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00:00Générique
00:00Bienvenue dans le débat consacré à l'Iran.
00:06L'Iran soumis à une coupure de la quasi-totalité des communications, des télécommunications depuis 7 jours.
00:13Selon Iran Human Rights, au moins 3428 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement le 28 décembre et 10 000 arrêtés.
00:23Selon le ministre des Affaires étrangères iranien dans une interview sur Fox News, le calme règne, dit-il, dans le pays et les autorités ont le contrôle total de la situation.
00:33Donald Trump a temporisé son discours en affirmant avoir été informé que les tueries avaient pris fin, c'est ce qu'il a dit.
00:40Le président américain a aussi émis des doutes sur la capacité de Reza Pallavi, le prince héritier, à rassembler les soutiens nécessaires en Iran.
00:47L'Arabie saoudite, le Qatar et Oman ont œuvré pour dissuader le président américain d'attaquer l'Iran et mis en garde contre de graves répercussions pour la région.
00:57Les pays du Golfe poursuivent d'ailleurs Ă l'heure actuelle leurs conversations avec les Etats-Unis.
01:02L'Iran dément que le manifestant Erfan Soltani puisse être exécuté.
01:06S'il est reconnu coupable, il sera condamné à une peine de prison, a affirmé le chef de la diplomatie iranienne.
01:12On va revenir sur la situation en Iran et sur la répression du régime.
01:17Trump va-t-il finalement négocier avec Téhéran et si oui sur quoi ?
01:21Le président américain joue-t-il la montre ?
01:23Quelle est la position des pays du Golfe ? Quelle est la position d'Israël ?
01:26Quels sont les scénarios possibles et probables ?
01:29Etats-Unis, Iran, force ou diplomatie ?
01:31On va poser toutes ces questions à mes invités.
01:32Rina Bassi, c'est avec nous ce soir.
01:34Bonsoir.
01:35Rédactrice en chef, rédactrice pardon pour Almonitor et correspondante pour la radio israélienne, Cannes.
01:41Bienvenue en face de vous, Sorour KassmaĂŻ.
01:43KassmaĂŻ, je me prononce bien.
01:45Bonsoir, merci d'ĂŞtre lĂ .
01:46Écrivaine franco-iranienne, vous avez dirigé le recueil « Femmes, rêves, libertés, douze histoires inédites ».
01:53C'était publié chez Actes Sud.
01:55Vous êtes aussi traductrice et édictrice et directrice de la collection Horizon Persan aux éditions Actes Sud.
02:01Autrice encore de « Ennemis de Dieu », ça s'est publié chez Robert Laffont.
02:05Bienvenue Ă vous.
02:06Nous avons ce soir avec nous grand reporter au point Armin Arefi.
02:09Merci d'ĂŞtre lĂ .
02:10Vous avez préfacé un livre tout récemment, « Azadi, 1079 jours, otage en République islamique d'Iran ».
02:16C'est chez Robert Laffont.
02:18Et puis je vais citer votre livre précédent, « Un printemps à Téhéran ».
02:22Bienvenue Ă vous.
02:23Nous avons en direct de Beyrouth, Anthony Samrani.
02:26Bonsoir Ă vous.
02:26Merci d'ĂŞtre lĂ .
02:28Vous êtes co-rédacteur en chef du journal L'Orient, le jour.
02:35Avec ce livre « Vue du Liban », bien sûr.
02:37« La fin d'un pays, la fin d'un monde ».
02:38Ça, c'est votre dernier ouvrage, Anthony Samrani.
02:40Merci encore d'ĂŞtre lĂ .
02:42Sorur Kassmei, je vais commencer par vous.
02:44En Iran, la répression est féroce selon plusieurs ONG.
02:47On a plusieurs chiffres.
02:48Iran Human Rights qui parle de 3428 manifestants tués depuis le début du mouvement.
02:5410 000 arrestations.
02:56L'Iran est toujours soumise aujourd'hui à une coupure de l'ensemble, de la quasi-totalité des communications ?
03:02Bien sûr.
03:03Et c'est la question à poser au ministre iranien des Affaires étrangères.
03:07Si le calme règne, pourquoi ils n'ouvrent pas les canaux de communication ?
03:11De quoi ils ont peur ?
03:13Le problème, c'est que les gens sont encore de manière sporadique dans la rue.
03:18Nous avons des témoignages qui nous parviennent.
03:20Des exactions faites ces derniers jours.
03:22Par exemple, l'horreur totale à Rasht, où le bazar de Rasht a été incendié pour faire un guet-apens pour les manifestants qui étaient réunis en face de ce bazar.
03:37Or, ce bazar est un bazar circulaire très ancien.
03:41Donc, quand ils ont commencé à tirer sur les manifestants, les gens se sont réfugiés dans le bazar.
03:47Ils ont mis ensuite le feu Ă ce bazar.
03:50Les forces de l'ordre ont mis le feu Ă ce bazar.
03:53Et quand les gens ont couru dehors, ils leur ont tiré dessus.
03:58Donc, nous avons, comme ça, en compte-gouttes, de plus en plus d'informations sur les atrocités qui ont eu lieu ces derniers jours.
04:06Et le régime prétend, au fait, parce qu'il fait régner une chape de plomb sur la communication,
04:12prétend que le calme règne.
04:15Mais ce n'est pas encore le cas.
04:16Écoute, Derfan Soltani, on a beaucoup vu sa photo ces derniers jours.
04:19Il devait être condamné à la pendaison mercredi.
04:23Le ministre des Affaires étrangères iranien dit donc qu'il sera en fait condamné à une peine de prison.
04:27Vous avez des informations sur son cas en particulier ?
04:30Normalement, on avait entendu qu'hier matin, il devait ĂŞtre pendu.
04:35Après, Trump a dit non, il ne va pas être pendu.
04:38Apparemment, il y a eu un contact au niveau des États-Unis et du ministère des Affaires étrangères iranien.
04:46Donc, ça aussi, vous voyez, s'ils peuvent lancer un ultimatum à ce régime pour faire arrêter les arrestations,
04:54pour libérer les gens qui ont été arrêtés juste pour avoir manifesté, etc.,
05:00ils peuvent leur faire de la pression.
05:03Nous attendons vraiment des actes concrets de la part aussi bien de l'Occident.
05:08Je ne parle pas de bombardements.
05:09Les bombardements ne vont pas faire tomber ce régime.
05:13Mais bon, on nous y revient.
05:14Mais des moyens de faire pression.
05:16C'est une situation d'urgence.
05:20Il faut absolument que la communauté internationale comprenne que la population iranienne est en danger.
05:27Donc, c'est une situation d'urgence.
05:29Il faut des actes concrets.
05:31Sans intervention militaire, vous dites.
05:32Mais on va y revenir.
05:33On va écouter un membre de la famille, justement, du manifestant Erfan Soltani.
05:38Les dernières nouvelles que j'ai eues, c'était qu'hier, la condamnation à mort d'Erfan devait être prononcée.
05:47Ses parents étaient en route en direction de la prison de Rezerazor, mais sa condamnation n'a pas eu lieu.
05:53On demande à la communauté internationale de mettre la pression maximale sur l'Iran.
05:58Et à Trump d'aider à rétablir Internet en Iran pour que la voix des Iraniens soit entendue.
06:04Beaucoup de jeunes en prison sont torturés.
06:06Erfan est toujours emprisonné.
06:08Et moi, je ne me tairai pas.
06:10Je serai sa voix.
06:12Jusqu'Ă ce qu'il soit libre.
06:14Erfan doit être libéré.
06:16Erfan n'est qu'un manifestant et il ne doit pas être emprisonné pour cela.
06:21Il doit être libéré.
06:22Armin Aréfi, alors pour l'instant, est-ce que finalement cette exécution est reportée ?
06:28Est-ce qu'il va être condamné à la prison à vie et non pas à la pendaison ?
06:33On n'en sait rien pour l'instant, mais il est un peu devenu le symbole, disons, de cette répression depuis quelques jours.
06:39Alors il faut déjà dire que c'est le département d'État qui, le premier en langue persane, sur son site Twitter,
06:47a mis en avant cette exécution prévue au départ pour mercredi matin.
06:51Et que, effectivement, comme vous l'avez dit, Erfan Soltani est devenu le symbole de la répression,
06:56mais également le symbole de la politique de Trump qui fonctionnerait.
07:01Parce que, suite aux nombreuses discussions qu'il y a eu entre les États-Unis depuis ce week-end
07:06et plusieurs responsables de la République islamique,
07:10principalement entre Steve Whitcoff, l'envoyé spécial du président américain,
07:12et Abbas Arachid, le ministre iranien des Affaires étrangères,
07:15il s'avère que, pour l'instant en tout cas, sa peine n'a pas été exécutée.
07:20Et que ce matin, ce jeudi matin, le pouvoir judiciaire revient mĂŞme sur ses propos
07:25et affirme qu'il n'a jamais été condamné à mort.
07:28Ce qui n'est complètement contradictoire avec ce qui a été annoncé à sa famille.
07:32Les autorités iraniennes ont annoncé à la famille d'Erfan Soltani qu'il serait exécuté mercredi matin.
07:37Donc c'est la preuve que...
07:38C'est sous pression de l'administration Trump ?
07:41Certainement que les menaces imminentes de frappe ont joué un rôle,
07:45et on sait très bien avec les autorités de la République islamique
07:48que les pressions qui plus est venant de la plus grande puissance militaire au monde portent leurs fruits.
07:54Maintenant, ce n'est pas parce qu'Erfan Soltani n'a pas été exécuté hier que la répression s'achève.
08:00On a encore des témoignages de répression qui se poursuivent,
08:02mĂŞme s'il faut dire qu'avec les bribes d'informations que l'on peut recevoir,
08:06il y a moins de rassemblements de protestataires aujourd'hui,
08:11tout bonnement parce qu'on a dans de nombreuses villes des coups de couvre-feu militaires
08:15avec une présence extrêmement importante.
08:17Et par ailleurs, il ne faut pas oublier que depuis notamment une semaine,
08:20ça fait pendant une semaine que des dizaines de milliers d'Iraniens sont sortis,
08:24descendus en masse dans la rue,
08:25on a eu, il faut dire les choses, un massacre avec au moins 3 428 morts,
08:32comme le dit l'ONG Human Rights, mais probablement bien plus.
08:35Hier, je discutais avec un médecin en Iran qui lui, en tout cas,
08:40confirmait les chiffres donnés par la chaîne d'opposition iranienne à l'étranger Iran International,
08:44faisant état d'au moins 12 000 morts.
08:46Et on sait, par le passé, que ce soit au moment des exécutions en prison,
08:53à la fin des années de la guerre Iran-Irak en 1988,
08:56ou même lors du mouvement de contestation contre la vie chère,
08:58devenu mouvement anti-républicain islamique en 2019,
09:02que le régime est capable, en une semaine, d'exécuter, en tout cas de tuer dans la rue,
09:07plusieurs milliers de personnes.
09:08A l'époque, c'était 1 500, aujourd'hui, c'est au moins 12 000 personnes.
09:12Répression totalement inédite.
09:13Rina Bassis, pour revenir, justement, sur Donald Trump,
09:16qui, en fait, dit qu'il a été informé, ça, il l'a dit pendant la nuit,
09:20qu'il n'y avait pas de projet d'exécution.
09:22Donc, il y a une pression de l'administration Trump sur les autorités iraniennes
09:27pour, justement, qu'il n'y ait pas ce type d'exécution.
09:31Et, inversement, il ne parle plus vraiment d'intervention militaire.
09:35Le discours a changé.
09:37Oui, le discours a changé.
09:38Maintenant, il ne faut pas écarter la possibilité qu'il y aura,
09:42à un certain moment, il y aura une frappe, parce qu'on a bien vu dans le passé,
09:46il y a les discours, il y a peut-ĂŞtre aussi, on ne sait pas,
09:49peut-être une volonté aussi de cacher quelque chose qui est en train de se préparer.
09:53Donc, il ne faut exclure aucune possibilité.
09:58Mais il faut aussi dire que la question est non seulement ce qui se passe en Iran,
10:02mais aussi la question de ce qui se passe Ă Washington,
10:05parce qu'on sait très bien que dans l'administration américaine, il y a deux voies.
10:10Il y a la voie, plutôt, du secrétaire d'État, Mark Rubio, qui pousse vers l'attaque.
10:15Il y a la voie du vice-président J.D. Vance et avec les autres leaders du mouvement,
10:21MAGA, qui sont contre cette intervention.
10:24Parce que, de toute façon, ils ne veulent pas que les États-Unis jouent ce rôle de policiers du monde.
10:33Il faut que l'Amérique s'occupe seulement de l'Amérique.
10:37Et donc, le président américain a ça d'un côté,
10:40et de l'autre côté aussi, bien sûr,
10:43la pression côté pays du Golfe, l'Arabie Saoudite, les Qatar.
10:48Oui, on va y en venir, selon la réaction au pays du Golfe.
10:51Anthony Samrani, quelles sont les réactions au Liban, justement, sur une intervention ou pas ?
10:55On a appris hier que le Hezbollah ne riposterait pas s'il y avait une intervention américaine.
11:02Déjà , je pense que le Liban suit les événements de très près,
11:05parce que c'est l'un des pays les plus concernés par ce qui se passe en Iran.
11:09Vous le savez à quel point le lien est organique entre le Hezbollah et la République islamique,
11:14et on imagine à quel point une éventuelle chute du régime,
11:17ou même un affaiblissement du régime,
11:19une transformation de sa politique, aurait des effets au Liban.
11:23Donc, au Liban, les avis sont bien sûr très partagés,
11:27c'est-Ă -dire que les opposants au Hezbollah,
11:30qui sont de plus en plus nombreux au sein du pays,
11:33sont plutôt favorables à une intervention américaine,
11:36même lorsqu'ils sont plutôt opposés à ce que l'on appelle
11:39l'axe américano-israélien dans la région.
11:42Et au contraire, le Hezbollah et le camp du Hezbollah
11:45la craint et la dénonce comme une intervention impérialiste,
11:49et comme une nouvelle imposition par la force d'un changement,
11:54comme ça a pu être le cas par le passé en Irak.
11:57Entre les Etats-Unis et l'Iran, est-ce la force ou la diplomatie ?
11:59C'est vraiment la question qu'on se pose ce soir.
12:01Le chef de la diplomatie iranienne a donné une interview à Fox.
12:05On va l'écouter.
12:05Entre la guerre et la diplomatie, la diplomatie est la meilleure solution,
12:13même si nous n'avons aucune expérience positive de la part des Etats-Unis.
12:17Mais la diplomatie reste bien meilleure que la guerre.
12:20Cependant, c'est au président américain de décider.
12:23Sourour KassmeĂŻ, qu'est-ce qu'il veut dire ?
12:27Est-ce que, finalement, les autorités iraniennes veulent une désescalade aujourd'hui ?
12:31Écoutez, peut-être qu'ils ont le dos au mur et ils essayent de faire baisser la tension,
12:38mais les autorités iraniennes ont toujours menti sur tout ce qui se passait en Iran.
12:43Ils n'ont jamais donné accès à ce qu'une délégation internationale
12:48qui vient voir sur place ce qui s'est passé.
12:51Il paraît qu'il y a encore des conteneurs aujourd'hui
12:53qui sont arrivés à la mort de Carizac,
12:57où on a vu les images de cadavres allongés par terre
12:59comme une sorte d'exhibition théâtrale.
13:05Là , il paraît qu'il y a de nouveaux conteneurs,
13:08plein de cadavres qui sont arrivés.
13:10On n'a mĂŞme pas eu le temps encore de les identifier, de les enterrer.
13:14Alors, M. Ararchi parle de diplomatie.
13:17La diplomatie, c'est d'abord le respect de la communauté internationale.
13:22Donc, ils ne sont pas sincères, bien sûr,
13:25mais ce que l'Occident peut leur répondre, c'est ouvrir la possibilité,
13:30donnez-nous la possibilité de venir, d'envoyer des délégations
13:33pour observer ce qui s'est passé,
13:38de réunir les témoignages, d'avoir les chiffres, etc.
13:42Vous voyez plus transparent, c'est ça que vous...
13:44Mais ils ne vont jamais le faire.
13:45Ils ne vont jamais le faire parce que, par ailleurs,
13:47on sait qu'il y a eu un massacre, un bain de sang.
13:50Armin Aréfi, il y a un double discours.
13:52En fait, peut-être que le ministre des Affaires étrangères
13:54tente la désescalade, alors que le ministre de la Justice,
13:57lui, est toujours dans un discours beaucoup plus dur.
14:00On sait un peu ça, ce qui se passe ?
14:01Le ministre iran des Affaires étrangères parle avant tout,
14:03comme le montrait l'interview sur Fox News, Ă Donald Trump,
14:07pour lui dire, circuler à Rénavoir, tout va bien.
14:09Et d'ailleurs, l'Iran ne souhaite pas l'escalade.
14:11Il ne faut pas oublier, justement, que c'est les menaces
14:14de frappe américaine qui poussent aujourd'hui l'Iran
14:18à bouger d'un iota sur la question des exécutions
14:24et peut-être de la répression, même si, encore une fois,
14:26on a des témoignages sur le fait qu'elle se poursuit.
14:29Mais le but, clairement, aujourd'hui, d'Abbas Arachy
14:32est de repousser, de convaincre Trump qu'il a eu raison,
14:36en tout cas pour l'heure, de ne pas frapper l'Iran.
14:39Et pour ce qui est de la scène intérieure, bien évidemment,
14:42que il n'a, en tout cas, ce n'est pas déjà lui qui va en parler.
14:48Et de deux, il y a le ministre de la Justice
14:50qui, lui, a un discours vers l'intérieur.
14:52Mais clairement, il est évident que la République islamique
14:55ne reculera pas sur la répression,
14:58comme l'a d'ailleurs signalé et ordonné
15:01le guide suprĂŞme, l'Ayatollah Khamenei,
15:03le véritable chef de l'État iranien,
15:05encore vendredi dernier.
15:06Et que le but, aujourd'hui, comme lors des précédentes crises,
15:09est de dissuader les Américains de frapper,
15:11calmer le jeu au niveau régional,
15:13avec l'aide des pays du Golfe.
15:16Et de l'autre côté, de pousser les Iraniens
15:18Ă rentrer chez eux.
15:19Et encore une fois, vu le bain de sang
15:21qui a eu lieu et qui a encore lieu en Iran,
15:25il n'est pas étonnant qu'un certain nombre d'Iraniens
15:28soient rentrés chez eux.
15:29Sauf que le problème reste entier.
15:32La détestation du régime par une majorité de la population existe.
15:36Et surtout, et c'est ça le plus grave pour le régime,
15:38il n'a aucune recette pour subvenir aux besoins de sa population.
15:42Et c'est là , au départ, c'est parce qu'ils avaient faim
15:45que les Iraniens sont descendus dans la rue.
15:47Et aujourd'hui, le régime n'est pas en mesure
15:49d'apporter ne serait-ce qu'un petit peu de devise étrangère
15:53pour remplir les ventres.
15:55Et c'est ça le cruel dilemme auquel est confronté,
15:58je ne sais pas, le dilemme auquel est confronté le régime.
16:01Et tout porte Ă croire que mĂŞme s'ils arrivaient cette fois-ci
16:04à étouffer la révolte,
16:05elles s'y reprennent,
16:07en dépit de la leçon, entre guillemets,
16:09qu'ont voulu infliger les autorités iraniennes aux manifestants.
16:12Je peux juste ajouter qu'au sein du régime islamique,
16:16il y a toujours le partage des rĂ´les.
16:18C'est-Ă -dire le guide dit,
16:20allez-y, nous allons combattre les Etats-Unis, etc.
16:24Le ministre de la Justice, soi-disant, dit,
16:29nous allons, voilĂ , il y aura la peine de mort,
16:33nous allons arrĂŞter les malfaiteurs, etc.
16:35Et le ministre des Affaires étrangères
16:37prĂ´ne une sorte d'ouverture.
16:39Mais il y a toujours double ou triple langage au sein.
16:43Il faut avoir une lecture très claire de ça.
16:47L'Arabie Saoudite, on le disait, les pays du Golfe,
16:49le Qatar, l'Omane, qui œuvrent, eux,
16:50pour dissuader, justement, Donald Trump d'attaquer l'Iran.
16:54On va écouter le porte-parole du ministère
16:57des Affaires étrangères du Qatar.
16:58C'était mardi. On va l'écouter.
17:04Nous sommes, bien sûr, en pourparlers avec toutes les parties,
17:07notamment nos voisins et nos partenaires dans la région,
17:10afin de trouver une solution diplomatique.
17:13Le Qatar, donc les pays du Golfe, on le disait,
17:16Rina Bassiste, eux, ne souhaitent pas,
17:18ils ont mis en garde, d'ailleurs, le président américain
17:20contre une éventuelle intervention militaire.
17:22Le Qatar a fait état du départ d'une partie du personnel
17:25de la base américaine d'Al-Houdé,
17:27de la plus importante au Moyen-Orient.
17:29Qu'est-ce qu'ils redoutent, finalement, les pays du Golfe ?
17:33Il y a plusieurs niveaux, je pense.
17:35D'abord, le plus évident, c'est que Qatar était frappé
17:37dans la dernière guerre entre les Iraniens, Israël et les États-Unis.
17:42Donc ils redoutent une nouvelle représaille.
17:43Bien sûr, ils ne veulent pas être impliqués à nouveau,
17:47justement, dans un tel scénario.
17:49Si vraiment le président américain décide à frapper,
17:53il y aura une riposte iranienne, c'est assez clair.
17:56Donc déjà , sur un plan extrêmement concrète,
18:00ils ne veulent pas, ils ne veulent pas ce genre d'action.
18:03Mais après, il y a aussi d'autres niveaux.
18:05Bien sûr, les pays du Golfe veulent garder la stabilité de la région
18:09pour les cours de pétrole, pour leurs économies
18:11et aussi pour la société civile.
18:14Parce que qui dit que ce qui se passe en Iran
18:16ne va pas se reproduire dans d'autres pays
18:19qui, peut-être, ne prennent pas la démocratie
18:21comme une valeur suprĂŞme.
18:23Donc là , vous voyez, ils n'ont aucun intérêt,
18:25justement, que les choses se dérapent
18:28d'une certaine façon.
18:30Pour eux, le scénario qui est le mieux,
18:32c'est qu'on arrive Ă stopper la violence,
18:36on calme les esprits
18:38et qu'il n'y aura pas une frappe militaire.
18:40Et qu'il n'y aura pas de changement,
18:41Anthony Samarani, vous ĂŞtes d'accord ?
18:42Ils sont pourtant aux aguets, ces pays du Golfe.
18:44Enfin, on les a un peu entendus.
18:47Surtout le Qatar.
18:49Le Qatar redoute, effectivement, une représailles iranienne
18:53si jamais Donald Trump venait intervenir militairement.
18:55Écoutez, toute l'ironie de la situation,
19:00et en particulier de ces dernières 24 heures,
19:02c'est que finalement,
19:03Hamad Ben Salman et, dans une moindre mesure,
19:07Benjamin Netanyahou,
19:08ont pour l'instant sauvé la peau de Khamenei.
19:12Alors que c'était tout de même un homme
19:14qui, il y a quelques années,
19:15comparait le guide suprĂŞme Ă Hitler et Netanyahou,
19:18dont le rĂŞve est depuis plus de 30 ans
19:20d'abattre le régime.
19:22Oui, les pays du Golfe craignent
19:24d'être le théâtre d'une escalade.
19:27Je suis d'accord.
19:28Ils craignent aussi les conséquences en l'interne.
19:30Et de façon générale,
19:32ils se satisferaient très largement
19:35d'une solution qui consisterait en un accord
19:38où le régime serait affaibli,
19:40où il n'aurait plus ses capacités de projection,
19:42ses capacités d'aider et d'interférer
19:45dans les différents pays arabes
19:47via son programme de missiles balistiques
19:49et via ses milices.
19:51Mais ils n'ont aucun problème
19:53Ă ce qu'ils gardent la main,
19:56y compris, et encore plus,
19:57si c'est une main de fer,
19:59sur sa population.
20:01Ah oui, donc en fait,
20:02Ă aucun moment,
20:03ils jouaient pour une intervention militaire américaine,
20:07d'après ce que vous dites, Anthony Samrani.
20:11Je pense qu'ils sont très partagés.
20:13C'est-Ă -dire qu'au fond du fond,
20:15si on leur demande,
20:16je crois que personne ne regretterait le régime iranien.
20:20Mais ils ont des calculs qui sont plus terre-Ă -terre,
20:24de peur, de crainte,
20:26de se dire,
20:27aujourd'hui,
20:28une escalade peut bloquer le détroit d'Hormuz,
20:32peut faire exploser les prix du pétrole.
20:35Ce n'est pas une bonne chose pour eux dans leur calcul.
20:38C'est-Ă -dire qu'ils sont dans une situation
20:41un peu hypocrite,
20:42dans le sens oĂą
20:43ils ne seraient pas contre
20:45une chute du régime iranien,
20:47mais ils ne sont pas prĂŞts
20:48Ă payer le prix de cette chute.
20:50Yamin Netanyahou, alors,
20:52parce que lui, il a un plan,
20:53déjà à tout près,
20:53bien ficelé,
20:54d'intervention militaire en Iran,
20:57Rina Bassiste.
20:58LĂ , tout d'un coup,
20:59il est avec les pays du vol,
21:00pour se dire,
21:01il faudrait mieux utiliser d'autres outils.
21:03Alors, pourquoi ?
21:03Oui et non, c'est assez étonnant
21:06que, voilĂ ,
21:07ce reportage ce soir de New York Times
21:09qui dit qu'il y avait
21:10Oui, c'est ça,
21:10le Times of Israel.
21:11Justement,
21:11un coup de fil hier
21:13entre M. Netanyahou
21:15et le président américain
21:16où le Premier ministre israélien
21:18a demandé que,
21:19pour l'instant,
21:19on ne fera pas.
21:20Ça ne veut dire pas
21:21qu'il a demandé
21:21qu'il n'y aura pas de frappe.
21:23A priori,
21:24si on croit Ă ce reportage,
21:26il a demandé
21:26que, pour l'instant,
21:27il n'y aura pas.
21:28Est-ce qu'il s'agit justement
21:29qu'Israël n'est pas assez préparé ?
21:31Est-ce qu'il estime
21:32que les dégâts en Israël
21:34de la dernière fois
21:35étaient trop importants
21:38pour infliger ça
21:39une deuxième fois
21:39Ă la population ?
21:40Je ne sais pas encore.
21:41On attend de savoir,
21:42justement,
21:42d'avoir plus de détails.
21:44Vous avez été surprise,
21:45comme moi, d'ailleurs,
21:46de voir ça dans la presse.
21:47Absolument,
21:48parce que ça fait maintenant
21:49plusieurs jours
21:49que l'armée israélienne
21:51dit qu'on est prĂŞt,
21:53non seulement sur le niveau défensif,
21:55mais on est prĂŞt aussi
21:56sur le niveau offensif.
21:58C'est un message
21:58extrĂŞmement clair Ă l'Iran.
22:01si vous frappez,
22:02non seulement on va arrĂŞter
22:03cette frappe,
22:04mais on va aussi riposter.
22:07Ça, c'était assez clair
22:08et je crois que ça,
22:09ce n'était pas des paroles en l'air
22:10parce que,
22:11comme on avait dĂ©jĂ
22:12la guerre de 12 jours,
22:14si les autres frappaient avant,
22:16on a bien vu
22:17qu'Israël ne va pas rester silencieux
22:20s'il y aura une frappe iranienne.
22:22Maintenant,
22:23c'est possible aussi
22:23qu'il y ait une estimation
22:25israélienne
22:26que si M. Trump
22:29vraiment décide
22:30sur une action
22:31extrêmement limitée,
22:33peut-ĂŞtre les Iraniens
22:34vont se contenter,
22:36entre guillemets,
22:38à frapper des cibles américaines.
22:40Et lĂ ,
22:40Israël se dit,
22:41OK,
22:42nous,
22:42on va rester à côté,
22:43on ne va pas intervenir,
22:44justement,
22:45s'il y a une frappe
22:46sur,
22:47par exemple,
22:48les bases américaines
22:50au Qatar ou ailleurs.
22:51d'une façon aussi
22:52de se retirer
22:53un petit peu
22:54du champ,
22:55si je comprends bien,
22:56sur ça,
22:57Kasmany,
22:57vous le vouliez...
22:58Oui,
22:58je veux dire que
22:59tout ça démontre
23:00que le curseur
23:01n'est pas sur le peuple iranien,
23:03sur ce Ă quoi il aspire,
23:06sur son combat
23:07pour sa liberté,
23:09c'est-Ă -dire que
23:10ce peuple,
23:11aujourd'hui,
23:12il est réprimé
23:14par ce régime,
23:16il y a eu un bain de sang,
23:17il y a eu des massacres,
23:18on ne connaît pas encore
23:19l'ampleur,
23:21mais les nouvelles
23:22que nous recevons
23:23sont vraiment effrayantes
23:24et donc,
23:27juste limiter
23:28l'histoire
23:29aux frappes
23:30ou non-frappes
23:32et rentrons chez nous,
23:33tout va bien,
23:34madame la marquise,
23:35c'est ça le problème.
23:36Alors que
23:36nous avons,
23:38nous formulons
23:39des demandes concrètes,
23:41nous sommes en état
23:41d'urgence en Iran.
23:43Il faut venir
23:44Ă l'aide
23:44de cette population,
23:46ce n'est pas les frappes
23:47qui vont résoudre le problème,
23:48c'est justement
23:48que les occidentaux
23:50que l'ONU,
23:51que toutes ces instances
23:52qui sont en état
23:54de,
23:54comme disait l'autre jour,
23:56d'autres outils
23:56alors que l'intervention militaire.
23:58On apprend Ă l'instant,
23:59pardonnez-moi,
23:59je vous interromps,
23:59que la Maison-Blanche assure
24:01Ă l'instant
24:01que l'Iran
24:02a suspendu
24:03800 exécutions
24:04qui avaient été prévues
24:05mercredi.
24:06ça c'est le porte-parole
24:07de la Maison-Blanche
24:08donc ça a l'air
24:09de...
24:09Oui mais ça prouve
24:10aussi qu'on peut...
24:11C'est ce que dit
24:11la Maison-Blanche.
24:11Il faut le prendre
24:12avec des pincettes
24:13mais ça peut prouver
24:14aussi qu'il y a
24:15des moyens
24:15de pression
24:16sur ce régime.
24:18Oui,
24:19malheureusement,
24:21jamais,
24:22chaque pays
24:23agit selon
24:24ses propres intérêts
24:24et quand on entend
24:25par exemple
24:26le discours
24:27du Premier ministre
24:28Benyamin Netanyahou
24:28de soutien aux manifestants,
24:30on sait très bien
24:31que c'est pour des calculs
24:31politiques,
24:33personnels
24:33et intérieurs.
24:34Preuve en est justement
24:35cet article
24:36mais d'ailleurs
24:36c'est pas une surprise.
24:38Ceux qui pensaient
24:39durant la guerre
24:39des 12 jours
24:40que le but d'Israël
24:41était de renverser
24:43la République islamique
24:44se trompaient.
24:45Quand on parle justement
24:46avec des responsables
24:47israéliens
24:47militaires
24:48ou diplomatiques
24:49ils nous disent
24:49que les buts d'Israël
24:50étaient cantonnés
24:51Ă deux aspects
24:53le programme nucléaire
24:54qui a été retardé
24:56et le programme
24:57balistique
24:57qui a été
24:59entamé.
25:01Pas plus de choses
25:01et pourquoi ?
25:02Vous voulez pas éliminer
25:03Khalil Khamenei
25:04tout de mĂŞme
25:04les Israéliens
25:05contrairement d'ailleurs
25:05Ă Donald Trump
25:06me semble-t-il ?
25:07Pourquoi ne l'ont-ils pas fait
25:08dans ce cas-lĂ ?
25:08Je ne sais pas.
25:09Alors qu'ils ont réussi
25:12quand mĂŞme
25:12à décapiter
25:13jusque dans leur chambre
25:14plusieurs chefs
25:16des gardiens
25:16de la révolution
25:17et mĂŞme l'ensemble
25:18de l'état-major
25:18ils auraient épargné
25:20Khamenei.
25:21En tout cas
25:21effectivement
25:22comme vous le dites
25:22quand on écoute
25:23Donald Trump
25:24Donald Trump affirme
25:24justement que c'est lui
25:25qui leur a sauvé la mise.
25:26En tout cas
25:26ce que je veux dire par lĂ
25:27c'est qu'aujourd'hui
25:28que ce soit Ă Washington
25:33chancellerie européenne
25:35il y a quand mĂŞme
25:36un certain réalisme.
25:38Il n'y a pas
25:39au sein
25:40de la population
25:41qui manifeste
25:42déjà d'armes
25:43et donc de quoi
25:44renverser un régime
25:46qui détient
25:46l'apanage
25:47de l'appareil
25:48répressif
25:49et des armes.
25:50La seule solution
25:51quand on se fie
25:53à l'histoire récente
25:54pour renverser un régime
25:55avec des résultats
25:56d'ailleurs assez hasardeux
25:56comme en Irak
25:57et en Libye
25:57ce sont des troupes armées
25:59qu'elles soient américaines
26:00israéliennes
26:01c'est pas possible
26:02ou alors
26:03Disons qu'il y a
26:04des conséquences
26:05qui souvent dépassent
26:06le simple
26:06changement de régime.
26:07Oui mais ce que je veux dire
26:08par lĂ c'est que
26:09en Syrie
26:10Bachar el-Assad est tombé
26:11il y a eu tout un tas
26:11de facteurs régionaux
26:13des soutiens de pays
26:14comme la Turquie
26:15et le Qatar
26:16Ă HTS
26:17la coalition qui est
26:17devenue aujourd'hui
26:18le gouvernement syrien
26:19de l'Armède al-Chavé.
26:19C'est un exemple d'ailleurs
26:20Mais
26:21il y avait des rebelles
26:23djihadistes
26:24islamistes
26:24qui avaient des armes.
26:25Aujourd'hui malheureusement
26:26en dépit
26:27de certains groupes
26:28kurdes
26:30assez limités
26:31Ă l'ouest
26:31et Balouch au sud-est
26:32il n'y a pas
26:33d'opposition armée.
26:35Les chancelleries occidentales
26:35le savent très bien
26:36et savent que
26:37des frappes aériennes
26:38pourraient envoyer
26:39un message
26:39c'était surtout ça
26:40je pense le but
26:41de Donald Trump
26:41peut-ĂŞtre dans les frappes
26:42qui finiront par intervenir
26:44mais envoyer un message
26:45au régime
26:46mais certainement pas
26:48le faire renverser
26:48Ă moins que
26:49Ă moins que
26:49et lĂ on revient
26:50Ă ce que vous disiez
26:51il décide
26:52d'éliminer
26:53l'Ayatollah Khamenei
26:54et aujourd'hui
26:55en tout cas
26:55les plus grands experts
26:57qui suivent
26:59le dossier iranien
27:00s'accordent sur le fait
27:01qu'il n'est pas possible
27:02de réaliser un changement
27:03de régime
27:03la possibilité
27:04en revanche
27:05c'est de pousser
27:05des éléments
27:06au sein
27:07du régime iranien
27:08à lâcher
27:09l'Ayatollah Khamenei
27:11qui par son jusqu'au boutisme
27:12est en train de mettre
27:12l'ensemble du régime iranien
27:14de la république islamique
27:15dans une situation
27:16inextricable.
27:17Anthony Samrani
27:18je voulais vous faire intervenir
27:19lĂ -dessus
27:19est-ce que finalement
27:20il y a une bonne solution
27:21un bon scénario
27:22pour l'Iran
27:22ce soir ?
27:25Malheureusement non
27:26en tout cas
27:26pas pour les Iraniens
27:27et c'est quelque chose
27:28qu'on a connu
27:29Ă de nombreuses reprises
27:30dans la région
27:31par le passé
27:32que ce soit en Irak
27:33en Syrie
27:33etc
27:34et effectivement
27:34je suis d'accord
27:35avec ce qui vient d'ĂŞtre dit
27:36c'est que face
27:37à un régime
27:38qui repose
27:39sur un appareil répressif
27:40tant que cet appareil répressif
27:43reste cohérent
27:44reste uni
27:45en l'absence
27:47d'intervention extérieure
27:48les manifestants
27:50quel que soit leur nombre
27:51ne réussiront pas
27:52Ă le faire tomber
27:53donc on est aujourd'hui
27:56dans une situation
27:57où trois scénarios
27:58se dégagent
27:59et les trois sont inquiétants
28:00pour la population iranienne
28:02le premier
28:03c'est que
28:04Trump recule
28:05et qu'on arrive
28:06Ă un deal
28:06assez bancal
28:07avec le régime
28:08un deal
28:09comme ça a été dit
28:10aussi sur le plateau
28:11qui ne sera certainement
28:12pas respecté
28:13par le régime iranien
28:14puisque le régime iranien
28:15n'a jamais respecté
28:16le moindre accord
28:17Ă part l'accord
28:18nucléaire
28:20signé
28:20avec les 5 plus 1
28:22la deuxième possibilité
28:24ce sont des frappes symboliques
28:26peut-ĂŞtre que
28:26Donald Trump
28:27d'autant plus
28:28s'il est comparé
28:29Ă Barack Obama
28:30et sa reculade
28:31en 2013
28:31va se sentir obligé
28:33tout de mĂŞme
28:34de procéder à des frappes
28:36et le fera
28:36mais de façon
28:38Ă ce qu'il n'y ait pas
28:40une escalade
28:40dans la région
28:42les iraniens
28:43riposteront
28:43probablement
28:44également symboliquement
28:45et on en restera lĂ
28:47jusqu'Ă un accord
28:49et un troisième scénario
28:50oĂą on part sur
28:51des frappes plus lourdes
28:52avec une volonté
28:53vraiment de décapiter
28:54le régime
28:55donc éliminer
28:56Ali Khamenei
28:58éliminer probablement
28:59son fils aussi
29:00qui est perçu aujourd'hui
29:01comme son successeur
29:02détruire le programme
29:04balistique iranien
29:05mais dans les trois scénarios
29:07j'ai le sentiment
29:08et du point de vue américain
29:09et du point de vue
29:10des puissances régionales
29:12l'objectif Ă terme
29:13n'est pas le changement
29:14de régime
29:15mais
29:15la signature
29:17d'un accord
29:18qui le ferait
29:19capituler
29:20sur plusieurs points
29:20essentiels
29:21Ă savoir
29:22le nucléaire
29:23le balistique
29:24et
29:25le soutien
29:28aux différentes
29:28milices
29:29dans la région
29:29et
29:30le salut
29:32du peuple iranien
29:32ou le sort
29:33du peuple iranien
29:34malheureusement
29:35ne sera probablement
29:36pas dans l'équation
29:37si on s'en tient
29:38à ces scénarios
29:39Vous ĂŞtes d'accord
29:40un mot peut-ĂŞtre
29:41sur Reza Pallavi
29:41parce que le prince héritier
29:43a vu Steve Whitkoff
29:44l'émissaire américain
29:46qui ne l'a pas soutenu
29:47auprès de Donald Trump
29:48donc est-ce que ça n'a pas
29:49ajouté finalement
29:50Ă ce dilemme de Trump
29:52optant plutĂ´t
29:53pour une non-intervention
29:55militaire
29:55parce que finalement
29:56il n'y a pas
29:57de représentant
29:58véritable de l'opposition
29:59qui pourrait avoir
30:00un soutien
30:01en Iran
30:02en tout cas
30:02c'est ainsi
30:03qu'il l'a interprété
30:04puisque cette rencontre
30:04il n'a même pas rencontré
30:05je n'aurais pas voulu
30:06ĂŞtre Ă la place
30:07de Reza Pallavi ce soir
30:09parce que Trump
30:10souffle chaud et le froid
30:12il dit oui
30:12c'est un gars sympa
30:13mais je ne sais pas
30:14s'il a vraiment
30:15les épaules
30:17pour endosser ce rĂ´le
30:19le problème
30:21c'est qu'il évite
30:22donc qu'une partie
30:23de la population
30:24qui manifeste
30:25dans les rues de Téhéran
30:26plébiscite Reza Pallavi
30:28mais ils ne représentent
30:29pas toutes les sensibilités
30:31toutes les mouvances
30:32nous avons les prisons
30:33ça aurait été peut-être
30:34plus simple en fait
30:35s'il y avait eu
30:36quelqu'un qui pouvait
30:37fédérer
30:37cette opposition iranienne
30:39il faut une coalition
30:40avec toutes les mouvances
30:42toutes les sensibilités
30:43sinon personne ne peut
30:45fédérer toute cette population
30:46qui est très
30:47divers
30:48et variée
30:50mais l'opposition iranienne
30:51a toujours été
30:51extrêmement divisée
30:52c'est quand mĂŞme
30:53moi je trouve
30:53la révélation
30:55de cette révolte
30:57dans le sens
30:58oĂą on a eu quand mĂŞme
30:58un grand nombre
30:59de slogans
31:00scandés dans les manifestations
31:01non plus
31:02uniquement contre
31:03le guide suprĂŞme
31:04mais en faveur de quelqu'un
31:04Reza Pallavi
31:05c'est un peu la première fois
31:06que son nom est cité
31:08par les manifestants
31:09et quand on discutait
31:09avec les manifestants
31:10il nous disait
31:11que
31:11c'est pas forcément
31:14la personne
31:14Reza Pallavi
31:15mais ce qu'il représente
31:16la modernité
31:17l'iranité
31:18pas l'idéologie
31:19la nostalgie
31:20et la nostalgie
31:21sans oublier bien sûr
31:22tous les errements
31:24de son père
31:24notamment par rapport
31:25Ă son aspect dictatorial
31:26maintenant
31:26il y a aussi une question
31:27on se pose la question
31:28aussi de sa responsabilité
31:29on a un prince héritier
31:31Reza Pallavi
31:31qui appelle
31:32mercredi dernier
31:33la population
31:34Ă descendre dans la rue
31:35un grand nombre
31:35des dizaines de milliers
31:36d'Iraniens
31:37sont descendus dans la rue
31:38et ils se sont fait massacrer
31:39et donc la question c'est
31:41soit il avait
31:42et il a
31:43des personnes
31:44des liens
31:44au sein du régime
31:46et des forces de sécurité
31:46pour assurer
31:49ses arrières
31:50et ceux
31:51de la population
31:51soit
31:52il leur a demandé
31:53d'aller au Caspi
31:54au Caspi
31:55pardon
31:55Ă l'aveugle
31:56et lĂ
31:56il porte quand mĂŞme
31:57une responsabilité importante
31:58bien sûr
31:59la responsabilité principale
32:00incombe au régime
32:01mais c'est une question
32:03est-ce qu'il a aujourd'hui
32:04des gens au sein du régime
32:05prêts à lâcher Khamenei
32:06pour aller vers lui
32:07pour l'instant on ne le voit pas
32:08il n'a pas l'avis
32:09en tout cas
32:10effectivement
32:10ne représente pas
32:11toute cette Iran
32:12toute cette opposition
32:13qui aurait peut-être aidé
32:14Donald Trump
32:15à prendre une décision
32:15plus radicale
32:16d'intervention
32:17pour le régime change
32:19effectivement
32:19et c'est intéressant
32:20parce que c'est quelqu'un
32:21qui était en Israël
32:22il y a deux ans
32:23qui a été reçu
32:24par le Premier ministre
32:25Benjamin Netanyahou
32:26donc les Israéliens
32:27ils ont des relations
32:28assez étroites
32:29avec lui
32:30et lui-mĂŞme
32:30est communiqué
32:32dans une vidéo
32:33qu'il a publiée
32:34il n'y a pas longtemps
32:35il a justement
32:36présenté sa vision
32:40pour l'Iran
32:41l'Iran du lendemain
32:42et l'Iran du lendemain
32:43aura des bonnes relations
32:45avec l'État hebraïque
32:47et donc lĂ
32:48on va bien
32:49en tout cas
32:50côté israélien
32:51il n'y aura aucune objection
32:52que ce sera
32:53voilĂ
32:55que ce sera lui
32:55qui va mener la balle
32:57et maintenant
32:58j'aimerais quand mĂŞme
32:58dire un petit
32:59pourquoi est-ce qu'il ne le soutient
33:00pas Arina Bassiste
33:01mais je crois
33:02que c'est assez clair
33:03parce que
33:03on regarde peut-ĂŞtre
33:05l'exemple de la Syrie
33:07où il est très enchanté
33:09justement
33:09de monsieur Chara
33:12et il va
33:13en lui
33:13justement
33:14la bonne personne
33:15pour diriger la Syrie
33:16vers son avenir
33:19parce qu'il voit
33:20quelqu'un
33:21qui est charismatique
33:22qui est fort
33:23et qui peut rassembler
33:25des soutiens
33:26aussi militaires
33:27qui a une certaine force
33:28derrière lui
33:29une force
33:30non seulement politique
33:30mais aussi militaire
33:31Rézabalaoui
33:33il n'a pas ça
33:33il n'a pas le charisme
33:35il n'a pas la force
33:36il n'a pas
33:37les soutiens militaires
33:38il n'a pas de soutien politique
33:40et donc
33:41une personne comme ça
33:42ce n'est pas la personne
33:43qui tout de suite
33:44attire justement
33:46l'attention
33:46du président Trump
33:48comme celui
33:49qui peut incarner
33:50l'Iran
33:51le lendemain
33:51Anthony Samarani
33:52ça fait partie
33:53peut-ĂŞtre
33:53de ce dilemme
33:54de Trump
33:55justement
33:55qu'il ne soutienne pas
33:59Rézabalaoui
33:59parce qu'il pense
34:00il dit effectivement
34:02qu'il est sympathique
34:03mais pas plus
34:04ça m'embête
34:07de dire ça
34:08mais j'ai envie
34:08de donner raison
34:09au président américain
34:11c'est-Ă -dire qu'aujourd'hui
34:12quel que soit
34:13ce qu'on pense
34:13du personnage
34:14on a une figure
34:15externe
34:16qui n'a pas été
34:17dans le pays
34:17depuis longtemps
34:18qui ne l'unifie pas
34:20mais surtout
34:20qui n'a pas
34:22la possibilité
34:23de changer directement
34:24la donne
34:24sur le terrain
34:25via des forces
34:27qui seraient Ă la fois
34:28structurées
34:29et armées
34:29donc Rézabalaoui
34:31pourrait ĂŞtre
34:32à un moment donné
34:33rentré
34:34dans l'équation
34:35si jamais
34:36il y avait
34:37des grandes négociations
34:38internationales
34:39autour de l'avenir
34:41de l'Iran
34:42si le régime
34:43était amené
34:44Ă tomber
34:44mais Ă mon avis
34:46aujourd'hui
34:47il n'y est pas du tout
34:47aujourd'hui
34:48la seule équation
34:49se joue
34:50en interne
34:51à l'intérieur du régime
34:52Ă savoir
34:52est-ce que
34:53certains cadres
34:54du mouvement
34:55est-ce que
34:55certains
34:56hauts dignitaires
34:57sont dĂ©jĂ
34:58en train
34:59de préparer
35:00la pré-Khamenei
35:01et sont prĂŞts
35:03Ă soit
35:04le sacrifier
35:05soit sacrifier
35:06une partie
35:06de ce qui étaient
35:07les fondamentaux
35:08les piliers
35:09de la république islamique
35:11dans le but
35:12de préserver le régime
35:13un peu comme cela
35:14a été fait
35:15au Venezuela
35:15on apprend Ă l'instant
35:17toujours du côté
35:17de la Maison-Blanche
35:18que Trump
35:19garde toutes les options
35:20possibles
35:21toutes les options
35:21sur la table
35:22en ce qui concerne
35:24l'Iran
35:25me semble-t-il
35:26j'espère que je ne dis pas
35:27une bĂŞtise
35:28parce qu'il y a
35:28le dossier iranien
35:29et le dossier du Groenland
35:30tout ça
35:30qui nous parvient
35:32de la Maison-Blanche
35:34donc il regarde
35:35attentivement
35:35cette situation en Iran
35:36donc tous les scénarios
35:38sont encore
35:38sur la table
35:39on va faire un petit tour
35:41sur la France
35:41tout de mĂŞme
35:41puisqu'Emmanuel Macron
35:42a réagi ce matin
35:43lors de ses voeux
35:44aux ambassadeurs
35:45on va écouter
35:46le président français
35:46face à la révolution
35:50en cours
35:51en Iran
35:52aux attaques odieuses
35:55contre leurs propres citoyens
35:56décidées par le régime
35:58la France
35:58a appelé
36:00Ă la cessation
36:01de ces attaques terribles
36:04au respect
36:05de la population civile
36:06mais aussi
36:08Ă ne pas escalader
36:09dans la région
36:10et c'est pourquoi
36:11nous avons renforcé
36:12notre posture
36:13nous avons décidé
36:15de la protection
36:15évidemment
36:16de nos ressortissants
36:17et de nos militaires
36:18mais nous avons décidé
36:19aussi d'être aux côtés
36:20de tous nos partenaires
36:21pour contribuer
36:23à la stabilité
36:24et la sécurité
36:25de toute la région
36:26dans ce contexte
36:27c'était les voeux
36:27aux forces armées
36:28ce matin
36:28et non pas aux ambassadeurs
36:29qu'il y avait eu
36:30il y a quelques jours
36:31un mot justement
36:31sur ce qu'il a dit
36:32sur Urkaz Mahila
36:33il prĂ´ne tout de mĂŞme
36:34la prudence
36:35la stabilité
36:35le président français
36:36vous voyez de nouveau
36:37c'est là le coeur du problème
36:39c'est Ă dire
36:40c'est pas l'état d'urgence
36:41dans lequel se trouve
36:43la population iranienne
36:44c'est stabilité
36:46les demandes
36:48des pays du Golfe Persique
36:50le souhait d'Israël
36:51etc.
36:52alors que nous
36:53nous sommes en état d'urgence
36:54et donc il faut venir
36:55si
36:56ce qui me
36:57vraiment profondément
36:58me révolte
36:59c'est qu'on est tous pendus
37:01aux lèvres de Trump
37:03c'est Ă dire
37:04tout l'Occident
37:05il n'y a plus de G7
37:07il n'y a plus d'ONU
37:08il n'y a plus
37:08l'Europe
37:10tout le monde
37:11attend de savoir
37:12si Trump
37:12décide
37:13de faire un pas
37:15ou pas
37:15c'est ça
37:16le coeur du problème
37:17alors que vous pensez
37:18les autres
37:18que les autres
37:18de l'institution
37:19pourraient peser
37:20beaucoup plus lourd
37:21sur le destin
37:22des Iraniens
37:22s'ils prennent acte
37:23de ce qui est en train
37:24d'arriver
37:25Ă la nation iranienne
37:27ils doivent entrer
37:28sinon après
37:29ça va être comme
37:30Ă chaque fois
37:30qu'il y a un génocide
37:31quelque part
37:32on va dire
37:32on ne savait pas
37:33on n'était pas au courant
37:34on est arrivé trop tard
37:35après il y a une négociation
37:36je vais vous faire agir
37:38tous les deux
37:38en ce moment
37:39entre la France
37:40et l'Iran
37:41sur la libération
37:42puisqu'ils sont toujours bloqués
37:43Ă l'ambassade de France
37:44à Téhéran
37:45Cécile Collère
37:45et Jacques Paris
37:46contre une iranienne
37:47donc Madhye F. Sandiari
37:50dont le procès
37:51s'est ouvert
37:51qui est accusé
37:52d'apologie du terrorisme
37:54et peut-ĂŞtre
37:55que comme on est
37:55que la France
37:56se trouve dans une position
37:57de négociation
37:58c'est compliqué pour elle
37:59d'afficher
38:01un soutien
38:02en tout cas
38:03de condamner le régime
38:04beaucoup plus que cela
38:05parce que l'on sait
38:05les négociations sont terminées
38:06en fait il n'y a plus qu'Ă
38:07il n'y a plus qu'Ă
38:08attendre la décision
38:08de justice indépendante
38:09de la France
38:10pour qu'ensuite
38:12donc il y aura bien
38:12l'échange entre eux
38:13cette iranienne
38:14en tout cas
38:15la question des otages
38:16pèse forcément
38:17sur la réaction française
38:19mais mĂŞme au-delĂ
38:20de la question des otages
38:21souvenons-nous
38:21au moment du mouvement
38:23Femme et Liberté
38:23beaucoup de manifestants
38:25en Iran
38:25et de réfugiés
38:27exilés en France
38:28disaient qu'ils appelaient
38:29la France
38:30Ă un geste fort
38:31diplomatique fort
38:32comme le rappel
38:33des ambassadeurs européens
38:35comme le placement
38:36des gardes de la Révolution
38:37sur la liste
38:38des organisations terroristes
38:39de l'Union Européenne
38:40et ce que nous disaient
38:41à l'époque
38:41en off
38:42les diplomates
38:43c'est que
38:43on ne peut pas
38:45se permettre
38:45de se couper
38:46du pouvoir
38:48iranien
38:49qui reste
38:49qu'on le veuille
38:50ou non
38:51qu'on l'aime ou pas
38:52le pouvoir en Iran
38:52et c'est vrai
38:53qu'aujourd'hui
38:53les messages
38:54que l'on peut entendre
38:56dans les chancelleries occidentales
38:57toujours en Iran
38:58c'est que
38:58le massacre est terrible
39:00il faut essayer
39:01d'aider les Iraniens
39:02mais le régime
39:02ne va pas tomber
39:03donc qu'est-ce qu'on fait
39:04est-ce qu'on va faire
39:04comme en Syrie
39:05en 2012
39:06un an après le début
39:07des massacres
39:08de la Révolution
39:08et fermer l'ambassade
39:10rentrer en France
39:11et ne plus peser
39:12sur l'avenir de ce pays
39:13visiblement non
39:14d'autant que
39:15il faut aussi le rappeler
39:16je ne suis pas en train
39:16de le justifier
39:17mais la France
39:18aujourd'hui
39:18a des liens
39:19de plus en plus
39:20en tout cas
39:21renoués
39:21repris langue
39:22Ă la faveur
39:22des négociations
39:23sur le retour des otages
39:25avec les autorités iraniennes
39:27avec lesquelles
39:28ils discutent
39:28sur tout un tas
39:29de questions régionales
39:31sur la question du nucléaire
39:32sur la question du balistique
39:33et de l'influence iranienne
39:35et que
39:36je pense que
39:37les services français
39:38ne veulent pas
39:38certainement
39:39pas tout
39:40risquer de tout perdre
39:42et de couper ces liens
39:43alors que
39:44le régime
39:45va rester
39:46alors justement
39:47je repose la mĂŞme question
39:48la seule que j'ai posée
39:48Ă Anthony Samarani
39:49il y a un instant
39:50Ă Rina aussi
39:51Ă Rina Bassiste
39:51quelle est la bonne solution
39:53pour l'Iran
39:53quel est le bon scénario
39:55pour l'Iran
39:55bon c'est sûrement pas
39:56le scénario
39:57que la France avance
39:59parce que lĂ
40:00justement
40:00je suis d'accord
40:01avec cette analyse
40:02que la France
40:02ne veut pas couper
40:04le dialogue
40:04avec les régimes
40:05donc on fait rien
40:06en fait on attend
40:07on va peut-ĂŞtre
40:07mettre quelques petites sanctions
40:09sur quelques personnes
40:11dans une dizaine de jours
40:13dans deux semaines
40:14on va regarder
40:14avec tous les Européens
40:16et on ne va pas désigner
40:17les gardiens
40:18de la Révolution
40:19parce que ce serait ça
40:20sanctionner
40:20les gardiens de la Révolution
40:21c'est pas tous les pays européens
40:22qui prennent cette position
40:25c'est vraiment
40:25une position française
40:26donc lĂ
40:27on est dans un scénario
40:29oĂą l'Europe
40:30est complètement bloquée
40:32au lieu de prendre
40:33des mesures
40:34beaucoup plus fortes
40:35comme c'était dit
40:36tout Ă l'heure
40:37pour pousser
40:38le régime
40:39parce que si le régime
40:40ne va pas tomber
40:41si c'est ça
40:42c'est ce que tout le monde pense
40:44en ce cas
40:44il faut lutter
40:45qu'il y aura des changements
40:47au sein de cet régime
40:48et lĂ
40:48on ne voit pas du tout
40:49le monde occidental
40:50en train de pousser
40:52les Iraniens
40:53dans cette direction
40:54c'est quoi le bon scénario
40:56pour l'Iran
40:57et les Iraniens
40:58ce ne serait pas un scénario
41:00à la Vénézuélienne
41:01ce n'est pas ce que souhaite
41:02le peuple iranien
41:03le peuple iranien
41:04veut en finir
41:05avec ce régime
41:06enlever Khamenei
41:08mettre Pézezchkian
41:09Ă la place
41:10ou Rouhani
41:10ou d'autres rumeurs
41:13qu'on entend
41:13bien sûr
41:14mais face à la répression
41:16si c'est que de l'intérieur
41:18est-ce que ça peut
41:19véritablement venir
41:20que de l'intérieur
41:20je pense que l'Occident
41:22doit d'abord prendre acte
41:24de ce crime
41:25contre l'humanité
41:26qu'on peut absolument
41:27qualifier ces atrocités
41:29de crime
41:29contre l'humanité
41:30et donc
41:31d'entrer
41:32dans un état
41:34d'urgence
41:35et de décider
41:37de démarches
41:38vraiment fonctionnelles
41:40par rapport
41:40c'est-Ă -dire
41:41appuyer
41:43pour qu'on rouvre
41:44les communications
41:45pour qu'il y ait
41:46internet de nouveau
41:47pour qu'on puisse voir
41:48l'étendue
41:49de l'horreur
41:50et puis surtout
41:51qu'il y ait
41:52des délégations
41:53étrangères
41:54qui arrivent
41:54pour pouvoir
41:56témoigner
41:57de ce qui s'est passé
41:58tout cela
41:59s'il y a une vraie
42:00pression occidentale
42:02des pays européens
42:03etc
42:03et que si les pays
42:05européens
42:05peuvent entraîner
42:06avec eux
42:07dans cette démarche
42:07les Etats-Unis
42:08ça ferait reculer
42:10le régime
42:11pour au moins
42:12qu'on puisse voir
42:13Ă cet Ă©tat-lĂ
42:14Ă ce moment-lĂ
42:16arrĂŞter
42:16la tuerie
42:18Anthony Samarani
42:19juste un mot
42:19de conclusion
42:20en 30 secondes
42:21tout peut basculer
42:24en 30 secondes
42:25il y a l'un
42:25oui
42:27l'histoire n'est pas terminée
42:29ce régime est condamné
42:31toute la question
42:32est de savoir
42:32dans combien de temps
42:33il va mourir
42:34et quel sera le prix
42:35Ă payer pour sa mort
42:36merci beaucoup
42:37d'avoir été avec nous
42:37en direct de Bérout
42:39c'était court
42:40merci d'avoir été
42:41très synthétique
42:42pour cette fin d'émission
42:43merci beaucoup
42:44d'avoir été avec nous
42:46Rina Bassiste
42:47merci Ă vous Sorour CasmaĂŻ
42:48merci Armin Arefi
42:49et merci Ă vous tous
42:50de nous avoir suivis
42:51pour retrouver l'émission
42:52sur les réseaux sociaux
42:54restez avec nous
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