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  • il y a 7 mois
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Aujourd'hui, dans « Les 4V », Gilles Bornstein revient sur les questions qui font l’actualité avec Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale.

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Transcription
00:00Bonjour Mathilde Panot, je vous vois que vous avez vos feuilles, vous avez préparé ces interviews.
00:09Mais toujours, nous sommes toujours prêts.
00:10On n'aura pas le temps de faire tout ça, mais enfin on va quand même essayer.
00:13Les discussions entre les macronistes, les socialistes et les républicains continuent.
00:18Un budget est à portée de main, a dit Roland Lescure, le ministre de l'économie.
00:22Dans la corbeille, le gouvernement met la surtaxe exceptionnelle sur les grandes entreprises
00:27pour 6,3 milliards d'euros, ça fait quand même de l'argent.
00:316,3 milliards d'euros pris aux privilégiés, c'est rien pour vous, ça ne suffit pas ?
00:36Écoutez, ils sont tellement prêts d'un accord qu'en commission,
00:39quand nous avons examiné le texte du budget la semaine dernière, il y a eu zéro voix pour le budget.
00:45Donc je vais vous dire, c'est impossible d'arriver à une adoption du budget par le vote.
00:49Et ce qui va se passer, c'est que nous allons avoir un passage en force,
00:53soit par ce qui recircule de nouveau, c'est-à-dire des ordonnances,
00:56ce qui serait du jamais vu dans la Ve République,
00:59soit par un 49,3, ce qui resterait quand même le comble du ridicule pour les socialistes,
01:03puisque je le rappelle, une de leurs grandes victoires,
01:06c'était d'avoir fait abandonner le 49,3 au gouvernement.
01:09Donc nous sommes dans une situation où nous avons un gouvernement qui est minoritaire,
01:13qui est illégitime et qui est détesté,
01:15et qui continue une politique coûte ce que coûte,
01:17alors que plus personne n'en veut dans le pays.
01:19Donc la question qui est posée, c'est qu'aujourd'hui,
01:22le président de la République nous fait perdre du temps,
01:23et je le redis, il faut, lorsqu'il y a une impasse,
01:27de cette façon dans notre pays, revenir aux urnes.
01:30La raison pour laquelle tous ces gens essayent de faire je ne sais quel tambouille,
01:34c'est parce qu'ils ont peur de revenir devant le peuple.
01:36Vous dites qu'il faut revenir aux urnes,
01:38mais quand bien même le gouvernement serait renversé,
01:40le gouvernement serait renversé,
01:43ça ne forcerait pas pour autant le président de la République à partir.
01:45Oui, vous avez raison,
01:46il n'y a que deux manières pour le président de la République de partir,
01:50soit de démissionner, soit d'être destitué,
01:51ce que nous avons essayé à plusieurs reprises,
01:54et que le Rassemblement National nous a empêchés.
01:56Il ne s'agit pas de la destitution,
01:57il s'agit de faire tomber un gouvernement,
01:59il y en aura un autre.
01:59Tout le monde comprend,
02:00tout le monde comprend qu'il n'est pas possible
02:02de continuer dans ce pays ainsi pendant 18 mois.
02:05Nous sommes en train d'assister à une fin de règne,
02:07qui est une agonie interminable.
02:09Et les Français et les Françaises sont lassés,
02:11n'en peuvent plus de voir ce qui est en train de se passer.
02:14Donc, si Emmanuel Macron était responsable,
02:17le dernier service qu'il pourrait rendre au pays,
02:19c'est de partir et de laisser le peuple de France trancher.
02:22Alors, vous dites qu'on va vers un 49.3 ou des ordonnances,
02:25je ne peux pas tellement vous donner tort.
02:27Votre pronostic est-il que les socialistes
02:30vont vers un accord de non-censure avec le gouvernement ?
02:33Je crois que ce ne serait pas étonnant,
02:34puisqu'ils ont déjà décidé de ne pas le censurer
02:37à plusieurs reprises,
02:39de ne pas participer à la motion de censure
02:40que nous déposons cet après-midi
02:42face à l'humiliation de la France
02:44avec le traité de libre-échange du Mercosur
02:47qui va être adopté malgré l'opposition unanime
02:50du peuple français,
02:51mais aussi des syndicats agricoles.
02:53Ce dont le président de la République a pris acte
02:55puisqu'il a voté contre.
02:56Oui, il a voté contre,
02:57mais cela fait huit ans...
02:58En disant exactement ce que vous dites.
02:59Les forces politiques de mon pays sont contre,
03:01je vote contre.
03:02Oui, d'accord,
03:02mais cela fait huit ans qu'Emmanuel Macron est au pouvoir
03:04et depuis huit ans,
03:05il n'a absolument rien fait
03:06pour bloquer ce traité de libre-échange
03:07qui a été négocié,
03:09M. Bornstein,
03:09en 1999,
03:11qui est un traité d'un autre siècle
03:13et qui va tuer l'agriculture paysanne
03:14dans notre pays.
03:15Il n'y aura pas de censure cet après-midi
03:17sur le budget...
03:18Attendez que les choses se fassent.
03:19Vous savez, M. Bornstein,
03:20on nous disait que M. Barnier allait tenir.
03:23Nous l'avons fait tomber
03:24par la deuxième vote de motion de censure
03:27de toute l'histoire de la Ve République.
03:28Nous avons fait tomber le gouvernement,
03:30ensuite Bayrou,
03:31par le premier vote de confiance
03:32de toute l'histoire de la Ve République.
03:34Donc vous verrez,
03:35nous sommes capables de grandes choses
03:36dans ce pays.
03:37Sur le gouvernement,
03:38je répète ma question.
03:39Donc vous m'avez dit,
03:40oui, les socialistes vont
03:41vers un accord de non-censure.
03:43C'est votre pronostic.
03:44Oui, puisque les socialistes
03:45ont changé d'alliance
03:46et ont décidé maintenant
03:47de changer le soldat Macron.
03:49Oui, bien sûr.
03:49Ils sont de fait alliés
03:51avec les macronistes,
03:52ce qu'ils font depuis maintenant
03:53plusieurs mois.
03:54Et donc,
03:54est-ce qu'il y aura envers eux
03:56des représailles
03:56de votre part aux municipales ?
03:58Il ne s'agit pas de représailles,
03:59mais vous aurez remarqué
04:00que nous avons des listes
04:02effectivement séparées.
04:03Nous portions un projet en commun
04:06qui était le programme
04:07du nouveau Front populaire,
04:08qui a été allègrement jeté
04:10à la poubelle
04:10et par les fenêtres
04:11par le Parti socialiste.
04:12Et donc, oui,
04:13nous présentons des listes
04:14qui sont des listes distinctes
04:15aux élections municipales,
04:17notamment autour de la question
04:18de la réquisition des logements
04:19alors que des gens
04:20continuent de mourir de la rue,
04:21autour de la question
04:22de la gratuité des cantines
04:24avec des produits bio,
04:25bref,
04:26avec ou encore
04:27le référendum d'initiative citoyenne
04:29à l'échelle des communes.
04:30La répression continue en Iran.
04:33Votre slogan est assez clair.
04:34C'est ni le chat,
04:36ni les mollas.
04:37Que souhaitez-vous maintenant ?
04:39Alors, d'abord,
04:40je veux dire évidemment
04:41tout notre soutien
04:42au peuple iranien,
04:43qui est en train de subir
04:44une répression sanglante.
04:46On parle entre plusieurs centaines,
04:47voire plusieurs milliers de morts
04:49avec des connexions internet.
04:52Non, nous n'avons jamais changé de ton.
04:53Jamais.
04:54M. Bernstein,
04:54nous avons toujours dit
04:55ni le chat,
04:56ni les mollas.
04:56Et je vais vous dire,
04:58je vais rajouter une troisième chose
04:59à ce que nous sommes en train de dire.
05:01Ni aucune ingérence étrangère,
05:02ni de la part de Trump,
05:04ni de la part de Netanyahou.
05:05Ce qui devrait être fait
05:06à la fois par la France
05:07et par l'Union européenne.
05:08D'abord,
05:09rétablir les communications.
05:10Première chose.
05:11Deuxième chose,
05:12demander,
05:12et de la part de la France,
05:14une réunion du Conseil de sécurité
05:16de l'ONU.
05:16Ensuite,
05:17permettre au peuple iranien
05:18de décider librement
05:19de son destin
05:20avec des élections libres.
05:22Je pense évidemment
05:22à nos compatriotes
05:23Cécile Collère et Jacques Paris
05:25qui doivent pouvoir
05:26revenir en France
05:27et évidemment la libération
05:28de l'ensemble
05:28des prisonniers politiques.
05:30Vous dites en Iran
05:32ni le chat,
05:32ni les mollas.
05:33Symmétriquement au Venezuela,
05:35est-ce que vous dites
05:35ni Trump,
05:36ni Maduro ?
05:38Nous disons
05:38ni Trump,
05:39ni Poutine,
05:40ni Netanyahou
05:41qui sont tous en train
05:42de violer le droit international.
05:43Mais je vais vous dire,
05:44la question encore une fois...
05:46C'est quand même dans
05:46ni le chat,
05:46ni les mollas d'un côté,
05:47mais vous refusez de dire
05:49ni Trump,
05:49ni Maduro de l'autre.
05:50Écoutez,
05:51nous sommes dans le cadre
05:53d'une agression
05:54qui a été faite
05:54sur la souveraineté du Venezuela
05:56avec un kidnapping
05:57d'un président en exercice.
05:58Je vais vous dire,
05:59le problème
05:59dans ce que nous sommes
06:00en train de dire
06:01sur la question vénézuélienne,
06:02c'est que vous voudriez
06:04que le monde
06:04soit avec des bons
06:06et des méchants.
06:06La question n'est pas
06:07de savoir qui est bon
06:08et qui est méchant,
06:09la question est de savoir
06:10ce qui est légal
06:11et ce qui est illégal.
06:12Et je vais vous dire...
06:13Ça peut être illégal,
06:14l'intervention américaine
06:15peut être illégale,
06:16il n'y a aucun doute là-dessus,
06:17et pour autant,
06:18on peut ne pas vouloir
06:19du retour de Maduro.
06:19Mais non,
06:21parce que si vous ne voulez pas
06:22du retour de Maduro,
06:23alors vous acceptez
06:23le kidnapping.
06:24Donc, il faut demander
06:26et exiger la libération
06:27de Maduro
06:27et de son épouse
06:28par ailleurs
06:29et ensuite,
06:30évidemment,
06:31réaffirmer à chaque moment
06:32que les peuples
06:33ont le droit
06:34de choisir eux-mêmes
06:35leur destin
06:36et leur avenir
06:36et doivent le faire,
06:38évidemment,
06:38par les élections.
06:39Parce qu'on a vu,
06:40par exemple,
06:41on a vu des images
06:41de libération
06:43de prisonniers politiques.
06:44Alors, c'est une centaine,
06:45on considère qu'il y a
06:46à peu près 1 000 prisonniers politiques
06:48au Venezuela.
06:52Ce n'est pas très français,
06:53ce que je vais dire,
06:53mais est-ce que ce n'est quand même
06:54pas un peu moins pillant
06:55depuis que Maduro est parti ?
06:56Mais non,
06:57je ne crois pas,
06:57parce que vous vous retrouvez
06:59avec d'abord les États-Unis.
07:01Des gens qui retrouvent
07:03leurs proches libérés de prison.
07:04Oui, d'accord,
07:05mais vous vous retrouvez
07:06avec les...
07:06Oui, d'accord, c'est important quand même.
07:07Non, non,
07:07parce que je vais vous expliquer.
07:09Si vous pensez
07:09à un seul moment
07:10qu'avec des bombes,
07:11je rappelle qu'il y a eu
07:12100 morts dans cette opération
07:13qui a été vantée
07:14sur tous les médias français,
07:16si vous pensez qu'avec des bombes,
07:17on libère des peuples,
07:20alors vous vous trompez lourdement.
07:21Vous n'avez qu'à regarder l'histoire.
07:22Et ceux qui sont en train
07:23de dépeindre M. Trump
07:25comme étant celui qui agit
07:26pour la démocratie
07:27et pour les droits humains,
07:29n'ont qu'à regarder en face
07:30ce qui s'est passé
07:31avec le meurtre
07:32de René Nicole Goud.
07:33Oui, oui,
07:34mais moi je vous parle d'elle,
07:35de cette femme,
07:35mère de famille
07:36de trois enfants de 37 ans
07:37qui a été abattue
07:39de deux balles dans la tête
07:40alors qu'elle était en train
07:41de regarder les relations
07:42des droits humains.
07:43Vous me parlez
07:43de ce qui se passe
07:44à Minneapolis.
07:44Oui, pourquoi je vous parle de ça ?
07:46Parce qu'en fait,
07:47expliquez que c'est du fait
07:48de la démocratie
07:49que cette intervention
07:50aurait eu lieu
07:51alors que ça n'a rien à voir
07:52ni avec la démocratie
07:53ni avec le narcotrafic
07:54mais uniquement avec le fait
07:55de mettre la main
07:56sur le pétrole.
07:58Dans Ni Trump,
07:59il n'y a ni Trump,
08:00ni Trump,
08:01ni Maduro.
08:02Je constate que vous ne voulez pas le dire.
08:03Oui, mais Maduro,
08:04quelle a été la violation
08:05du droit international ?
08:06Qu'il y ait des remarques
08:08à la fois du Conseil de sécurité,
08:10de l'ONU pardon,
08:11qu'il y ait des choses
08:12sur les violations
08:13sur un pouvoir autoritaire
08:15qui doivent être réglées
08:16par le peuple vénézuélien ?
08:17Aucun problème
08:18ou devant des tribunaux ?
08:19Aucun problème.
08:20Mais qui a agressé
08:22aujourd'hui le Venezuela
08:23et la souveraineté vénézuélienne ?
08:25C'est bien Trump
08:26qui l'a fait.
08:26Tout comme,
08:27je le dis,
08:28M. Bornstein,
08:29je le dis
08:29parce que nous sommes en train
08:30en ce moment
08:31d'être une France
08:32qui est complice du génocide
08:33et nous avons fait
08:33une initiative citoyenne européenne
08:35que nous invitons
08:36le génocide en Palestine
08:38que nous invitons
08:39tout le monde
08:40à signer
08:40initiative citoyenne européenne
08:41qui vise à suspendre
08:42l'accord d'association
08:43entre l'Union européenne
08:44et Israël
08:45puisqu'un cessez-le-feu
08:46qui tue un enfant palestinien
08:47par jour
08:48n'est pas un cessez-le-feu.
08:50Mathilde Panot,
08:51présidente du groupe
08:51LFC Invité des 4V,
08:53je précise,
08:53Mme la Présidente,
08:54que vous serez l'oratrice
08:55de votre groupe
08:55cet après-midi
08:56lors de la motion de censure
08:58sur le Mercosur
08:59dont on a parlé.
09:00Merci à vous,
09:00bonne journée.
09:01Merci à vous.
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