- il y a 7 mois
Avec Elisabeth Lévy et Eric Revel
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
00:04Il est 8h37, je vous rappelle aussi que nous vous offrons la possibilité de rencontrer la semaine prochaine Antoine Dupont.
00:12Rencontre en face-à-face le 21 janvier, c'est un mercredi à Toulouse.
00:16Vous allez repartir avec un maillot que vous allez pouvoir dédicacer et un selfie avec Antoine Dupont.
00:21C'est Sud Radio et Fiducial qui vous offrent ça.
00:23Pour ça, vous envoyez Sud au 7-20-18 par SMS et c'est pour vous.
00:27Le tirage au sort tout à l'heure.
00:29Allez, les sujets du matin, il y en a beaucoup.
00:34Il y a ce que l'on a dans nos assiettes demain.
00:37Ça, c'est quand même un vrai sujet entre, d'une part, les produits du Mercosur qu'on aura peut-être dans les plats cuisinés, etc.
00:42Ce qu'évoquait Eric Revelle tout à l'heure.
00:45Tout ce qui est halal avec KFC qui a confirmé évidemment qu'il y a 24-400 des restos où c'est purement halal.
00:52Oui, que ça l'est aussi.
00:54Et il y a un problème de transparence autour de ça.
00:56Vous voulez réagir ?
00:58Vous estimez qu'on doit être informé, en fait, de ça.
01:010-826-300-300.
01:04Marine Le Pen, elle doit être condamnée jusqu'où ?
01:06Est-ce qu'elle doit être privée de présidentielle ou pas ?
01:09Est-ce qu'elle a fauté ?
01:10Qu'en pensez-vous ?
01:11Vous avez entendu Elisabeth Lévy ?
01:120-826-300-300.
01:14Même chose.
01:15Vous appelez.
01:16Vous allez évidemment débattre et réagir avec Elisabeth Lévy.
01:21Eric Revelle.
01:22Et sur l'agriculture, il y a Christophe qui est avec nous.
01:25Bonjour Christophe.
01:27Bonjour.
01:28Bonjour Christophe.
01:29Sur la loi d'urgence agricole qui a été annoncée hier par Sébastien Lecornu,
01:35avec un certain nombre de conditions qui font que la FNSEA est rentrée dans les fermes,
01:40mais pas forcément tous les agriculteurs.
01:42On voit ce qui se passe à Toulouse.
01:44Qu'est-ce que vous en pensez, vous, mon cher Christophe ?
01:46Déjà, pour moi, le mot « urgent », « urgence », ça devrait être instantané.
01:52Donc là, on nous annonce mars, puis décembre, puis cet été,
01:57et puis en fait, on va arriver à l'échéance des présidentielles.
02:01Donc on nous manipule chaque fois.
02:03Moi, je suis vigneron.
02:04Donc on nous a dit qu'il y aura des annonces au moment du Cité-Vie,
02:07et puis au moment du Cité-Vie, ça a fait plouf.
02:09Là, maintenant, on nous annonce au moment du salon de l'agriculture,
02:11en espérant qu'il n'y ait plus un paysan qui participe.
02:15Voilà, toujours des échéances pour se foutre de nous.
02:18– Oui, oui, oui.
02:19Vous estimez qu'on vous balade un peu, quoi, c'est ça ?
02:22– Oui, c'est un minimum, oui.
02:25– Oui, on vous balade, mais il faut prendre des mesures.
02:30Ce n'est pas simple dans un contexte international, Christophe, non plus.
02:34– Non, mais après, c'est un choix de société.
02:38Le problème, c'est qu'on ne parle jamais de la vraie problématique.
02:41N'importons pas l'agriculture que l'on ne veut pas chez nous.
02:43On nous impose des normes, donc après, on a deux solutions.
02:46Soit on nivelle par le bas, on enlève les normes,
02:48et on va fonctionner comme avec les gens du Maghreb, du Mercosur et autres.
02:52Soit on accepte nos normes, mais par contre, les produits,
02:55ils doivent rester à la frontière.
02:56– Oui, oui, oui.
02:58Elisabeth.
02:58– Oui, mais je comprends très bien ce que vous dites.
03:01Moi, je plaide surtout pour que les Français sachent
03:04que s'ils veulent une agriculture, il faut la payer.
03:06Mais on est aussi exportateurs.
03:11C'est-à-dire que si vous décidez que nous, nous n'importons plus rien,
03:15est-ce que nous restons exportateurs ?
03:17C'est quand même...
03:18Alors, c'est la première année, je l'ai entendu tout à l'heure,
03:22que notre balance agricole, même notre balance agricole, est déficitaire.
03:27Donc, est-ce que c'est pas aussi un atout de la France, l'agriculture ?
03:32– Mais pas du tout, ça veut dire qu'on exporte le bon et on importe la merde ?
03:37– Oui, oui.
03:38– Vous trouvez ça cohérent ?
03:40– En tout cas, c'est une bonne réplique.
03:43– D'accord, mais alors donc, on arrête d'exporter,
03:46on fait que de l'agriculture pour nous ?
03:48Vous pensez que c'est un modèle viable ?
03:49– Non, il dit qu'on exporte justement de la qualité.
03:51– Non, parce que ce qu'il dit, aujourd'hui, on exporte le bon et on importe de la merde.
03:55Mais si on arrête d'importer, je ne suis pas sûr qu'on puisse exporter.
03:59Mais je laisse Eric...
04:00– Eric avec Christophe.
04:01– Pas de blague et pas de calombre.
04:05– J'aime beaucoup le verbe balader, ça fait des décennies que les agriculteurs sont baladés.
04:13Pour bien qu'on comprenne dans quelle situation est l'agriculture française,
04:17je cite toujours ce chiffre parce que ça vous montre que les pouvoirs politiques
04:20qui sont succédés n'ont jamais rien fait, n'ont pas grand-chose.
04:23On est passé d'un million d'exploitations agricoles dans les années 80 à 400 000 aujourd'hui.
04:27Donc c'est vous dire que les agriculteurs sont en train de mourir à petit feu.
04:31Maintenant, Christophe, ce qui est vrai quand même, il faut le dire, on est sur Sud Radio, on parle vrai,
04:37c'est que vous avez quand même certaines filières agricoles qui vont bénéficier du Mercosur,
04:43le vin, les spiritueux, les fromages, comme certaines ont bénéficié du CETA,
04:47le traité de libre-échange avec le Canada,
04:48où vous avez raison, c'est que personne n'a envie de manger,
04:52et je le disais ce matin, un steak avec des hormones ou des antibiotiques
04:56qui viendraient du Brésil ou d'Argentine,
04:58même si ça ne concerne que 100 000 tonnes de bœuf dans l'Union Européenne.
05:03Vous avez tout à fait raison.
05:04Mais c'est plus global, c'est plus global.
05:06Vous avez, pour les éleveurs, le problème de la dermatose,
05:09vous avez les paperasses pour les agriculteurs.
05:11Je parlais hier de l'histoire des cages à poules avec les normes européennes,
05:14mais c'est délirant.
05:15On va interdire les cages à poules en France et en Europe d'ici 2030 à 90%,
05:20et souvent, quand ces cages à poules ne partent pas à la ferraille,
05:23elles sont vendues à l'extérieur, on fout des poules dedans dans d'autres pays,
05:26et on importe les œufs en question.
05:30Et tout ça au nom, très bien, du bien-être animal.
05:33En fait, les agriculteurs, on en râle-bol, et on peut comprendre.
05:36Et le Mercosur, pour moi, c'est la goutte importante,
05:40mais pas suffisante du vase qui déborde depuis des décennies.
05:43Voilà.
05:43Mais je voudrais poser une question aussi.
05:46Christophe, vous écoute.
05:47Christophe, si, par exemple, on fait de l'agriculture,
05:49avec des bonnes vaches qui, comment on dit, broutent de la bonne herbe,
05:53au lieu de se nourrir de soja importée d'ailleurs, etc.
05:58Est-ce qu'on arrive à des tarifs praticables pour les consommateurs,
06:03et à un revenu acceptable pour les agriculteurs ?
06:07Parce que j'ai toujours pas compris comment on faisait,
06:10pour que des gens qui travaillent 70, 80, 100 heures, sans doute,
06:14des fois par semaine,
06:16aient un revenu qui soit quand même, qui leur permette de vivre.
06:20Parce que c'est pas possible.
06:23Un travail qui permet pas de vivre, ça s'appelle plus...
06:25Christophe, Christophe.
06:27C'est un choix de société.
06:29On nous a envoyés vers le tourisme, vers les loisirs, vers les smartphones, vers tout ça.
06:34On n'a pas les moyens de tout ça, en fait.
06:37Donc c'est un choix de société.
06:38Et après, pour vous répondre, il y a aussi une histoire de marge.
06:43Certainement que nos grossistes, nos grandes surfaces et autres, ont des marges abusives.
06:48Il n'y a qu'à voir pour le vin.
06:50Le vin, il a été divisé quasiment par un tiers le prix au producteur.
06:55Par contre, le consommateur, lui, il paye toujours le même prix.
06:57Alors que nos charges ont augmenté.
07:01Non, mais voilà.
07:02Vous posez le doigt sur quelque chose qui est particulièrement important.
07:06C'est que l'ensemble des charges ont augmenté dans l'agriculture.
07:09Celles des distributeurs aussi, mais pour ce que me dit Christophe.
07:13Attendez, si vous permettez.
07:15Non, mais l'ensemble des charges ont augmenté.
07:16Et notamment aussi avec l'ensemble des normes qu'il a fallu appliquer sur le terrain.
07:20où il a fallu, évidemment, reconstruire des nouveaux bâtiments, investir.
07:25Ça coûte très cher.
07:26C'est des millions d'euros parfois par ferme.
07:30Et vous n'y arrivez pas parce que tout est plus cher pour eux.
07:34Pour les agriculteurs, le matériel, je ne vous en parle pas.
07:36Vous avez vu les tracteurs, le coût des tracteurs.
07:38Et il y a des gens poursuivis aujourd'hui.
07:39Il y a un procès dans le sud.
07:41Il y a des barraîchers qui sont poursuivis.
07:42Mais en fait, ce que me dit Christophe, c'est ça où je voulais aussi en venir,
07:46c'est que ça ne peut pas être seulement la faute du gouvernement
07:48quand il dit que c'est une question de système,
07:51c'est une question de choix entre nos smartphones changés tous les six mois
07:55et notre agriculture.
07:57Peut-être qu'à un moment, il faut faire des choix.
07:58Allez, dans un instant.
08:00Déficit de la balance commerciale, déficit aussi de la balance des bébés.
08:04La natalité est en chute libre avec beaucoup de conséquences.
08:07Est-ce que vous êtes inquiets par ça pour la France ?
08:10Je voudrais bien vous entendre.
08:10Et puis Marine Le Pen, est-ce que c'est à la justice de décider
08:14avant les électeurs éventuellement à la présidentielle
08:17ou est-ce qu'elle doit payer ?
08:18Est-ce qu'elle doit payer pour des fautes ?
08:20Alors elle, elle dit, oui, j'ai commis plus ou moins, enfin bon, voilà, etc.
08:25J'aimerais vous entendre.
08:260826 300 300.
08:31Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Patrick Roger.
08:35Il est 9h10 sur Sud Radio, on ira à Toulouse tout à l'heure
08:38où il y a des difficultés de circulation avec les agriculteurs.
08:41Nous parlions de Marine Le Pen.
08:45Finalement, est-ce que c'est à la justice de véritablement trancher ?
08:48Elle doit se prononcer, quoi qu'il en soit,
08:50mais de la priver aussi de la présidentielle.
08:52René nous appelle au 0826 300 300 de Toulouse.
08:55Bonjour René.
08:57Oui, bonjour Patrick.
08:58Bonjour Eric.
08:59Bonjour René.
09:00Qu'en pensez-vous ?
09:02Eh bien, écoutez, je vais vous parler du fond.
09:06Un peu d'histoire.
09:08Pas trop quand même, parce qu'on n'a pas forcément un temps trenon, là, mon cher René Mérési.
09:1210 secondes.
09:14Lorsque Sud Radio était temporairement à la Belge
09:17après avoir quitté l'Appel Jourdain, avant d'arriver à Paris,
09:22dans une émission du matin,
09:24Bournazel était l'invité politique actuelle,
09:27candidat d'Origion à l'Amérique de Paris.
09:29Et j'avais détaillé et proposé
09:33le détail d'un statut de l'élu.
09:39Et dans ce statut étaient décrits, d'une part,
09:42l'émission, les autorisations et la souveraineté de l'élu.
09:47Eh bien, effectivement, à partir du moment où...
09:51Alors, Bournazel avait chassé ça d'un revers de main,
09:56et ça provient que la faute revient à toute la classe politique
10:02qui n'a pas voulu réellement déterminer leurs droits et leurs devoirs.
10:07Et aujourd'hui, c'est Marine Le Pen qui le paye.
10:10Et voilà.
10:11– Ah oui, vous voulez dire qu'en fait, on aurait pu clarifier les choses un petit peu plus tôt,
10:16parce que Marine Le Pen, d'ailleurs, elle a rejeté la faute un peu, elle, de son côté,
10:21sur le Parlement européen.
10:23Elle dit qu'il n'a pas joué le rôle d'alerte qu'il aurait dû jouer.
10:26Elisabeth Lévy, dans sa défense.
10:28– Oui, alors il y a cette affaire de Parlement européen,
10:30je voudrais juste rappeler, Marine Le Pen peut être sanctionnée
10:33pour ce manquement qui, moi, ne me semble pas très grave,
10:37mais elle ne doit pas être décrétée inéligible.
10:40C'est ça qui me semble grave.
10:42C'est la peine d'inéligibilité.
10:44Ça, c'est antidémocratique de mon point de vue, le reste.
10:47– D'ailleurs, c'est l'enjeu du procès, là.
10:50Est-ce que vous pensez, Éric Revelle, que les juges, justement,
10:53vont peut-être ajuster ça en se disant, tiens,
10:56on applique la loi, mais en même temps, on ne va pas jusqu'à cette peine ?
11:00– Vous voulez dire que la justice française pourrait avoir une visée politique ?
11:05Mon Dieu, non, mais en revanche, imaginez que la condamnation reste,
11:11parce que, bon, comme disait, c'est le mot de Renaud Muselier de tout à l'heure,
11:14dans l'interview sur Sud Radio, il disait, il y a eu tricherie, bon.
11:18Mais que l'exécution provisoire saute, donc.
11:20– Oui, c'est ça.
11:21– Eh bien, si c'est le cas, vous savez que ça devient un vrai problème pour l'ERN,
11:26parce qu'en réalité, Marine Le Pen serait de nouveau dans la course, en 2027,
11:30alors que Jordan Bardella et ses lieutenants ont commencé à prendre leurs aises,
11:35et dans les sondages à y croire,
11:37et ça pourrait mettre un sacré boxon à l'intérieur du RN, quand même.
11:41Alors, est-ce que la justice ira jusqu'à se déjuger en appel ?
11:44– Ah, je vois Elisabeth Lévy qui me regarde de travers.
11:48– Non, mais non, c'est simplement que vous vous trompez, c'est parce que…
11:50– Oui, je me trompe souvent, Elisabeth, heureusement pas vous.
11:52– Non, mais vous vous trompez sur un point juridique.
11:54– Doucement, oui.
11:54– Vous vous trompez sur un point juridique, c'est que, supposons qu'en appel,
11:58elle soit de nouveau condamnée à l'inéligibilité.
12:01C'est toujours pas définitif.
12:02Donc, ça veut dire que le suspens, le supplice chinois peut continuer
12:08avec la cour de cassation qui dirait
12:11on va se prononcer 15 jours avant l'élection, comme ça.
12:14Voilà, non mais ce que je veux dire, c'est que ça ne s'arrête pas avec ce procès,
12:17on n'a pas pris à la casse.
12:18– On n'est pas arrivé au bout du feuilleton.
12:21La chute de la natalité en France.
12:24Démographie, c'est la une du Figaro ce matin.
12:26Les conséquences sont assez terribles, risquent d'être assez terribles,
12:31évidemment, notamment pour les retraites,
12:32qui va payer, etc.
12:34Xavier est avec nous au 0826 300 300.
12:37Bonjour Xavier.
12:38– Bonjour Patrick, bonjour Elisabeth, bonjour Eric.
12:41– Oui, c'est grave.
12:43– Vous trouvez que c'est grave ? Inquiétant ?
12:45– Oui, c'est inquiétant, mais en même temps,
12:47c'est juste le symptôme ou la conséquence
12:49d'un capitalisme en déroute, d'une gouvernance de la société
12:52qui est en faillite, en fait, avec des générations,
12:56les générations du baby-boom notamment,
12:58qui ont pris le pouvoir sur la société,
13:00qui ont pris le pouvoir sur la gouvernance,
13:02sur le capitalisme.
13:03Et aujourd'hui, si les loyers sont très élevés,
13:05l'immobilier inaccessible et les salaires bas,
13:07c'est aussi une des raisons principales de la chute de la natalité.
13:10Donc finalement, la gérontocratie, comme certains l'appellent,
13:14est au cœur même de la crise de la natalité.
13:16Et c'est assez paradoxal aussi de remarquer que,
13:20finalement, c'est peut-être cette baisse de la natalité
13:23qui va rendre le pouvoir aux actifs.
13:25Parce que quand le marché du travail est en besoin de main-d'œuvre,
13:28les salariés vont reprendre le pouvoir,
13:30et finalement, le travail va reprendre le pouvoir peut-être sur le capital.
13:34Et pour terminer, mon intervention, c'est de dire que ça va créer de la fracture
13:38au sein de l'extrême droite.
13:39On l'a vu déjà en Italie, mais en France aussi.
13:42Comment l'extrême droite, qui base son discours politique sur le rejet de l'immigration,
13:46comment l'extrême droite va construire un discours politique cohérent,
13:49parce que la France a besoin aujourd'hui absolument d'immigration
13:52pour maintenir un sol naturel positif.
13:54– Oui, c'est ça, d'une immigration choisie, là, alors, du coup, hein, Xavier ?
13:57Elisabeth Lévy va vous répondre, et Éric Revelle, c'est intéressant ce que vous avez dit.
14:00– Je crois qu'il y a aussi, vous avez raison dans ce que vous dites,
14:04mais parce qu'il y a effectivement des générations
14:07qui préfèrent demander à leurs petits-enfants de trimer
14:11plutôt que de travailler six mois de plus,
14:14ce qui serait vraiment, ce serait horrible de leur imposer ça, les pauvres chiens.
14:17– Pour les retraites, parce que vous…
14:18– Oui, je suis toujours effondré,
14:20parce que ça, c'est vraiment une atteinte contre les jeunes.
14:23– Simplement, je crois qu'il y a une raison plus anthropologique,
14:26plus profonde, parce que, d'abord, c'est pas que français,
14:29c'est pratiquement dans tout le monde occidental,
14:32de refus… – Occidental.
14:33– Occidental, oui, de refus de l'espèce de se perpétuer,
14:37ou disons de moindre volonté de l'espèce de se perpétuer.
14:41Donc, bon, ce serait trop long d'avancer des raisons,
14:45mais je crois qu'il y a quelque chose de la libido vitale,
14:49de l'instinct primaire, si on dit, de vie,
14:53qui est en train de s'éroder en Occident.
14:55– Éric, d'un mot ?
14:56– Je suis d'accord avec Xavier sur un point,
14:58c'est que, de plus en plus, même si j'aime pas le terme,
15:01Xavier, j'ai l'ontocratie, parce que je commence à me sentir concerné,
15:04mais en réalité, vous avez raison,
15:06la société française, vous êtes en train de basculer
15:09dans une société de retraités,
15:12pas de ranciers, forcément, Xavier,
15:13parce que toutes les retraites sont pas phénoménales,
15:15il faut arrêter quand même,
15:16pour des gens qui ont cotisé pendant 40 ans de leur vie, quand même.
15:19Mais vous avez raison, c'est qu'on donne pas le sentiment,
15:21je pense que c'est une réalité, qu'en termes de salaire,
15:24on est moins frugaux qu'on ne l'est sur les retraites.
15:27Je rappelle qu'il y a encore, l'année dernière,
15:29il y a eu des augmentations indicielles,
15:31normales, légales, sur les retraites,
15:33qui sont bien au-dessus de l'augmentation des salaires.
15:36Donc vous avez raison,
15:37mais sur la démographie, pardonnez-moi,
15:39le sujet principal,
15:40c'est que si on ne transforme pas notre système par répartition,
15:44et là, je ne vous rejoins pas,
15:45parce que je sens que vous êtes anti-capitalisation,
15:48le système par répartition, Xavier, il est mort.
15:50Parce que vous avez moins d'enfants, vous avez moins de salariés,
15:52vous avez moins d'actifs, vous avez plus de retraités.
15:53Donc c'est un fait, c'est un fait.
15:55Et c'est plus un encouragement aux immigrationnistes.
15:58Si vous voulez réagir à ça,
15:59vous pouvez, effectivement,
16:01quel est véritablement le problème ?
16:03Vous pouvez, juste après 9h, avec Jean-François et Kili,
16:05continuer.
16:06Juste d'un mot aussi,
16:07parce qu'avant 9h, avec vous,
16:11Benjamin Glaze,
16:12les précisions sur, on l'a évoqué hier,
16:14cette rumeur insistante concernant KFC,
16:17KFC, ça y est, a officialisé,
16:19effectivement,
16:20certains de ces établissements vont passer à l'âle
16:23à partir du 21 janvier,
16:24404 au total en France,
16:26et bien ça va concerner 24 de ces 404 établissements
16:29qui vont passer en halal.
16:31Parmi, alors c'est l'Express qui nous donne la liste,
16:33on a notamment des KFC,
16:34ça concerne à Strasbourg, Grenoble,
16:36Saint-Etienne, Roubaix, Tourcoing,
16:37Maubeuge, Perpignan,
16:38ou encore Montreuil en région parisienne.
16:40Et ça dessine une nouvelle France aussi,
16:44à travers ça,
16:45à travers ce choix.
16:46C'est pas qu'une affiche,
16:48entre guillemets, commerciale,
16:50bien sûr,
16:51et chez les Quicks,
16:52c'est déjà dans une grande majorité,
16:54je crois,
16:54et beaucoup d'autres aussi.
16:55Vous pouvez réagir.
16:56Est-ce que vous êtes frappé par ça,
16:59par justement le halal,
17:00et surtout le manque de transparence ?
17:02Quand vous achetez un sandwich aujourd'hui en boulangerie,
17:04est-ce que vous savez si le poulet est halal ou pas ?
17:06Ben non, vous n'avez pas la réponse.
17:08Qu'en pensez-vous ?
17:080 826 300 300.
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