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  • il y a 8 mois
Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés ce samedi 17 janvier à Copenhague au Danemark pour dénoncer les ambitions territoriales de Donald Trump, qui continue d'afficher son intention de s'emparer du Groenland. Le président américain a déclaré que la France, le Danemark, la Finlande, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Suède, l'Allemagne et la Norvège se verront appliqué des droits de douane de 10% à compter du 1er février. 

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Transcription
00:00Est-ce qu'il a changé ses calculs, Jean-Claude Beaujour ?
00:03Moi, j'ai le sentiment que ce n'est pas simplement un Donald Trump furieux,
00:07mais c'est un Donald Trump qui est piégé par sa propre méthode.
00:11Pourquoi ? Parce qu'à partir du moment où son argumentaire pour justifier la présence américaine,
00:17en tout cas les revendications sur le Goenland, sont des justificatifs sécuritaires,
00:24sans en avoir discuté avec ses partenaires européens,
00:27parce qu'à supposer qu'il y a effectivement des questions de sécurité,
00:30se protéger contre X ou Y, contre les Russes, contre les Chinois, etc.
00:33Oui, vous ne dites pas que c'est n'importe quoi, c'est possible.
00:37Classiquement, non, mais je ne suis pas en train de le dire précisément.
00:40Je dis qu'il y a des procédures pour cela, il y a des méthodes,
00:44on discute avec les Européens qui sont quand même les premiers concernés,
00:46alors qu'on remet en cause la présence danoise au Goenland, mais pour l'instant c'est ainsi.
00:51On discute, on engage, mais on ne commence pas par dire je veux,
00:54et si vous ne me donnez pas ce que je demande,
00:58voici les sanctions que je pourrais prendre et dire en conférence de presse
01:01qu'on peut envoyer la force, ben oui, en face on vous dit,
01:04ben puisque vous pouvez envoyer la force, voilà notre réponse.
01:07Donc je crois qu'il est piégé lui-même par sa propre méthode,
01:10et le risque pour lui c'est que, évidemment qu'il ne peut pas accepter de perdre,
01:14et qu'en tout cas c'est un homme de médias,
01:16il ne veut pas, il veut gagner la face.
01:20Pour autant il risque d'avoir la même difficulté que celle qu'il a eue face à Vladimir Poutine,
01:25c'est qu'il fera une marche arrière, ou bien il estimera qu'il y a peut-être d'autres solutions.
01:30Mais oui, il l'a pour le coup, les Européens ne pourront pas,
01:33ne peuvent pas accepter, très précisément,
01:36parce qu'après ce qui s'est passé au Venezuela,
01:38après ce qui s'est passé, ce qu'on a eu en Iran,
01:41et la demande d'intervention américaine, etc.,
01:43il est évident que les Européens veulent dire qu'il ne faut pas aller trop loin non plus.
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