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  • il y a 8 mois
Les agriculteurs de la FNSEA et des JA quittent Paris ce mercredi 14 janvier au matin après avoir passé 24 heures dans la capitale. Du côté de Toulouse, les manifestants de la Coordination rurale ont un temps pris place dans le centre-ville, malgré l'interdiction préfectorale. Quatre personnes ont été interpellées selon le syndicat.

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Transcription
00:00Il y a des mobilisations partout en France, et il y en aura encore toute la semaine, ça va durer.
00:04On a différentes revendications. Là, on est quand même dans une région, on va se le dire,
00:09l'Occitanie vit une grande, grande crise majeure, et aujourd'hui, je crois que dans cette région,
00:14il n'y a plus d'histoire de syndicats. En fait, aujourd'hui, l'objectif chez eux, c'est vraiment
00:17de sortir les agriculteurs, pour parler peut-être du merdier malheureusement sur lesquels ils sont.
00:24Aujourd'hui, malheureusement, on a des agriculteurs qui arrivent au bout, on a une crise viticole,
00:28pour la région Occitanie, malheureusement, aujourd'hui, oui, c'est une question de survie.
00:34Donc aujourd'hui, ils sont dans des demandes vraiment d'appui, mais aujourd'hui, ils en sont à nous dire,
00:39on demande de l'argent. En fait, les Occitans, aujourd'hui, l'Occitanie, aujourd'hui, c'est on a besoin d'argent
00:43pour continuer. Ils n'arrivent pas à payer leurs fournisseurs, ils n'arrivent plus à payer leurs traites,
00:48ils n'arrivent plus à payer. Ce que je trouve très très dur, et d'ailleurs, ce matin, je recevais le gouverneur
00:52de la Banque de France, il y a eu une étude de la Banque de France elle-même qui a été faite sur la situation
00:56de notre monde agroalimentaire. Et ils disent, c'est un désastre. La Banque de France n'y va pas de main-marte ?
01:04Elle dit, c'est un désastre. Et c'est un mélange, à la fois, effectivement, de conjoncture internationale,
01:09mais surtout, d'abord, deux normes extrêmement difficiles, de charges salariales plus importantes
01:15que celles de nos voisins, et de pressions fiscales plus importantes.
01:18Ils donnaient l'exemple de l'Allemagne, de la Pologne et de l'Espagne, qui ont une fiscalité et des charges
01:23bien moindres que les nôtres. Et donc, aujourd'hui, ça ne passe pas. Entre les dépenses et les revenus, ça ne passe pas.
01:29Il y a plusieurs politiques agricoles. Il y a celle de l'Union européenne. Et enfin, nous, chez JIA, c'est ce qu'on essaye de se dire.
01:34On a ouvert des livres d'histoire et on s'est dit, on va créer l'Union européenne. À l'époque, on s'est tous mis tous ensemble
01:39autour d'une table. On va tous avoir à peu près la même norme, la même législation. Puis finalement, non, on s'aperçoit
01:45que l'Union européenne dit des choses. La France en rajoute encore plus. Donc déjà, on a une concurrence inter-européenne
01:49inter-européenne entre les agriculteurs. Dommage. Normalement, on devrait être tous unis pour être plus forts,
01:54avoir une Europe forte. Parce qu'en face, on a les Chinois, on a les États-Unis, les Russes, qui aujourd'hui
01:59inondent les marchés. Et on les voit parce qu'on a eu des contrôles un peu partout en France. On a eu le Havre
02:04ce week-end. Ils ont ouvert des bateaux où ils ont trouvé des aliments qu'on produit en France, mais qui,
02:10malheureusement, viennent de Chine parce que moins chers, transportés dans des conditions que je n'ai même pas envie
02:15d'expliquer. Quand on ouvre et qu'on voit des crevettes dans des cartons, c'est des crevettes que
02:19vous retrouvez, vous savez, quand vous faites vos supermarchés en rond avec un petit peu de mayonnaise
02:23dans le milieu, qui vient du Honduras, qui a traversé la moitié du globe pour arriver ici en vrac,
02:30dans des cartons, où nous, on va les reprendre ici en France pour les remettre dans des barquettes
02:34pour demain les manger ou les donner à nos enfants. Moi, c'est un scandale. Il faut arrêter tout ça.
02:38Ce matin,
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