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  • il y a 7 mois
Avec son premier album REQUIEM, sorti en décembre, Timar s’impose déjà comme l’un des nouveaux talents à suivre du rap français. Il est dans À la régulière ce soir.

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00:00Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans La Régulière, l'émission de toutes les cultures.
00:14Ce soir, on va parler d'un mot qu'on utilise beaucoup dans le rap, un mot parfois réducteur, parfois excitant.
00:19Ce mot c'est rookie.
00:21Rookie ça veut dire débutant, mais dans le rap ça veut surtout dire quelqu'un qui arrive au moment où tout commence à s'accélérer.
00:25Les regards, les attentes, les projections, mon invité ce soir c'est Timar, un jeune rappeur qui vient de sortir un premier album fort dans son introspectif qui s'appelle Requiem.
00:35Alors ce soir on va prendre le temps, le temps de comprendre d'où il vient, ce qu'il raconte, ce qu'il traverse.
00:39On va parler musique évidemment, mais aussi d'exposition, de doute de première fois et de ce que ça fait justement d'être le rookie du moment.
00:46Au moment justement où on commence à comprendre le jeu, Timar est avec nous à La Régulière.
00:55Comment ça va Timar ?
01:02Très bien, très bien, très bien et toi ?
01:04La forme ?
01:04Très fort, fort.
01:06Est-ce que t'aimes bien ce terme de rookie ou pas ?
01:08Est-ce que j'aime bien ce terme ?
01:09Est-ce que je t'ai énervé là ou ça va ?
01:10Non, pas du tout, pas du tout.
01:12C'est comme ça qu'on parle de toi depuis quelques années maintenant, comme un des jeunes talents en vogue dans le rap français.
01:17C'est ça, ouais, non, non, non, il faut appeler un chat un chat et un chien un chien, si je suis un talent qui vient de commencer et qui commence à se faire connaître, je suis un rookie.
01:28Mais je ne compte pas le rester forcément.
01:30C'est ça le but évidemment, le but c'est de passer l'étape au suivi et l'album est là pour ça.
01:34Avant de parler de l'album, peut-être qu'on peut aussi commencer par parler de toi et de tes jeunes, mais t'as commencé il y a quelques années à rapper.
01:42Je pense qu'on a vraiment entendu parler de toi à partir de 2023 notamment dans le rap français, mais toi, à quel moment tu commences vraiment à rapper, à écrire des textes ?
01:49Moi, je commence à écrire des textes il y a de là maintenant peut-être 5 ans, 5 ans, 4 ans.
01:56Parce que depuis que je suis petit, j'écris des textes, mais je n'écris pas du tout du rap.
01:59Je n'écris pas du tout du rap, je raconte ma vie.
02:01T'écrivais quoi ?
02:02Des histoires ?
02:03Ouais, des histoires.
02:04J'ai raconté des histoires, j'ai raconté ma vie, des pièces de théâtre, des idées de films, tout ce qui me passe par la tête.
02:10En fait, j'aime bien le mettre à l'écrit, à la base, comme je suis quelqu'un d'assez créatif.
02:16Et du coup, de fil en aiguille, j'aime la musique, j'aime le rap.
02:21Et je suis rentré dans ma période un peu, on va dire, rebelle, à 17, 18 ans et tout, etc.
02:27Donc, il y avait plein de choses qui me révoltaient.
02:31Donc, à partir de ce moment-là, j'ai commencé à dire des choses qui me révoltaient.
02:37Sur des instrumentales.
02:38Sur des instrumentales.
02:39C'est là que le rap est vraiment arrivé, en fait.
02:40Et c'est là que, de là, j'ai commencé à écrire des textes de rap, mais sans me dire que j'allais devenir rappeur.
02:46Ouais, parce que ça m'intéresse.
02:48Tu l'as déjà dit dans nos interviews que tu as commencé par écrire des pièces de théâtre.
02:52À quoi ça ressemblait, ça ?
02:53Parce que quand on est jeune, ce n'est pas forcément évident.
02:55Non, ce n'est pas forcément évident, mais en gros, j'aimais bien les rôles.
03:01J'aimais bien faire des trucs de rôles un peu.
03:05Donc, au tout début, ça commençait par maman, papa, mes frères à la maison.
03:11Moi, j'ai beaucoup de frères et sœurs.
03:14Donc, je mettais des rôles un peu à mes frères et sœurs, etc.
03:18Donc, ça commençait de fil en aiguille.
03:20Et après, de fil en aiguille, ça fait qu'aujourd'hui, j'écris des textes de rap
03:25et j'écris aussi autre chose.
03:27Mais ça, c'est pour la suite.
03:29Ça veut dire peut-être des projets de films, des choses comme ça ?
03:32Oui, oui, oui.
03:33Tu poursuis ça, en fait ?
03:34On poursuit ça.
03:34On poursuit la créativité jusqu'au bout du chemin.
03:40Alors, tu parlais de 2023, justement, au moment où on a commencé à t'être,
03:43notamment avec ce morceau.
03:46Je suis dans la stupe, dans les études.
03:48C'est fini les cassettes, il faut revendre des scènes.
03:50Je brille comme les diamants de Brazzahakine.
03:52Essaye de ne pas tromper, des villes, il n'y en a qu'une.
03:54Seul, solo, boteau, je barreau d'encore.
03:57La misère a touché les quartiers de chez moi.
03:59Le bâtiment nous a fait raser les murs.
04:01Je côtoie les passades, les balance aussi.
04:039-4-3-0, c'est toujours la vie.
04:05Le malentendu, ça peut t'enlever la vie.
04:07En fierté, ça m'écoute dans tout le monde mêlé.
04:09Libérer le j-bob, c'est ta zéro aussi.
04:11Je suis parano quand je pense au mâle.
04:12Est-ce qu'il y a un moment où tu prends conscience de tes qualités ?
04:16Notamment ta voix, tu as une voix qui est atypique, qui est particulière.
04:19Est-ce qu'il y a un moment où tu prends conscience justement de ce que tu as ?
04:22Oui, il y a un moment où je prends conscience.
04:24Parce qu'en fait, il faut savoir qu'avant de me lancer dans quelque chose,
04:28vraiment, je prends mon temps.
04:32Vraiment, je prends mon temps.
04:34Et quand je me lance, je veux que ce soit le meilleur truc possible.
04:39Ok.
04:40Donc à partir de ce moment-là, il y a forcément une prise de conscience à un moment donné.
04:44Ça veut dire que tu as beaucoup réfléchi à ce que tu allais faire avant de le faire.
04:47Oui, exactement.
04:48Ça veut dire qu'il y a eu un bon travail, un long travail,
04:53avant justement que je sorte mon premier son.
04:56Parce que moi, déjà dans la vie, je suis quelqu'un d'indécis à la base.
04:58Donc heureusement que j'ai mon équipe qui est là depuis le début.
05:05Mais ouais, on a travaillé, on a travaillé.
05:08Et même avant de lancer ce premier titre justement,
05:10on s'est dit, on avait déjà pas mal de titres,
05:14mais on s'est dit qu'il fallait un titre banger avec lequel arriver, etc.
05:19Donc forcément, on a préparé ce truc.
05:22Et forcément, il y a une prise de conscience.
05:24À un moment donné, on se dit, ouais, là, c'est bon, on peut y aller.
05:27On y va, on se lance et on met notre tête en exposition.
05:32Donc on se doit d'aller au bout, quoi.
05:34Tu viens du 94, qui est un département éminemment important dans le rap français.
05:40On en reparle un peu plus tard.
05:41Est-ce que c'est aussi quelque chose qui t'a élevé, éduqué, en tout cas en termes de rap ?
05:45Est-ce que t'as aussi beaucoup écouté peut-être les gens du 94 ?
05:48Sur le fait aussi de savoir qu'il y a autant de talents qui viennent du 94 ?
05:51Est-ce que ça a aussi été une source de motivation, une force ?
05:53Forcément, forcément, forcément.
05:55Moi, comme je t'ai dit, j'ai beaucoup de grands frères.
05:58Je suis le dernier de ma famille.
05:59J'ai que des grands frères et des grandes sœurs.
06:03Ils écoutaient.
06:03Oui, la mafia qu'un fri, Nesbill, tout ce qui est 94, ça a écouté fort, fort, fort.
06:11Notamment le rap des années 2000, c'est des gens qui ont beaucoup...
06:13Exactement.
06:15Donc à partir de ce moment-là, j'ai baigné dans ça, indirectement.
06:19Donc forcément, ça a un impact directement sur moi.
06:23Et même quand je me mets à rapper, je me dis que j'ai la légitimité, en gros, de le faire.
06:30Parce qu'il y a le tampon au 94.
06:31Voilà, il y a le tampon au 94, il y a l'héritage.
06:33Donc on peut se permettre de faire ça pour reprendre ce qui nous est dû de droit, tout simplement.
06:39Là, il y a ce projet qui est sorti, Rickouillem.
06:40Il y a évidemment plusieurs morceaux dessus.
06:42Notamment, il y a le morceau FDT pour « Fraude de talent ».
06:46Pourquoi ce projet maintenant ? Et pourquoi ce titre a ce projet ? Est-ce que c'est un album déjà ?
07:14Oui, c'est un album.
07:15C'est un album.
07:15On peut parler d'album.
07:16C'est ça, on peut parler d'album directement.
07:18Ce qui est assez rare, parce que souvent, quand un jeune artiste arrive, qui a sorti des singles,
07:22parfois on a envie de...
07:24Même parfois une crainte de dire « Ouais, on peut sortir une mixtape ou un EP ».
07:27Toi, ça n'arrive qu'à un album.
07:28Ouais, exactement.
07:29En vérité, en 2025, on va dire, c'est là où j'ai beaucoup plus sué parler de moi.
07:36Donc la plupart des gens m'ont découvert en 2025.
07:41Mais il y a un travail justement qui a été fait avant, depuis 2023.
07:46Donc moi, je trouvais que c'était le bon moment pour moi, personnellement.
07:49Pas au vu des gens qui me connaissent depuis 2025.
07:54Moi, personnellement, dans mon avancée.
07:55Et peut-être aussi, c'est la valeur que tu voulais aussi donner au projet.
07:57Dire que c'est un album, ce n'est pas un projet au rabais.
08:00Exactement, c'est ça.
08:02Et je n'ai pas peur de le dire.
08:04Justement, je voulais vraiment faire un album pour justement...
08:08Entre guillemets, je suis un rookie.
08:09Et moi, je ne veux pas forcément rester dans ce stade de rookie.
08:14Je voulais envoyer un album volontairement pour me mettre vraiment les deux pieds dans le plat.
08:24Et directement dans le rap.
08:26Et comme ça, on peut enchaîner sur la suite.
08:28Et on peut espérer un avenir un peu plus costaud.
08:32Et là, je commence 2026 avec un peu plus de bagage.
08:37Tu vois, un peu plus de force.
08:40Un peu plus de coffre pour y aller.
08:44Et je trouve que c'est très bien justement pour ma carrière.
08:47Si je ne dis pas de bétif, c'est d'origine congolaise ?
08:48Oui.
08:49Ailleurs, désolé pour la victoire de l'Algérie cette semaine en Coupe d'Afrique des Nations.
08:53C'est obligé qu'on en parle.
08:55Mais c'est quoi ton rapport au Congo justement aujourd'hui ?
08:58Moi, mon rapport au Congo, forcément, c'est mes origines.
09:02C'est mes origines.
09:04Moi, c'est tout simplement mes origines.
09:08En vérité, j'ai grandi dans ça.
09:10Est-ce que la musique aussi t'a influencé ?
09:11Parce que c'est un pays de musique extraordinaire.
09:14C'est ça.
09:14Moi, il faut savoir que depuis que je suis tout petit, tu rentres chez moi, tu franchis le pas de chez moi.
09:20Il y a de la musique directement.
09:21Jusqu'à aujourd'hui, même là, tout de suite, tu vas chez moi tout de suite.
09:24Il y a forcément de la musique.
09:25Oui, que ce soit à n'importe quelle heure, il y a forcément de la musique.
09:28Donc forcément, ça a eu un gros impact sur moi.
09:31Après, je ne sais pas si ça a eu un impact direct.
09:34Je pense que c'est plutôt indirect.
09:36Ou on ne le ressent pas immédiatement dans ta musique, ce que tu fais aujourd'hui, pour le moment en tout cas.
09:40Oui, on ne le ressent pas forcément.
09:42Mais je pense que c'est quelque chose qui m'a frappé naturellement.
09:48Donc forcément, j'ai été influencé par la rumba, toutes les musiques congolaises.
09:56Tu as une phrase aussi où tu parles indirectement du Congo.
09:58Tu dis, je n'oublie pas que mes parents sont venus du bled pour moi.
10:01Qui est une phrase simple, mais forte.
10:03C'est quelque chose que tu as toujours en tête, le fait que tes parents sont venus pour toi, pour tes frères aussi.
10:08Pour vous donner une vie ici.
10:10Exactement, pour donner une vie forcément, une vie un peu meilleure.
10:14Surtout que moi, mes parents, ils sont partis en temps de guerre.
10:19Donc ça veut dire que quand ils sont déplacés, c'était vraiment pour donner une meilleure vie justement à leurs enfants.
10:29Moi, quand je suis né, même depuis que je suis né, j'ai l'impression que je suis en mission.
10:37Ça veut dire que là, je suis en mission et je suis capitaine de mon navire.
10:42Et je dois mener mon navire tout en haut, sur la plus belle île qu'il soit.
10:48Alors, en 2004, un an après ta naissance, Kanye West sortait un morceau qui s'appelle « Diamond from Sierra Leone ».
10:56Excuse me, that's just the Henny man, I smoke, I drink, I'm supposed to stop, I can't because...
11:01Diamonds are forever, throw your diamonds in the sky, you feel the vibe.
11:06Diamonds are forever, the rock is still alive every time I rhyme.
11:11Et en 2025, Timar dit « Je peux pas mettre de diamants sur ma montre, je sais que dans les mines, il y a mes petits frères qui font du sale ».
11:18Ça a une phrase que tu dis sur le morceau « Sierra Leone » qu'on va écouter.
11:21Est-ce que tu as pensé à ce morceau de Kanye ou pas du tout ?
11:23C'est vraiment quelque chose qui était décorrélé de ça quand tu as écrit ce morceau ?
11:27Non, je connaissais ce morceau, mais je ne pensais pas du tout à ce morceau-là.
11:31C'est juste toi qui avais envie de parler de ça ?
11:32Voilà, c'est juste que j'avais envie de parler de ça.
11:37On n'en parle pas forcément.
11:39Ce n'est pas un thème qui est forcément très abordé dans le rap français.
11:42Et moi, je ressentais ce besoin justement de parler de ça.
11:48Et puis surtout, big dedication aux pianistes, Augustin Charnet, et ceux qui ont fait la prod, Amine Farsi, Tamsir, Blatt, tout le monde.
11:59Vraiment, quand ils ont fait la prod, ça m'a donné directement, ça m'a pris.
12:05Et directement, ça m'a donné envie de parler des diamants.
12:09Et j'aurais pu parler des diamants de mon pays, justement.
12:13Mais j'ai parlé de la Sierra Leone parce que j'ai mon ami aussi qui est Sierra Leone, ZZ.
12:21Rappeur qui t'a fait une collaboration.
12:22Donc, ouais, j'avais cette inspiration et je me suis dit en vrai, c'est quelque chose sur lequel on ferme les yeux.
12:33Tu voulais toi en parler.
12:34Voilà, je voulais en parler.
12:35Je voulais en parler et au-delà du fait d'en parler, c'est quelque chose de beau.
12:42Donc, Sierra Leone, même le titre, je trouve qu'il est noble.
12:46Donc, voilà, c'est sur une ligne directrice, donc tout est carré.
12:50Je pense qu'on écoute donc ce morceau Sierra Leone de Timar tout de suite dans La Régulière.
13:20Pour oublier de la haine dans la feuille, j'aimerais bien savoir qu'il n'a pas douté.
13:24T'imagines pas ce qu'on fait pour tes mondes.
13:26Les démons, les démons m'habitent.
13:28Mais toi tellement noir que j'abrite.
13:30Le passé, c'est passé, mon halve, frère.
13:32J'ai le charme d'un drôme qui d'afrique.
13:34La mort, elle se numérotée pour se n'y amouroter.
13:36T'es revanche pas car la vie va loter.
13:38Je m'ordore, donc ma vie vaut qu'un peu.
13:39Au pays que nous sommes sans l'enjeu.
13:41On épaisse, mais des traces sur la joue.
13:43Comme ce diamant de Sierra Leone.
13:46Dans ce bar, on ne fout plus que Léo.
13:47Mais si, là, mais j'ai pas les néons.
13:49J'éviter mon genou, c'est un météon.
13:51Le châtiment de mon regard.
13:53Je suis pas sûr que ça se finisse bien.
13:55Bien, bien.
13:57Tiens, moi, les diamants, les diamants.
13:58Ma peau est brute, mais elle brille comme jamais.
14:00Voir comme la richesse en Sierra Leone.
14:02Je pleure les malheurs de Léo, le deux.
14:04Même si les démons, les démons m'habitent.
14:06Je crie pendant que le cœur, il saigne.
14:08Je vis dans une vie éphémère.
14:11Je peux pas tout donner.
14:12Les larmes ne font pas que couler.
14:14Il y a du sang sous la peau, il faut se planter.
14:16Je n'ai vu que la force des miens couler.
14:18On se tire dessus à des fois des boulets.
14:20Le tête a pas que l'erreur finisse qu'à rouler.
14:22J'ai fait les feuilles, j'ai pris des peines de malade.
14:24Noir et l'âme, j'ai besoin d'éguiser ma lame.
14:26Si jamais demain, j'ai le retour de flamme.
14:28Y'a qu'au pays que nous sommes sans l'enjeu.
14:30Comme ce diamant de Sierra Leone.
14:32Je pense pas qu'on ne fout plus que Léo.
14:33Mais si, là, mais j'ai pas les néons.
14:36J'évite les mots, j'annonce la météo.
14:37Le châtiment nous regarde, je suis pas sûr que ça se finisse bien, bien, bien.
14:43Tiens, moi, tiens, moi, tiens, moi.
14:45Ma boue est brute, mais elle brille comme jamais.
14:47Voir comme la richesse sociale et âne.
14:49Je pleure les malheurs de Léo, le deux.
14:51Même si les démons, les démons m'habitent.
14:53Je crie pendant que le cœur, il saigne.
14:55Je vis dans une vie éphémère, je peux pas tout donner.
14:59Tiens, moi, tiens, moi, tiens, moi.
15:00Ma boue est brute, mais elle brille comme jamais.
15:02Voir comme la richesse sociale et âne.
15:04Je pleure les malheurs de Léo, le deux.
15:06Même s'il était mon été, on m'habite.
15:08Je crie pendant que le cœur, il saigne.
15:10Je vis dans une vie éphémère, je peux pas tout donner.
15:21C'était le morceau Sierra Leone de notre invité du soir, Timar.
15:26France Inter.
15:29Mehdi Maizy.
15:31À la régulière.
15:33Timar, tu as sorti ton premier album, donc, Gréquiem.
15:35Il y a le même titre d'album, d'ailleurs, qu'un grand album de Lino,
15:39à qui on pense, évidemment, cette semaine.
15:42Je vais te faire un petit quiz.
15:44D'accord.
15:45Tu me réponds.
15:47Sois rapidement, sois tu prends le temps, comme tu le sens.
15:49Il n'y a pas de problème.
15:49Comme tu le sens.
15:50On va.
15:51Alors, le succès.
15:52D'accord.
15:53Est-ce que ça te fait peur ?
15:54Ou est-ce que ça te motive ?
15:57J'ai l'impression que tu as déjà un peu répondu à cette question, mais je te la repose.
16:00Je dirais que ça me motive.
16:02Ok.
16:03Il n'y a pas une éventuelle peur de ce que ça peut amener ?
16:05De ce que ça peut...
16:06Non, parce que...
16:08Moi, je t'avoue, je te dis la vérité, dès que je suis né, je pense être né pour briller.
16:17Donc, c'est quelque chose que j'attends.
16:21Ok.
16:21Donc, forcément, que ça soit dans n'importe quel domaine, je ne savais pas que j'allais...
16:27Ça veut dire que tu le sens depuis tout petit ou que tes parents t'ont dit ?
16:30Ou c'est toi ?
16:30Non, non, c'est moi.
16:31C'est personnel.
16:32Moi, comme je t'ai dit, je suis en mission.
16:34Ça veut dire que, quoi qu'il arrive, à la fin du livre, normalement, ça se finit correctement.
16:43Donc, ça veut dire que tu n'es pas angoissé ?
16:45Non.
16:46Tu es serein, en fait.
16:46Oui, je suis serein parce que moi, je suis quelqu'un très spontané dans la vie de tous les jours.
16:52Comme là, je suis dans la musique.
16:53Mais c'était vraiment par hasard que j'ai fait de la musique.
16:55Je n'ai jamais voulu faire de musique.
16:58Ce n'est pas ton rêve de gosse ?
16:59Non, pas du tout.
17:00Rien à voir.
17:00Je ne me suis jamais dit que j'allais faire du rap un jour dans ma vie.
17:06Comme le théâtre.
17:09Je faisais du théâtre aussi.
17:11Je ne me suis jamais dit que j'allais faire du théâtre aussi, forcément.
17:14Mais voilà, je suis très spontané.
17:17En fait, je fais ce qui me plaît et je me donne à fond.
17:21Donc, si je me donne à fond, je me donne les moyens.
17:23Ça veut dire que tu écrivais, mais tu jouais aussi ?
17:25Tu étais aussi comédien ?
17:27Oui, j'étais dans une école de théâtre pendant deux ans.
17:33Mais avant ça, je faisais du foot.
17:35J'ai toujours cru à ma carrière de footballeur.
17:40On saura toujours sur quoi rebondir.
17:42D'ailleurs, tu parles de foot.
17:43Tu cites sur l'album d'Embélé.
17:46Supporteur du Paris Saint-Germain.
17:47Non, moi, pas supporter du Paris Saint-Germain.
17:51Je suis supporter de l'US Créteil et Lucitanos.
17:54Ça, c'est un vrai.
17:55Je suis supporter de l'US Créteil et Lucitanos.
17:57Mais sans manquer de respect à l'US Créteil et Lucitanos, est-ce qu'il y a une plus grande équipe que tu supportes ?
18:03Ou non, c'est Créteil avant tout ?
18:05C'est Créteil et Lucitanos.
18:08Après, moi, dans ma famille, c'est partagé.
18:12Dans ma famille, soit ça aime le FC Barcelone, soit ça aime Arsenal.
18:17Il y a des gunners, il y a pas mal de gunners.
18:19Je suis un peu gunner, un peu barcelonais, un peu parisien, un peu cristallien.
18:22Donc Créteil avant tout ?
18:24Mais Créteil avant tout.
18:26La nuit, est-ce que c'est pour toi quelque chose qui pousse à la création ?
18:32Ou est-ce que c'est destructeur ?
18:34Non, moi, je trouve que ça pousse à la création, la nuit.
18:36Tu es souvent en studio la nuit ?
18:39Je suis souvent en studio la nuit.
18:41Moi, je suis au studio la journée comme la nuit.
18:45J'ai pas forcément de préférence.
18:48Mais par exemple, on a sorti un titre, moi et ZZ, 4h44, qu'on a fait à 4h44.
18:54Et du coup, je pense que la nuit, ça pousse à la création.
18:57C'est fou ça, les rappeurs, vous êtes toujours en studio la nuit.
19:00Pourquoi vous avez ces vies là, complètement destructures ?
19:03Vous ne voulez pas dormir à 4h44 ?
19:04Justement, en fait, ça dépend des périodes.
19:08Il y a des périodes où on va plus être en studio.
19:11Enfin, moi, personnellement, je ne vais plus être en studio la journée.
19:14Et il y a des périodes où je ne vais plus être en studio la nuit.
19:16Ok, donc tu n'as pas vraiment de règles.
19:18Moi, je suis un électron libre, vraiment.
19:22Les chiffres, est-ce que c'est un indicateur ou est-ce que c'est une illusion ?
19:25Pour moi, c'est quand même un indicateur.
19:30Mais toute proportion gardée, je dirais.
19:34Parce que moi, personnellement, je ne fais pas attention aux chiffres.
19:38Je fais ma musique.
19:38Quand tu vois que tu as tant de millions d'auditeurs par mois, sur Spotify, par exemple,
19:42parce que c'est ce qu'on voit, c'est beaucoup.
19:45Est-ce que tu te rends compte de ce que ça veut dire ?
19:47Oui, non, moi, je me rends compte de ce que ça veut dire.
19:50Mais après, j'ai téléchargé les plateformes de téléchargement il n'y a pas si longtemps que ça.
19:54Je t'avoue, sinon moi, j'étais sur YouTube.
19:57J'étais sur YouTube et tout.
19:58Mais les auditeurs, même sur Spotify, ça monte, ça descend en fonction de ce que tu fais, de ton actualité.
20:09Donc, en vérité, c'est une question mitigée.
20:16Ça peut être illusoire comme ça peut être un indicateur.
20:20C'est vrai que même moi, par exemple, j'avais tendance à ne pas trop faire attention à ça.
20:25Aujourd'hui, c'est un peu devenu un réflexe de regarder le nombre d'auditeurs.
20:29Tu sais, quand on parle d'un sujet, ce que je ne connais pas, ce qui n'est pas bien d'ailleurs.
20:32Mais tu vois, c'est un peu quelque chose qui est rentré dans nos habitudes d'observation.
20:37Et ce que je trouve dommage, en tout cas, c'est qu'aujourd'hui, tu es obligé d'avoir un petit peu de...
20:45En gros, c'est un indicateur. Pourquoi ?
20:48Parce que les gens, aujourd'hui, ils sont influencés par justement si ça marche ou pas.
20:54Si ça marche, je vais aller écouter, je vais voir et je vais prendre la peine de le faire.
20:59Mais si ça ne marche pas, je ne vais pas le faire.
21:01Alors que ça n'a rien à voir avec la qualité.
21:03Bien sûr.
21:04Ça n'a rien à voir.
21:05Donc, c'est un grand débat.
21:07C'est un grand débat.
21:11Timar est notre invité jusqu'à 23h.
21:13Et Timar, je crois qu'un rappeur du 93, je n'ai pas de bêtises, a joué un rôle dans ta carrière, c'est Zigzo.
21:29Ça me fait un peu mal au cœur de couper ce morceau parce qu'il est vraiment très chaud dessus.
21:56C'est le morceau citant de Zigzo.
21:58Pourquoi tu le cites ? Quel rôle ? Est-ce que c'est quelqu'un que tu as beaucoup écouté ou est-ce que vous l'êtes fréquenté ?
22:03Non, absolument pas.
22:05On ne sait pas, on ne se connaît pas forcément.
22:09Mais là, maintenant, on est branché sur les réseaux sociaux.
22:14Mais Zigzo, pourquoi je le cite ?
22:16Parce que justement, comme je t'ai dit, dans ma période rebelle, à ce moment-là, c'est lui que j'écoutais.
22:23J'écoutais beaucoup de Zigzo et je trouvais qu'il avait une manière de se défendre.
22:30Trop belle, je trouvais.
22:31Et je trouvais qu'il avait vraiment des trucs à dire.
22:36Et même dans sa façon de le faire, avec ses temps, il en sortait tout le temps, tout le temps, tout le temps.
22:40Et il prenait juste une caméra et il rappait.
22:44Et pour moi, c'est ça le vrai rap.
22:45Et justement, ça, ça m'a donné envie de, moi aussi, écrire des textes et dénoncer.
22:51Parce que moi, il faut savoir que mes premiers textes, vraiment mes premiers textes, c'était vraiment que la dénonciation.
22:57C'était vraiment...
22:58T'étais engagé.
22:59J'étais engagé, carrément engagé.
23:01Mais comme je t'ai dit, avant de me lancer, il faut plusieurs étapes.
23:07Et forcément, on est en 2025, 2023, etc.
23:12Il faut modeler son jeu, forcément.
23:14Mais tu l'as un peu quand même.
23:15Un morceau comme Cyril Léon qu'on a écouté, tu racontes des choses.
23:17C'est pas de la dénonciation, mais un peu quand même.
23:20C'est ça, on essaye de faire une passerelle.
23:23Une bonne passerelle.
23:24Et pour que ça puisse être audible pour tout le monde.
23:30Et que ça intéresse tout le monde.
23:32Et que ça éduque en même temps.
23:34Si on peut faire un rond central de tout ça, un mélange, c'est magnifique.
23:42Alors je crois que dans les albums importants que tu cites, il y a notamment l'album Mauvais
23:46Oeil de Lunatic.
23:47Ici, il n'y a pas de blé, mais rien que des voraces venant du bled.
23:50Et sur mon palier, ça sent que le maf et le couscous sous le chèvre.
23:53En tout cas, pas le fort ou bien le cassouler.
23:55Comme chez les gens, je sais qui je vais cagouler.
23:56Putain, avant que les poulets se mettent à débouler.
23:58C'est grave, comme ils veulent me le séquencer le cadre.
24:01Ils kiffent, quand à 6h, ils me captent au pied en son calo ou en slip.
24:03Ça part de mon shit, son cap, pour mettre les menottes en dos.
24:06Pendant que mon père fait l'odo, car j'entends l'eau du lavabo.
24:09Je leur veux la guerre, donc laisse-moi en paix.
24:10Ça, c'est le morceau L'Effort de Père.
24:11Évidemment, Lunatic, c'est Booba Ali, mais là, c'est un collaboration avec Fear Dooms.
24:15Et le couplet est tellement fou.
24:16Je crois que tu l'as déjà cité dans une interview.
24:17C'est pour ça que je voulais qu'on ait un bout du couplet de Fear Dooms.
24:21Alors évidemment, Mauvais Oeil, c'est un classique absolu.
24:24Mais ça fait partie des albums qui t'ont aussi bercé.
24:27Forcément, ça fait partie des albums qui m'ont aussi bercé.
24:30Après, moi, il faut savoir que j'ai mes grands frères qui écoutaient beaucoup de rap français.
24:38De rap français, de rap US aussi.
24:39Donc, j'ai été influencé par beaucoup de choses.
24:43Mais moi, je ne suis pas influencé directement.
24:46C'est-à-dire que moi, je découvre la musique que quand moi, j'en ai envie.
24:50C'est-à-dire que, par exemple, cet album-là, j'ai découvert très tard.
24:54J'ai découvert très tard et quand je l'ai pris, je me suis dit, waouh, c'est incroyable.
24:58Et ça fait partie des albums qui vieillissent assez bien.
25:00Même si c'est sorti en 2000, avant que tu naisses.
25:04Mais tu peux l'écouter aujourd'hui sans qu'il n'y ait aucun problème.
25:07Exactement.
25:09Moi, ce qui me choque, justement, avec ces albums-là, comme la Fierté des Nôtres, de Rof, avec tous ces albums-là,
25:18ce qui me choque, c'est les prods.
25:20La qualité des prods, en fait.
25:22Chaque prod est raisonnée classique, j'ai l'impression.
25:25Tu écoutes tout l'album en direct, tu ne te prends que des classiques dans la tête, dans la tête.
25:29Et je trouve ça incroyable que 20 ans après, 25 ans après, tu écoutes ça et tu te dis, mais incroyable.
25:37Est-ce que ça te donne, toi aussi, un goût pour aller chercher des productions, parfois atypiques ?
25:41En tout cas, tu as ça aussi chez toi, ce goût pour les productions ?
25:44Forcément, forcément, forcément, forcément, c'est pour ça qu'on essaie justement de bien s'entourer au niveau de la production.
25:51On bosse avec de très bons bookmakers.
25:54Amin Farsi...
25:55Qui est un des meilleurs en France, on est plus connu, un des meilleurs.
25:57Amin Farsi, Tam Seer, TN Kane, Tariq Azouz, WildMT, je peux en citer pas mal, mais JKS aussi, je peux en citer pas mal.
26:09Franchement, c'est Sizi aussi, franchement, je peux en citer, il y en a plein que j'ai oublié, mais franchement, en passant par la production, c'est obligatoire d'écouter ce genre de choses pour essayer de faire de la bonne musique, justement, ensuite.
26:32Récemment, tu as collaboré avec Lafouine sur son dernier projet en date sur Mansour Broken, qu'on va écouter après.
26:38Et comment ça s'est passé, cette collaboration avec une des figures importantes du rap français ?
26:44Franchement, collaboration de malade.
26:48Le morceau marche bien en plus.
26:48Oui, il marche très bien.
26:51Franchement, gros big up à lui.
26:52Lafouine, on est ensemble, ça fait plaisir, même toute son équipe, c'est des bons de ouf.
27:00Ça s'est fait directement.
27:02Lafouine, c'est quelqu'un de très humble et très connecté.
27:07Très branché, c'est ce que vous voulez dire.
27:08Très connecté, voilà, très connecté.
27:10Moi, je ne savais pas qu'il m'écoutait et il m'écoutait et ça m'a fait plaisir, vraiment.
27:15Même au-delà de ça, c'est un étendard du rap français.
27:19Pareil, lui aussi, pareil.
27:22Donc, on a trop écouté de Lafouine.
27:25Donc, ça fait vraiment plaisir et c'est incroyable.
27:28Parce que quand je suis rentré chez moi et j'ai dit que j'ai fait un featuring avec Lafouine.
27:34Comment réagiaient les grands frères ?
27:36Ah, mais les grands frères, ils étaient...
27:38Parce qu'eux, ils voient tout ça de loin.
27:41Tu vois, la musique.
27:42Ils ne sont pas dans le rap au quotidien comme toi ou comme nous.
27:44Exactement.
27:45Et ça veut dire que quand tu fais des collaborations avec des personnes aussi importantes du rap français,
27:55tout de suite, tout devient plus réel.
27:58Tout devient plus réel.
27:59Donc, je sais qu'en tout cas, la collaboration avec Lafouine, elle a émerveillé tout mon entourage.
28:06C'est comme un diplôme, en fait.
28:07C'est comme un diplôme que tu peux montrer à la famille.
28:10Vraiment, vraiment, vraiment, vraiment.
28:11Et même ma mère, vraiment, même ma mère, elle était...
28:15Alors que ma mère, elle ne connaît pas trop...
28:17Elle n'écoute pas trop Lafouine.
28:18Ouais.
28:19Elle n'écoute pas le rap français.
28:20Elle n'écoute pas forcément.
28:22Mais Lafouine, elle connaît très bien.
28:24Elle connaît le nom.
28:25Depuis, ça fait des années.
28:26Donc, dès que je lui ai dit ça, ça lui a fait plaisir directement.
28:30Même au quartier, que ce soit les grands, les petits.
28:34Il prend tout le monde.
28:35Il prend tout le monde.
28:36Je pense qu'on écoute ce morceau, justement.
28:38Un broken qui est extrait du dernier mixtape en date de Lafouine.
28:41Et c'est donc un morceau en collaboration avec Timar.
28:44Exactement.
28:45Il m'faut en faire un morceau, moi, t'es automatique.
29:01Je connais ton kata, mais pas trop pratique grâce au feu.
29:04T'as une dotée à donner des blouses, face au bleu dans un petit car.
29:06On les rendu faux en un, deux, deux, deux sur le tarmac.
29:09Clé de bras, ton cool fou, il marche au Instagram.
29:11Dans ma fouille, j'ai quatre grammes, les hymnes de cannabis.
29:14Tant que j'étais, j'ai lâché ma caisse platée.
29:1594, capitale du crime.
29:174 sur le bateau, fidèle à mes antis, les outils.
29:20Quand ça va loin, on a bougé.
29:21Mon petit, la cité m'a pas laissé de l'eau.
29:23Le cœur est calme, mais je ne peux pas rester bon.
29:26Au fond, tu sais qu'on est mauvais.
29:28J'ai laissé l'amour pour les loups.
29:30J'ai laissé une gase dans l'oreille, au cas où tu perds le sommeil.
29:34Et même s'il ne voulait pas payer, ils sont venus cracher l'osée.
29:39Le cœur est calme, mais je ne peux pas rester bon.
29:42Au fond, tu sais qu'on est mauvais.
29:44J'ai laissé l'amour pour les loups.
29:46J'ai laissé une gase dans l'oreille, au cas où tu perds le sommeil.
29:49Et même s'il ne voulait pas payer, ils sont venus cracher l'osée.
29:55J'ai le monde sur mes petites épaules à terre,
29:57mais je vais revenir comme le petit zébo.
29:59Un fer, elle a pu tomber quand le type zébo.
30:01Quand le père brille, elle est fondée, nous soulevait tôt.
30:03Nous, on se bat pour que le business tourne.
30:05En bas, la Pâques et la tristesse tournent.
30:07Par un club, je la vide le stock.
30:09Ils s'inventent des vitaux, elle hérite les scottes.
30:11Pas besoin de QI, pour rouler en QI.
30:13Tu envoies les petits, t'allumes en piouille.
30:15Je l'enculie, nane, en train de les engueuler.
30:17T'inquiète, ils font ta vie, retourne devant QI.
30:19Les 24 Caraïs, ils vendent pas de QI.
30:21Robert, rien qu'ils copient.
30:22Je suis 24 comme Kobe, 24 comme Kobe.
30:24Je suis Rossell Westbrook.
30:25Je l'ai promis à maman, mais on va pas rester beau.
30:27Le cœur est broken, mais je ne peux pas rester beau.
30:29Je veux pas rester beau.
30:30Au fond, tu sais qu'on est mauvaise, j'ai laissé l'amour pour les l'eau.
30:34J'ai laissé une glace dans l'oreille.
30:36Au cas où tu perds le sommeil.
30:38Et même s'il voulait pas payer,
30:40ils sont venus cracher l'osée.
30:42On a eu mori.
30:43Le cœur est broken, mais je ne peux pas rester beau.
30:45Au fond, tu sais qu'on est mauvaise, j'ai laissé l'amour pour les l'eau.
30:50J'ai laissé une glace dans l'oreille.
30:52Au cas où tu perds le sommeil.
30:53Et même s'il voulait pas payer,
30:56ils sont venus cracher l'osée.
30:58On a eu des proches qui sont partis trop tôt.
31:00Il y a des pays, il y a des bruges qui se referment sur l'auto.
31:02Ça fait l'eau d'eau, mais les doigts ont touché le Camas.
31:05Je suis proche de mon frelon, je suis proche, je suis pas masse.
31:07Et j'ai 7, 8 ennemis, j'ai 9, 4 balles.
31:09Le petit s'est fait fumer pour moins de 4 balles.
31:11Et autour du coup, ils ont tout leur désincar.
31:15Elle est chaude et le cœur, il est froid.
31:17L'étiquette sur l'orteil, donc le corps, il est froid.
31:19Le gamut, c'est frais, les vêtements sont vrais.
31:21Il y a des cadavres au sol, j'ai la craie.
31:23Le cœur est bon, calme, mais je ne peux pas rester bon.
31:25Je ne peux pas rester bon.
31:26Au fond, tu sais qu'on est mauvaise, j'ai laissé l'amour pour les l'eau.
31:30J'ai laissé une glace dans l'oreille.
31:32Au cas où tu perds le sommeil.
31:34Et même s'il voulait pas payer,
31:36ils sont venus cracher l'osée.
31:38Le cœur est mauvaise, mais je ne peux pas rester bon.
31:41Mais je ne peux pas rester bon.
31:42Au fond, tu sais qu'on est mauvaise, j'ai laissé l'amour pour les l'eau.
31:46J'ai laissé une glace dans l'oreille.
31:48Au cas où tu perds le sommeil.
31:49Et même s'il voulait pas payer,
31:52ils sont venus cracher l'osée.
31:53L'osée, l'osée, l'osée, l'osée, l'osée, l'osée, l'osée, l'osée, l'osée, l'osée, l'osée, l'osée, l'osée, l'osée.
32:03C'était Lafouine et Timar, notre invité du soir, avec le morceau « Broken ».
32:16Alors Timar, nous l'avons dit, tu viens du 94.
32:27Je me souviens d'une interview d'Oxmo Puccino qui disait que pour lui, le rap français était né dans le 94.
32:32Je ne sais pas si c'est vrai, mais en tout cas, c'est un département très important.
32:38Et je te propose, je voulais parler de trois artistes du 94.
32:41Ça permet un peu de retracer aussi des parcours très différents.
32:44Évidemment, ce n'est pas exhaustif.
32:47J'aurais pu citer énormément d'autres artistes,
32:49mais c'est plutôt un prétexte de quelques artistes dont j'avais envie de parler avec toi.
32:53Tu me dis si ça t'inspire ou pas.
32:54Mais MC Solar, on va commencer avec lui, c'est sans doute le premier rappeur français
32:58à avoir été accepté partout, à la radio, à la télé et même à l'école avant.
33:02Il est originaire du 94, il impose dès le début des années 90 un rap érudit, ludique, rempli de doubles sens, de références, de jeux de mots.
33:28Et avec lui, le rap devient un espace où on peut être intelligent, être condescendant, accessible sans être simpliste.
33:34Solar, c'est le rappeur qui prouve aussi à l'époque qu'on n'était pas obligé d'être violent.
33:37Il s'est d'ailleurs beaucoup fait moquer pour ça, on l'appelait, on traitait un peu de rappeur gentil, de rappeur rigolo.
33:42Mais il parlait aussi d'amour, de société d'absurdité humaine, souvent avec distance, parfois avec ironie.
33:47Avant pour les gosses, les grands étaient des mythes, regarde, maintenant c'est les parents qui flippent.
33:52Les temps changent !
33:54Donc mine de rien, c'est quand même un des premiers visages du 94, est-ce que ça t'a déjà écouté,
34:16ou c'est un peu peut-être un trop ancien, ou ça te parle quand même si Solar ?
34:19Non, c'est très ancien pour moi, mais je sais que mes grands frères, ils ont écouté,
34:24et ils sont nés dans ça, donc forcément, ça me parle.
34:28Et en fait, pour moi, c'est un découlement, ça veut dire qu'ils écoutent, moi ça passe dans mes oreilles,
34:34et peut-être qu'aujourd'hui, ça m'influence.
34:36Oui, de manière inconsciente, ça fait partie de ton ADN.
34:38Exactement, mais ça fait partie de mon ADN, et surtout, tant que ça vient du 94, c'est...
34:43Je parlais d'une autre, alors d'une artiste qui vient du 94, ce qu'on en parle un peu moins aujourd'hui,
34:47mais je voulais qu'on en parle, c'est une rappeuse, parfois un peu oubliée aujourd'hui,
34:50qui s'appelle Sté Strauss, et c'est une figure à part du rap français,
34:53elle est née en 77, elle vient de Vitry, et elle commence à rapper très jeune dès l'adolescence,
34:57et s'impose dès l'année 90, comme l'une des premières voix féminines fortes du rap hexagonal.
35:01En 94, elle store Stay Real, un mini-album, on dirait un EP aujourd'hui,
35:06qui faisait un peu une pionnière du G-Funk, donc ce style de rap qui vient de la Californie,
35:10à une époque où justement, il n'y a que les Américains qui faisaient ça.
35:13Elle apparaît ensuite sur plusieurs projets majeurs de l'époque,
35:15notamment autour de la BO du film La Haine, avec le morceau, c'est la même histoire, c'est Asmeuk.
35:22C'est un phénomène de banlieue, dur de rester sage quand tu fais partie de ce milieu.
35:27Pour moi, c'est une journée bien comme tant d'autres.
35:29Check ça !
35:31C'est Asmeuk Moloz !
35:37C'est Asmeuk Moloz !
35:39C'est Asmeuk Moloz !
35:40C'est Asmeuk Moloz !
35:42Exceptionnel ce morceau !
35:46Donc en 98, elle sort son premier album, Ma Génération,
35:49avant de mettre sa carrière entre parenthèses.
35:50Loin du mythe de l'artiste constamment exposé,
35:52elle est revenue en 2005 avec un morceau qui s'appelle Fidèle à moi-même.
35:55Donc Stay Strauss, c'est une artiste qui n'a jamais cherché à rentrer dans une case,
35:57dans un rap très masculin à l'époque.
35:59Elle impose une voix autonome, frontale, précoce et surtout durable.
36:02Ah, tu t'es obligée pour un peu de gloire.
36:05Ah, aujourd'hui tout retour est sans espoir.
36:08Je dédicace le son à ceux qui comprennent,
36:10pour tous ceux qui vivent leur vie au rythme des BPM.
36:12Pour t'en mettre plein les yeux, j'irai au-delà des limites.
36:18Je resterai fidèle, je resterai fidèle, je resterai fidèle.
36:22Je suis père prend de se rire.
36:24Et puis je suis obligé de finir avec la membre de la Maffa Kinfri.
36:27Alors je pourrais citer tous les membres de la Maffa Kinfri,
36:30mais je me sens quand même un peu obligé de parler de Rof,
36:32qui est, je pense en tout cas, moi, sans vouloir manquer de respect à personne.
36:35C'est vrai que quand j'entends en 94, je crois que je pense à Rof en premier,
36:38même si on pourrait dire Keri, on pourrait dire Imka, on pourrait dire énormément de gens.
36:41Mais c'est vrai que Rof, originaire lui aussi de Vitry-sur-Seine,
36:44qui incarne une autre voix, celle d'un rap de puissance,
36:46de confrontation, de domination symbolique.
36:49Là je me sens bien là, j'écoute Rof, 94 avec Kimar, là je suis dans une zone de confort.
37:16Là, mais là t'es carrément chez moi, là, on vient d'arriver à Créter.
37:22On va aller voir un match du Créter-Lusitano, là, en écoutant du Rof.
37:25Exactement, sur la route avec une grosse baffe comme ça.
37:28Évidemment, c'est un rappeur important pour toi ?
37:30Bah oui, forcément, forcément, forcément, même pour mes grands frères et tout.
37:33Forcément, forcément, Rof c'est un gros étendard, gros étendard du 94.
37:40Et puis là, ce du morceau s'appelle 94, il l'a vraiment mis en avant.
37:43Ouais, forcément, et même au-delà de ça, ce son, t'as un mec du 94, tu te le prends à fond.
37:52Tu te le prends à fond et t'en es fier, comme si c'était toi qui l'avais fait.
37:57Et en plus, il cite toutes les villes.
38:01Toutes les villes, donc forcément, et je suis content qu'un morceau comme ça, justement, il soit pris dans toute la France.
38:10Alors, c'était sur l'album La Fierté des Nôtres, album que tu as cité un peu plus tôt.
38:13Et si je ne dis pas de bêtises, c'était un morceau qui était produit par Danone Porter, qui était un membre de D12, le groupe d'Eminem.
38:18C'était aussi un album, donc un double album, dans lequel il ramenait beaucoup de producteurs américains.
38:21Et Roff est un des premiers qui a vraiment ramené ça et qui a bossé avec des producteurs comme J.R.Rothem, qui était un mec qui était dans l'équipe de Dr. Dre à l'époque.
38:29Donc, il a vraiment ramené, et même sur cet album, il avait ramené le mec, l'ingé son, Richard Segal-Ourelia, qui avait mixé les albums d'Eminem et Chronique 2001 de Dr. Dre.
38:36Donc, il y avait vraiment un truc de blockbuster dans cet album qui était vraiment incroyable.
38:41C'est pour ça, au niveau des instrus.
38:44Ouais, tu parais de prod, lui aussi, il avait le goût pour ça.
38:46Le goût pour ça, franchement, c'est fort.
38:48Et il a bâti une discographie incroyable, et je pense qu'on écoute un autre extrait d'un morceau qui s'appelle Seul contre tous.
38:53Je crois que Roff est l'artiste qui a fait le plus double album dans l'histoire de la musique.
39:22Il a fait énormément de double albums, et il vient du 94, comme Timar, notre invité, ce soir.
39:39Timar, je te fais un petit jeu.
39:41Je te mets dans des situations, tu me dis comment tu réagis.
39:43Ok, pas trop le...
39:44Un extrait de ton album, alors pas de cet album-là, du coup, parce que je sais que ça marchera pas, mais d'un projet, devient viral sur TikTok.
39:51Sauf que c'est un morceau qui n'est pas le plus personnel, c'est un morceau que tu n'assumes pas trop, que tu as mis dans l'album parce que ton équipe te disait qu'il fallait le mettre.
39:59Et en fait, ils avaient un peu raison parce que le morceau, il marche, mais toi, tu ne l'aimes pas.
40:03Est-ce que tu capitalises sur le morceau en disant que c'est quand même un morceau, j'y vais, ou est-ce que tu ne joues pas le jeu de la traîne ?
40:12Comment t'es sur ça ?
40:13En vérité, je ne pense pas jouer le jeu de la traîne, mais en revanche, je vais le défendre comme tous mes autres sont.
40:23Parce que si j'ai décidé, en tout cas, qu'il était sur le projet, c'est qu'il devait être sur le projet.
40:30Donc en vrai, ça ne sera pas mon préféré, ça sera un son comme les autres.
40:37Ça arrive qu'il y ait des discussions comme ça avec ton équipe sur des morceaux que toi t'aimes moins ou que eux aiment moins ?
40:43Il y a des discussions comme ça parfois ?
40:44Oui, bien sûr, bien sûr, forcément, chacun vient avec ses arguments, on vient avec nos arguments.
40:53C'est toi quel dernier mot ?
40:55Dieu merci, je suis quelqu'un de productif.
40:59On va dire qu'on va débattre sur un son, mais le lendemain, je vais faire un autre son.
41:03Donc il y a ça qui va s'ajouter.
41:07En vrai, moi, maintenant, je ne m'embête pas trop, j'avoue.
41:12Je me laisse porter par mes impressions, mes intuitions.
41:20Je t'en prie.
41:22Un média ou un influenceur critique ton album ?
41:24Critique sale.
41:26Vraiment.
41:27Qu'est-ce que tu fais ?
41:28Est-ce que tu réponds publiquement ?
41:30Ou tu te tais et tu te dis que c'est du jeu ?
41:31Non, moi, je me tais, je me dis que c'est le jeu.
41:35J'aime ça, j'aime ça.
41:36Après, je pourrais répondre juste pour la hype et tout.
41:40Si c'est marrant, si c'est marrant, je vais répondre, je vais répondre si c'est marrant.
41:44Mais sinon, si c'est vraiment un truc sur lequel je ne devrais pas m'attarder, je ne vais pas m'attarder.
41:49Est-ce qu'il y a des critiques qui peuvent te toucher ?
41:51Ou peut-être qu'aujourd'hui, comme il y a un élan autour de toi, il n'y a peut-être pas énormément de critiques négatives.
41:56Des fois, ça arrive un peu après, je ne sais pas.
41:58Mais est-ce que ça peut te toucher parfois, ça ?
42:00Non, moi, ça ne me... pas du tout.
42:02Pas du tout parce que, franchement, à chaque fois que tu vas faire quelque chose, tu vas entreprendre quelque chose, tu vas être critiqué.
42:10Donc, il faut juste avoir plus de confiance en soi que les autres en ont sur toi.
42:18Donc, à partir de ce moment-là, c'est bon.
42:21J'ai l'impression que tu as cette confiance en toi.
42:23Moi, si ça me plaît, moi, si ça me plaît à moi, personnellement, c'est bon déjà.
42:28C'est plus important.
42:29C'est plus important.
42:30Et si ça plaît autour de moi un peu, c'est bon, c'est plus important.
42:33Un artiste plus installé te propose un feat.
42:36Sauf que, je ne sais pas comment avec la fouine, ce n'est pas un mec que tu kiffes plus que ça.
42:41Tu ne te détestes pas, mais tu n'es pas si fan que ça.
42:44Tu sais que ça peut te faire du bien pour ta carrière, en termes de visibilité, en termes d'exposition, en termes peut-être même d'argent.
42:50Est-ce que tu fais le feat ou pas ?
42:52C'est-à-dire ?
42:54Tu n'aimes pas trop ce qu'il fait, le gars.
42:55Je n'aime pas trop ce qu'il fait.
42:57Tu n'aimes pas ce qu'il fait, mais lui, il kiffe ce que tu fais.
42:58Lui, il kiffe ce que tu fais.
42:59Il te veut sur son album, mais toi, tu n'aimes pas ce qu'il fait.
43:02Non, je ne le fais pas.
43:03Tu n'y vas pas ?
43:04Non, je n'y vais pas.
43:05Même si tu penses que ça peut être intéressant ?
43:06Même si je pense que ça peut être intéressant, si ça ne me plaît pas, je ne le fais pas.
43:13Pour moi, la musique, c'est des émotions, c'est des ressentis, et c'est avant tout de la spontanéité et du naturel.
43:22Donc, si ce n'est pas naturel, ce n'est pas spontané, il n'y a pas d'émotions, je ne ressens rien.
43:27C'est que du calcul, ça devient que du calcul.
43:29C'est bien que du calcul, en fait, au final, non, non, je ne le fais pas, je ne le fais pas, je ne le fais pas.
43:34Ok, tu n'es pas là-dedans ?
43:35Non, je ne suis pas dedans.
43:36Je ne suis pas dedans.
43:36Ça se voit aussi que, j'ai l'impression que même si ce n'était pas forcément ton rêve de gosse, tu veux quand même protéger ça, tu veux protéger ton oeuvre, en fait.
43:44Moi, je veux protéger mon oeuvre, et avant tout ça, je suis rentré dans la musique, je ne veux pas tâcher le rap français d'aujourd'hui.
43:56Je ne veux pas le tâcher, je n'ai pas envie de lui laisser des marques, donc je veille à ce que, justement, avec des actions comme ça,
44:05je veille à ce que tout se passe bien et qu'il n'y ait pas des collaborations, justement, inédites ou des trucs qui n'aient pas de sens.
44:17Pour moi, je pense qu'il faudrait, des fois aussi, c'est bien en 2026, des fois c'est bien de mettre les choses en ordre dans l'état dans lequel le rap se trouve à la base.
44:36Je propose qu'on écoute un morceau d'un artiste avec qui, moi, personnellement, j'aimerais bien te voir collaborer un jour, c'est un mec qui s'appelle Yanis, je ne sais pas si tu connais un rappeur.
44:42Yanis, oui, Yanis94.
44:44Exactement, exactement.
44:45Fontenay.
44:46Je crois que c'est ça, je ne vais pas jouer au plus du 94 avec toi, tu y connais mieux que moi, tu les connais tous.
44:52Yanis, gros dédicace à lui, ensemble.
44:53Il est très fort, il est sorti un produit qui s'appelle DND, il y a quelques mois maintenant, et je propose qu'on écoute le très très bon morceau, Radio Cotonou.
45:00Donc, en attendant, peut-être, un jour, un fuite entre Yanis et Timar, je ne sais pas.
45:05En attendant, c'est parti.
45:06Fort.
45:30Sous-titrage Société Radio-Canada
46:00C'est parti.
46:30C'est parti.
47:00C'est parti.
47:01C'est parti.
47:02C'est parti.
47:03C'est parti.
47:04C'est parti.
47:05C'est parti.
47:06C'est parti.
47:07C'est parti.
47:08C'est parti.
47:09C'est parti.
47:10C'est parti.
47:11C'est parti.
47:12C'est parti.
47:13C'est parti.
47:14C'est parti.
47:15C'est parti.
47:16C'est parti.
47:17C'est parti.
47:18C'est parti.
47:19C'est parti.
47:20C'est parti.
47:21C'est parti.
47:22C'est parti.
47:23C'est parti.
47:24C'est parti.
47:25C'est parti.
47:26C'est parti.
47:27C'est parti.
47:28C'est parti.
47:29C'est parti.
47:30C'est parti.
47:31C'est parti.
47:32C'était Yanis, rappeur du 94 avec le morceau Radio Cotonou, extrait de DND.
47:50C'est parti.
47:51Namedi Maizi sur France Inter.
47:54On aurait fait une émission quasiment en full 94.
47:56En hommage à toi.
48:00C'est l'heure des recommandations et c'est cool parce que tu m'en as envoyé plusieurs
48:04et notamment un album.
48:06L'album Chaque jour de Tariq Azouz.
48:20C'est un extrait du morceau Montecristo, donc collaboration entre Dinos et Edo Cé.
48:38Pourquoi cet album ? Alors, tu as cité Tariq Azouz, tu travailles avec lui.
48:42Est-ce que c'est un album qui t'a particulièrement marqué cette année ?
48:45Oui, c'est un album que j'ai beaucoup aimé.
48:47Après, j'aurais pu te citer aussi Farci, j'aurais pu t'en citer plein.
48:53Mais j'aime bien les albums des beatmakers, parce que je trouve que ça rapporte cette touchequinrie au rap français.
49:02Je trouve que c'est un move de grand.
49:07C'est un move, il est beau, je trouve, qu'un beatmaker puisse faire un album avec des artistes
49:15et qu'il puisse faire étaler sa palette justement sur des instrus.
49:20Et je trouve que ça fait kiffer.
49:22Je voulais juste recommander un album de beatmaker, à la différence d'un album d'un artiste plus classique.
49:33On va mettre la lumière sur les beatmakers.
49:34Tu as cité aussi une artiste.
49:36Oui.
49:36Loose, M de Yakuza.
49:38J'abuse parce que j'ai mis le moment où il y a Hamza, parce que ça c'est plus fort que moi.
50:00Quand il y a Hamza quelque part, c'est un morceau de 2020.
50:03Mais évidemment, Loose, M de Yakuza, qui est une artiste exceptionnelle, qui avait notamment sorti l'album Gore en 2020.
50:09Ou 2021, je ne sais plus.
50:092020, je crois.
50:10Pourquoi tu l'as cité ?
50:12J'ai cité parce que, figure-toi qu'il y a quelques années, j'ai écouté beaucoup de Loose, M de Yakuza.
50:18Ok.
50:19Et elle a sorti un son qui s'appelle 4 heures du matin.
50:22Et que je trouvais très beau.
50:25Parce que dans le son, je crois qu'elle raconte l'histoire justement d'une fille, d'une femme justement qui rentre à 4 heures du matin, le soir à la nuit.
50:33À une heure où toi, tu fais des morceaux avec ZZ.
50:35C'est un autre sujet.
50:36À une heure où moi, je fais des morceaux avec ZZ.
50:39Mais ouais, elle raconte l'histoire d'une femme qui rentre le soir, la nuit, à 4 heures du matin.
50:45Et justement, elle raconte la réalité justement ou les difficultés justement que les femmes peuvent rencontrer justement la nuit dans les rues des grandes...
50:59Et ce morceau t'avait touché.
51:01Ouais, ça m'avait touché parce que je trouvais... Elle apportait une sensibilité différente et c'était une autre histoire et je trouvais ça vraiment cool et touchant.
51:13Alors t'as cité d'autres choses, notamment un film, La Ligne Verte.
51:17La Ligne Verte.
51:17Qui a un grand classique.
51:18Un grand classique.
51:19C'est un film que tu vois, que tu revois.
51:21C'est un film que je vois, que je revois, que j'ai revu. Je crois que j'ai trop vu ce film.
51:27Ouais.
51:27Vraiment.
51:28Et ça, c'était vraiment un film familial.
51:30C'était vraiment un film où on se mettait devant la télé quand j'étais petit et on regardait tout ça, tous ensemble.
51:36C'est un film vraiment référence pour moi.
51:39Et au-delà de ça, je trouve que c'est une belle histoire.
51:46John Caffé, la puissance brute.
51:48Ouais, ouais.
51:49Et justement, qui ravale la peine justement des gens.
51:56Je trouve que c'est une belle histoire avec le policier.
51:59Et justement, je trouve que c'est une très belle histoire.
52:02Un film notamment avec Tom Hanks qui joue le rôle de titre.
52:05Exactement.
52:06Un film, si je ne dis pas de bêtises, réalisé par Franck Darabont.
52:08Mais à vérifier.
52:09Il se peut jouer une bêtise.
52:10Non, on me dit que c'est bon.
52:12Ah, bonne réponse.
52:13Bonne réponse.
52:13Voilà.
52:14Je ne me suis pas trompé cette fois.
52:15Incroyable.
52:15Incroyable.
52:16Timar.
52:17Oui.
52:17C'est l'heure de la question qui tue.
52:25Je ne peux pas partir.
52:27Les portes sont verrouillées.
52:29A double tour.
52:30Je vais te poser une question que j'ai posée à beaucoup d'artistes rap passés ici dans
52:35cette émission.
52:36Si tu as vu des extraits sur le réseau, peut-être que tu t'y attends.
52:38Quel est pour toi, pour toi, sans stress, pour toi, le plus grand album de l'histoire
52:43du rap français ?
52:45Peut-être qu'on l'a cité aujourd'hui, peut-être pas encore, je ne sais pas.
52:48Le plus grand album du rap français ?
52:52Très bonne question.
52:53Waouh.
52:54Ah bah elle est terrible.
52:54Waouh, elle est terrible celle-là.
52:56Celle-là, elle est terrible.
52:57Mais je l'ai posée à beaucoup de personnes.
52:59Ils ont accepté de se prêter au jeu.
53:01Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe.
53:04Franchement, en plus, je te l'ai dit que je suis quelqu'un de très indécis.
53:07Aïe, c'est vrai que c'est compliqué pour toi.
53:09C'est très, très compliqué pour moi.
53:12Est-ce que tu as un préféré, peut-être ?
53:14Est-ce que j'ai un préféré ?
53:17En vrai, je veux dire, c'est pas, parce que j'ai, avant que les gens m'attaquent
53:22sur les réseaux sociaux, c'est pas le meilleur album du rap français.
53:29Mais moi, un de mes préférés, je veux dire, Section d'Assaut,
53:34L'École des Points Vito.
53:38Voilà.
53:38OK.
53:39Voilà, pour moi, je fais le choix de Section d'Assaut, L'École des Points Vito.
53:42T'as pris beaucoup de précautions.
53:43J'ai pris beaucoup de précautions.
53:46Beaucoup de précautions, là, avant de dire ça.
53:48Mais je ne pense pas que ce soit...
53:51Je ne pense pas que c'est le meilleur album.
53:53Pas du tout.
53:54Mais personnellement, c'est un de mes préférés, en tout cas.
53:57Et puis, il est important, peut-être générationnellement aussi, parce que c'est ton époque,
54:02tu étais jeune quand ça sort.
54:03Moi, quand je suis né dans cette époque, en gros, quand vraiment j'ai écouté de la
54:08musique en étant conscient, c'est Section d'Assaut qui était là.
54:14Oui, forcément, c'est Section d'Assaut, L'École des Points Vito.
54:18Et gros big up à mes grands frères, parce qu'on a beaucoup écouté Populo Saint-Paul.
54:23On est ensemble, on est ensemble, on est ensemble.
54:25Tu vois, je suis content parce que c'est la première fois qu'il est cité cet album.
54:28Donc, au moins, c'est une réponse originale.
54:32Timar, c'était un plaisir de t'avoir aujourd'hui.
54:34Merci beaucoup, c'était un plaisir d'être là.
54:35Vraiment, vraiment.
54:36Rappel donc que le projet Requiem est disponible partout, allez le streamer.
54:41Voilà, n'hésitez pas.
54:42N'hésitez pas.
54:43J'aurais pu dire que le meilleur album, c'était Requiem.
54:46C'était Requiem.
54:47Mince, mince.
54:48Tu l'as dit, tu l'as dit.
54:49Merci beaucoup, Timar.
54:50Et merci à toutes les personnes qui ont participé à la fabrication de cette émission.
54:53Une émission préparée par Alexia Dacour et Redouane Tella, réalisée par Gaëtan Colli.
54:57La programmation musicale signée Jean-Baptiste Odibert.
54:59La technique ce soir, c'était Loïs Moreau et Jérôme Ragano.
55:02Merci aux équipes web et vidéos.
55:04On se retrouve lundi pour une nouvelle émission.
55:07Pour découvrir ou redécouvrir nos émissions, abonnez-vous sur l'application Radio France.
55:11Musique
55:13Musique
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