- il y a 9 mois
- #punchlinewe
Les invités de Thierry Cabannes débattent de l'actualité dans #PunchlineWE
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Bonjour à tous, soyez les bienvenus sur CNews, tout de suite un point sur l'actualité.
00:00:05A la une, le bilan s'alourdit en Savoie.
00:00:08Deux autres skieurs, dont un britannique, ont péri aujourd'hui dans deux avalanches distinctes.
00:00:13Les drames sont survenus dans les stations de Courchevel et de la Plagne.
00:00:17Une cinquantaine de secouristes, des chiens d'avalanche et un hélicoptère ont été mobilisés.
00:00:22Hier déjà, trois skieurs français en hors-piste sont décédés dans les Alpes.
00:00:26Météo France et la préfecture de Savoie avaient pourtant alerté sur le risque d'avalanche.
00:00:32En pleine colère agricole contre le Mercosur, le Premier ministre rappelle que la France assume de dire non quand il le faut.
00:00:40Ce n'est pas un non de posture, c'est un non d'exigence pour protéger l'agriculture et sa souveraineté alimentaire, déclare sur X Sébastien Lecornu.
00:00:49Des avancées ont été obtenues en faveur des agriculteurs, mais elles restent insuffisantes.
00:00:54Le Parlement européen doit maintenant se déterminer, ajoute le chef du gouvernement.
00:00:59Le Premier ministre qui, on le rappelle, brandit la menace d'une dissolution en réponse aux motions de censure de LFI et du RN.
00:01:07François Hollande estime que cela n'a aucun sens.
00:01:10Des motions pour protester contre la signature du Mercosur, qu'il ne votera pas, les jugeants inappropriés.
00:01:16L'ancien président de la République encourage par ailleurs Sébastien Lecornu à faire usage du 49-3 pour faire adopter le budget.
00:01:25Opération symbolique lancée par les médecins libéraux de bloc opératoire en grève depuis une semaine.
00:01:31Anesthésistes, chirurgiens, ils sont plusieurs centaines à être partis en bus de Paris pour rejoindre Bruxelles.
00:01:38Un exil de trois jours dans la capitale belge pour protester contre la politique de santé du gouvernement et un budget de la sécurité sociale jugé insuffisant.
00:01:48Les médecins réclament un rendez-vous avec Sébastien Lecornu, déjà bien pris par la crise agricole.
00:01:54À Paris, des manifestants apportent leur soutien au mouvement de contestation qui soulève l'Iran depuis deux semaines.
00:02:00Dans le 16e arrondissement de la capitale, une marche a été organisée de la place Victor Hugo jusqu'au Trocadéro, drapeaux iraniens et pancartes en main.
00:02:09Les participants ont scandé vouloir le retour de la monarchie en Iran avec à sa tête Reza Pallavi, le fils du chat.
00:02:17Le premier ministre israélien espère que l'Iran sera bientôt délivré du joug de la tyrannie et pourra redevenir un partenaire fidèle de l'État hébreu.
00:02:26Benjamin Netanyahou condamne ce qu'il qualifie de massacre de masse contre des civils et salue le courage immense des citoyens iraniens.
00:02:35Une ONG a fait état de près de 200 manifestants morts en Iran depuis le 28 décembre.
00:02:41Marco Rubio, secrétaire d'État américain et né de parents immigrés cubains, pourrait-il devenir le prochain président de Cuba ?
00:02:49L'idée ne déplaît pas à Donald Trump qui l'a reposté sur son réseau social, mais il précise « personne ne nous dicte quoi faire ».
00:02:57Cette proposition a été suggérée par un internaute peu suivi, décrit comme un californien conservateur.
00:03:03Dans le même temps, le président américain a exhorté Cuba à accepter un accord avant que le pays ne se retrouve sans pétrole ni argent vénézuélien.
00:03:12On se retrouve à 17h30 pour un nouveau point sur l'actualité, tout de suite Punchline Weekend, présenté par Thierry Cabane.
00:03:19A tout de suite.
00:03:19Merci, à tout à l'heure.
00:03:21Et oui, Punchline Weekend, c'est parti.
00:03:22Nous sommes ensemble jusqu'à 19h très précisément, 2h pour nous poser et décrypter.
00:03:26Je vous présente l'équipe du dimanche qui m'accompagne.
00:03:29Caroline Pilas, bonsoir, ravie de vous retrouver.
00:03:31Merci, bonsoir à tous.
00:03:32Philippe David, animateur sur la radio.
00:03:33Bonsoir et bienvenue.
00:03:34Ah oui, on ne s'est pas vu, bienvenue.
00:03:36Je n'ai pas vu.
00:03:36Très bonne année à vous.
00:03:37On est meilleure.
00:03:37Catherine Rambert, journaliste, est avec nous.
00:03:39Bonsoir, Catherine et Olivier Benkemoun, est avec nous, fidèle de cette émission.
00:03:44Et nous accueillons ce soir Harold Cobert, docteur en lettres, professeur de français et auteur du livre qu'on va découvrir à l'antenne.
00:03:51Foi de prof, édition Le Rocher.
00:03:54On va parler éducation.
00:03:55Soyez le bienvenu.
00:03:56Merci.
00:03:56Parce qu'évidemment, on va commencer cette émission en se posant la vraie question en ce début 2026.
00:04:03Où va la France ?
00:04:04Sincèrement, où va-t-elle ?
00:04:06J'aimerais vous annoncer de bonnes nouvelles en ce début d'année, en ce 11 janvier 2026.
00:04:11Mais force est de constater que, quels que soient les secteurs, tout est difficile.
00:04:16On parlera de l'éducation dans quelques instants.
00:04:18Mais on peut parler de la santé.
00:04:20On peut parler de la sécurité.
00:04:21On peut parler...
00:04:23De la police.
00:04:24De la police.
00:04:24De la justice.
00:04:25De la justice.
00:04:26De la diplomatie.
00:04:27La liste est longue.
00:04:28Si vous voulez qu'on aille plus vite, citons ce qui va bien.
00:04:30Exactement.
00:04:30On pourrait éventuellement citer ce qui va bien, mais...
00:04:33Parce que si on parle de tout ce qui va mal, on va commencer à discuter aux alentours de 18h50.
00:04:38Alors oui, il ne nous restera plus que 10 minutes.
00:04:39C'est ça, donc.
00:04:40Mais on va commencer justement avec cette synthèse avec Barbara Durand et on ouvre le débat juste après.
00:04:45C'est une détresse silencieuse qui fait aujourd'hui beaucoup de bruit.
00:04:50Si les agriculteurs sont vent debout et expriment leur colère, c'est notamment parce qu'en l'espace de 50 ans,
00:04:55le nombre d'exploitations agricoles a été divisé par 4.
00:04:59En 2020, 17,7% des agriculteurs vivaient sous le seuil de pauvreté.
00:05:04On recensait déjà à l'époque plus d'un suicide par jour.
00:05:07Au niveau sécuritaire, selon une étude internationale, la France a l'un des plus bas niveaux de paix et de sécurité en Europe.
00:05:14En 15 ans, nous sommes passés de 36e à 74e sur 163 pays.
00:05:20C'est plus bas que la Jordanie ou encore le Sénégal.
00:05:23L'éducation n'est pas en reste lorsque l'on évoque le déclassement.
00:05:27La France fait partie du très large groupe de pays qui voit ses performances baisser.
00:05:31Dans le top 15 il y a 20 ans, en 2024, la France se classe 23e en mathématiques, 28e en lecture et à nouveau 26e en sciences sur 85 pays.
00:05:41En l'espace de 20 ans, le taux de pauvreté a quasiment doublé pour s'établir à 15,4% en 2024, un taux jamais atteint depuis 30 ans.
00:05:52Enfin, sur le plan diplomatique, malgré des négociations pour la libération de Boalem Sansal,
00:05:57c'est bel et bien grâce à l'Allemagne, si l'écrivain franco-algérien est aujourd'hui libre.
00:06:01C'est vrai Olivier, on aimerait commencer cette émission, nous sommes des observateurs de cette actualité, des commentateurs également.
00:06:09On aimerait commencer par de bonnes nouvelles en début d'année, mais c'est compliqué.
00:06:14Non mais c'est vrai, ce bilan est tout à fait vrai et encore on aurait pu continuer la liste de la France déclassée.
00:06:21C'est une très très longue liste.
00:06:25Vous comprenez, quand tout semble aller mal depuis 20 ans, les choses se sont aggravées en réalité,
00:06:32les choses se sont aggravées depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron.
00:06:36En réalité, ça fait 8 ans, vous voyez tous les indicateurs, ils sont tous effondrés.
00:06:40Donc très difficile d'avoir foi en la parole politique.
00:06:44C'est pour ça également qu'aujourd'hui dans cette crise du Mercosur, c'est aussi une crise de la parole politique.
00:06:51Les agriculteurs, on ne leur fait pas, ça fait des semaines et des semaines qu'ils se disent que c'est plié l'histoire.
00:07:01Mais ils attendaient quand même de savoir si Emmanuel Macron allait vraiment se battre pour eux.
00:07:07Est-ce qu'il a pris son avion pour aller d'une capitale à une autre,
00:07:10pour aller rencontrer les chefs de l'État, pour aller les convaincre les uns et les autres ?
00:07:14Est-ce qu'il l'a fait ? Non.
00:07:15Est-ce qu'il n'y a pas un double discours ?
00:07:17C'est ça qui est terrible, c'est ce double discours.
00:07:19En 2018, vous reprenez les propos d'Emmanuel Macron.
00:07:22Qu'est-ce qu'il dit sur le Mercosur ?
00:07:24Formidable, un truc génial, ça va nous ouvrir des portes.
00:07:29Dans les couloirs de Bercy, on trouve ça formidable le Mercosur.
00:07:32C'est le plus grand marché de libre-échange au monde.
00:07:36700 millions de personnes qui sont concernées des droits de douane,
00:07:39qui vont permettre d'échanger un nombre de produits inimaginables
00:07:43alors que le marché américain se ferme.
00:07:45Droits de douane et le marché chinois aussi.
00:07:47Donc, c'est très important.
00:07:48Et d'un autre côté, il y a cette petite comédie autour du nom,
00:07:52mais oui, on va vous sauver les agriculteurs, etc.
00:07:54L'histoire, elle était jouée.
00:07:56Donc, la parole politique, c'est aussi ça.
00:07:59C'est l'effondrement, le déclassement de la France,
00:08:01c'est le déclassement de la parole politique également.
00:08:03Plus rien ne fonctionne.
00:08:04À chaque fois qu'on vous dit quelque chose,
00:08:06sécurité, on prend de la sécurité, ça ne marche pas.
00:08:08Lutte contre la drogue, ça ne marche pas.
00:08:09Au QTF, zéro au QTF, ça ne marche pas.
00:08:12Rien ne marche.
00:08:13Catherine, on parlera d'éducation avec notre invité,
00:08:15mais je voudrais vous donner la parole aux uns et aux autres.
00:08:18Catherine, le bilan, il est terrible.
00:08:21Je ne veux pas paraphraser ce que vient de dire très fort justement
00:08:24mon amie à droite, mais on se demande jusqu'où ?
00:08:28C'est-à-dire jusqu'où on va descendre pour réagir ?
00:08:30Vous savez, on dit toujours qu'il faut aller au fond de la piscine
00:08:31pour espérer un rebond et rebondir.
00:08:33On n'en est pas loin du fond de la piscine, on n'est pas loin alors.
00:08:36Je ne sais pas, mais enfin, ce qui est sûr,
00:08:39c'est qu'on ne peut pas se contenter d'un bilan catastrophique comme ça
00:08:42et qu'il faut qu'il y ait un rebond.
00:08:45On a une élection présidentielle dans près de bientôt deux ans.
00:08:49Un peu moins de deux ans.
00:08:50Les municipales, c'est-à-dire avant.
00:08:52Les municipales, c'est-à-dire avant.
00:08:52Ce ne sont pas les municipales qui vont changer l'état du pays, malheureusement.
00:08:55Et peut-être des législatives le même jour que les municipales.
00:09:00Peut-être.
00:09:00Non, mais ça, ça traduit aussi une déprime française.
00:09:03C'est-à-dire qu'aussi, les Français n'ont plus confiance dans leur politique.
00:09:08Ils n'ont plus confiance dans leur pays.
00:09:10Il suffit de dîner avec des amis, etc.
00:09:12pour qu'on se mette tous à gloser leur mal sur la France.
00:09:16Ce qui est dramatique.
00:09:16Je ne dis pas, quand vous êtes journaliste comme moi,
00:09:19quand vous êtes invité à un dîner ou à un déjeuner,
00:09:21on vous interroge quand même.
00:09:22Quand vous percevez, on n'a pas la science infuse non plus.
00:09:23Ce n'est pas parce qu'on commente l'actualité, mais sincèrement.
00:09:26C'est vrai.
00:09:27Merci.
00:09:27Non, c'est vrai.
00:09:28Donc, du coup, à quand le rebond ?
00:09:30Et c'est vrai qu'il y a une espèce de déprime française.
00:09:32Ça traduit aussi une déprime française,
00:09:33une absence de confiance totale dans les élites.
00:09:36Puisque rien, rien ne paraît s'améliorer.
00:09:40Il n'y a pas une once d'amélioration quelque part.
00:09:42Ou alors, ça m'a échappé.
00:09:43Contredisez-moi si je me trompe.
00:09:45Philippe et Caroline, ensuite, on parlera de l'éducation.
00:09:48On fera un petit focus éducation avec notre ami Harold Kober qui est avec nous.
00:09:51Et finalement, il y a 90 ans, un homme avait tout vu à l'avance.
00:09:57Il s'appelait Ouvrard, il chantait, j'ai la rate qui se dilate, j'ai le foie qui n'est pas droit.
00:10:01Et finalement, il décrivait exactement la France de 90 ans plus tard.
00:10:05Parce que quand on regarde bien, vous voulez qu'on parle de l'agriculture pour commencer ?
00:10:09Oui, on peut.
00:10:09Je vais donner un peu le moral aux gens.
00:10:11C'est vrai qu'en 40 ans, le nombre d'agriculteurs a été divisé par 4.
00:10:14Mais le nombre de fonctionnaires du ministère de l'agriculture a été multiplié par 2.
00:10:19Je ne plaisante pas, c'est vrai.
00:10:20On est passé d'un million quatre cent mille agriculteurs à quatre cent mille.
00:10:24Et on est passé de dix-huit mille fonctionnaires du ministère de l'agriculture à trente-six mille.
00:10:28Accrochez-vous bien.
00:10:29Sur ces dernières quarante années, l'informatisation, l'arrivée de l'intelligence artificielle, etc.,
00:10:36ont permis de faire des gains de productivité considérables.
00:10:39considérables partout, sauf au ministère de l'agriculture manifestement,
00:10:44puisque la productivité s'y est manifestement effondrée.
00:10:47Mais ce n'est pas tout.
00:10:49Est-ce que vous voulez connaître la meilleure ?
00:10:51C'est qu'en plus de doubler le nombre...
00:10:53On en rit tellement c'est pathétique.
00:10:55En plus de doubler le nombre de fonctionnaires au ministère de l'agriculture,
00:10:58on a mis neuf agences d'État
00:11:00qui sont sous la responsabilité du ministère de l'agriculture.
00:11:05Alors, voir qu'au moment du Mercosur,
00:11:07personne n'ose mettre ces chiffres qui doivent être tabous sur la table,
00:11:12c'est quand même purement scandaleux.
00:11:14Moi, j'imagine, à l'époque, les types, ils faisaient les fiches de la PAC,
00:11:18il y a 40-45 ans, sur des fiches Bristol, à mon avis.
00:11:21Maintenant, ils ont tout sur un ordinateur.
00:11:23Les paysans, j'en ai eu un qui témoignait il y a quelques jours à l'antenne,
00:11:27sont fliqués par satellite pour voir s'ils n'ont pas planté
00:11:30trois pieds de vignes de plus
00:11:34ou 50 pieds de blé ou de maïs.
00:11:37Voyez un peu.
00:11:38Et nous, on a explosé les compteurs en nombre de fonctionnaires
00:11:41du ministère de l'agriculture.
00:11:43C'est pathétique.
00:11:44Je vais vous dire, je crois qu'un vrai programme politique,
00:11:47aujourd'hui pour 2017,
00:11:49au niveau économique et au niveau de plein de choses,
00:11:51se résumberait en un mot de la langue de Cervantes,
00:11:54à Fuera.
00:11:55Mais plutôt pour 2026.
00:11:572027.
00:11:58Oui, 2027.
00:11:58On est d'accord.
00:11:59Non, pour les municipales, ça ne change pas grand-chose.
00:12:01Caroline, avant de donner la parole à Harold Cobert.
00:12:04Comment restaurer la confiance ?
00:12:06La confiance des citoyens français.
00:12:08Je ne vais pas enfoncer des portes ouvertes.
00:12:10Je suis entièrement d'accord avec tout ce qui vient d'être dit.
00:12:13Malheureusement, il y a une désespérance,
00:12:15une résignation concernant toutes les strates sociétales
00:12:18et du régalien, en l'occurrence,
00:12:20qui fait la proximité, la promiscuité de beaucoup de Français.
00:12:25Et quand vous discutez, quel que soit le parti politique,
00:12:27à part les haineux, parce que ça n'arrange rien,
00:12:29le radicalisme, l'extrémisme,
00:12:31comme on en parlait avec M. Hanhoff tout à l'heure,
00:12:34qui rajoute une couche supplémentaire à l'angoisse
00:12:36et au côté anxiogène de ce que nous vivons depuis des années,
00:12:40malheureusement,
00:12:40eh bien, je ne sais pas comment restaurer cette confiance.
00:12:43Et je m'inclus, évidemment, dedans,
00:12:45en tant que femme,
00:12:46ayant comme beaucoup des origines,
00:12:48étant handicapée visuelle.
00:12:50Donc, je vois ce déclin n'étant pas déconnecté une fois de plus.
00:12:54Et malheureusement,
00:12:55en ressent véritablement une exaspération.
00:12:58Mais quelque chose qui est vraiment de l'ordre du désastre
00:13:02pour beaucoup de Français,
00:13:03en dehors du pouvoir d'achat,
00:13:06de beaucoup de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté,
00:13:08qui doivent faire des arbitrages qui sont terribles
00:13:10et qui n'y avaient pas,
00:13:12malgré le fait qu'il y ait toujours eu des gens précaires
00:13:14et des gens riches.
00:13:15Mais c'est encore plus prégnant ces dernières années.
00:13:19Et concernant M. Macron,
00:13:20comme beaucoup de politiques,
00:13:22il est arrivé en insufflant un espoir.
00:13:25Quelque chose de jeune,
00:13:27quelque chose de moderne
00:13:28et quelque chose qui réunissait...
00:13:30Et beaucoup y ont cru.
00:13:31Bien sûr.
00:13:31Et moi, la première...
00:13:33La droite et la gauche confondues,
00:13:35on se disait,
00:13:35bon ben voilà,
00:13:36on est en train de rebattre les cartes
00:13:38par rapport aux anciens ténors,
00:13:40barons qui ne connaissaient pas grand-chose
00:13:42à la vie des Français.
00:13:43Et lui va arriver et va mettre
00:13:45un grand coup de pied dans la fourmilière.
00:13:47Ou du moins, autant que possible.
00:13:49Et malheureusement,
00:13:50on a vite perçu que c'était un leurre.
00:13:52Et c'était un leurre rempli de communication
00:13:54qui, du jour au lendemain,
00:13:55pouvait changer.
00:13:56Donc comment voulez-vous faire
00:13:57pour que les Français aient encore,
00:14:00une fois de plus,
00:14:00cette espérance et cette confiance ?
00:14:01Alors on va parler de l'éducation
00:14:03avec Harold de Cobert.
00:14:04En fait,
00:14:05j'espère que vous avez lu le journal du dimanche.
00:14:07Il y a plein de choses à lire,
00:14:08comme tous les dimanches d'ailleurs.
00:14:09et vous êtes interrogé.
00:14:12Et c'est pour ça que j'ai souhaité
00:14:13que vous soyez avec nous cet après-midi
00:14:15parce que vous êtes totalement dans la thématique.
00:14:17Et vous dites que quand l'école renonce à l'exigence,
00:14:20le niveau s'effondre.
00:14:21Je me suis dit qu'il faut absolument
00:14:22qu'il soit dans Punchline
00:14:23pour nous expliquer son regard.
00:14:24Alors d'abord,
00:14:25on va commencer par le début.
00:14:26Vous êtes auteur d'un livre
00:14:28fois deux profs
00:14:29aux éditions du Rocher.
00:14:30On découvre votre livre à l'antenne.
00:14:32Vous êtes également professeur.
00:14:35Ce qui m'a intéressé également
00:14:36en lisant votre interview,
00:14:38c'est pourquoi vous avez écrit ce livre
00:14:39il y a un début.
00:14:41Et c'est plein de sens d'ailleurs.
00:14:42Et vous allez comprendre pourquoi.
00:14:43Je le dis à nos téléspectateurs
00:14:44qui nous regardent.
00:14:44Oui, parce qu'à l'origine,
00:14:45je suis un jeune prof de 51 ans.
00:14:48J'ai commencé à enseigner
00:14:49il y a un an et demi.
00:14:49C'est ça.
00:14:50Et l'élément déclencheur m'intéresse.
00:14:52L'élément déclencheur,
00:14:53c'est la mort,
00:14:54même pas la mort,
00:14:55pour le meurtre barbare
00:14:56de Samuel Paty,
00:14:58qui m'a, mais, bouleversé.
00:14:59J'ai mis plusieurs années
00:15:00à me demander pourquoi.
00:15:02Est-ce que ça m'affectait autant ?
00:15:04Et en vrai, c'est parce que
00:15:05quand on a décapité
00:15:06ce professeur innocent,
00:15:08c'est les lumières
00:15:09que l'on a décapité,
00:15:10c'est la connaissance
00:15:11que l'on a décapité,
00:15:12c'est la transmission
00:15:13que l'on a décapité.
00:15:14Et je me suis dit,
00:15:16tout est fait,
00:15:17toutes ces mauvaises nouvelles
00:15:18que l'on entend tout le temps,
00:15:19tout est fait pour nous désespérer
00:15:20de faire quoi que ce soit
00:15:21parce qu'on se dit,
00:15:22ça ne sert à rien
00:15:22que je fasse quoi que ce soit.
00:15:24Ça n'aura aucun effet.
00:15:26Or, c'est si on commence
00:15:27à penser comme ça
00:15:28que tout est foutu.
00:15:30Et même si c'est vider l'océan
00:15:32à la fourchette,
00:15:33même pas à la petite cuillère,
00:15:34je me suis dit,
00:15:35qu'est-ce que j'ai ?
00:15:35Qu'est-ce que je sais faire ?
00:15:36Bon, je suis écrivain,
00:15:37j'ai écrit une vingtaine de livres,
00:15:38très bien.
00:15:39J'ai un doctorat de lettres,
00:15:41très bien.
00:15:41Qu'est-ce que j'aime ?
00:15:42La littérature, très bien.
00:15:43Qu'est-ce qu'il peut transmettre ?
00:15:44C'est les grands textes
00:15:45qui peuvent aider.
00:15:46Et si je peux sauver 10, 15
00:15:48ou même juste un seul élève,
00:15:49ça en fait déjà un.
00:15:51Oui, mais Harold,
00:15:51vous êtes un jeune enseignant
00:15:53de 51 ans,
00:15:53j'ai bien compris,
00:15:54mais votre constat,
00:15:55il est sévère.
00:15:57Encore une fois,
00:15:58quand l'école renonce
00:15:58à l'exigence,
00:15:59le niveau s'effondre.
00:16:00Et le constat que vous faites,
00:16:01c'est que le niveau
00:16:02est catastrophique,
00:16:03c'est ce qu'on évoque.
00:16:04Certes, le niveau
00:16:05est catastrophique,
00:16:06mais je ne crois pas
00:16:07que ce soit la faute
00:16:07des élèves.
00:16:08Parce que tout le monde dit
00:16:09qu'on baisse le niveau
00:16:10parce que le niveau
00:16:11des élèves baisse,
00:16:12on nivelle par le bas.
00:16:13En vrai,
00:16:14le niveau des élèves a baissé
00:16:15parce qu'on a baissé
00:16:16le niveau,
00:16:17parce qu'on n'a pas
00:16:17confiance en eux.
00:16:18C'est ça qui se passe.
00:16:19Moi, dans la classe que j'ai,
00:16:20je leur ai enseigné
00:16:21l'année dernière.
00:16:22Vous enseignez à quel niveau ?
00:16:24J'enseigne dans le lycée
00:16:24Passy-Saint-Honoré
00:16:25dans le 16e arrondissement
00:16:26qui, bien que ce soit
00:16:28l'arrondissement Cossu
00:16:29que l'on connaisse,
00:16:30j'ai toutes les couleurs de peau,
00:16:32tous les milieux sociaux
00:16:33et toutes les confessions
00:16:33dans ma classe.
00:16:34Et quand vous êtes exigeant
00:16:36avec eux,
00:16:37ils font ce qu'un élève fait,
00:16:39ce que le non-élève comprend,
00:16:41ils s'élèvent.
00:16:42Et si on est exigeant
00:16:43avec eux,
00:16:43les générations d'aujourd'hui
00:16:44ne sont pas plus bêtes.
00:16:45Elles ont été abéties
00:16:46par des réformes successives
00:16:47faites par des personnes
00:16:48qui n'ont pas vu
00:16:49d'élèves réels
00:16:50depuis l'âge du Minitel
00:16:51et qui ignorent complètement
00:16:52ce que c'est qu'aujourd'hui
00:16:53des jeunes qui s'informent
00:16:54sur TikTok.
00:16:55Et en fait,
00:16:56tant qu'on n'a pas confiance en eux,
00:16:57tant qu'on ne leur fait pas confiance,
00:16:58qu'on ne met pas de l'exigence en eux,
00:16:59ils n'y arriveront pas.
00:17:00Et si on le fait,
00:17:01ça marche.
00:17:02Mais le problème de fond,
00:17:03on avait Kéine Bossuet
00:17:05qui intervenait souvent
00:17:05en tant qu'assigneur
00:17:06sur ce plateau
00:17:07et qui disait
00:17:07mais moi je ne donne même plus
00:17:08de devoirs à la maison
00:17:08parce qu'il y a Tchad GPT
00:17:09donc ça ne sert à rien
00:17:10de donner les devoirs.
00:17:11La donne a changé,
00:17:12le monde a changé.
00:17:13Je pense que M. Bossuet
00:17:14a tout à fait raison
00:17:15tout simplement
00:17:16parce que moi j'ai vu
00:17:17Tchad GPT
00:17:17et entrer à l'école
00:17:18en septembre 2024.
00:17:20Entre septembre 2024
00:17:21et juin 2024,
00:17:22ça a été une révolution.
00:17:23Donc moi non plus,
00:17:24je ne donne plus rien
00:17:24à faire à la maison
00:17:25parce que je n'ai pas envie
00:17:25de corriger ni Tchad GPT,
00:17:27ni les professeurs particuliers,
00:17:28ni les parents
00:17:29qui après vont me dire
00:17:30attendez monsieur
00:17:30c'est quand même moi
00:17:30qui ai fait le devoir et tout.
00:17:32Mais en vrai,
00:17:32moi je leur apprends
00:17:33à utiliser Tchad GPT
00:17:34d'une manière intelligente
00:17:35parce qu'on peut l'utiliser
00:17:36d'une manière intelligente
00:17:36sans déléguer son cerveau.
00:17:38Je donne d'ailleurs
00:17:38dans ce livre-là
00:17:39une méthode pour travailler avec
00:17:40et qui fait qu'on reste
00:17:41maître de la machine
00:17:43et on ne passe pas
00:17:43dans la servitude
00:17:44par rapport à cette technologie-là.
00:17:46Alors dans ce tableau
00:17:47un peu difficile
00:17:48que l'on a pu faire
00:17:49avec nos invités
00:17:50et avec Olivier Benkémoun,
00:17:52une heure d'espoir
00:17:52concernant l'éducation,
00:17:54qu'est-ce qu'on peut faire,
00:17:59comme disait Philippe David
00:18:00l'autre jour,
00:18:01remuer du sol au plafond,
00:18:04remuer les chaises,
00:18:05le bureau,
00:18:06repeindre le plafond,
00:18:07changer le parquet,
00:18:08on fait quoi ?
00:18:09Alors il y a une première chose
00:18:11d'urgence à faire,
00:18:11il faut abolir
00:18:12la réforme Blanquer
00:18:13qui a vraiment tué
00:18:14l'école et le lycée
00:18:16et le baccalauréen.
00:18:18Le système d'avant
00:18:18qui était certes
00:18:19très imparfait
00:18:20marchait déjà beaucoup mieux.
00:18:21Ça a été vraiment
00:18:22une déstructuration complète.
00:18:24Ensuite,
00:18:25il y a au sein
00:18:27des rectorats,
00:18:28au sein des ministres
00:18:29il y a une idéologie
00:18:30qui empêche les professeurs
00:18:31de travailler
00:18:32que ce soit dans le public
00:18:33ou dans le privé.
00:18:34En fois 6,
00:18:34c'est ce que vous voulez dire là.
00:18:35Il y a une idéologie...
00:18:37Ça veut dire quoi ?
00:18:38Il y a une idéologie woke
00:18:40qui fait qu'il ne faut pas
00:18:41faire de vagues,
00:18:42qu'il faut fuir les problèmes,
00:18:44etc.
00:18:45L'écriture inclusive,
00:18:46tout ça, non ?
00:18:46On en parlera
00:18:48de l'écriture inclusive.
00:18:49C'est pour les plaques
00:18:49commémoratives.
00:18:50On en parlera.
00:18:51Si vous voulez,
00:18:52moi je suis assez d'accord
00:18:53avec ce que l'Académie française
00:18:54a dit,
00:18:55comme quoi l'écriture inclusive
00:18:56était une catastrophe.
00:18:57On en parlait ensemble
00:18:59et on en parlera
00:18:59dans cette émission.
00:19:00Et très, très, très honnêtement,
00:19:02déjà, abolissons
00:19:03la réforme Blanquer,
00:19:04remettons de l'exigence
00:19:06au sein de l'école,
00:19:07faisons confiance
00:19:08aux enseignants
00:19:08et peut-être que
00:19:09tous les ministres
00:19:10qui font des réformes
00:19:11ferait mieux d'abord
00:19:12de s'intéresser à la base,
00:19:13demander aux enseignants
00:19:14ce qu'ils pensent
00:19:15et comment eux feraient
00:19:16avec les élèves réels
00:19:17de 2025.
00:19:19Mais juste,
00:19:20le système
00:19:21ou la réforme Blanquer,
00:19:22il faut peut-être préciser
00:19:23ce que c'était.
00:19:24Il me semble-t-il
00:19:25la suppression
00:19:25d'un certain nombre
00:19:26de filières,
00:19:27L, ES, etc.
00:19:28C'était un contrôle
00:19:30continu
00:19:31pour 40%
00:19:32et c'est surtout
00:19:33Parcoursup,
00:19:35me semble-t-il.
00:19:35Je pense que
00:19:37Parcoursup
00:19:38donne à des millions
00:19:39de parents
00:19:39l'envie de se suicider
00:19:40tous les ans,
00:19:41c'est un enfer.
00:19:42Non mais vraiment,
00:19:43c'est un enfer.
00:19:43Il y a beaucoup de déceptions.
00:19:44Qu'est-ce qui est raté,
00:19:45selon vous ?
00:19:46C'est plutôt dans
00:19:47l'autonomie de la classe,
00:19:48dans l'autonomie du pilotage
00:19:49par les professeurs.
00:19:50Oui, et puis surtout,
00:19:51si vous voulez,
00:19:51par exemple,
00:19:52je vais juste parler
00:19:52de la matière
00:19:53que je connais le moins mal
00:19:54qui est le français.
00:19:55Avant,
00:19:55les professeurs
00:19:56pouvaient choisir
00:19:57du XVIe au XXe siècle.
00:19:58Il y avait des thèmes
00:19:59qu'il fallait aborder
00:20:00mais on était libre
00:20:00du choix de nos auteurs.
00:20:02Maintenant,
00:20:02il y a des objets d'études
00:20:03et dans chaque objet d'études,
00:20:05le rectorat définit
00:20:06trois ou quatre livres
00:20:07dans lesquels
00:20:07nous pouvons choisir.
00:20:08D'abord,
00:20:09il y a des livres
00:20:10qui sont chiants
00:20:10comme la mort.
00:20:11L'année prochaine,
00:20:12ils veulent mettre
00:20:13Chrétien de Troyes
00:20:14pour des premières.
00:20:15Chrétien de Troyes,
00:20:16je vous jure,
00:20:16ils ne vont pas aimer du tout.
00:20:18Et en vrai,
00:20:18en plus,
00:20:19les professeurs
00:20:19ne sont jamais aussi bons
00:20:20que quand ils parlent
00:20:21de textes
00:20:22qu'ils aiment,
00:20:22qu'ils les habitent,
00:20:23c'est comme ça
00:20:23qu'on donne envie
00:20:24aux gosses de lire.
00:20:25Mais oui,
00:20:25qu'on les incarne,
00:20:26qu'on les vibre
00:20:26ces putains de textes.
00:20:28Et il ne faut surtout pas
00:20:29donner des textes
00:20:30qui disent
00:20:31comment allez-vous faire
00:20:32pour que les enfants
00:20:32aiment lire encore ?
00:20:33Des gens ne leur donnant
00:20:34pas des textes
00:20:35qui les dégoûtent
00:20:36du fait de lire.
00:20:37Harold,
00:20:38question provocatrice.
00:20:39Vous êtes un jeune professeur.
00:20:40Au bout d'un an,
00:20:41on n'avait pas envie
00:20:41de jeter l'éponge.
00:20:42Au contraire,
00:20:43vous rigolez,
00:20:44jamais.
00:20:44Jamais.
00:20:45C'est bien d'avoir
00:20:46une note d'espoir
00:20:47quand même.
00:20:48Comme dit très bien
00:20:49Cyrano,
00:20:50c'est bien plus beau
00:20:50lorsque c'est inutile.
00:20:52C'est le panache
00:20:52à la française
00:20:53et c'est ce qui nous manque
00:20:54le plus aujourd'hui.
00:20:55C'est la vertu
00:20:57la plus française,
00:20:58c'est le panache.
00:20:59Et il faut retrouver
00:20:59le panache.
00:21:00Ce n'est pas inutile.
00:21:00Vous avez dit une chose
00:21:01qui va faire
00:21:02une petite digression.
00:21:03Mais vous avez dit
00:21:04on dit que le niveau baisse
00:21:05parce que les élèves
00:21:05sont moins bons qu'avant.
00:21:06Et vous avez dit
00:21:07c'est faux évidemment
00:21:07parce qu'on fait baisser le niveau
00:21:08donc les élèves sont moins bons.
00:21:09C'est faux.
00:21:10Il y a cette même entienne
00:21:16et à chaque fois
00:21:17je répondais non
00:21:17ce n'est pas que les Français
00:21:18ne veulent pas se réformer
00:21:19parce qu'on a des dirigeants
00:21:19qui n'osent pas faire les réformes
00:21:21qui n'ont pas le courage
00:21:22de les faire.
00:21:22Ils ne vont pas au bout.
00:21:23Ils ne vont pas faire la retraite
00:21:24à 64 ans
00:21:24ils la font en 61 ans et demi.
00:21:26Ça fait des révolutions
00:21:27dans la rue
00:21:28alors qu'on ne redonne
00:21:28un coup de pied au cul aux gens
00:21:29on dit regardez les talibes
00:21:30jusqu'à 67 ans
00:21:31ils ne sont pas plus mal que nous.
00:21:33Donc en fait
00:21:33on dit
00:21:34le niveau baisse
00:21:35c'est à cause des élèves
00:21:35on ne réforme pas
00:21:36parce que la France
00:21:37est un réformable
00:21:37les Français sont un réformables
00:21:39c'est faux
00:21:39nous avons les plus mauvais
00:21:40dirigeants du monde
00:21:41qui n'ont aucun courage
00:21:42et qui ne font pas les réformes.
00:21:43C'est pour ça qu'on finit
00:21:44par détester la réforme.
00:21:46Parce que de toute façon
00:21:47elle sera mal faite
00:21:48imparfaite
00:21:49et pas aboutie
00:21:50qui vaudra en commencer
00:21:51dans quelques mois.
00:21:53Mais vous voyez tout à l'heure
00:21:53vous avez dit que
00:21:55le peuple n'avait plus confiance
00:21:57dans ses propres élites
00:21:58mais je crois surtout que moi
00:21:59c'est les élites
00:22:00qui n'ont plus confiance en nous
00:22:01et dans l'intelligence collective.
00:22:02Ça va dans les deux sens.
00:22:04Philippe ?
00:22:04Mais le pire c'est qu'en plus
00:22:05comme le disait Catherine
00:22:07la réforme sera toujours injuste.
00:22:09Parce qu'elle sera toujours favorable.
00:22:10Parce que les gens sont toujours d'accord
00:22:11pour faire la réforme
00:22:12mais pas pour eux.
00:22:13Pas pour l'entraînement.
00:22:13Attendez, attendez.
00:22:14Prenez les termes de retraite.
00:22:15C'est pour tous les domaines.
00:22:17Pour les fonctionnaires
00:22:17et les entreprises publiques
00:22:19il y aura toujours
00:22:20on trouvera toujours
00:22:21du grain à moudre.
00:22:22Et c'est le privé
00:22:22sur qui on tapera.
00:22:23Comme d'habitude
00:22:24regardez les réformes des retraites
00:22:25le B.A.B.
00:22:27eût été de remettre
00:22:28tout le monde à égalité
00:22:29je ne sais pas
00:22:29si vous voulez à 65 ou 67 ans
00:22:31j'ai pas de problème
00:22:31mais que tout le monde
00:22:32soit à égalité.
00:22:34En revanche le drame
00:22:34c'est qu'on a transformé
00:22:36l'école de la République
00:22:38qui était fortement élitiste.
00:22:40Moi
00:22:40trois de mes quatre grands-parents
00:22:42j'en ai connu
00:22:43trois sur quatre d'ailleurs
00:22:44étaient nés au 19ème siècle.
00:22:461895, 97, 99
00:22:48et une de mes grands-mères
00:22:491903.
00:22:50Ils écrivaient
00:22:51sans faute d'orthographe
00:22:52alors qu'ils avaient tous
00:22:53quitté l'école
00:22:54à 12 ans
00:22:55ou 11 ans
00:22:55après le certificat d'études.
00:22:57Aujourd'hui
00:22:58en école d'ingénieur
00:22:59on me dit
00:22:59que des copies
00:23:00sont des tissus
00:23:01de faute d'orthographe
00:23:02alors il faut quand même
00:23:03arrêter.
00:23:04Il y a parfois 70 fautes
00:23:05dans des copies de Cagnes
00:23:06aujourd'hui.
00:23:07Et comment ça a fait
00:23:08pour avoir le bac ?
00:23:10C'est parce que le bac
00:23:11a été dévalorisé.
00:23:12Allez
00:23:13c'est la pause
00:23:14c'est la première pause
00:23:15Harold
00:23:16Combert
00:23:17on remontre votre livre
00:23:18« Fois de prof »
00:23:20édition Le Rocher
00:23:21on vous réinvitera
00:23:22parce qu'on parle
00:23:23beaucoup d'éducation nationale
00:23:24et c'est bien
00:23:25et c'est bien
00:23:26d'avoir quelqu'un
00:23:26comme vous
00:23:27jeune enseignant
00:23:28de 51 ans
00:23:29depuis un an
00:23:29j'ai bien noté.
00:23:30Très rapidement
00:23:30ce monsieur a un profil
00:23:32type Robin Williams
00:23:33dans le sac de poète disparu
00:23:34parce que je lui ai dit aussi
00:23:35Merci pour le compliment
00:23:37avec un tel compliment
00:23:39il a bien fait
00:23:39de venir nous voir.
00:23:40Merci d'avoir rappelé
00:23:41qu'à 51 ans
00:23:42on était très jeunes.
00:23:43Merci beaucoup.
00:23:45Allez on marque une pause
00:23:45on se retrouve
00:23:46dans quelques instants.
00:23:47A tout de suite.
00:23:48Merci.
00:23:5117h30
00:23:51soyez les bienvenus
00:23:52c'est votre punchline
00:23:53du dimanche
00:23:53et à 17h30
00:23:56on commence
00:23:56par un tour d'horizon
00:23:57de l'information
00:23:57avec Isabelle Piboulot
00:23:58ce soir.
00:24:02Alors que le fils
00:24:03de l'ancien chat
00:24:04se dit prêt
00:24:04à retourner en Iran
00:24:05dès que possible
00:24:07à Paris
00:24:07des manifestants
00:24:08apportent leur soutien
00:24:09aux Iraniens
00:24:10mobilisés contre le pouvoir
00:24:11depuis deux semaines.
00:24:12Une marche a été organisée
00:24:13cet après-midi
00:24:14dans la capitale
00:24:15de la place Victor Hugo
00:24:16jusqu'au Trocadéro.
00:24:17Pour rappel
00:24:18les contestations en Iran
00:24:19auraient fait près de 200 morts
00:24:21selon une ONG
00:24:22depuis le 28 décembre.
00:24:235 morts
00:24:24à déplorer au total
00:24:25dans des avalanches
00:24:26dans les Alpes
00:24:272 skieurs sont morts
00:24:28aujourd'hui
00:24:29un quinquagénaire britannique
00:24:31est décédé à la Plagne
00:24:32en début d'après-midi
00:24:33drame civilaire
00:24:34ce matin
00:24:35à Courchevel
00:24:35la préfecture de Savoie
00:24:37a recensé au moins
00:24:386 avalanches
00:24:39aujourd'hui
00:24:40dans les domaines
00:24:40skiables du département
00:24:42hier
00:24:423 hommes ont été emportés
00:24:44dans des chutes de neige
00:24:45alors qu'ils pratiquaient
00:24:46du hors-piste
00:24:46et puis cette image
00:24:48à Tokyo
00:24:49au Japon
00:24:49il ne fallait pas être frileux
00:24:51pour s'essayer
00:24:52à la cérémonie
00:24:52Dieu bain glacé
00:24:53ce dimanche
00:24:54une tradition
00:24:55vieille de 65 ans
00:24:56les participants
00:24:57se sont échauffés
00:24:58avant de se jeter à l'eau
00:25:00au sanctuaire
00:25:00Tepozu Inari
00:25:01sous les yeux ébahis
00:25:03du public
00:25:04un moyen pour les japonais
00:25:05de purifier leur âme
00:25:06et de se souhaiter
00:25:07la bonne santé
00:25:08ne me demandez pas
00:25:10si je plonge
00:25:11moi
00:25:12si l'eau ne fait pas
00:25:1328 degrés
00:25:13je ne plonge pas
00:25:14ma chère Isabelle
00:25:15merci beaucoup
00:25:17allez on continue
00:25:18notre thématique
00:25:19notre fil rouge
00:25:19on parle de cette France
00:25:21déclassée
00:25:22et si la solution
00:25:23venait de la droite
00:25:25pour lutter
00:25:26contre cette petite France
00:25:27que certains appellent
00:25:28aujourd'hui
00:25:29je vous propose
00:25:30de lire
00:25:31j'espère que vous avez lu
00:25:32le journal du dimanche
00:25:33avec cette une
00:25:35et cet appel d'Eric Ciotti
00:25:36l'union des droites
00:25:36est une nécessité
00:25:37une dynamique
00:25:39qui pourrait potentiellement
00:25:40faire basculer
00:25:41l'élection
00:25:41c'est Anaïs Baucher
00:25:42qui nous raconte tout ça
00:25:43s'unir
00:25:45pour mieux régner
00:25:46une volonté affirmée
00:25:48des électeurs de droite
00:25:49dans un sondage
00:25:50publié ce dimanche
00:25:51dans le JDD
00:25:5166% d'entre eux
00:25:53se déclarent favorables
00:25:54à une union des droites
00:25:55une idée qui séduit
00:25:56particulièrement
00:25:5789% des sympathisants
00:25:59de reconquête
00:25:59contre 66%
00:26:01des républicains
00:26:01un chiffre qui tombe
00:26:03à 63%
00:26:04pour le Rassemblement National
00:26:05une question se pose alors
00:26:06qui pourrait prendre
00:26:07la tête de cette union ?
00:26:09le président du RN
00:26:10Jordan Bardella
00:26:11est largement plébiscité
00:26:12par 38% des sondés
00:26:13suivi de loin
00:26:14par Marine Le Pen
00:26:15Bruno Retailleau
00:26:16est à la 3ème place
00:26:17du podium
00:26:18avec 12%
00:26:19Sarah Knafo
00:26:20complète le quatuor
00:26:21avec 8%
00:26:22si tous les dirigeants
00:26:23des partis de droite
00:26:24se déclarent favorables
00:26:25au regroupement des forces
00:26:26chacun le nuance
00:26:27à son avantage
00:26:28pour le RN
00:26:29quasi assuré
00:26:29d'accéder au second tour
00:26:30une alliance devra se créer
00:26:32après avoir remporté
00:26:33le scrutin
00:26:33mais tous ne cherchent pas
00:26:35à ratisser large
00:26:35Edouard Philippe
00:26:36se refuse à lorgner
00:26:37sur sa droite
00:26:38et aspire à une union
00:26:39avec le centre
00:26:40un plan qui risque
00:26:41de se heurter
00:26:42aux ambitions
00:26:42de Gabriel Attal
00:26:43alors d'abord
00:26:45cette possibilité
00:26:47cette évocation
00:26:47d'une solution à droite
00:26:48avant de voir
00:26:49effectivement
00:26:50le tiersier
00:26:52le tiersier gagnant
00:26:53avec Jordan Bardella
00:26:53en tête
00:26:54largement en tête
00:26:55mais d'abord
00:26:55votre vision
00:26:5660% des personnes
00:26:58de droite
00:26:58alors
00:26:59l'union des droites
00:27:00au sein
00:27:01je vais faire
00:27:02du Pierre Moroy
00:27:021981
00:27:03du peuple de droite
00:27:05comme à l'époque
00:27:05il parlait tout le temps
00:27:06du peuple de gauche
00:27:07je pense que c'est
00:27:08dans les esprits
00:27:09depuis maintenant
00:27:10un certain temps
00:27:11d'accord
00:27:11depuis au moins
00:27:135 bonnes années
00:27:14à peu près
00:27:155 à 10 ans
00:27:16au plus
00:27:17je ne sais pas
00:27:18Olivier fait ici
00:27:19ça date du RPR
00:27:21oui
00:27:22ah non
00:27:22parce qu'à l'époque
00:27:23où il y avait
00:27:24Jean-Marie Le Pen
00:27:25au Front National
00:27:26c'était pas possible
00:27:27vous avez raison
00:27:29mais certains
00:27:29au RPR
00:27:30au RCT
00:27:31souhaitaient
00:27:32oui c'est vrai
00:27:33on avait parlé
00:27:34cependant moi je crois
00:27:35que la question
00:27:36plus que l'union des droites
00:27:37qui compte
00:27:37c'est pour faire quoi
00:27:39je vais vous prendre
00:27:40un exemple
00:27:41aujourd'hui
00:27:43on signe le Mercosur
00:27:44alors que la France
00:27:45est contre
00:27:46la France n'a aucun
00:27:47moyen pour s'y opposer
00:27:49est-ce que
00:27:50si c'est pour mettre
00:27:51un président
00:27:52ou une présidente
00:27:52de droite
00:27:53peu importe
00:27:54pour qu'il reste
00:27:55sous les dictates
00:27:56de Bruxelles
00:27:57qu'il ne puisse pas
00:27:58changer la politique
00:27:59migratoire
00:27:59parce que la convention
00:28:01européenne des droits
00:28:02de l'homme
00:28:02qu'il ne puisse rien faire
00:28:03parce que nous sommes
00:28:04pieds et poignets
00:28:05surtout
00:28:06excusez-moi
00:28:07c'est pas la peine
00:28:07d'avoir quelqu'un de droite
00:28:08tant qu'on n'aura pas
00:28:09quelqu'un qui sera capable
00:28:11d'aller au clash
00:28:12avec Bruxelles
00:28:12et d'aller au clash
00:28:14pour tous les traités
00:28:15internationaux
00:28:15pour que nous retrouvions
00:28:17enfin notre souveraineté
00:28:18et là je suis sûr
00:28:19que c'est au moins
00:28:2070% des français
00:28:21qu'il voudrait
00:28:22c'est même pas la peine
00:28:23ce n'est même pas la peine
00:28:24si c'est pour continuer
00:28:25à faire la même chose
00:28:26qu'a fait Macron
00:28:27qu'a fait auparavant Hollande
00:28:29qu'a fait Sarkozy
00:28:30aucun intérêt
00:28:31bon
00:28:31on fait tourner la parole
00:28:34Caroline
00:28:34Catherine
00:28:35et Olivier
00:28:36et ensuite
00:28:36on détaillera justement
00:28:37le classement
00:28:39sauf que je t'apporte
00:28:40un contre-argument
00:28:40je vais faire mon avocat
00:28:41du diable
00:28:42nous avons une dette abyssale
00:28:43donc c'est très compliqué
00:28:45parce que nous sommes
00:28:45pieds et poings liés
00:28:46justement avec Bruxelles
00:28:47et l'Allemagne
00:28:48concernant tout cela
00:28:49et c'est pour ça
00:28:49que les choses n'évoluent pas
00:28:50on le sait aussi
00:28:51juste attends pour finir
00:28:51mon argumentation
00:28:52après tu me réponds
00:28:53si on a le temps
00:28:53il y a besoin
00:28:55d'un changement de paradigme
00:28:56et en fait ce sondage
00:28:57le montre
00:28:58beaucoup de militants
00:28:59et de sympathisants
00:29:00j'en ai fait partie
00:29:01pendant des années
00:29:01ça n'est pas un secret
00:29:02de polichinelle
00:29:03j'ai été pendant 5 ans
00:29:04militante et sympathisante
00:29:05chez les LR
00:29:06et déjà c'était dit
00:29:07de manière implicite
00:29:08ou dans les urnes
00:29:10beaucoup votaient justement
00:29:11par rapport à l'union
00:29:13des droites
00:29:13donc il y a une hypocrisie
00:29:14il y a une focuserie
00:29:15pardonnez-moi d'être trivial
00:29:16sur cette question
00:29:17on dit que la France
00:29:18est à droite
00:29:19c'est un fait
00:29:19quand on prend la France
00:29:20dans sa globalité
00:29:21en incluant bien évidemment
00:29:23les territoires
00:29:23parce que la France
00:29:24ne représente pas Paris
00:29:26malgré la centralisation
00:29:27mais la France
00:29:29est aussi
00:29:30une France
00:29:32un pays
00:29:32qui a une fibre sociale
00:29:34très développée
00:29:34donc il y a aussi
00:29:35cette dichotomie
00:29:36maintenant
00:29:37beaucoup de personnes
00:29:39veulent l'union des droites
00:29:40pour contrer
00:29:41l'union des gauches
00:29:42et l'union des gauches
00:29:43est une idéologie
00:29:44qui arrive très bien
00:29:46à se mettre en place
00:29:47avec le fameux
00:29:47barrage Castor
00:29:48à chaque fois
00:29:49on dit toujours
00:29:50que la droite
00:29:51est la plus bête
00:29:51pour être polie du monde
00:29:52c'est ce qu'on a l'habitude
00:29:53de dire
00:29:53exactement
00:29:54elle n'a jamais démenti
00:29:56cet adage
00:29:56non
00:29:57et non
00:29:57et parce que chacun
00:29:58prêche pour sa paroisse
00:29:59effectivement Catherine
00:30:00et que personne n'ose
00:30:02sous prétexte
00:30:03de gaullisme
00:30:04et de se réclamer
00:30:05du général de Gaulle
00:30:07donc partant de ce postulat
00:30:09il y a un moment donné
00:30:10où il va bien falloir
00:30:11malgré
00:30:12les antagonismes
00:30:14des uns et des autres
00:30:15pour avoir le pouvoir
00:30:16parce qu'il y a
00:30:17une guerre intestine
00:30:18au sein de tous ces partis
00:30:20de tous ces groupes
00:30:20prendre une décision réelle
00:30:22et écouter le peuple français
00:30:24qui le réclame
00:30:25est-ce que cela va marcher
00:30:26je n'en sais rien
00:30:27mais je trouverais ça normal
00:30:28en termes d'équité
00:30:29et d'équilibre
00:30:30des partis politiquement parlant
00:30:32qu'il y ait l'union des gauches
00:30:34qui est respectable
00:30:34pour une partie des français
00:30:36au même titre
00:30:36qu'il y ait l'union des droites
00:30:37et qu'ils arrivent à se mettre
00:30:38d'accord sur cette question
00:30:39sans avoir comme d'habitude
00:30:41des pudeurs de gazelle
00:30:42allez Catherine
00:30:43je ne vois pas en quoi
00:30:44avoir une fibre sociale
00:30:45serait incompatible
00:30:46avec être de droite
00:30:47ça aussi c'est un vol
00:30:48ça vous débat
00:30:49ça aussi c'est vrai
00:30:50mais c'est vrai
00:30:50le social est à gauche
00:30:52je ne vois pas pourquoi
00:30:53il y a l'union des gauches
00:30:56ils la font sans complexe
00:30:57avec un parti
00:30:58dont on connaît
00:30:59les outrances et les extrêmes
00:31:00il faut faire une union de droite
00:31:01avec des partis de droite
00:31:02qui se sont beaucoup modérés
00:31:03qui ne sont pas
00:31:04dans les outrances
00:31:05et les extrêmes
00:31:06des partis d'extrême gauche
00:31:07et moi je ne supporte plus
00:31:09ce procès
00:31:10en bien pensant
00:31:10ce qu'on nous fait
00:31:11que parfois nous font aux entourages
00:31:13quand on dit
00:31:13il faudrait une union des droites
00:31:14et d'ailleurs
00:31:16aux prochaines élections nationales
00:31:18je pense qu'il faudra faire
00:31:19un barrage républicain
00:31:20mais contre l'extrême gauche
00:31:22pas contre l'extrême droite
00:31:23Olivier
00:31:23je disais tout à l'heure
00:31:25je crois que
00:31:26c'est quelqu'un
00:31:28qui s'appelait
00:31:28Jean-François Morcel
00:31:29le patron du RPR
00:31:31qui avait lancé un appel
00:31:32dans les années 90
00:31:33pour faire
00:31:34une alliance
00:31:36jusqu'au FN
00:31:37jusqu'au Front National
00:31:38c'était bien plus polémique
00:31:39en réalité
00:31:40ce qui est intéressant
00:31:40aujourd'hui
00:31:41pourquoi peut-être
00:31:42ça peut arriver
00:31:42c'est que
00:31:43l'opinion publique
00:31:44est de droite
00:31:45l'idée
00:31:45on le montre
00:31:47à longueur
00:31:47le sondage de la France
00:31:48est passé à droite
00:31:49les idées de droite
00:31:49ont maintenant germé
00:31:52se sont imprégnées
00:31:53etc
00:31:53ce qui n'était pas le cas
00:31:54depuis longtemps
00:31:54donc à partir du moment
00:31:55où vous avez une majorité
00:31:56de gens qui pensent à droite
00:31:57il est possible
00:31:58qu'une majorité de gens
00:31:59qui soient pour
00:31:59l'union des droites
00:32:00c'est ce qui ressort
00:32:01du sondage
00:32:02aujourd'hui
00:32:03avec 66%
00:32:04simplement
00:32:05il va falloir regarder
00:32:06comment pensent
00:32:07les états-majors
00:32:08les états-majors
00:32:08ne pensent pas
00:32:09de la même manière
00:32:10ils n'ont pas les mêmes stratégies
00:32:11ils ne pensent pas
00:32:12union de la droite
00:32:13de la même manière
00:32:14donc si on détaille
00:32:15tout à l'heure
00:32:15je pense que vous allez le faire
00:32:16les personnalités
00:32:18vous allez voir
00:32:18qu'effectivement
00:32:19RN
00:32:20UDR
00:32:21ont des stratégies
00:32:23qui ne sont pas
00:32:23celles des LR
00:32:24et on va voir justement
00:32:26on va afficher
00:32:26ce classement
00:32:28on voit que c'est
00:32:29Jordan Bardella
00:32:29qui est très
00:32:30largement en tête
00:32:32et c'est quasiment
00:32:33un plébiscite
00:32:34à 38%
00:32:37donc suivi de Marine Le Pen
00:32:38à 22%
00:32:40Bruno Retailleau
00:32:40à 12%
00:32:41Sarah Knafo
00:32:42qui je le rappelle
00:32:43a fait acte de candidature
00:32:44pour la mairie de Paris
00:32:46est à 8%
00:32:47et Laurent Wauquiez
00:32:48à 8%
00:32:50donc simplement
00:32:51je pense que
00:32:52monsieur Ciotti
00:32:52qui fait la une
00:32:54du JDD
00:32:55qui a interviewé
00:32:56longuement
00:32:57il est pour
00:32:57l'union de la droite
00:32:58évidemment
00:32:58il l'a fait
00:33:00lui il a fait un pas
00:33:01vers le RN
00:33:02en montant
00:33:03évidemment
00:33:03et il a été
00:33:04resté à droite
00:33:05mais attendez
00:33:06au RN
00:33:06on n'est pas pour
00:33:07l'union de la droite
00:33:08avec l'LR
00:33:08on n'est pas d'accord
00:33:09on ne veut pas aller
00:33:10faire une union de la droite
00:33:13avec Sarah Knafo
00:33:14on n'est pas d'accord
00:33:15on estime que
00:33:16c'est aux autres
00:33:17de venir
00:33:18vers le RN
00:33:19et puis
00:33:20qu'est-ce que c'est que la droite
00:33:21parce qu'il y a un moment donné
00:33:22il va falloir définir
00:33:23ce que c'est que la droite
00:33:24la droite de Marine Le Pen
00:33:25c'est une droite
00:33:26hyper sociale
00:33:27c'est une droite
00:33:28qui pense
00:33:29avec le coeur
00:33:30beaucoup à gauche
00:33:31vous le savez
00:33:31et la droite
00:33:34des LR
00:33:35c'est pas tout à fait
00:33:35celle-là
00:33:36c'est une droite
00:33:37qui est normalement
00:33:37plus proche
00:33:38du libre-échange
00:33:40etc
00:33:40donc vous avez
00:33:42des droites
00:33:42qui sont très très
00:33:43différentes en réalité
00:33:44c'est l'union de quoi
00:33:45précisément
00:33:46l'union des droites
00:33:47c'est l'union
00:33:47pour faire quoi
00:33:48c'est ça
00:33:49pour moi
00:33:50c'est la seule question
00:33:51qui vaille
00:33:52si c'est pour faire
00:33:53un programme
00:33:53et le trahir
00:33:54deux mois
00:33:54après son élection
00:33:55vous avez raison
00:33:56mais avant de savoir
00:33:57pour faire quoi
00:33:57est-ce qu'il y a
00:33:58est-ce qu'il y aura
00:33:59union des droites
00:33:59c'est la vraie question
00:34:00pour faire quoi
00:34:04je fais juste une parenthèse
00:34:05par rapport
00:34:05tu as raison de dire ça
00:34:06Olivier
00:34:07effectivement
00:34:08le RN
00:34:09ils disent
00:34:09venez à nous
00:34:10c'est pas à nous
00:34:11de venir à vous
00:34:11il faudrait quand même pas
00:34:12qu'ils se changent aussi
00:34:13en droite
00:34:14la plus belle du monde
00:34:14parce qu'alors là
00:34:15on n'en sortirait plus
00:34:15quand on fait l'union
00:34:17on fait l'union
00:34:17on définit
00:34:18et puis c'est à temps
00:34:19des français quand même
00:34:19ils ont l'ascendant
00:34:21ils ont pris tellement
00:34:22depuis des années
00:34:24sachant que
00:34:25ce sont eux
00:34:26les premiers
00:34:26sur la pyramide
00:34:28si je puis dire
00:34:29politique
00:34:29à droite
00:34:30c'est tout à fait normal
00:34:31à 38%
00:34:32Jean-Anne Bardel
00:34:32à 22%
00:34:33Marine Le Pen
00:34:33ça veut dire quelque chose
00:34:34quand même
00:34:34exactement
00:34:35pendant des années
00:34:36ils ont été sous-estimés
00:34:37dévalorisés
00:34:37insultés
00:34:38dans le minimum
00:34:40des cas
00:34:40maintenant ils disent
00:34:41vous voulez faire une union
00:34:42très bien
00:34:43mais c'est nous
00:34:44qui sommes en tête
00:34:45de toute manière
00:34:45dans tous les sondages
00:34:46et les enquêtes
00:34:47ça n'a échappé à personne
00:34:48pardon
00:34:48mais les LR
00:34:49excusez-moi
00:34:50ils sont sous le niveau
00:34:52de l'habitude
00:34:52ça ne peut pas venir
00:34:55du plus petit
00:34:55en fait
00:34:56évidemment
00:34:57mais comme pour elle
00:34:58elle est fille
00:34:59avec les PS
00:35:00avec les communistes
00:35:01et les écolos
00:35:01mais c'est ce que fait
00:35:03la gauche
00:35:03c'est quoi
00:35:03je marchais
00:35:04de la même manière
00:35:05parce qu'en fait
00:35:06l'union de la gauche
00:35:07elle existe
00:35:07depuis les années 80
00:35:09c'était la force
00:35:10je vous rappelle
00:35:10les cris d'offrir
00:35:11la peur absolue
00:35:13qu'on avait
00:35:13en voyant les communistes
00:35:14arriver au gouvernement
00:35:15regardez
00:35:15dans certaines villes
00:35:17la ville de Nantes
00:35:18par exemple
00:35:18il y en a d'autres
00:35:19mais c'est un exemple
00:35:20que je connais bien
00:35:21où la merde
00:35:22il n'y aura pas
00:35:22d'alliance
00:35:24avec les filles
00:35:24oui bien sûr
00:35:25il y a d'autres exemples
00:35:27de villes
00:35:27que se passera-t-il
00:35:28au deuxième tour
00:35:28mais vous verrez
00:35:29que se passera-t-il
00:35:30au deuxième tour
00:35:31qu'il y aura
00:35:31alliance
00:35:32attendez
00:35:33vous verrez
00:35:34ce qui est intéressant
00:35:35vous verrez
00:35:36que les LR
00:35:36ne vont pas aller
00:35:37vers la droite
00:35:38pour faire des alliances
00:35:39ils iront vers le centre
00:35:40voient vers
00:35:40les anciens macronistes
00:35:42c'est vers ça
00:35:43et c'est bien ça
00:35:44mais on est bien d'accord
00:35:45le drame de LR
00:35:47c'est que
00:35:47bon aujourd'hui
00:35:48ils ne savent plus
00:35:49où ils habitent
00:35:49parce qu'ils ont
00:35:50un président de groupe
00:35:51parlementaire
00:35:52qui dit
00:35:52on est au gouvernement
00:35:53et on ne le censure pas
00:35:54mais un président
00:35:55Retailleau
00:35:56qui dit
00:35:56moi je ne comprends pas
00:35:57qu'on soit au gouvernement
00:35:57il faudrait le censurer
00:35:58bref ils ne savent plus
00:35:59où ils habitent
00:36:00leur candidate
00:36:01à la dernière présidentielle
00:36:02a réussi l'exploit
00:36:03de faire moins de 5%
00:36:05des suffrages
00:36:05au point de devoir
00:36:07lancer un pécreston
00:36:08pour éviter la faillite
00:36:09rappelez-vous
00:36:10quand même de ça
00:36:10alors que c'était
00:36:12le parti historique
00:36:13de la droite
00:36:13depuis 1958
00:36:15Benoît Hamon
00:36:155 ans avant
00:36:16qui déjà avait plombé
00:36:17le parti socialiste
00:36:18mais il a fait plus de 5
00:36:19je l'avais dit
00:36:20elle a fait moins
00:36:20que Benoît Hamon
00:36:21c'est ce que je dis
00:36:21le seuil du chèque
00:36:22étant franchi
00:36:23comme j'aime bien le dire
00:36:24c'était beaucoup moins grave
00:36:25mais comme l'a dit
00:36:27très justement
00:36:27Olivier Benkémoun
00:36:29qui a peut-être cité
00:36:30François Mitterrand
00:36:31sans s'en rendre compte
00:36:32alors je ne suis pas du tout
00:36:33parce que quand on dit
00:36:34on cite François Mitterrand
00:36:35on dit
00:36:35oh là ça y est
00:36:36il est socialiste
00:36:37non on peut citer
00:36:38Mitterrand
00:36:38sans être mitterrandiste
00:36:39Mitterrand avait un principe
00:36:40en politique
00:36:41et on ne peut pas dire
00:36:42que ce n'était pas
00:36:43un grand stratège
00:36:44avec des mauvais côtés
00:36:46on ne peut pas lui enlever
00:36:47il disait
00:36:47ça tient en 3 points
00:36:48premier point
00:36:49rassembler les socialistes
00:36:50qui était le parti
00:36:52hégémonique
00:36:53à partir de 1974
00:36:54avant c'était le PC
00:36:56ensuite rassembler à gauche
00:36:57et ensuite rassembler autour
00:36:59et c'est la stratégie
00:37:01que doit faire à droite
00:37:02celui qui voudrait
00:37:02rassembler autour de lui
00:37:04ça ne peut venir
00:37:05que du plus grand
00:37:05mais il faut rassembler
00:37:06à partir de là
00:37:07et arrêter les postures
00:37:09un peu à mon avis
00:37:10totalement contre-productives
00:37:13qui consistent
00:37:13à insulter les autres
00:37:14ou à vouloir par exemple
00:37:17revenir sur la réforme
00:37:18des retraites
00:37:18ça ça n'a aucun sens
00:37:20aucun sens
00:37:20Ce sont des profils
00:37:21idéologiques
00:37:22je vous le redis
00:37:23dans l'isoloir
00:37:24beaucoup de personnes
00:37:27quel que soit
00:37:27leur profil
00:37:28au sein des LR
00:37:29votent pour le candidat
00:37:31de droite
00:37:32sauf que celui
00:37:33qui en a parlé
00:37:34ouvertement
00:37:35et qui s'est fait
00:37:36invectiver
00:37:37ça a été monsieur Ciotti
00:37:38lorsqu'il a décidé
00:37:39de partir
00:37:39il y a énormément
00:37:41d'hypocrisie
00:37:42à un moment donné
00:37:43il va bien falloir
00:37:44écouter la base
00:37:45des militants
00:37:46et les français
00:37:47en règle générale
00:37:48et tu disais
00:37:49qu'est-ce qu'ils vont faire
00:37:50de plus
00:37:50s'ils arrivent au pouvoir
00:37:51je l'entends
00:37:52c'est un message envoyé
00:37:53surtout sur les questions
00:37:54d'insécurité
00:37:55et d'autorité
00:37:55parce que nous sommes
00:37:57dans une société
00:37:58actuellement
00:37:59qui part à volo
00:38:00qui est totalement
00:38:01à la ramasse
00:38:03sur cette question
00:38:03et les français
00:38:04justement veulent de l'ordre
00:38:06on enchaîne les amis
00:38:07c'est la réforme
00:38:08des retraites
00:38:08le RN ne veut pas
00:38:10les toucher
00:38:10les autres veulent les toucher
00:38:11et là ça va être
00:38:12une perte d'achoppement
00:38:13à mon sens
00:38:14une guerre d'avantage
00:38:15on enchaîne
00:38:16on enchaîne les amis
00:38:17on continue
00:38:17sur notre
00:38:18on continue
00:38:20si vous me le permettez
00:38:23notre fil rouge
00:38:24cette France déclassée
00:38:25et toutes ces thématiques
00:38:27tout ce qui va
00:38:28pas bien
00:38:28et le narcotrafiquant
00:38:30c'est vraiment
00:38:31voilà
00:38:32c'est un combat
00:38:33de tous les instants
00:38:34et il y a un homme
00:38:34quand même
00:38:35qui mène un vrai combat
00:38:36il faut le saluer
00:38:36c'est Gérald Darmanin
00:38:38sincèrement
00:38:39un combat courageux
00:38:40pas simple
00:38:41il a lancé
00:38:44souvenez-vous
00:38:44quand il était nommé
00:38:45ministre de la justice
00:38:47il a dit
00:38:47donnez-moi les moyens
00:38:48sans quoi ça sert à rien
00:38:49de me nommer
00:38:49ministre de la justice
00:38:50il a lancé
00:38:51ces prisons
00:38:52de votre sécurité
00:38:52pour lutter
00:38:53contre le narcotrafique
00:38:54on a vu tous les avocats
00:38:55qui se sont mobilisés
00:38:56évidemment
00:38:57et tous les clients
00:38:58de ces avocats
00:38:59et puis là
00:39:00j'aimerais attirer
00:39:01votre attention
00:39:01sur cette mobilisation
00:39:02de près de 200 avocats
00:39:04du barreau de Paris
00:39:06qui ne souhaitent pas
00:39:07sa présence
00:39:08pour l'Assemblée générale
00:39:09évidemment
00:39:10parce qu'il y a un lien
00:39:12quand même
00:39:12peut-être
00:39:13on peut le supponorer
00:39:14avec le narcotrafique
00:39:15regardez ce sujet
00:39:16de Mathilde Ibanez
00:39:17et on en parle ensemble
00:39:18dans une tribune ouverte
00:39:21publiée dans le Parisien
00:39:23plus de 200 avocats
00:39:24ont exprimé leur opposition
00:39:26à la venue
00:39:26du ministre de la justice
00:39:28prévu le 14 janvier prochain
00:39:30à l'occasion
00:39:31de l'Assemblée générale
00:39:32du barreau de Paris
00:39:33il ne peut pas dérouler
00:39:34le tapis rouge
00:39:35à un homme
00:39:36qui a plusieurs fois
00:39:37exprimé sa défiance
00:39:38envers tous les principes
00:39:39que nous défendons
00:39:40au quotidien
00:39:40qui écorne la défense
00:39:42à chaque fois
00:39:43que l'occasion
00:39:43lui en est donnée
00:39:44comme avocat
00:39:45c'est nous qui sommes
00:39:46en première ligne
00:39:47pour constater
00:39:47les effets de la méthode
00:39:48Darmanin
00:39:49restriction de l'accès
00:39:51au juge
00:39:51banalisation de l'exception
00:39:53fragilisation du secret
00:39:54professionnel
00:39:55pression accrue
00:39:56sur la défense
00:39:57les avocats
00:39:58font référence
00:39:59à la politique
00:40:00de Gérald Darmanin
00:40:01dans la lutte
00:40:01contre le trafic de drogue
00:40:03l'Assemblée générale
00:40:04du barreau
00:40:04ne peut pas être
00:40:05une tribune
00:40:06pour le pouvoir exécutif
00:40:07mais également
00:40:08à ses propos
00:40:09concernant
00:40:09des possibles corruptions
00:40:11qui pouvaient toucher
00:40:12des avocats
00:40:13comme de nombreuses
00:40:14professions de justice
00:40:15une personnalité
00:40:16dont l'action publique
00:40:17a plusieurs fois suscité
00:40:18une profonde inquiétude
00:40:19au sein de la communauté
00:40:20des juristes
00:40:21et singulièrement
00:40:22parmi les avocats
00:40:23si les tensions
00:40:24ne sont pas nouvelles
00:40:25entre le ministre de la justice
00:40:26et les avocats pénalistes
00:40:27elles se sont accentuées
00:40:29avec la promulgation
00:40:30en juin 2025
00:40:31de la loi
00:40:32contre le narcotrafic
00:40:34Bon
00:40:34Quel est votre regard Philippe ?
00:40:37Il y a peut-être un lien
00:40:39avec ce combat
00:40:41que mène Gérald Darmanin
00:40:42de manière très courageuse
00:40:43je le disais
00:40:43On se demande
00:40:44si cette pétition
00:40:45a été signée
00:40:45par un collectif d'avocats
00:40:47ou par une résurrection
00:40:48du syndicat du crime
00:40:49qu'il y avait à Chicago
00:40:50dans l'entre-deux-gare
00:40:51Là vous tapez fort là
00:40:52Ah bah oui
00:40:52non non
00:40:52mais c'est absolument odieux
00:40:53Attendez
00:40:54il égarde des sceaux
00:40:56il a une légitimité démocratique
00:40:57Quelle est la légitimité
00:40:59des gens qui signent ?
00:41:00Rien
00:41:00Ils ont juste eu un diplôme
00:41:02C'est le mot de la fin
00:41:03C'est déjà pas mal
00:41:04Ah oui
00:41:04Non mais non
00:41:05Oui mais ça ne nous donne
00:41:07aucune légitimité
00:41:07Je rappelle que cette émission
00:41:08s'appelle Punchine
00:41:09et c'est une Punchine
00:41:10plutôt bien sentie
00:41:11Oui
00:41:12Je ne l'avais pas préparée
00:41:13elle est venue comme ça
00:41:13Quel talent
00:41:15Les bonnes Punchines
00:41:16sont souvent comme ça
00:41:17Merci
00:41:17On ne les prépare pas
00:41:18Elles sont
00:41:19Caroline
00:41:20Beaucoup d'animosité
00:41:22envers M. Darmanin
00:41:23de la part de ses avocats
00:41:24On en revient toujours
00:41:25aux mêmes mots
00:41:26M.O.T.S. et M.A.U.X.
00:41:27de la société
00:41:27et de l'idéologie
00:41:28Il n'a pas la même sensibilité
00:41:30qu'eux
00:41:30et je pense qu'en dehors
00:41:31de la question
00:41:32du narcotrafic
00:41:33il y a aussi le fait
00:41:34que M. Darmanin
00:41:35ait été visité
00:41:36et soutenu
00:41:37M. Sarkozy
00:41:38et ça les dérange
00:41:39parce qu'il y a
00:41:40énormément d'antagonisme
00:41:41on en revient
00:41:42aux sensibilités
00:41:43aux affinités politiques
00:41:44et pour moi
00:41:45c'est uniquement
00:41:46de l'idéologie
00:41:46et je trouve ça
00:41:47pathétique
00:41:48parce qu'ils devraient
00:41:49tous avancer ensemble
00:41:50pour faire évoluer le sujet
00:41:51C'est une lecture
00:41:54vraiment un peu différente
00:41:55c'est une affaire de business
00:41:56Il y a 200 avocats
00:41:58qui vivent
00:41:59grâce aux narcotrafiquants
00:42:00Il y a 200 avocats
00:42:02qui vivent
00:42:03à mon avis
00:42:03en défendant
00:42:05des as
00:42:07de la drogue
00:42:08en France
00:42:09et ça les ennuie
00:42:10profondément
00:42:11qu'on change les règles
00:42:12mais c'est pour d'autres biens
00:42:13donc il y a un moment
00:42:14il faudrait être clair
00:42:15en réalité
00:42:16M. Darmanin
00:42:16c'est l'empêcheur
00:42:17de tourner en route
00:42:18ça suffit
00:42:18il y a un business
00:42:20qui fonctionne pour tout le monde
00:42:21vous savez
00:42:22à quel point
00:42:23il y a de l'argent
00:42:24chez les narcotrafiquants
00:42:25qui ont vraiment
00:42:26des moyens considérables
00:42:27pour employer des avocats
00:42:29d'ailleurs
00:42:29il y a eu un tas
00:42:30de saisies
00:42:32pour essayer
00:42:33d'empêcher
00:42:34qu'entre en vigueur
00:42:36toutes les réformes
00:42:37qui ont été mises en avant
00:42:38pour les quartiers
00:42:39de haute sécurité
00:42:39évidemment
00:42:40donc il y a de la pinaillerie
00:42:41qui était annoncée
00:42:43et prévisible
00:42:44mais ces gens-là
00:42:45ont des avocats
00:42:46ils ont de l'argent
00:42:46pour payer des avocats
00:42:48et sauf que
00:42:49les choses ne fonctionnent plus
00:42:51de la même manière
00:42:52pour les défendre
00:42:53donc voilà
00:42:53les narcotrafiquants
00:42:54c'est au trou
00:42:55et à l'isolement
00:42:56ça ne s'appelait pas
00:42:57aux avocats
00:42:58ce n'était pas la règle
00:42:58ce n'était pas comme ça
00:42:59que ça fonctionnait
00:42:59ils avaient des téléphones
00:43:00ils pouvaient continuer
00:43:01à faire leur business
00:43:02et gagner beaucoup d'argent
00:43:03et même commanditer des crimes
00:43:05Amra c'était 9 téléphones
00:43:06tout le monde a droit
00:43:10à un avocat
00:43:11c'est vrai
00:43:11vous parlez pour moi
00:43:14j'ai bien compris
00:43:16j'ai bien compris
00:43:18le parallèle
00:43:18j'ai deux axes de réflexion
00:43:21si on considère
00:43:22que le narcotrafic
00:43:24et l'islamisme
00:43:25sont les plus grands dangers
00:43:26pour la démocratie
00:43:26il faut agir
00:43:27il n'y a pas de débat là-dessus
00:43:30en revanche
00:43:30qu'est-ce qu'il va dire
00:43:32à cette assemblée générale
00:43:33des avocats d'Armanin
00:43:34est-ce que d'habitude
00:43:35un ministre y venait
00:43:36quelles sont les règles
00:43:38moi je ne sais pas
00:43:38est-ce que ça va changer
00:43:39est-ce que ça va vraiment peser
00:43:40sur ces 200 avocats
00:43:42non mais il dérange
00:43:43comme l'a dit Olivier
00:43:44oui
00:43:44enfin est-ce que venir
00:43:45à une assemblée générale
00:43:46va empêcher le trafic
00:43:47des 200 avocats
00:43:49soi-disant mouillés
00:43:50dans le narcotrafic
00:43:50je me pose la question
00:43:51en revanche mener un combat
00:43:53voilà
00:43:53on est peut-être dans le symbole
00:43:55je ne sais pas
00:43:55je ne connais pas bien
00:43:56l'historique
00:43:56de cette assemblée générale
00:43:58des avocats
00:43:58du barreau de Paris
00:43:59en revanche
00:44:00toute action faite
00:44:02et elle va déranger
00:44:03parce qu'elle est narcotrafiquant
00:44:04il y a de la corruption
00:44:05on le sait
00:44:05dans les prisons
00:44:06dans la justice
00:44:07il y en a partout
00:44:07ça va déranger
00:44:08toute action contre le narcotrafic
00:44:10et l'infiltration
00:44:11et l'augmentation de l'islamisme
00:44:12va déranger
00:44:14et il faut néanmoins
00:44:16si on considère
00:44:16que c'est le danger
00:44:17pour la démocratie
00:44:18avoir des actions fortes
00:44:19et montrer que l'Etat
00:44:20est présent
00:44:21et c'est ce que fait
00:44:22Gérald Darmanin
00:44:23et souvenez-vous
00:44:24quand il a lancé
00:44:25ses prisons de haute sécurité
00:44:26toutes les procédures
00:44:28qui ont été lancées
00:44:28par les avocats
00:44:29pour essayer de faire sortir
00:44:31leurs clients
00:44:31il y a même des recours
00:44:33devant la Cour européenne
00:44:34des droits de l'homme
00:44:35en disant
00:44:36que les conditions
00:44:37de détention
00:44:38sont inhumaines
00:44:39qu'ils aillent voir
00:44:39ADX Florence
00:44:40aux Etats-Unis
00:44:41ça va être autre chose
00:44:42ou à Salvador
00:44:43oui
00:44:43mais ils ont tout essayé
00:44:46oui
00:44:46il faut essayer
00:44:48d'aller plus loin
00:44:48les amis
00:44:50on marque une pause
00:44:51on s'est tout dit
00:44:52sur le sujet
00:44:53on va se retrouver
00:44:53dans quelques instants
00:44:54on va aborder un sujet
00:44:55qui va vous faire réagir
00:44:56le fameux
00:44:58Haut commissariat
00:44:59à la diversité
00:45:00c'est la dernière idée
00:45:01d'Emmanuel Macron
00:45:02on va voir ensemble
00:45:04c'était la dernière idée
00:45:05oui
00:45:06bonne année
00:45:08bonne année
00:45:09bonne chance
00:45:09on regardera le casting
00:45:11parce que le casting
00:45:12est très intéressant
00:45:13ah oui
00:45:13il dit beaucoup de choses
00:45:15il dit beaucoup de choses
00:45:16on ne va pas faire le débat
00:45:17avant le débat
00:45:17parce que c'est l'heure
00:45:18de la pause
00:45:19on se retrouve dans
00:45:19quelques instants
00:45:20on verra le casting
00:45:21et puis on aurait
00:45:22peut-être pu
00:45:23espérer
00:45:25qu'il y ait des gens
00:45:26de la communauté juive
00:45:26qui soient présents
00:45:27dans ce casting
00:45:28des personnes en situation
00:45:29de handicap
00:45:29exactement
00:45:31peut-être
00:45:32voilem sans ça
00:45:33sut-été intelligent
00:45:34oui
00:45:35il y a diversité
00:45:37diversité
00:45:37c'est une diversité
00:45:38communautarisée
00:45:38écoutez
00:45:39restez avec nous
00:45:40on va raconter tout cela
00:45:41merci de votre grande fidélité
00:45:42à tout de suite
00:45:43vous êtes bien sur CNews
00:45:49merci de nous avoir rejoint
00:45:50tout de suite
00:45:50un point sur l'actualité
00:45:52en exil aux Etats-Unis
00:45:54Reza Pallavi est prêt
00:45:55à retourner en Iran
00:45:57à la première opportunité
00:45:59c'est déjà en préparation
00:46:00a-t-il affirmé sur Fox News
00:46:02le fils de l'ancien chat
00:46:03figure de l'opposition iranienne
00:46:05entend mener une transition politique
00:46:07dans son pays
00:46:08dans une transparence totale
00:46:10pour que les citoyens
00:46:11puissent élire librement
00:46:12leur dirigeant
00:46:13et décider de leur propre avenir
00:46:15a-t-il ajouté
00:46:16à Paris
00:46:17plus de 2000 personnes
00:46:19apportent leur soutien
00:46:20au mouvement de contestation
00:46:21qui soulève l'Iran
00:46:22depuis deux semaines
00:46:23dans le 16e arrondissement
00:46:24de la capitale
00:46:25une marche a été organisée
00:46:27pour dire non
00:46:28à la république islamiste
00:46:29fermer l'ambassade des Mollah
00:46:31fabrique de terroristes
00:46:33ont scandé les participants
00:46:34drapeau aux Iraniens
00:46:36et pancarte en main
00:46:37ils réclament le retour
00:46:38de la monarchie en Iran
00:46:39avec à sa tête Reza Pallavi
00:46:41le premier ministre israélien
00:46:43espère dans ce contexte
00:46:44que l'Iran sera bientôt
00:46:46délivré du jour
00:46:47de la tyrannie
00:46:47et pourra redevenir
00:46:48un partenaire fidèle
00:46:50de l'état hébreu
00:46:50Benjamin Netanyahou
00:46:52condamne ce qu'il qualifie
00:46:53de massacre de masques
00:46:54contre des civils
00:46:55et salue le courage immense
00:46:57des citoyens iraniens
00:46:58une ONG a fait état
00:47:00de près de 200 manifestants
00:47:01morts en Iran
00:47:02depuis le 28 décembre
00:47:04dans le reste de l'actualité
00:47:06la vigilance de rigueur
00:47:07pour les skieurs
00:47:085 morts sont à déplorer
00:47:10au total
00:47:11après des avalanches
00:47:12dans les Alpes
00:47:122 sont morts aujourd'hui
00:47:14l'un ce matin
00:47:15à Courchevel
00:47:16le second à la Plagne
00:47:17en début d'après-midi
00:47:18une cinquantaine
00:47:19de secouristes
00:47:20des chiens d'avalanche
00:47:21et un hélicoptère
00:47:22ont été mobilisés
00:47:23malgré les alertes
00:47:24de Météo France
00:47:25hier
00:47:263 skieurs
00:47:27évoluant en hors-piste
00:47:28au Péry
00:47:29en Savoie
00:47:30à Val-d'Isère
00:47:30et à Arèche-Beaufort
00:47:32en pleine colère
00:47:33agricole
00:47:33contre le Mercosur
00:47:35le Premier ministre
00:47:36rappelle que la France
00:47:36assume de dire non
00:47:38quand il le faut
00:47:39ce n'est pas un nom
00:47:40de posture
00:47:40c'est un nom d'exigence
00:47:42pour protéger
00:47:43l'agriculture
00:47:44et sa souveraineté alimentaire
00:47:45déclare sur X
00:47:46Sébastien Lecornu
00:47:47des avancées
00:47:48ont été obtenues
00:47:49en faveur des agriculteurs
00:47:50mais elles restent
00:47:51insuffisantes
00:47:52le Parlement européen
00:47:53doit maintenant
00:47:54se déterminer
00:47:55ajoute le chef
00:47:56du gouvernement
00:47:57interrogé sur France Inter
00:47:59François Hollande
00:47:59a indiqué
00:48:00qu'il voterait
00:48:01contre le RN
00:48:02en cas de duel
00:48:02Mélenchon-Bardella
00:48:03en 2027
00:48:04il donnerait donc
00:48:05sa voix
00:48:06au leader
00:48:06de la France Insoumise
00:48:07le député PS
00:48:08de Corrèze
00:48:09estime que
00:48:10beaucoup d'électeurs
00:48:11trouvent Jordan Bardella
00:48:12plus jeune
00:48:13plus ouvert
00:48:13alors que
00:48:14je cite
00:48:15son incompétence
00:48:16est assez reconnue
00:48:17comme son ignorance
00:48:18de la réalité
00:48:19des Français
00:48:19fin de citation
00:48:21près de 1500
00:48:23médecins
00:48:23symboliquement exilés
00:48:24en Belgique
00:48:25selon le syndicat
00:48:26Le Bloc
00:48:27les blouses blanches
00:48:28se sont donné rendez-vous
00:48:29à Paris
00:48:29pour rejoindre Bruxelles
00:48:30anesthésistes
00:48:32chirurgiens
00:48:32et obstétriciens libéraux
00:48:34poursuivent leur mouvement
00:48:35de grève
00:48:35lancé lundi
00:48:36cet exil de trois jours
00:48:38vise à protester
00:48:39contre la politique
00:48:40de santé du gouvernement
00:48:41les médecins
00:48:42réclament un rendez-vous
00:48:43avec Sébastien Lecornu
00:48:44déjà bien pris
00:48:46par la crise agricole
00:48:47on se retrouve à 18h30
00:48:49pour un prochain point
00:48:50sur l'actualité
00:48:50la suite c'est avec vous Thierry
00:48:51allez à tout à l'heure
00:48:52chère Isabelle
00:48:53c'est déjà la deuxième partie
00:48:55la deuxième heure
00:48:56de votre punchline
00:48:57du dimanche
00:48:57l'équipe du dimanche
00:48:58à mes côtés
00:48:59Caroline Pilastre
00:49:00Philippe David
00:49:00Catherine Rambert
00:49:02et Olivier Benkemoun
00:49:03vous vouliez réagir peut-être
00:49:05sur une information donnée
00:49:06par Isabelle
00:49:07j'ai vu que François Hollande
00:49:09parlait d'incompétence
00:49:10voilà un domaine
00:49:11dans lequel il excelle
00:49:13ah c'est une deuxième punchline
00:49:14ah oui
00:49:15non non
00:49:15le seul président
00:49:17de la cinquième république
00:49:18qui n'est pas tenté
00:49:18de se faire réélire
00:49:19de peur de ne pas prendre
00:49:21une veste
00:49:21mais carrément une houplande
00:49:22là ça ne manque
00:49:24quand même pas de sel
00:49:24Philippe David
00:49:25en grande forme
00:49:26rien ne dit
00:49:27rien ne dit qu'il n'ira pas
00:49:28ah mais moi je suis certain
00:49:29mais je suis même certain
00:49:30qu'il va y aller
00:49:30la question est
00:49:31qui n'ira pas
00:49:32c'est aussi une question
00:49:34alors j'avais pas prévu
00:49:35de faire un débat
00:49:36sur cette thématique là
00:49:36si ça ne vous dérange pas
00:49:37mais on peut en parler
00:49:38évidemment
00:49:39je ne sais pas si ça va
00:49:40c'est pas dans le conducteur
00:49:40non non
00:49:42mais vous savez
00:49:42on s'adapte
00:49:42nous sommes une chaîne
00:49:43d'information
00:49:44donc nous nous adaptons
00:49:45évidemment
00:49:45c'est l'essence même
00:49:46de notre métier
00:49:47alors sur ce qu'on a dit
00:49:48aux infos
00:49:48la France qui sait dire non
00:49:50quand il faut
00:49:51par rapport au Mercosur
00:49:52c'est comme le mec
00:49:53qui n'est pas invité
00:49:53et puis qui sonne
00:49:54et on lui dit
00:49:55ben non t'es pas invité
00:49:55donc voilà
00:49:56on sait dire non
00:49:57quand on n'est plus convié
00:49:58à la fête
00:49:58c'est ça
00:49:58c'est QFD
00:50:00voilà
00:50:01allez on va parler
00:50:03d'une idée nouvelle
00:50:04d'Emmanuel Macron
00:50:05et qui va vous faire réagir
00:50:07j'en suis intimement
00:50:08persuadé
00:50:09pour participer
00:50:11à notre débat
00:50:12je salue
00:50:12notre ami Olivier Vial
00:50:14directeur du CRU
00:50:15le CRU
00:50:15qui je le rappelle
00:50:16est un laboratoire
00:50:17d'idées indépendants
00:50:18bonsoir Olivier Vial
00:50:19il est avec nous
00:50:21Olivier Vial
00:50:22oui
00:50:22il est là
00:50:23merci
00:50:24merci d'être avec nous
00:50:25je voulais absolument
00:50:26vous avoir
00:50:27parce que
00:50:27on va évoquer
00:50:28cette dernière idée
00:50:29d'Emmanuel Macron
00:50:30Olivier Benkemoun
00:50:31disait
00:50:32j'espère que ça sera
00:50:33la dernière
00:50:33en tous les cas
00:50:34il s'agit du haut
00:50:35commissariat
00:50:35à la diversité
00:50:36avec comme objectif
00:50:38affiché
00:50:39je dis bien
00:50:39rallier les diasporas
00:50:41ce sont nos confrères
00:50:42de l'opinion
00:50:43qui ont révélé
00:50:44cette information
00:50:46en quoi ça consiste
00:50:47c'est Mickaël Dosantos
00:50:48qui va nous raconter
00:50:49tout cela
00:50:49et on va détailler
00:50:51le casting
00:50:52de ce commissariat
00:50:53de ce haut commissariat
00:50:54et je suis sûr
00:50:55que ça va vous faire réagir
00:50:56Mickaël Dosantos
00:50:58l'idée circulerait déjà
00:51:00dans les couloirs
00:51:01de l'Elysée
00:51:02selon nos confrères
00:51:03de l'opinion
00:51:04Emmanuel Macron
00:51:05souhaiterait créer
00:51:06un haut commissariat
00:51:07à la diversité
00:51:07au diaspora
00:51:08déjà acté
00:51:10dans une note
00:51:10le président
00:51:11l'aurait à nouveau
00:51:12évoqué ce jeudi
00:51:13devant des ambassadeurs
00:51:14on veut mobiliser
00:51:16nos diasporas
00:51:16encore davantage
00:51:17le partenariat
00:51:18africain est clé
00:51:19toujours selon l'opinion
00:51:21cette instance
00:51:21rassemblerait
00:51:22une trentaine
00:51:23de personnalités
00:51:24parmi les non cités
00:51:25des sportifs
00:51:26comme Teddy Riner
00:51:27et Lilian Thuram
00:51:28des anciens ministres
00:51:29comme Christiane Taubira
00:51:30Papendiaï
00:51:31ou encore Najat Vallaud-Belkacem
00:51:33mais aussi
00:51:33des artistes
00:51:34comme Amel Bent
00:51:35un casting
00:51:36jugé par certains
00:51:37comme peu représentatif
00:51:38de toutes les diasporas
00:51:40et de toutes les opinions politiques
00:51:42c'est quand même là
00:51:42l'objectif
00:51:43de la création
00:51:45de cette structure
00:51:46c'est à dire
00:51:46de placer
00:51:48un certain nombre
00:51:49de gens
00:51:50de nommer
00:51:50des amis
00:51:51politiques
00:51:52qui ont
00:51:53parmi ceux
00:51:54que vous avez cités
00:51:55déjà été récompensés
00:51:56ceux au commissariat
00:51:58devraient avoir
00:51:58plusieurs objectifs
00:52:00certains inavoués
00:52:01comme reprendre la main
00:52:02sur le débat identitaire
00:52:03confisqué par les partis
00:52:05de droite
00:52:05d'autres plus surprenants
00:52:07comme contrer
00:52:08la vision trumpienne
00:52:09de l'Europe
00:52:09reste la question
00:52:11du financement
00:52:12à l'heure où des économies
00:52:13sont exigées
00:52:14par le gouvernement
00:52:14qui dit au commissariat
00:52:16dit au commissaire
00:52:18dit un secrétariat
00:52:20dit un bâtiment
00:52:22pour le loger
00:52:23en parallèle
00:52:24Emmanuel Macron
00:52:25envisagerait le lancement
00:52:26d'une convention citoyenne
00:52:28sur le sujet
00:52:28de la diversité
00:52:29au cours de l'été
00:52:31Olivier Vial
00:52:33merci d'être avec nous
00:52:34on va ouvrir le débat
00:52:35avec vous
00:52:36on va peut-être
00:52:37revoir le casting
00:52:39de ce haut commissariat
00:52:40à la diversité
00:52:41et je suis sûr
00:52:42que ça va faire débat
00:52:43sur ce plateau
00:52:43votre regard
00:52:45mon cher Olivier
00:52:45oui en fait
00:52:47on avait déjà eu
00:52:48des autorités
00:52:49ou des instances
00:52:51pour la diversité
00:52:52il y avait eu la HALB
00:52:53notamment pendant très longtemps
00:52:54qui avait été finalement
00:52:55supprimée
00:52:57après un rapport
00:52:57de la Cour des comptes
00:52:58qui montrait que
00:52:59son efficacité
00:53:00était très relative
00:53:01par rapport à son coût
00:53:02elle avait été fusionnée
00:53:03dans les défenseurs des droits
00:53:05ce qui est nouveau
00:53:05c'est d'ajouter à la diversité
00:53:07les diasporas
00:53:07et ça c'est un vrai problème
00:53:09parce qu'en mettant
00:53:10les diasporas
00:53:11le président nous dit
00:53:13qu'il souhaite
00:53:14représenter les français
00:53:15dont les parents
00:53:16ou les grands-parents
00:53:17seraient étrangers
00:53:18ça veut dire
00:53:19qu'on est dans
00:53:20un enfermement identitaire
00:53:21un enfermement communautaire
00:53:23on n'a plus l'idée
00:53:24d'une citoyenneté française
00:53:26qui viendrait dépasser
00:53:29l'origine
00:53:29mais au contraire
00:53:30on est enfermé
00:53:31pendant au moins
00:53:32trois générations
00:53:33dans l'histoire
00:53:34de son pays d'origine
00:53:35ça va avoir
00:53:37pas mal de conséquences
00:53:38la première conséquence
00:53:40c'est qu'effectivement
00:53:41on tourne totalement le dos
00:53:42à la tradition républicaine
00:53:44et à la tradition
00:53:44de l'assimilation
00:53:45on est dans une surenchère
00:53:47identitaire
00:53:48et communautaire
00:53:49alors que notre pays
00:53:50connaît déjà des fractures
00:53:51communautaires
00:53:52extrêmement importantes
00:53:53là on ne fait que
00:53:54les institutionnaliser
00:53:57on a l'impression
00:53:58de créer une sorte
00:53:59de bureaucratie
00:53:59qui va avoir à gérer
00:54:00les diasporas
00:54:02et les communautés
00:54:02donc gérer
00:54:03finalement
00:54:04un modèle
00:54:05qui ressemble
00:54:06à ce que les Etats-Unis
00:54:07ont abandonné
00:54:07mais un meeting
00:54:08de melting pot
00:54:09pardon
00:54:10de communautarisme
00:54:13totalement important
00:54:14et puis
00:54:15quand on parle
00:54:17de diaspora
00:54:17on parle
00:54:18de loyauté
00:54:19vis-à-vis
00:54:20de deux pays
00:54:21le pays d'origine
00:54:22et le pays
00:54:23dans lequel on vit
00:54:24ça va créer
00:54:24à la fois
00:54:25des conflits
00:54:25de loyauté
00:54:26très important
00:54:27entre des français
00:54:28qui seront
00:54:29de plus en plus
00:54:30assignés
00:54:30à leur histoire
00:54:31et à l'histoire
00:54:32de leurs parents
00:54:33et à l'histoire
00:54:34de leur pays d'origine
00:54:34et aussi
00:54:35des conflits
00:54:36de plus en plus important
00:54:37entre différentes
00:54:38loyautés
00:54:39qu'est-ce qui se passe
00:54:40demain
00:54:40si on institutionnalise
00:54:42cette diaspora
00:54:43qu'est-ce qui se passe
00:54:44entre la diaspora
00:54:45entre les français
00:54:46qui sont issus
00:54:47de parents marocains
00:54:48et ceux issus
00:54:49de parents algériens
00:54:50si demain
00:54:50il y a un conflit
00:54:51entre le Maroc
00:54:52et l'Algérie
00:54:53comment on le voit
00:54:53qu'est-ce qui se passe
00:54:55aujourd'hui
00:54:56si on continue
00:54:57à entretenir
00:54:58ces diasporas
00:55:01entre les diasporas
00:55:02arméniennes
00:55:02et les diasporas turcs
00:55:04alors qu'on sait
00:55:05que c'est deux pays
00:55:06qui sont en guerre
00:55:07depuis très longtemps
00:55:08On a un peu le sentiment
00:55:10Olivier
00:55:10je vous interromps
00:55:11on a un peu le sentiment
00:55:12qu'en fait
00:55:12l'effet voulu
00:55:14par Emmanuel Macron
00:55:14est un effet inverse
00:55:15c'est qu'il est
00:55:16en train de déconstruire
00:55:18notre modèle français
00:55:19ce qu'il fait la France
00:55:20C'est même pas un modèle inverse
00:55:23je pense que c'est assumé
00:55:24puisque en réalité
00:55:25et c'est là
00:55:26où il y a une forme
00:55:26d'hypocrisie
00:55:28derrière le terme
00:55:29de diversité de diaspora
00:55:31quand il nous dit ça
00:55:31en réalité
00:55:32on voit bien que
00:55:32toutes les diasporas
00:55:33ne sont pas
00:55:34mises en avant
00:55:35une des principales diasporas
00:55:36en France
00:55:37c'est la diaspora portugaise
00:55:38je ne vois personne
00:55:39qui représente
00:55:40la diaspora portugaise
00:55:41la diaspora italienne
00:55:42qui est aussi extrêmement importante
00:55:43n'est pas représentée
00:55:44en réalité
00:55:45on est en train
00:55:45de mettre en avant
00:55:46une forme
00:55:47de structuration
00:55:50de diaspora
00:55:51du sud global
00:55:52et donc anti-occidental
00:55:54contre l'occident
00:55:55Olivier
00:55:56restez avec nous
00:55:57parce qu'on va ouvrir
00:55:58le débat avec nos invités
00:55:59vous intervenez
00:56:00quand vous le voulez
00:56:00vous connaissez par cœur
00:56:01les règles de cette émission
00:56:02on va vous remettre
00:56:04le casting
00:56:05on voit Lilian Thuram
00:56:06Nadja
00:56:07Vallaud
00:56:07Belkacem
00:56:08Christiane
00:56:09Taubira
00:56:09Papandiaï
00:56:10Papandiaï
00:56:11ça doit être pour son bilan
00:56:14il y a une espèce d'orientation
00:56:15permettez-moi
00:56:16il y a une espèce d'orientation
00:56:17quand même
00:56:17quand on voit le casting
00:56:18pourquoi il y a
00:56:19il y a
00:56:20il y a pu avoir de la gueule
00:56:20de mettre
00:56:21je ne sais pas moi
00:56:22Bolem Sansa
00:56:22par exemple
00:56:23il n'y a pas de représentant
00:56:24non plus
00:56:24de la
00:56:26communauté
00:56:27pas la diaspora portugaise
00:56:28il n'y a pas la communauté
00:56:29les asiatiques ont disparu
00:56:30vous voyez ce que je veux dire
00:56:31il y a une petite orientation
00:56:34je crois que là
00:56:35il faut dire une chose
00:56:36je suis gentil
00:56:37ce qui est fabuleux
00:56:39c'est qu'en plus
00:56:39on peut faire une convention citoyenne
00:56:41alors là
00:56:42la convention citoyenne
00:56:43le disque est rayé
00:56:44à l'époque
00:56:45de la musique dématérialisée
00:56:48mais le pire
00:56:49c'est là
00:56:49il est totalement sorti
00:56:52de l'arc républicain
00:56:53Emmanuel Macron
00:56:53totalement sorti
00:56:54de l'arc républicain
00:56:55l'arc républicain
00:56:57la république
00:56:58c'est l'universalisme
00:56:59sans tenir compte
00:57:00des origines
00:57:01de la race
00:57:02de la religion
00:57:02et de tout le reste
00:57:04mais là
00:57:04c'est du communautarisme
00:57:05pur et dur
00:57:06et permettez-moi
00:57:07de vous dire
00:57:07que le casting
00:57:09prête à pouffer de rire
00:57:10alors pour la diversité
00:57:11Lilian Thuram
00:57:12c'est quand même
00:57:12un peu problématique
00:57:13il ne voulait pas
00:57:13se faire photographier
00:57:14avec ses coéquipiers blancs
00:57:16pour une photo
00:57:16après la finale de 98
00:57:18Christiane Taubira
00:57:20qui quand elle a fait
00:57:21le programme scolaire
00:57:22qu'elle a participé
00:57:23sur le programme scolaire
00:57:24pour l'esclavage
00:57:25disait qu'il ne fallait pas
00:57:26parler de la traite
00:57:28négrière par les arabes
00:57:30pour ne pas
00:57:31faire porter ce poids
00:57:32au jeune beurre
00:57:33je cite
00:57:33par contre
00:57:34on pouvait très bien
00:57:35faire porter le poids
00:57:36de la traite transatlantique
00:57:37aux blancs
00:57:38on continue
00:57:38Pape Ngaï
00:57:39probablement
00:57:40pour son bilan brillant
00:57:42à l'éducation nationale
00:57:43Nadjad Vallaud-Belkacem
00:57:46bon elle est déjà
00:57:46à France Terre d'Asile
00:57:47à la Cour des Comptes
00:57:48une mangeoire en plus
00:57:49ça ne fait jamais de mal
00:57:50bref
00:57:51ce pass casting
00:57:53est pathétique
00:57:53et là il faut le dire
00:57:54Emmanuel Macron
00:57:55est totalement sorti
00:57:56de la république
00:57:57je vais m'inscrire
00:58:00un peu en faux
00:58:00moi je trouve que l'idée
00:58:01n'est pas inintéressante
00:58:02il y a des problèmes
00:58:03avec la diversité
00:58:04donc pourquoi pas
00:58:05sous réserve
00:58:06que toutes les diversités
00:58:08soient évidemment représentées
00:58:10que je dis bien
00:58:10toutes
00:58:11donc il faut aller
00:58:12il y a une représentante
00:58:13de la communauté asiatique
00:58:14qui s'appelle
00:58:15Simeng Wang
00:58:16et c'est important
00:58:16de le dire
00:58:17et qui est chargée
00:58:18de recherche au CNRS
00:58:19donc ne commettons pas
00:58:20non plus nous-mêmes
00:58:21d'erreur
00:58:22et c'est important
00:58:22je vais juste finir
00:58:26je pense que
00:58:27ce n'est pas une mauvaise idée
00:58:28je ne pense pas
00:58:29qu'il soit sorti
00:58:29de l'arc républicain
00:58:30je ne vois pas
00:58:30ce qu'il y a d'anti-républicain
00:58:31à créer un haut commissariat
00:58:33moi ma question
00:58:34c'est pourquoi pas
00:58:35si toutes les diversités
00:58:38sont représentées
00:58:39comme on est
00:58:40dans une stratégie
00:58:41d'économie de l'Etat
00:58:42quel haut commissariat
00:58:44ou quel organisme
00:58:45on supprime
00:58:45parce que ces gens-là
00:58:46vont être payés
00:58:47il va falloir donner
00:58:48des locaux
00:58:49des assistantes
00:58:50des déchargés de mission
00:58:52peut-être même des chauffeurs
00:58:53ça coûte un argent fou
00:58:55à la France
00:58:55donc qu'est-ce qu'on supprime
00:58:56d'inutile
00:58:57pour financer
00:58:58ce haut commissariat
00:58:59à la diversité
00:59:00qui je le répète
00:59:00ne caricaturons pas
00:59:01en plus
00:59:01on est à l'intention
00:59:02il a des défauts
00:59:03tels qu'annoncés
00:59:04mais ce n'est pas
00:59:05quelque chose d'intéressant
00:59:06d'avoir un haut commissariat
00:59:07à la diversité
00:59:08donc là il y a une orientation
00:59:08sur le casting
00:59:09c'est ce que je viens de dire
00:59:10exactement
00:59:10et je me permettais
00:59:11de remondir
00:59:12mais je vous le dites mieux
00:59:13en général
00:59:13Olivier Vial
00:59:15et Olivier
00:59:15Olivier Vial souhaite réagir
00:59:17il y a nos débats
00:59:18ce qui est très intéressant
00:59:19ce n'est pas qu'ils soient
00:59:21représentants d'une communauté
00:59:22c'est quand même
00:59:23tous des gens
00:59:24qui ont pris des positions
00:59:25extrêmement fortes
00:59:26et qui sont dans une logique
00:59:27qui sont dans une logique
00:59:29plutôt
00:59:30de wokisme
00:59:33de théorie post-coloniale
00:59:36etc
00:59:36Papendai
00:59:38c'est en 2008
00:59:39celui qui avec
00:59:40son livre
00:59:41La Condition Noire
00:59:42est le premier chercheur français
00:59:44à importer en France
00:59:46les Black Studies
00:59:47Lilian Curam
00:59:49avec son livre
00:59:49La Pensée Blanche
00:59:50il va théoriser
00:59:53ce que fait
00:59:54par exemple
00:59:55des chercheurs américains
00:59:56le concept
00:59:58de racisme systémique
00:59:59du blanc
00:59:59Nadja de Valhaoubel Kassem
01:00:02on se rappelle
01:00:03c'est elle
01:00:03qui a introduit
01:00:04les études de genre
01:00:05et donc les études de genre
01:00:07qui étaient
01:00:07les précurseurs
01:00:08après des études
01:00:09sur les races
01:00:10Christiane Taubira
01:00:11vous l'avez dit
01:00:12c'est la penseuse
01:00:13de la repentance
01:00:15et on a aussi
01:00:17Achille Mbembe
01:00:20qui est un des penseurs
01:00:21de la décolonialisation
01:00:23et du post-colonialisme
01:00:24donc on va chercher
01:00:26des chercheurs
01:00:27qui sont effectivement
01:00:28extrêmement engagés
01:00:29l'endroit où on est sûr
01:00:31qu'il n'y a pas de diversité
01:00:32c'est de ce point de vue là
01:00:33c'est qu'en tout cas
01:00:34il y a une homogénéité idéologique
01:00:36sur ce que doit être
01:00:38la diversité
01:00:40ce que doit être
01:00:40la nation future
01:00:42et on est clairement
01:00:43dans un modèle
01:00:44qui est anti-républicain
01:00:46au sens où
01:00:47on nie l'universalisme
01:00:48pour aller dans la recherche
01:00:50des identités
01:00:51Vous avez raison
01:00:52c'est pour ça que je dis
01:00:52que le casting est imparfait
01:00:53et qu'il faut que ce soit
01:00:54des gens qui eux
01:00:55s'inscrivent dans l'arc républicain
01:00:56et qui veulent œuvrer
01:00:57pour améliorer
01:00:59la diversité en France
01:01:00dans les conditions
01:01:01qu'on souhaite tous
01:01:02finalement
01:01:03après j'ai autre chose
01:01:04à dire
01:01:04pardon mais
01:01:05tous ces organismes
01:01:06moi je suis une grande lectrice
01:01:07des rapports de la Cour des comptes
01:01:08et des rapports
01:01:09de la Commission des finances
01:01:10c'est vachement intéressant
01:01:13à lire
01:01:13et c'est très facile à lire
01:01:14Vous avez des nuits difficiles
01:01:15et ça vous permet
01:01:15de vous en donner
01:01:15un peu plus facilement
01:01:16Non mais détrompez-vous
01:01:18c'est très facile à lire
01:01:19C'est un tutoriel
01:01:19à la sécurité sociale
01:01:20C'est très facile à lire
01:01:21et riche d'enseignements
01:01:23parce que tous
01:01:24ces hauts commissariats
01:01:24Mais oui
01:01:26je vous en parlerai
01:01:27tous ces hauts commissariats
01:01:28à tous ces organismes
01:01:29quand ils sont contrôlés
01:01:29ils ont une mission
01:01:31définie assez largement
01:01:32ils n'ont pas d'obligation
01:01:34de remettre des rapports
01:01:35régulièrement
01:01:35ce qui fait qu'il y a
01:01:36des organismes comme ça
01:01:37dont le dernier rapport
01:01:38date de 5 ou 6 ans
01:01:40Moi pourquoi pas
01:01:42si encore une fois
01:01:44si l'étiage choisit
01:01:46pour représenter
01:01:46la diversité
01:01:47et bien
01:01:47et s'ils ont des missions
01:01:48définies
01:01:49et s'ils ne sont pas là
01:01:50juste pour pomper du fric
01:01:51à la France
01:01:51qui n'en a plus
01:01:52Alors une petite réaction
01:01:53je vous en parle tout de suite
01:01:54mon cher Olivier
01:01:55celle de Bruno Retailleau
01:01:56que dit Bruno Retailleau
01:01:58face au déclassement
01:01:59accéléré de la France
01:02:01dans le monde
01:02:01Emmanuel Macron répond
01:02:02par le communautarisme
01:02:03d'état
01:02:04faire de l'origine
01:02:05d'un clitère d'action
01:02:06public
01:02:07c'est trahir notre conception
01:02:09de la nationalité
01:02:10la France n'est pas
01:02:10une juxtaposition
01:02:12de communauté
01:02:13mais une république
01:02:14une et indivisible
01:02:16dit Bruno Retailleau
01:02:17qui reconnaît
01:02:18des citoyens
01:02:19égaux
01:02:20avec le haut commissariat
01:02:21à la diversité
01:02:22au diaspora
01:02:22Emmanuel Macron
01:02:23divise encore plus
01:02:24là où il faudrait
01:02:25rassembler sur ce sujet
01:02:26comme sur d'autres
01:02:27qu'il choisit
01:02:27la fragmentation
01:02:28nous choisissons
01:02:29l'unité
01:02:30déclaration
01:02:31de Bruno Retailleau
01:02:31Olivier Benkemy
01:02:32je me suis engagé
01:02:33je vous donne la parole
01:02:33mais c'est une vision
01:02:35en fait anglo-saxonne
01:02:36du monde
01:02:37en réalité
01:02:38car Emmanuel Macron
01:02:40il ne s'en est jamais caché
01:02:40c'est ce qu'il veut
01:02:41c'est ce qu'il souhaite
01:02:42ce qui nous heurte
01:02:44là aujourd'hui
01:02:44c'est que
01:02:45c'est une équipe
01:02:47qui divise
01:02:47c'est pas
01:02:48la photo de la France
01:02:51de la diversité française
01:02:52en réalité
01:02:53c'est ça
01:02:53qui nous heurte
01:02:54c'est une diversité
01:02:55très choisie
01:02:56alors il le fait
01:02:57paraît-il
01:02:58pour présenter
01:03:00ce haut commissariat
01:03:01il l'a introduit
01:03:02au moment
01:03:02d'un sommet africain
01:03:03qui se passe
01:03:05dans l'est africain
01:03:06d'ailleurs
01:03:06où il n'y a plus
01:03:06beaucoup d'implantations françaises
01:03:08bon
01:03:08c'est quand même
01:03:10le haut commissariat
01:03:11quand on regarde le casting
01:03:12c'est le haut commissariat
01:03:12des copains
01:03:13surtout c'est le haut commissariat
01:03:14des invités de France Inter
01:03:15je me demande
01:03:16ce que fait quand même
01:03:17ce que font Amel Bent
01:03:19Teddy Reiner
01:03:20qui sont un peu
01:03:20ou Leila Slimani
01:03:22qui sont un peu
01:03:22pas à faire grand chose
01:03:25je ne sais même pas
01:03:25s'ils ont été prévenus
01:03:26que leur nom
01:03:27était sur la liste
01:03:28parce que c'est aussi
01:03:28je veux dire
01:03:29rien
01:03:30rien n'est définitif
01:03:31rien n'est définitif
01:03:32et selon qu'on fait
01:03:33l'opinion
01:03:33encore une fois
01:03:34en fait
01:03:35on est là
01:03:36en train de se dire
01:03:36mais c'est encore
01:03:37un machin
01:03:38qui va nous diviser
01:03:38encore un truc
01:03:39pour nous diviser
01:03:40quel est l'intérêt
01:03:41d'Emmanuel Macron
01:03:42de dire ça
01:03:42aujourd'hui
01:03:43maintenant
01:03:43est-ce qu'on a besoin
01:03:44de ça
01:03:45de ce message-là
01:03:46et la France
01:03:46a été autant fracturée
01:03:47c'est ça qui est terrible
01:03:48et l'unitule de dire
01:03:49et la France a été autant fracturée
01:03:50et les référendums
01:03:51qu'il avait annoncé
01:03:52ça on n'en entend pas parler
01:03:53notamment des rangs
01:03:55on va en parler
01:03:55mais primo pardon
01:03:56comme je ne me suis pas exprimée
01:03:57je t'en prie Caroline
01:03:58je pensais que nous étions
01:03:59en période de disette
01:04:00avec quoi est-ce qu'on va encore
01:04:01financer
01:04:02ce doublon
01:04:03on va augmenter les impôts
01:04:04un peu plus
01:04:05un peu moins
01:04:05serrons-nous la ceinture
01:04:07les amis
01:04:07secondo
01:04:08c'est tout
01:04:09sauf faire preuve
01:04:10effectivement tu le disais
01:04:11d'universalisme
01:04:12auquel moi je suis
01:04:13comme beaucoup d'entre nous
01:04:14extrêmement attaché
01:04:16et quel message ça envoie
01:04:17ça veut dire
01:04:18que ces personnes
01:04:19sont les seules
01:04:20une fois de plus
01:04:20à être issues de la diversité
01:04:21ou sont les français juifs
01:04:23je le redis
01:04:23ou sont les français
01:04:25en situation de handicap
01:04:26et en fonction de votre prisme
01:04:28tout le monde est issu
01:04:29de la diversité
01:04:30que vous soyez âgé
01:04:31que vous soyez jeune
01:04:32que vous soyez fort
01:04:33que vous soyez mince
01:04:34etc
01:04:34donc ça veut dire
01:04:36qu'on prend uniquement
01:04:37des origines
01:04:38une couleur de peau
01:04:39une religion
01:04:40et on en fait un étendard
01:04:42mais ce que fait monsieur Macron
01:04:43en dehors de la communication
01:04:45multiculturaliste
01:04:46qui est la sienne
01:04:47c'est contre-productif
01:04:48c'est encore donner des voix
01:04:50au RN
01:04:50il n'a pas compris ça en fait
01:04:52ça divise
01:04:53ça fracture
01:04:53on n'a vraiment pas besoin
01:04:55de ça
01:04:55c'est ce que dit
01:04:55Bruno Rotario
01:04:56dans sa communication
01:04:57c'est lamentable
01:04:58il a raison
01:04:58mais le pire
01:04:59c'est que c'est pour lutter
01:05:00contre le trumpisme
01:05:01j'imagine que Donald Trump
01:05:03a dû quitter
01:05:05la Maison Blanche
01:05:06pour aller dans le super Air Force One
01:05:08dans lequel décolle
01:05:09le président des Etats-Unis
01:05:10en cas de risque
01:05:11d'attaque nucléaire
01:05:12sur les Etats-Unis
01:05:13mais moi je ne sais pas
01:05:14j'aurais vu quelques noms
01:05:15bizarres
01:05:15qu'ils ne soient pas
01:05:16Sonia Mabrou
01:05:17qu'elle aurait eu toute sa place
01:05:18dans ce comité
01:05:19je ne sais pas moi
01:05:20Christine Kelly
01:05:21Sabrina Medjeber
01:05:23mais bizarrement
01:05:24ce sont tous ceux
01:05:25qui ont le tropisme
01:05:26indigéniste
01:05:27et wokiste
01:05:28c'est pas un peu bizarre ?
01:05:30parce que quand vous n'êtes pas
01:05:30dans le politiquement correct
01:05:31effectivement
01:05:32vous êtes taxé de fachos
01:05:33je pense qu'on le sait tous
01:05:34sur ce plateau
01:05:35Olivier Vial
01:05:36le vrai risque
01:05:39c'est ça
01:05:40c'est que
01:05:40l'objectif
01:05:41c'est au moment
01:05:41où on a besoin
01:05:42de se rassembler
01:05:43il est en train
01:05:44d'entretenir les divisions
01:05:45et de
01:05:46de magnifier
01:05:47d'institualiser
01:05:48les origines
01:05:49et les identités
01:05:50qui nous différencient
01:05:52plutôt que
01:05:52les valeurs
01:05:53qui peuvent nous rassembler
01:05:54et je crois que c'est là
01:05:55la vraie
01:05:56on aurait pu créer
01:05:57un haut commissariat
01:05:58à l'assimilation
01:05:58ça aurait sans doute
01:05:59été plus utile
01:06:00surtout qu'aujourd'hui
01:06:01on sait que
01:06:02certaines puissances étrangères
01:06:04jouent
01:06:05le fractionnement
01:06:05de la société
01:06:06elles jouent
01:06:06sur nos fractures identitaires
01:06:08pour justement
01:06:09déstabiliser la France
01:06:10là
01:06:10avec ce haut commissariat
01:06:12avec l'institutionnalisation
01:06:13des diasporas
01:06:14on leur facilite
01:06:15la tâche
01:06:16et c'est tout bénéfice
01:06:19pour des états
01:06:20qui souhaitent jouer
01:06:21nos divisions
01:06:22comme les influenceurs
01:06:23algériens ont pu le faire
01:06:24comme des super
01:06:26groupes
01:06:27comme les frères musulmans
01:06:28qui jouent aussi
01:06:29cette carte
01:06:30du fractionnement identitaire
01:06:31chez nous
01:06:32et donc en faisant ça
01:06:33on est en train
01:06:33de leur donner
01:06:34de leur faciliter
01:06:35leur travail
01:06:36il y a un dernier point
01:06:38c'est que
01:06:38je trouve que c'est
01:06:39extrêmement insultant
01:06:40pour nos concitoyens
01:06:42ultramarins
01:06:43de les mettre
01:06:44dans un commissariat
01:06:46avec les diasporas
01:06:47les ultramarins
01:06:48sont français
01:06:49ils sont français
01:06:50depuis des siècles
01:06:50ils sont français
01:06:51avant même
01:06:52les niçois
01:06:52et les savoyards
01:06:53il y a un moment
01:06:54où il faut arrêter
01:06:56de les considérer
01:06:56simplement
01:06:57et là
01:06:58c'est là
01:06:58où on voit
01:06:58qu'on a une ethnisation
01:07:00et une racialisation
01:07:01de la politique
01:07:03où on considère
01:07:04que parce qu'ils sont
01:07:05ils sont majoritairement
01:07:07de couleur
01:07:08ils ne seraient pas français
01:07:10comme les autres
01:07:10et ça
01:07:11c'est finalement
01:07:11le message
01:07:12que fait passer
01:07:13cette création
01:07:14du haut commissariat
01:07:14de la diversité
01:07:15à la diaspora
01:07:15en mettant les ultramarins
01:07:17dans ce comité
01:07:18et vous savez Olivier
01:07:19merci pour votre intervention
01:07:20je me mets à la place
01:07:20des français
01:07:21qui nous regardent
01:07:22et ils sont nombreux
01:07:22et ils doivent se dire
01:07:23devant leur poste
01:07:24mais il n'y a pas autre chose
01:07:26à faire
01:07:26il n'y a pas d'autre priorité
01:07:28que cela
01:07:28au moment où on se parle
01:07:30sincèrement
01:07:31Catherine
01:07:31il y a sans doute
01:07:33d'autres priorités
01:07:33moi je ne suis pas contre
01:07:34la création
01:07:34d'un haut commissariat
01:07:35de la diversité
01:07:36honnêtement
01:07:36quand on voit
01:07:37tous les sondages
01:07:38et d'autres promesses faites
01:07:40qui n'ont pas été tenues
01:07:43oui oui
01:07:43il y a d'autres promesses faites
01:07:44qui n'ont pas été tenues
01:07:45il y a d'autres aussi
01:07:46vous savez
01:07:46Macron est en fin de mandat
01:07:47donc maintenant
01:07:47il se dit
01:07:48qu'est-ce que je vais laisser
01:07:49qu'est-ce que je vais laisser
01:07:49comme trace
01:07:50malheureusement pas
01:07:51et des commissariats
01:07:52il n'y a pas grand chose
01:07:54mais voilà
01:07:55le commissariat au plan
01:07:56c'est un régal
01:07:58c'est lui qui avait créé
01:07:59le haut commissariat au plan
01:08:00cet organisme
01:08:01qui avait une quinzaine de personnes
01:08:03créé spécifiquement
01:08:04pour François Bayrou
01:08:05à l'époque
01:08:05où il n'avait pas d'emploi
01:08:06et je vous invite à lire
01:08:07le rapport de la Cour des Comptes
01:08:08mais oui
01:08:09ça c'était la nuit dernière
01:08:10mais vous allez voir
01:08:12vous allez tomber de votre chaise
01:08:12c'est édifiant
01:08:14les collusions
01:08:14combien de pages
01:08:15le rapport
01:08:17par contre
01:08:19le rapport d'activité
01:08:20du commissariat
01:08:2012 pages
01:08:21avec plein d'images
01:08:22en 4 ans d'activité
01:08:24un rapport
01:08:2512 pages
01:08:25avec plein d'images
01:08:26c'est un scandale
01:08:27François Bayrou
01:08:28ne prenait pas de salaire
01:08:29quand même pour ça
01:08:30il n'y avait pas d'émoluments
01:08:31il n'y avait pas de salaire
01:08:32il y avait des frais de représentation
01:08:33et il avait demandé
01:08:34que s'en détaient
01:08:35deux personnes
01:08:35de la mairie de Pau
01:08:36à ce commissariat
01:08:37allez les amis
01:08:38pour marquer une nouvelle pause
01:08:39je vais remercier
01:08:40et qui a eu le dérit
01:08:41de permettre de planquer
01:08:42Clément Bonn
01:08:43et je finis le rapport
01:08:44de la Cour des Comptes
01:08:44préconiser la fermeture
01:08:45de ce commissariat
01:08:46qui avait prouvé
01:08:47son inutilité
01:08:48et pardon
01:08:48texto
01:08:48et c'est pas comme ça
01:08:49qu'on va lutter
01:08:50contre le racisme
01:08:51c'est tout
01:08:51ça s'appelle
01:08:52la nature humaine
01:08:52vous avez des minorités
01:08:54extrêmement racistes
01:08:55des majorités
01:08:55qui le sont toutes
01:08:56autant
01:08:57c'est une question
01:08:58d'humains
01:08:58une fois de plus
01:08:59allez on remercie
01:09:00Olivier Vial
01:09:00directeur du CAE
01:09:01qui a participé
01:09:02à ce débat
01:09:03et je vous remercie
01:09:04pour ce rapport
01:09:05avec plein d'images
01:09:06je ne sais pas
01:09:06comment je dois le prendre
01:09:07je ne sais pas
01:09:09comment je dois le prendre
01:09:10merci
01:09:10on se retrouve
01:09:10dans quelques instants
01:09:11à tout de suite
01:09:1218h30
01:09:16c'est déjà
01:09:16la dernière ligne droite
01:09:17de votre punchline
01:09:18du dimanche
01:09:19place à la faux
01:09:20avec Isabelle Piboulot
01:09:22le bilan s'alourdit
01:09:25encore dans les Alpes
01:09:266 morts sont à déplorer
01:09:28ce week-end
01:09:28après des avalanches
01:09:30parmi eux
01:09:313 skieurs
01:09:31sont morts aujourd'hui
01:09:33notamment à Courchevel
01:09:34un quinquagénaire britannique
01:09:36est décédé à la Plagne
01:09:37en début d'après-midi
01:09:38la préfecture de Savoie
01:09:40a recensé au moins
01:09:416 avalanches aujourd'hui
01:09:42dans les domaines
01:09:43skiables du département
01:09:44hier
01:09:453 hommes ont été tués
01:09:46alors qu'ils pratiquaient
01:09:47le hors-piste
01:09:48à Val d'Isère
01:09:48et à Arèche-Beaufort
01:09:50Donald Trump exhorte
01:09:51Cuba à accepter un accord
01:09:53avant que le pays
01:09:54ne se retrouve
01:09:55sans pétrole
01:09:56ni argent
01:09:57en provenance du Venezuela
01:09:58une déclaration
01:09:59du président américain
01:10:00sur son réseau social
01:10:01suscitant la colère
01:10:03de son homologue cubain
01:10:04Cuba est une nation libre
01:10:06indépendante
01:10:07personne ne nous dicte
01:10:08quoi faire
01:10:08a-t-il répondu sur X
01:10:10les propos de Donald Trump
01:10:11interviennent
01:10:12une semaine
01:10:12après la capture
01:10:13de Nicolas Maduro
01:10:15et puis nouvelle frappe
01:10:16de l'armée israélienne
01:10:17au sud du Liban
01:10:18annonçant
01:10:19cibler le Hezbollah
01:10:20Tzahal avait émis
01:10:21plutôt un ordre
01:10:22d'évacuation
01:10:23aux habitants
01:10:24ces raids
01:10:25interviennent
01:10:25alors que l'armée
01:10:26libanaise
01:10:27a annoncé jeudi
01:10:28avoir mené à bien
01:10:29le désarmement
01:10:30du mouvement
01:10:30chiite pro-iranien
01:10:32au sud du Litanie
01:10:33à une trentaine
01:10:34de kilomètres
01:10:34de la frontière
01:10:35avec Israël
01:10:36et c'était le mot
01:10:38de la fin je suppose
01:10:39tout à fait
01:10:40c'est à vous
01:10:40merci de nous avoir
01:10:41accompagné dans ce
01:10:42punchline du dimanche
01:10:43chère Isabelle
01:10:43c'est toujours un plaisir
01:10:44de vous avoir
01:10:45on va terminer avec
01:10:47trois thématiques
01:10:48et celle que l'on va
01:10:49aborder va vous faire
01:10:51agir évidemment
01:10:51on va parler du Venezuela
01:10:52mais via le prisme
01:10:54de lecture de
01:10:55monsieur Mélenchon
01:10:56on n'est jamais
01:10:58surpris par Jean-Luc Mélenchon
01:11:00surpris ou pas
01:11:01d'ailleurs j'allais le dire
01:11:02mais écoutez sa prise
01:11:04de parole
01:11:05sur la situation
01:11:06et c'est un véritable appel
01:11:09qui lance
01:11:09et je pense que ça va
01:11:11vous faire agir
01:11:11écoutez Jean-Luc Mélenchon
01:11:13il doit se défendre
01:11:15et s'il le faut
01:11:15les armes à la main
01:11:16contre l'invasion
01:11:18nord-américaine
01:11:20et il faut obtenir
01:11:22de manière conséquente
01:11:25la libération
01:11:25du président Maduro
01:11:27parce que
01:11:27sinon ça signifie
01:11:29qu'on accepte
01:11:30l'opération
01:11:30qui a été faite
01:11:31voilà
01:11:32c'est court
01:11:33il y a tout dedans
01:11:34il appelle carrément
01:11:35les Vénézuéliens
01:11:36à s'armer
01:11:36vous voyez ce que ça veut dire
01:11:37évidemment
01:11:38à libérer
01:11:39s'armer contre les Américains
01:11:41s'armer contre les Américains
01:11:42ils ne sont pas là
01:11:42les Américains
01:11:43vous voyez les messages
01:11:44mais les Américains
01:11:46c'est le grand méchant
01:11:46c'est l'impérialisme
01:11:47de toute façon
01:11:47c'est le message
01:11:48de Jean-Luc Mélenchon
01:11:49voilà
01:11:49mais ils sont là
01:11:50mais ils ne sont pas là
01:11:51je rappelle qu'il n'y a pas
01:11:52un soldat américain
01:11:53sur le sol vénézuélien
01:11:54la manifestation
01:11:56aujourd'hui
01:11:57ou hier
01:11:58au Venezuela
01:11:58contre
01:12:00ce qui s'était passé
01:12:01a réuni à peu près
01:12:03un millier de personnes
01:12:04c'est-à-dire rien
01:12:04personne
01:12:05personne ne réclame
01:12:07à corps et à cri
01:12:07le retour de Maduro
01:12:08le dictateur
01:12:09c'est faux
01:12:10c'est faux
01:12:11celui qui a
01:12:11mis en prison
01:12:13des tas de gens
01:12:14pour leurs opinions politiques
01:12:15qui a assassiné
01:12:16qui a tué
01:12:16non personne réclame
01:12:17son retour
01:12:18donc les gens
01:12:19au Venezuela
01:12:19ne vont pas écouter
01:12:20Jean-Luc Mélenchon
01:12:21pour demander
01:12:23le retour
01:12:23le retour
01:12:24avec les conséquences
01:12:25que ça peut avoir
01:12:26le message passé
01:12:27c'est ça que tu veux
01:12:27Maduro
01:12:28il est en prison
01:12:28il est aux Etats-Unis
01:12:29il va être jugé
01:12:31pour trafic de gros
01:12:33il va bien
01:12:33il y a une petite vidéo
01:12:35qui a été postée
01:12:36de son fils
01:12:37le sens du message
01:12:39quand même
01:12:39le sens
01:12:39armez-vous
01:12:40c'est révolutionnaire
01:12:42avec Jean-Luc Mélenchon
01:12:43vous avez remarqué
01:12:44il parle rarement
01:12:45des peuples
01:12:46Mélenchon
01:12:46il parle des dirigeants
01:12:47de l'idéologie
01:12:48donc enfin
01:12:49il parle des peuples
01:12:50mais c'est pour leur dire
01:12:50armez-vous
01:12:51or
01:12:52je veux dire
01:12:53un peuple s'arme
01:12:54s'il veut
01:12:55d'abord
01:12:55il n'attend pas Mélenchon
01:12:56et puis d'autre part
01:12:57effectivement
01:12:58comme le disait Olivier
01:12:58il n'y a quasiment pas
01:13:00ça ne bouge pas
01:13:00ils sont contents
01:13:01les Vénézuéliens
01:13:02on n'est pas comme en Iran
01:13:05où tout un pays
01:13:06est en train de se soulever
01:13:07contre les Molas
01:13:08voilà
01:13:09donc Mélenchon
01:13:11ne parle jamais des peuples
01:13:12juste pour leur dire
01:13:12depuis Paris
01:13:13dans son appartement
01:13:14bien au chaud
01:13:15armez-vous
01:13:15et faites la guerre
01:13:16la seule chose
01:13:17qu'ils aimeraient
01:13:17les Vénézuéliens
01:13:20petite parenthèse
01:13:21là-bas
01:13:21c'est quand même
01:13:22qu'il y a un vrai changement
01:13:23de régime
01:13:23qui arrive
01:13:24on n'est pas encore
01:13:25on leur avait promis
01:13:27la libération
01:13:28des prisonniers politiques
01:13:29il y en a entre 1000
01:13:30et 3000
01:13:31on ne sait pas bien
01:13:32ils sont toujours en prison
01:13:33les gens sont toujours
01:13:34à la recherche
01:13:35à la recherche d'un frère
01:13:35d'une soeur
01:13:36d'un père
01:13:36etc
01:13:37ça on ne sait pas
01:13:38les prisons n'ont pas été vidées
01:13:39pour l'instant
01:13:39et c'est ce qu'ils réclament
01:13:40et les épiceries
01:13:42n'ont pas été remplies
01:13:43ils ont toujours besoin
01:13:44ils se font toujours
01:13:44la queue pour manger
01:13:45un pays magnifique
01:13:46et riche
01:13:48et riche aussi
01:13:49très rapidement
01:13:50parce qu'il y a deux thèmes
01:13:52encore sur lesquels
01:13:52j'aimerais vous faire agir
01:13:53mais sur ce message
01:13:55on sait cet appel
01:13:56de Mélenchon
01:13:56c'est irresponsable
01:13:57il n'y a pas un soldat
01:13:58américain sur place
01:13:59j'imagine si quelqu'un disait
01:14:00il faut armer
01:14:01les Vénézuéliens
01:14:02pour renverser le régime
01:14:03là le même
01:14:04Jean-Luc Mélenchon
01:14:05crierait au scandale
01:14:05non je pense que
01:14:07quand il a tenu ce propos
01:14:08lui est passé par la tête
01:14:09une vieille citation
01:14:10de Che Guevara
01:14:11la révolution est comme
01:14:12une bicyclette
01:14:13si elle n'avance pas
01:14:14elle tombe
01:14:14Caroline
01:14:16je ne sais pas
01:14:18si on en aura mieux
01:14:18ah non
01:14:19dans un film
01:14:21avec Louis de Funès
01:14:22on pensait que c'était
01:14:23Eddy Merckx
01:14:24vous vous rappelez ?
01:14:24oui je pense que
01:14:25Caroline
01:14:26il est toujours dans son couloir
01:14:27et j'ai envie de vous dire
01:14:28rapidement
01:14:28on a les amis qu'on mérite
01:14:30souvenez-vous des propos
01:14:31qu'il tenait
01:14:31concernant son ami
01:14:33M. Chavez
01:14:33moi je n'ai jamais entendu
01:14:34M. Mélenchon
01:14:35parler du peuple
01:14:37effectivement vénézuélien
01:14:38parler des exactions
01:14:39qu'il vivait
01:14:40de la misère
01:14:41de l'horreur
01:14:42du régime arbitraire
01:14:43totalitaire
01:14:44mais bon
01:14:44rien d'étonnant
01:14:45selon M. Mélenchon
01:14:46vous imaginez
01:14:47s'il lançait un appel pareil
01:14:48en France ?
01:14:48c'est très dangereux
01:14:49oui mais d'ailleurs
01:14:50vous avez raison de le dire
01:14:51parce que c'est inquiétant
01:14:52parce que l'étape d'après
01:14:53c'est quoi ?
01:14:54ça veut dire quoi ?
01:14:54ça veut dire que si
01:14:55il y a une action
01:14:56qui a été faite
01:14:57au M. Mélenchon
01:14:57mais on sait bien que
01:14:59Mélenchon
01:15:00il a beaucoup de mal
01:15:00à respecter
01:15:01le résultat des urnes
01:15:02c'est pas rassurant
01:15:03comment ?
01:15:04c'est pas rassurant
01:15:05voilà
01:15:05non c'est pas rassurant
01:15:06comment il va réagir
01:15:07s'il a droit de gagne
01:15:08dans deux ans ?
01:15:10armez-vous ?
01:15:11est-ce qu'il va dire
01:15:12comme va fait Trump
01:15:13marcher sur la somme
01:15:13et nationale ?
01:15:15je ne veux pas lui faire
01:15:15de procès d'intention
01:15:16mais je pense qu'il en est
01:15:17un peu capable
01:15:17non mais pardon Catherine
01:15:18certains lors des dernières
01:15:20élections à LFI
01:15:21avaient dit
01:15:21si on n'arrive pas
01:15:22à prendre le pouvoir
01:15:23dans les urnes
01:15:24on le prendra dans la rue
01:15:25absolument
01:15:25c'est bien pour ça
01:15:26que je faisais cette remarque
01:15:27en disant que
01:15:28le cran d'après
01:15:29c'est peut-être en France
01:15:30c'est ça
01:15:30et c'est pour ça
01:15:31que je voulais
01:15:31vous faire entendre
01:15:32et j'étais sûr
01:15:33que ça allait vous faire agir
01:15:33ces propos tenus
01:15:34par Jean-Luc Mélenchon
01:15:35qui sont loin d'être rassurants
01:15:36deux thèmes pour terminer
01:15:38l'écriture inclusive
01:15:39pour ou contre ?
01:15:40merci
01:15:41contre
01:15:41je vois que vous suivez
01:15:42ça me fait plaisir
01:15:43on est sidéré par cette question
01:15:45évidemment
01:15:46on est sidéré
01:15:46mais vous n'y attendez même pas
01:15:48comment de poser cette question
01:15:49mais comment
01:15:50parce que nous sommes
01:15:51quasiment au terme
01:15:52de cette émission
01:15:53thierrycabane.n.e.s
01:15:56nous sommes contre
01:15:57d'accord
01:15:57merci beaucoup
01:15:58je vous l'avais évoqué
01:15:59très rapidement
01:16:00parce qu'il y a des plaques
01:16:01commémoratives présentes
01:16:02à l'intérieur de la mairie de Paris
01:16:03qui sont écrites
01:16:04évidemment en écriture inclusive
01:16:05et ce qui a mis en colère
01:16:07une association de francophonie
01:16:08on peut les comprendre
01:16:08et bien le conseil d'état
01:16:09a tranché
01:16:10c'est là-dessus
01:16:10que je vais vous faire réagir
01:16:11ces plaques
01:16:12on leur place
01:16:12on nous dit
01:16:13c'est Manon Varaldo
01:16:15et Mathilde
01:16:15de Couvillard-Fleurnois
01:16:16qui nous expliquent tout ça
01:16:17et vous allez réagir très rapidement
01:16:18mais vous allez réagir très rapidement
01:16:19parce que j'ai un dernier thème pour vous
01:16:21Voici les plaques commémoratives
01:16:24de la discorde
01:16:25elles sont apposées
01:16:26dans un couloir
01:16:27de l'hôtel de ville
01:16:28sur celle-ci
01:16:29on peut y lire
01:16:29le mot président
01:16:30suivi d'un point
01:16:31et de la lettre E
01:16:32pour inclure la forme féminine
01:16:34mais pour l'association
01:16:35francophonie à venir
01:16:36l'écriture inclusive
01:16:38n'a pas sa place
01:16:38dans la langue française
01:16:39et a donc demandé
01:16:40leur retrait
01:16:41le 31 décembre dernier
01:16:43le conseil d'état
01:16:44a tranché
01:16:45en faveur de cette écriture
01:16:46une erreur
01:16:47selon l'académie française
01:16:48je crois que c'est vraiment
01:16:50une décision
01:16:51qui n'est pas
01:16:52disons
01:16:54de la part
01:16:55du conseil d'état
01:16:56qui n'est pas responsable
01:16:58la langue française
01:16:59c'est la langue
01:17:00de l'unité de la France
01:17:02et à partir du moment
01:17:03on touche à la langue française
01:17:04on touche
01:17:05à l'unité de la France
01:17:07si l'académie française
01:17:08s'oppose au conseil d'état
01:17:09les français eux
01:17:10sont plus mitigés
01:17:11moi je suis
01:17:12assez
01:17:13c'est contre cette opposition
01:17:14de l'académie française
01:17:15dans la mesure où
01:17:16ces plaques commémoratives
01:17:17racontent une histoire
01:17:18une histoire
01:17:19celle de la nôtre
01:17:20celle de Paris
01:17:21et qu'on le veuille ou non
01:17:22cette histoire
01:17:23elle est plurielle
01:17:24je trouve que la langue française
01:17:25c'est une très jolie langue
01:17:27musicale
01:17:28et c'est vraiment
01:17:29du gâchis
01:17:30vraiment
01:17:32c'est le nivellement
01:17:33par le bas
01:17:33l'écriture inclusive
01:17:34n'a cessé de faire débat
01:17:36en 2017 par exemple
01:17:37Edouard Philippe
01:17:38alors premier ministre
01:17:39avait émis une circulaire
01:17:41interdisant déjà
01:17:42l'écriture inclusive
01:17:43mais uniquement
01:17:44dans les actes administratifs
01:17:45officiels
01:17:46on vit dans une
01:17:47dans un monde formidable
01:17:48non ?
01:17:49mais c'est très bien
01:17:50de vouloir rappeler
01:17:51qu'il y a eu des présidentes
01:17:52et des présidents
01:17:53mais on écrit en un seul mot
01:17:54les présidentes
01:17:54et présidents
01:17:55passé
01:17:55voilà
01:17:56on écrit en deux mots
01:17:57pardon
01:17:58vous souvenez tout à l'heure
01:17:59au début de l'émission
01:18:00on évoquait avec notre invité
01:18:01Harold Cobert
01:18:02le problème de l'écriture
01:18:05de l'éducation
01:18:06etc
01:18:06ça ne facilite pas
01:18:07la diversité
01:18:08la reconnaissance de la diversité
01:18:09ne doit pas inclure
01:18:10la destruction
01:18:11d'une tradition
01:18:13et en l'occurrence
01:18:14d'une langue
01:18:15voilà
01:18:15si on veut
01:18:16la France déclassée
01:18:17c'est le fil rouge
01:18:18de l'émission
01:18:18on l'écrit entièrement
01:18:20dans les mots
01:18:21et présidente
01:18:21et président
01:18:22passé
01:18:22de différentes fonctions
01:18:24de la mairie de Paris
01:18:25ça s'écrit
01:18:25en plusieurs mots
01:18:27et non pas avec des points
01:18:28et des E
01:18:29et des S
01:18:29et des points
01:18:30et comment j'écris
01:18:30Philippe David
01:18:31en inclusif ?
01:18:31je ne sais pas
01:18:32moi j'appelle ça
01:18:33le volet puque bobo
01:18:34l'écriture inclusive
01:18:35parce que ça concerne
01:18:36uniquement les arrondissements
01:18:37du centre de Paris
01:18:39donc ça va très bien
01:18:40non non
01:18:40des 30 fois
01:18:41il y en a partout
01:18:41j'espère simplement
01:18:42qu'ils ne vont pas faire
01:18:43une plaque commémorative
01:18:44au .lu.e.s
01:18:46ça pourrait être mal interprété
01:18:47vous dites ça
01:18:50vous ne dites rien
01:18:51non non
01:18:52tellement
01:18:52vous avez raison Thierry
01:18:55nous vivons dans un asile psychiatrique
01:18:56à ciel ouvert
01:18:57Caroline
01:18:57le drame de la France
01:18:58j'entends qu'on ait envie
01:18:59de gommer les inégalités
01:19:00mais il y a une population
01:19:01des citoyens
01:19:02qui sont des sous-citoyens
01:19:03dont je fais partie
01:19:04les malvoyants et les aveugles
01:19:05et moi je suis fatiguée
01:19:06en tête de ce débat
01:19:07parce que je suis une des actrices
01:19:08associatives
01:19:09contre l'écriture inclusive
01:19:11c'est une écriture totalement excluante
01:19:13pour les personnes comme moi
01:19:14ainsi que pour les dyslexiques
01:19:15et d'autres personnes
01:19:15en situation de handicap
01:19:17contrairement à ce que beaucoup pensent
01:19:18il n'y a que 3% de brahistes
01:19:20sur 2 millions
01:19:21de déficients visuels
01:19:23en France
01:19:23nous fonctionnons à l'audio
01:19:25avec des synthèses vocales
01:19:26et des paramétrages spécialisés
01:19:28et je vais faire mon autopromo
01:19:29une fois n'est pas coutume
01:19:30j'écris pendant 4 ans
01:19:32dans un magazine de référence
01:19:33santé et handicap
01:19:33qui malheureusement
01:19:34a mis la clé sous la porte
01:19:36pour des raisons budgétaires
01:19:37le magazine
01:19:38être en réseau
01:19:38handicap et prévention
01:19:40et je propose à nos téléspectateurs
01:19:42et aux auditeurs
01:19:42d'aller lire l'article
01:19:44sur cette sensibilisation
01:19:45que j'ai fait sur mes réseaux sociaux
01:19:46il y a quelques années
01:19:47parce que c'est une honte
01:19:49j'entends en fonction des sensibilités
01:19:50qu'on défende cette écriture
01:19:52mais nous mettre à l'écart
01:19:54nous mettre sur le bas côté
01:19:56c'est scandaleux
01:19:58Olivier
01:19:59je crois que l'Académie française
01:20:00est opposée à l'écriture inclusive
01:20:03depuis plus de 10 ans
01:20:04que ça fait partie de ces combats
01:20:06malheureusement ça n'empêche pas
01:20:08les plaques d'être gravées
01:20:10je ne sais pas si la mairie de Paris
01:20:11en entendant ça
01:20:12va changer ces marbres
01:20:14comme on les voit ici
01:20:15ça m'étonnerait malheureusement
01:20:16je crois qu'il y a d'autres problèmes
01:20:18sur les plaques parisiennes
01:20:20et on en a souvent parlé ici
01:20:22les plaques à la mémoire
01:20:24des victimes du terrorisme
01:20:26je rappelle qu'il y a marqué
01:20:27du terrorisme
01:20:28et pas du terrorisme
01:20:29islamisme
01:20:29il y a un problème de mots
01:20:30alors que la mairie de Paris
01:20:32s'amuse avec l'écriture inclusive
01:20:34c'est son problème
01:20:35la vérité c'est qu'on n'arrive pas
01:20:37à écrire les choses
01:20:39à dire les choses
01:20:40à verbaliser les choses
01:20:41pour moi c'est le plus grand
01:20:42plus grand problème
01:20:43je crois que l'académie française
01:20:46peut hurler
01:20:47continuer à hurler
01:20:48malheureusement
01:20:49c'est ça
01:20:51la France aujourd'hui en 2026
01:20:53allez on va terminer
01:20:54avec un sujet
01:20:54j'allais dire plus léger
01:20:55quoique
01:20:56Philippe
01:20:57vous aimez le cassoulet ?
01:20:58ah bien sûr
01:20:59mais de Castelnaudary
01:21:00de Toulouse
01:21:01de la Moujeta
01:21:02aussi ça c'est un cassoulet
01:21:03des Pyrénées
01:21:04avec des haricots plus gros
01:21:05vous aimez la chanson française
01:21:07et les uns et les autres
01:21:08vous aimez ce qui fait la France
01:21:09bien sûr
01:21:10malheureux
01:21:11et voilà
01:21:12pourquoi je vous parle de ça ?
01:21:13parce qu'on va parler
01:21:14des banquets du canon français
01:21:15et ça cartonne
01:21:18honnêtement
01:21:18c'est organisé
01:21:20un peu partout
01:21:21il y a un monde de dingue
01:21:22et c'est pas bien
01:21:23là aussi
01:21:24dans la française
01:21:25c'est pas bien
01:21:25comme dirait
01:21:26notre
01:21:27certains de nos amis
01:21:30tout est foutu
01:21:31Eric Nolo
01:21:32qui nous regarde
01:21:34et bien non
01:21:35même ça c'est pas bien
01:21:36c'est pas bien d'aimer
01:21:37la chanson française
01:21:38c'est pas bien d'aimer
01:21:39la bonne chair
01:21:40c'est pas bien d'aimer
01:21:41ces banquets du canon français
01:21:43c'est contesté
01:21:44par la gauche
01:21:45évidemment
01:21:45c'est
01:21:46Franck Trivio
01:21:48et Mathilde Coulière-Flornois
01:21:49qui nous racontent tout cela
01:21:50et c'est un reportage
01:21:51à grâce
01:21:51tourné par Franck Trivio
01:21:52regardez l'ambiance
01:21:53et puis on va en parler
01:21:54très rapidement
01:21:55ça sera notre
01:21:55notre conclusion
01:21:56notre dessert
01:21:58si je puis me permettre
01:21:58mais je ne sais pas
01:21:59si j'ai le droit
01:21:59de dire dessert
01:22:00pourquoi pas
01:22:01je ne sais pas
01:22:02pourquoi
01:22:03je ne sais pas
01:22:04ce n'est pas politique
01:22:04en Corée
01:22:04je ne sais pas
01:22:06sujet
01:22:07des plats traditionnels
01:22:13et de la variété française
01:22:17le canon français
01:22:20a dressé la table à grâce
01:22:22pour son banquet festif
01:22:23ce week-end
01:22:23et l'ambiance
01:22:24n'a déçu personne
01:22:25on peut avoir
01:22:26des endroits
01:22:27comme ça
01:22:27où on peut se retrouver
01:22:29avec des vieilles chansons
01:22:31qui font partie
01:22:32de la France
01:22:33et des Français
01:22:34on y va
01:22:35il n'y a pas de mouvement
01:22:36politique
01:22:36ou de revendications particulières
01:22:39il y a juste
01:22:39le plaisir
01:22:40de se retrouver
01:22:40dans tout ce qu'on aime
01:22:42de la France
01:22:42je suis venue
01:22:44pour l'ambiance
01:22:45parce que j'adore
01:22:46parce que
01:22:47c'est super
01:22:48le canon français
01:22:49voilà
01:22:49c'est magnifique
01:22:51depuis 4 ans
01:22:52le canon français
01:22:53fait le tour du pays
01:22:54près de 50 banquets
01:22:56organisés dans différentes villes
01:22:57l'année dernière
01:22:58qui ont rassemblé
01:22:59entre 60 000
01:23:00et 70 000 personnes
01:23:01des tablés
01:23:02qui ne cessent
01:23:02de créer l'engouement
01:23:03mais depuis le printemps
01:23:05dernier
01:23:05le banquet fait polémique
01:23:07avec l'entrée au capital
01:23:08du milliardaire
01:23:09Pierre-Edouard Sterrin
01:23:10accusé par des médias
01:23:11et une partie de la gauche
01:23:12d'être proche
01:23:13de l'extrême droite
01:23:14plusieurs élus
01:23:15se sont opposés
01:23:15à la tenue
01:23:16de l'événement
01:23:16dans certaines villes
01:23:17les organisateurs
01:23:19eux
01:23:19se défendent pourtant
01:23:20de faire de la politique
01:23:21il y a certains élus
01:23:22on va dire
01:23:23de la gauche radicale
01:23:24qui nous ont critiqué
01:23:25en disant
01:23:26qu'on avait un projet politique
01:23:28ce qui n'est pas le cas
01:23:29c'est pas ce qui nous intéresse
01:23:30nous ce qui nous intéresse
01:23:31c'est de faire chanter
01:23:32les gens ensemble
01:23:33manger les gens ensemble
01:23:35et mettre en avant
01:23:37les produits du terroir
01:23:37le prochain banquet
01:23:39se tiendra
01:23:39à la roche sur Foron
01:23:40en Haute-Savoie
01:23:41le 17 janvier
01:23:42alors ça c'est un sujet
01:23:45qui vous intéresse
01:23:45c'est vrai
01:23:46la côte de meuf
01:23:46c'est politique
01:23:47boire un bon verre de vin
01:23:48mais même si c'est
01:23:49il faut le boire
01:23:50avec modération
01:23:50c'est politique
01:23:51danser c'est politique
01:23:52chanter c'est politique
01:23:53le verre est politique
01:23:54je ne suis jamais allé
01:23:55au canon français
01:23:56ça m'a l'air extrêmement sympathique
01:23:57mais moi vous me proposez
01:23:58cassoulet
01:23:59ou côte de bœuf frites
01:24:01avec une bonne sauce au poivre
01:24:02en chantant du Johnny
01:24:04du Clo-Clo
01:24:04du Sardou
01:24:05ça me paraît
01:24:06beaucoup plus sympathique
01:24:07qu'une soirée quinoa
01:24:08à chanter du rap
01:24:09voilà
01:24:10c'est vrai
01:24:11c'est une question de vous
01:24:11mais je pense que je ne suis pas
01:24:12le seul dans ce cas de figure
01:24:13Catherine
01:24:14vous êtes
01:24:15d'abord les banquets
01:24:17ce sont ces politiques
01:24:18c'est à dire que
01:24:19ça a été créé au départ
01:24:20parce que c'était un acte politique
01:24:21la création des banquets
01:24:22mais c'est très bien
01:24:22absolument
01:24:23affirmer une identité française
01:24:24c'est politique
01:24:25et ne pas aimer ça
01:24:27et bien c'est ne pas aimer la France
01:24:28ça veut dire quoi ?
01:24:29qu'il ne faut plus manger
01:24:30de cassoulet
01:24:30de bœuf bourguignon
01:24:31de pot au feu
01:24:32de quiche lorraine
01:24:32de tartiflette
01:24:33de cocovin
01:24:34de daume provençal
01:24:35en provence
01:24:36on fait des sardinades
01:24:37on fait des grands banquets
01:24:38des sardinades
01:24:39on paye 5 euros
01:24:40on rentre
01:24:41on va dire
01:24:41il faut arrêter ça aussi
01:24:42parce que ça ne plaît pas à certains
01:24:43ça rappelle de la culture française
01:24:45de qui l'on est
01:24:46de d'où l'on vient
01:24:46et pourquoi les gens
01:24:47aiment tant
01:24:48ces banquets
01:24:49un peu traditionnels
01:24:50si je puis dire
01:24:51qui souvent sont faits
01:24:52dans les villages
01:24:52dans les petites communes
01:24:53bien sûr
01:24:53moi j'ai toujours connu ça
01:24:54parce que ça nous rattache
01:24:55à qui on est
01:24:55à nos communes
01:24:56évidemment
01:24:56voilà
01:24:57à nos racines
01:24:58et on ne va pas avoir honte
01:24:59d'avoir des racines
01:25:00donc oui aux banquets
01:25:01fut-il politique ou pas
01:25:03oui
01:25:03vous savez pourquoi
01:25:04la gauche s'en veut
01:25:05parce qu'il y a Pierre-Édouard
01:25:06c'est un qui est
01:25:07qui est dans l'organisation
01:25:08donc évidemment
01:25:09c'est politique
01:25:10si certains n'aiment pas
01:25:10la culture de la France
01:25:11qu'ils aillent ailleurs
01:25:12on ne les retient pas
01:25:13mais nous on aime bien
01:25:14ces banquets
01:25:14qui nous rappellent
01:25:15qui sont nos racines
01:25:17vous souvenez
01:25:17M. Roussel
01:25:18il s'est fait épingler
01:25:19parce qu'il avait dit
01:25:19qu'il aimait
01:25:20l'avion de rouge
01:25:21et le fromage
01:25:23et le taux de France
01:25:24une bonne viande
01:25:24il avait posté avec
01:25:26avec la caravane
01:25:29avec
01:25:29je vais faire une marque
01:25:30pour la marque de saucissons
01:25:31cochinoux
01:25:32c'est pas bien
01:25:33c'est ça
01:25:33mais rappelons comme
01:25:34que ce sont des banquets
01:25:35qui ont amené la révolution
01:25:36de 1848
01:25:37pour revenir sur ce
01:25:39donc c'est politique
01:25:40on termine avec Caroline
01:25:41moi je suis affligé
01:25:42c'est sérieux
01:25:43tout devient politique
01:25:46tout devient politique
01:25:46tout est
01:25:47manger de la viande
01:25:48manger de la viande
01:25:49c'est politique
01:25:50manger c'est politique
01:25:51donc vous
01:25:52on est tous là
01:25:54à défendre
01:25:54les agriculteurs
01:25:55à dire qu'il faut manger français
01:25:56il faut les produits français
01:25:57et on vous répond
01:25:59vous êtes des fachos
01:26:00les gars
01:26:01vous êtes des fachos
01:26:02vous êtes d'horribles bonhommes
01:26:03c'est pas possible
01:26:04ça s'appellerait
01:26:05le canon
01:26:05ça irait
01:26:06le canon français
01:26:07c'est ça le
01:26:08je vous le dis
01:26:09Naïma Fadel
01:26:10qui était notre invité à midi
01:26:11j'ai lancé
01:26:12la responsabilité
01:26:14d'organiser
01:26:14et de participer
01:26:15à ces banquets
01:26:16donc si vous voulez vous convier
01:26:17on viendra avec plaisir
01:26:18puisque c'est Naïma
01:26:19qui l'organise
01:26:20elle a cette mission
01:26:23Caroline
01:26:23je peux avoir mon mot
01:26:24à dire pour le menu
01:26:24oui mais là
01:26:26oui voilà
01:26:28mais j'accepte quand même
01:26:29parce que c'est plutôt sympa
01:26:30quand même
01:26:30mais vivre
01:26:31elle devient polémique
01:26:32dans ce pays
01:26:33en dehors
01:26:34d'être épicurien
01:26:35esthète
01:26:35être épicurien
01:26:36c'est compliqué
01:26:37vulgairement
01:26:39foutre la paix aux gens
01:26:40les laisser vivre
01:26:41comme ils l'entendent
01:26:42est-ce qu'on fait du mal
01:26:43avec tout ça
01:26:44cette détestation
01:26:45de la France
01:26:45c'est quand même
01:26:46incroyable
01:26:47allez les amis
01:26:48il est 19h
01:26:49ça m'a donné faim
01:26:50donc Dieu décide
01:26:53de fermer le banquet
01:26:55on va fermer le banquet
01:26:56de punchline week-end
01:26:57merci de m'avoir accompagné
01:26:58lui en ces deux heures
01:26:58c'était un délice
01:26:59et bien écoutez
01:27:00dégustez
01:27:02on est d'accord
01:27:05je voulais savoir
01:27:05si vous suiviez jusqu'au bout
01:27:06et alors le dessert
01:27:07pourquoi on n'a pas le droit
01:27:07de dire dessert
01:27:08mais non parce que
01:27:09j'avais peur de dire dessert
01:27:10il ne faut pas avoir peur
01:27:11de faire de la résidence
01:27:12allez merci à Déborah
01:27:13Smadja
01:27:13Nathalie Lepeltier
01:27:14Pierrick Bastille
01:27:14Isabelle Pioubeau
01:27:15pour l'info
01:27:16Stéphane Fatoreto
01:27:17Magdalena Dervich
01:27:18pour la programmation
01:27:18merci aux équipes
01:27:19en régie tout de suite
01:27:20face à face
01:27:20Julien Drey
01:27:21Gilles-William
01:27:21Goldaden
01:27:22Eliott Deval
01:27:22belle semaine
01:27:23sur CNews
01:27:24bye bye
01:27:24et bon appétit
01:27:26merci