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  • il y a 7 mois
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Télématin reçoit Francis Huster, à l'affiche de "En thérapie" mis en scène par Charles Templon, à partir du 17 janvier au théâtre Antoine à Paris.

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Transcription
00:00Dans quatre jours, un nouveau défi théâtral attend notre invité.
00:05Bonjour Francis, c'est-à-dire ?
00:06Bonjour à tous.
00:07Ce défi, c'est la pièce en thérapie, à partir du 17 janvier au Théâtre Antoine à Paris.
00:13Après la série à succès, voici la version théâtrale.
00:17On va en parler dans un instant, il y aura quelques images.
00:19On va commencer par la séquence intitulée du Tacotac, Francis.
00:22Des questions du Tacotac, des réponses courtes s'il vous plaît.
00:25Courtes ?
00:26Ah oui, faites un effort Francis, s'il vous plaît.
00:29Allez, le chrono est lancé. Francis Huster, est-ce que vous avez déjà consulté un psy au cours de votre vie ?
00:34Non, jamais. Le psy, c'est le public pour moi.
00:36Vous êtes globalement vers à moitié plein ou vers à moitié vide ?
00:39À moitié plein.
00:40Posé ou impulsif ?
00:41Impulsif.
00:43Patient ou impatient ?
00:44Impatient.
00:45Couche-tôt ou couche-tard ?
00:46Couche-tard.
00:48Casanier ou aventurier ?
00:50Aventurier.
00:51Un de vos plus gros défauts ?
00:53La passion.
00:55Bon, non, pas un petit défaut.
00:56Si, je suis complètement passionné par ce métier d'ailleurs.
00:58Oui, c'est un gentil défaut. Vous n'êtes pas bordélien, vous n'êtes pas…
01:01C'est… Voilà, je ne pense qu'à ça, je ne pense qu'à ça, je ne pense qu'à ça.
01:05Pour moi, répéter, c'est comme si j'étais dans un ascenseur et je monte jusqu'au…
01:09Ça ne s'arrête jamais.
01:10Ça ne s'arrête jamais.
01:11Une qualité, Francis.
01:12La passion.
01:14Il en faut peu pour être heureux, dit la chanson. Que vous faut-il pour être heureux ?
01:19Un rôle qui me remet en question comme si je devais me jeter dans le vide. Je ne veux pas refaire deux fois la même chose.
01:24Compléter cette phrase, le temps qui passe, c'est… Trois petits points.
01:28Il ne passe pas. Quand on joue, justement, on arrête le temps pour tous les gens dans la salle. C'est ça ce qui est merveilleux dans ce métier.
01:34C'est joli. Le temps qui passe, il ne passe pas.
01:36Non, il ne passe pas.
01:37Merci d'avoir répondu, Francis, à ce petit questionnaire. Donc, sur scène, à partir du 17 janvier, au Théâtre Antoine à Paris, dans En Thérapie, vous campez un psy qui n'en reste pas moins un être humain.
01:48Et il doit aider ses patients sans sombrer lui-même. Petite bande-annonce. Regardez.
01:52Vous ne savez rien du tout sur moi.
01:55Vous voulez du trash, c'est ça ?
01:56À part me plumer, ça sert à quoi votre truc ?
01:58J'ai besoin d'aide, je ne comprends pas, je n'y arrive plus.
02:01Vous allez répéter tout ce que je dis ?
02:0245 minutes de silence.
02:04Je dois vous remercier, c'est grâce à vous.
02:05Vous avez une voix tellement aimante.
02:08Je ne peux pas sortir.
02:09Enfin, je peux, mais je ne peux pas.
02:11Moi, je pense que c'est de la merde, votre truc.
02:13Bien, on va s'arrêter là pour aujourd'hui.
02:18À 19h.
02:19Déjà, est-ce que vous aviez vu la série qui a cartonné en France ?
02:27Et je crois qu'il y avait aussi une série israélienne au départ.
02:31Justement, je me suis empêché de regarder la série où les comédiens étaient magnifiques.
02:37Je ne voulais pas être influencé.
02:39Je savais déjà à cette époque-là qu'on allait justement créer,
02:42parce que c'est en fait la création mondiale de la pièce.
02:46Et je ne voulais pas être influencé du tout.
02:47Il est comment, ce psy, Francis ?
02:50Humain, j'ai envie de dire, évidemment, avec ses failles.
02:53Et le fait d'avoir sur son divan des patients, ça va le bousculer, lui.
02:57Non seulement ça va le bousculer, mais dans sa propre vie, un drame arrive.
03:02Sa vie va basculer, être déchiré.
03:04Et justement, ce qui est intéressant, c'est qu'il y a Yann Gaël,
03:09qui est le flic qui a tué quelqu'un.
03:10Tesla Auvergne, qui est la jeune fille qui veut donner son âme à Dieu.
03:15Et puis Raphaël Rousseau, qui, elle, revient de Serbie avec sa mère,
03:19qui a été violée, une horreur et tout.
03:21Alors, il y a les scènes où, évidemment, ces trois cas qui sont extraordinairement jeunes,
03:26justement, c'est ça qui était important, il ne faut pas tomber dans le côté.
03:29La fausse image qu'on a du psy, c'est alors, dites-moi, etc.
03:32Et donc, en plus, on a tous des micros pour être dans un jeu d'une intériorité,
03:37d'un naturel total.
03:38C'est nouveau, ça, pour vous, des micros au théâtre ?
03:39Complètement.
03:39Mais je pense que les Britanniques ont raison, ils sont toujours microtés.
03:43Et le résultat, c'est qu'on n'est plus les déclame-acteurs, alors, etc.
03:48Et donc, on peut vraiment être dans un rapport de sensibilité.
03:51Et lui, justement, c'est le parallèle totalement différent avec la série,
03:57c'est que tout d'un coup, il fait sa propre thérapie avec le public,
04:00comme si le public était comme une contrôleuse, son psy.
04:03Et là, c'est très surprenant.
04:05C'est un suspense, c'est un suspense, il y a tout.
04:07Il y a l'amour, il y a la mort, il y a tout.
04:10C'est un univers, un peu à la Woody Allen, non ?
04:11C'est un univers, la différence avec Woody Allen,
04:14c'est que Woody a toujours une distanciation.
04:17Alors que là, je pense justement que les gens vont être…
04:20On est au cœur des problématiques.
04:21On est au cœur des problématiques et on prend partie.
04:23Beaucoup de gens vont être étonnés de tout ce qui concerne ces trois jeunes héros.
04:28Ils vont prendre partie.
04:29Je suis d'accord, je ne suis pas d'accord.
04:31Et puis, ce que j'adore, c'est être obligé justement
04:35d'interpréder un rôle totalement différent de tout ce que j'ai fait.
04:39Ça veut dire en retenue, très comme ça, très dans le souffle,
04:43je suppose, non ?
04:44Beaucoup plus posé que d'habitude.
04:46Eh bien oui, beaucoup plus posé.
04:48C'est-à-dire que…
04:49Et puis surtout, pendant une heure et demie,
04:51comme il ne quitte pas la scène dans son cabinet de psychanalyse,
04:54c'est que 50% du rôle, c'est ça que j'adore dans ce rôle,
04:58ce sont les regards.
05:00C'est-à-dire que les fenêtres de l'âme, comme dit Shakespeare,
05:02je reçois tout ce qui se passe avec eux.
05:05Je prends partie.
05:08Et puis, il y a des moments vraiment de larmes comme de rire.
05:12Et voilà, c'est un grand test.
05:14C'est quoi, enfin, je vais la fermer sur une scène de théâtre.
05:17Et on n'en est qu'au stade des répétitions.
05:19Et quand il y aurait le public en plus en face, ça va être décuplé.
05:22Là, on commence en quatre jours.
05:24Et le public va nous apporter quelque chose d'extraordinaire pour la pièce.
05:29Un jugement immédiat.
05:31Je pense que quand des milliers de gens,
05:33mais vraiment des centaines de milliers, c'est la vérité,
05:36après la série, ont voulu faire une thérapie.
05:38Et surtout les jeunes, c'est ça qui est formidable.
05:40Et je pense que le public, on va nous le sentir,
05:44il est tellement réceptif dans ce théâtre sublime, le théâtre Antoine,
05:48qu'on ne peut pas jouer seul.
05:50On sera vraiment avec lui.
05:52On aura son regard à lui aussi.
05:54Vous auriez pu être psy, vous ?
05:55Parce que forcément, quand on endosse un rôle,
05:57on doit se poser la question de savoir si on aurait pu exercer ce métier.
06:00Non ?
06:01Certainement pas.
06:02Pourquoi ?
06:03Parce que je pense que pour être psy,
06:06il faut être capable de s'éloigner de soi-même.
06:10Et je pense qu'un acteur, c'est quelqu'un qui, au contraire,
06:14devant la caméra ou sur une scène de théâtre,
06:17veut livrer ce qu'il est lui-même, à travers les rôles.
06:20Et ce rôle-là, il me terrifie,
06:23parce que je ne peux pas mentir.
06:26Il y a vraiment des moments où je suis là tel quel.
06:31Alors je me demande ce que le public va...
06:32Ah, ça va, il ne parle pas comme ça.
06:34Je ne sais pas ce qui va se passer.
06:36Vraiment.
06:37Vraiment.
06:37Vous avez peut-être en envoyé chez le psy.
06:40Vous disiez que la série a permis de changer un peu les choses,
06:44et l'image aussi de la psychothérapie ou de la psychanalyse.
06:47Mais j'espère, parce que pour moi, la psychanalyse,
06:52c'est le fait de traverser le miroir.
06:54On se regarde toujours dans le miroir, nos parents,
06:56nos métiers, tout le monde.
06:58Mais traverser le miroir, c'est quand tout d'un coup,
07:00on s'endort le soir, et que dans la nuit,
07:03on n'est qu'avec soi-même.
07:04Et c'est pour ça que là, ce sera un peu la nuit aussi pour tous les spectateurs.
07:10Et vraiment, je suis fou de joie, parce que les jeunes se précipitent.
07:14Les jeunes se précipitent pour voir ce spectacle.
07:17Oui, c'est-à-dire qu'en fait, les réservations cartonnent déjà.
07:18Ça n'a pas commencé.
07:19On a vu à peine d'images.
07:20Voilà.
07:21Oui, je suis très content, parce que c'est nécessaire
07:24que les jeunes puissent avoir le courage et la volonté,
07:27justement, de traverser leur miroir.
07:30À partir de samedi, au Théâtre Antoine à Paris.
07:32Et puis, vous êtes sur tous les fronts,
07:34puisque dans un autre registre, vous allez être la voix d'Alexandre Dumas
07:37dans la comédie La Légende de Montecristo,
07:40qui arrive bientôt au Dôme de Paris,
07:41et ensuite en tournée dans toute la France,
07:43avec des tubes à foison, dont celui-ci.
07:46Regardez.
07:46C'est près de toi, loin de moi, dans les rues de Paris.
07:52Au dehors et toute la soie, je sais, l'amour n'a pas de prix.
07:57C'est près de toi, loin de moi, dans les rues de Paris.
08:02Plutôt mourir dans tes bras, tu es l'amour de ma vie.
08:07C'est près de toi, loin de moi, dans les rues de Paris.
08:15Alors ça, ce sera du 28 janvier au 5 février au Dôme de Paris,
08:19puis en tournée dans toute la France.
08:21Et vous serez donc la voix d'Alexandre Dumas.
08:23Comment est-ce que vous expliquez l'engouement encore
08:26pour le roman, le conte de Montecristo,
08:29182 ans après sa sortie ?
08:32Mais tout simplement parce que, comme les misérables,
08:34ils représentent la France.
08:36C'est-à-dire que le héros a été trahi,
08:38sa vie a été déchirée,
08:40et tout d'un coup, il renaît et il va vers l'humanisme.
08:45Il va vers les autres, au lieu de justement de rester vers lui-même.
08:49Et Philippine Lavray et Joyce Tears,
08:51qui sont déjà très adorés,
08:55enfin, je veux dire, c'est un couple merveilleux
08:57pour faire Mercedes et Edmond Dantès,
08:59dans cette comédie musicale, je trouve qu'ils portent ça.
09:02C'est-à-dire vraiment, c'est vraiment,
09:04comme les misérables, je disais,
09:06la véritable image de la France,
09:09c'est-à-dire ne jamais céder
09:10et croire que même au pire moment,
09:12comme pendant la guerre, avec la résistance,
09:15tu vas quand même faire triompher le bien.
09:17Et c'est ce qui se passe.
09:18Et le metteur en scène canadien,
09:21Postigo est un metteur en scène de comédie musicale
09:23et qui a justement cette lumière-là.
09:27Moi, j'adore les comédies musicales
09:28parce qu'en fait, tu ne joues pas
09:30comme quand tu es au théâtre
09:31ou tu joues le rôle de l'acteur au cinéma,
09:33tu te prends pour lui ou pour elle,
09:35mais dans la comédie musicale,
09:37tu te laisses emporter.
09:38Tout d'un coup, tu planes et tu es heureux.
09:42Mathilde, c'est à vous,
09:43notre spécialiste des archives.
09:45On revient sur votre carrière.
09:47Oui, je vous propose de remonter en 64.
09:50Regardez, je vous ai retrouvée.
09:52Vous êtes derrière un élève du conflorent,
09:55interviewé.
09:56Alors malheureusement pour nous,
09:57ce jour-là, le journaliste ne vous a pas tendu le micro,
10:00mais par la suite, je crois qu'on peut dire
10:01que vous êtes bien rattrapée.
10:02Est-ce que vous vous souvenez de votre coup de gueule
10:04sur le romantisme ?
10:05Ah oui, bien sûr.
10:06Avec Bernard-Henri Lévy.
10:07Mais bien sûr, bien sûr,
10:08à propos de Lorenzo Atchiot.
10:09Ah bah, il ne faut pas trop vous embêter
10:11avec le romantisme.
10:12Regardez ce qui se passe.
10:14Vous avez l'air de le situer vaguement
10:16au 19e, avec, disons, des bases au 18e,
10:19mais pas du tout.
10:19Homer, Ulysse, Jean-Louis Scherrer et Christian Dior
10:25sont des romantiques.
10:25On peut dire n'importe quoi.
10:26Mais monsieur, non, vous m'excuserez.
10:28Francis Suster, Lorenzo.
10:29Excusez-moi, je me lève, j'ai une attitude romantique,
10:33je pars.
10:33Voilà l'attitude romantique.
10:34Non, mais laissez-nous votre micro.
10:35Laissez-nous votre micro.
10:38Incroyable, quand même.
10:39Vous le prenez vraiment très à cœur.
10:41Bah oui, c'était à cœur,
10:42parce qu'on allait faire ce Lorenzo Atchiot
10:44qui, à cette époque-là,
10:46c'est merveilleux, le théâtre.
10:47Si vous vous rendez compte, en Eurovision,
10:48220 millions de téléspectateurs le même soir.
10:52Et sur ça aussi, là,
10:54prions vraiment pour que le théâtre vienne à la télévision
10:57qui est au moins une pièce de théâtre par semaine.
10:59Oui, oui, je le prenais à cœur,
11:00parce que Lorenzo Atchiot est le Hamlet français.
11:03Un rôle absolument mis en scène
11:04par Franco Zeffirelli
11:06avec une troupe merveilleuse.
11:08Vous aimez le théâtre à la télé ?
11:10Vous ne trouvez pas que ça dénature quand même
11:12l'essence même du théâtre ?
11:14Pas du tout.
11:14Attention, hein.
11:15Pas du tout.
11:16Non, non, non.
11:16Non, non, mais merci de me poser la question.
11:18C'est le contraire.
11:19L'essence du théâtre,
11:20c'est de rentrer dans l'âme de l'acteur.
11:22Et le côté, justement, à l'ancienne,
11:24de déclamations et des caméras
11:27qui restent peut-être loin,
11:28non, il y a des représentations de théâtre
11:31qui sont magnifiées, au contraire,
11:32par la captation.
11:33Oui, puis ça permet aux gens
11:34qui ne peuvent pas accéder au théâtre
11:35de la voir à la maison.
11:36Quand on avait le tennis à l'époque de Loïse Vonley,
11:40quand on avait le rugby à l'époque de Roger Coudert, etc., la caméra, elle était là.
11:45Maintenant, tu ne peux pas, quand tu vois un match de foot, un match de rugby, un match de tennis,
11:50tu as justement ce que ressent le sportif ou la sportive.
11:55Non, non, c'est merveilleux.
11:56Et l'avenir, justement, du théâtre passera par les captations de télévision.
12:00Alors, il y a le théâtre, bien sûr, mais aussi le cinéma,
12:03avec un succès populaire immense,
12:05je vous dis juste le blanc.
12:06Oui.
12:07Quand je veux parler, en 97, on retourne sur le tournage.
12:12Allô, je vous appelle de la part de Jean-Paul Roussin.
12:15Très bien.
12:16Il a cherché à vous joindre avant de prendre la vie,
12:18il avait un message urgent pour vous.
12:19C'est parfait.
12:20Francis joue le rôle de l'ami de Brochon,
12:22qui tout à coup se rend compte que Brochon est victime
12:25du con qu'il a invité.
12:27Mais Francis a la réputation d'avoir un rire extraordinaire,
12:30aussi bien dans la vie qu'au théâtre, d'ailleurs.
12:34Alors, c'était le dîner de con, bien sûr.
12:36Il paraît que vous n'avez pas failli ne pas jouer dedans.
12:38C'est vrai ?
12:39Oui, oui, bien sûr.
12:40Non, non.
12:40Qu'est-ce qui s'est passé ?
12:41Il s'est passé tout simplement que Jacques Weber,
12:44qui va être merveilleux dans son spectacle.
12:46Qui sera invité à votre place après-demain, jeudi.
12:49Voilà.
12:50Eh bien, Jacques mettait en scène Don Juan au cinéma, justement,
12:53alors que je l'avais mis en scène, moi, au théâtre avec lui.
12:56Et j'ai un coup de téléphone de ville.
12:57Allô, alors c'est Jacques.
12:59Alors, écoute, je ne peux pas venir demain,
13:01mais Weber veut te voir.
13:04Alors, il y a rendez-vous au Crayon demain matin.
13:06Mais je suis tellement content qu'on fasse le film ensemble.
13:08Je t'embrasse.
13:09À demain.
13:10Je me retrouve au Crayon le lendemain matin.
13:12Moi, je crois que c'est Jacques Weber qui va venir.
13:13pour Don Juan, pour son film.
13:16Et pas du tout.
13:17C'est Francis Weber, il me pose le scénario.
13:18Il dit, voilà, écoute, je suis trop content.
13:20Alors, on va faire ça.
13:21Ça va être merveilleux.
13:22Ça va être formidable et tout.
13:22Une erreur de Weber.
13:23Mais il n'a qu'un W, l'autre qu'un W.
13:26Exactement.
13:27Et je vois ça.
13:28Et j'apprends par Armédia, justement, mon agent,
13:33que Jacques Weber, il prend...
13:35Non, non, il prend Michel Bouchna pour faire ce galarelle
13:38et pas Francis.
13:39Et donc, je me retrouve à jouer le dîner de cons.
13:43C'est vraiment le signe du destin.
13:45Et évidemment, c'est un chef-d'œuvre.
13:47Et je dois dire à quel point j'admire non seulement
13:50la distribution, Thierry Lhermy, Jacques Villerey,
13:52Daniel Prévost, Van der Notte, vraiment.
13:56Et à quel point Francis Weber était merveilleux
14:00comme metteur en scène.
14:02C'est un génie de la comédie.
14:03Il a le rythme, il a tout.
14:05Il a le rythme et la musicalité.
14:06Parce que j'en ai marre de toi, mais tu vas la fermer.
14:09Et tu vas la fermer ou pas ?
14:11C'est tout à fait différent que si tu...
14:12Et c'est pas drôle du tout si tu fais ça.
14:14Ah, j'en ai marre de toi, mais ferme-la, mais ferme-la.
14:17Tu la fermes ou pas ?
14:18Il avait ce génie de la musicalité.
14:21Merci Mathilde pour ses archives.
14:23C'est le moment de la surprise, cher Francis.
14:25Alors, vous avez été son prof au cours Florent.
14:28Il a fait une petite carrière depuis.
14:30Ça se passe plutôt bien pour lui.
14:31Et il a un petit message pour vous.
14:32Regardez Francis.
14:33Je devais aller au cours Simon.
14:35Puis on m'a dit, non, non, va au cours Florent.
14:37Il y a un type formidable, un jeune acteur.
14:39Il s'appelle Francis Huster.
14:40C'était la star des films de Loulou.
14:42Je suis la star du français.
14:43Et donc, je suis allé chez Florent.
14:45Et j'ai rudement bien fait, puisque je t'ai rencontré.
14:48Alors, une petite anecdote.
14:49On jouait le CID avec Jean Marais.
14:51Tu jouais Rodrigue.
14:52Avec Jean Marais, Jean-Louis Barrault.
14:54Et c'était en même temps pendant la coupe de monde du football.
14:57Et sur scène, entre les répliques, tu me donnais les résultats du foot.
15:01Jean Marais faisait, Rodrigue, as-tu du cœur.
15:05Toi, tu es arrivé.
15:05Tout autre que mon père l'éprouverait sur l'heure de zéro.
15:09C'était extraordinaire.
15:10Je t'embrasse très fort comme je t'aime.
15:12Salut, Francisco.
15:14C'est le cas.
15:15C'est le cas.
15:15C'est le cas, c'est le cas.
15:17Mais vous êtes trop fort.
15:19Rodrigue, as-tu du cœur.
15:22Tout autre que mon père l'éprouverait sur l'heure de zéro.
15:25Tire au but.
15:28Pénalty.
15:29C'est énorme secret de ce qu'il se passe sur scène.
15:32On embrasse Antoine Duvéry, qui est un ami de Télématin également.
15:35Merci Antoine pour cette surprise.
15:36Quelle carrière extraordinaire.
15:38Attends, c'est le moment de faire jouer notre invité.
15:41Absolument.
15:41Je ne sais pas si une fois dans votre vie déjà,
15:43vous avez joué à ce jeu cultissime.
15:46Action ou vérité ?
15:48Non.
15:49Alors, vous y faire jouer ce matin est un petit plaisir coupable
15:52que je ne doute pas.
15:53Les actions seront belles à entendre.
15:55Les vérités forcément bonnes à dire.
15:57Il y a deux tas de cartes.
15:58Des actions d'un côté, des vérités de l'autre.
16:00Vous allez devoir choisir soit action, soit vérité.
16:04Vous verrez sur quoi vous tombez.
16:05Alors, action ou vérité ?
16:06Action.
16:08Je demande à mon passeur de fiches préférés.
16:10Vous pouvez la lire à haute voix.
16:12Vous devez réciter un poème de votre choix.
16:16Ou une tirade, comme vous voulez.
16:17Sous le pont Mirabeau coule la Seine et nos amours.
16:24Faut-il qu'ils m'en souviennent ?
16:26La joie venait toujours après la peine.
16:29Vienne la nuit.
16:31Sonne l'heure.
16:33Les jours s'en vont.
16:35Je demeure.
16:36Guillaume Apollinaire.
16:38Bravo.
16:38Magnifique.
16:39Monsieur Huster.
16:39Action ou vérité ?
16:41Vérité.
16:45Il a peur, il a peur.
16:46Oui, il faut être honnête.
16:47Je ne peux pas.
16:48Alors, quelle est la célébrité la plus imbuvable que vous ayez rencontrée ?
16:55C'est une vérité, Francis.
16:59Ah oui ?
16:59C'est une vérité.
17:02Je suis en train de chercher, et Dieu sait si…
17:05Si vous en avez rencontré.
17:06Si il y en a.
17:07Si il y en a.
17:07J'ai eu la chance de rencontrer vraiment des légendes qui ne sont plus là vraiment.
17:12Non, imbuvable.
17:15Non, franchement.
17:17J'avais de la chance.
17:18Deux n'en avoir jamais rencontré.
17:19Non, sérieusement.
17:20Mais peut-être que les gens se conduisent d'une certaine façon aussi,
17:23suivant la personne qui est en face d'eux.
17:25Action ou vérité ?
17:26Action.
17:31Solanel.
17:32Oui, non ?
17:33Ah.
17:34Lisez la carte.
17:36Lisez la carte.
17:36Ah, mais ce n'est pas nous, c'est lui qui écrit les questions, Francis.
17:38Ne regardez pas.
17:39Bon, alors, très bien.
17:39Vous devez regarder droit dans la caméra et adresser un message d'amour à quelqu'un.
17:45Elle est où, la caméra ?
17:45Alors, la caméra, elle est en face de vous, la petite blanche.
17:47Voilà, c'est là.
17:48À droite.
17:48Non.
17:49Oui, c'est là.
17:49Voilà.
17:53Élisa et Toscane, je vous adore, mes deux filles.
17:59Et merci, Christiana.
18:00C'est le plus beau cadeau du monde que tu m'as fait.
18:04Pour l'émotion.
18:05Non.
18:06C'est tôt.
18:06Voilà.
18:07Alors, enchaînez maintenant.
18:08Action, vérité.
18:09Une action.
18:09Action.
18:10Encore ?
18:11Mais oui, c'est un nom d'action.
18:12Ce n'est.
18:12Il paraît que vous avez des talents d'imitateur.
18:16Prouvez-le.
18:16Vous avez commencé un principe.
18:17Alors, en cette époque-là, lorsque mon père, Lucien Guitry, était une star, il m'a foutu
18:24à la porte.
18:25Oh, mon Dieu, je sais bien.
18:27Qu'est-ce que tu vas faire, pauvre Sacha ?
18:29En vérité, je vais vous dire, j'irai à Télé-matin.
18:32Et à Télé-matin, je leur dirai vraiment, ayez du courage, l'avenir est la meilleure
18:38des choses.
18:39Oh, mon Dieu, mon Dieu.
18:41Ben, disons si on nous avait dit qu'on recevrait Sacha Guitry sur ce plateau, par l'entremise
18:46de M. Huster.
18:47Non, vous faites bien aussi Jean Marais.
18:48Vous faites super bien, on l'a vu.
18:49Ah oui, au rage, au désespoir, au vieillesse ennemie, neige d'autant vécu.
18:59Que pour cette infamie !
19:03Bravo ! Il paraît qu'il était délicieux, Jean Marais.
19:05Il était magnifique.
19:07C'était un homme d'une gentillesse.
19:07Un héros de la guerre, un héros de la guerre, comme Jean Gabin.
19:11Il a vraiment eu un courage jusqu'au bout.
19:14Un homme merveilleux, merveilleux.
19:16Action ou vérité ?
19:17Vraiment rapido.
19:17Allez, vérité.
19:19Allez, pour conclure cet entretien avec Francis.
19:23Quelle est la pire chose que vous regrettez avoir faite ou dite ?
19:29Je crois que ça fait partie de la pièce, justement, en thérapie.
19:35Il y a un moment où je dis, et ça me...
19:37Comme ça.
19:38Où je dis, bon oui, de toute façon, les couples, quand on est jeune, qui se ressemblent,
19:45s'assemblent.
19:46Et après 20 ans de mariage, qui se ressemblent sans sable.
19:51Et chaque fois que je dis ça, ça retourne.
19:55Oui, ça retourne.
19:56Ça revue, hein ?
19:57Bon, protégez-vous, parce que vous attaquez dans 4 jours.
19:59Il faut être costaud, ça va durer longtemps.
20:01Et c'est à 19h.
20:02C'est très bien.
20:03Comme ça, on est couché plus tôt.
20:04On peut aller dîner après.
20:05C'est ça, donc c'est au Théâtre Antoine à Paris.
20:07Ça s'appelle en thérapie.
20:08Ça va être le carton annoncé de cette rentrée.
20:10Et puis, la voix d'Alexandre Dumas dans La Légende de Montecristo, au Dôme de Paris
20:15et en tournée dans toute la France.
20:16C'était un plaisir.
20:16Vous rajeunissez, M. Hustet.
20:17Oui, oui.
20:18Franchement.
20:19On peut dire votre âge, pardon ?
20:20Ça ne vous vexe pas ?
20:21Eh bien, 32 ans.
20:23Mais non, je ne peux plus dire Tintin.
20:24Voilà, pour que les gens puissent le savoir, je ne peux plus dire Tintin.
20:26En tout cas, bravo, vous nous donnerez votre secret de jeunesse.
20:29Merci Francis, à bientôt.
20:30Merci beaucoup.
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