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  • il y a 9 mois
Dominique Aubry, 57 ans, une riche veuve, est découverte pendue à bord de sa luxueuse péniche amarrée sur la Seine. Le suicide d'une femme dépressive. Quelques heures avant sa mort, elle avait dîné avec deux jeunes hommes, dont son protégé et légataire universel.
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.

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Transcription
00:00Quatorze heures, quinze heures, c'est l'heure du crime sur RTL.
00:06Franck est arrivé, il vient me voir en me disant, j'arrive pas à joindre Dominique, est-ce que t'as des clés ?
00:10Je dis oui, alors je lui ai donné la clé, il est revenu, oh Gabi, Gabi, Gabi, je dis mais qu'est-ce qu'il se passe ?
00:15Il me dit, viens, viens, viens, et c'est tout blanc.
00:18Je rentre dans le bateau et je vois Dominique accroché après l'escalier.
00:24Ah, mon sang, on a fait qu'un tour.
00:25Bonjour, Dominique Aubry, 57 ans, veuve et millionnaire, découverte pendue à bord de sa péniche sur la Seine.
00:35Le suicide d'une femme dépressive, même si quelques heures avant sa mort, elle avait dîné avec deux jeunes hommes,
00:41dont son protégé est légataire universel.
00:44Et si l'un des deux était au bout de la corde ?
00:47Dominique Aubry, la pendue de la péniche, l'heure du crime, la seule émission radio 100% fait divers.
00:52C'est tout de suite sur RTL, depuis le laboratoire de police scientifique de Paris.
01:02Jeudi 1er décembre 2005, 14h27, le commissariat de Neuilly-sur-Seine est appelé pour une femme découverte pendue à bord de la péniche la Martinique,
01:13amarrée à hauteur du boulevard König.
01:15Les gardiens de la paix sont accueillis par un homme jeune, le dénommé Franck Renard Payen.
01:21C'est lui qui a découvert le corps pendu de sa très bonne amie, Dominique Aubry, 57 ans.
01:28Il venait lui rendre visite.
01:29La porte était verrouillée, Dominique ne répondait pas, il est allé emprunter le double des clés aux propriétaires de la péniche voisine.
01:37Les policiers montent à bord de la Martinique.
01:41Plongée dans l'obscurité, elle a tout d'un musée flottant.
01:46Partout, des œuvres d'art, des objets précieux.
01:48La propriétaire est suspendue par une corde en nylon bleu, à hauteur de la 11e marche d'un escalier à Colimaçon.
01:57Vêtue d'un jean, le bas du ventre légèrement apparent, entre le pull et le pantalon.
02:01Les pieds reposent presque à plat sur le sol, deux chaises sont renversées, dossiers brisés.
02:08Pour le reste, la péniche est un ordre, très propre, rien n'a été volé, déplacé.
02:14Des montres de collection sont alignées sur un secrétaire.
02:18La médecin note un sillon profond autour du cou de la victime, pas de traces de cou de piqûre.
02:24Le suicide par pendaison est privilégié.
02:27Dominique Aubry avait déjà fait une tentative de suicide.
02:31Depuis la mort de son mari, un an plus tôt, elle semblait gagnée par la dépression.
02:35Elle se gavait de somnifères.
02:37Son époux, qu'elle adorait, l'antiquaire Jean Aubry, était décédé d'une crise cardiaque en avion.
02:43Le couple partait à l'île Maurice.
02:46Dominique avait dû faire le trajet auprès de son défunt mari.
02:51Franck Renard Paillen, 36 ans.
02:54L'ami qui a découvert le corps est entendu.
02:57Il connaît le couple Aubry depuis une quinzaine d'années.
03:00Il dit être arrivé à la péniche vers 13h15.
03:03Il essayait depuis une heure de joindre Dominique.
03:05Il s'est inquiété car, confirme-t-il, elle a tenté de se suicider cinq mois auparavant.
03:11La veille, il a dîné avec elle sur la péniche.
03:15Elle était un peu ivre.
03:16Je savais qu'elle avait bu avant que j'arrive, déclare le témoin.
03:19Selon l'expertise toxicologique, la victime présentait au moment du décès un taux de 2,44 g d'alcool dans le sang.
03:28Elle avait également ingéré des somnifères.
03:30Deux plaquettes vides de Stilnox étaient posées sur une table basse.
03:3515 jours plus tard, Franck Renard-Paillen est réentendu.
03:39Il répète avoir dîné avec Dominique Aubry la veille de la découverte du corps.
03:44Mais il précise qu'il n'était pas seul.
03:46Un de ses meilleurs amis, Olivier Eustache, 34 ans, un habitué de la péniche et des présents.
03:52Il avait oublié de donner ce détail au policier.
03:56Eustache est à son tour entendu.
03:58Il confirme le dîner.
03:59Vers 20h, ils ont bu de la vodka.
04:01Ils ont évoqué les vacances à venir.
04:03Dominique Aubry était alcoolisée.
04:05Elle s'est montrée irritable.
04:08« Vous me faites chier.
04:09Je ne peux pas compter sur vous.
04:11Je vais prendre un cachet et je vais me coucher », aurait-elle déclaré.
04:15Ces derniers sont partis.
04:17Ils sont allés prendre un verre à Paris, 23 janvier.
04:21Un mois et demi après la découverte de la pendaison,
04:24le parquet de Nanterre classe l'affaire.
04:26Mardi 31 janvier 2006, une semaine seulement après le classement du dossier Dominique Aubry,
04:33une enquête est ouverte pour homicide volontaire.
04:37La mère et le frère de la défunte viennent en effet de déposer plainte.
04:42Selon sa mère, Dominique lui a téléphoné.
04:45La veille du drame, elle allait bien.
04:47Elle n'avait rien d'une désespérée.
04:48Selon la famille, Dominique n'aurait jamais été capable de se pendre après un repas arrosé.
04:54Et la prise de médicaments, elle était incapable de faire un nœud à une corde.
04:59Pourquoi n'a-t-elle pas absorbé de médicaments comme la première fois ?
05:03Coïncidence, Dominique Aubry, sans enfant, disparaît après avoir légué depuis peu toute sa fortune
05:1014 millions d'euros à son fils spirituel, ami fidèle et prévenant,
05:16Franck Renard-Païen, celui-là même, qui a découvert le corps.
05:22Et bien voilà, depuis le laboratoire national de la police, où se déroule aujourd'hui l'heure du crime,
05:28cette histoire, celle d'un dramatique suicide, pour laquelle on va passer à un possible homicide.
05:35Tout aurait peut-être été mis en scène.
05:37C'est à ce moment le sentiment de la famille de Dominique Aubry.
05:41En premier lieu, son frère et sa mère.
05:42Parce qu'ils se posent des questions, évidemment, ils se demandent pourquoi se seraient-elles suicidées.
05:46Dominique, ce n'était pas du tout son style.
05:48Et puis, elle n'était pas du tout déprimée.
05:52Bonjour, Maître Philippe Sarda.
05:54Bonjour.
05:54Vous êtes dans cette affaire l'avocat de Frédéric Fontaine.
05:57Alors, Frédéric Fontaine, c'est le frère de Dominique Aubry.
06:00Il n'est pas du tout satisfait des conclusions du classement de l'enquête,
06:03parce qu'il estime qu'effectivement, il n'y a pas eu de suicide.
06:07Dominique Aubry, c'était vraiment une femme déprimée pourtant, Maître Sarda ?
06:10C'était incontestablement une femme déprimée, depuis la mort de son mari que vous avez rappelé.
06:17Une femme alcoolique.
06:19Et donc, l'hypothèse du suicide en elle-même n'était pas absurde.
06:25C'est la façon dont il se serait déroulé qui a, comme vous l'avez d'ailleurs rappelé,
06:30rendu très perplexe sa mère et son frère.
06:33Et plus largement, d'ailleurs, son entourage.
06:36Alors, il faut dire tout de suite en mots, du couple Dominique Aubry et Jean Aubry,
06:39ce mari qui a disparu, qui était antiquaire.
06:42Ils sont très riches, les Aubry.
06:43Très riches.
06:44Grande fortune, principalement composée d'œuvres d'art.
06:47Cette péniche musée en est le témoin.
06:51Les photos qui sont dans le dossier sont impressionnantes à cet égard.
06:53Bonjour Christelle Cirecoupé.
06:56Bonjour.
06:56Merci beaucoup d'être avec nous également dans l'heure du crime.
06:59Vous êtes la directrice de ce laboratoire de la police scientifique de Paris, où nous nous trouvons.
07:03Et puis, vous êtes l'auteur du livre « Le crime parfait n'existe pas », qui est paru aux éditions du Rocher.
07:09« Crime parfait n'existe pas », on va peut-être en reparler dans un instant.
07:11Mais tout de suite, il faut revenir à cette histoire.
07:13Alors, il y a cette scène de la pendaison qui est tout à fait cruciale.
07:17Parce que là, on est au tout début d'une enquête.
07:18Et on sait très bien que les premiers pas de l'enquête, ils sont capitaux.
07:22Chaque détail compte dans ce genre de scène ?
07:24Effectivement, chaque détail compte.
07:26Et puis, quand les policiers scientifiques de terrain arrivent sur une scène de crime avec le service enquêteur,
07:32il y a une méthodologie bien déterminée, avec une procédure bien précise pour appréhender cette scène de crime.
07:39Il faut la figer, il faut faire les photographies, il faut faire les prélèvements.
07:45Voilà, tout est bien cadré.
07:46Alors, je sais que vous êtes des scientifiques ici, au laboratoire de la police.
07:50Vous êtes dans la rigueur la plus absolue.
07:52Il y a quelque chose qui m'a un petit peu troublé, en lisant les documents d'époque, et notamment les procès-verbaux.
07:58C'est que le médecin, tout de suite, il dit, oh ben, elle a déjà tenté de se suicider.
08:02C'est-à-dire qu'il va tenir compte du fait que cette femme était peut-être dépressive.
08:05Vous, ce n'est pas le genre ici.
08:07C'est-à-dire que vous abstenez de ce genre de déclaration ou de conclusion.
08:11Alors, effectivement, on travaille au laboratoire, ni à charge, ni à décharge.
08:14Il faut garder le discernement nécessaire pour appréhender les pièces à conviction.
08:20Et il faut éviter tout ce qui est effet tunnel ou autrement dit biais cognitifs.
08:24Voilà, on a également des procédures quand une pièce à conviction arrive.
08:28Et puis, on va appliquer ces procédures pour définir la stratégie de prélèvement.
08:32Pour éviter d'être influencé, justement.
08:34Exactement.
08:34C'est bien ça, c'est ce que vous demandez à tous vos personnels.
08:36Oui, c'est bien ça.
08:37On ne regarde pas autour, on se fixe sur l'objectif.
08:39On se fixe sur l'objectif.
08:41Maître Sarda, Franck Renard, Païen, Olivier Eustache, ils arrivent dans ce paysage, sur cette péniche.
08:49Alors, c'est même Franck Renard, Païen, qui a trouvé le corps.
08:51Donc, effectivement, c'est important.
08:52C'est la première personne qui a vu, effectivement, le cadavre.
08:56Ce sont des vieux amis, mais ce sont des habitués de la péniche.
09:00La victime les avait pris sous son aile.
09:03Alors, Franck Renard, Païen, est un vieil ami.
09:05Olivier Eustache est un nouveau personnage dans la vie de Dominique Aubry.
09:09Il n'est là que depuis quelques mois, et le dossier va révéler qu'il s'est imposé extrêmement vite.
09:16D'ailleurs, des amis anciens de la victime vont considérer qu'il le fait de façon assez déplaisante.
09:21Et il va prendre un rôle primordial.
09:23Je ne donne qu'un exemple.
09:25C'est lui qui va accompagner Dominique Aubry chez le notaire,
09:28lorsqu'elle va dicter ce fameux testament qui fait de Renard Païen son légataire universel.
09:34Quand les deux hommes l'ont quitté la veille, ils ont dîné ensemble, tous les trois.
09:39D'ailleurs, on ne sait pas tout de suite qu'ils sont tous les deux à se dîner.
09:42Il ne l'a pas dit, Franck Renard Païen.
09:44Quand ils quittent la péniche, ils vont déclarer qu'elle allait très bien.
09:47Elle était certes un peu excitée, elle avait beaucoup bu, mais ça allait très bien.
09:50Elle était, je crois que le terme utilisé, c'est bien cuite.
09:54Oui, c'est ça.
09:54Elle était bien cuite et ils expliquent que la soirée ne se termine pas très bien
09:58parce qu'il y a eu une engueulade au sujet, je crois, du choix du Club Med où il devait aller.
10:03Et cette soirée qui devait se poursuivre au Banana Café, finalement, s'arrête là et disent-ils.
10:09Et ils quittent la péniche en laissant Dominique Aubry seul.
10:14Deux hommes qui vont devenir les suspects numéro un.
10:18Dominique Aubry, la pendue de la péniche.
10:20Elle était sous la véritable emprise de cet homme, l'enquête de l'heure du crime.
10:24On se retrouve dans un instant sur RTL.
10:2714h15h, c'est l'heure du crime sur RTL.
10:30Avec Jean-Alphonse Richard.
10:33L'heure du crime, présentée par Jean-Alphonse Richard sur RTL.
10:38Heure du crime consacrée aujourd'hui à l'affaire Dominique Aubry.
10:41Cette richissime veuve a été découverte pendue sur sa péniche à Neuilly-sur-Seine en décembre 2005.
10:47La justice a conclu un suicide, puis a tout de suite ouvert à la demande de la famille
10:52une enquête pour homicide volontaire.
10:54Vendredi 10 février 2006, deux mois après la mort de Dominique Aubry,
11:00les policiers perquisitionnent la péniche.
11:03Le bateau n'a pas été placé sous scellé et certaines personnes ont pu y pénétrer.
11:07De quoi compliquer davantage tout relevé d'empreintes.
11:11Dans un tiroir de la commode et retrouver un rouleau de cordes d'amarrage en nylon bleu.
11:17Corde identique à celle utilisée pour la pendaison.
11:20Selon la femme de ménage, une des deux chaises cassées retrouvées près du corps l'était déjà avant le drame.
11:26Elle n'avait rien à faire là.
11:28La femme de ménage ajoute qu'elle n'a jamais vu traîner de boîtes de somnifères dans le salon.
11:34Elles étaient toujours rangées dans un tiroir.
11:36Selon elle, Dominique Aubry ne laissait pas non plus traîner de bouteilles entamées sur la péniche.
11:42Le juge d'instruction se penche sur le premier rapport établi après l'autopsie.
11:47La hauteur de la pendaison ne semble pas correspondre à la position du corps de Dominique Aubry.
11:53L'aspect des poumons ne serait pas conforme à une asphyxie par pendaison.
11:58La présence d'une fracture post-mortem pourrait évoquer l'intervention d'un tiers.
12:03L'expert ne livre toutefois aucune conclusion formelle.
12:07Les enquêteurs s'intéressent à la vie de Dominique Aubry.
12:11Avec son défunt mari, ils avaient l'habitude de se lier d'amitié avec ce qu'ils appelaient des fils spirituels.
12:18Franck Renard-Païen et Olivier Eustache en faisaient partie.
12:22Des amis du couple Aubry affirment qu'après le décès de son mari, Dominique se serait isolée.
12:27Elle voyait presque plus que Franck Renard-Païen et Olivier Eustache, lequel se comportait comme chez lui sur la péniche, dit un témoin.
12:36Selon un proche, Franck Renard-Païen aurait pris Dominique sous son aile.
12:41Un conseiller bancaire parle de véritable emprise après le décès de l'antiquaire Jean Aubry.
12:48Renard-Païen aurait même eu cette réflexion.
12:50On va manger le gâteau.
12:52Le patrimoine du couple est spectaculaire.
12:55Un magasin d'antiquité avenue Mozart, un stand opus, un appartement avenue Foch, une maison de campagne et la péniche.
13:02Le 5 octobre 2005, deux mois seulement avant la pendaison, Dominique Aubry s'était rendue chez un notaire accompagné d'Olivier Eustache.
13:12Elle m'avait demandé de venir car j'ai une formation de juriste, dira-t-il.
13:16La veuve ne voulait rien laisser à son frère.
13:20Elle avait désigné Franck Renard-Païen comme son légataire universel, une fortune de 14 millions et une assurance vie de 900 000 euros.
13:29Les expertises sur la corde de la pendue permettent de retrouver le profil ADN de Dominique Aubry, mais uniquement sur son cou.
13:37L'ADN d'Olivier Eustache est également détecté sur le deuxième nœud d'arrêt de la corde.
13:43Interrogé, il dit ignoré pourquoi son profil génétique est présent à cet endroit.
13:48Le fait est qu'il a très souvent manipulé ses cordages sur la péniche, notamment pour amarrer le canot.
13:55Il lui est même arrivé lors de soirées bien arrosées de se balancer dans la scène en s'accrochant à la corde.
14:0112 juin 2008, Franck Renard-Païen et Olivier Eustache sont mis en examen, brièvement incarcérés,
14:07puis laissés sous contrôle judiciaire. Ils nient avoir tué leur ami Dominique.
14:13Franck Renard-Païen et Olivier Eustache sont mis en examen.
14:18Depuis le début, la famille de la défunte avait de lourds soupçons sur ces deux hommes présentés comme des profiteurs.
14:24Ils auraient même organisé la scène de la pendaison.
14:27Ils sont donc mis en examen, mais pour l'instant, on reste un petit peu dans le flou.
14:31Ils ont été libérés et effectivement, il n'y a pas de preuves formelles qui puissent les incriminer.
14:37Alors, on va voir dans la suite de l'heure du crime qu'un chien, oui, je dis bien un chien,
14:41un dalmatien va participer à une reconstitution.
14:44Ça, on va en parler parce que c'est quand même spectaculaire.
14:47C'est la première fois qu'on voit un chien cité comme témoin dans une affaire de crime.
14:51Mais pourtant, c'est bel et bien le cas dans cette histoire.
14:54Maître Philippe Sardard, vous êtes avec nous dans cette heure du crime.
14:57Vous êtes avocat de Frédéric Fontaine.
15:00C'est le frère de Dominique Aubry.
15:03Effectivement, les témoins, la famille s'insurge.
15:06Elle dit ces deux hommes, ils ont profité de Dominique.
15:09Ils voulaient uniquement son argent.
15:11Ils l'ont mis sous coupes réglées.
15:13Effectivement, ils sont présentés comme des profiteurs.
15:15Ils sont clairement des profiteurs puisque ce sont deux garçons qui, à cette époque,
15:19n'ont aucune activité professionnelle.
15:21Ils gagnent pas d'argent.
15:23Franck Renard-Paillen vit clairement au crochet du couple Aubry depuis des années.
15:27Eustache, lui, va expliquer qu'il n'en avait pas besoin, qu'il avait des économies.
15:32Mais on va se rendre compte que c'est faux.
15:35Donc oui, il profite de la prodigalité de Dominique Aubry.
15:39Christelle Sircoupé, vous êtes également avec nous dans l'heure du crime.
15:42Et nous sommes, je le rappelle, en direct depuis le laboratoire de police scientifique à Paris.
15:47Christelle Sircoupé, il y a quelque chose de très important.
15:48Évidemment, dans beaucoup d'affaires criminelles, je ne vous apprends rien.
15:52Aujourd'hui, c'est l'ADN.
15:54Alors là, l'ADN, il est un peu particulier parce qu'on trouve à la fois l'ADN de la victime,
16:00on est d'accord, sur les traces autour de son cou,
16:02mais on ne trouve pas son ADN sur la corde qu'elle aurait pu manipuler.
16:06Ça pose question et on trouve de l'ADN, alors là, de l'un des mises en examen.
16:11Effectivement, on trouve l'ADN de M. Astache.
16:14Alors quand un scellé arrive au laboratoire, déjà on va commencer par procéder à un examen macroscopique, minutieux.
16:21Et ensuite, quand on a un scellé comme ça, qui est complexe, puisqu'il s'agissait d'un morceau de corde avec des nœuds,
16:27comme vous l'avez dit, on va faire des prélèvements au niveau de l'intérieur du nœud coulissant,
16:33mais également au niveau des nœuds qui sont de part et d'autre de ce nœud coulissant.
16:37Et c'est sur un de ces nœuds qu'on va trouver l'ADN de M. Astache.
16:42Maître Sarda, Franck Renard-Paillen, il y a quelque chose qui interroge tout de suite, évidemment, les enquêteurs et les juges.
16:50Franck Renard-Paillen, il est légataire universel.
16:53Et ça, ça pèse d'un seul coup très lourd dans cette histoire,
16:55parce qu'effectivement, là, il y a un mobile qui apparaît, ça serait le mobile financier, s'il s'agit d'un crime.
17:00Qu'il va nier, d'ailleurs, puisqu'il va prétendre qu'il n'était pas au courant,
17:05qu'il avait été couché sur le testament,
17:07alors que son copain Astache était à côté de Dominique, chez le notaire,
17:13pour lui tenir la main, voir le stylo.
17:16Donc, évidemment, c'est absolument pas crédible.
17:18Surtout qu'on l'a dit, il y a une très grosse fortune qui est à la clé.
17:22Et puis, il y a autre chose aussi, c'est la dernière soirée de la victime,
17:25parce que là, il y a des imprécisions et il y a même des contradictions entre les deux hommes.
17:29Donc, là aussi, on se pose des questions.
17:31Absolument. Moi, j'avais plaidé à l'époque, à la chambre de l'instruction,
17:34quand on avait fait appel du non-lieu,
17:36j'avais pris l'image d'une corde à noeud et d'une corde lisse.
17:39Et en fait, la thèse du suicide s'apparente à une corde à noeud.
17:44C'est-à-dire que vous n'arrêtez pas de buter sur des éléments qu'on peine à expliquer.
17:48L'ADN sur la corde, il y en a plein d'autres.
17:51En revanche, la thèse de l'homicide, c'est une corde lisse.
17:53Tous les éléments qui vous posent problème dans la thèse du suicide s'expliquent dans la thèse de l'homicide volontaire.
18:01Les contradictions entre les deux s'expliquent par le fait qu'évidemment, ils ne disent pas la vérité.
18:06Quand on ne dit pas la vérité, on risque de ne pas dire ce que dit l'autre.
18:10Christelle Sircoupé, est-ce que le fait que les experts ne soient pas tout à fait d'accord dans cette histoire,
18:14il n'y a pas de conclusion très nette, très franche, etc.
18:17Est-ce que ça vous pose un problème où, lorsque vous recevez ces scellés, vous dites qu'il y a des contradictions ou pas ?
18:23Le contexte, au tout départ, on ne le connaît pas forcément.
18:27Et vous ne voulez pas le savoir, plutôt ?
18:29On ne veut pas le savoir.
18:31Ce n'est pas qu'on ne veut pas le savoir.
18:32Il faut qu'on travaille sans biais cognitif, en fait.
18:35Il faut qu'on puisse apporter le discernement nécessaire et travailler selon nos procédures.
18:39Donc, le contexte, on ne l'a pas forcément et on ne connaît pas ces contradictions entre les différents experts sur le terrain, en tout cas.
18:47Et là, dans ce cas présent, vous avez travaillé sur cette affaire.
18:51Vous avez une orientation d'enquête à donner ou simplement, c'est juste des résultats ?
18:55Non, nous, c'est vraiment juste des résultats.
18:57Ce qu'on peut dire, c'est que le profit génétique de M. Eustache a été retrouvé sur cette corde,
19:03ce qui implique que la personne a forcément été en contact avec l'objet déterminé.
19:07Mais on ne peut pas dire à quel moment, c'est-à-dire quand, on ne peut pas dire le temps.
19:14Est-ce que le contact a été furtif ou est-ce que le contact a été prolongé ?
19:18Et on ne peut pas non plus déterminer la nature du contact.
19:21Est-ce que c'est un contact primaire ? Est-ce que c'est un transfert secondaire ?
19:24Est-ce que c'est un contact de ce qu'on appelle de flèble proximité ?
19:27C'est-à-dire, en parlant, je postillonne, je peux éternuer aussi à proximité.
19:31Voilà, tout ça, on ne peut pas le dire.
19:32On peut juste dire qu'on a établi un profit génétique qui correspond à celui de M. Eustache.
19:36Et l'ADN, on ne veut pas le dater.
19:37On ne peut pas dater l'ADN encore à ce jour.
19:40Il y a des recherches en cours, mais à ce jour, on ne peut toujours pas dater un ADN.
19:44Une deuxième reconstitution à laquelle est invité un dalmatien.
19:49Dominique Aubry, la pendule de la péniche.
19:51Son attitude nous paraît celle d'un chien inquiet.
19:54Le chien Théo était là quand la pendaison a eu lieu.
19:57Mais pourrait-il désigner un éventuel coupable et devenir un témoin capital ?
20:01A suivre, dans un court instant, sur RTL.
20:04Jean-Alphonse Richard, sur RTL.
20:07C'est l'heure du crime jusqu'à 15h.
20:10L'heure du crime, c'est avec Jean-Alphonse Richard, sur RTL.
20:15Comment un juge d'instruction peut envisager de désigner un expert pour juger de l'attitude du chien ?
20:21Non, c'est ridicule, mais totalement ridicule.
20:25J'ai envisagé d'ailleurs de faire citer le chien, mais je pense qu'il n'est pas très bien en ce moment.
20:29Il n'est pas en grande forme.
20:31Au programme de l'heure du crime, la mort de Dominique Aubry,
20:34cette très riche veuve a été découverte pendue sur sa péniche en décembre 2005.
20:39Suicide ou assassinat ?
20:40Deux de ses amis suspectés, trois ans plus tard, une spectaculaire reconstitution.
20:47Jeudi 4 septembre 2008, le juge de Nanterre, Thomas Cassuto,
20:51organise une deuxième reconstitution sur la péniche de Dominique Aubry.
20:55Les experts doutent du suicide.
20:57Selon eux, la victime aurait dû se livrer à des contorsions
21:01pour parvenir à se passer la corde autour du cou.
21:04Un spécialiste dit que ce geste aurait été difficile en cas d'ébriété,
21:09ce qui était le cas ce soir-là pour la veuve.
21:12Aucun expert n'est toutefois catégorique sur le déroulement du drame.
21:15Le juge crée alors la surprise.
21:18En faisant amener au pied de l'escalier en colimaçon un dalmatien.
21:24Théo était le chien de la victime.
21:27Quand Franck Renard-Païen était entré et avait découvert le corps,
21:31le chien était sorti du bateau.
21:34L'idée du juge est donc de confronter le dalmatien Théo
21:38avec Franck Renard-Païen et Olivier Eustache,
21:41les deux dernières personnes à avoir vu vivante Dominique Aubry.
21:46Le magistrat a aussi convoqué un expert vétérinaire,
21:50bon connaisseur du comportement canin,
21:53pour analyser la réaction de l'animal face aux deux hommes.
21:56Le docteur Gilbert Mouton ne va rien noter d'étrange.
22:00Chez le chien Théo, il remarque simplement,
22:03son attitude nous paraît celle d'un chien inquiet.
22:07Mercredi 11 mai 2011, six ans après la mort de Dominique Aubry,
22:12la dernière juge en charge du dossier, Nathalie Turquet,
22:15considère les charges contre Franck Renard-Païen et Olivier Eustache insuffisantes.
22:20Elle rend donc un non-lieu en leur faveur.
22:23Aucun élément objectif empêche de retenir que Dominique Aubry s'est suicidé,
22:28écrit la magistrate.
22:29Le procureur de Nanterre fait appel,
22:32l'ordonnance de non-lieu est cassée,
22:34les deux hommes sont finalement renvoyés devant une cour d'assises.
22:39Deux hommes renvoyés devant la cour d'assises,
22:41on va voir évidemment dans le prochain chapitre de l'heure du crime
22:43quel sera le verdict de cette cour d'assises.
22:48Alors ils sont renvoyés, Franck Renard-Païen et Olivier Eustache.
22:51C'est vrai, maître Philippe Sarda,
22:54vous défendez le frère de Dominique Aubry dans cette affaire,
22:57c'est vrai que la route a été très longue pour arriver à cette décision.
23:01Il y a eu des mois et des années.
23:03Qu'est-ce qui s'est passé pour que ce soit si long ?
23:06Malheureusement, vous savez qu'aujourd'hui c'est assez classique.
23:11L'une des causes, et peut-être la cause principale, je le dis,
23:14c'est un acharnement du juge d'instruction
23:16à rechercher un avis d'expertise conforme à ses convictions.
23:22Que ce soit clair.
23:23Voilà.
23:24Que ce soit clair avec ce qu'il pensait, il faut le dire.
23:26Moi je défends, je défendais la partie civile,
23:28on avait intérêt à ce qu'il y ait des poursuites,
23:31mais c'est pas pour ça qu'on valide le fait,
23:33je sais pas combien de collèges d'experts,
23:35notamment médico-légaux, ont été saisis par ce juge d'instruction
23:38qui voulait absolument qu'on lui dise noir sur blanc
23:41que ce n'était pas une pendaison,
23:42et que par conséquent c'était un crime volontaire.
23:47Et par définition, ça a pris des mois, voire même des années.
23:52Oui, l'instruction s'est un petit peu enlisée, c'est bien ça.
23:54Elle a fini par s'enliser cette instruction.
23:56Et en plus, quand vous multipliez comme ça les avis d'experts,
23:58en fait vous affaiblissez votre dossier,
24:00parce que ça fait autant d'avis,
24:03ils ont tous quelque chose de supplémentaire ou de différent à dire,
24:08vous finissez par créer le doute.
24:09Oui, on finit par créer le doute.
24:11Trop d'experts, tu les experts finalement, c'est ce qu'on pourrait dire.
24:14Christelle Circoupé, on est là, chez vous j'ai envie de dire,
24:17on est en direct depuis le laboratoire de police scientifique de Paris,
24:21vous êtes la directrice de ce laboratoire scientifique.
24:25Je vais vous poser une question très directe,
24:26mais peut-être que vous allez répondre en un seul mot.
24:29Est-ce qu'on peut faire parler un chien ?
24:30Non, un chien ne peut pas le faire parler, un chien va le faire réagir.
24:34Le chien, là, il ne peut pas être entendu en tant que témoin.
24:36Un témoin, c'est quelqu'un d'humain,
24:39qui va être capable de comprendre,
24:41qui va être capable de relater de façon consciente,
24:45qui va être capable aussi d'engager sa responsabilité en cas de faux témoignage.
24:49Donc là, le chien, on attend juste à ce qu'il réagisse.
24:53Ce n'est pas totalement farfelu, finalement,
24:55de présenter un animal sur une scène qui pourrait être une scène de crime ?
24:59Alors, ce n'est pas farfelu, mais dans ce cas-là,
25:01cette démarche, elle est exceptionnelle,
25:03car elle n'est pas scientifique et elle ne vaut aucune preuve.
25:07Par contre, dans une autre technique,
25:09l'odorologie, par exemple,
25:11c'est une technique qui est utilisée en criminalistique,
25:14et qui permet la comparaison et l'identification d'odeurs humaines
25:18à l'aide de chiens spécialement formés.
25:21Donc là, le chien va savoir si un individu était présent sur une scène
25:29ou était en contact avec les objets.
25:32On va démontrer donc la présence d'un individu sur une scène.
25:35On va beaucoup ergoter là-dessus,
25:37Maître Philippe Sardas, sur la présence de ce chien,
25:40le dalmatien Théo,
25:41qui était là et qui aurait tout vu.
25:43Alors, il a peut-être tout vu,
25:45ou peut-être rien, d'ailleurs.
25:46Le fait est, c'est qu'on va essayer d'analyser ses réactions
25:51face aux deux personnes mises en examen.
25:54C'est sûr qu'il a tout vu, il était présent.
25:57Bon, donc lui, il sait, j'ai envie de vous dire.
25:59Le problème, c'est qu'il ne peut pas l'exprimer dans la langue de Voltaire,
26:03ni même dans une autre.
26:04Et c'est vrai qu'en ce qui me concerne,
26:06avocat habitué de ces procédures pénales,
26:10j'ai trouvé baroque et je reste aimable cette initiative.
26:14Parce que de toute façon...
26:15Grotesque selon vous ?
26:16Pas forcément grotesque,
26:17mais qu'est-ce que vous voulez qu'on en fasse ?
26:19Qu'est-ce que vous voulez qu'on en fasse ?
26:21Imaginons même que ce chien se soit mis à devenir fou
26:23en présence d'un des deux.
26:25Bon, donc acte, donc acte.
26:28Mais on en fait quoi ?
26:29On n'allait pas plus loin, c'est ça ?
26:30Ben oui.
26:31On n'allait pas plus loin, c'est ce que dit Madame Circoupé,
26:33évidemment on ne pouvait pas aller beaucoup plus loin.
26:36Christelle Circoupé, c'est intéressant cette histoire.
26:39Parce qu'on est à un carrefour là, juste avant le procès aux Assises,
26:43ça arrive d'ailleurs dans beaucoup de dossiers,
26:44où les experts ne sont pas d'accord,
26:46où rien n'est vraiment tranché,
26:48ça va d'un côté et de l'autre.
26:50Pour vous, c'est compliqué aussi pour les experts,
26:54il ne faut vraiment pas faire un faux pas ou se tromper ?
26:57Parce que le moindre détail peut entraîner quelqu'un devant une juridiction,
27:00c'est très important.
27:01Exactement.
27:02Il ne faut pas interpréter nos résultats.
27:04Nous, on établit un profil génétique,
27:07mais on ne peut pas dire quand ce profil a été,
27:11quand cet ADN a été déposé.
27:14Donc voilà, il faut rester à sa place dans son champ de compétences.
27:17On amène un élément,
27:18et ensuite cet élément, il doit être regardé
27:21avec l'ensemble des éléments du dossier.
27:24Qu'est-ce qui s'est passé,
27:25dernière question pour vous, Maître Sardin,
27:27qu'est-ce qui s'est passé pour qu'il y ait un non-lieu favorable à ces deux hommes,
27:31et puis d'un seul coup, le parquet de Nanterre qui dit
27:33« non, non, il faut les juger ».
27:35Alors le parquet requerait le renvoi.
27:38C'est le juge d'instruction qui a considéré,
27:40je me souviens de cette phrase,
27:42quand elle a récapitulé les indices,
27:46elle les a appelés des étrangetés.
27:49Ces étrangetés, selon elle,
27:51ne justifiaient pas qu'on les retienne
27:54pour renvoyer les deux mis en examen devant la cour d'assises.
27:59Et c'est la chambre de l'instruction de Versailles
28:01qui en a décidé autrement,
28:03et qui a considéré que ces « étrangetés »
28:05constituaient bien des charges suffisantes pour les juger.
28:08Les deux amis vont être jugés.
28:12Dominique Aubry, la pendue de la péniche,
28:14elle n'a rien laissé à son frère,
28:15car elle le haïsait.
28:17L'enquête de l'heure du crime,
28:19on se retrouve dans un instant sur RTL.
28:21Jean-Alphonse Richard sur RTL.
28:23C'est l'heure du crime jusqu'à 15h.
28:27L'heure du crime,
28:28c'est avec Jean-Alphonse Richard sur RTL.
28:32Retour dans l'heure du crime sur l'affaire Dominique Aubry.
28:35Cette veuve fortunée a été retrouvée pendue
28:37sur sa péniche au mois de décembre 2005.
28:40Deux de ses amis les plus proches
28:41sont soupçonnés d'assassinat
28:43pour s'emparer de la fortune de la veuve.
28:46Neuf ans plus tard, ils sont jugés.
28:47Mardi 4 mars 2014,
28:50Franck Renard Payen, 44 ans,
28:52et Olivier Eustache, 42 ans, costume cravate,
28:55se présentent devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine,
28:58à Nanterre.
28:59Ils comparaissent libres.
29:00Ils répètent n'avoir fait aucun mal à Dominique Aubry.
29:03Franck Renard Payen était depuis longtemps
29:06le fils spirituel du couple Aubry.
29:08Un parfait jeune homme de compagnie,
29:10insouciant et rock'n'roll.
29:12Il dit avoir connu les Hauts-Bris
29:14lors d'une soirée dans la boîte de nuit chez Régine.
29:18Ils m'acceptaient comme j'étais.
29:19Ils m'ont appris le goût des belles choses.
29:22Dominique était surnommée Libellule.
29:24C'était un peu ma grande sœur, déclare-t-il.
29:27En vacances en Turquie,
29:28la veuve avait ensuite rencontré Olivier Eustache.
29:31Dès lors, le trio était devenu inséparable.
29:35Ceux qui connaissent les deux hommes
29:36les pensent incapables d'avoir tué Dominique.
29:40Les experts restent indécis sur la manière
29:42dont s'est déroulée la pendaison.
29:45Les avocats des accusés ne sont pas surpris
29:47que la victime ait légué sa fortune à Franck Renard Payen.
29:52Elle haïssait son frère,
29:54affirme Éric Dupond-Moretti,
29:56défenseur d'Olivier Eustache.
29:57La cour se déplace sur la péniche.
30:00Les doutes persistent.
30:01Les deux accusés sont acquittés.
30:04Lundi 5 octobre 2015,
30:06Franck Renard Payen et Olivier Eustache
30:08sont rejugés en appel devant la cour d'assises des Yvelines,
30:11à Versailles.
30:12L'héritage colossal de Dominique Aubry
30:15est toujours au centre des débats.
30:17Si Renard Payen est acquitté,
30:19il pourra alors toucher les 14 millions d'euros de la veuve.
30:23Grand, très mince, élégant,
30:26le fils spirituel apparaît ému
30:28en évoquant la mémoire de Dominique.
30:30Il est parfois pris de sanglots.
30:32On l'interroge sur le dernier dîner sur la péniche,
30:35veille de découverte du corps.
30:37Les questions surréalistes fusent sur le menu ce soir-là
30:40et même sur la cuisson d'un poulet.
30:43La famille de Dominique Aubry
30:45ne croit pas au suicide par tendaison,
30:47mais selon des témoins,
30:48la veuve ressassait bel et bien des idées noires.
30:51Elle semblait usée par cette existence
30:53qui ne l'a menée nulle part.
30:55L'avocat général parle d'un crime prémédité.
30:58Il réclame 20 ans de prison contre les accusés.
31:01Et on va voir évidemment quel va être le verdict capital
31:06de ce procès en appel.
31:08Oui, parce qu'effectivement,
31:10ces deux hommes risquent d'une lourde peine de prison
31:13s'ils sont reconnus coupables.
31:15Le verdict va donc être capital.
31:18On va s'arrêter un instant déjà sur le premier procès.
31:21C'est l'acquittement.
31:23Maître Philippe Sarda,
31:24vous avez été l'avocat de Frédéric Fontaine,
31:28le frère de Dominique Aubry.
31:29Comment est-ce qu'on en arrive à l'acquittement,
31:32selon vous, à ce procès ?
31:34On en parle beaucoup depuis le début de cette émission.
31:36Je rappelle qu'on est en direct
31:37depuis le laboratoire de police scientifique de Paris.
31:40On en parle beaucoup.
31:41Est-ce que ce sont les experts
31:42qui se sont un petit peu armêlés les pinceaux
31:44dans cette histoire ?
31:46Non, c'est un dossier où persiste un doute.
31:48Il faut le reconnaître.
31:50Vous avez de nombreux indices.
31:51Vous avez des indices très sérieux.
31:54Je ne vous donne qu'un exemple dont on n'a pas parlé,
31:56mais on retrouve sur la scène un verre
31:59avec à l'intérieur des résidus de médicaments.
32:01Donc on comprend que Dominique Aubry
32:03a pilé ces médicaments
32:05et les a bugue ainsi.
32:07On est d'abord un peu étonné
32:08si on ne lui a pas fait boire
32:10qu'elle prenne la peine de les piler.
32:11Et surtout, on ne retrouve sur ce verre
32:13ni ADN ni empreinte de Dominique Aubry.
32:16Donc le verre a été essuyé.
32:17Il n'y a pas d'autre explication.
32:19Vous voyez, des indices comme celui-là,
32:20il y en a plusieurs.
32:21Mais c'est vrai qu'aucun n'est déterminant.
32:23Celui de l'ADN dont on a parlé,
32:26l'ADN de stage dessus,
32:28il donne une explication.
32:29On ne sait pas si c'est vrai,
32:31mais il y a une explication.
32:32Donc on ne peut pas le retenir de façon définitive.
32:34Et c'est vrai que tous les indices de ce dossier sont ainsi.
32:38Et il en reste un doute.
32:39Il faut le reconnaître.
32:40Et cette décision d'acquittement n'est pas étonnante.
32:43Christelle Circoupé,
32:44vous êtes la directrice du laboratoire de police scientifique de Paris.
32:47Nous sommes au laboratoire de police scientifique de Paris.
32:51Merci d'ailleurs une nouvelle fois de nous recevoir ici chez vous.
32:55Vous êtes cité comme témoin à ce procès.
32:58Mais ça c'est classique.
32:59C'est-à-dire que les policiers,
33:01les directeurs d'enquête, etc.
33:02sont souvent amenés à venir s'expliquer.
33:05Qu'est-ce qu'on cherche à savoir finalement avec vous ?
33:08C'est sur les analyses scientifiques qui ont été menées par exemple ?
33:11Oui, en fait l'expertise,
33:13elle va éclairer la décision.
33:15Elle ne va pas décider.
33:16C'est vraiment un outil de compréhension
33:18qui permet de lever l'incertitude.
33:20C'est-à-dire que c'est un appui pour les enquêteurs ?
33:23C'est un appui pour les enquêteurs.
33:24C'est un appui pour la justice aussi.
33:27Et là on vous demande finalement à ce procès
33:29si tout a été fait dans l'ordre,
33:30dans l'ordre des choses, c'est ça ?
33:31On nous demande si tout a été fait dans l'ordre
33:33et puis on nous interroge surtout sur
33:35la présence de l'ADN de M. Eustache.
33:40Donc sa présence à elle seule
33:43n'est pas une preuve,
33:44comme vient de le dire,
33:45Maître Sarda,
33:46ce n'est pas une preuve déterminante
33:48puisqu'il donne une explication
33:51et concrètement la présence de cet ADN sur la corde
33:54indique seulement qu'il a pu la manipuler
33:56à un moment donné.
33:58Peut-être que ce contact est antérieur à l'événement.
34:01Oui, comme vous l'avez très bien dit,
34:02on ne date pas l'ADN.
34:04Ça c'est très important
34:04parce qu'on ne le sait pas toujours
34:05mais on ne date pas l'ADN.
34:07Et ça ne permet pas d'établir
34:09qu'il l'a utilisé pour pendre Mme Aubry.
34:13Donc les résultats génétiques en général,
34:16l'ADN,
34:17ces résultats génétiques doivent être intégrés
34:19à un ensemble de preuves formelles
34:21pour être probantes et déterminantes.
34:24Maître Sarda, un mot sur le deuxième procès
34:25parce qu'on a l'impression à la lecture des débats
34:28que c'est un fatras épouvantable.
34:30C'est-à-dire qu'il n'y a pas de véritable question.
34:33Ça part dans tous les sens.
34:34C'est un peu bizarre comme procès.
34:37Alors je n'y étais pas
34:38mais je connais bien mes confrères
34:41qui ont plaidé de part et d'autre de la barre
34:42et je ne suis pas tout à fait étonné
34:44que l'audience se soit transformée
34:47en pugilat généralisé
34:50et en prise de bec.
34:52Je ne sais pas comment se sont comportés les magistrats
34:54mais j'imagine assez bien mes confrères
34:57échanger les questions, les réponses,
35:00les affirmations
35:01et peut-être même des noms d'oiseaux.
35:03Après deux semaines de procès,
35:05le verdict.
35:06Dominique Aubry, la pendue de la péniche,
35:08il était tellement proche d'elle,
35:10impossible qu'il soit coupable.
35:12L'enquête de l'heure du crime,
35:13je vous retrouve tout de suite sur RTL.
35:15L'heure du crime,
35:16présentée par Jean-Alphonse Richard,
35:18sur RTL.
35:20L'heure du crime,
35:21présentée par Jean-Alphonse Richard,
35:23sur RTL.
35:25Dans l'heure du crime,
35:25aujourd'hui l'affaire Dominique Aubry.
35:27Cette riche veuve a été retrouvée pendue
35:29sur sa péniche en 2005.
35:31Deux amis très proches de la victime
35:33accusée d'assassinat
35:34ont été acquittés en 2014.
35:36Rejugés en appel,
35:38un an plus tard,
35:39ils vont être fixés sur le verdict.
35:42Lundi 19 novembre 2015,
35:45Franck Renard-Paillen
35:46et Olivier Eustache
35:47sont une deuxième fois
35:49acquittés
35:50par la cour d'assises des Yvelines.
35:52Ils ressortent libres du tribunal.
35:54Les jurés n'ont pas cru
35:55au pacte criminel
35:56ou au suicide avec assistance,
35:58comme décrit par l'accusation.
36:00Franck était tellement proche de Dominique,
36:03il s'en occupait si bien
36:04depuis si longtemps.
36:06Impossible qu'il soit coupable,
36:08avait déclaré un témoin.
36:11Avec ce double acquittement,
36:12l'héritage de Dominique Aubry
36:14échappe en grande partie
36:15à sa famille.
36:16Le frère de la victime
36:18va toucher un quart
36:19des 14 millions d'euros,
36:20Franck Renard-Paillen.
36:22Se verra verser
36:23les trois quarts restants,
36:25amputés de 60%
36:27de droits de succession.
36:29Il lui restera donc
36:30près de 4,2 millions d'euros.
36:35Je suis outré.
36:36Outré qu'on en est arrivé là.
36:39Avec les preuves d'un tas de choses.
36:41Je trouve ça honteux.
36:42Ce sont des gens épouvantables.
36:44Ce sont des gens répugnants.
36:45Ce sont des gens
36:46qui ont besoin de l'argent
36:47de ceux qui en ont
36:48et qui sont prêts
36:49à des choses pas jolies
36:51pour tout récupérer.
36:52La voix de Jean-François Ducot,
36:56ami du couple Aubry,
36:57c'était dans l'émission
36:58Faites entrer l'accusé.
37:01Maître Philippe Sarda,
37:02vous êtes avec nous
37:02depuis cette émission
37:03de l'heure du crime,
37:04en direct depuis le laboratoire
37:06de police scientifique de Paris.
37:08Vous êtes l'avocat
37:09de Frédéric Fronten,
37:10le frère de Dominique Aubry.
37:11Ce frère qui a fait railler
37:14vraiment jusqu'au bout
37:15pour obtenir une condamnation
37:17de deux hommes
37:18qu'il croyait coupables.
37:19Ce n'est pas le cas.
37:20Est-ce que vous êtes surpris
37:21par ce verdict,
37:23ce double verdict d'acquittement ?
37:25Non, je ne suis pas surpris.
37:27Ce dossier permettait,
37:29je pense,
37:29d'entrer en voie de condamnation.
37:31Le doute a prévalu.
37:33Comme vous savez,
37:33y bénéficie aux accusés.
37:36Et c'est vrai que,
37:36compte tenu de la façon
37:37dont ce dossier est construit,
37:38je n'en suis pas étonné.
37:40Alors, ce n'est pas
37:41un crime impuni, finalement,
37:43puisqu'il n'y a pas de crime.
37:45C'est le suicide qui prévaut.
37:47C'est ça ?
37:47Elle s'est suicidée, cette femme ?
37:49La vérité judiciaire,
37:50aujourd'hui,
37:50c'est qu'elle s'est suicidée.
37:51Et ça, la famille
37:52n'est toujours pas d'accord,
37:54je suppose,
37:54avec cette explication.
37:57La maman de Dominique Aubry
37:59est décédée
38:00avant l'issue du dossier,
38:01donc elle ne le saura jamais.
38:02Et quant au frère,
38:03il reste dans sa conviction.
38:05Dans sa conviction,
38:05c'est-à-dire que,
38:06il dit,
38:07ma sœur était sous emprise.
38:08C'est ce qu'il a dit
38:09au cours de ces deux procès.
38:10Absolument.
38:11Christelle Cyr-Coupé,
38:13vous êtes la directrice
38:14du laboratoire
38:14de police scientifique de Paris,
38:15où nous nous trouvons
38:16depuis le début
38:17de cette émission.
38:18Alors, vous êtes
38:18l'auteur d'un livre
38:20qui est paru au Rocher,
38:21d'ailleurs,
38:21et qui s'appelle
38:22Le crime parfait n'existe pas.
38:24Alors là,
38:24il faut nous expliquer
38:25est-ce que le crime parfait
38:27n'existe pas ?
38:28Qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
38:30Le crime parfait n'existe pas
38:31parce que l'homme est faillible.
38:33Et il y a toujours une trace
38:34qui va rester présente.
38:36Une trace ADN,
38:37une trace papillaire,
38:39une trace numérique,
38:40maintenant.
38:41Voilà.
38:42Dans cette affaire,
38:43pourquoi, finalement,
38:44on a des doutes ?
38:46On a des doutes
38:47parce que,
38:48est-ce que la scène,
38:48on peut se poser la question,
38:49est-ce que la scène de crime
38:51a bien été appréhendée ?
38:53On sait que la péniche,
38:55la marque clinique
38:55n'a pas été placée
38:56sous scellée
38:57à l'issue
38:58des premières constatations.
39:00Et ça,
39:00c'était une erreur.
39:01Il faut bien le dire.
39:01C'est une erreur.
39:02Est-ce que,
39:03quand la brigade criminelle
39:05prend l'affaire,
39:06qu'on refait,
39:08va sur les lieux
39:09pour refaire des constatations,
39:11la scène a pu être modifiée.
39:12Et ça,
39:13c'est une erreur.
39:14Et ça,
39:14ça a pesé,
39:15effectivement,
39:15dans cette affaire.
39:16Ça a pu peser,
39:17effectivement,
39:17dans cette affaire.
39:18Ça a pu peser,
39:19donc ça veut dire
39:20que vous contrôlez
39:21et vous recontrôlez
39:23en permanence.
39:23Vous avez des process,
39:25comme on peut dire,
39:26je ne suis pas un expert,
39:27mais qui permettent
39:28de revenir chaque fois
39:29sur une pièce,
39:30par exemple,
39:30que vous analysez,
39:31que ce soit l'ADN
39:31ou d'autres traces.
39:32Bien sûr.
39:33Et puis,
39:33à l'époque,
39:34on travaillait beaucoup
39:35avec l'appareil photo.
39:36Maintenant,
39:37on a des outils
39:38en 3D,
39:39par exemple,
39:40ou des caméras 360
39:41qui nous permettent
39:42de numériser
39:43la scène de crime
39:44et puis ensuite
39:45de faire de la réalité virtuelle
39:47sur cette scène de crime.
39:48Voilà.
39:49La science fait
39:50des progrès incessants,
39:51évolue,
39:52fait des progrès incessants
39:53et qui permettent
39:53aux juges
39:54et aux magistrats
39:56ou également
39:57aux enquêteurs
39:57de pouvoir être immergés
39:59dans cette scène de crime.
40:00Progrès spectaculaire,
40:01Mme Cercoubet ?
40:02Oui, bien sûr.
40:02C'est tous les jours
40:03que ça progresse ?
40:04Est-ce que ça dit ton mot
40:05là-dessus ?
40:05Parce que c'est important.
40:06Pas tous les jours,
40:06mais effectivement,
40:08ça fait 23 ans
40:09que je suis dans l'institution
40:10et à 23 ans,
40:11on a pu mesurer
40:13les progrès,
40:14que ce soit
40:15en trace ADN,
40:16le nombre de marqueurs,
40:17par exemple,
40:18la quantité de cellules.
40:20Au départ,
40:20il fallait des milliers
40:21de cellules.
40:22Maintenant,
40:22pour obtenir
40:23un profil génétique
40:23exploitable,
40:24maintenant,
40:25quelques dizaines
40:25de cellules suffisent
40:27à établir
40:28un profil génétique.
40:29Donc, oui,
40:30les progrès
40:31ne sont pas quotidiens,
40:33mais à l'échelle humaine,
40:36sont très importants.
40:37J'insiste juste un mot
40:38sur le crime parfait
40:38qui n'existe pas.
40:39Pardonnez-moi,
40:40je ne suis pas tout à fait d'accord.
40:41Vous dites...
40:42Vous avez le droit.
40:43Vous dites,
40:43on trouve toujours une trace.
40:45Il y a toujours quelque chose
40:45qui reste de l'intervention humaine,
40:47etc.
40:48D'accord,
40:49mais le crime parfait,
40:50est-ce que ça ne serait pas
40:50tout simplement celui
40:51qu'on croit être un accident,
40:53qu'on croit être
40:54une mort naturelle ?
40:55On peut très bien passer...
40:56Même un légiste peut passer
40:58à côté de quelque chose
40:59qui a été manipulé.
41:01Bien sûr.
41:02D'ailleurs,
41:02mon ami Olivier Norek
41:05fait une interview récemment
41:07et a dit de façon
41:08un peu humoristique
41:09que si,
41:09si,
41:10le crime parfait existait,
41:11il a donné comme exemple,
41:12et je le cite,
41:13il m'a donné l'autorisation
41:14de le citer,
41:14pousser quelqu'un
41:15dans les escaliers,
41:16par exemple.
41:17C'est bien fait,
41:18effectivement.
41:19Ou même mourir dans son lit
41:20et qu'on ne détecte pas
41:21effectivement cette mort.
41:22Ça peut tout à fait arriver.
41:25Maître Sarda...
41:25Mais il faut être quand même
41:26très prudent.
41:30Très prudent.
41:31La personne qui va essayer
41:33de faire passer son acte
41:34pour un crime parfait
41:35doit vraiment être très prudente
41:36aujourd'hui,
41:37avec notamment la trace numérique.
41:39Maître Philippe Sarda,
41:40cette enquête,
41:41elle a été ratée,
41:43mal faite,
41:44ou trop bien faite finalement ?
41:45Trop d'expertise,
41:46comme vous le disiez.
41:47Il y a eu trop d'expertise,
41:49c'est certain.
41:50Je dirais plutôt que
41:51le contexte du dossier,
41:54c'est-à-dire la relation
41:55des deux mis en cause
41:57avec la victime,
41:58permettait, par exemple,
42:01des explications multiples
42:02par rapport aux indices
42:03qu'on a retrouvés.
42:05Il y avait aussi
42:05cette particularité
42:06que les seuls véritables témoins,
42:08à part le dalmatien,
42:09étaient les mis en cause.
42:10Donc finalement,
42:11ils racontaient beaucoup de choses
42:12qu'on ne pouvait pas vérifier.
42:13Et encore une fois,
42:14malgré vraiment
42:15beaucoup d'indices,
42:16on n'a pas parlé de tout,
42:17la lumière éteinte,
42:18la passerelle qui était baissée,
42:20enfin, il y avait vraiment
42:21beaucoup de choses.
42:22Au final,
42:23et c'est bien comme ça,
42:24il faut toujours le dire,
42:25au final,
42:25les jurés, manifestement,
42:27ont considéré
42:27qu'il y avait un doute
42:28et leur ont fait bénéficier,
42:31c'est bien.
42:32Et puis pour rajouter
42:32un adjectif
42:34à ce que vient de dire
42:35madame la directrice,
42:36il ne faut pas être
42:37seulement prudent aujourd'hui
42:38quand on veut essayer
42:39de commettre le crime parfait,
42:40il faut être téméraire.
42:41parce que vraiment,
42:43entre la vidéosurveillance,
42:45les preuves numériques,
42:47l'ADN et tout le reste,
42:48pour ne pas être pris,
42:50il faut être très très fort.
42:51Merci beaucoup
42:52Maître Philippe Sarda
42:53et Christelle Cirecoupé
42:55d'avoir été aujourd'hui
42:55les invités de l'heure du crime.
42:57Merci au laboratoire
42:58de police scientifique de Paris
43:00de nous avoir accueillis.
43:01Merci à l'équipe de l'émission,
43:02rédactrice en chef,
43:03Justine Vigneault,
43:04préparation Lisa Canales,
43:05Pauline Dessillon,
43:06réalisation Jonathan Griveaux.
43:08Sous-titrage Société Radio-Canada

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