- il y a 7 mois
Retrouvez le replay de l'avant-course du relais messieurs de la 4e étape de la Coupe du monde de biathlon à Oberhof du 11/01/2026.
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SportTranscription
00:00Musique
00:01Très bon dimanche à vous, Simon Fourcade est en très grande forme.
00:29Mais est-ce que Tanguy s'est remis de ce choc avec l'entraîneur de l'équipe de France ?
00:34Ça lance bien ce formidable dimanche de biathlon.
00:37La poursuite, le relais homme, puis la poursuite femme au programme à Oberhof
00:41pour terminer cette semaine de Coupe du Monde, cette semaine de reprise de la Coupe du Monde.
00:46Le tennis de table avec les finales du World Tennis Champions, du WTT Champions à Doha.
00:51Le grand résumé du Dakar, le Classico Barça-Real en finale de la Supercoupe d'Espagne.
00:56Voilà le formidable dimanche de sport qui nous attend.
00:58Fred, vous ne faisiez pas ce petit genre de blague à Tanguy à l'époque ?
01:03Ça m'est arrivé de lui faire des petites blagues, mais je n'ai pas de souvenirs.
01:09Là, il fait froid, c'est pour ça.
01:10C'est pour ça, ça serait chaud.
01:12Anaïs est avec nous, ça va Anaïs ?
01:14Oui, ça va très bien, merci.
01:15La Oberhof, le grand froid, ça vous gênait à l'époque ou pas ?
01:19Un petit peu, oui, mais là il y a le soleil, ça change tout.
01:21On va demander à Charles-Antoine de nous montrer le soleil.
01:26Anne-Sophie, le soleil de Oberhof, ça vous fait rêver ?
01:29Non, ce n'est pas le mot.
01:32Le rêve, ce n'est pas ce qu'il me vient spontanément quand je pense à Oberhof.
01:36Mais à mon avis, tout le monde est impatient et Tanguy et Charles-Antoine également d'aller à Rupolding.
01:42Je ne sais pas s'ils partent ce soir ou demain, mais ils seront à Rupolding bien assez tôt, ils doivent s'en réjouer.
01:48Vous voyez qu'on est francs dans la cellule biathlon, dans l'équipe biathlon.
01:52Oberhof, le froid, avant Rupolding où il fera meilleur.
01:55Tanguy d'ailleurs, est-ce que ça va après votre rencontre matinale avec Simon ?
02:00Ça a l'air d'aller ?
02:01Et puis surtout, le froid, toujours.
02:03On s'inquiète pour vous Tanguy et Charles-Antoine ?
02:06Vous inquiétez pas, tout va bien.
02:10Vous parlez de soleil, mais pour l'instant, on ne le voit pas.
02:12Regardez, on est à l'ombre, le soleil est bas pour l'instant.
02:16Il fait moins 10 degrés comme hier.
02:18La différence, c'est qu'hier, on avait du vent qui nous poussait dans cette direction-là.
02:22Aujourd'hui, pour l'instant, pas de vent du tout, toujours de l'humidité.
02:25Mais on annonce des températures montantes toute la journée.
02:28On démarre à moins 10, on devrait finir vers moins 5, moins 6 si tout va bien.
02:32C'est ça qu'on a, on a hâte d'y arriver à ces moins 5, moins 6 pour que ça aille mieux.
02:36Mais on voit que les techniciens, en début de semaine, ils avaient très froid.
02:39C'est un petit peu mieux.
02:40Là, on les voit travailler un peu plus sereinement.
02:42Puis regardez, on s'est mis à un endroit décisif.
02:44Regardez d'un côté, transit pour continuer vers le pas de tir.
02:46De l'autre côté, finish.
02:47Il y a un relais homme.
02:49Heureusement, ce n'est pas Quentin qui le termine.
02:50La dernière fois qu'il a terminé un relais ici, vous vous rappelez ce qui s'était passé ?
02:53Il était allé de ce côté-là, au lieu d'aller chercher la médaille de ce côté-ci.
02:57Aujourd'hui, c'est Éric.
02:58Normalement, ça devrait bien se passer.
03:00Ce n'est pas beau de rappeler ces souvenirs-là, Tanguy.
03:03Quentin ne sera pas content.
03:05Ça s'était bien terminé, on a le droit.
03:07C'est vrai, c'est vrai.
03:09Le froid pour accompagner cette journée du côté de Borov.
03:12Un petit peu moins que ce qu'on redoutait effectivement.
03:14Hier, on va en parler dans un instant, mais les biathlètes avaient évoqué la difficulté de ce froid ici à Oberov.
03:23Avant cela, Anne-Sophie, nos petites habitudes.
03:25L'équipe Connect pour le lien avec nos téléspectateurs.
03:28Oui, avec une question déjà sur le relais des Jeux Olympiques, puisqu'il en reste deux avant le relais d'Antols.
03:34Celui d'aujourd'hui et à Rupolding également, la semaine prochaine, on aura un relais féminin et masculin.
03:40Alors cette question, les Français champions olympiques, est-ce que vous y croyez ?
03:44Vous savez que ce serait historique, ce n'est jamais arrivé.
03:45C'est dingue !
03:46Le relais hommes, champions olympiques, ce serait une première à Antols.
03:50Je sais que vous y croyez à 100%, mais ça va être donc pour vous.
03:53Vous pouvez vous aussi flasher le QR code qui s'affiche en bas à droite de votre écran
03:57ou vous rendre dans l'onglet direct de l'application et du site l'équipe pour répondre à cette question.
04:02C'est dingue quand même, Fred, que le relais masculin français n'ait jamais été champion olympique
04:06avec toutes les légendes du biathlon qui ont participé.
04:09Ça paraît assez incroyable, mais c'est vrai que parfois, quand on n'arrive pas à assembler
04:15quatre courses individuelles pour en faire un relais au top niveau, malheureusement,
04:20ça vient faire podium, mais pas victoire.
04:24En tout cas, on leur souhaite à cette belle équipe de France d'aller la chercher, cette médaille d'or.
04:28Tanguy, puisqu'on a un petit peu de temps, expliquez-nous ce que les techniciens sont en train de faire.
04:32C'est important pour nos téléspectateurs de rappeler tout le travail en amont des courses.
04:39Les techniciens sont en train de tester des skis, donc ils vont s'échanger.
04:44On a Louis Deschamps qui est là, qui travaille avec la Belgique.
04:48Il a enlevé un ski, derrière, ça enlève un autre ski, on échange et on teste la glisse au patin.
04:53Les deux, comme d'habitude. Là, c'est bon aujourd'hui. C'est du grand bureau.
04:59Il fait froid, mais c'est beaucoup plus acceptable qu'en début de semaine.
05:02Oui, déjà, il n'y a pas de vent. Il n'y a pas de vent, donc ça change beaucoup sur le ressenti.
05:06Et puis les conditions, c'est vachement plus rapide que ces deux derniers jours, donc c'est super agréable.
05:11Juste en un mot, à quelle heure vous êtes arrivé ce matin pour commencer à travailler ?
05:15Ce matin, on est arrivé à 6h30. 6h30, comme date, c'est toujours 12-13h de travail, une double course, un dimanche comme ça.
05:22Bon courage, comme vous, Messaoud. 6h30 ce matin.
05:26Alors, soyons honnêtes, un petit peu plus tard. Pas beaucoup plus tard, mais un petit peu plus tard.
05:29Enfin, loin.
05:30Pas loin.
05:31Oui. Vous étiez très bien arrivé.
05:33C'est quand même plus facile que ce qu'ils font. Le technicien, c'est impressionnant. 12 à 13 heures de travail.
05:39C'est pour ça que parfois, quand la glisse n'est pas spécialement efficace ou en tout cas optimale, Anaïs,
05:44on entend rarement les biathlètes se plaindre parce que vous savez tout le travail monumental qui est effectué.
05:50Oui, c'est compliqué de leur en vouloir.
05:51Et puis nous, en tant qu'athlètes, des fois, on passe à travers une course aussi.
05:54Donc, il ne faut pas oublier qu'on a chacun nos torts des fois et qu'il faut savoir en tout cas,
06:00quand on a des choses à leur dire, on leur dit face à face et on ne fait pas de polémiques
06:06parce qu'ils ont un travail.
06:08C'est des mecs, c'est des passionnés pour travailler comme ils font toute l'année, tous les jours.
06:13Il faut quand même avoir la passion.
06:15Si chaque jour, ils se prennent une réflexion par les athlètes, ils ont envie de claquer la porte.
06:19Oui, puis après, ils vous donnent des mauvais skis.
06:20Voilà.
06:22Fred, jusqu'à quelle heure on peut changer de ski pour les athlètes ?
06:26Alors là, ça a changé depuis le règlement avec le no-fluor.
06:30Il faut savoir que depuis maintenant trois saisons, il y a une molécule qui est devenue...
06:37Il y a eu l'interdiction de l'utiliser.
06:40Le fluor.
06:41Le fluor, donc il y a eu un renouvellement de la part des marques de Fart.
06:45Les techniciens ont dû reprendre leurs notes à zéro quasiment.
06:49Et c'est vrai que maintenant, il y a un contrôle de ski.
06:51Et la différence, c'est qu'ils sont posés dans un rack avant le départ.
06:54Et 30 minutes avant, on ne peut plus y toucher.
06:57Alors qu'avant, Anaïs pourrait confirmer, ça s'est déjà arrivé sur des relais que le technicien vient amener les skis au pied de l'athlète dans l'aire de départ.
07:06Et ça, ce n'est plus possible maintenant.
07:08Donc, il faut les poser avant.
07:10Oui, c'était un peu le stress des fois en disant, les skis, ils sont où ?
07:12T'inquiète, ils arrivent, ils arrivent.
07:13Oui, mais là, je pars dans deux minutes, ils sont où ?
07:16T'inquiète ?
07:17Vraiment chausser les skis et partir.
07:20J'ai déjà vu un staff mettre les skis au pied d'un athlète.
07:25Il avait le dossard 23, le dossard 21 partait.
07:29Donc, il faut être persuadé qu'on va avoir des fusées au pied parce que c'est vrai que ça tend un petit peu.
07:34Et le stress évité, le nouveau stress, c'est que les tests passent au fluor.
07:40Effectivement, c'était le cas en début de nouvelles réglementations, mais c'est beaucoup moins fréquent.
07:45Aujourd'hui, il fait beau, le soleil à Oberhof en ce dimanche.
07:48Très bon week-end à vous, on est heureux de vous accueillir dans ces conditions idylliques pour vivre le relais homme, puis la poursuite femme.
07:53On va demander à Tanguy de nous faire un petit peu de tourisme et à Charles-Antoine de nous montrer cette vue magnifique avec ce soleil qui est en train d'illuminer Oberhof.
08:01Tanguy, on est dans quelle région ? Que fait-on dans cette région d'Allemagne ?
08:05Là, on est dans la région de la descente ensoleillée, la descente de tous les dangers.
08:14On est en plein milieu de l'Allemagne.
08:16Si on pose un point au milieu de l'Allemagne, on ne doit pas être loin de la forêt de Thuringe, la forêt verte, comme il l'appelle ici, qui est plutôt blanche.
08:25On est content qu'elle soit blanche.
08:27On est à deux heures et demie au nord-est de Francfort.
08:32Et une grande partie de la caravane va se déplacer ce soir vers la Bavière, vers Rue Polding,
08:38où là, on descend, on passe à côté de Munich et on se rapproche des Alpes.
08:43Et on vous montre cette descente parce que c'est une descente assez importante du parcours.
08:48On parle souvent des montées, on voit les différences en montée.
08:50Mais si on pousse bien sur les bâtons et qu'on se lance fort dans cette descente qui est ensoleillée là, on peut faire des différences aussi.
08:58Mais attention, Justine nous disait, on se pose toujours la question en haut.
09:03Est-ce qu'on se silence à fond au risque de tomber si on se déséquilibre ou est-ce qu'on y va un peu sur les talons ?
09:09C'est un choix qu'il faut parfois faire en haut de cette montée.
09:13Et c'est un virage qu'ils ont quand même bien travaillé en vue des mondiaux de Burhoff en 2023.
09:21Parce qu'avant, il était vraiment, vraiment dangereux.
09:23Il y avait beaucoup de chutes.
09:24Et là, quand même, ils ont quand même travaillé sur cette piste.
09:28Il est moins dangereux, même si ça reste une des descentes les plus rapides et les plus dangereuses du cirque.
09:34Alors, avec l'image que nous proposait Charles-Antoine, de loin, on avait même l'impression que c'était un tremplin tellement...
09:40Ça descend vraiment très, très fort.
09:41Ils ont installé un radar hier pendant la course.
09:43On en a parlé avec Anne-Sophie.
09:4463-64 km heure.
09:46Là, Louis Deschamps a annoncé que les conditions étaient beaucoup plus rapides que les précédentes courses.
09:52Donc, ça va être intéressant de voir à combien arrivent les athlètes aujourd'hui.
09:54Mais on va peut-être friser les 70 km heure.
09:56On va surveiller ça pendant la course.
09:58D'abord le relais homme, puis la poursuite femme.
10:00La météo, Tanguy nous en parlait tout à l'heure.
10:02Voici le bulletin officiel de l'IBU, la Fédération internationale.
10:06On annonce donc du soleil aujourd'hui avec moins 9 degrés.
10:10Ressenti, nous disait Tanguy, moins 14, moins 15.
10:15Mais il n'y a pas de vent.
10:16Et du coup, la sensation, elle est moins gênante pour les biathlètes.
10:19On est sur du bon Oberoff, si on peut résumer, Fred ?
10:22Voilà, on est sur du Oberoff qu'on aime.
10:26De là à dire qu'on irait en vacances, je ne sais pas.
10:28Mais en tout cas, c'est agréable, ça donne envie d'aller skier.
10:31Ce sera à partir de lundi, donc demain, pour vous ?
10:34Peut-être mardi.
10:35Peut-être mardi, allez, mardi.
10:37Anaïs, ce sera ce soir, dès qu'elle sera rentrée.
10:39Non, plutôt mardi aussi, je crois que lundi, il y a les enfants à garder.
10:43Eh oui, les enfants, c'est important.
10:46Il faut s'en occuper un peu quand même.
10:48Anne-Sophie, on va découvrir la compo du relais français.
10:50C'est Fabien Claude qui ouvrira ce relais tricolore,
10:53suivi d'Emilien Jacquelin, de Quentin Fillon-Maillet
10:56et d'Éric Perrault pour terminer pour ce relais tricolore
11:00qui a déjà beaucoup de références.
11:03C'est la treizième fois que ces quatre-là sont alignés ensemble.
11:07Et à Oberoff, 2023, il y a des bons souvenirs ou pas ?
11:11Très, très bons souvenirs.
11:12Alors qu'on pensait que ce relais était promis à la Norvège,
11:15le scénario a souri à l'équipe de France.
11:171 minute 23, on s'autorise ça pour nos téléspectateurs.
11:19Ce dimanche, 1 minute 23 de bonheur.
11:212023, Oberoff, le relais, voici ce qui s'était passé.
11:24Quentin, un seul face au cible avec toujours encore
11:29une vingtaine de secondes d'avance sur Yohannes.
11:38Oui !
11:39Il l'a fait !
11:42Toute l'équipe de France est en train de jouer !
11:45Quentin a réussi à blanchir ses cibles.
11:48La France va être championne du bonheur du relais !
11:51Il a relâché, on a gagné !
11:52Yohannes abandonne !
11:54Regardez, il ne ski plus, c'est terminé !
11:56Il n'y aura pas les sept titres pour lui,
11:59car cette fois-ci, c'est la France qui va aller le chercher, ce titre.
12:05Les Bleus sont champions du monde !
12:07Dites hier, ce que c'est impossible !
12:09Et ils le feront !
12:10C'est ce qu'ils font aujourd'hui !
12:12Au fond d'Aguidona, Fabien Claude, Emilia Jaclan et Kanta Friot,
12:15vous voyez, ils sont le 3 du monde !
12:18Champion du monde !
12:29Quelle sublime image de Yohannes qui circline devant l'équipe de France !
12:34Cette médaille d'or, ça représente beaucoup pour le staff,
12:53pour les techniciens qui font un travail de dingue.
12:54C'est sûr que ça fait des semaines et des mois qu'on espère mieux,
12:59et aujourd'hui, c'est une médaille d'or en relais,
13:03ça symbolise beaucoup de choses.
13:07C'est un extraordinaire moment !
13:09On en profite pour saluer le staff dont parlait Emilia Jaclan,
13:12Vincent Vitoz, qui était accompagné de Patrick Favre,
13:14qui est toujours dans le staff, mais de l'équipe de France féminine.
13:17C'était l'un des plus grands souvenirs au championnat du monde, Anne-Sophie.
13:19Je ne sais pas, mais on était déchaînés aux commentaires !
13:22Ça nous allait survolter, c'était fou !
13:25C'était incroyable, c'était génial, parce que c'était vraiment inattendu.
13:29Le titre était promis aux Norvégiens, on se disait
13:31« Bon, si ils font deuxième, ce sera déjà bien ! »
13:34C'était dingue !
13:37Le QR code pour savoir si vous croyez au titre olympique
13:40pour l'équipe de France sur ce relais homme,
13:42ce serait une première historique.
13:43Et on souhaite que nos confrères de France Télévisions
13:46pendant les Jeux olympiques, Anne-Sophie,
13:47soient autant survoltés pour aller chercher un titre olympique,
13:50pour vivre ce moment intense pour le biathlon.
13:53La compo du relais avec cet ordre qu'on va redécouvrir,
13:58Anaïs et Fred.
14:00C'est d'ailleurs le relais qui a terminé deuxième à Orphilzone.
14:05On est sur la même composition, Anne-Sophie.
14:07Oui, tout à fait, c'est un relais qui a des références,
14:09on le disait, au plus haut niveau.
14:11C'est la treizième fois déjà qu'ils sont alignés ensemble.
14:14Et ce n'est vraiment pas le cas aujourd'hui des autres compositions,
14:18comme on le verra dans quelques instants.
14:21Mais effectivement, à Orphilzone,
14:23c'était une deuxième place pour cette équipe de France.
14:27Derrière, les Norvégiens.
14:29Ce sont les Norvégiens qui, pour l'instant,
14:30ont remporté les deux relais de la saison.
14:33Anaïs et Fred, on va afficher sur le côté la compo du relais
14:43pour la rappeler de nouveau.
14:44Est-ce qu'on est en train de tenir, là aussi les filles,
14:46on se posait la question hier,
14:47la compo « idéale » pour les Bleus ?
14:52Ce qui est sûr, c'est que ce sera les quatre.
14:53Le poiture en tout cas en nier.
14:54Le poiture marche, ça c'est sûr.
14:56Après, je pense que Fabien-Claude a un très bon rôle de premier relais.
15:00Il le fait souvent.
15:01Et puis je pense qu'il y a moyen quand même peut-être
15:04d'échanger les postes pour Quentin et Eric sur le dernier relais.
15:11Mais c'est sûr que le poiture,
15:12c'est ce poiture-là qui sera aligné au jeu.
15:14Je n'ai pas trop de doute là-dessus.
15:15Fred, est-ce que c'est un atout quand on a son poiture
15:18et qu'on sait que, vu la composition de l'équipe de France,
15:21ce sera celui-là et pas un autre ?
15:23Pour moi, oui.
15:24C'est un atout dans le sens où on peut justement faire peaufiner
15:29l'ordre de certains athlètes, de certains gars.
15:32Pour le coup, il restera un relais sur l'étape de rue Paulding
15:36pour peut-être justement essayer une configuration différente
15:40par rapport à l'état de forme de certains.
15:42Est-ce qu'il y en a qui vont encore monter dans les tours ?
15:44On le sait.
15:44La préparation a été différente pour un Émilien notamment.
15:47Quentin, qui a une expérience énorme sur les derniers Jeux olympiques,
15:52il va savoir aborder l'événement,
15:54mais où il va se situer à cette période de l'année.
15:58Donc, oui, c'est une belle plus-value en tout cas.
16:01Une belle plus-value en termes de fréquence pour cette équipe de France
16:06et en termes d'expérience.
16:07Anne-Sophie, ça donne quoi par rapport à la concurrence
16:09pour aller chercher aujourd'hui la première victoire
16:12sur un relais cette saison ?
16:13L'équipe de France qui avait remporté tous les relais la saison dernière.
16:15Oui, tous les relais, ou presque,
16:17sauf celui des championnats du monde la saison dernière.
16:20Eh bien, regardez, par rapport aux autres quatuors alignés aujourd'hui,
16:24c'est une première pour les Norvégiens,
16:26une première pour l'Allemagne également.
16:28Ces deux nations qui alignent des compositions inédites.
16:31En revanche, l'équipe de France a l'habitude de pair fait avec ces quatre-là,
16:36avec donc douze fois cette même composition
16:39pour neuf podiums et trois victoires.
16:43Seule l'Italie arrive à avoir également un petit peu d'expérience
16:47avec ces quatre billets athlètes-là.
16:49Mais bon, il y a une bonne différence pour les Bleus.
16:50C'est incroyable de voir une telle différence.
16:52C'est dire l'expérience de cette équipe de France.
16:54Fabien Claude en a parlé, puis Anaïs,
16:56vous nous donnerez votre avis juste après.
16:59Je pense qu'aujourd'hui, on a un groupe très fort,
17:02un groupe qui se tire vers le haut, un groupe aussi âgé.
17:04On est quatre au-dessus de 30 ans,
17:06donc quatre sur six, sept, ça commence à faire pas mal.
17:13On sent que c'est une année olympique.
17:15On sent que c'est une année olympique,
17:16que tout le monde n'est pas là par hasard.
17:20Et c'est bien, c'est bien.
17:22Anaïs, il vous a fallu combien de temps, par exemple,
17:23pour devenir expérimentée sur le relais ?
17:27Alors moi, j'ai eu la chance de courir des relais très jeunes et très tôt,
17:30parce que je suis arrivée dans une équipe de France
17:32qui n'était pas aussi dense que maintenant.
17:34Donc j'ai rapidement été alignée sur tous les relais,
17:37mais ça demande sur les grands événements.
17:39Et même à la fin, si on n'a pas gagné de médaille sur les grands événements,
17:44c'est en partie par ma faute, malgré l'expérience que j'avais,
17:47parce qu'il y a des événements que je n'ai pas su gérer,
17:50ou en tout cas des situations de course qui ont été compliquées pour moi à gérer.
17:55Et c'est vrai que dans un relais, on dit que c'est une course collective,
17:58mais c'est vraiment avant tout l'addition des courses individuelles.
18:01Et même si on peut se permettre d'être un petit peu moins forte,
18:04parce qu'on se dit que les copines, elles peuvent rattraper derrière,
18:07et bien des fois, ce n'est pas le cas.
18:08Donc oui, ça a été…
18:10Les relais, pour moi, c'est une histoire…
18:12C'est un peu des hauts et des bas, quoi.
18:14Il y a eu des traits…
18:15J'ai passé énormément de cap personnels sur ces relais,
18:19parce que Fred en parlait hier avec les balles de pioche,
18:22sur des tirs, on peut essayer des choses.
18:24Et à côté de ça, j'ai aussi eu des gros échecs.
18:27Et en fait, quand tu fais un échec sur un relais,
18:29c'est un échec pour toi, mais c'est un échec pour le collectif aussi.
18:32C'est un poids qui est lourd à porter.
18:33Oui, c'est des échecs qui sont durs à digérer.
18:36Et on espère que pour l'équipe de France, ça va bien se passer.
18:39D'abord aujourd'hui, puis pour les Jeux olympiques,
18:41on va en continuer d'en parler, évidemment,
18:43pour découvrir la sélection française, les justifications,
18:47en tout cas la stratégie de la part de l'équipe de France.
18:49Et puis Fred et Anaïs, vous nous donnerez votre composition idéale.
18:53Alors les quatre, on les connaît, mais dans quel ordre ?
18:55Avant cela, Anne-Sophie, cette compo du relais, est-ce qu'elle gagne beaucoup ?
18:59Elle gagne trois fois sur les douze derniers relais.
19:02Fabien, Émilien, Quentin et Éric.
19:05C'est trois victoires, six podiums pour compléter, deuxième ou troisième.
19:10Et c'est seulement à trois reprises qu'ils ont été hors de ce podium-là.
19:14Aujourd'hui, vu la concurrence, vu les nations fortes ne pas être sur le podium,
19:18c'est vite un échec, une course manquée pour l'équipe de France.
19:22Neuf podiums en douze courses donc pour ce relais qui est aligné aujourd'hui à Oberhof.
19:27L'équipe de France qui a terminé deuxième des deux relais déjà disputés cette saison.
19:31Derrière la Norvège, le match France-Norvège, d'autres nations également qui vont jouer la gagne aujourd'hui.
19:36On en parle juste après une courte pause.
19:37On est de retour à Oberhof pour vivre le relais homme.
19:39Puis la poursuite femme au cœur d'un formidable dimanche de sport.
19:43On vous donne tous les rendez-vous juste après.
19:44A tout de suite.
20:0210h12, bienvenue à vous.
20:04Très bon dimanche.
20:04On est heureux de passer un formidable dimanche de sport en votre compagnie.
20:07Le biathlon à Oberhof avec le relais homme puis la poursuite femme.
20:11Il fait froid mais moins froid qu'hier pour les courses du samedi.
20:16Le dimanche de sport, le biathlon laissera place au tennis de table à 16h30 pour les finales du WTT Champions à Doha.
20:23A partir de 18h50, le Dakar pour le grand résumé.
20:28L'étape est en cours.
20:30Rendez-vous compte au dernier pointage pour les voitures.
20:33Les 7 premiers se tiennent en 40 secondes seulement sur cette spéciale.
20:37C'est complètement fou.
20:38Et puis en moto, Adrien Von Beveren est en train de réaliser une excellente spéciale.
20:42On fera un point avec Marc Minari aux alentours de 13h pour revenir sur les temps forts de cette étape.
20:48Aujourd'hui à 19h, 18h, 19h55, 19h55, le Classico.
20:54Un nouveau Classico en clair sur la chaîne.
20:56La finale de la Supercoupe d'Espagne.
20:58Le Barça de la Miniamal face au Real.
21:00Peut-être de Kylian Mbappé titulaire.
21:02Il y a une immense polémique visiblement en Espagne.
21:04Est-ce qu'il va jouer titulaire ou pas Kylian Mbappé ce soir ?
21:08Cette grande finale, le match le plus regardé sur la planète.
21:12Ce Barça-Real est encore à suivre en clair sur la chaîne pour vivre ce grand dimanche de sport.
21:17Avec Fred, Anaïs et Anne-Sophie.
21:20Fred va recommencer à regarder le match dans le train.
21:24Et puis il rejoindra le fiston pour terminer le match à la maison.
21:27Je l'ai briefé déjà hier soir par téléphone.
21:30Il vous a écouté le choix du maillot et du short.
21:32Il n'est pas sûr mais c'est parti.
21:34Il va regarder.
21:36Tout est prêt pour un grand dimanche.
21:37Tanguy de biathlon.
21:38Également les conditions.
21:39On peut les rappeler pour ceux qui nous rejoignent.
21:44Les conditions sont bonnes.
21:45Jean-Paul vient de me dire qu'il voulait rester une deuxième semaine.
21:48Ici en s'installant sur le pas de tir.
21:51Le soleil qui est en train d'arriver sur le pas de tir.
21:54Pour la première fois de la semaine, les athlètes vont peut-être devoir changer de ring.
21:58D'ailleurs sur leur carabine par rapport au début de semaine.
22:01Parce que le soleil tape fort sur le pas de tir.
22:05Pas de tir où il y a une toute petite tendance devant.
22:07De la gauche vers la droite.
22:08Mais c'est vraiment très léger.
22:11Jean-Paul a envie de dire une bêtise.
22:12Là on va tendre le micro.
22:13Eh bien j'aurais passé le bonjour au plateau.
22:19Le plateau je suppose va lui rendre son bonjour.
22:23Mais avec plaisir.
22:25Alors que le coup de sifflet vient de retentir.
22:27C'est parti pour la journée de travail Jean-Paul.
22:29C'est parti pour la journée avec des bonnes conditions.
22:35Donc sympa.
22:37Allez et donc comme on vous le disait.
22:393-4 km heure de vent.
22:41La température a déjà augmenté.
22:42On est maintenant à moins 7,8 sur le thermomètre du stade.
22:45Vous voyez on avait démarré il y a une demi-heure à moins 10 degrés.
22:48Évidemment Paulo, Giacchino, Tanguy pour nous avec Fred, Anaïs, Anne-Sophie.
22:55Les réglages qu'on va suivre ensemble avec ce relais masculin tout d'abord.
23:01Composé de Fabien Claude, Emilien Jacquelin, Quentin Fillon-Maillet et Éric Perrault.
23:05Le QR code à droite.
23:06Eh bien c'est pour que vous puissiez participer avec l'équipe Connect.
23:09Le sondage du jour.
23:10Est-ce que l'équipe de France va décrocher pour la première fois de son histoire le titre olympique en relais masculin ?
23:16C'est incroyable mais ce n'est encore jamais arrivé.
23:19Allez-y et on découvrira le résultat du vote tout à l'heure.
23:22Anne-Sophie, les bleus qui sont à la conquête de l'or avec cette sélection olympique qu'on va découvrir ensemble.
23:28Eh bien les 4 relayeurs du jour ont déjà été avertis qu'ils seront du voyage à Antols.
23:34La sélection, pré-sélection même pour les Jeux olympiques, est tombée le 23 décembre dernier à l'issue de l'étape du Grand Bornand.
23:42Stéphane Boutiot l'a indiqué, c'est pour peut-être enlever du poids sur les épaules des biathlètes.
23:49Leur dire c'est bon, vous serez du voyage à Antols.
23:51Voilà les 4 premiers tickets ont été délivrés à Fabien-Claude, Quentin Fillon-Maillet, Émilien Jacqueline et Éric Perrault.
23:57Reste à savoir maintenant s'ils seront les 4 titulaires au départ de chaque course.
24:02Car il reste 2 tickets pour partir en Italie.
24:04Il y aura également 2 places de remplaçants qui n'ont pas encore été distribuées.
24:10La stratégie d'indiquer la sélection avant, on a évoqué pour les filles tout à l'heure, hier pardon Fred, pour les garçons.
24:17Il y a moins d'impact parce que ces 4 là en gros savaient qu'ils disputeraient les Jeux olympiques.
24:21Oui, il se démarque les 4 gars qui vont faire le relais aujourd'hui.
24:25Après il faut toujours avoir un remplaçant, on va dire, premier choix qui peut vraiment remplacer un équipier malade ou en étant moins bien.
24:35Donc le cinquième homme va vraiment avoir un rôle important.
24:38Et le sixième athlète sera plus là, on va dire, en soutien pour épauler, participer à l'ambiance qui va régner pendant cette quinzaine sur Antols.
24:48Mais c'est vrai que ça me paraît un peu plus compliqué pour le sixième garçon de courir au jeu.
24:52Est-ce que, ah c'est Emilien qui est à l'image, tiens on va aller voir Tanguy.
24:56Emilien, c'est important parce qu'on peut rappeler Tanguy qu'il y avait eu un choix différent qui avait été pensé pour son étape de Borov.
25:09Emilien, il a fait beaucoup d'altitude pendant les fêtes, c'est-à-dire qu'il a une tente hypoxique à la maison.
25:16Donc il a passé beaucoup de temps dans cette tente pour simuler l'altitude pendant son sommeil.
25:23Et donc il est arrivé ici avec le contre-coup de cette activité.
25:29La volonté c'est de monter en puissance sur le mois de janvier.
25:32Emilien Jacqueline, c'est un athlète qui, depuis plusieurs saisons, a l'impression qu'au fur et à mesure du mois de janvier,
25:38son niveau décline, son niveau physique.
25:41Et donc la solution qui a été trouvée pour être en forme en février sur les jeux, qui est l'objectif principal,
25:48il est de se faire ce bloc d'altitude pendant les fêtes, de le prolonger jusqu'à lundi, jusqu'au départ à Oberhof.
25:55Et donc forcément, il est dans cette période de redescente d'altitude où le corps réagit parfois un petit peu difficilement pour faire des courses.
26:05Mais il va enchaîner des intensités.
26:08Il n'en avait pas fait avant d'arriver ici et normalement, il devrait monter en puissance.
26:12C'est ça le plan.
26:14Un plan sans accro, on l'espère, pour Emilien Jacqueline et l'équipe de France dans ces conditions
26:17qui sont très agréables à Oberhof avec ce soleil.
26:21D'un point de vue luminosité, Anaïs, comment est-ce qu'on s'adapte d'ailleurs ?
26:25Parce que c'est assez fou.
26:26Le brouillard était incroyable sur la première journée de course.
26:31Hier, on n'y voyait pas grand-chose parfois, mais surtout il faisait très très froid.
26:36Et là, on est sur un plein soleil.
26:38On vous offre toutes les conditions, vous voyez, comme on essaye d'y voir en ce moment en direct sur les réglages.
26:43Comment est-ce qu'on s'adapte aussi vite ?
26:44Vous êtes quand même des machines les billettes lèches.
26:46Eh bien oui, il va falloir s'adapter.
26:47Il va falloir aussi adapter des carabines avec peut-être des changements de ring.
26:52C'est Fred qui, je te laisse expliquer avec toi, le fonctionnement du ring sur la carabine.
27:00Voilà, c'est des éléments à prendre en compte.
27:02Mais encore une fois, un billette est adaptable.
27:05Donc, c'est des capacités d'adaptation qu'on développe au fur et à mesure de l'entraînement.
27:08Et voilà, il n'y aura aucun souci.
27:12En tout cas, ils ne vont pas être gênés.
27:15Ça ne va pas les perturber dans la courte parce qu'on a l'habitude finalement de gérer plusieurs situations.
27:19Ça prend combien de temps pour que ça devienne naturel ?
27:22Que les conditions ne soient plus des difficultés entre guillemets pour vous ?
27:26Alors que nous, devant l'écran, on se dit, waouh, les conditions changent tellement vite.
27:31Vous, combien de temps, combien d'années d'entraînement pour que ça devienne naturel ?
27:34Dès tout jeune, on est confronté, on fait un sport d'extérieur.
27:38Donc, on sait qu'en matin, on peut se lever et qu'il pleut, qu'il neige et que le lendemain, il va faire beau.
27:43Donc, presque, ce n'est même pas une question qu'on se pose.
27:47C'est juste que là, il faut changer les verres des lunettes typiquement.
27:52Enfin voilà, c'est des petits détails.
27:53Mais à ce niveau-là, il n'y a aucun athlète qui oublie et qui arrive ce matin avec des verres blancs transparents comme ils avaient hier.
28:01Voilà, c'est ancré dans les routines.
28:05Et puis, il faut savoir qu'on a une discipline quand même où la saison, elle va durer 4 mois et demi et ils ont 7 mois et demi, 8 mois de préparation.
28:12Donc, en fait, c'est des situations qu'ils ont déjà vécues des dizaines et des dizaines de fois pour le coup du ring.
28:17En fait, c'est ça, le ring.
28:18Alors, on va le montrer avec cette petite partie-là qui se situe au bout du tunnel, au bout du canon de la carabine.
28:28Ne bougez pas trop, Fred.
28:29Vous avez un petit peu la bougeotte, Fred.
28:30C'est étonnant.
28:32En fait, on va regarder comme ça.
28:33Et on va zoomer sur vous.
28:35On imagine que le bout du canon, il est là.
28:37Ça, c'est le ring.
28:38Il y a l'œil qui part.
28:39Au milieu, il y a le...
28:40Il y a derrière le dioptre, il y a le ring et au bout, il y a la cible.
28:43Et en fait, ce petit rond-là qu'on voit, on peut changer le diamètre pour mettre plus petit ou plus grand.
28:49Et on a tendance à mettre un peu plus grand quand il y a du brouillard ou des conditions qu'on peut avoir à Oberhof et de le réduire un tout petit peu si les conditions sont meilleures.
28:59Après, avec la luminosité, il y a des athlètes qui ont même des dioptres où ils peuvent régler l'intensité de la luminosité.
29:06Mais très sincèrement, à ce niveau-là, l'adaptation, comme vous avez parlé, ça va leur prendre juste le temps des réglages.
29:14Ils vont passer deux chargeurs de carabine et ils sont adaptés.
29:18C'est comme quand on est chez l'Oftalmo, quand on change les...
29:20Oui, c'est un peu pareil.
29:22Et à part que là, c'est vraiment...
29:24La netteté reste la même avec ce modèle-là, mais on change un petit peu le diamètre.
29:29On met plus petit ou plus grand pour avoir la cible plus ou moins grande dans le ring.
29:34Et le choix, en général, on a beaucoup d'options ou ça se joue deux, trois suffisent ?
29:40Non, en général, on en a...
29:41Oui, deux ou trois, en fait, les plus épais et les plus fins.
29:46On va vraiment chercher aux extrémités.
29:48Globalement, tous les biathlètes tirent avec un ring moyen.
29:53C'est assez rare.
29:54Moi, dans ma carrière, j'ai très peu changé mon ring, par exemple, pour avoir une idée.
29:57C'est vrai que je l'ai changé à Oberhof, souvent.
29:59Et parfois, ça arrive quand on vient de Ostersund, donc on a passé 15 jours un peu dans la nuit,
30:06et qu'on arrive hors Filsen et qu'on a des conditions un peu comme ça, très lumineuses.
30:09Voilà, là, on repasse sur un ring un petit peu plus fin.
30:11Mais ce n'est pas quelque chose qui se change très souvent.
30:14C'est du détail.
30:16C'est du détail.
30:17C'est du détail.
30:17Alors, c'est du détail pour quand il fait beau.
30:20Par contre, quand il y a du brouillard, vraiment, ça peut vraiment aider.
30:23Parce que le ring est plus gros et donc, du coup, on voit mieux la cible noire, le contour de la cible noire.
30:30Donc, vous ne pourriez pas tirer à Ostersund avec un ring d'Orphisen ?
30:34Si, on pourrait.
30:35Mais par contre, en temps de brouillard, c'est compliqué de tirer avec un ring,
30:38comme on peut tirer aujourd'hui très fin, en temps de brouillard.
30:41Ils peuvent tirer, mais les mettre à côté, quoi.
30:44En fait, la netteté est moins bonne.
30:45Ça fait toute la différence en biathlon.
30:48Oui, ça peut être.
30:49Effectivement.
30:52Ça pourrait être une question de l'équipe Connect.
30:54D'ailleurs, c'est une question de l'équipe Connect qui vient de la régie.
30:58Anaïs et Fred, est-ce que tous les biathlètes ont, par exemple, 10 sur 10 en vision ?
31:03Non.
31:03Non ?
31:04Non, il y en a beaucoup qui ont des lentilles, qui portent des lentilles.
31:08Enfin, je ne sais pas.
31:09Moi, je n'ai pas de lunettes ou je ne sais pas, mais je pense que Fred, tu peux en parler.
31:14Est-ce que…
31:16J'en sais rien, en fait.
31:16Moi, je n'ai aucune idée de…
31:17Ce n'est pas possible de tirer.
31:18Moi, à titre perso, j'ai fait toute ma carrière sportive avec des lentilles.
31:24Au début, j'avais du mal à l'accepter, donc j'avais des lunettes.
31:28C'est impossible de tirer avec des lunettes de vue dehors sur une Coupe du Monde.
31:32Quand on s'arrête avec la condensation, ça fait de la buée, on ne voit rien du tout.
31:35En intérieur, oui, mais par contre, ce n'est pas possible.
31:38Et quand il y a des journées de transit, ça tombe bien, il y a un avion en plus.
31:43Sur les journées de voyage…
31:44Quelle production !
31:46Là, c'est Hollywood, l'équipe Vietnam.
31:48C'est…
31:49Là, c'est…
31:50C'est réel, Barça.
31:53On a…
31:55Quand sur les journées de voyage, justement, on se rend compte plus, quand on croise des athlètes,
31:58on les reconnaît même presque plus, parce qu'il y en a beaucoup avec des lunettes.
32:02Et en fait, à l'époque, je sais que Jean-Guillaume Béatrix avait une seule lentille.
32:09Il avait une lentille sur son œil de visée.
32:12Il n'avait pas de lentille sur l'autre œil.
32:14Et il y a énormément d'athlètes qui ont des lunettes de vue ou des lentilles pour jouer avec ça.
32:19Mais à la base, tout le monde n'a pas une vision de Superman, quoi.
32:23Et pas de mésaventure, comme au rugby, on ne passe pas parfois, en milieu de course, le besoin de remplacer ses lunettes ?
32:29Eh bien…
32:30Ah, je savais qu'il allait mettre une anecdote, il suffisait de mettre une pièce.
32:35En fonction du diamètre de la lentille et de la température, la lentille peut se sécher.
32:41Donc, il faut vraiment prendre le temps de bien choisir sa marque et son diamètre de lentille.
32:46Moi, ça m'est arrivé sur une IBU Cup, à l'époque, où en fait, j'ai perdu…
32:51Je suis gaucher, je visais avec l'œil gauche, j'ai perdu ma lentille à gauche.
32:55Et plutôt que d'aller faire…
32:56C'était une poursuite, j'avais fait les deux tiers couchés.
32:59Eh bien, en arrivant sur le pas de tir, j'ai enlevé mes gants et j'ai pris ma lentille droite et je l'ai mise à gauche.
33:04Alors, je ne voyais pas bien, mais je voyais mieux.
33:07Et, en ligne de rien, je ne suis allé faire que quatre tours.
33:12Plutôt que six.
33:13Plutôt que dix, quoi.
33:14J'ai fait six sur dix de nu.
33:16Mais voilà, ça m'est arrivé une fois en 14 ans de biathlon.
33:20Mais par contre, des athlètes qui ont des lentilles et qui sont hyper vigilants par rapport au vent ou à l'humidité,
33:27eh bien, ça, ça leur arrive, certains, de mettre des gouttes dans les yeux pour justement hydrater la lentille avant le départ.
33:32Vous voyez, le biathlon, c'est magique.
33:33On découvre toujours des choses et c'est extraordinaire.
33:37Si vous avez une marque de lentilles que vous regardez, vous voulez sponsoriser le biathlon, vous êtes les bienvenus.
33:42On vous accueille avec grand plaisir puisque, visiblement, on en a besoin.
33:46Eric Perrault est sur le pas de tir pour commencer ses traditionnels réglages, Tanguy.
33:52Oui, il va attendre son tour, mes Saoud.
33:55Il y a d'abord Fabien Claude et Emilien Jacquelin qui doivent terminer avant que Quentin et Eric prennent la suite.
34:01Mais ne vous inquiétez pas, il y a le temps.
34:03Eric, il vient de s'installer avec très certainement un chargeur tout neuf.
34:08On se rappelle de sa mésaventure hier.
34:12Il faudra que ça se passe mieux du côté des chargeurs qui soient un peu plus conciliants avec Eric aujourd'hui.
34:19C'est vrai que sa mésaventure hier, ça arrive rarement.
34:24Parfois, on se demandait pourquoi il y avait cet écart-là.
34:27Et effectivement, pour Eric, cette mésaventure qu'il avait un petit peu agacée et privée sans doute
34:32d'un podium et de points précieux au classement général, on aura l'occasion d'en reparler.
34:37La composition du relais, c'est la première course du jour avant la poursuite femme.
34:42C'est un relais qui est important parce qu'il ne restera plus qu'un relais avant les Jeux olympiques,
34:48après celui-ci.
34:49Et on guette alors non pas les quatre qui devraient disputer les Jeux olympiques,
34:53si tout va bien physiquement pour chacun d'entre eux, mais plus l'ordre.
34:57Et c'est justement ce à quoi on va s'intéresser maintenant avec Anaïs et Fred.
35:02L'ordre qui est si important, décisif même à de nombreuses reprises.
35:07Anaïs, on va découvrir votre choix pour nos téléspectateurs.
35:10Pour vous, quel est l'ordre idéal ? Le voici.
35:14Alors, oui.
35:17Vous ne faites pas terminer Eric Perrault ?
35:20Non, je ne vais pas terminer Eric Perrault.
35:21Après, il pourrait avoir sa place.
35:25Eric et Quentin pourraient vraiment permuter sur les rôles.
35:30Quentin, pourquoi ?
35:31Parce qu'il a l'expérience des Jeux olympiques et qu'il connaît la machine.
35:36Il a déjà fini un relais olympique.
35:39C'est pour la maturité que je le mets à la fin.
35:42Et puis, parce que je pense qu'il va monter en puissance en ski
35:48et qu'il va pouvoir challenger sur un dernier tour un concurrent,
35:52qu'il soit norvégien, suédois ou allemand ou italien.
35:56Enfin bon, bref, qu'il pourra concurrencer.
35:58Actuellement, Eric pourrait être un très bon quatrième finisher.
36:04Mais voilà, c'est vraiment pour l'expérience que je mets Quentin à la fin.
36:07Et un peu comme ce que j'avais proposé hier pour les filles,
36:12le deuxième relais pour moi est important.
36:14Et Eric est capable de faire des écarts sur un deuxième relais.
36:18C'est un très bon tireur, un très bon skieur.
36:19Et ce qui permet de donner peut-être un peu d'air à Émilien,
36:23qui en ce moment est peut-être un petit peu moins bien.
36:25Après, vraiment, à part Fabien qui a un très bon rôle de premier relayeur
36:31et qui lui va très bien.
36:32Et en plus, je crois qu'il apprécie ce poste.
36:35Les trois pourraient changer.
36:38Le choix d'Anaïs pour la composition du relais masculin pour les Jeux Olympiques.
36:42Fred, vous ne partagez pas la position d'Anaïs.
36:45Vous avez une autre stratégie qu'on va partager avec nos téléspectateurs.
36:50En gros, moi, j'ai permuté justement Quentin et Eric.
36:54Pourquoi ?
36:55Fabien, il s'est imprégné de ce start, de ce rôle de numéro un.
37:00Il peut clairement mettre l'équipe de France sur orbite.
37:03Ensuite, moi, j'utiliserai tout de suite l'expérience olympique de Quentin
37:06parce que même s'il est moins, on va dire, c'est pas méchant, mais moins saignant en ce moment,
37:12il a cette expérience olympique.
37:13Il est capable de faire partie des meilleurs biathlètes du monde.
37:15Je l'utiliserai tout de suite.
37:16Ça permettrait de donner un petit peu d'air, oui, à Emilien, mais Emilien, avec la prépa qu'il est en train de faire,
37:22il va faire que monter dans les tours.
37:23Donc, on peut retrouver un Emilien en numéro 3 à son top de sa forme.
37:29Et Eric, pour finir, il n'a pas d'expérience olympique.
37:33Mais quand on voit l'évolution d'un Eric depuis 4 ans, la stratégie de lui faire découvrir les Jeux en 2022
37:39en tant que remplaçant et petit jeune de l'équipe, depuis 4 ans, il a ouvert les yeux, ouvert les oreilles.
37:44Il a énormément progressé.
37:46Il a pris toutes les infos.
37:47Et là, aujourd'hui, il est non seulement prêt à faire une deuxième olympiade,
37:52mais il est surtout prêt à aller chercher une médaille et un titre.
37:54Donc, je pense qu'il sera pile-poil à maturité pour ces Jeux et pour ce relais.
38:00Et il peut vraiment finir le boulot dans le sens où on le voit quand il est à la bagarre, à la confronte,
38:04il a des stats de tir debout qui peuvent faire la différence, qui sont hors normes.
38:08Et voilà pourquoi je le mettais en dernier.
38:11Alors, ce qui est drôle, c'est que ni vous, Fred, ni vous, Anaïs, ne donnez la même composition que le staff de l'équipe de France aujourd'hui.
38:18Vous êtes sur un ordre différent du choix de l'équipe de France.
38:25Vous êtes meilleur qu'eux ou ils sont le meilleur que vous ?
38:27Non, je pense qu'ils sont en pleine prépa.
38:30On a la chance d'avoir ces 4 qui, à mon avis, ne bougeront plus.
38:33Donc, ils testent, ils se préparent.
38:35Et après, on verra dans un mois.
38:39Non, mais oui, on sait que dans tous les sens, ça peut marcher.
38:43Et finalement, le facteur qui va changer, c'est l'adversité qu'il y aura.
38:51On sait que ces 4-là, ça marche.
38:53Et que s'ils font des courses à leur niveau, il y aura le titre au bout.
38:57Par contre, après, ça dépend sur qui ils tombent ce jour-là et sur la forme des adversaires ce jour-là
39:01et sur leur capacité à être présent le bon jour, le jour J, et de mettre toutes les choses en place.
39:07Sur le papier, bien sûr qu'on les met médailles olympiques, mais ça dépend qui c'est qu'il y a en place.
39:12Eh oui, la concurrence. On s'intéressera à la concurrence du jour, Anne-Sophie, dans quelques instants.
39:16Sur l'équipe Connect, une question qui revient souvent.
39:19Oui, une question de Bigorno ce matin.
39:21Comment est choisi l'ordre des biathlètes pour le relais ?
39:25Est-ce qu'on s'incline devant la décision du staff ?
39:30Ou est-ce que c'est une discussion entre les athlètes et en réunion, en veille de course ou en amont ?
39:35Non, c'est souvent une discussion entre les athlètes, entre le staff.
39:38À la fin, évidemment, c'est le staff qui tranche, mais il y a rarement de désaccords entre les deux parties.
39:45Mais un athlète peut dire, ah non, non, non, pas le premier relais.
39:48Comme pour les tirs au but au foot, oui.
39:50Oui, parce que si l'athlète le sent pas, il ne va pas faire une bonne course.
39:54Ça, c'est sûr.
39:55Donc oui, on essaie de trouver des explications.
40:01Et pourquoi tu ne le sens pas ?
40:02Et si on t'y met quand même et qu'on attend ça de toi, est-ce que ça te va ?
40:06Ah oui, tourner dans ce sens-là, peut-être que, ok, je veux bien essayer pour ce coup-là.
40:11Voilà, c'est une discussion, c'est dans l'intérêt de tous.
40:14Ça se fait même parfois dans l'urgence.
40:16Analyse pourrait confirmer.
40:18Il y a un temps limité pour inscrire les équipes en veille de course.
40:21Et parfois, là, on l'a vu, les techniciens, tout le monde est à bloc les jours de course.
40:26Et à un moment donné, on se met même une alerte où il y a un autre membre du staff
40:30qui vient rappeler le coach responsable du groupe pour lui dire,
40:35tu n'oublieras pas, à 16h, c'est l'inscription du relais.
40:38Et là, il est 15h15 dans le feu de l'action.
40:41Donc là, le coach peut vite contacter le ou les deux athlètes qui sont en balance
40:46avec le rôle qu'il va avoir dans l'équipe.
40:48Et c'est vrai qu'un petit échange et après, si l'athlète valide, le coach, il va inscrire, il va valider.
40:55Et puis, en rentrant le soir à l'hôtel, ça fait partie aussi des fois des petites discussions
41:00qu'il peut y avoir pour accompagner encore mieux l'athlète
41:03s'il se sent un peu fébrile sur le rôle qu'il va avoir le lendemain.
41:06La validation, ça se fait sur un logiciel ?
41:09Ou vous allez voir les officiels pour leur dire ?
41:11Alors, on bip son accréditation devant un ordinateur, on a accès à nos noms
41:16et on vient mettre en 1, tel nom, Fabien, tac, 2, Quentin, 3, Emilien, 4, Eric.
41:25Est-ce que ça vous est arrivé, Fred, de faire une boulette ?
41:29De ne pas répondre comme il faut à la question sur l'écran ?
41:33Non, mais ça m'est arrivé de faire une boulette quand même.
41:36Ça m'est arrivé de... Alors, pas en Coupe du Monde.
41:38L'année d'avant, en IBU Cup, ça m'est arrivé d'oublier d'inscrire.
41:44Et alors ?
41:45Alors, à l'époque, le race director de Beaux-Routes de l'IBU Cup
41:49m'a appelé, il est très très sympa, c'était à Martel.
41:53Et il m'a dit, je crois que Fred, t'as oublié un truc.
41:56Et en plus, serein le gars.
41:59Bah écoute, non, on a rangé les skis, on a mis le sous le ski.
42:04Les gars sont rentrés, les filles sont là.
42:06Non, j'ai franchement rien oublié.
42:09J'avais zappé de 5 minutes.
42:10Il m'a dit, mais je crois que t'as oublié de s'inscrire tes athlètes pour demain.
42:13Bon, c'est l'IBU Cup, s'il y a moins de...
42:17C'est pas comme sur la Coupe du Monde, c'est pas la même usine.
42:19Mais quand même, ça a sur le coup, petite frayeur quand même.
42:21Et jusqu'à quelle heure avant la course, on a la deadline pour changer s'il y a un forfait ?
42:27Si ce matin, Fabien Claude s'était retrouvé malade,
42:30est-ce que là aussi, il y a un horaire butoir pour pouvoir changer le nom des relais d'ailleurs ?
42:36Oui, c'est possible en fonction du format de course.
42:38La mass start, c'est 2 heures et c'est un peu plus serré pour les relais.
42:44C'est par rapport à une heure qui est donnée par rapport à l'heure de réglage.
42:48Donc là, la course est à 11h, le début des réglages à 10h.
42:52Donc ça veut dire que ce matin, un athlète en se levant à 8h,
42:55il peut être informé de...
42:57Finalement, tu fais le relais, quoi ?
42:59Les coulisses du biathlon, c'est passionnant de vous écouter, Fred, Anaïs.
43:03Avec Tanguy sur place, les réglages sont en cours.
43:06D'ailleurs, Tanguy, est-ce que vous pourriez partager un petit peu la vie de l'équipe de France ?
43:10Comment ça se passe en général pour la désignation des rôles en relais chez les garçons ?
43:15Parfois, ils n'ont pas le temps, comme le disait Fred,
43:22ils n'ont pas le temps de donner leur avis parce que la course se termine
43:25et le coach leur annonce la sélection qui doit aller vite fait noter sur l'ordinateur.
43:32Après, on sait qu'ils ont dans cette équipe de l'expérience
43:36et ils ont la capacité de faire à peu près tous les rôles.
43:40Les discussions, elles sont plutôt en amont en début de semaine
43:42sur comment tu te sens physiquement, si tu as été un peu malade.
43:46Certains vont, sur ce mois de janvier, faire des impasses.
43:49Il y a des discussions en amont.
43:52Dès le mois de décembre, ils savent parfois déjà
43:54qu'à Oberhof, à Rupolding ou à Novemesto,
43:58ils vont peut-être faire sauter l'un ou l'autre des relais.
44:00Ensuite, la compo et l'ordre est faite en fonction de la conjoncture.
44:07Mais la structure est parfois vue bien en avance.
44:10Merci Tanguy. Bravo Fred d'avoir parlé des lentilles.
44:14Il y a déjà un partenaire qui souhaite accompagner le biathlon avec les lentilles.
44:18Vous voyez, vous êtes extraordinaire. Bravo.
44:22L'équipe de France avec Emilien Jacquelin, on va surveiller sa forme.
44:25On l'avait quittée sur le sprint avec une place
44:29qui ne lui avait pas permis de participer à la poursuite.
44:32Et on l'avait retrouvée au micro de Tanguy.
44:34Écoutez, à ce moment-là, Emilien qui s'interrogeait sur sa forme à ski.
44:38C'était sur les deux dernières semaines de travailler en altitude,
44:44de préparer directement les Jeux olympiques.
44:48Je n'ai pas fait d'intensité à la maison ces deux dernières semaines.
44:52Moi qui, d'habitude, ai besoin vraiment de me rentrer dedans avant les courses
44:54pour être en forme.
44:56Donc je m'attendais à être vraiment dans le dur sur les skis.
44:58C'est chose faite.
45:00On a pris une décision.
45:01Le but, c'est de s'y tenir.
45:02Je sais pourquoi j'ai fait ces choix-là.
45:04Ce n'est pas pour être fort sur Oberhof,
45:07mais dans un peu moins d'un mois maintenant.
45:09Donc voilà, je vais accepter.
45:12Je vais travailler et je vais patienter.
45:15Il y a Emilien qui va profiter de ce relais également
45:18pour peaufiner sa forme.
45:20Anne-Sophie, alors pour Emilien,
45:21ce qui est impressionnant, c'est sa position dans le relais,
45:25dans son histoire avec l'équipe de France.
45:27Il a beaucoup changé, c'est ça ?
45:28Oui, on a pris la photographie des 20 derniers relais
45:30et effectivement, deuxième ou troisième,
45:33c'est à chaque fois la balance pour Emilien Jacquelin.
45:37Alors une tendance se dessine au cœur de ce relais.
45:40Sur les 20 derniers, il a été 7 fois en position de deuxième,
45:439 fois en position de troisième.
45:46Mais c'est vrai que c'est un billet athlète
45:48dont on dirait qu'il peut être l'électron libre de ce relais.
45:52On se souvient, la saison dernière,
45:54il a été beaucoup en position de dernier relais.
45:56Vous vous souvenez sans doute de toutes ces célébrations
45:59quand l'équipe de France l'a emportée jusqu'au milieu de la saison.
46:02Pourquoi est-ce qu'il est mieux fait, plus fait,
46:05pour le cœur du relais, Anaïs et Emilien ?
46:07C'est une vaste question.
46:10Je dirais plutôt pourquoi, par exemple,
46:11il n'est pas fait pour être devant.
46:13C'est parce qu'Emilien, c'est quelqu'un qui aime jouer
46:15et que sur un premier relais...
46:17Jamais aligné en première position.
46:20Ça veut dire que ce n'est pas fait pour lui.
46:21C'est que le risque, c'est qu'il tombe dans le trop dans le premier relais
46:27et qu'en fait, il décide directement de partir et de faire le show au tir.
46:32Et finalement, il y aurait peu d'intérêt pour l'équipe et pour lui
46:36d'être sur un premier relais.
46:38Je ne le vois vraiment pas.
46:39Mais voilà, la preuve en est, c'est que je ne le vois vraiment pas sur un premier relais.
46:43Mais par contre, sur les autres relais, sur un quatrième relais,
46:45on sait qu'il est capable de tirer vite sur un dernier tir de bout,
46:47de faire la différence.
46:48Et puis finalement, quand on prend les quatre,
46:52on se rend compte qu'il y a peut-être Eric ou Quentin
46:55qui sont plus performants sur un dernier relais qu'un Emilien.
46:59Donc, ce n'est pas que par défaut, on le met au milieu,
47:01mais c'est que je pense vraiment qu'il a ce rôle d'être au milieu,
47:05à la bagarre aussi, sur les deuxièmes et troisièmes relais.
47:08Les deuxièmes ou troisièmes relais, on est vraiment à la bagarre.
47:11Et c'est ce qu'il aime, c'est jouer avec les adversaires.
47:13Et pour moi, c'est quelqu'un qui, deuxième ou troisième relais,
47:16ça lui correspond comme un grand.
47:17– Petite correction, jamais alignée sur les 20 derniers relais,
47:20mais il avait déjà occupé, je me suis un petit peu enflammé,
47:22il avait déjà occupé une position de premier relayeur,
47:25mais vous le voyez bien sur les 20 derniers relais,
47:27sa position, elle est au cœur de ce relais français.
47:29Tanguy, quelques éléments à partager avec nous sur ce qu'aime Emilien sur le relais
47:34et pourquoi il est soit deuxième, soit troisième relais.
47:36– Parce qu'en fait, Emilien, c'est quelqu'un qui, contrairement à ce qu'il peut laisser paraître,
47:46parfois avec beaucoup d'assurance, c'est quelqu'un qui a un peu peur des relais.
47:51En début de saison, il nous avait dit, j'ai hâte que les relais du premier week-end soient passés
47:55pour me concentrer sur les courses individuelles,
47:56parce que le poids de l'équipe est parfois difficile à assumer.
48:01Je pense que ça peut être le meilleur dernier relayeur du monde,
48:05si c'est un athlète en confiance,
48:07et pour l'instant, Emilien Jacquelin, il n'est pas en confiance sur son tir,
48:10donc c'est bien qu'il rentre dans la course une fois qu'elle est un petit peu décantée,
48:13donc normal de ne pas le mettre en premier relayeur.
48:18Et ensuite, a-t-il les capacités en ce moment d'être finisseur ?
48:20Il en laisse un peu trop sur le pas de tir peut-être,
48:22mais d'ici le relais des Jeux, il peut encore se passer plein de choses,
48:26et je pense que la composition du relais sera faite aussi en fonction des états de forme
48:31et des résultats qui auront lieu pendant les Jeux.
48:34Vous pouvez voter avec l'équipe Connect, le QR code en bas à droite.
48:37L'équipe de France n'a jamais remporté la médaille d'or olympique sur ce relais masculin.
48:42Est-ce que vous y croyez pour la prochaine édition en Italie ?
48:45Votez et on partagera le résultat avec vous, évidemment, Fred.
48:48Pour terminer sur Emilien, le relais du jour, il peut lui faire du bien.
48:51A Emilien pour retrouver ses sensations physiquement, d'abord ?
48:55C'est surtout physiquement.
48:57Alors, il est venu pour le tir aussi, à Oberhof, il l'a dit, en début de semaine au micro de Tanguy,
49:01qu'il avait hésité, il est venu pour bosser le tir.
49:03Donc ça, c'est évident qu'il va s'en servir de ce relais pour ça.
49:05Et puis surtout, physiquement, il a fait une grosse prépa pendant la trêve en altitude.
49:10Zéro intensité, donc ça va être un passage obligé pour continuer de monter dans les tours
49:16en décrassant un petit peu le moteur avant de bouger sur Rue Polding
49:21et Nové Mesto pour terminer cette prépa olympique.
49:25Un grand dimanche de sport avec le relais homme en biathlon, puis la poursuite femme.
49:30Le tennis de table à 16h30 avec le WTT Champions.
49:33Les finales à Doha, 18h50.
49:36Le grand résumé du Dakar pour l'étape du jour.
49:39Il se passe énormément de choses dans la catégorie auto,
49:41notamment avec Sébastien Loeb face à une conquérance chez Ford
49:45qui a l'air impressionnante encore aujourd'hui.
49:47Et puis à 19h55, le Clasico Real Barça, la finale de la Supercoupe d'Espagne.
49:53En attendant, sur le pas de tir, Tanguy, on peut rappeler à nos téléspectateurs les conditions.
49:57Si on guette un peu les fagnons au premier plan, ça ne bouge pas beaucoup.
50:03Oui, il y a une petite tendance de la gauche vers la droite.
50:05L'anémomètre sur le pas de tir annonce 6 km heure, moins 7 degrés et du soleil.
50:12Des conditions parfaites pour faire du biathlon.
50:14Éric Perrault, qui sera le dernier relayeur du côté de l'équipe de France.
50:21Alors, il sera face à qui pour cette position de dernier relayeur ?
50:25On va s'intéresser à la concurrence.
50:27Anne-Sophie, avec vous.
50:29D'abord, la Norvège pour continuer ce match France-Norvège.
50:32Il sera face à Vettel et Christian Sen sur ce dernier relais.
50:36Vous allez le voir quand on va détailler les autres compos.
50:38Tous les favoris sont là.
50:39Personne n'a décidé de faire l'impasse aujourd'hui sur ce relais masculin.
50:43Et donc, voici la composition aujourd'hui pour la Norvège.
50:46Qui aura le dossard 1 avec Isaac Frey, Johannes Dalles, Kiefdal, Martin Uldal.
50:51Et donc, Vettel et Christian Sen.
50:53Pour l'instant, Vettel et Christian Sen, c'est le dénominateur commun des deux premiers relais de la saison.
50:58Remporté à chaque fois par la Norvège et à Ostersund.
51:02Et Orfilzan, Vettel et Christian Sen, a passé la ligne d'arrivée en tête.
51:05Et comme Emilien Jacquelin, il avait vécu un sprint difficile.
51:08Il n'avait pas participé à la poursuite.
51:09D'ailleurs, Tanguy, est-ce que ça a été difficile pour le staff norvégien de composer ce relais aujourd'hui ?
51:16Vu évidemment toute l'émotion qui a accompagné cette équipe de Norvège.
51:20Oui, il y a les circonstances qui sont compliquées.
51:26Et puis, si on élargit, ils sont quand même avec une équipe qui a perdu les frères Boeux, qui étaient deux piliers du relais.
51:33Donc, c'est une équipe sur les relais qui est en reconstruction avec un Uldal,
51:39qui est quand même un athlète jeune sur la Coupe du Monde.
51:43Et de l'autre côté, un Johannes Dalle qu'on connaît bien, mais qui a eu beaucoup de difficultés toute sa carrière sur les relais.
51:51C'est pour ça que Vettel et Christian Sen ont été aussi confortés dans une position officiellement sélectionnée pour les Jeux Olympiques.
51:59Parce qu'ils en font un peu un capitaine de route de ce relais.
52:02Même si pour lui, ça s'est très mal passé en début de semaine.
52:05On le rappelle, il n'a pas pris part à la poursuite trop loin sur le sprint.
52:09Et complètement dépassé émotionnellement par ce qui s'est passé ces dernières semaines.
52:15Il a dit à Siegfried après le sprint, Vettel et Christian Sen,
52:18« Je suis arrivé sur le tir de boue, j'avais la carabine dans les mains.
52:20Je ne savais pas ce que je devais en faire tellement j'étais ailleurs. »
52:24Merci Tanguy pour ce témoignage et évidemment le relais à prendre avec ces conditions-là du côté de l'équipe de Norvège
52:31pour appréhender le prochain résultat de la Norvège sur ce relais.
52:37On va s'intéresser également, Anne-Sophie, à la Suède.
52:40Avec Sébastien Samuelsson, là aussi, qui est présent, le leader de cette équipe suédoise.
52:45Terminera également, comme Vettel et Christian Sen, comme Eric Perrault, comme Tomazzo Giacomell.
52:50On le verra dans quelques instants avec l'équipe italienne.
52:53Mais regardez, c'est Jesper Néline, Malte Stefansson, Martin Ponciloma,
52:57qui a réalisé lui aussi une bonne course hier sur la poursuite.
53:00Il a terminé cinquième.
53:02On met les armes les plus tranchantes, si je peux dire, de la Suède en fin de relais.
53:06Tanguy, on voit Siegfried en train de prendre des photos.
53:09Le connaissant, ce n'est pas pour faire du tourisme.
53:15Si, complètement.
53:16C'est pour avoir un souvenir dans sa vie d'un Oberhof sous le soleil, peut-être.
53:20Ah, d'accord. Pardon, alors.
53:21C'est vrai que cette image-là à Oberhof, il y a certains biathlètes qui n'ont jamais connu des conditions pareilles,
53:29peut-être, à Oberhof, on est d'accord.
53:31Ah ouais, je pense qu'il y en a qui ne sont jamais allés là-bas avec le soleil.
53:35Nous, on est la génération déjà limite.
53:37J'avoue, peut-être une fois ou deux, mais quand on va ?
53:39Moi, j'ai déjà couru avec ces conditions-là.
53:41Grand froid, enfin, un peu comme aujourd'hui, là.
53:43Je ne suis plus en canine de l'ICT, mais j'ai souvenir.
53:46Et on a l'impression d'être complètement ailleurs.
53:47Oui, et ça rend Oberhof vraiment sympa, pour le coup.
53:51Oberhof, sympa, c'est le cadre idyllique où l'on va passer notre dimanche ensemble aujourd'hui
53:56avec le relais masculin, puis la poursuite femme.
53:59On a parlé de la Norvège, de la Suède, l'Allemagne à domicile.
54:02Anne-Sophie, on leur accorde quel crédit ?
54:04Qui n'est toujours pas monté sur le podium d'un relais masculin cette saison, les Allemands.
54:10Et alors, pour trouver trace d'une victoire allemande sur un relais masculin,
54:13il faut remonter loin en 2021 à Novemesto.
54:16Là, ils ont la pression, en plus, de courir chez eux à domicile.
54:20Et ils doivent toujours faire sans.
54:22Philippe Horn, vous le savez, un de leurs leaders, qui a déclaré forfait déjà hier sur la poursuite.
54:27C'est donc Justus Trellov, Lucas Fratscher, Philippe Navrat et David Zobel qui représenteront les Allemands.
54:33La pression à domicile, on l'a vu au grand bord d'angle, c'est pas si simple à gérer.
54:36Parfois pour l'équipe de France, une dernière composition pour s'intéresser à celui qui va finir, l'Italie.
54:42Bah oui, avec le leader du classement général, le nouveau maillot jaune.
54:46Il s'appelle Tomazzo Giacomell.
54:48Il a réalisé un doublé cette semaine en remportant et le sprint et la poursuite.
54:52Et il pourrait donc se retrouver face à Éric Perrault, va être les Christiansen ou encore Sébastien Samuelsson.
54:58Ça va être plus compliqué pour lui parce que ça débute avec des athlètes qui ont moins de références pour les Italiens.
55:04Patrick Branhoffer, par exemple, ou Didier Bionaz.
55:07Hier, ils étaient autour de la 35e place de la poursuite.
55:11Suivra ensuite Lucas Soffer.
55:12Attention, il fait une très belle semaine, Lucas Soffer, du haut de son expérience.
55:18Lucas Soffer, troisième volet hier.
55:20Avant, Tomazzo Giacomell.
55:21Je n'ai pas osé, vous avez vu.
55:22Du coup, je me suis contenté du mot expérience.
55:25Mais bon, il a 36 ans, Lucas Soffer.
55:28Lucas Soffer et l'Italie face à la France, la Norvège, la Suède, l'Allemagne, les nations fortes de ce relais masculin.
55:34L'heure du départ approche.
55:36Eh bien, c'est l'heure également de vous faire gagner la somme de 2000 euros.
55:39Vous le savez, cette semaine, voici la question du jour.
55:42C'est en lien avec le classico, la finale de la Supercoupe d'Espagne ce soir entre le Barça et le Real.
55:49Quel est le tenant du titre du championnat d'Espagne ?
55:51Un, le grand FC Barcelone.
55:53Deux, le petit club de Getafe.
55:56Un ou deux au 7-10-21.
55:59Un ou deux au 7-10-21.
56:01Bonne chance à vous pour le tirage au sort, ce qui sera effectué lundi pour gagner cette somme de 2000 euros.
56:06Et d'ailleurs, un classico Anaïs.
56:08Vous qui êtes un petit peu moins foot.
56:10C'est le match le plus regardé de la planète.
56:12Vous vous rendez compte ?
56:13Et c'est un immense spectacle.
56:14Regardez ça.
56:17FC Barcelone.
56:1819h55.
56:19Vous savez ce que vous faites maintenant Anaïs.
56:46Ce soir, Barça-Real avec Kylian Mbappé.
56:49Ça fait énormément parler en Espagne.
56:51Qui jouera peut-être ce classico face au Barça.
56:5619h55, juste après le grand résumé du Dakar.
56:59Sachez que Ford est en train de faire une étape absolument incroyable face à Dacia.
57:03Vous savez, il y a Ford, Dacia, Toyota.
57:05Les trois constructeurs qui s'offrent une lutte acharnée pour remporter ce Dakar 2026.
57:10On fera un point avec Marc Minari aux alentours de 13h.
57:13Anne-Sophie, Fred.
57:14Eh oui, on y va.
57:15Vous êtes spectateur de classico.
57:17Maintenant, c'est à vous d'être les acteurs de ce grand dimanche avec ce relais Homme qui démarre juste après ça.
57:23Sous-titrage Société Radio-Canada
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