Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0025 heures d'attente ce week-end aux urgences du CHU de Dijon.
00:05Le personnel des urgences à Chalons en grève, des hôpitaux qui déclenchent le plan blanc pour mobiliser du personnel supplémentaire.
00:11En ce moment, la situation des hôpitaux dans notre région est étendue.
00:14L'Agence Régionale de Santé le reconnaît.
00:16La grève des médecins libéraux n'est pas la seule explication.
00:18Et pour en savoir plus, on reçoit ce matin la directrice générale de l'Agence Régionale de Santé en Bourgogne, Franche-Comtienne.
00:24Bonjour Mathilde Marmier.
00:25Bonjour.
00:25Alors en fin de semaine dernière, l'ARS nous disait qu'une quinzaine d'hôpitaux dans notre région étaient en tension.
00:30Quelle est ce matin la situation ? Est-ce que d'autres hôpitaux ont déclenché le plan blanc ?
00:36Alors nous sommes aujourd'hui à 12 établissements en tension dans la région, dont 5 qui ont déclenché le plan blanc.
00:43Les 5, on avait déjà Mâcon, on avait Sens également dans Lyon, les autres établissements.
00:47Tout à fait, on parle de l'ensemble de la région Bourgogne-Franche-Comté.
00:50Nous avons également l'hôpital Nord-Franche-Comté situé à Trévenant, l'hôpital du Jura et donc l'hôpital de Nevers également.
00:57Alors un service ou un hôpital en tension, qu'est-ce que ça veut dire pour les gens qui nous écoutent ?
01:02Un hôpital en tension, ça signifie un hôpital qui a des difficultés à faire face à l'afflux de nouveaux patients
01:08et qui donc doit s'organiser et prendre des mesures pour ajuster la prise en compte de ces nouveaux patients.
01:15Donc deux niveaux de mobilisation.
01:18Le premier qu'on appelle le plan de mobilisation interne, où l'établissement va s'ajuster en interne
01:23pour peut-être réorganiser les plannings de professionnels par exemple.
01:26Et le deuxième niveau d'action, c'est là le plan blanc,
01:29quand effectivement l'établissement a besoin de faire appel peut-être à davantage de mesures
01:33pour faire face à cette difficulté et ces tensions-là.
01:38C'est concrètement le rappel de professionnels ou autres,
01:41ça peut être la déprogrammation d'activités programmées pour libérer des lits
01:44et permettre l'accueil de ces nouveaux patients qui en ont besoin.
01:48Parce qu'on le sait en ce moment, les urgences sont surchargées,
01:51le 15 aussi fait face à un afflux d'appels, une augmentation des appels.
01:55C'est très compliqué, on les entend depuis 6h ce matin, tous ces praticiens, tous ces médecins.
02:00Qu'est-ce qu'on fait concrètement pour faire un appel d'air, pour les aider,
02:03pour que ça redescende un peu ?
02:05Alors concrètement, on a une situation de tension qui est nationale sur les établissements de santé,
02:10qui en fait est principalement due aussi à un contexte de circulation de virus,
02:14donc des épidémies hivernales.
02:16La grippe, la bronchiolite, les gastros en ce moment aussi, le Covid également,
02:21plus le contexte hivernal, les chutes, les accidents,
02:25et dans une moindre mesure la grève des médecins.
02:28Chacun peut être acteur de tout ça, notamment dans un levier de prévention.
02:32Ça peut être le respect des gestes barrières,
02:34quand on est malade, mettre un masque, ne pas mettre son enfant malade à l'école.
02:39En gros, essayer de faire en sorte qu'on n'arrive pas au point de devoir aller à l'hôpital
02:44pour engorger encore plus le service.
02:45Tout à fait, de freiner la circulation de ces virus.
02:48La vaccination reste toujours d'actualité, elle reste toujours possible pour la grippe,
02:53pour le Covid.
02:54Effectivement, chacun peut être acteur de ça pour freiner la circulation des virus
02:59dans ce contexte-là, effectivement.
03:02On sait aussi que cette grève des médecins, et vous en parliez,
03:05n'est pas la seule raison de toutes ces perturbations avec les épidémies.
03:09On parlait justement de la grippe, de la bronchiolite, du Covid.
03:12On en est où en ce moment ?
03:14C'est qu'à Noël, au moment des fêtes, ça a été très compliqué.
03:17Est-ce que ça se calme un peu,
03:17ou est-ce qu'on est toujours à un niveau assez élevé de cette épidémie ?
03:20Alors, on est toujours à un niveau élevé de circulation du virus.
03:24On attend les dernières données de Santé publique France
03:27pour pouvoir identifier si cela redescend,
03:31ou si nous sommes toujours sur un plateau.
03:33Mais en tout cas, les virus continuent de fortement circuler,
03:36donc les mesures de prévention que j'ai mentionnées tout à l'heure
03:38restent vraiment d'actualité.
03:40Et là encore, j'en appelle aux auditeurs,
03:42chacun peut être acteur en ce sens,
03:44pour prévenir la circulation de ces virus.
03:47À propos de cette grève des praticiens libéraux,
03:50il y a eu des réquisitions en Côte d'Or
03:53pour que des permanences aussi soient assurées,
03:56pour qu'on puisse aider au mieux les patients qui arrivent ?
04:00Alors, cette grève,
04:02effectivement, c'est une grève des médecins libéraux principalement.
04:06Et donc, le statut de libéral fait qu'effectivement,
04:08on ne se déclare pas gréviste en tant que tel.
04:10L'Agence régionale de santé n'est pas seule à agir.
04:15Elle agit évidemment étroitement avec les établissements de santé.
04:19Et l'objectif est d'identifier, de garantir la permanence et la continuité des soins.
04:23Donc, il y a eu effectivement quelques réquisitions,
04:26de façon très proportionnée et minimaliste,
04:29notamment pour garantir cette continuité des soins,
04:32ce qu'on appelle les tours de garde,
04:33donc avec une mesure d'anticipation.
04:37Pour ne pas trop perturber, en fait.
04:38Pour ne pas trop perturber
04:39et pour garantir que chacun puisse avoir accès aux soins en tant que de besoin.
04:44Donc, c'est un travail qui est fait par l'Agence régionale de santé
04:47aux côtés des établissements de santé
04:49et des professionnels de santé eux-mêmes
04:51pour anticiper les grévistes,
04:53les personnes qui doivent être de garde
04:55et réquisitionnées lorsque cela s'avère nécessaire.
04:58Et c'est vraiment une solution qu'on utilise de façon minimale
05:01et strictement proportionnée.
05:03Très rapidement, cette grève illimitée,
05:04depuis samedi, aux urgences de Chalon-sur-Saône,
05:07la CGT dénonce un manque d'anticipation.
05:10Vous avez envoyé une lettre il y a quelques mois
05:12pour vous dire, attention, ça va mal.
05:14Est-ce que vous avez l'intention d'aller les rencontrer sur place ?
05:16Alors, la grève de Chalon,
05:18elle est sur un sujet un petit peu différent.
05:20Elle renvoie aussi un sujet de dialogue social
05:22aux côtés de l'établissement.
05:24Nous sommes bien sûr en appui de l'établissement,
05:26là encore, pour garantir l'accès aux soins
05:30de tous dans ce contexte-là.
05:31Alors, écoute, merci beaucoup Mathilde Mormier
05:34d'avoir été avec nous ce matin.
05:36On rappelle que vous êtes directrice générale
05:38de l'Agence régionale de santé en Bourgogne,
05:39Franche-Comté.
05:40Merci, bonne journée.
Commentaires

Recommandations