotations qui sont les nôtres
35:04Attendez parce que c'est intéressant
35:05que les gens soient au courant
35:06Est-ce que vous savez
35:06que cette semaine
35:07à l'Assemblée nationale
35:08le Rassemblement national
35:09a fait voter un amendement
35:11pour qu'on supprime
35:125 milliards d'euros
35:13de dotations
35:14aux collectivités locales
35:15et ces gens-là
35:15veulent diriger des communes
35:16Mais je reviens
35:17à votre proposition
35:17sur les cantines
35:18Quel est l'intérêt
35:18d'offrir une cantine gratuite
35:20à un enfant
35:20dont les parents gagnent
35:21je ne sais pas
35:215 000 euros par mois ?
35:22Mais madame
35:23vous ne faites pas payer l'école
35:24y compris aux gens
35:25qui sont riches
35:25vous êtes d'accord ?
35:26Donc nous on considère
35:26qu'il y a un certain nombre
35:28de droits
35:29qui sont universels
35:30Mais on les paie
35:30d'une certaine façon
35:31par nos impôts
35:31et c'est normal
35:32les écoles
35:32Mais le fait d'avoir
35:34ben oui
35:34mais je ne vous dis pas l'inverse
35:35le fait d'avoir
35:36Donc ces cantines gratuites
35:37il faudra bien les financer
35:38d'une certaine façon
35:38Si vous voulez
35:39Vous pouvez vous focaliser
35:41sur les plus riches
35:41mais moi vous savez
35:42je suis député de Marseille
35:43et des familles
35:44que je rencontre
35:45parce qu'à Marseille
35:46il y a déjà des tarifs
35:46préférentiels pour certains
35:47mais des familles
35:48que je rencontre
35:50à Marseille
35:50comme partout en France
35:51qui me disent
35:51nous on a désinscrit
35:52les enfants de la cantine
35:53parce qu'on n'arrive pas
35:55à payer
35:55alors que vous savez
35:56que dans un certain nombre
35:57de familles populaires
35:58les enfants
35:58ne mangent pas davantage
36:00bien à la maison
36:01ben moi je dis
36:02que c'est une mesure
36:02à laquelle tout le monde
36:03devrait être d'accord
36:04de dire qu'il faut agir
36:05pour la gratuité
36:06des cantines scolaires
36:07faciliter l'accès
36:08et décider par exemple
36:09la gratuité
36:10au moins pour les jeunes
36:11des transports en commun
36:12il n'y a pas que moi
36:13qui le propose
36:13ça existe déjà
36:15dans des villes socialistes
36:16comme Napoli
36:16alors on peut le faire partout
36:18voilà il faut le faire
36:19c'est très important de le faire
36:20garantir la tranquillité publique
36:22garantir le fait
36:23qu'on utilise
36:24tous les leviers
36:24à notre disposition
36:25pour lutter
36:26contre le logement indigne
36:27contre le logement insalubre
36:28construire du logement social
36:30ça c'est l'état
36:31mais à l'échelle
36:32des communes
36:33on a des leviers d'action
36:34vous savez
36:35que dans une ville
36:36comme Marseille
36:36il vous faut parfois
36:37dix ans
36:37pour avoir accès
36:38à un logement social
36:38que vous avez
36:39des copropriétés dégradées
36:41qui sont
36:42dans lesquelles
36:43il y a des locataires
36:44et des propriétaires
36:45qui se mobilisent
36:47et la ville
36:47elle devrait être là
36:48pour les appuyer
36:49et les soutenir
36:49et sur le plan
36:49de la sécurité
36:50pour les villes
36:51j'ai parlé de ce sujet
36:52j'ai parlé de la tranquillité publique
36:54moi je pense
36:55qu'il faut tourner le dos
36:56à une vision
36:57qui a une vision
36:57communicationnelle
36:59et qui fait croire aux gens
37:02que parce qu'on va mettre
37:02des caméras partout
37:03dans la ville
37:04on va les protéger
37:04et ça vous souhaitez les enlever
37:06non je ne souhaite pas les enlever
37:07et désarmer les polices municipales
37:09non plus
37:09je souhaite faire un moratoire
37:10sur les caméras de vidéosurveillance
37:12parce que ce qui protège
37:13c'est des humains
37:14ce n'est pas des caméras
37:15parce que si vous êtes agressé
37:16dans la rue
37:16la caméra
37:17elle ne va pas sortir
37:17elle ne va pas descendre
37:18de l'endroit où elle est fixée
37:20pour venir vous défendre
37:21Mathilde Panot avait pourtant dit
37:22et c'était ici même d'ailleurs
37:23qu'elle souhaitait
37:24que ces caméras soient enlevées
37:25ce n'était pas un moratoire
37:26il ne faut pas avoir un débat de fond
37:28sérieux
37:29vous savez les deux villes
37:30qui sont les plus vidéosurveillées
37:32en France ?
37:32non
37:32c'est Nice et Nîmes
37:34c'est deux villes
37:35dans lesquelles la criminalité
37:37et la délinquance
37:38a augmenté ces dernières années
37:39alors si c'était la solution
37:40au problème
37:41pourquoi la délinquance
37:42et la criminalité
37:43n'en pas baisser
37:43non ça ne l'est pas
37:45pour les enquêtes
37:46ce sont ce qu'il dit
37:47non il y a une enquête
37:48de la gendarmerie
37:49qui dit que ça n'a aucun impact
37:50la vidéosurveillance
37:52sur la prévention
37:53des crimes et des délits
37:54et ça aiderait
37:55à hauteur de 1%
37:56dans l'élucidation
37:57et ça coûte très cher
37:58à Marseille
37:59à chaque fois que vous mettez
38:004 caméras
38:01vous pouvez mettre
38:02un effectif
38:02un être humain
38:03moi je préfère qu'on mette
38:04un être humain
38:05pour faire de la prévention
38:05pour faire de la médiation
38:07pour détecter
38:08vous m'avez dit non
38:09sur désarmer les polices municipales
38:11c'est plus à l'ordre du jour
38:12mais pas du tout
38:13on a dit depuis le début
38:14que notre volonté
38:15effectivement
38:15c'était de faire en sorte
38:17que les armes
38:18soient dans les mains
38:19de ceux qui en ont besoin
38:20qui ont les compétences
38:21et les formations pour ça
38:22c'est-à-dire la police nationale
38:23maintenant je vous ai dit non
38:24parce qu'évidemment
38:25qu'on ne va pas
38:26au lendemain de l'élection
38:27sans avoir fait monter
38:28les alternatives
38:29et obtenu les renforts
38:30de police nationale
38:31tout supprimer d'un coup
38:32donc oui bien sûr
38:33notre objectif
38:34c'est de faire en sorte
38:34que la police armée
38:36ce soit la police municipale
38:37et que la police nationale
38:39elle soit désarmée
38:40ça reste tout à fait notre vie
38:41Manuel Bonpart
38:42je voyais que votre candidat à Marseille
38:43cette semaine
38:43était attaquée par ses opposants
38:44sur le fait
38:45qu'il allait devoir
38:47comparaitre devant la justice
38:48au mois de juin
38:49pour recel de vol
38:50pour avoir diffusé
38:51fin 2024
38:52sur ses réseaux sociaux
38:52des documents privés
38:53d'un chef d'entreprise
38:54ça ça vous pose pas de problème ?
38:56c'est pas du recel de vol
38:57enfin je veux dire
38:58vous savez quand vous êtes député
38:59et c'est ce qui est arrivé
39:00à Sébastien Loulouki
39:01ça m'est arrivé à moi d'ailleurs
39:02je comprends pas pourquoi
39:03moi je suis pas poursuivi
39:04parce que
39:04on nous a transmis des documents
39:07qui pointaient des malversations
39:08dans une entreprise
39:09et en fait on a une responsabilité
39:11on a un devoir
39:12c'est la vertu de l'article 40
39:14c'est que si
39:15on nous transmet
39:16des documents
39:16qui nous disent
39:17qu'il y a l'air d'y avoir
39:18des malversations
39:19dans une entreprise
39:19notre devoir
39:20et notre responsabilité
39:22c'est de le faire savoir
39:24et de le signaler
39:25à la justice
39:25donc en l'occurrence
39:27c'est de ça
39:27dont on est en train
39:28de parler ici
39:28et plutôt que de regarder
39:30et d'enquêter
39:30pour savoir s'il y a effectivement
39:32des malversations
39:32dans cette entreprise
39:33on s'en prend à Sébastien Delogu
39:34ça n'a aucun sens
39:36au contraire
39:38heureusement qu'il a fait ça
39:38vous dites quoi
39:39que la justice est politique ?
39:40ne me faites pas dire des choses
39:42qui après
39:43je vous dis que là
39:44précisément
39:45sur ce cas de figure là
39:46oui évidemment
39:47que je ne peux pas souligner
39:48ne pas ne pas souligner
39:50la coïncidence
39:51avec l'imminence
39:52de l'élection municipale
39:53et mon incompréhension
39:55sur le fait
39:56qu'on s'en prend
39:56à Sébastien Delogu
39:57alors qu'il a fait
39:58ce qu'il devait faire
39:59c'est à dire signaler la justice
40:01parce qu'on lui a transmis
40:01des documents
40:02après l'origine
40:03de ces documents
40:03nous ne savons rien
40:05cette comparution
40:06dans le tribunal
40:07pour vous
40:07c'est pour le mettre
40:08en difficulté
40:08pour les municipales
40:09c'est ce que vous dites
40:09le calendrier judiciaire
40:10enfin franchement
40:11c'est quand même
40:11pourquoi le faire maintenant
40:13pourquoi l'annoncer maintenant
40:15pour le faire après
40:15bon après
40:16je pense que les gens
40:18ils le savent très bien
40:18que Sébastien Delogu
40:21il n'a rien à se reprocher
40:22si ça me gêne
40:23quand c'est pour les autres
40:23politiques
40:25parce que je trouve
40:26que précisément
40:27les élus
40:28ils doivent respecter la loi
40:29et que tout ce qui est de nature
40:31a coupé un peu le lien
40:33entre la population
40:35et sa confiance en la justice
40:36me paraît problématique
40:37alors justement
40:38Emmanuel Bompard
40:39de Plutôt Plutôt
40:40pour terminer le procès
40:41justement Plutôt
40:42est-ce que vous êtes Plutôt
40:43Le Pen ou Bardella
40:44c'est un petit peu
40:45on a vu que les sondages
40:46cette semaine
40:47ce sondage notamment
40:48réalisé par notre partenaire
40:49elle a montré
40:49que les français
40:50les sympathisants
40:51semblait préférer
40:52Jordan Bardella
40:53si je vous pose cette question
40:54c'est parce que son procès
40:55en appel à Marine Le Pen
40:56a commencé cette semaine
40:56au moment où elle avait été condamnée
40:58Jean-Luc Mélenchon avait dit
40:59la décision de destituer un élu
41:01devrait revenir au peuple
41:02est-ce que vous préféreriez
41:03que Marine Le Pen
41:04puisse se présenter
41:05à la présidentielle ?
41:06Alors pour répondre
41:07à votre question
41:08ni l'un ni l'autre
41:08on les battra tous les deux
41:10voilà
41:10pour le reste
41:11moi j'ai dit
41:12après le procès
41:13en première instance
41:15de Marine Le Pen
41:16que je trouvais
41:17qu'une décision
41:18aussi importante
41:19que l'inéligibilité
41:20devait permettre
41:21que tous les voies de recours
41:22puissent être utilisées
41:25en l'occurrence
41:25c'est le cas
41:26puisqu'il y a un procès
41:27en appel
41:27et puisqu'il y aura
41:28manifestement
41:29si ça doit être le cas
41:30un procès en cassation
41:31avant l'élection présidentielle
41:32donc Mme Le Pen
41:33qui protestait
41:34contre l'exécution provisoire
41:36en l'occurrence
41:37d'un certain point de vue
41:37elle a été satisfaite
41:38puisqu'il y a son procès
41:39en appel
41:40donc maintenant
41:40on va pouvoir en parler
41:41au fond
41:41et le fond
41:42de ce qui est reproché
41:43à Mme Le Pen
41:43est extrêmement grave
41:44autre choix que je vous propose
41:47là aussi je pense déjà
41:48savoir ce que vous allez choisir
41:49je vous propose d'un côté
41:50Raphaël Glucksmann
41:51de l'autre
41:51Jean-Luc Mélenchon
41:53Raphaël Glucksmann
41:54qui a glissé
41:55à nos confrères du Figaro
41:56il y a quelques jours
41:57qu'à ses yeux
41:58je cite
41:58la seule candidature
41:59qui favoriserait l'ERN
42:00c'est celle de
42:01Jean-Luc Mélenchon
42:01car il est le seul
42:02à être sûr de perdre
42:03face à Marine Le Pen
42:04ou Jordan Bardella
42:05au second tour
42:05qu'est-ce que vous lui répondez ?
42:06C'est bien qu'il croit
42:07en son étoile
42:08mais le mieux
42:11c'est des faits
42:11pas des croyances
42:12en politique
42:13donc non
42:14comme je vous l'ai dit
42:15tout à l'heure
42:15on gagnera
42:17on battra l'extrême droite
42:18parce que dans ce pays
42:19il n'y a pas une majorité
42:21de la population
42:22qui veut donner le pouvoir
42:23à un parti aussi dangereux
42:26que l'extrême droite
42:27à un parti
42:28qui encore cette semaine
42:29je voyais
42:30M. Bardella
42:32dire que
42:33les volontés de Trump
42:35contre le Groenland
42:35il fallait en prendre acte
42:37je pense qu'il n'y a pas
42:38une majorité du peuple français
42:40qui veut donner le pouvoir
42:40Il a condamné
42:41le coup de force douanier
42:43d'hier soir
42:43C'est bien
42:45il se réveille
42:45mais moi je vous dis
42:46que si lui
42:47il était au pouvoir
42:47avec Trump
42:48franchement
42:49ça serait vraiment
42:49très dangereux
42:50Est-ce que vous croyez
42:50qu'il y a plus de 50%
42:52des Français
42:52qui veulent de la France insoumise
42:53et de Jean-Luc Mélenchon
42:54à l'Elysée ?
42:54Je pense que le programme
42:55que l'on défend
42:56peut réunir une majorité
42:58populaire
42:59parce que je pense
43:00qu'il y a une majorité
43:00pour augmenter le SMIC
43:01je pense qu'il y a une majorité
43:02pour passer à la 6ème République
43:04je pense qu'il y a une majorité
43:05pour avoir de la justice fiscale
43:06pour établir l'impôt de solidarité
43:07sur la fortune
43:08je pense que ce que j'ai dit
43:09tout à l'heure
43:09sur la position internationale
43:11il y a une majorité
43:12pour sortir de nos dépendances
43:13pour être indépendant
43:14pour être non aligné
43:15oui je pense qu'il y a
43:17une majorité pour ça
43:17après il faut faire
43:18notre travail de conviction
43:20et parfois notre travail
43:21de conviction
43:21il se heurte
43:22à des polémiques
43:23à des caricatures
43:24à des mensonges
43:26et moi ma volonté
43:27c'est dans l'élection présidentielle
43:28je suis sûr qu'on va y arriver
43:29qu'on sorte un peu de tout ça
43:30et qu'on regarde
43:31le fond des propositions
43:32et sur le fond des propositions
43:33toutes les propositions
43:34dont je vous ai parlé
43:34elles sont soutenues
43:35par plus de 50% de la population
43:37Merci beaucoup
43:38Manuel Bompard
43:38d'avoir été l'invité de BFM
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