00:00Il y a des mobilisations partout en France, et il y en aura encore toute la semaine, ça va durer.
00:04On a différentes revendications. Là, on est quand même dans une région, on va se le dire,
00:09l'Occitanie vit une grande, grande crise majeure, et aujourd'hui, je crois que dans cette région,
00:14il n'y a plus d'histoire de syndicats. En fait, aujourd'hui, l'objectif chez eux, c'est vraiment
00:17de sortir les agriculteurs, pour parler peut-être du merdier malheureusement sur lesquels ils sont.
00:24Aujourd'hui, malheureusement, on a des agriculteurs qui arrivent au bout, on a une crise viticole,
00:28pour la région Occitanie, malheureusement, aujourd'hui, oui, c'est une question de survie.
00:34Donc aujourd'hui, ils sont dans des demandes vraiment d'appui, mais aujourd'hui, ils en sont à nous dire,
00:39on demande de l'argent. En fait, les Occitans, aujourd'hui, l'Occitanie, aujourd'hui, c'est on a besoin d'argent
00:43pour continuer. Ils n'arrivent pas à payer leurs fournisseurs, ils n'arrivent plus à payer leurs traites,
00:48ils n'arrivent plus à payer. Ce que je trouve très très dur, et d'ailleurs, ce matin, je recevais le gouverneur
00:52de la Banque de France, il y a eu une étude de la Banque de France elle-même qui a été faite sur la situation
00:56de notre monde agroalimentaire. Et ils disent, c'est un désastre. La Banque de France n'y va pas de main-marte ?
01:04Elle dit, c'est un désastre. Et c'est un mélange, à la fois, effectivement, de conjoncture internationale,
01:09mais surtout, d'abord, deux normes extrêmement difficiles, de charges salariales plus importantes
01:15que celles de nos voisins, et de pressions fiscales plus importantes.
01:18Ils donnaient l'exemple de l'Allemagne, de la Pologne et de l'Espagne, qui ont une fiscalité et des charges
01:23bien moindres que les nôtres. Et donc, aujourd'hui, ça ne passe pas. Entre les dépenses et les revenus, ça ne passe pas.
01:29Il y a plusieurs politiques agricoles. Il y a celle de l'Union européenne. Et enfin, nous, chez JIA, c'est ce qu'on essaye de se dire.
01:34On a ouvert des livres d'histoire et on s'est dit, on va créer l'Union européenne. À l'époque, on s'est tous mis tous ensemble
01:39autour d'une table. On va tous avoir à peu près la même norme, la même législation. Puis finalement, non, on s'aperçoit
01:45que l'Union européenne dit des choses. La France en rajoute encore plus. Donc déjà, on a une concurrence inter-européenne
01:49inter-européenne entre les agriculteurs. Dommage. Normalement, on devrait être tous unis pour être plus forts,
01:54avoir une Europe forte. Parce qu'en face, on a les Chinois, on a les États-Unis, les Russes, qui aujourd'hui
01:59inondent les marchés. Et on les voit parce qu'on a eu des contrôles un peu partout en France. On a eu le Havre
02:04ce week-end. Ils ont ouvert des bateaux où ils ont trouvé des aliments qu'on produit en France, mais qui,
02:10malheureusement, viennent de Chine parce que moins chers, transportés dans des conditions que je n'ai même pas envie
02:15d'expliquer. Quand on ouvre et qu'on voit des crevettes dans des cartons, c'est des crevettes que
02:19vous retrouvez, vous savez, quand vous faites vos supermarchés en rond avec un petit peu de mayonnaise
02:23dans le milieu, qui vient du Honduras, qui a traversé la moitié du globe pour arriver ici en vrac,
02:30dans des cartons, où nous, on va les reprendre ici en France pour les remettre dans des barquettes
02:34pour demain les manger ou les donner à nos enfants. Moi, c'est un scandale. Il faut arrêter tout ça.
02:38Ce matin,
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