- il y a 7 mois
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Bonsoir et bienvenue dans BFM Grand Soir.
00:03Les suites de l'enquête sur l'incendie à Cran-Montana.
00:06On vous révèle ce soir la version des deux gérants du bar.
00:09Le service police-justice de BFM TV a eu accès au compte-rendu de la première audition de Jacques et Jessica Moretti.
00:16On y apprend ce qu'ils faisaient ce soir-là, quelles étaient selon eux les conditions de sécurité dans le bar, le Constellation.
00:22Tous ces détails, on vous les dévoile dans un instant.
00:25Mais d'abord, faisons un détour par la Suisse avec vous Nicolas Coadou.
00:29Bonsoir Nicolas. Le propriétaire Jacques Moretti, on le sait, est toujours en détention provisoire ce soir.
00:37Jacques Moretti a été placé en détention provisoire hier à l'issue de 6 heures d'audition
00:44au cours desquelles le ministère public l'a interrogé et a fini par demander son placement en détention provisoire
00:50parce qu'il estimait qu'il y avait un risque sérieux de fuite de la part du propriétaire du Constellation.
00:56Qu'est-ce qui va se passer désormais pour Jacques Moretti ?
00:59Selon la loi suisse, il doit être présenté devant un tribunal, un tribunal de mesure des contraintes.
01:06C'est l'équivalent de ce qu'on appelle en France le juge des détentions et de la liberté
01:09qui doit donc se prononcer sur son maintien ou non en détention.
01:14Ce qui doit avoir lieu demain ou lundi matin grand maximum.
01:17Est-ce qu'il va rester en prison ou est-ce qu'il va faire l'objet de mesures de coercition
01:21comme par exemple un bracelet électronique ou encore une interdiction de quitter le territoire ?
01:26On en saura plus demain donc ou lundi.
01:28Pour ce qui est de sa femme, Jessica Moretti, le ministère public a estimé
01:32qu'il n'y avait pas besoin de la placer en détention provisoire.
01:34Elle fait tout de même l'objet, elle, de ces fameuses mesures de coercition.
01:38Elle doit pointer régulièrement dans un commissariat suisse.
01:41Elle est équipée d'un bracelet électronique et a bien sûr l'interdiction de quitter le territoire français.
01:45Merci beaucoup Nicolas Coadou avec Marion Delpierre depuis la Suisse.
01:51Dès les heures qui ont suivi l'incendie aux Constellations qui a fait 40 morts et 116 blessés,
01:56on disait les policiers suisses ont auditionné les deux gérants du bar, Jacques et Jessica Moretti.
02:01On va en parler avec vous, Maxime Brandstetter, bonsoir.
02:04Bonsoir.
02:04Vous revenez tout juste de Suisse.
02:07Vous avez eu accès justement au compte rendu de cette toute première audition.
02:11Vous avez épluché une trentaine de pages d'audition.
02:14D'abord, on sait qu'ils racontent leur soirée et qu'ils n'étaient pas ensemble.
02:19C'est bien ça ?
02:20Non, effectivement, ils n'étaient pas ensemble.
02:21Ils étaient chacun dans un de leurs établissements.
02:23Parce que, pour rappel, ils ont trois établissements sur la commune de Cran-Montana,
02:27deux restaurants et le bar discothèque Le Constellation.
02:31Jacques Moretti, lui, il était dans un des restaurants, sûrement pour superviser.
02:36Et elle, Jessica Moretti, elle était au bar Le Constellation pour superviser cette soirée.
02:41Oui.
02:41Bruno Pommard, vous êtes aussi avec nous, président du Cercle d'Initiative Sécurité Intérieure,
02:46ancien instructeur du RAID.
02:48Bonsoir.
02:48Bonsoir.
02:49On est aussi avec Maître Marion Ménage.
02:51Bonsoir.
02:52Vous êtes avocate pénaliste.
02:53Peut-être juste un mot sur ces premiers mots.
02:56Ça, c'est un moment capital déjà d'entendre cette première version des faits
03:00et de savoir précisément qui était où précisément.
03:04Parce que là, ils expliquent bien qu'ils n'étaient pas ensemble.
03:06Qu'est-ce qu'ils vous font ?
03:07Les premières déclarations sont toujours des déclarations importantes parce qu'elles
03:11sont faites à chaud, parce qu'elles sont faites à un moment où les gens n'ont pas
03:14encore eu accès à la procédure, donc n'ont pas encore connaissance des éventuelles
03:18expertises, n'ont pas encore la possibilité d'adapter leur discours.
03:21Oui, c'était le lendemain du Nouvel An, donc quelques heures après le bras.
03:24Ils ont vraiment été entendus très vite et évidemment, ce sont des déclarations importantes
03:29qui peuvent parfois être un peu nuancées par la violence de l'émotion qui est ressentie
03:34par tout le monde et qui parfois peuvent venir un peu biaiser les déclarations qui
03:37sont faites.
03:38On a parfois des choses qui émergent quand on est réentendu plus tard un petit peu
03:42plus à froid, mais ça n'empêche que ça demeure des auditions qui sont primordiales
03:48parce que c'est les toutes premières recueillies à chaud par les enquêteurs.
03:51Et alors, Maxime, dans cette audition, les gérants donnent aussi leur version sur la
03:56sécurité des lieux.
03:57Que disent-ils précisément ?
03:59Sur la sécurité des lieux, forcément, c'est les questions que se posent les enquêteurs
04:03et ce sont leurs premières réponses.
04:07Alors, sur plein de points, Jacques Moretti, on aborde un peu tous les points avec lui.
04:13Déjà, il explique qu'il y avait bien des incendies dans ce bar, qu'il y avait bien
04:17des différentes sorties de secours.
04:21Il y avait des extincteurs, pardon.
04:23Il y avait bien des extincteurs dans ce bar, différentes sorties de secours.
04:26Excusez-moi, c'est la fatigue.
04:28Il dit quoi d'autre ? Il dit qu'il n'y avait pas de dispositif de pluie qui permettait
04:32d'éteindre le feu.
04:34Est-ce qu'il y avait une alarme qui s'est déclenchée ?
04:36Non, il n'y avait pas d'alarme, mais ça, la commune avait précisé qu'il n'y avait
04:40pas besoin d'alarme.
04:43Jacques Moretti, qui répond aussi précisément sur cette question des feux de Bengale,
04:46de ces fusées scintillantes, il explique que c'était assez habituel de faire ça.
04:52Il faisait ça pour les anniversaires, quand les clients le demandaient, ou pour des
04:55soirées particulières.
04:56Il assure d'ailleurs qu'il avait acheté des fusées particulières qui duraient 30 à 40
05:01secondes, qui en fait correspondent à la durée qu'il faut pour aller du bar jusqu'au
05:07table pour distribuer la bouteille et éviter que les personnes se blessent.
05:11Il dit même qu'il avait testé les feux de Bengale sur les mousses et que ça ne prenait
05:14pas feu.
05:15Donc, pour lui, au moment de cette audition...
05:17Il dit qu'il les avait testés sur les mousses ?
05:18Il dit qu'il les avait testés sur les mousses et pour lui, au moment de cette audition,
05:21il dit d'ailleurs, je suis convaincu que ce n'est pas ça qu'a mis le feu.
05:24Aujourd'hui, la procureure a dit que c'était quand même quasiment certain que c'était
05:27ça.
05:28Et on a d'ailleurs vu des images et des photos sur ces feux de Bengale toujours.
05:32Il est interrogé aussi sur quelque chose de précis, sur une photo où on voit Sian,
05:36vous savez, cette serveuse qui travaillait avec eux, qui vient de Sète et qui est malheureusement
05:41décédée.
05:42On la voit sur les épaules de quelqu'un avec des bouteilles et des fusées au bout.
05:46Donc, forcément, elle est encore plus proche des plafonds et de ces mousses phoniques.
05:49Vous voyez, c'est la photo que vous voyez à l'écran.
05:52Il est interrogé précisément sur cette photo.
05:54Sur cette photo, il dit que ce n'était pas habituel de faire ça, de monter sur les
05:59épaules.
06:00Je ne leur recommandais pas forcément de le faire.
06:03On entend, ça va à l'encontre de certains témoignages que l'on entend ces derniers jours.
06:07Bruno Pommard, je vous vois hocher la tête.
06:08C'est vrai qu'on a entendu beaucoup de personnes qui avaient travaillé dans ce bar et qui insistaient
06:13sur cette pratique-là.
06:14Enfin, ça reste une version.
06:16Mais en tout cas, certains disaient que les gérants leur demandaient spécifiquement
06:20de monter sur les épaules de leurs collègues pour apporter les bouteilles.
06:23Oui, alors ce type d'exercice, malheureusement, ça existe un peu partout.
06:27Pour avoir été souvent dans des boîtes de nuit, le résultat, malheureusement, est conséquent.
06:32Là, on voit qu'il y a une vraie problématique de conformité de cet établissement.
06:36Il faut dire les choses.
06:38Un manquement, négligence, le tribunal le déterminera.
06:41Mais visiblement, oui, effectivement, il n'est pas normal.
06:44C'est simplement à regarder les images qu'un bar, un nightclub, là aussi, il y a beaucoup
06:50de choses à dire là-dessus.
06:52Bar à musique, nightclub, bar à musique transformé un nightclub.
06:54Oui, c'est déclaré qu'un bar.
06:56C'est un peu compliqué.
06:57C'est très souvent le cas.
06:58Je pense que ça va permettre aux autorités, d'ailleurs, même en France, de remettre
07:01de l'ordre là-dedans.
07:03Pardon, mais est-ce que ça vous semble être une bonne défense ?
07:05Parce que je réagis sur...
07:06Il y a eu plusieurs points très intéressants que vous avez évoqués.
07:09Est-ce que ça vous semble une bonne défense de dire qu'on a testé ces feux de Bengale
07:16sur la mousse ?
07:17Ça ne prenait pas feu ?
07:18Écoutez, non, non, non.
07:19C'est le produit est homologué ou pas.
07:21Point.
07:22Il n'y a pas à discuter sur ce sujet-là.
07:24Il y a encore une fois, il y a des services de sécurité qui doivent passer dans des établissements
07:28recevant du public, des ERP, qui sont censés dire est-ce que c'est normé ou pas.
07:32Point final.
07:33Il n'y a pas à dire on a essayé de voir si ça prenait feu ou pas.
07:36Ça ne tient pas la route au niveau juridique.
07:37Et ils vont sans doute le faire dans les auditions.
07:40Ils donnent précisément la marque et l'endroit où il les a achetés.
07:43Donc on imagine...
07:43Sûrement.
07:44Non, non.
07:44Il y a vraiment des principes en termes de sécurité et les services de sécurité qui
07:49sont les pompiers souvent le font.
07:51Moi, j'ai des établissements qui reçoivent du public, des jeunes en particulier.
07:55Je peux vous assurer que c'est très sérieux.
07:56Donc on ne peut pas mettre n'importe quoi.
07:58Là, encore une fois, laissons l'enquête faire, évidemment, pour déterminer effectivement
08:02ce qui s'est réellement passé.
08:03Parce que la façon dont ça s'est enflammé avec une vitesse grandiose, c'est qu'il y a
08:08quelque chose quand même qui a permis de propager cet incendie.
08:12Et là, il y a une véritable question.
08:14Est-ce que les aérations ont joué le jeu là-dedans ?
08:16Est-ce qu'il y a eu quelque chose qui s'est mal passé ?
08:19Effectivement, on l'a vu.
08:21Est-ce que les temps d'évacuation ont été évidemment donnés au personnel pour pouvoir
08:25faire partir les gens ?
08:26Est-ce qu'il y avait un surnombre de personnes ?
08:28Bref, il y a tout un tas d'éléments, encore une fois, que la justice va devoir éclaircir
08:32de façon à trouver une réponse.
08:33Ce qu'on essaie de déterminer, c'est dans quelle mesure les deux propriétaires du bar
08:37sont responsables dans ce qui s'est passé ?
08:40Alors, ils sont de toute façon responsables de la sécurité de leur établissement.
08:43Et pour l'instant, c'est pour ça qu'ils sont impliqués dans l'enquête comme étant
08:46mis en cause.
08:48Parce qu'ils sont les propriétaires et que le propriétaire est nécessairement le premier
08:52responsable de la sécurité des biens et des personnes qui fréquentent son établissement.
08:56– Même si jamais l'enquête prouve que tout était dans les normes, on le rappelle,
09:00l'enquête est toujours en cours.
09:01– Oui, bien sûr, c'est pour ça qu'il y a une enquête, mais c'est aussi pour ça
09:04qu'ils sont en première ligne.
09:05On aurait pu ne pas du tout s'intéresser aux propriétaires, en se disant, l'homme
09:10en particulier, il n'était même pas présent sur les lieux, qu'on aurait pu considérer
09:14qu'il n'était pas là, qu'il n'était pas tellement concerné par le truc.
09:18Mais ce qui fait qu'on s'intéresse à eux, c'est parce qu'ils sont propriétaires
09:21et que les propriétaires sont en charge de la sécurité des gens qu'ils accueillent.
09:25– Bien sûr.
09:25– Après, sur la défense qui est pour l'instant la sienne
09:28et les arguments qui ont pu être avancés, il y a quand même une nuance
09:31qui est intéressante en droit suisse qui n'existe pas en droit français.
09:34C'est que, pour l'instant, on leur reproche un homicide par négligence.
09:38Ça, ça existe chez nous.
09:39C'est l'homicide involontaire.
09:40On va avoir la même qualification avec un accident de la route,
09:43un accident du travail.
09:44L'homicide involontaire, c'est la conséquence, c'est un décès,
09:48mais je ne l'ai pas souhaité.
09:49Évidemment, je n'ai jamais eu l'intention de tuer quiconque.
09:52Donc, en droit suisse, il existe un petit bémol supplémentaire.
09:56Si on considère que la personne avait conscience du risque
09:59et qu'elle a accepté ce risque, alors on bascule dans l'intentionnel.
10:04C'est une nuance qui n'existe pas en France.
10:06– C'est le meurtre par dole éventuel.
10:07– C'est ça.
10:08Et du coup, évidemment que dans un axe de défense,
10:12on va avoir intérêt tout de suite à venir expliquer
10:14qu'on n'avait pas conscience du risque
10:16et que si tant est qu'il y ait eu des risques,
10:19on ne pensait pas du tout qu'ils puissent se réaliser,
10:21qu'on était très loin de ça.
10:22Parce qu'il faut, dès à présent et dès leur première déclaration,
10:26tenir à l'écart cette notion de dole
10:27pour rester coûte que coûte sur cet homicide par négligence
10:31où là, on a trois ans de peine maximale en cours.
10:33– Justement, il a été beaucoup question de cette mousse.
10:36Il en est question depuis le début de ce drame.
10:40Maxime, le propriétaire l'a affirmé,
10:43il avait changé la mousse lui-même.
10:45C'est bien ça.
10:46– Oui, d'ailleurs, il avait fait les travaux lui-même,
10:48excepté la ventilation et l'électricité
10:51pour lesquelles il a fait intervenir des entreprises.
10:53Il le dit dans son audition, mais il l'avait même reconnu.
10:55On avait retrouvé des anciens articles de l'époque.
10:57Il a fait tous les travaux en bas,
10:59tous les travaux du bar lui-même.
11:01Donc, c'est lui qui a monté le bar en briques,
11:03avec les matériaux qu'il a achetés.
11:05C'est lui qui a trouvé ce comptoir en bois.
11:07Et il explique que la mousse antiphonique,
11:10il y en avait déjà quand il a racheté le bar,
11:12mais il a arraché l'ancienne
11:13et il a mis la nouvelle qu'il est allé acheter lui-même
11:16dans un magasin.
11:17– Alors, on avait entendu ces derniers jours,
11:19évidemment, de nombreuses familles désespérées.
11:21On entend maintenant des familles en colère.
11:23Je voudrais vous faire écouter ce soir
11:25à la mère d'une des victimes qui s'exprime sur BFM TV.
11:29C'était au micro de François Gapillon.
11:30– On exige punition, exemplaire.
11:35On exige, je répète, justice.
11:39On exige que les coupables soient écroués.
11:44Je mesure ce que je suis en train de dire.
11:46C'est-à-dire que je refuse, je le dis bien,
11:49l'hypothèse de la libération.
11:51Il n'en est pas question.
11:54Nous ne voulons pas qu'ils sortent,
11:56ni lui, ni elle,
11:57car ils savaient très bien ce qu'ils ont fait.
12:00Ils le savent.
12:02Il y a 40 morts.
12:04C'est la moindre des choses qu'ils soient en détention.
12:06Mais il aurait dû être en détention à la minute même
12:09où le Constellation, il a brûlé.
12:12À la minute même.
12:14Mais ils sont responsables.
12:16C'est leur établissement.
12:18Ils savaient très bien ce qu'ils faisaient.
12:24Je veux dire, il n'y a pas de mots.
12:26Il n'y a rien à discuter.
12:28Il n'y a rien à m'expliquer.
12:31C'est assez fréquent, ça, de passer finalement.
12:34On a entendu beaucoup de familles désespérées,
12:36extrêmement tristes, évidemment.
12:37Mais là, maintenant,
12:38on est passé sur une autre émotion.
12:41C'est celle de la colère.
12:42C'est normal.
12:43J'allais dire d'abord parce que le processus du deuil,
12:46il est celui-là.
12:47C'est-à-dire qu'on passe par toutes les émotions.
12:49La tristesse d'abord parce que
12:50c'est la première chose qui vous assaille.
12:52La colère, elle vient assez vite après.
12:54Et finalement, la colère, elle est assez saine
12:55parce que c'est aussi elle qui vous fait tenir debout.
12:58Tant qu'on est en colère,
12:59on est debout, on est fort,
13:01on s'agite, on est dans l'action.
13:04Et ça évite de se retrouver,
13:06rouler en boule dans un coin
13:07à pleurer toutes les larmes de son corps.
13:08C'est vraiment une attitude
13:10qu'on croise, nous,
13:11quand on assiste des victimes
13:12des parties civiles dans les procédures.
13:14Cette colère, on sent que ça les...
13:17Oui, c'est ça.
13:17Ça les tient debout comme une colonne vertébrale.
13:19Il faut qu'elle passe.
13:21Un jour, c'est extrêmement long.
13:24Et ce n'est pas non plus souhaitable
13:26que ça passe trop vite, de toute façon.
13:28Donc, il faut prendre le temps.
13:29Il faut prendre le temps
13:30d'accueillir les émotions
13:31les unes après les autres,
13:33dans l'ordre dans lequel elles arrivent,
13:34éventuellement dans le désordre,
13:36et de composer avec.
13:37Ce qui est important,
13:38c'est qu'il y ait une réponse
13:38qui soit apportée à chacune des émotions
13:40de ces familles de victimes.
13:42Là, la colère,
13:43il va falloir que la justice
13:44apporte des réponses.
13:46Ce qui est en train de se faire,
13:47c'est ça, avec ce placement en détention
13:49avec l'audience de lundi.
13:50Vous êtes en lien avec de nombreuses familles.
13:53Justement, que vous disent-elles aujourd'hui ?
13:56Est-ce qu'elles ont l'impression, en tout cas,
13:59que l'enquête avance assez vite ?
14:02Les familles, elles sont en colère
14:04et elles sont inquiètes.
14:06Peut-être leurs avocats encore plus,
14:08ils sont inquiets.
14:09Inquiets de la gestion
14:10qu'a la justice de cette affaire.
14:12Depuis le départ,
14:14pour rappel, la justice,
14:16déjà, elle a mis quand même,
14:18je crois que c'est le 2 janvier au soir,
14:21le 3 au matin,
14:22qu'elle ouvre une instruction
14:23contre les propriétaires.
14:24Ça, déjà, ce n'était pas compris.
14:25Les propriétaires d'un bar
14:26qui a brûlé
14:28ou les gens n'ont pas réussi à sortir,
14:31les avocats et les familles de victimes
14:33voulaient qu'on ouvre une enquête
14:34contre eux rapidement.
14:36Ça a mis un certain temps.
14:38Les perquisitions, je crois,
14:40et les retenues,
14:41je crois qu'il n'y en a eu que sur le bar,
14:42pas chez eux,
14:43ça a mis un certain temps aussi.
14:44Et au début de cette enquête,
14:46la justice dit
14:47Jacques Moretti,
14:48Jessica Moretti,
14:50pour nous,
14:50il n'y a pas de risque de fuite,
14:51il n'y a pas de risque
14:52qu'ils se mettent d'accord,
14:53donc aucune raison
14:54de les mettre en détention.
14:56Et puis,
14:56il y a deux jours,
14:58je crois,
14:58deux ou trois jours,
14:59tout d'un coup,
14:59on nous dit
15:00si, si,
15:00il y a un risque de fuite,
15:01en fait,
15:01on va mettre Jacques Moretti
15:02en détention.
15:03C'est tous ces éléments-là
15:04qui effraient beaucoup
15:06les avocats et les familles
15:07qui se disent
15:08mais qu'est-ce que fait la justice ?
15:09On a l'impression
15:09que cette enquête
15:10n'est pas bien menée.
15:11Ils ont surtout aussi l'impression
15:12qu'on ne communique pas assez avec eux.
15:14Vous savez que la justice
15:15a invoqué l'article,
15:17elle a ordonné aux avocats
15:18de ne pas prendre la parole
15:19pour dire en Suisse,
15:20c'est différent d'en France.
15:21Les avocats,
15:21il n'y a pas de secret d'instruction.
15:23Les avocats peuvent dévoiler
15:24des pièces du secret d'instruction
15:25aux médias,
15:25il n'y a pas de problème,
15:26sauf quand la justice
15:27les interdit.
15:28Là,
15:28elle l'a interdit.
15:30Ils ont l'impression
15:31qu'ils sont musulés.
15:37et peut-être
15:38va laisser passer des choses.
15:39Oui, merci beaucoup.
15:41On revient sur cette information
15:42un peu plus tard
15:43dans l'émission
15:44mais dans un instant,
15:46on parlera politique.
15:48C'est dans deux mois
15:49les élections municipales
15:50en France.
15:51On vous révèle ce soir
15:52notre premier grand sondage
15:54pour la course
15:55à la mairie de Paris.
15:56C'est un sondage exclusif
15:57et là pour BFM TV
15:58et la tribune dimanche.
16:01Vous le verrez,
16:02Emmanuel Grégoire
16:03et Rachida Dati
16:03sont en tête.
16:04Oui,
16:05mais alors c'est plus serré
16:06que jamais.
16:06A tout de suite.
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