- il y a 9 mois
Mercredi 14 janvier 2026, retrouvez Alexandre Baradez (Chef analyste, IG), Michel Prouteau (Partner, Pareto Asset Management), Sophie Chauvellier (Gérante allocation d'actifs, Dorval AM) et Anthony Morlet-Lavidalie (Économiste, pôle Macroéconomie-Conjoncture, Rexecode et membre de BSI Economics) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:00Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bismarck for Change,
00:11pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box,
00:17vous nous retrouvez dans la foulée, en rattrapage, en replay sur Bismarck.fr
00:21ou encore en podcast sur l'ensemble de vos plateformes préférées.
00:24Au sommaire de cette édition ce soir,
00:26la microéconomie prend la relève de l'actualité de marché
00:30avec le début de cette saison de publication de résultats aux Etats-Unis.
00:34Quelques résultats pour l'instant qui sont publiés,
00:36mais la montée en charge va se faire progressivement au cours des prochains jours et des prochaines semaines.
00:41On est focalisé encore sur les résultats du secteur bancaire et du secteur financier au sens large.
00:46Pauline Grattel vous apportera les détails des publications des grandes banques américaines dans un instant.
00:52Sur le côté macroéconomique, le chiffre du jour, c'est 1,2 trillion de dollars.
00:57C'est le montant record de l'excédent commercial chinois sur l'ensemble de l'année 2025.
01:03Avec cette question, est-ce que cet excédent commercial est structurel ?
01:07Question que nous poserons à nos invités de Planète Marché dans un instant.
01:11Le rythme des marchés est encore plus ou moins positif aujourd'hui.
01:15Hormis aux Etats-Unis, on a vu que l'Asie continuait de bien se porter
01:18avec toujours ce Takashi Trade qui bat son plein.
01:22Et nous évoquerons à nouveau le sujet et l'histoire japonaise
01:25qui se développe en ce moment avec nos invités.
01:28Et puis nous changerons de géographie dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse
01:31pour nous focaliser sur les marchés nordiques,
01:35des marchés d'une richesse et d'une profondeur incroyables.
01:37Nous en parlerons avec les spécialistes de Pareto Asset Management.
01:41L'un des partenaires de Pareto AM sera avec nous en visio dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse.
01:48Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
01:59nous retrouvons Pauline Grattel qui nous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
02:02Bonsoir Pauline.
02:03Avec des indices actions qui ont plutôt tendance à marquer le pas aujourd'hui en Europe.
02:07Oui, côté européen, ils avaient pourtant ouvert sur des records pour le FTSE,
02:11l'IBEX et le CAC 40 qui a flirté avec les 8400 points
02:15avant de finalement revenir à l'équilibre en seconde partie de séance.
02:19Avant cela, les marchés asiatiques avaient également atteint des records,
02:22notamment le Nikkei, toujours soutenu par la perspective d'élections anticipées au Japon.
02:27Côté américain, les marchés actions ont ouvert dans le rouge
02:30pour le deuxième jour consécutif, plombé notamment par les résultats des banques.
02:35Bon, à commencer par Bank of America qui publiait pour le quatrième trimestre comme les autres
02:40et donc l'ensemble de l'année 2025.
02:42Oui, la banque fait état d'un bénéfice supérieur aux attentes.
02:45Les activités de trading ont profité d'un regain d'engagement des clients au quatrième trimestre.
02:50Bank of America signe une année 2025 positive avec un titre en hausse de 25% surperformant.
02:58Ainsi, le S&P 500, les perspectives de 2026 sont optimistes.
03:03Malgré tout, les investisseurs sanctionnent cette publication.
03:06Le titre cède 4%.
03:07La publication de Wells Fargo était également au programme.
03:10Oui, Wells Fargo fait état de son côté de bénéfices en hausse au quatrième trimestre
03:14mais inférieur aux attentes.
03:15Le revenu net sur la période s'établit à 5,4 milliards de dollars en hausse par rapport à il y a un an.
03:22Ces résultats sont le point d'orgue d'une belle année pour Wells Fargo
03:24pour qui les régulateurs avaient levé en juin une pénalité liée au scandale des faux comptes.
03:30Sur un an, le titre progresse de 30% mais aujourd'hui, il ouvre en repli de 5%.
03:35Bon, et puis Citigroup affiche un repli un peu plus mesuré de son cours de bourse.
03:40Enfin, une baisse de l'ordre de 1% après la publication là aussi des résultats de la banque.
03:44Oui, et malgré une progression de l'action de 50% sur l'année tout de même,
03:48pour le quatrième trimestre, Citigroup fait état d'un bénéfice net de près de 4 milliards de dollars
03:53et des revenus ajustés de plus de 20 milliards.
03:56La CEO, Jane Fraser, salue une année solide des revenus records
04:00et un effet de levier opérationnel positif pour les cinq divisions de la banque.
04:04Tous les directeurs financiers des grandes banques américaines s'expriment par ailleurs
04:08sur la volonté de Donald Trump de limiter le taux des crédits.
04:12Oui, à l'image de la mise en garde du directeur financier de J.P. Morgan hier,
04:16c'est aujourd'hui au tour de ses homologues de Bank of America et Wells Fargo de s'exprimer.
04:21Le directeur financier de Wells Fargo parle d'un impact négatif important
04:25sur l'accès au crédit pour un large éventail de personnes.
04:29Celui de Bank of America se déclare favorable aux mesures de l'administration sur l'accessibilité financière.
04:35Et puis deux indicateurs macro qui étaient au programme aux Etats-Unis également,
04:38les ventes au détail et l'indice des prix à la production pour le mois de novembre.
04:42Les ventes au détail sont supérieures aux attentes en novembre en hausse de 0,6% sur un mois.
04:47Dans leur version cœur, hors alimentation et énergie, elles progressent de 0,5%.
04:52Concernant les prix à la production industrielle, ils sont en hausse de 0,2% sur un mois et de 3% sur un an.
04:58Quels sont les mouvements qu'on peut observer sur les grands marchés macro ?
05:01Pauline, à commencer par les marchés obligataires.
05:03Les rendements se détendent un petit peu aujourd'hui avec un 10 ans américain autour de 4,15%.
05:08A noter que le rendement britannique à 10 ans est au plus bas depuis un an, autour de 4,35%.
05:14Le dollar est stable avec un euro dollar autour de 1,1650.
05:18Les métaux poursuivent leur envolée.
05:19L'or est au plus haut, autour de 4 650 dollars l'once.
05:23Et l'argent bondit encore de 6%, également au plus haut, au-delà de 90 dollars.
05:28Quels sont les rendez-vous programmés demain à l'agenda des marchés ?
05:31Les investisseurs prennent en connaissance demain des résultats de TSMC.
05:34Dans la suite des grandes banques américaines, on attend Goldman Sachs, Morgan Stanley et BlackRock.
05:40Côté macro, en zone euro, les investisseurs regarderont la production industrielle et la balance commerciale de novembre.
05:46En France, on attend la seconde lecture de l'inflation du mois de décembre.
05:50Tendance, mon ami.
05:50Chaque soir, en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
06:04Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
06:10Sophie Chauvelier est avec nous, gérante allocataire chez Dorval Asset Management.
06:13Bonsoir Sophie.
06:15Bonsoir Grégoire.
06:15Alexandre Baradez nous accompagne, chef analyste chez IG.
06:18Bonsoir Alexandre.
06:19Bonsoir.
06:19Et Anthony Morlet, la vie d'Allier est également à nos côtés, économiste chez Rexecode et membre du think tank BSI Economics.
06:25Bonsoir Anthony.
06:26Bonsoir Grégoire.
06:26Merci d'être avec nous.
06:28La question à l'économiste, Anthony, que vous êtes, avec 1,2 trillion de dollars d'excédent commercial sur l'ensemble de l'année 2025,
06:36la Chine bat un nouveau record, si je puis dire.
06:40Ça ne vous étonnera pas.
06:41Vous nous alertez depuis un moment sur cette machine à exporter chinoise qui tourne à plein régime.
06:47Et cette stratégie même de prédation commerciale peut être poursuivie par la Chine aujourd'hui.
06:53C'est-à-dire qu'il faut s'habituer à ce genre d'excédent commercial chinois pour quelque temps encore.
07:00Il y a quelque chose de structurel dans cette balance commerciale chinoise ?
07:04Alors très clairement, j'aime beaucoup regarder la balance commerciale chinoise, non pas global ambiant en incluant l'énergie,
07:09puisque c'est un importateur net d'énergie assez massif.
07:11Mais quand on regarde uniquement les biens manufacturés, c'est 2 000 milliards d'excédents.
07:15Donc là, ça change encore, ça déforme.
07:17Change encore dimension.
07:18On est encore dans un autre monde.
07:19Tout à fait. Et là, il n'y a aucun parallèle qu'on peut faire historique.
07:23Même le Japon, dans les années les plus vertueuses, n'avait jamais réussi en proportion du PIB mondial à dégager un excédent pareil.
07:28Donc c'est une forme de situation inédite.
07:31Évidemment, on se pose la question de savoir si les droits de douane auraient pu ralentir la Chine.
07:35Mais ce qu'on aurait pu voir avec un petit peu plus quand même de finesse,
07:38c'est que depuis 2018, la Chine se prépare à une montée des tarifs douaniers de la part des Américains.
07:43Donc ça fait un moment que la plasticité de son commerce international se déploie et donc la réorientation par des pays tiers était quand même très bien anticipée.
07:51Donc on voit que la machine fonctionne parfaitement du côté chinois.
07:54Et puis pourquoi c'est structurel ?
07:55Parce qu'on voit bien qu'en Chine, il y a deux paramètres.
07:58Premièrement, c'est un yuan qui est quand même très bien maîtrisé par la banque centrale
08:01et qui fait qu'on a notamment un euro qui s'est monstrueusement apprécié vis-à-vis de la monnaie chinoise.
08:07Un dollar qui désormais regagne un petit peu de terrain, mais quand même reste, pour le dire autrement, un yuan massivement sous-évalué.
08:12Et des prix à l'exportation, parce qu'on a des prix à la production extrêmement faibles.
08:17Et là, ça tient aussi aux gains de productivité en Chine.
08:19Ils font de tels gains de productivité dans l'industrie manufacturière qu'ils peuvent le redonner aux consommateurs ou aux clients finales.
08:25Donc on est dans une situation où on ne voit pas de rééquilibrage spontané de cette situation-là.
08:31Bon, mais est-ce que ce n'est pas quand même un caillou dans la chaussure même de la Chine en tant que telle ?
08:38Je voyais des officiels chinois qui réagissent en accusant effectivement la politique tarifaire de Donald Trump
08:44qui pousse à cette réallocation, cette réorientation des flux commerciaux.
08:48Parce que la Chine a bien conscience de toutes les critiques qui peuvent lui être faites
08:52et notamment les critiques en provenance d'Europe, par exemple,
08:54qui se retrouvent un univers ou un terrain d'exportation encore plus évident
08:59quand le marché américain s'est fermé pour la Chine, en partie.
09:03Alors elle joue très bien le côté diplomatique, effectivement, parce qu'il faut pouvoir faire accepter la situation telle qu'elle
09:08en disant qu'on promet toujours de faire des efforts qui n'arrivent jamais.
09:11Mais désormais, on est rentré dans une autre phase où comme c'est le plus gros producteur mondial,
09:15c'est un tiers de la production manufacturière, 2030-2035 sera 50% probablement,
09:20elle a des moyens de rétorsion.
09:21C'est-à-dire qu'aujourd'hui, elle ne discute plus pareil.
09:22Elle ne nous dit plus simplement, est-ce qu'on peut trouver un compromis ?
09:25Mais si vous mettez des barrières douanières, il y aura des restrictions sur mes exportations.
09:29Sauf que nous, on a besoin des entrants chinois maintenant, mais les États-Unis aussi.
09:32Donc on rentre dans une autre phase qui est, c'est là où on rentre en forme de guerre économique
09:36et qu'on avait assez peu vu venir.
09:38En tout cas, les interdépendances, désormais, sont beaucoup plus favorables à la Chine qu'à l'Europe.
09:42On a encore des atouts, il ne s'agit pas de nous dévaloriser.
09:44Mais très clairement, la balance penche plutôt en faveur de la Chine.
09:47Et cette autonomie de la production nationale, c'est une stratégie de long terme,
09:50ce n'est pas pour rien qui privilégie le producteur au consommateur,
09:53c'est qu'ils ont une volonté de monter en gamme très forte
09:55et d'assumer les déséquilibres, mais parce que derrière, ça leur donne un pouvoir de négociation
09:59qui est juste unique au monde.
10:00Et donc on oublie l'idée d'une Chine qui pivoterait vers plus de consommation domestique,
10:05ça reste quand même un objectif pour la Chine.
10:08Alors oui, mais je pense qu'il est reculé pour la simple et bonne raison
10:09qu'ils veulent devenir leaders sur les technologies stratégiques
10:13et l'IA en fait partie.
10:14Et tant qu'ils n'ont pas atteint ce stade où ils sont vraiment leaders mondial,
10:18ça passe par le soutien aux producteurs absolus dans tous les cas,
10:21ils ne lâcheront pas.
10:21Donc moi, je ne crois pas à un rééquilibrage tant qu'ils ne sont pas absolument leaders
10:25sur toutes ces technologies à la frontière technologique.
10:27Ce n'est pas encore le moment qu'ils vont privilégier pour...
10:29Parce que j'imagine que s'ils voulaient vraiment mettre ce pivot en place,
10:33ils pourraient au moins tenter de le faire de manière un peu plus significative.
10:36Ils en ont les moyens.
10:37Ils en ont les moyens, comme vous dites.
10:38Mais ce n'est pas encore le moment stratégique pertinent pour eux ?
10:42Je ne pense absolument pas.
10:43Ils ont besoin d'une autonomie quasi absolue.
10:45Ils ont des objectifs géopolitiques, on le voit avec Taïwan.
10:47Donc je ne crois pas que dans cette situation,
10:49ça soit propice à rééquilibrer en faveur du consommateur.
10:52Mais c'est focalisation sur le producteur pour être, encore une fois,
10:55avoir la main géopolitique.
10:56Puisqu'on voit bien que l'affrontement Etats-Unis-Chine,
10:58ça sera le combat des prochaines décennies, très clairement.
11:01Bon, partant de ce chiffre d'excédents commerciaux chinois
11:04et de la stratégie chinoise, dont on discute régulièrement.
11:07Qu'est-ce que ça vous inspire, Sophie ?
11:09Et comment ça se traduit aussi en pensée de marché, si je puis dire ?
11:13Alors, oui, effectivement, je partage complètement ce point de vue.
11:18Bon, en pensée de marché, évidemment,
11:20on ne joue pas la reprise de la demande interne en Chine.
11:23C'est une pensée simple.
11:27Arrêtons-nous là-dessus.
11:28C'est-à-dire que tous les grands groupes européens mondialisés
11:32qui ont bénéficié du marché chinois
11:34comme d'un Eldorado pendant des années,
11:38voire un cycle entier,
11:40cette histoire-là, elle n'est pas prête de se reproduire.
11:43À la marge.
11:44C'est-à-dire qu'il y a toujours...
11:45Alors, ça dépend de quoi on parle.
11:46C'est-à-dire que si on parle des industriels,
11:47effectivement, c'est compliqué.
11:49Si on parle de la consommation,
11:51il y a toujours une amélioration du niveau de vie des Chinois.
11:54Il y a toujours une amélioration du pouvoir d'achat des Chinois.
11:59Donc, on peut, effectivement...
12:00Là, on vient de traverser une période qui a été assez dure,
12:02notamment, donc, ce que nous, on vend,
12:03c'est du luxe, des cosmétiques haut de gamme, etc.
12:07Le marché a l'air de se stabiliser,
12:09la demande a l'air de se stabiliser.
12:12Mais on a probablement...
12:14On n'est pas sur le point de voir la demande exploser à nouveau,
12:18mais elle se normalise, elle reprend progressivement.
12:21Mais c'est sûr que cette phase un peu Eldorado
12:23paraît derrière nous.
12:27D'un point de vue industriel,
12:29cette montée en gamme technologique
12:31fait que les Chinois,
12:33dans beaucoup de domaines, nous ont remplacés.
12:37Juste pour donner un exemple sectoriel,
12:40les Allemands étaient très, très forts dans la chimie.
12:43Et un des secteurs où, dans les dix dernières années,
12:46la puissance allemande a été remplacée,
12:48c'est la chimie.
12:49C'est un des secteurs qui a été
12:51développé le plus récemment par les Chinois,
12:53où ils sont devenus extrêmement compétitifs.
12:55Il y a maintenant une surproduction
12:57et c'est eux qui font les prix.
12:59Et on voit effectivement qu'en plus,
13:01avec le choc énergétique qu'on a connu,
13:02puisque l'énergie est un intrant important dans la chimie,
13:05les industriels européens ont vraiment perdu
13:09leur part de marché
13:11et ne peuvent plus croître en Chine,
13:13de toute façon,
13:13puisque la production locale,
13:15avec des acteurs locaux,
13:16a explosé.
13:18Donc oui, la Chine n'est plus un Eldorado
13:19pour les industriels européens.
13:22Il n'est plus un Eldorado non plus
13:23pour Mercedes, etc.
13:25Sans citer de nom.
13:26Mais donc l'automobile aussi,
13:28c'est devenu un sujet compliqué.
13:30Oui, c'est quelque chose
13:31qui a beaucoup changé.
13:32Donc ramener ça en pensée de marché,
13:35c'est vrai que c'est un vent contraire
13:36pour les exportateurs européens
13:38très exposés à la demande chinoise.
13:40On ne voit pas d'amélioration.
13:41Très nette de ce point de vue-là.
13:45Au bémol près peut-être de la conso,
13:47qui se stabilise,
13:48qui va un petit peu mieux,
13:49mais sans être explosif,
13:50mais plus parce qu'il y a de plus en plus
13:52d'autres personnes éligibles,
13:54entre guillemets.
13:54Donc on continue à avoir ça.
13:57Bon, mais ça veut dire
13:57que pour des groupes européens,
14:00si vous avez un concurrent chinois
14:02en face de vous sur le marché chinois,
14:04c'est terminé, quoi.
14:07Terminé ?
14:07Non, je n'irais pas forcément jusque-là.
14:08On voit qu'il y a des sociétés
14:10qui continuent à tirer le repeint du jeu
14:11avec des savoir-faire très spécifiques.
14:13Mais on prend par exemple
14:14des entreprises allemandes comme Siemens
14:16sur vraiment des domaines très spécifiques.
14:18mais il n'est pas exclu
14:20que dans les cinq années à venir,
14:22effectivement,
14:23eux, même ces entreprises leaders,
14:25avec des savoir-faire très spécifiques,
14:26soient progressivement remplacées
14:28par des entreprises locales.
14:29Alexandre,
14:30quelles conséquences sur les marchés
14:31vous voyez de cette situation ?
14:33Et puis le cas d'investissement chinois
14:35en tant que tel,
14:36c'est vrai qu'il y a eu quand même
14:37ce réveil des marchés chinois.
14:40La Chine est redevenue investissable
14:42pour bon nombre d'investisseurs
14:44et de gérants d'actifs,
14:46notamment sur l'idée que
14:47ce ne sont plus simplement
14:49des rivaux technologiques,
14:51mais peut-être des leaders déjà
14:53équivalents à ce qu'on peut trouver
14:55en Europe,
14:56sur le plan technologique,
14:57mais surtout aux Etats-Unis également.
14:58Oui,
14:59mais c'est vrai que les marchés,
15:00si on parle que de la partie marché,
15:01le rallye qu'on a connu
15:02sur les actifs chinois
15:03depuis à peu près deux ans,
15:04il s'est quand même construit
15:05sur le fait que la Chine
15:06a aussi montré au reste du monde
15:07qu'après la phase très idéologique
15:09en 2021
15:11et la crise immobilière
15:12qui s'est greffée à ça,
15:12quand vous avez des valeurs
15:13technologiques chinoises
15:14qui aient perdu 80%,
15:15c'était l'équivalent
15:16d'une bulle internet
15:17qui a éclaté en Chine
15:17entre 2021 et de gros somme
15:19de 2023,
15:20on s'était dit,
15:21à un moment donné,
15:21on se posait vraiment la question
15:22est-ce que l'idéologie prime
15:23sur la partie marché ?
15:24Moi, à un moment donné,
15:25je l'ai pensé,
15:25je me suis dit finalement,
15:26est-ce qu'on doit raisonner
15:27en tant qu'investisseur européen ?
15:29Est-ce que la Chine
15:30a la même perception
15:31de l'importance des marchés ?
15:32On sait que c'est moins important
15:33que pour les marchés américains,
15:34mais on se demandait
15:35si vraiment ça devenait
15:36un peu comme la Russie,
15:37on s'en fout des marchés
15:37et on va à fond
15:38dans le côté idéologique
15:40et voire historique.
15:41Donc, ce qui était rassurant
15:42pour les investisseurs,
15:43c'est de voir que la Chine
15:44a mis en place des mesures
15:45et elle l'a rendue visible.
15:46Elle a un petit peu assouplé.
15:48Effectivement,
15:48ça reste extrêmement rigide,
15:49mais elle a un petit peu assouplé
15:50certaines règles d'investissement
15:51sur les marchés
15:52de la part d'investisseurs étrangers.
15:53On a un petit peu élargi
15:54aussi certains horaires de marché
15:55pour les rendre plus accessibles
15:56aux occidentaux.
15:57Donc, ça,
15:58ça a plutôt plus marché
15:59et on se rend compte
16:00que la stratégie de soutien,
16:01elle se fait strade par strade.
16:03C'est-à-dire que
16:03c'est plus le flou de stimulus
16:04comme en 2015
16:06où c'était les vannes ouvertes.
16:08C'est, on va chercher
16:08d'abord à stabiliser l'immobilier
16:10quand c'est fait
16:10et on passe comme ça
16:11aux catégories.
16:12Et là, on voit que les discours
16:14dans les politiques générales
16:16pivotent.
16:17Alors, effectivement,
16:18le rythme va être
16:18souvent très très progressif
16:19mais ça pivote
16:20qu'un peu sur le consommateur.
16:21On fait un peu plus référence
16:22en tout cas dans les,
16:23je ne dis pas la doctrine,
16:24mais dans les programmes proposés
16:25un peu plus quand même
16:27aux consommateurs.
16:28Après, il y a des petits signes,
16:28c'est des signaux faibles
16:29mais je pense d'un point de vue
16:30bourse un peu
16:31comme ce travail
16:31sur le secteur auto-européen
16:32par exemple.
16:33On a vu aujourd'hui
16:34et c'est déjà des bruits
16:35qu'on entendait
16:35depuis quelques jours
16:35des réunions de trois ministères
16:37aujourd'hui
16:38avec les responsables auto-chinois
16:40pour leur dire
16:41arrêter en gros
16:42le jeu de massacre interne.
16:43C'est-à-dire que
16:44ce n'est pas seulement
16:44une concurrence à l'export.
16:46Ils appellent ça
16:47Involution.
16:48Il faut à un moment
16:49faire baisser un peu
16:50l'intensité concurrentielle
16:51en interne
16:51parce que sinon
16:52ça devient contre-productive.
16:54Vous savez, il y a
16:54115 nouveaux modèles
16:55d'automobiles en Chine.
16:57115.
16:58Et là où c'est intéressant
16:59c'est que du coup
17:00si effectivement
17:02on cherche à mettre
17:02un peu des...
17:03C'est ça qu'ils veulent faire
17:03un peu des planchers
17:04en interne
17:05pour que la concurrence
17:05soit loyale.
17:06Ils veulent une concurrence
17:07loyale, disent-ils.
17:08Donc probablement
17:09que ça va aussi
17:09se répercuter un peu
17:11sur des prix à l'export
17:12qui sont un peu
17:12moins agressifs
17:13et on voit
17:14qu'il y a eu
17:15des communiqués
17:15un peu plus positifs
17:16en ce début de semaine
17:17de l'Europe aussi
17:18indiquant qu'on pouvait
17:19être au interne d'entente
17:19sur les prix
17:20de vente minimum
17:21lorsque les véhicules
17:22sont importants en Europe.
17:24Donc ça c'est
17:24d'un point de vue boursier
17:25quand vous avez
17:26le secteur auto
17:26qui est un des plus
17:27mauvais performeurs
17:27l'année dernière
17:28sur les marchés
17:29je pense que c'est
17:30le genre d'argument
17:31un peu contre à rien
17:32qu'on peut essayer
17:32de jouer un petit peu
17:33pour acheter de l'auto
17:34à la casse.
17:35Vous avez des BMW,
17:35Mercedes ou autres
17:36à 5 fois les bénéfices
17:38quand le DAX
17:38est à 17 fois les bénéfices.
17:42Donc il y a quand même
17:43des bonnes opérations
17:44à tenter de ce côté-là
17:45côté auto-européen
17:46et par ces petits signaux
17:47de la Chine
17:47parce que si effectivement
17:48veut continuer à envoyer
17:49massivement de la marchandise
17:50il faut aussi un degré
17:51d'acceptation politique
17:53en face
17:54et même des citoyens
17:55c'est-à-dire qu'il n'y a pas
17:55non plus un risque
17:56on l'a vu avec des cas
17:57de Chine ou autre
17:57si à un moment donné
17:58ça devient, c'est perçu
17:59comme toxique
18:00pour la partie européenne
18:01il peut aussi y avoir
18:02des réactions
18:02pas seulement politiques
18:03peut-être un peu citoyennes aussi
18:05donc il faut que la Chine
18:06donne aussi de temps en temps
18:06un peu de bouffée d'oxygène
18:08à l'Europe
18:09et le secteur auto
18:10il semble qu'il y ait
18:11des petites touches comme ça
18:12qui commencent à être
18:12un petit peu lissées
18:13on a rendu un peu les angles
18:18mais la réalité pécuniaire
18:23l'emporte quand même
18:24juste un dernier mot
18:25je vois quand même
18:26le secteur auto
18:26c'est quand même un secteur
18:27stratégique pour l'Europe
18:28d'un point de vue
18:28en tout cas politique
18:29c'est-à-dire qu'à un moment donné
18:29si le secteur est trop en danger
18:31la Chine prend le risque
18:35d'avoir une réaction en Europe
18:36comme aux Etats-Unis
18:36c'est-à-dire qu'à un moment donné
18:37on muscle vraiment le discours
18:39et on dise
18:39alors évidemment
18:40il y aura des terres rares en face
18:41mais peut-être
18:42il s'exploit aussi
18:42à un risque de rigidification
18:43du discours en Europe
18:44qui est plutôt rare
18:44mais attention quand même
18:46d'ailleurs je rebondis aussi
18:48cette intensification
18:50des flux commerciaux chinois
18:51vers l'Europe
18:52Anthony
18:54à un moment
18:55on le retrouvait
18:56dans la communication
18:56de la Banque Centrale Européenne
18:58qui évoquait justement
18:58un risque de réallocation
19:00de ces flux commerciaux
19:02avec tout l'aspect déflationniste
19:04que ça pouvait avoir
19:05chez nous en Europe
19:06dans le même temps
19:08un euro au plus haut
19:09un taux de change effectif
19:11de l'euro
19:11qui est au plus haut
19:12bref
19:13ça peut créer
19:14une nouvelle pression
19:14déflationniste
19:16chez nous en Europe
19:17j'ai l'impression
19:17que ça a disparu
19:18à ce stade
19:19de la communication
19:19de la Banque Centrale Européenne
19:20est-ce que c'est quand même
19:21un phénomène
19:22structurel
19:23comme vous le décrivez
19:24qui doit amener
19:25la Banque Centrale Européenne
19:26à bouger à nouveau
19:27à un moment ?
19:28Alors moi je pense que oui
19:28parce que la pression déflationniste
19:30des prix qui vient de Chine
19:31va très clairement persister
19:32Là on est dans le mandat
19:33je veux dire
19:33on ne tord pas le mandat
19:34Il y a eu un signe assez marrant
19:36c'est que
19:36la balance commerciale bilatérale
19:39de la Chine
19:39avec l'Europe
19:40donc son excédent
19:41qu'elle dégage sur l'Europe
19:41est passé au-dessus
19:42de l'excédent
19:43qu'elle dégage
19:44vis-à-vis des Etats-Unis
19:44alors on sait bien
19:45qu'il y a une partie
19:46qui est reroutée
19:47donc si on retraite
19:48elle dégage toujours plus
19:49d'excédents vis-à-vis des Etats-Unis
19:50mais quand même
19:51c'est un premier signal
19:51assez marquant
19:52et puis pour tirer le trait
19:53de ce que disait
19:53Alexandre
19:55quand on regarde
19:55l'intensité
19:57de la concurrence
19:57en interne
19:58c'est très difficile
19:59pour les Chinois
20:00de régler ce problème
20:01ils acceptent quand même
20:02un niveau de perte
20:03absolument dingue
20:04on a à peu près
20:0430 à 33%
20:05des entreprises en Chine
20:07qui ont un résultat net négatif
20:08et des banques
20:09qui sont mais juste
20:10absolument pas rentables
20:11enfin nous on n'accepterait pas
20:12que notre système bancaire
20:13ou même aux Etats-Unis
20:14soit à ces niveaux
20:15de profitabilité là
20:15mais en même temps
20:16ils dégagent de tels excédents
20:17qui peuvent recapitaliser le système
20:18donc pour l'instant
20:19il n'y a pas de risque
20:20de crise financière
20:20c'est d'où le paradoxe
20:21On recycle les excédents en interne
20:23Exactement
20:23et on se pose la question
20:24de jusqu'où ça peut tenir
20:25mais ce qui est sûr
20:26c'est qu'on va continuer
20:27d'avoir des pressions
20:28déflationnistes
20:28assez important
20:29et au passage
20:30on parlait des colis Chine
20:31on sait qu'en France
20:32par exemple
20:33on ne sait pas les intégrer
20:33dans la comptabilité nationale
20:34les douanes nous disent
20:36ça ne rentre même pas
20:36dans le déficit commercial français
20:38donc il faut rajouter
20:39à notre déficit commercial
20:41en bien
20:41les fameux
20:43alors aujourd'hui
20:43c'est à peu près 4 milliards
20:44c'était que quelques millions
20:45mais là quand ça fait 4 milliards
20:46on commence à se dire
20:46ce n'est pas rien
20:47et donc la consommation
20:48des ménages français
20:49elle est peut-être
20:49un petit peu plus dynamique
20:50qu'on le pense
20:51parce qu'on ne s'est même pas traité
20:52en fait c'est ces flux-là
20:53pour l'instant
20:54point statistique intéressant
20:55effectivement
20:56il y a une partie de la consommation
20:57qui n'est pas mesurée
20:58complètement
20:58aujourd'hui
20:59en France
21:00et peut-être ailleurs
21:01ailleurs
21:02de la Chine au Japon
21:04il n'y a que
21:05rien de pas
21:06bien sûr
21:07Sophie
21:08chez Dorval AM
21:09et vous l'avez écrit
21:10les équipes l'ont écrit déjà
21:11il y a un certain temps
21:12vous croyez à la reflation japonaise
21:14c'est pas un mirage
21:15ce qui se passe là-bas
21:16alors c'est quelque chose
21:17d'assez impressionnant
21:18effectivement
21:18c'était improbable
21:20mais c'est effectivement
21:22un succès
21:23alors
21:23un yen extrêmement faible
21:25une impulsion budgétaire
21:27très très soutenue
21:29et là
21:30on arrive à un point
21:31qui est
21:31alors qui est
21:33qui est vraiment intéressant
21:34mais c'est vrai
21:34que la banque du Japon
21:37continue à augmenter les taux
21:38et il faut
21:39qu'elle réussisse
21:42cet exercice
21:43qui est vraiment périlleux
21:45de continuer à normaliser
21:47les conditions financières
21:49sans tuer la croissance
21:50donc on arrive effectivement
21:52à ce stade
21:52où ça devient
21:53un petit peu plus tangent
21:54mais en tout cas
21:55pour l'instant
21:56c'est
21:56comment
21:58effectivement
21:59c'est vraiment
21:59un cas d'école
22:00comment
22:00réussir à résoudre
22:0330 ans de déflation
22:04c'est extrêmement impressionnant
22:05alors c'est peut-être
22:06un cas d'école pour la Chine
22:07d'ailleurs
22:07ils vont beaucoup s'inspirer
22:08mais
22:09mais effectivement
22:10c'est
22:11c'est quelque chose
22:12d'assez impressionnant
22:12et l'arrivée de
22:13Sanae Takahishi
22:14au pouvoir
22:15donc avec la tentation
22:17visiblement
22:17de provoquer de nouvelles élections
22:19fortes d'un capital politique
22:20alors
22:21sur elle
22:21sur le gouvernement
22:22qui est stellaire
22:24à plus de 70%
22:25je crois
22:25de taux d'approbation
22:26quand on regarde
22:27l'approbation
22:28du PLD
22:29le parti au pouvoir
22:30bien sûr
22:30on est plus
22:31autour de 30 ou 35%
22:33donc il y a un grand écart
22:34entre elle
22:34ce qu'elle représente
22:35aujourd'hui
22:36et le parti
22:37dont elle est issue
22:38mais
22:39qu'est-ce qu'elle apporte
22:40justement
22:40à cette histoire
22:41reflationniste
22:42japonaise
22:43est-ce que ça présente
22:44un risque
22:45quand même
22:45à un moment
22:46je ne sais pas
22:48vu le niveau de dette
22:49vu les enjeux
22:50et les encours
22:52sur ces marchés
22:53obligataires japonais
22:54notamment
22:54oui oui
22:55c'est-à-dire
22:56qu'on a déjà
22:57été exposé
22:59à des tensions
22:59obligataires japonaises
23:00avec des co-mouvements
23:01aux Etats-Unis
23:02en Europe
23:02c'est la croix
23:02la plus pentue du G7
23:04oui effectivement
23:05et dans le même temps
23:06les prix de l'immobilier
23:07n'arrêtent pas de monter
23:08comme quoi
23:08on n'est pas à l'abri
23:09d'une surprise
23:09les japonais
23:10nous en reprendront toujours
23:11mais oui
23:13c'est un facteur
23:14d'instabilité
23:14c'est-à-dire que ça a été le cas
23:17à l'été 2024
23:18ça peut se reproduire
23:19on peut avoir
23:20des mouvements de tension
23:21notamment parce que
23:22l'épargne japonaise
23:23se dissémine beaucoup
23:24sur les marchés internationaux
23:25et que
23:26le rapatriement de l'épargne
23:28éventuellement
23:28peut créer
23:29peut créer de l'instabilité
23:30donc c'est quelque chose
23:31qu'on suit
23:32avec attention
23:33mais c'est un
23:35c'est un facteur adverse
23:36éventuellement
23:36de scénario adverse
23:37et donc dans la
23:38la to-do list
23:39de l'investisseur
23:40pour 2026
23:41continuer de
23:42tirer parti
23:42de ce schéma
23:44de reflation
23:44au Japon
23:45chez Dorval
23:46comment vous
23:47vous y exposez
23:48de deux façons
23:49la première façon
23:50c'est les banques
23:51c'est un schéma
23:52assez classique
23:52c'est la même chose
23:53que ce qu'on vit en Europe
23:53donc nous on travaille
23:54effectivement
23:55des paniers
23:56qui pondéraient
23:57deux banques européennes
23:57et japonaises
23:58conjointement
23:59qui ont à peu près
24:00les mêmes caractéristiques
24:01c'est-à-dire un retour
24:02à la rentabilité
24:02la même place d'investissement
24:03pour vous
24:04absolument
24:04un retour à la rentabilité
24:06après des années
24:07de contraintes
24:08sur les capitaux
24:09de recapitalisation
24:10de taux d'intérêt
24:12sur les prêts
24:12qui étaient négatifs
24:13etc
24:13donc les banques japonaises
24:15regagnent de l'argent
24:15payent des dividendes
24:16etc
24:17donc ça c'est
24:17retour à bonne fortune
24:18donc c'est quelque chose
24:21qui est absolument comparable
24:22et puis après
24:23on a la chaîne de valeur
24:24effectivement technologique
24:25tout ce qui est
24:26autour de l'intelligence
24:27artificielle
24:29des savoir-faire
24:29très très précis
24:30dans l'électronique
24:32et qu'on retrouve
24:33dans toute la chaîne de valeur
24:34alors ça c'est un point
24:35d'interrogation
24:36bien sûr
24:37puisqu'en fait
24:37on voit que le thème
24:39de l'intelligence artificielle
24:40cale un petit peu
24:41un petit peu
24:42en ce début d'année
24:43la mémoire est très très vive
24:44mais pour le reste
24:45ça cale un petit peu
24:46on redécouvre d'autres choses
24:47voilà
24:48mais disons que l'Asie du Nord
24:49reste extrêmement bien positionnée
24:51dans cette phase
24:53de construction
24:53et de mise en place
24:55de l'infrastructure
24:55de l'intelligence artificielle
24:56donc ça ça reste
24:58effectivement
24:58un axe porteur
25:00qu'est-ce que vous dites
25:01sur le Japon Alexandre ?
25:02Est-ce qu'il y a encore
25:03du potentiel
25:03de la place ?
25:04alors attention
25:05effectivement
25:06j'imagine que vous êtes couvert
25:07de la devise
25:07forcément
25:08non mais
25:09c'est l'autre
25:10face du Takeichi Trade
25:12le Nikkei a peut-être connu
25:14le meilleur démarrage
25:14de l'année
25:15parmi tous les grands indices
25:16mondiaux développés
25:17et dans le même temps
25:19ça nous ramène
25:20le dollar aérien
25:21quasiment à 160
25:21oui parce que c'est vrai
25:23ce qu'il faut rappeler
25:23une inflation au Japon
25:24qui aujourd'hui
25:25est plus élevée
25:26qu'en Europe
25:27ou qu'aux Etats-Unis
25:27si on disait ça
25:28il y a 10 ans
25:29qui aurait mis une pièce
25:31là-dessus
25:31donc on a une inflation
25:32de 3%
25:32des salaires
25:33qui progressent aussi fortement
25:34donc on est à 0,75
25:36je crois sur les taux
25:37de la banque du Japon
25:38il y a de la marge
25:39pour relever un petit peu
25:40les taux
25:40enfin il y a de la marge
25:41pour la banque du Japon
25:42d'un point de vue
25:43des opérations
25:43financières
25:44on avait eu
25:45je pense que ça avait
25:46purgé une grosse partie
25:46ça avait normalisé
25:47une partie des accès
25:48sur le carry trade
25:49c'est le gros orage
25:50qu'on a vu à l'été 2024
25:5130% de baisse
25:52en ligne droite
25:52pour le Nikkei
25:53on avait vraiment évacué
25:55une bonne partie
25:55du carry trade
25:56à ce moment-là
25:56mais pour autant
25:57tout n'avait pas été
25:58solide non plus
25:59ça veut dire que plus
25:59la BOJ va relever les taux
26:01et plus en face
26:02effectivement moi
26:03je met très bien une pièce
26:03sur le fait que la BCE
26:04puisse encore aller
26:05un peu plus bas
26:05cette année sur ses taux
26:06et probablement la Fed aussi
26:08on réduit du coup
26:09les écarts de rendement
26:12donc ça c'est
26:13il pourrait y avoir
26:14quelques répliques de ça
26:15moins violentes que celles
26:16qu'on avait eues en 2024
26:17mais on a quand même
26:18un rallye
26:19il faut bien se rendre compte
26:19que ça a un peu l'image
26:20sur les marchés américains
26:21il y avait un énorme trou d'air
26:22il y avait le carry trade
26:23puis le trou d'air
26:24ensuite lié au tarif de Trump
26:25qui avait aussi été un trou d'air
26:26de plus de 20% sur le Nikkei
26:27et le rallye qui a suivi
26:29c'est fait en ligne droite
26:30et on a réellement consolidé
26:31qu'un mois, un mois et demi
26:32avant de remarquer
26:33le nouveau record
26:33depuis quelques jours
26:34ça va être un peu vite
26:35dans la même idée
26:36qu'on pourrait penser ça
26:37du Nasdaq ou du S&P
26:39et donc besoin à un moment donné
26:40de, voilà
26:40pas de relâcher 30 ou 40
26:42mais de faire des pouces
26:43voilà un marché
26:44le Nikkei c'est très bien de le faire
26:45vous regardez sur des cycles longs
26:46c'est un peu comme sur les métaux
26:48ou autres
26:48on est habitué maintenant
26:48à des rallies verticaux
26:49depuis plusieurs mois
26:50mais il y a eu beaucoup de phases
26:52où on peut rester des trimestres
26:53et des trimestres
26:53ou des années
26:54sans rien faire
26:54ou des sommets
26:55mais qui ne sont pas des baisses non plus
26:56des phases très latérales
26:57et je pense que ça
26:58c'est le genre de choses
26:59qu'on pourrait avoir
26:59cette phase un peu de normalisation
27:00d'un politique monétaire
27:02parce qu'il y a aussi
27:02plein d'enjeux
27:03sur la question du stock d'ETF
27:05la BOJ il faut rappeler
27:06contrairement à la BCE
27:07ou la Fed
27:08elle a acheté pendant des années
27:09elle a stocké
27:10c'était une des plus grosses acheteuses
27:11d'ETF Nikkei 225
27:12la moitié du marché
27:13c'est comme si la BCE
27:14avait acheté du CAC 40
27:15ou des DAX
27:16c'est un peu lunaire
27:17mais elle a un stock énorme
27:18elle ne va pas y toucher
27:19le jour au lendemain
27:20mais dans une idée
27:20qu'elle puisse un peu normaliser
27:22son bilan
27:22il y a les obligations japonaises
27:24et peut-être un peu les actions
27:25qui seraient peut-être ponctuellement
27:27un petit peu relâchées
27:28s'il y a besoin
27:29bon, puisqu'on parle de bilan
27:31de Banque Centrale
27:31parlons aussi du bilan des Etats
27:33de manière générale
27:34non mais
27:35pour l'instant
27:36le marché est quand même
27:37resté
27:37assez bienveillant
27:39avec les niveaux d'endettement
27:41qui sont proposés
27:42par les gouvernants
27:43avec des politiques d'investissement
27:46budgétaires, fiscales
27:48qui sont tournées
27:49vers l'investissement
27:49et l'investissement
27:50connaît une belle croissance
27:51un peu partout dans le monde
27:52Anthony je parle sous votre contrôle
27:54est-ce que le sujet de la dette
27:55redevient un sujet de 2026
27:57ou est-ce qu'on peut passer encore
27:58à travers
27:59j'ai envie de dire
28:00des rendez-vous compliqués
28:03pour cette année 2026
28:05je pense qu'il va falloir
28:06surveiller des taux longs
28:07simple raison
28:08c'est que le Japon
28:09on nous promet quand même
28:10une politique budgétaire
28:11sacrément plus accommodante
28:13en tout cas
28:13c'est pas pour rien
28:14qu'elle est quand même
28:15très populaire
28:15c'est qu'elle est quand même
28:16polysémique
28:18ce qui au fond
28:18c'est les vannes sont ouvertes
28:20donc bon
28:20c'est difficile
28:21de ne pas avoir
28:22une forte popularité
28:23tout le monde peut le faire
28:24en France on est bien placé
28:25pour le savoir
28:25même si des fois
28:27le résultat attendu
28:28n'est pas toujours
28:29c'est comme l'affaire
28:30à un moment
28:30il y a
28:31mais on finit par s'adapter
28:32il y a s'habitué
28:33donc le premier point
28:35c'est que le Japon
28:35va probablement avoir besoin
28:37de son épargne
28:38pour financer davantage
28:39son déficit public
28:40la Chine
28:41on est sur des niveaux
28:41de déficit public
28:42à peu près comparables
28:43à ce qu'on voit aux Etats-Unis
28:43c'est-à-dire des déficits
28:45très élevés
28:45et puis en Europe
28:47certains pays
28:48alors on a l'Allemagne
28:49qui va remettre quand même
28:4920% de plus
28:50d'émissions de dette
28:51cette année
28:51que l'année passée
28:53et puis la France
28:54qui a des besoins de financement
28:55très importants
28:55dans ces conditions
28:56c'est souvent les pays
28:57qui ont besoin
28:57de financement extérieur
28:58qui sont exposés
28:59évidemment il y a les Etats-Unis
29:00c'est un peu l'éléphant
29:02dans le magasin de porcelaine
29:02la question c'est
29:03pour l'instant
29:03ils aspirent toujours
29:04l'épargne mondiale
29:05et or gros coups
29:07de chaud sur le dollar
29:08on n'a pas le sentiment
29:10qu'on soit quand même
29:10au bord
29:11ça peut se tendre un peu
29:12mais bon
29:13je pense que ça va mettre
29:15du temps avant
29:15de se cristalliser
29:16par contre pour certains
29:17plus petits pays
29:17évidemment je pense
29:18aux nôtres à la France
29:19il faut surveiller
29:20parce que si tout le monde
29:21a besoin
29:22les pays qui normalement
29:23recyclent des excédents
29:23au reste du monde
29:24les absorbent pour partie
29:26et puis que les Etats-Unis
29:27continuent à être
29:28une espèce de gouffre
29:29épargne mondiale
29:29ça va poser question
29:31en tout cas
29:31ça se refinancera
29:32mais probablement
29:33sur des niveaux de taux
29:34un peu plus élevés
29:34donc je serais prudent
29:35parce que je pense
29:36qu'on n'est pas à l'abri
29:37de voir des tensions
29:38et puis quand on parle
29:39de la France
29:39mais c'est vrai d'autres pays
29:40il y a toujours
29:41les élections
29:42qui ont tendance
29:43à mettre un peu de pression
29:44sur les spreads
29:45et nous en 2027
29:46il ne faut pas rêver
29:46à l'approche des élections
29:48on aura du stress financier
29:49on repart pour un peu de tensions
29:50bien sûr
29:50c'est très très clair
29:51pour l'instant
29:51les spreads en Europe
29:52sont quand même
29:53très resserrés
29:53donc on voit
29:54qu'il n'y a pas de sujet
29:54de fragmentation
29:55de la zone euro
29:56c'est déjà pas mal
29:56parce que là sinon
29:57il y aurait de quoi s'inquiéter
29:58mais je pense que
29:59la dette publique
29:59ça reste au niveau mondial
30:01un sujet
30:02pas au bord du précipice
30:03mais ça se regardera
30:04quand même
30:04sur les taux longs
30:05sur la Nikita
30:06comment vous regardez
30:07effectivement
30:08les enjeux obligataires
30:09du coup
30:10pour cette année 2026
30:11Sophie
30:12est-ce que le marché
30:13a quand même réussi
30:14à mettre un prix
30:15là où il fallait le mettre
30:16sur le risque
30:18les niveaux d'endettement
30:20la bonne prime de risque
30:21qui permet
30:22aux investisseurs
30:23de reprendre un peu
30:24de duration
30:25comme on dit
30:25ou est-ce que vous préférez
30:26encore rester à l'écart
30:27de cette idée là
30:29non non tout à fait
30:30nous on a en 2025
30:31on a commencé à revenir
30:32sur la duration
30:33et pour des raisons
30:34qui sont liées aussi
30:36à l'allocation d'actifs
30:38c'est-à-dire que
30:39les obligations
30:40ont retrouvé
30:41une décorrélation
30:41vis-à-vis des actions
30:42donc en termes de construction
30:43de portefeuille
30:44ça présente un intérêt
30:45et puis la rémunération
30:46en termes réels
30:47elle est aujourd'hui
30:48sur des niveaux
30:48qui est beaucoup plus attractif
30:49on parle de la dette américaine
30:51effectivement
30:52on a un taux réel
30:54aux alentours de 2,5%
30:55on est sur des niveaux
30:57qui sont entre guillemets
30:58confortables
30:59hors dislocation
31:00on est en train de parler
31:01de scénarios à catastrophe
31:02où il y a une énorme
31:03crise de confiance
31:04où il y a une énorme
31:05crise de confiance
31:06sur les Etats-Unis
31:07vraiment là
31:07une remise en question
31:08de les Etats-Unis
31:09de terre investissable
31:10voilà
31:11si on sort de ce scénario là
31:13qui est vraiment
31:14un scénario adverse
31:15non
31:17on a une rémunération
31:18aujourd'hui
31:19qui est confortable
31:20enfin qui est plus confortable
31:22sur les obligations
31:23donc de ce point de vue là
31:24on a réintégré
31:25effectivement
31:26les obligations
31:27dans nos allocations
31:28pas complètement
31:29mais on a réintégré
31:30les obligations
31:30mais c'est vrai
31:32que c'est
31:32pour nous
31:33c'est l'étau long
31:34c'est quelque chose
31:35qu'on va suivre
31:36avec attention
31:36je suis d'accord
31:37parce que c'est vraiment
31:37le scénario
31:38de déstabilisation
31:39on vient d'en parler
31:40avant avec la question japonaise
31:41les effets de contagion
31:42c'est un marché
31:43qui est très propice
31:44aux effets de contagion
31:45entre les différentes zones
31:47il y a des co-mouvements
31:47qui peuvent être assez forts
31:48entre les différentes zones
31:49et donc on ne sait pas
31:51exactement
31:52d'où pourrait vient
31:52la déstabilisation
31:53mais ça fait partie
31:54il y a deux grands scénarios
31:56adverses aujourd'hui
31:57le consensus
31:59tout le monde est d'accord
31:59l'économie elle va bien
32:00donc là
32:01ça y est
32:01ça s'est plié
32:02mais à côté de ça
32:04on peut être déçu
32:05sur quoi ?
32:05on peut être déçu
32:06sur la croissance
32:07peut-être qu'effectivement
32:08le taux de chômage
32:08se détériore un peu plus
32:09ça ne prend pas le chemin
32:10mais voilà
32:11donc ça ça pourrait être
32:12un sujet de déception
32:12dans ce cas-là
32:13on achète les obliques
32:14et puis de l'autre côté
32:16on a la déstabilisation
32:17et dans ce cas-là
32:18on les vend
32:18bon
32:19donc on est
32:20deux scénarios
32:21opposés
32:21du coup
32:22de risques opposés
32:23oui effectivement
32:23voilà
32:24donc on est un peu
32:24entre deux eaux
32:25mais disons que
32:27nous
32:27dans nos scénarios
32:29on est quand même
32:30un petit peu plus inquiets
32:31en scénario adverse
32:32on voit quand même
32:33un petit peu plus
32:34le risque déception
32:34que le risque déstabilisation
32:35d'accord
32:36donc en termes de construction
32:38de portefeuille
32:39on va être un petit peu plus
32:40s'il faut classifier les risques
32:41pour vous
32:41c'est quand même celui
32:42de voir les taux longs
32:43baisser à un moment
32:44avec une déception
32:45sur la croissance
32:47potentiellement
32:47avec une déception
32:47sur la croissance
32:48plutôt qu'une déstabilisation
32:49violente
32:50du système financier
32:52bon alors du coup
32:53vous les voyez plutôt monter
32:54ou baisser les taux longs
32:55cette année à l'extérieur
32:56sur la partie européenne
32:58le sentiment
32:59quand on voit
32:59de l'inflation en France
33:00qui est nettement en dessous
33:01des objectifs de la BCE
33:02la BCE
33:03elle le fait
33:03pour le bloc
33:04on est bien d'accord
33:04mais c'est de baisser un peu
33:05les taux
33:05l'Allemagne
33:06je ne serais pas contre
33:07non plus
33:07pour stimuler un peu
33:08au moins en plus
33:09il y a ce boost budgétaire
33:10donc il y a quand même
33:11la dette à placer
33:11en Allemagne
33:12malgré tout
33:12donc je verrais
33:13plutôt de la probabilité
33:14on peut se tromper
33:15évidemment
33:15mais qu'il y a
33:15plutôt des taux
33:16un peu plus souples
33:17côté BCE
33:17du coup
33:17qui tire un petit peu
33:18les taux longs
33:19à la baisse
33:19côté Europe
33:20après c'est vrai
33:21que c'est intéressant
33:21c'est vrai que
33:23les investisseurs
33:24ont peut-être perdu de vue
33:26des graphiques très long terme
33:27mais les niveaux
33:28de resserrement des spreads
33:29qu'on a depuis maintenant
33:30un an et demi-deux ans
33:31c'est des niveaux
33:32qu'on avait quasiment
33:32au début de la création
33:33de la zone euro
33:34début des années 2000
33:34et il faut se souvenir
33:35que ça s'était largement écarté
33:36au moment de la crise des suprames
33:37et puis le paroxysme
33:38crise de la dette
33:39dans l'euro
33:39donc on a retrouvé
33:40une homogénie
33:41le pack euro
33:41a jamais été aussi soudé
33:43voilà
33:43et ça je pense c'est important
33:44dans la perspective
33:45plutôt moyen terme
33:46de considérer beaucoup
33:47en terre sur la zone euro
33:48l'euro doit mourir
33:49depuis 20 ans
33:50elle est toujours là
33:50et ça c'est un argument
33:51rassurant
33:52c'est-à-dire que la zone euro
33:53même si les perspectives
33:54sont bonnes cette année-là
33:55c'est quand même du 1,4, 1,5
33:57qui est prévu
33:57c'est peut-être pas trop
33:58de la croissance américaine
33:59donc un pacte plutôt stable
34:00il y a toujours le risque France
34:02effectivement là-dedans
34:02mais au niveau du pacte global
34:03c'est quand même
34:04bonne croissance prévue
34:06une politique monétaire
34:07de la relance
34:08voilà de la relance
34:08et des taux qui sont arrivés
34:10au niveau qu'on voulait
34:10avec une inflation qui est maîtrisée
34:12donc ça offre qu'un des arguments
34:13alors moi la crainte
34:14que j'aurais sur la partie
34:15effectivement
34:16c'est plutôt ce que disait Sophie
34:17sur un peu de contagion
34:18c'est-à-dire que si les Etats-Unis
34:19dans les mois qui arrivent
34:20c'était beaucoup plus nerveux
34:21sur plein de sujets
34:22historiquement quand c'est nerveux
34:23côté Etats-Unis
34:24l'Europe peut baisser
34:25mais dans ce cas-là
34:26je veux vraiment un salaire de base
34:27où les actions par exemple européennes
34:29baissent très moins
34:29que les actions américaines
34:30je pense vraiment
34:30et typiquement ces derniers jours
34:31on le voit d'ailleurs
34:32c'est un échantillon de trois jours
34:33mais on voit que la partie européenne
34:35tient mieux que la partie américaine
34:36sur les actions
34:37donc c'est
34:38moi je reste quand même assez
34:39confiant sur la partie européenne
34:40le risque je le vois plutôt
34:41effectivement d'un risque
34:42qui viendrait
34:42ou des Etats-Unis du Japon
34:44mais pas un risque domestique
34:45voilà c'est plutôt
34:46que vous agiriez les choses
34:46c'est quoi alors
34:47j'ai pas toutes les prévisions
34:48de tout le monde en tête
34:48mais c'est quoi la fourchette
34:49de prévisions que vous avez
34:50pour la zone euro
34:51en termes de croissance
34:52là chez Rexecode
34:53on est un tout petit peu
34:54en dessous du consensus
34:55quand même
34:55un peu au-dessus de 1%
34:57pour l'ensemble de la zone euro
34:58avec une France
34:59qui serait en régime de croisière
35:00mais on est autour de 1
35:01c'est-à-dire ça fait 3 ans
35:02maintenant qu'on tourne
35:03sur notre croissance potentielle
35:04ou pas très loin
35:05on croit dans la reprise allemande
35:06mais quand même
35:08très progressivement
35:09surtout que les investissements
35:10ça sera beaucoup
35:10de dépenses courantes
35:11au passage
35:11on connaît l'histoire
35:13en Espagne
35:14faut pas oublier
35:16qu'en fait
35:16on a une croissance
35:17certes du PIB
35:17assez dynamique
35:18mais quand on le rapporte
35:19par la population
35:20en âge de travailler
35:21en fait
35:21ils surperforment pas la France
35:22donc c'est juste une histoire
35:22il y a plus de monde qui travaille
35:24mais par tête
35:24ils sont pas plus riches
35:25donc ça c'est un vrai sujet
35:26faut pas surestimer je pense
35:27la bonne santé
35:28de l'économie espagnole
35:30par exemple
35:31les gains de productivité
35:31sont toujours très déprimés
35:32et puis l'Italie
35:33oui il y a eu des fonds
35:34en exgenio qui ont boosté
35:35mais les fondamentaux italiens
35:36sont toujours pas très bons
35:37donc on a quand même
35:38une zone euro
35:39qui objectivement
35:40peut pas délivrer des merveilles
35:41ça faut je pense
35:42il faut être
35:42donc on reste prudent
35:44parce que les fondamentaux
35:45au fond
35:46n'ont pas beaucoup bougé
35:47le rapport Draghi
35:48on voit bien
35:49on avance pas énormément dessus
35:50donc les défis
35:52restent complètement devant nous
35:53oui mais dans le cas
35:53de la France
35:54c'est intéressant
35:54alors j'imagine
35:551% de croissance
35:56en régime de croisière
35:57on verra ce que la politique
35:59nous apporte
36:00éventuellement
36:01comme surprise
36:02mais il y a une économie
36:04qui s'est quand même
36:04un peu désensibilisée
36:05du bruit politique
36:06complètement
36:07tant qu'il n'y a pas
36:08de mesures fiscales
36:09nous c'est ça
36:10le risque qu'on voit
36:10c'est si par contre
36:11on ajuste le budget
36:13sur les entreprises
36:14alors là on va voir
36:15des choses
36:15qu'on n'a pas envie de voir
36:16mais pour l'instant
36:17l'incertitude
36:18les entreprises
36:18passent leur temps
36:19à naviguer
36:19en période d'incertitude
36:20on le voit bien
36:21l'investissement
36:22commence à repartir
36:23nous on pense
36:23qu'il y aura un rebond
36:24de l'investissement
36:24l'année prochaine
36:25donc tant qu'il n'y a pas
36:26de mesures budgétaires
36:27vraiment très lourdes
36:28sur les entreprises
36:29on passera
36:30à travers les gouttes
36:31c'est ça le sujet
36:31et on pourrait même
36:32aller un peu au-dessus
36:33de 1% en France
36:33pour l'instant
36:34on ne l'écrit pas
36:35en prévision
36:35parce que
36:36c'est peut-être
36:36un petit peu ambitieux
36:37mais c'est complètement possible
36:39mais bon je discute
36:40avec des géants
36:41je ne sais pas
36:41si vous étiez
36:41Sophie au forum Odo
36:42qui se tenait
36:43la semaine dernière
36:43je crois à Lyon
36:44où ils rencontraient
36:45je ne sais pas combien
36:46de dizaines
36:46ou de centaines
36:47de small et mid-cap
36:49françaises et européennes
36:51au global
36:52je veux dire
36:54les discours sont plus positifs
36:55que ce que la morosité ambiante
36:57ou le bruit
36:57le bruit ambiant
36:59sur la France
36:59peut laisser paraître
37:01il y a l'envie d'avancer
37:03c'est ce que je retiens
37:04un peu de ce qu'on m'a rapporté
37:06effectivement
37:06il y a quand même
37:08une certaine frilosité boursière
37:09autour de la question
37:10budgétaire française
37:11et on le voit
37:12on l'a vu
37:13cette semaine
37:14sur les FH26
37:15oui oui
37:15la construction
37:16c'est quand même
37:18c'est un frein
37:20sur les banques
37:21c'est un frein majeur
37:23à la revalorisation
37:24des actions français
37:25la macro ne se fait pas
37:26à rassurer
37:26non
37:27le flou politique
37:31a son impact
37:32et génère
37:33une prime de risque
37:34substantielle
37:35sur les secteurs
37:37qui sont très
37:37très corrélés
37:38à la France
37:40il y a un sujet
37:41politique et budgétaire
37:42peut-être spécifique
37:43à la France
37:43quoique
37:44d'autres pays
37:45sont dans cette situation
37:46également
37:46mais ça me fait rebondir
37:48également sur
37:48on a beaucoup parlé
37:49du secteur de la défense
37:50il fallait une fois
37:51avoir du secteur
37:52de la défense
37:53sur le plan boursier
37:54mais Alexandre
37:55vous avez suivi
37:55comme moi
37:56forcément
37:57dans l'hyperactivisme
37:59trumpien
37:59de ce début d'année
38:00on essaye de suivre
38:01à peu près tout
38:02mais il y a eu
38:04ces quelques mots
38:05sur la défense
38:05le bâton
38:07on va limiter
38:10les dividendes
38:11les retours aux actionnaires
38:12les rachats d'actions
38:13les salaires
38:14démesurés au-delà
38:14de 5 millions
38:15pour les managements
38:16de ces groupes de défense
38:17qui vivent
38:17de la commande publique
38:18après on annonce
38:19évidemment
38:19que la commande publique
38:20elle va exploser
38:21donc tout se remet à niveau
38:23j'allais dire
38:23sur le plan boursier
38:25mais en Europe
38:26le schéma
38:27d'une commande publique
38:28qui explose
38:29et qui vient nourrir
38:30les résultats
38:31et la croissance
38:32des chiffres d'affaires
38:33et des carnets de commande
38:34de ces groupes de défense
38:35il existe de la même manière
38:37oui
38:37et sachant qu'en plus
38:38donc la tentation
38:39d'aller à un moment
38:39contrôler
38:40l'allocation des cash flow
38:42elle va être très grande
38:43oui
38:43mais sur la défense
38:45en Europe
38:45on est visibilisés
38:45sur 10 ans
38:46avec le plan Riharm
38:46donc c'est intéressant aussi
38:48c'est-à-dire qu'effectivement
38:49l'Allemagne valait pianissimo
38:50à son rythme etc
38:51mais on sait que ça va
38:52quand même se faire
38:53c'est vrai qu'on s'est réveillés
38:55même si effectivement
38:55on va toujours à un rythme
38:56qui est trop long pour tout le monde
38:57mais déjà les questions de santé
38:59post-Covid
39:00on a un petit peu réagi
39:01par rapport à ça
39:01en termes de questions de souveraineté
39:02là évidemment
39:02après l'évasion de l'Ukraine
39:03on réagit aussi un petit peu
39:04sur la défense
39:05on va quand même sur ce secteur
39:06il y a quelques subventions
39:07sur la chaleur européenne
39:08sur la partie tech
39:09il y a également
39:09donc il y a quand même
39:11il y a des allocations
39:12qui se font
39:18on voit qu'il y a un schéma
39:20qui s'est mis en place
39:21depuis quelques mois
39:21c'est de la consultation
39:22ce qui est typique des phases
39:24où le marché ne veut pas tout revendre
39:25et donc ça veut dire
39:25que beaucoup d'investisseurs
39:26considèrent que ce n'est pas une bulle
39:27les gens font partie
39:28et tous les creux
39:29il y en a eu sur Rheinmetall
39:30ou autre
39:31des beaux creux de 10-15-20%
39:32c'est plutôt by the deep
39:33que vendez tout
39:34donc voilà
39:35ça fait partie du secteur
39:36et plus largement
39:37le secteur industriel européen
39:38on voit que certains indices
39:39notamment en Allemagne
39:40des PMI manufacturiers
39:41toujours contractés
39:42mais ça retend un peu plus
39:43vers les 50
39:43on sent qu'on n'est pas loin
39:48les industries européennes
39:48au sens large
39:49même hors défense
39:50moi je mets une pièce dessus
39:51et je mettrai une pièce en parallèle
39:52de tous les métaux industriels
39:53ou autres
39:54ça a des patterns de reprises
39:56qui sont en train de se mettre en place
39:57bon
39:57allez il nous reste 5 minutes
39:58pour parler de la Fed
39:59Alexandre
39:59donc quand on voit
40:00les 3 anciens
40:04présidents de banques centrales américaines
40:06encore vivants
40:07signer un texte commun
40:09quand on voit les présidents
40:10secrétaires au trésor
40:11quand on voit les présidents
40:13et les gouverneurs de banques centrales
40:14en Europe
40:15apporter leur soutien
40:16les uns après les autres
40:18on se dit que l'heure est grave
40:19oui
40:19oui parce qu'on pensait
40:22qu'il y avait un peu de cinéma
40:23depuis quelques mois
40:24on pensait que ça a été un peu évacué
40:25considérant qu'on approchait
40:26du terme du mandat
40:27c'était le théâtre
40:28auquel il fallait s'habituer
40:29exactement
40:29et on rencontre que ça
40:31le push qu'il y a eu là
40:32alors c'est le département de la justice
40:33mais probablement
40:33en termes de téléguider
40:34d'un point de vue politique
40:35ça s'inscrit dans une poussée
40:37beaucoup plus globale
40:38à destination des consommateurs
40:40affordability
40:41un pouvoir d'achat
40:41tout repose là-dessus
40:42on dit qu'il faut que les institutionnels
40:44arrêtent d'acheter les maisons individuelles
40:45même s'ils n'ont que moins de 1% du pas
40:48ou de 2%
40:48c'est pas eux qui font bouger le marché
40:50sur les cartes de crédit visiblement
40:52là on touche à quelque chose
40:54d'un peu plus important
40:54c'est un marché
40:55plus d'un trillion de dollars
40:56et c'est beaucoup de ressources
40:58pour les banques
40:58beaucoup de résultats
40:59et c'est là
41:00quand on dit
41:01le public secteur bancaire
41:02il a surperformé en Europe
41:03depuis deux ans
41:04mais il a aussi très bien marché
41:05aux Etats-Unis
41:05et typiquement
41:06selon une situation
41:07pour un investisseur
41:07qui était long sur les banques américaines
41:09depuis quelques temps
41:09si on s'interroge un peu
41:11sur la croissance
41:112% prévu
41:12c'est pas non plus délirant
41:13pour 2026
41:14et qui a quelques secousses
41:15comme ça
41:16d'instabilité
41:17sur les décisions politiques
41:18vis-à-vis des banques
41:19ça peut être des titres
41:20qui sont bien valorisés
41:21au niveau bancaire
41:22aux Etats-Unis
41:22là effectivement
41:23c'est dans les quelques dizaines
41:24de milliards de profits
41:25là-dessus
41:26et les valeurs
41:27sont plutôt justifiés
41:28donc c'est là
41:28qu'on retrouve tous ces thèmes
41:29de valorisation
41:30à quelle vitesse
41:31le marché peut réévaluer
41:32même si c'est doucement
41:33pour l'instant
41:34mais il peut réévaluer
41:35la question des valorisations
41:36donc je dirais
41:37que le push contre Powell
41:38il s'inscrit
41:38il faut désigner un ami
41:40du pouvoir d'achat
41:41à cause des taux trop élevés
41:42de crédit etc
41:43c'est lui
41:43c'est Jérôme Powell
41:44jetez lui des cailloux
41:47et en gros
41:48il y a une espèce
41:49de populisme là-dedans
41:51mais ça s'inscrit
41:52dans un schéma
41:52beaucoup plus large
41:53alors c'est un peu surprenant
41:54parce qu'on voit quand même
41:55que les derniers chiffres
41:55de consommation
41:56ne sont pas mauvais
41:56on a trouvé là
41:57cet après-midi
41:57ça tient quand même
41:58c'est le mois de novembre
42:00on est fait
42:00effectivement
42:00c'est vrai que les enquêtes
42:02restent indéprimées
42:02par contre les enquêtes
42:03et tout ce qui touche
42:03à l'emploi dans les enquêtes
42:04au prix perçu ou autre
42:06on l'a encore vu
42:06sur le Michigan
42:06le conférence board
42:07donc il y a quand même
42:08peut-être des signaux
42:09un peu avancés
42:10que ça peut effectivement freiner
42:11donc la ministre
42:12Trump le voit probablement
42:14et il y a aussi
42:15la question des chèques
42:16de 2000 dollars
42:16qu'il avait laissé
42:17entendre il y a quelques temps
42:18ça peut être bien perçu
42:21pour le pouvoir d'achat
42:21mais attention
42:22on parlait à l'aspect budgétaire
42:23parce que si la cagnotte
42:25des droits de douane
42:26qui ça va réduire
42:27un peu le déficit
42:27on la réalloue
42:28c'est peut-être pas la musique
42:30sur le front obligataire
42:31pour les questions
42:31d'adaptement
42:32des montants à lever
42:32de dette ou autre
42:33donc il y a des avantages
42:34consommation
42:35il y a des avantages
42:36côté obligataire
42:37surtout qu'elle a déjà
42:39servi plusieurs fois
42:40la cagnotte des tarifs
42:40dans la tête de Trump
42:41en tout cas
42:42et on verra d'ailleurs
42:43ce qu'il reste de cette cagnotte
42:45quand la Cour suprême
42:46américaine
42:46rendra sa décision
42:48sur la base légale
42:49d'une grande partie
42:50des tarifs Trump
42:52et notamment
42:52les tarifs réciproques
42:53sur la Fed
42:54dans quelle mesure
42:55c'est grave
42:55si le marché
42:58vraiment pensait
42:58que la Fed
42:59est en train
42:59de capituler
43:01face au pouvoir politique
43:02je ne sais pas
43:03on aurait des break-even
43:04d'inflation
43:04qui s'envoleraient
43:05par exemple
43:05Sophie
43:06ce n'est pas le cas du tout
43:07logiquement
43:08enfin en tout cas
43:08si ça crée
43:09une défiance
43:09tellement forte
43:10qu'il y avait
43:11un mouvement massif
43:12de vente
43:12des obligations américaines
43:13oui
43:14on n'en est
43:16on n'en est clairement
43:17on n'en est clairement
43:18pas là aujourd'hui
43:18par contre
43:19c'est quand même
43:20c'est un pilier
43:22l'indépendance
43:23de la Fed
43:23c'est quand même
43:24quelque chose
43:24d'extrêmement important
43:25l'indépendance
43:26des banques centrales
43:27on a déjà eu
43:28si les banques centrales
43:29sont devenues indépendantes
43:30c'est parce que
43:30c'est bien parce que
43:31la chose politique
43:32et la gestion
43:33monétaire
43:35on parlait du Japon
43:36on n'a pas parlé
43:37du Royaume-Uni
43:38mais on pourrait en parler
43:39quand même
43:40quand même
43:41quand même
43:42je ne pense pas
43:43je me tourne vers
43:44non non
43:44c'est un débat
43:45parce que c'est philosophique
43:46après
43:46non quand même
43:46en tout cas
43:47il y a toujours une croyance
43:48oui c'est ça
43:49et cette croyance
43:50assure une certaine stabilité
43:51à la fin de la journée
43:52s'il faut être indépendant
43:53on a les moyens
43:54d'être encore indépendant
43:54exactement
43:55et ça contribue à la stabilité
43:57et à la crédibilité
43:59aussi du dollar
44:00c'est à dire que là
44:01effectivement
44:01si on attaque
44:02plus directement
44:03cette question là
44:04là on tombe
44:05effectivement
44:06dans le scénario
44:07de déstabilisation
44:08mais pour de vrai
44:09vos commentaires là-dessus
44:10et puis une petite remarque personnelle
44:12la BCE
44:13met en avant
44:14l'argument de son indépendance
44:15pour expliquer aussi
44:16pourquoi aujourd'hui
44:17elle estime
44:18qu'elle n'a pas besoin
44:18d'en faire plus
44:19donc cet argument
44:20et je dis ça
44:22dans un contexte
44:23où je reçois
44:23beaucoup d'économistes
44:24qui sont critiques
44:25ou en tout cas
44:25qui estiment
44:26que la BCE
44:27aurait les marges de manœuvre
44:28dans le mandat actuel
44:29pour en faire plus
44:30ce à quoi elle résiste
44:32voilà
44:33donc pas pour vous citer
44:34personnellement
44:34mais d'autres aussi
44:35vous n'êtes pas le seul
44:36mais c'est vrai que si on prend
44:37un peu de recul
44:38au fond Trump
44:39qu'est-ce que c'est ?
44:39c'est le retour du politique
44:40au premier plan
44:40et quand on pense géopolitique
44:42il s'est lancé
44:44dans un affrontement
44:45alors russo-chinois
44:46où il fait face
44:47à des puissances
44:47qui en face
44:48n'ont pas de banque centrale
44:49indépendante
44:50donc on rentre
44:51dans un jeu musclé
44:52où effectivement
44:53la démocratie
44:55en prend plus
44:56que pour son grâce
44:56ça pose des vrais sujets
44:57notamment pour la confiance
44:58parce que
44:59heureusement
44:59qu'ils sont quand même
45:00pour l'instant
45:00toujours le gendarme du monde
45:01mais c'est certain
45:02que pour aller vers
45:03des conflits plus musclés
45:04et puis avoir une forme
45:05de les mains libres
45:06presque pour agir
45:07c'est très compliqué pour lui
45:09tant que les institutions
45:10ne sont pas à sa main
45:11et ça pose des vrais risques
45:12très clairement
45:13mais en même temps
45:13c'est le monde de demain
45:14je pense qu'on va vers
45:15des affrontements
45:16qui font que
45:16c'est très difficile
45:18de garder
45:19le modèle qu'on avait
45:20et en tout cas
45:21il est remis en cause
45:22et ça pose la question
45:23de comment l'Europe
45:24vit là-dedans
45:24c'est certain
45:25qu'on est pris en tenaille
45:26des deux côtés
45:27mais on essaye de préserver
45:29quelque chose quand même
45:30c'est ce que je me dis
45:31c'est ce qui me fait
45:32extrêmement peur
45:33tord les institutions
45:34vandaliser les institutions
45:35même si c'est pour des objectifs
45:37qui peuvent être louables
45:38et servir
45:39pourquoi pas l'intérêt génial
45:40on essaye de préserver
45:41un truc un peu plus respirable
45:43et on a beaucoup de mal
45:44à montrer que c'est
45:45une voie de prospérité
45:46et qui est efficace
45:47on est quand même
45:48une colonie industrielle
45:49de la Chine maintenant
45:49une colonie numérique
45:50des Etats-Unis
45:51c'est très très dur
45:51on aimerait pouvoir
45:53montrer une voie
45:53et on a beaucoup de difficultés
45:54alors espérons
45:55qu'on va la trouver
45:56mais sincèrement
45:57autant je crois au rebond cyclique
45:58à court terme
45:58autant structurellement
46:00la zone euro reste la zone euro
46:02nous on va aller chercher
46:02la voie du côté nordique
46:04dans ce dernier quart d'heure
46:05à suivre de Smart Bourse
46:06merci à vous trois
46:07Anthony Morley-Lavidali
46:08Rex Econ et BSI Economics
46:10Sophie Chevelier
46:10d'Orval AM
46:11et Alexandre Baradez
46:12IG
46:12le dernier quart d'heure
46:24de Smart Bourse
46:25chaque soir
46:25c'est le quart d'heure
46:26thématique
46:26le thème ce soir
46:27c'est celui
46:28des marchés nordiques
46:29et nous en parlons
46:30avec les spécialistes
46:30de Pareto Asset Management
46:32et c'est Michel Proutot
46:33partenaire chez Pareto AM
46:35qui est avec nous
46:35à distance
46:36en visio
46:37bonsoir Michel
46:38bienvenue
46:38merci beaucoup
46:40de nous parler
46:40de ces marchés nordiques
46:42toujours particulièrement riches
46:44et intéressants à suivre
46:46un mot de ce que représente
46:47Pareto Asset Management
46:48dans l'industrie européenne
46:50de la gestion d'actifs
46:51vous êtes un pur player
46:52de ces marchés nordiques
46:53c'est ça Michel ?
46:55oui bonsoir Grégoire
46:56oui tout à fait
46:56on est un acteur local
46:58on peut dire
46:58d'une certaine manière
46:59alors pour rebondir
47:00par rapport à ce que vous disiez
47:00tout à l'heure
47:01je ne sais pas si on va
47:01apporter de la lumière
47:03avec les pays nordiques
47:04parce qu'il fait vraiment noir
47:05et il y a beaucoup de neige
47:06aujourd'hui ici à Oslo
47:07mais voilà
47:08je vais essayer de m'éter
47:09à vous expliquer
47:10pourquoi les pays nordiques
47:11peuvent apporter
47:12un peu de diversification
47:13et de stabilité
47:14dans ce monde
47:15effectivement
47:16donc Pareto Asset Management
47:17ouais
47:18Pareto Asset Management
47:19c'est déjà
47:20une société de gestion
47:22qui fait partie
47:22du groupe Pareto
47:23le groupe Pareto
47:24c'est 1200 personnes
47:25à travers le monde
47:26effectivement spécialisées
47:27sur les pays nordiques
47:29on fait quasiment
47:29une obligation
47:30une émission obligataire
47:31ou une introduction
47:32en bourse
47:33ou un placement
47:34action par jour
47:35sur les pays nordiques
47:36voilà
47:38et ça fait
47:38près de 40 ans
47:40que cette société
47:41ce groupe financier existe
47:42et au fil des années
47:43ils ont créé des filiales
47:44dont la filiale
47:45d'Asset Management
47:46Pareto Asset Management
47:47on est 90 personnes
47:49essentiellement basées
47:51effectivement
47:51à Stockholm
47:52et à Oslo
47:53et puis
47:54on gère
47:5511 milliards d'euros
47:56moitié action
47:58moitié obligation
47:58avec quelques hedge funds
48:00également
48:00voilà
48:01donc effectivement
48:02c'est spécialisé
48:03on est un local player
48:04sur les pays nordiques
48:06et voilà
48:08c'est plutôt intéressant
48:09en termes de diversification
48:10j'ai toujours entendu
48:11beaucoup de bien
48:12de ces marchés
48:13de la qualité des entreprises
48:15qu'on y trouve
48:16de la qualité de la gouvernance
48:17etc
48:18on pourra en discuter
48:19d'ailleurs parlons-en
48:20quelles sont un peu
48:20les caractéristiques communes
48:22qu'on retrouve
48:22dans ces grands marchés
48:23alors on limite
48:24le périmètre
48:25c'est Suède
48:26Norvège
48:27Finlande
48:28Danemark
48:28ça peut aller un peu plus loin
48:30la zone nordique
48:31mais c'est déjà pas mal
48:31j'imagine
48:32quand on a
48:32ces quatre marchés-là
48:34en face
48:34tout à fait
48:36y compris le Groenland d'ailleurs
48:37bien sûr
48:40qu'est-ce qui les caractérise
48:42de manière assez commune
48:43d'ailleurs
48:43tout à fait
48:45alors j'ai coutume de dire
48:46en fait que
48:46les pays nordiques
48:47sont à la fois
48:48proches
48:49de l'Europe continentale
48:51d'une certaine manière
48:52mais en même temps
48:52assez lointains
48:53proches
48:54géographiquement
48:56mais lointains
48:57sur certains éléments
48:58qui les caractérisent
48:59effectivement
49:00tous ces pays-là
49:01c'est déjà des éléments
49:02culturels
49:03des grandes différences
49:05culturelles
49:05je dirais
49:06par rapport
49:06au reste de l'Europe
49:07par exemple
49:09l'élément clé ici
49:11c'est la confiance
49:11la confiance
49:13entre les gens
49:14voilà
49:15ça permet quand même
49:17de faciliter
49:18les rapports sociaux
49:19même dans le monde
49:20de l'entreprise
49:20il y a très peu
49:21de négociations
49:22je dirais
49:23marchands de tapis
49:24ici
49:24si vous affichez pas
49:25vos prix clairement
49:26dès le début
49:27d'une négociation
49:28c'est plutôt mal parti
49:29voilà
49:30donc la confiance
49:32deuxièmement
49:33le collectif
49:34le collectif
49:35prime sur l'individu
49:37dans tous ces pays nordiques
49:39voilà
49:39c'est ce qui fait leur force
49:40pour nous latins
49:41ça peut paraître
49:42parfois un petit peu
49:43je dirais
49:44standardisé
49:46mais ça donne vraiment
49:48une force
49:48impressionnante
49:50à ces différents pays
49:51voilà
49:52et puis
49:52ce qu'on retrouve
49:53très clairement
49:54on le voit régulièrement
49:55la modestie
49:55en fait
49:56des nordiques
49:59de manière générale
50:00ça c'est
50:00c'est lié sans doute
50:01à la religion
50:03le protestantisme
50:04est très présent
50:05dans tous ces pays là
50:06et puis
50:06voilà
50:07c'est ce qu'on appelle
50:08la yentolo
50:09qui très clairement
50:10énonce
50:11qu'il ne faut pas
50:12se considérer
50:12comme spécial
50:13chaque individu
50:14voilà
50:15doit se conformer
50:16à certaines forces
50:16collectives
50:17donc culturellement
50:18il y a des différences
50:19et c'est les points
50:20qui rassemblent
50:21tous ces pays là
50:21et qui se trouve
50:22autre point qui les rassemble
50:23allez-y je vous en prie
50:24Michel
50:24continuez
50:25autre point qui les rassemble
50:26dans le deuxième point
50:26je voulais dire
50:27c'est la digitalisation
50:28c'est des pays
50:29très digitalisés
50:30en fait
50:31on le voit
50:32dans les activités quotidiennes
50:35dans le monde professionnel
50:36dans les relations
50:38avec les impôts
50:39vous tapez mon nom
50:40sur un site norvégien
50:41vous pouvez quasiment savoir
50:42ce que je gagne
50:43et combien je paye d'impôts
50:44voilà
50:45la digitalisation
50:47liée à la transparence
50:48c'est des éléments
50:49très importants
50:51dans les pays scandinaves
50:52les hommes politiques
50:53sont soumis
50:53à un screening
50:54très très très pointilleux
50:56sur leurs activités
50:58sur leurs revenus
50:59sur leurs mœurs
51:00voilà
51:00donc ça c'est
51:01c'est un environnement
51:02qui est très
51:04très présent
51:05sur les pays nordiques
51:06et ça vient
51:07du plus jeune âge
51:08puisqu'à l'école
51:09on met en valeur
51:10justement
51:11la confiance en soi
51:12le bien-être
51:13par rapport
51:15plutôt à la performance
51:16qu'on retrouve
51:17dans les pays
51:18un peu plus latins
51:19donc des différences marquantes
51:20ah ben non
51:21mais c'est stage obligatoire
51:23pour tout le monde
51:23dans les pays nordiques
51:24j'ai envie de dire
51:25Michel
51:26oui alors souvent
51:27on me demandait
51:28pourquoi on n'applique pas ça
51:29dans le reste de l'Europe
51:30après je pense que
51:31l'avantage fondamental
51:32des pays nordiques
51:32c'est que c'est des petits pays
51:34c'est des pays
51:35de 5 millions d'habitants
51:36voire 10 millions
51:37pour la Suède
51:37donc ça leur donne
51:38une agilité exceptionnelle
51:41et aussi une nécessité
51:43de se confronter
51:44au monde international
51:45vous voyez
51:46une entreprise
51:46qui réussit ici
51:47tout de suite
51:47est à l'objet
51:48de se positionner
51:50sur les marchés mondiaux
51:51exactement
51:51vous dites
51:51modestie
51:52humilité
51:53mais ambition
51:54néanmoins
51:55et c'est vrai
51:55que j'ai toujours
51:56entendu dire
51:57de ces entreprises nordiques
51:59qu'il y avait
52:00dès le départ
52:01une volonté
52:01d'être globale
52:02tant la taille
52:03des marchés domestiques
52:04était petite
52:06le marché suédois
52:08en est un bon exemple
52:09peut-être
52:10Michel
52:10qu'est-ce qu'on peut dire
52:11d'une cote
52:12comme le plus gros marché
52:13le marché suédois
52:15par exemple
52:15de sa richesse
52:16de sa profondeur
52:17de son dynamisme
52:18tout à fait
52:20le marché suédois
52:21c'est un marché
52:23très particulier
52:24le marché action suédois
52:25d'ailleurs
52:25il y a des représentants
52:26de la commission européenne
52:27qui viennent voir
52:28un peu le miracle suédois
52:29je ne sais pas
52:30on n'a pas tout à fait
52:31le même âge
52:32mais il y a quelques années
52:32on disait quand même
52:33que la Suède
52:34était la dernière station
52:35avant l'URSS
52:36tellement c'était
52:37un régime
52:38social-démocrate
52:40où tout était
52:41un peu cadenassé
52:42voilà
52:42et ils ont fait leur mue
52:43très très
52:44de façon très avancée
52:46et c'est devenu
52:48un pays très capitaliste
52:49sachez qu'ici
52:50par exemple
52:50il n'y a pas d'impôts
52:51sur les successions
52:53il y a un régime favorable
52:56si vous aurez un compte
52:57titre
52:58vous n'avez quasiment pas
53:00d'imposition
53:00sur les gains en capital
53:02ou sur les dividendes
53:04donc voilà
53:04il y a un écosystème
53:05qui a été mis en place
53:06pas du jour au lendemain
53:06ça fait déjà
53:0715 à 20 ans
53:08que les infrastructures
53:10ont été mises en place
53:10pour favoriser
53:11les investissements
53:13en actions
53:13et du coup
53:14vous avez
53:1430 à 40%
53:15des Suédois
53:16qui ont un compte titre
53:17investi en actions
53:18et en plus
53:19qui utilisent
53:20des plateformes digitales
53:21pour intervenir
53:23voilà
53:23et ça c'est du côté
53:24investisseur
53:25et du côté émetteur
53:27j'aime bien
53:28citer ce chiffre là
53:30le chiffre 501
53:31qui pour tout le monde
53:32parle
53:33du Gene Lévi-Strauss
53:34mais c'est aussi
53:36le nombre d'introductions
53:36en bourse
53:37sur la Suède
53:38sur les 10 dernières années
53:40ce qui est juste remarquable
53:42c'est plus que la France
53:43l'Allemagne
53:44l'Espagne
53:45et les Pays-Bas
53:46combinés
53:47pour un pays
53:48de 10 millions d'habitants
53:49donc ça vous donne
53:49un peu une idée
53:50quand même
53:50du dynamisme
53:52de la richesse
53:53des start-up
53:56des PME
53:57qui existent
53:59dans ce marché là
54:00sans parler
54:00évidemment
54:01des large cap
54:02qu'on connaît tous
54:03dans différents secteurs
54:04le secteur industriel
54:05est très présent
54:05effectivement en Suède
54:06mais aussi la consommation
54:07on connaît H&M
54:08IKEA
54:09et d'autres
54:10et un marché imbattable
54:11sur longue période
54:12Michel ?
54:13oui alors ça
54:14j'avais travaillé
54:15à la Deutsche Bank
54:15et j'ai redécouvert
54:17effectivement
54:17leur recherche long terme
54:18de Jim Reed
54:19que j'adore
54:20et effectivement
54:21sur 100 ans
54:21et sur 50 ans
54:23le marché
54:24action suédois
54:25bat le marché américain
54:26alors c'est peut-être
54:27un peu moins vrai
54:27sur les 20 dernières années
54:28même si
54:30la technologie
54:32et la digitalisation
54:33est très présente
54:34en Suède
54:35voilà
54:36il est quand même
54:37difficile de faire aussi bien
54:38que les MDIA
54:39et autres
54:40du marché américain
54:40ouais mais 50 et 100 ans
54:42non mais ça donne
54:42quand même la mesure
54:43de la
54:44oui de la performance
54:45de ce marché
54:46sur longue période
54:47petit aparté rapide
54:49sur le Danemark
54:51est-ce que
54:52l'affaire groenlandaise
54:54et le niveau de tension
54:55élevé
54:57aujourd'hui
54:58entre les Etats-Unis
54:59et le Groenland
54:59se retrouvent
55:01dans le marché
55:01danois
55:02à Copenhague
55:03d'une manière
55:03ou d'une autre
55:04Michel ?
55:06alors
55:06je vais reprendre
55:07un peu l'expression
55:08de l'un de vos invités
55:09si les colis chinois
55:11n'ont pas été comptabilisés
55:12dans la comptabilité nationale
55:14française
55:15il en est un peu de même
55:16du Groenland
55:17paradoxalement
55:18en fait
55:19l'INSEE local
55:20n'intègre pas du tout
55:22le Groenland
55:22dans la comptabilité nationale
55:23donc le poids
55:24du Groenland
55:26au Danemark
55:27il est extrêmement marginal
55:28c'est moins d'un pour cent
55:29du PNB
55:29il y a très peu de présence
55:31des entreprises danoises
55:32sur cette île
55:34ça il faut le reconnaître
55:35donc une intervention militaire
55:38américaine
55:39n'aurait aucun impact
55:40quasiment
55:40sur l'activité
55:42et les résultats
55:43à la fois des banques
55:44et des corporates
55:45danois
55:46en revanche
55:46c'est sûr que
55:47le positionnement
55:48de cette île
55:49qui est la plus grande au monde
55:50en plein milieu de l'Arctique
55:51voilà
55:54c'est pas anodin
55:55c'est sûr que ça a des enjeux
55:57futurs
55:58et ça pèse peut-être
56:00un peu sur le moral
56:01des Danois
56:01il faut quand même savoir
56:02que le royaume de Danemark
56:04a été une grande puissance historique
56:05au niveau européen
56:07et a graduellement perdu
56:08des territoires
56:09d'abord
56:10le sud de la Suède
56:11après la Norvège
56:13après l'Islande
56:13après une partie
56:15du Danemark
56:16qui a été rattachée
56:17à l'Allemagne
56:17voilà
56:18donc
56:18ils sont quand même
56:19dans une dynamique
56:20de perte de territoire
56:21sur plusieurs siècles
56:22alors que
56:23voilà
56:24ils avaient
56:24précédemment
56:26quand même
56:26un rôle régional
56:27très prestigieux
56:28sans parler même
56:28des vikings
56:29dans les années
56:29800 et 900
56:30un dernier mot
56:31il nous reste
56:32une minute
56:33Michel
56:33on n'aura pas le temps
56:34de détailler
56:35la stratégie
56:35de Pareto Asset Management
56:36mais vous reviendrez
56:37pour nous expliquer
56:38plus précisément
56:39votre stratégie d'investissement
56:40parce que du coup
56:40on a parlé de tout
56:41sauf de ça
56:42non
56:42un mot pour dire
56:43que l'aspect crédit
56:45l'investissement en crédit
56:46vous l'avez dit au début
56:47mais c'est quelque chose
56:48de très intéressant
56:49on parle beaucoup
56:50des bourses nordiques
56:51mais la dimension crédit
56:53génère aussi
56:54beaucoup d'appétit
56:55Michel
56:55oui
56:57c'est ce qu'on a
56:58mis en avant
56:59sur les 8-9
57:01dernières années
57:01auprès de nos investisseurs
57:03institutionnels français
57:04et maintenant patrimoniaux
57:06le crédit nordique
57:07apporte une réelle
57:08diversification
57:09du fait de
57:10son fonctionnement
57:11essentiellement
57:12à taux variable
57:12avec des maturités
57:13assez courtes
57:13donc très peu volatiles
57:14et puis avec un pick-up
57:16de rendement
57:17assez intéressant
57:17à risque équivalent
57:18par rapport à ce qu'on peut avoir
57:19sur le marché européen
57:21donc on a vraiment
57:22une très très bonne traction
57:23sur ce segment
57:25de marché
57:27puisque notre fonds
57:28Aïl fait 1,7 milliard
57:29d'euros je crois
57:30et notre fonds crossover
57:30autour de 1 milliard
57:31donc voilà
57:33et puis on le voit bien
57:34dans les différents
57:35rendez-vous
57:36qu'on peut avoir
57:37dans les territoires
57:37de France
57:38avec nos partenaires
57:39on sent vraiment
57:40un appétit
57:40pour cette classe d'actifs
57:41Merci beaucoup Michel
57:42merci d'être venu
57:44nous raconter
57:45ces marchés
57:47ces pays nordiques
57:49Michel Proutot
57:49partenaire
57:50chez Pareto Asset Management
57:51qui était avec nous
57:52l'invité
57:53de ce dernier quart d'heure
57:54de Smart Bourse
57:55à retrouver bien sûr
57:56en replay
57:56sur bsmart.fr
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