00:00L'archive Sud Radio blagueuse ce matin parce qu'on va parler d'un acteur phare du cinéma français, fils d'agriculteur normand.
00:07Il admirait Fernandel et tenta comme lui de devenir artiste, à l'origine musicien d'ailleurs, puis chanteur de musicaux et d'opérettes.
00:13Il a connu le succès à la Libération avec une chanson devenue immortelle qui s'appelait Les Crayons.
00:18Il crée alors son personnage, cette espèce de paysan normand un peu naïf, un peu bonnet et surtout tellement humain.
00:24Puis viennent les chansons que tout le monde connaît, à bicyclette, la salade de fruits, un clair de lune à Maubeuge, c'était bien, la tendresse.
00:32Et puis surtout vient le cinéma.
00:34En 1956, la traversée de Paris lui vaut le prix d'interprétation à la Mostra de Venise.
00:38Dès lors, il accède à un statut de vedette au répertoire immense alternant les comédies et les drames jusqu'à sa disparition brutale, il faut le dire, en 1970.
00:47Un nombre incalculable de ces films deviennent alors des succès immédiats, pour ne pas dire des classiques.
00:54Bonne année, bonne santé, monsieur-dame, voilà le nouvel an, tout neuf, solide comme le pont neuf, il va réaliser tout ce dont vous pouvez rêver.
01:06Bonne année, bonne santé, monsieur-dame, si ces mots-là vous viennent du cœur, ils porteront bonheur.
01:14C'est pourquoi il faut toujours les dire avec un peu d'amour.
01:17Celui que vous entendez et qui est encore dans les temps pour vous souhaiter ses voeux en chantonnance début d'année 2026, c'est Bourville, incontournable du cinéma français.
01:26Il marquera jamais les écrans en formant un duo mythique avec Louis de Funès, après notamment le succès du Corneau.
01:31Et puis vient alors la grande vadrouille, deuxième comédie de Gérard Rory.
01:34Nous sommes sous l'occupation de Français que tout oppose, un bain en bâtiment, naïf et un chef d'orchestre, acariâtre et un but de lui-même,
01:42qui se retrouve contraint d'aider des aviateurs britanniques à rejoindre la zone libre, poursuivie par les Allemands.
01:47Bourville est de Funès, de Tempérament, de Rythme, de Génie.
01:51Et résultat, plus de 17 millions de téléspectateurs lors de sa première exploitation.
01:55Premier spectateur même, nous sommes au cinéma.
01:57Pendant plus de 30 ans, la grande vadouille restera le plus grand succès du box-office français, un record historique.
02:03Mais ce matin, ce n'est pas le film que je vais vous faire entendre, c'est une archive étonnante.
02:08En 1965, Bourville est en pleine tournée de promotion, certes un peu fatigué, cigare à la main, sans doute un verre pas très loin, plusieurs même verres pas très loin.
02:17Et lors d'une pause où il se fiche de l'auditoire, il se met à raconter une petite blague.
02:21Et si vous tendez bien l'oreille, vous entendrez Louis de Funès à ses côtés, hors champ, qui joue et qui surjoue un peu l'indigné.
02:27Dans cette histoire, il est question, vous allez l'entendre, d'une voiture, d'un père de famille et d'une absence de pantalon.
02:33Bourville, 1965, archives et surtout coulisses d'une journée de tournage un peu épuisante.
02:39Très carrément, parce que c'est une histoire qui n'est pas très...
02:42Enfin, je vous la raconte, vous en ferez ce que vous voulez.
02:45Peut-être qu'ils allaient faire des galaks, vous savez, ils se partaient avec une grosse voiture américaine,
02:48parce qu'il y avait tous les tambours, les trompettes, pour faire un balle, quoi.
02:52Alors, la grosse plaisanterie, une plaisanterie de salle de garde, d'ailleurs,
02:59quand ils voyaient une petite voiture, quoi, qui n'allait pas trop vite,
03:03et qui était, comment dirais-je, occupée par une famille, le père, la mère, puis les trois enfants,
03:10avec leur voiture américaine, ils passaient devant, ils ralentissaient.
03:14Ils ralentissaient, mais ils ralentissaient presque pas.
03:18Alors, l'autre, avec chaque deux choses, je disais, alors, quoi, avance, quoi,
03:23ou alors, laissez-moi passer, puis ça durait, ça durait.
03:27Alors, l'autre, la grande plaisanterie, un des musiciens se mettait à la lunette arrière.
03:34L'une à lunettes.
03:35Il a enlevé son pantalon.
03:40Il le collait à la lunette arrière, le bon père de famille, avec ses enfants,
03:43il avait ce spectacle, la première fois qu'il a fait.
03:47Voilà, le chocine ne fait pas rire.
03:51Et alors,
03:53ça ne lui a fait pas rire du tout.
03:54Il est carrément, oui.
03:56Et alors, le bon père de famille était avec ses enfants, qu'il avait bien élevé,
04:00devant ce spectacle, et il n'y pouvait rien.
04:02Et les autres, quand il sentait le froid venir,
04:10il filait avec sa voiture.
04:13Que c'est bon d'entendre le rire, de Bourville, l'hilarité également,
04:17et puis, la mauvaise soie de De Funès, à côté, c'était l'archive Sud Radio.
04:21Merci.
04:22Merci.
04:23Merci.
04:24Merci.
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