- il y a 7 mois
À LA UNE / Maire, chouchou des Français... vraiment ?
Avec 69% d'opinions favorables, selon une étude du Cevipof, les maires sont les élus préférés des Français. Ils jonglent chaque jour entre responsabilités administratives, gestion des services publics, dialogue avec les habitants et urgences imprévues. Cette proximité expose aussi les maires à des tensions croissantes : insultes, menaces et parfois violences physiques viennent fragiliser l'exercice du mandat. En 2024, 2 500 élus municipaux ont été agressés. Depuis 2020, plus de 2 200 maires ont démissionné, un phénomène sans précédent. Dans ce contexte, la nouvelle loi sur le statut des maires, promulguée le 23 décembre 2025, vise à renforcer la reconnaissance de leur rôle et à améliorer leurs conditions d'exercice. Alors que les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars 2026, la fonction de maire est-elle toujours attractive ?
Invités :
- Philippe Rio, maire PCF de Grigny,
- Nadège Azzaz, maire socialiste de Châtillon,
- Jean-François Vigier, maire UDI de Bures-sur-Yvette, vice-président de l'AMF,
- Brice Soccol, politologue, co-auteur de « L'écharpe et les tempêtes » (éditions de l'Aube).
Avec 69% d'opinions favorables, selon une étude du Cevipof, les maires sont les élus préférés des Français. Ils jonglent chaque jour entre responsabilités administratives, gestion des services publics, dialogue avec les habitants et urgences imprévues. Cette proximité expose aussi les maires à des tensions croissantes : insultes, menaces et parfois violences physiques viennent fragiliser l'exercice du mandat. En 2024, 2 500 élus municipaux ont été agressés. Depuis 2020, plus de 2 200 maires ont démissionné, un phénomène sans précédent. Dans ce contexte, la nouvelle loi sur le statut des maires, promulguée le 23 décembre 2025, vise à renforcer la reconnaissance de leur rôle et à améliorer leurs conditions d'exercice. Alors que les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars 2026, la fonction de maire est-elle toujours attractive ?
Invités :
- Philippe Rio, maire PCF de Grigny,
- Nadège Azzaz, maire socialiste de Châtillon,
- Jean-François Vigier, maire UDI de Bures-sur-Yvette, vice-président de l'AMF,
- Brice Soccol, politologue, co-auteur de « L'écharpe et les tempêtes » (éditions de l'Aube).
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00:00:00Générique
00:00:01...
00:00:02Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:27On est vendredi et puisque c'est vendredi, c'est à vous que nous avons choisi de donner la parole dans Chaque Voix Compte ce soir pour une émission consacrée à l'élu préféré des Français, le maire.
00:00:40On lui a toujours associé des valeurs de proximité, de dévouement, de disponibilité et pourtant il semble ne plus échapper à la défiance actuelle à l'égard de la classe politique.
00:00:50On parle des maires courage mais on parle aussi des maires à portée de baffes. Comment garder l'envie de continuer ? Comment répondre aux colères ?
00:00:59Eh bien nous allons en parler ce soir avec trois élus locaux. Bonsoir Nadège Azaz.
00:01:03Bonsoir.
00:01:03Vous êtes la maire socialiste de Châtillon dans les Hauts-de-Seine. Bonsoir Jean-François Vigier.
00:01:07Bonsoir.
00:01:08Vous êtes le maire UDI de Bures-sur-Yvette dans l'Essonne. Et bonsoir Philippe Riot.
00:01:12Bonsoir.
00:01:12Vous êtes le maire PC de Grigny dans l'Essonne également. Vous avez une petite particularité. C'est que vous avez été élue meilleure maire du monde en 2021.
00:01:21Vous nous direz si vous avez vécu un mandat un peu différent avec ce titre.
00:01:26Merci en tout cas à tous les trois d'avoir accepté de vous prêter ce soir au jeu des questions réponses avec notre public.
00:01:31J'accueille également à mes côtés Brice Socol. Bonsoir Brice.
00:01:34Bonsoir.
00:01:35Politologue, essayiste, vous publiez avec Frédéric Dhabi l'écharpe et les tempêtes aux éditions de l'Aube.
00:01:41Nous sommes à 65 jours des élections municipales. Vous nous direz pourquoi ça reste quand même le scrutin préféré des Français.
00:01:48Et on essaiera de comprendre ce paradoxe actuel qui veut que les maires soient à la fois des repères et des cibles.
00:01:54Voilà pour le programme de ce soir.
00:01:56A priori, puisque vous le savez, cette émission, c'est vous qui allez la faire. Je compte sur vous.
00:02:00Vous intervenez à tout moment pour échanger avec nos élus, pour partager vos expériences ou vos histoires.
00:02:06Et chez vous, installez-vous confortablement parce que chaque voix compte, c'est parti.
00:02:17Et puisque chaque voix compte et puisque cette émission est consacrée ce soir aux maires,
00:02:22on voulait commencer par un détour par la Normandie qui a été balayée par une tempête terrible,
00:02:27la tempête Goretti qui souffle depuis hier soir.
00:02:30Et on voulait donner la parole à un maire qui est sur le pont depuis ce matin.
00:02:35Bonsoir, David Roussel.
00:02:37Et merci d'être en direct avec nous depuis votre ville de Fécamp.
00:02:42La tempête n'a pas épargné Fécamp depuis hier soir et vous êtes mobilisé depuis ce matin.
00:02:46D'abord, quelle a été la priorité depuis la nuit dernière ?
00:02:50Déjà dans un premier temps, ça a été de pouvoir être en prévention.
00:02:55C'est-à-dire que les bulletins météo avaient annoncé cette tempête.
00:02:57D'ailleurs, elle ne s'est pas trompée parce qu'elle a été d'une violence assez inouïe.
00:03:01Mais depuis plusieurs jours, nous sommes à pouvoir barriérer les endroits dangereux,
00:03:06les parcs et jardins, les zones boisées et surtout bien sûr le front de mer
00:03:10parce que nous sommes une ville littorale.
00:03:12Et les consignes de sécurité avaient été données également auprès des habitants
00:03:16qui ont été vraiment très sérieux et ont respecté toutes les consignes de sécurité
00:03:19lors de cet épisode.
00:03:22Donc, pas de blessés a priori ce soir, mais de gros dégâts quand même ?
00:03:27C'est ça. Donc, pas de blessés, mais de gros dégâts
00:03:30puisque nous avons un quartier particulièrement qui a été impacté.
00:03:33C'est le quartier près du littoral du front de mer.
00:03:36Nous avons subi une submersion marine,
00:03:38c'est-à-dire que les vagues sont passées au-dessus de la digue
00:03:40et ont inondé l'ensemble du quartier.
00:03:43Plusieurs rues ont été impactées avec des inondations,
00:03:46des chaussées, de caves et de parkings souterrains.
00:03:49Mais surtout, les commerces et les restaurants de front de mer
00:03:51parce que nous avons une plage de galets
00:03:53et les galets ont été projetés avec la force de la mer sur ces commerces
00:03:57qui ont littéralement vu leur façade exploser vu la violence du choc.
00:04:02Donc, des dégâts aussi, bien sûr, assez classiques sur des branches et des arbres branchés.
00:04:07Et la priorité des équipes toute la nuit,
00:04:10c'était de pouvoir déblayer et rendre accessibles les axes routiers,
00:04:14notamment celui qui relie la ville à l'hôpital.
00:04:16Ça, c'était la priorité numéro une.
00:04:17– C'est très gentil de nous accorder un peu de votre temps
00:04:20parce qu'on imagine que vous êtes hyper occupés depuis la nuit dernière.
00:04:23On voit sur les images la mer qui a donc déplacé la plage de galets
00:04:27dans les rues de votre ville.
00:04:30Ce soir, on consacre une émission aux maires, aux maires courage,
00:04:34aux maires qui sont confrontés aussi parfois à la colère de leurs administrés.
00:04:37J'imagine que les habitants de Fécamp ont dû être quand même très inquiets
00:04:40du passage de cette tempête.
00:04:42Comment est-ce que vous les avez aidés ?
00:04:44Est-ce que vous avez été sur-sollicité par vos administrés ?
00:04:49– Alors, on ne sait pas qu'on est sur-sollicité.
00:04:52C'est que nous sommes auprès des équipes de service
00:04:55qui ont travaillé de manière extraordinaire
00:04:57et je tiens vraiment à les saluer.
00:04:59Et nous avons aussi, fréquent, une spécificité,
00:05:01comme dans d'autres villes,
00:05:02c'est que nous avons une réserve citoyenne,
00:05:03c'est-à-dire des habitants qui volontairement se mettent
00:05:05au service de la collectivité sur un événement majeur,
00:05:08ce qui a été le cas.
00:05:09Et donc, on a pu mobiliser cette réserve citoyenne,
00:05:11c'est-à-dire des habitants volontaires qui étaient référencés,
00:05:14se sont mêlés aux équipes,
00:05:15puisqu'on ne voyait plus la différence entre nos réservistes
00:05:18et les services de la ville.
00:05:20Et ça a été aussi un élan de solidarité complet
00:05:24avec des habitants,
00:05:26avec aussi ceux qui ont pu connaître des difficultés
00:05:28ou être sinistrés.
00:05:29– Merci en tout cas d'avoir été en direct avec nous ce soir
00:05:33dans Chaque Voix Compte.
00:05:34On vous souhaite évidemment bon courage
00:05:35parce que ça ne fait que commencer.
00:05:37Ça va être un travail au long cours aussi
00:05:38pour déblayer notamment les arbres et les galets
00:05:41qu'on a vus dans les rues de votre ville de Fécamp.
00:05:44Merci, M. le maire, d'avoir été avec nous
00:05:47pour cette émission que l'on consacre ce soir aux maires.
00:05:51La France compte près de 35 000 communes
00:05:53et donc autant d'élus qui s'apprêtent
00:05:55soit à rendre leur écharpe tricolore,
00:05:56soit à essayer de la conserver
00:05:58pour un nouveau mandat de 6 ans.
00:06:00Les municipales se déroulent les 15 et 22 mars prochains.
00:06:04Si vous ne savez pas encore qui seront vos candidats,
00:06:06c'est normal, c'est parce que la date limite
00:06:07de dépôt des candidatures, ce n'est que le 26 février.
00:06:10Alors tout ce qu'il faut savoir sur cette campagne
00:06:12est d'abord résumé par Maïté Frémont ce soir.
00:06:20À Beaumère, c'est un gars qui connaît tout le monde
00:06:22et qui écoute et qui sait ce qu'il fait.
00:06:24Dans 66 jours, ces habitants troqueront les cartes de la belote
00:06:28pour leur carte électorale.
00:06:30Que nous soyons dans un petit village ou dans une grande ville,
00:06:34direction nos bureaux de vote pour élire nos maires.
00:06:3834 967 élus locaux pour nous représenter pendant 6 ans.
00:06:43Mais qui sont ces maires que nous mettons en premier
00:06:46sur le podium de nos élus préférés ?
00:06:49Aujourd'hui, l'âge moyen est de 60 ans, des hommes à 80%.
00:06:53Un portrait robot qui pourrait se féminiser,
00:06:56car cette année, la parité va s'appliquer pour les petites communes.
00:07:00Des maires marqués par une hausse des violences contre les élus,
00:07:04nous avions rencontré ce maire d'un village de 800 habitants,
00:07:08dans la Sarthe.
00:07:09Mardi après-midi, tu étais chez toi,
00:07:12car tu as de la chance qu'il y ait un artisan chez toi,
00:07:15car si tu avais été tout seul,
00:07:17tu prenais un coup de fusil dans la gueule.
00:07:19Quand on reçoit ça,
00:07:21on dort mal pendant plusieurs nuits.
00:07:32On est inquiet pour les siens ?
00:07:34Il a décidé de ne plus se représenter.
00:07:38Comme lui, en 5 ans, 2 189 ont démissionné.
00:07:4265% d'entre eux déclarent avoir déjà été victime d'incivilité.
00:07:46Un maire sur trois insulté.
00:07:49Un sentiment d'épuisement, loin d'être nouveau.
00:07:52Ma mission est de plus en plus difficile.
00:07:53Les élus, l'administré demandent aujourd'hui beaucoup.
00:07:56Demandent trop.
00:07:57Les gens veulent tout, même l'impossible.
00:07:59Cette archive date d'il y a 30 ans.
00:08:01Malgré tout, 6 maires sur 10 repartent cette année au combat.
00:08:06Le maire premier de Corvée,
00:08:09figure indispensable de nos communes.
00:08:13Je vais vous poser la même question à tous les trois.
00:08:17Est-ce que vous vous représentez au municipal de mars prochain ?
00:08:20Et est-ce que vous avez hésité ?
00:08:21Je vais interroger d'abord Nadège Azaz.
00:08:24Merci.
00:08:25Alors, est-ce que je me représente en mars prochain ?
00:08:29Oui. Ce sera du coup mon deuxième mandat si je suis réélu par la population,
00:08:36puisque c'était mon premier mandat.
00:08:38Et ce sera par contre mon dernier,
00:08:39parce que j'ai pris effectivement l'engagement devant la population châtionnaise
00:08:43de n'exercer que deux mandats successifs, s'ils me refont confiance.
00:08:47Vous vous appliquez la logique présidentielle, c'est pas plus de deux mandats.
00:08:50Je pense qu'en tout cas à mon niveau, j'ai réussi à avoir une relation de confiance avec la population
00:08:59grâce aussi à une forme de renouveau et d'éthique politique.
00:09:04Donc je me l'applique également en termes de renouvellement.
00:09:07Jean-François Vigier, maire de Bure-sur-Yvette,
00:09:09vice-président de l'Association des maires de France.
00:09:11Vous y retournez ?
00:09:13Alors, je voulais réserver cette réponse à mes concitoyens dans quelques jours.
00:09:16Donc je suis un peu troublé, mais oui, je vais y retourner, bien sûr.
00:09:20Je termine mon troisième mandat.
00:09:21J'ai l'énergie, la passion, l'envie.
00:09:25Vous avez hésité ?
00:09:26Ou pas un instant ?
00:09:28Non, je n'ai pas...
00:09:30C'est une question qu'on doit se poser, en fait,
00:09:32dans l'année qui précède le renouvellement.
00:09:35Je rappelle, vous êtes élu depuis 2008, c'est-à-dire ?
00:09:37Oui, oui, oui, depuis 2008.
00:09:39Et après, voilà, c'est une décision intime.
00:09:44C'est une décision qu'on prend seule ?
00:09:46Non, on la prend avec sa famille, également.
00:09:49C'est bien de la prendre entourée de sa famille,
00:09:52parce qu'elle vous soutient également, dans vos choix.
00:09:55Mais voilà, ce sera le temps fait.
00:09:58Et toute la famille était derrière vous ?
00:10:00Exactement.
00:10:01Ça, c'est positif.
00:10:02Philippe Riau, et vous, alors, monsieur le meilleur maire du monde ?
00:10:07J'ai envie de vous dire joker, pareil que mon collègue.
00:10:10Joker ? Ah, non, non.
00:10:12Non, il y a de fortes chances.
00:10:13Bon, vous êtes élu depuis 2012.
00:10:15Oui.
00:10:16Bon, vous y retournez ?
00:10:18Il y a de fortes chances.
00:10:19Vous hésitez encore ?
00:10:20Non.
00:10:21Alors, vous avez quand même un peu hésité ou pas du tout ?
00:10:24Oui, on s'interroge.
00:10:25On s'interroge.
00:10:26C'est 14 ans de mandat.
00:10:28C'est ça.
00:10:29C'est deux septennas.
00:10:32Oui, oui, on s'interroge, bien évidemment.
00:10:33Si la passion est toujours là, si les projets sont toujours des défis à relever, si on ne fait pas l'année de trop ou le mandat de trop.
00:10:45Donc, tout ça, effectivement, son entourage, ses collègues élus, les forces politiques dans lesquelles nous sommes aussi, et puis, bien évidemment, la famille.
00:10:54Et donc, voilà, trois cercles qui permettent de dire si ce n'est pas un mandat de trop ou, au contraire, s'il faut un peu continuer.
00:11:02Votre voisine va s'arrêter à deux mandats, vous y allez pour un troisième.
00:11:05C'est ça.
00:11:06Bon.
00:11:07Est-ce que ce trophée, enfin, je ne sais pas comment l'appeler, ce prix honorifique de meilleure mère du monde, vous a aidé, puisque vous l'avez reçu pendant ce mandat, là, en 2021 ?
00:11:17Est-ce que ça a changé quelque chose à votre façon d'être mère ?
00:11:20Non.
00:11:21Non, non, non, non, pas du tout.
00:11:23Ça a mis lumière sur une fonction, parce qu'il y a eu énormément de médiatisation, et je trouve que, pour l'ensemble des maires, c'était plutôt bien de savoir qu'il y avait un maire français,
00:11:32mais, vous savez, le thème de cette distinction est porté sur la lutte contre la pauvreté pendant le Covid.
00:11:38J'étais d'ailleurs ex aequo avec le maire de Rotterdam, mais fondamentalement, durant toute cette période, nous avons tous œuvré auprès de nos concitoyens,
00:11:48dans une période où on avait les informations par, souvent, la télé, le matin.
00:11:54Les préfets avaient également les informations avant la télé, masque, pas masque, cantine, pas cantine, ouverture.
00:12:00Je rappelle que, le lendemain du premier tour des élections municipales de 2020, la France était à l'arrêt.
00:12:07Et nous nous sommes trouvés dans un vide avec cette responsabilité.
00:12:10Pour ceux qui étaient élus au premier tour, on s'est tout de suite mis en action.
00:12:13Pour ceux qui ne l'étaient pas, espèce d'entre-deux extrêmement compliqués à gérer.
00:12:17Donc voilà.
00:12:18Mars 2020, et qui sait d'ailleurs si le Covid n'a pas même modifié ou influé sur ce scrutin,
00:12:24où certains avaient peur de se déplacer avec des masques aux urnes ?
00:12:27Oui, 15 à 20% de participation en moyenne dans les bureaux de vote.
00:12:35Brice Secolle, on est donc maintenant à 65 jours du premier tour de ces municipales.
00:12:39D'abord, est-ce que le maire est vraiment toujours l'élu préféré des Français,
00:12:43et les municipales leur scrutin préféré ?
00:12:44Oui, franchement oui, dans le contexte actuel, le maire est le tiers de confiance,
00:12:50c'est un des tiers de confiance des Français.
00:12:53Vous voyez bien, depuis notamment la dissolution ratée d'Emmanuel Macron,
00:12:58le contexte politique national, le contexte budgétaire, le contexte international,
00:13:03la majorité des gens que l'on rencontre sont anxieux, sont inquiets,
00:13:08et le maire reste cette figure vraiment de proximité, ce tiers de confiance.
00:13:12Aussi, pourquoi ? Parce qu'il est à l'écoute, parce qu'il est en proximité,
00:13:17et parce qu'il a des résultats.
00:13:19Ce que reprochent beaucoup les Français aujourd'hui,
00:13:22on parle de défiance à l'échelle nationale.
00:13:24Pourquoi ? Parce qu'on constate qu'il y a une puissance publique,
00:13:27il y a une puissance de l'État, mais l'État n'est plus efficient.
00:13:30Et le pragmatisme, les réalisations concrètes, aujourd'hui,
00:13:35la majorité des Français nous disent, c'est dans les territoires, c'est dans les communes.
00:13:40Donc le maire reste vraiment cet acteur de référence et de proximité.
00:13:43Néanmoins, je veux dire néanmoins, parce que c'est un peu la thèse de notre ouvrage,
00:13:48pour la première fois, peut-être, même si une majorité des maires sur temps seront reconduits,
00:13:52il y aura un impact de la politique nationale.
00:13:58Vous voulez dire que les colères nationales ruissellent sur les maires ?
00:14:01Les colères nationales vont ruisseler un peu sur les maires,
00:14:04parce que les thématiques nationales sont aussi les thématiques locales.
00:14:07Quand on interroge les Français,
00:14:10le premier sujet qui apparaît, c'est l'accès aux services publics.
00:14:15Et dans le cadre de l'accès aux services publics, l'accès à la santé, premier sujet.
00:14:19Sujet national, sujet évidemment local,
00:14:2185% de notre territoire est un désert médical.
00:14:24C'est une réalité, auquel sont confrontés les élus locaux.
00:14:27Deuxième point, j'ai dit services publics santé.
00:14:30Deuxième point, la sécurité.
00:14:32Quand je dis, moi je n'aime pas parler de sécurité, je parle des insécurités.
00:14:35Il y a évidemment la sécurité versus régalien,
00:14:38mais il y a toutes les insécurités.
00:14:40Vous n'avez pas de logement, vous avez des problèmes de transport,
00:14:43vous avez des difficultés d'accès à l'emploi.
00:14:45Moi, nous mettons, avec Frédéric Dhabi,
00:14:48les insécurités sous ce chapeau-là.
00:14:53Troisième élément important,
00:14:54et c'est un élément qui apparaît depuis un an, un an et demi,
00:14:57du fait du contexte national, c'est la dette.
00:15:00Pourquoi ?
00:15:01L'argent.
00:15:01François Bayrou a beaucoup parlé de la dette,
00:15:05a essayé de faire partager aux Français cette importance
00:15:09et les conséquences de cette dette,
00:15:11et les Français nous disent, mais on est conscients
00:15:13que nos élus locaux ne vont plus avoir demain les moyens
00:15:16de réaliser, à l'échelle locale, les services publics.
00:15:20On est conscients qu'on va tous devoir un peu payer aussi.
00:15:23Donc cette notion de dette, elle apparaît.
00:15:24Et enfin, dernier item, c'est un item qui était,
00:15:28si je puis dire, en haut de l'affiche
00:15:30sur les dernières élections municipales,
00:15:31ce qu'on appelle l'écologie, la transition écologique.
00:15:34Alors, c'est un terme, attention,
00:15:35c'est un sujet qui n'a pas disparu,
00:15:38qui est toujours présent,
00:15:40mais qui a changé de, si vous voulez, de sémantique.
00:15:42On parle aujourd'hui de qualité de vie.
00:15:44Quand on dit qualité de vie,
00:15:45c'est évidemment tout ce qui est végétalisation,
00:15:47c'est aussi tout ce qui est santé,
00:15:49c'est très important pour une majorité de Français,
00:15:51la santé, tout ce qui sont aussi les mobilités
00:15:55qui rentrent dans cette notion de qualité de vie.
00:15:57Donc la thématique environnementale, écologique,
00:16:02elle ne s'appelle pas comme ça,
00:16:03mais elle est toujours présente sous l'item qualité de vie.
00:16:06Donc tous ces thèmes-là sont des thèmes
00:16:07qui intéressent et préoccupent les Français.
00:16:09– Je rappelle à notre public que vous intervenez
00:16:11à tout moment dans nos échanges
00:16:13entre les différents élus locaux
00:16:15qui sont avec nous sur le plateau,
00:16:16quand Brice Socol nous dit que, finalement,
00:16:19vous, en tant que maire,
00:16:20vous n'êtes pas épargné par cette défiance.
00:16:24On a beaucoup parlé de ce baromètre
00:16:26qui dit que la situation politique
00:16:28est devenue la première préoccupation des Français.
00:16:30Comment est-ce que vous,
00:16:31vous l'avez vécu au cours de ce mandat,
00:16:33au cours de ces derniers mois
00:16:34et même au cours de ces derniers jours ?
00:16:36On a beaucoup entendu des Français se plaindre
00:16:39des rues qui n'étaient pas déneigées.
00:16:41Il se trouve que vous êtes trois maires
00:16:42de la région parisienne
00:16:43qui avaient eu affaire au flocon cette semaine.
00:16:47Vous avez eu aussi, face à vous,
00:16:48des administrés en colère qui disent
00:16:49« Mais monsieur le maire, madame la maire,
00:16:51où sont les saleuses ? »
00:16:54Alors, oui, où sont les saleuses ?
00:16:56Et en même temps,
00:16:57parce que c'est aussi ça qui est formidable
00:16:59dans le mandat de maire,
00:17:00beaucoup, beaucoup, quand même,
00:17:01de gens qui sont aussi conscients
00:17:04de tout ce qui a été mis en place
00:17:06par les agents municipaux,
00:17:08qui mettent aussi, eux, la main à la patte
00:17:11parce que la responsabilité,
00:17:12elle n'est pas que sur la mairie,
00:17:14elle est aussi pour les propriétaires,
00:17:16pour les bailleurs,
00:17:17parce que rappelons-le, où les commerçants,
00:17:19il faut aussi déneiger et sabler
00:17:21devant chez soi.
00:17:22La ville ne peut pas passer
00:17:23dans tous les millimètres de voiries.
00:17:27Donc, je dirais quand même
00:17:28que c'est souvent, en fait,
00:17:29qu'on a, bien sûr,
00:17:31ceux qui sont en colère,
00:17:33mais avec toute cette masse aussi silencieuse
00:17:36qui, si justement,
00:17:37elle ne dit rien,
00:17:38c'est parce qu'en réalité,
00:17:39elle n'a rien à dire,
00:17:40parce que ça leur convient aussi.
00:17:42Patrick voudrait intervenir.
00:17:45Alors, Patrick,
00:17:45on va lui donner un micro.
00:17:47Bonsoir, Patrick.
00:17:48Bonsoir.
00:17:50Vous nous venez des Pays de la Loire,
00:17:52c'est ça, Patrick ?
00:17:53Oui, je suis à Laval.
00:17:54Je voyais sur une image
00:17:55de la mairie de Laval,
00:17:57je crois la reconnaître.
00:17:59Et je voulais témoigner,
00:18:00enfin, porter un peu la voix
00:18:02de quelques maires ruraux,
00:18:03notamment,
00:18:04et qui, depuis 2019,
00:18:07avec notamment la mise en place
00:18:09de France Service,
00:18:10les guichets uniques.
00:18:11Alors, je ne sais pas
00:18:12si pour vous,
00:18:13c'est quelque chose
00:18:13qui s'est concrétisé,
00:18:14mais dans les zones rurales,
00:18:16il y a un sentiment
00:18:17de distance
00:18:19entre les services publics,
00:18:22toute l'organisation,
00:18:23entre les départements,
00:18:25les EPCI,
00:18:26communautés de communes,
00:18:27où le citoyen
00:18:27a quelquefois du mal
00:18:28à s'y retrouver.
00:18:30Je vous pose la question,
00:18:31mais c'est un sentiment
00:18:32en zone rurale
00:18:33qui, quand même,
00:18:34est bien présent,
00:18:36cette perte de lien.
00:18:38Brice Socol,
00:18:38vous l'avez mesuré
00:18:39dans votre enquête ?
00:18:40Oui, oui.
00:18:41Quand je parlais tout à l'heure
00:18:42de santé,
00:18:43évidemment,
00:18:43le sujet,
00:18:44notamment en ruralité,
00:18:45en périurbainité,
00:18:46en ruralité,
00:18:47mais pas qu'aujourd'hui,
00:18:48aussi dans les villes moyennes,
00:18:49c'est un sentiment profond,
00:18:50enfin, il y a une réalité.
00:18:52Accéder aujourd'hui,
00:18:53quand vous êtes en ruralité,
00:18:55à un spécialiste,
00:18:56ça peut prendre 3 mois,
00:18:574 mois,
00:18:575 mois,
00:18:586 mois.
00:18:59Alors, il y a les maisons
00:18:59France Santé
00:19:00qui se sont évidemment développées,
00:19:02et puis vous avez des élus
00:19:04qui ont pris des sujets
00:19:05à bras-le-corps
00:19:05et qui ont des maisons communales
00:19:09de santé
00:19:09et qui achètent un bâtiment,
00:19:14qui restaurent le bâtiment
00:19:15et qui vont fonctionnariser
00:19:17des médecins.
00:19:19Et donc,
00:19:19les collectivités locales,
00:19:21là,
00:19:21mais c'est un autre sujet
00:19:21qu'on verra peut-être tout à l'heure,
00:19:22se supplèrent,
00:19:23encore une fois,
00:19:24aux responsabilités de l'État.
00:19:26Jean-François Végé.
00:19:26Oui, c'est santé égale sécurité.
00:19:30C'est-à-dire que ce ne sont pas
00:19:31de compétences dévolues aux communes
00:19:33et pour autant,
00:19:34ce sont des compétences
00:19:34que nous en sommes en train
00:19:36d'embrasser
00:19:36parce que l'État ne le fait plus.
00:19:39Mais quand vous êtes
00:19:40face à des habitants
00:19:41qui vous disent...
00:19:41Voilà, c'est ce que j'allais vous dire.
00:19:42Ça vous est arrivé
00:19:43au cours de votre mandat ?
00:19:44Mais la question de la sécurité,
00:19:46oui, je veux un médecin...
00:19:46Elle est en train d'exploser,
00:19:48la demande de sécurité
00:19:49de la part de nos concitoyens.
00:19:50Moi, dans ma ville
00:19:51de Vallée-de-Chevreuse,
00:19:52pendant 3 mandats,
00:19:54pratiquement,
00:19:54j'ai été à 2 policiers municipaux.
00:19:56Aujourd'hui, nous sommes
00:19:566 policiers municipaux.
00:19:586 policiers municipaux
00:19:59avec une assistante administrative
00:20:01avec des horaires
00:20:02qui sont complètement revues
00:20:03parce que la demande a explosé.
00:20:05Et nous sommes en train
00:20:06de mettre au point
00:20:07une maison municipale de santé
00:20:09dans laquelle nous allons accueillir
00:20:104 médecins généralistes
00:20:11parce que les médecins
00:20:12qui sont venus nous voir
00:20:13avec l'ARS,
00:20:14si on ne les prend pas,
00:20:15ils partent ailleurs.
00:20:16C'est fini,
00:20:17on ne les reverra plus.
00:20:18Et en plus,
00:20:18quand ce sont des jeunes médecins
00:20:19qui terminent leurs études,
00:20:21leur patientèle,
00:20:22ils la feront dans la commune
00:20:23où ils s'installent.
00:20:24Donc, ce sont des choses
00:20:25qu'on ne peut pas laisser passer.
00:20:26C'est pour ça que je suis
00:20:27très, très intéressé
00:20:29par ce que vient de dire
00:20:29Brice Socol
00:20:30sur
00:20:31il est possible
00:20:32que le mécontentement
00:20:33des Français
00:20:34vis-à-vis des politiques nationaux
00:20:36retombe
00:20:36sur les élus locaux.
00:20:39Aujourd'hui,
00:20:40moi, je ne l'ai pas senti.
00:20:41Je ne l'ai pas senti
00:20:42parce qu'on a
00:20:43une telle capacité
00:20:44d'adaptation
00:20:45et d'écoute
00:20:47et de prise en compte
00:20:49des demandes du local
00:20:50que moi,
00:20:52j'aurais tendance
00:20:52à dire aujourd'hui
00:20:53au regard
00:20:53de l'incapacité
00:20:54des gouvernements,
00:20:57du Parlement
00:20:57à prendre des décisions
00:20:59au regard,
00:20:59comme tu l'as dit,
00:21:00Brice,
00:21:01de la situation
00:21:02liée à la dissolution.
00:21:04Au contraire,
00:21:05nous,
00:21:05on est en état
00:21:06de gouverner.
00:21:07On est en état
00:21:08de prendre des décisions,
00:21:09de faire avancer
00:21:10nos communes.
00:21:12Alors,
00:21:13il faut faire circuler
00:21:13le micro.
00:21:14Allez-y,
00:21:14je vous demande
00:21:15de vous présenter.
00:21:15Bonjour,
00:21:17Nicolas Bourdeau.
00:21:18Moi,
00:21:18je fais partie
00:21:19de la coopérative
00:21:19Fréquences communes
00:21:21qui,
00:21:21depuis 2019,
00:21:23accompagne
00:21:23des communes
00:21:24et des listes
00:21:25citoyennes et participatives.
00:21:26Et vous venez
00:21:26de Grenoble,
00:21:27c'est bien ça ?
00:21:27Oui,
00:21:28je viens de Grenoble
00:21:28aujourd'hui.
00:21:29Alors,
00:21:30Julie,
00:21:30sur votre fiche,
00:21:30vous êtes formateur
00:21:31en démocratie locale.
00:21:33En quoi ça consiste ?
00:21:34Alors,
00:21:34moi,
00:21:35je suis facilitateur,
00:21:36accompagnateur,
00:21:36formateur.
00:21:37Ça consiste en animer,
00:21:39par exemple,
00:21:39des processus de décision
00:21:40pour une mairie participative
00:21:42comme une assemblée
00:21:43citoyenne décisionnaire
00:21:44sur l'avenir
00:21:46d'une station de ski,
00:21:47sur un projet
00:21:48de sécurité alimentaire
00:21:49pour le territoire
00:21:49comme un poitier,
00:21:50par exemple.
00:21:51Et on va venir
00:21:51animer plusieurs journées
00:21:52pour que des élus,
00:21:56des agents,
00:21:56des habitants tirés au sort
00:21:57et la société civile organisée
00:21:59puissent accéder
00:22:00à de la co-décision.
00:22:02Donc,
00:22:02c'est vraiment l'idée
00:22:03d'aller plus loin
00:22:03que juste une consultation
00:22:04ou une concertation,
00:22:06mais bien d'avoir
00:22:06de la co-décision
00:22:07avec tous ces acteurs.
00:22:09Et donc,
00:22:09voilà,
00:22:09nous,
00:22:09on vient au service de ça,
00:22:10du cœur du projet politique
00:22:12que portent ces mairies participatives
00:22:13et ces listes citoyennes
00:22:14qui est de prendre le pouvoir
00:22:16pour le partager plus largement.
00:22:18Et je voulais rebondir
00:22:19sur la question
00:22:22de est-ce que le maire
00:22:24est encore l'élu préféré
00:22:25des Français ou pas ?
00:22:26Moi,
00:22:26ce que je voulais apporter,
00:22:27c'est qu'avec Fréquences communes,
00:22:29on a sorti un sondage hier
00:22:30dans lequel on retrouve
00:22:33notamment que 75%
00:22:35des Françaises
00:22:35et des Français
00:22:36ne sont pas satisfaits,
00:22:37ne sont plus satisfaits
00:22:39du fonctionnement
00:22:39de la démocratie locale.
00:22:41Ils ne sont pas nécessairement
00:22:42moins satisfaits
00:22:44de leur maire
00:22:45ou de leurs élus,
00:22:46mais bien moins satisfaits
00:22:47du fonctionnement
00:22:48de la démocratie locale.
00:22:50Pourquoi ?
00:22:51Et parce que,
00:22:51justement,
00:22:52le pendant,
00:22:52c'est qu'il y a un appel
00:22:53très fort
00:22:54à une implication
00:22:55beaucoup plus forte
00:22:56des citoyens
00:22:57et des citoyennes.
00:22:58Et il y a,
00:22:59voilà,
00:23:00même 22%
00:23:01qui sont prêts
00:23:01à aller jusqu'à
00:23:02de la démocratie
00:23:03plus directe,
00:23:04c'est-à-dire
00:23:04être impliqués
00:23:05directement
00:23:06dans les décisions.
00:23:07Mais est-ce que
00:23:08ces personnes-là
00:23:09se disent
00:23:10« je vais y aller,
00:23:11je vais m'inscrire
00:23:12sur une liste
00:23:13pour les élections municipales,
00:23:15je vais être
00:23:16peut-être pas maire
00:23:18tout de suite,
00:23:18mais peut-être
00:23:19que je vais m'engager
00:23:20dans ma ville
00:23:20et devenir conseiller
00:23:21ou conseillère municipale ? »
00:23:23Il y a des vocations
00:23:25qui naissent là
00:23:25en ce moment
00:23:26de ce constat ?
00:23:27Absolument,
00:23:27merci de me tendre
00:23:28la perche.
00:23:30Il y a deux facteurs
00:23:32qui nous permettent
00:23:32de bien voir ça.
00:23:33Nous,
00:23:33on en a le sentiment,
00:23:34l'impression,
00:23:35parce qu'on est sur le terrain
00:23:36au contact.
00:23:37La première,
00:23:38c'est qu'en 2020,
00:23:40on a vu
00:23:41presque 400 listes citoyennes
00:23:42se lancer
00:23:44à la veille
00:23:44des élections municipales
00:23:45de 2020,
00:23:46des listes citoyennes
00:23:46et participatives,
00:23:47c'est-à-dire des listes
00:23:48qui viennent mettre
00:23:49la démocratie directe
00:23:50au cœur
00:23:50de leurs projets politiques,
00:23:52qui ne font pas
00:23:52de désignation
00:23:53de leur tête de liste
00:23:55en amont,
00:23:55mais bien à la fin
00:23:56de la dynamique collective,
00:23:58qui construisent un programme
00:23:59avec l'ensemble
00:23:59des habitants
00:24:00et des habitantes.
00:24:01Et ça,
00:24:01il y en a eu 400
00:24:02en 2020,
00:24:03dont 66
00:24:03qui ont gagné,
00:24:04souvent en communique,
00:24:05sur ce chiffre-là.
00:24:06Aujourd'hui,
00:24:07il y a déjà
00:24:07plus de 500 listes
00:24:09à, vous l'avez dit,
00:24:1065 jours
00:24:11des élections municipales.
00:24:13Et ce qui nous donne
00:24:13beaucoup d'espoir
00:24:14parce qu'il y en a
00:24:15de plus en plus
00:24:16chaque jour.
00:24:17Donc, on voit bien
00:24:17qu'il y a beaucoup
00:24:18d'éducation.
00:24:19Il y a vraiment
00:24:20un mouvement de fond
00:24:21qui se crée autour de ça.
00:24:23Et d'ailleurs,
00:24:23dans le sondage,
00:24:24il y a un autre chiffre
00:24:25qui est parlant
00:24:25à ce propos.
00:24:26C'est vraiment
00:24:27quand on demande
00:24:29aux personnes
00:24:29si elles aimeraient
00:24:30voir une liste citoyenne
00:24:31et participative
00:24:31dans leur commune,
00:24:33il y en a deux tiers,
00:24:3366% exactement,
00:24:34qui disent
00:24:36qu'elles aimeraient
00:24:36voir une liste citoyenne
00:24:37et participative
00:24:38se présenter
00:24:39aux élections municipales
00:24:41de mars 2026
00:24:41dans leur commune.
00:24:42Philippe Rioux.
00:24:44Merci d'avoir posé
00:24:45ce sujet-là
00:24:46parce qu'en fait,
00:24:46il réinterroge
00:24:47le moment politique
00:24:49dans lequel nous sommes.
00:24:50on est parti du sujet
00:24:53de ces fractures françaises
00:24:55ont-elles un impact
00:24:56sur les municipalités,
00:24:57sur les maires,
00:24:58sur notre manière
00:24:59localement
00:24:59de gérer tout ça,
00:25:01de vivre tout ça
00:25:01plus que de gérer.
00:25:03Et effectivement,
00:25:04nous sommes profondément
00:25:05impactés
00:25:05par cette conflictualité,
00:25:07y compris dans le débat
00:25:07démocratique.
00:25:08L'impact des réseaux sociaux
00:25:10vient nous percuter,
00:25:11la numérisation
00:25:12vient éloigner
00:25:13la confiance
00:25:14entre le citoyen
00:25:15et les décideurs.
00:25:16Et donc,
00:25:17nous sommes dans un moment
00:25:18où on s'interroge
00:25:20beaucoup.
00:25:22Il y a un peu plus
00:25:22de 40 ans,
00:25:23notre pays
00:25:23a pris la décision
00:25:24dans un pays
00:25:26très jacobin,
00:25:27très centralisé,
00:25:28de faire un choix
00:25:29majeur,
00:25:30celui de la décentralisation
00:25:32qui, je le rappelle,
00:25:34s'appelait
00:25:34liberté locale.
00:25:36Et en fait,
00:25:36l'objectif,
00:25:37c'était de démocratiser
00:25:39les décisions
00:25:41publiques locales.
00:25:42Bien évidemment
00:25:43que 40 ans après,
00:25:4445 ans après,
00:25:45on a tous testé
00:25:46des choses,
00:25:47des choses qui réussissent,
00:25:48des choses qui ne fonctionnent pas
00:25:50et on s'interroge tous
00:25:51et on a tous
00:25:52des expériences,
00:25:52moi je le vois
00:25:53y compris dans les petites communes
00:25:54ou dans les communes intermédiaires
00:25:56ou grandes communes,
00:25:57de se dire
00:25:58quelle est la meilleure
00:25:59manière de faire
00:26:00parce qu'on sent
00:26:01qu'il y a un essoufflement
00:26:02démocratique national
00:26:03et localement
00:26:04on le vit aussi.
00:26:06Donc,
00:26:06on doit réinventer
00:26:07sans cesse,
00:26:08sans rien cacher,
00:26:09hier je faisais
00:26:10des ruches participatives
00:26:11sur les solutions
00:26:12pour demain.
00:26:14Donc,
00:26:14on cherche
00:26:15les nouvelles méthodes
00:26:15pour mieux attirer,
00:26:17mieux décider ensemble,
00:26:19mieux co-construire
00:26:20des politiques publiques,
00:26:22mieux participer.
00:26:23Encore une fois,
00:26:24moi je ne donne pas de leçons
00:26:24parce que c'est très compliqué,
00:26:26on se plante parfois.
00:26:27Alors pardon,
00:26:28ça fait deux fois
00:26:29que vous parlez
00:26:29des échecs
00:26:30que vous avez connus
00:26:31sur cette thématique,
00:26:32mais c'est-à-dire ?
00:26:33Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ?
00:26:35C'est-à-dire qu'on cherche...
00:26:36Aujourd'hui,
00:26:37nous sommes dans une démocratie
00:26:38représentative,
00:26:39nous sommes des représentants,
00:26:40donc les gens attendent
00:26:41de nous qu'on prenne
00:26:42des décisions également
00:26:43parce qu'ils nous délèguent
00:26:44un pouvoir.
00:26:46Et d'ailleurs...
00:26:46C'est pour ça qu'ils votent
00:26:47pour vous ?
00:26:47D'ailleurs,
00:26:48parfois quand on pose
00:26:49des questions,
00:26:49on se dit,
00:26:50ben,
00:26:51c'est à vous de faire,
00:26:52vous avez élu pour ça,
00:26:53faites-le.
00:26:54Donc,
00:26:54il y a cela,
00:26:55et puis il y a une volonté
00:26:57citoyenne nouvelle
00:26:58qu'incarne monsieur
00:26:59aujourd'hui
00:27:00avec son pull breton,
00:27:03même s'il vient de Grenoble,
00:27:04je suis un peu perturbé
00:27:05par ça, pardon,
00:27:07de nous dire,
00:27:08mais il y a des citoyens
00:27:09qui veulent réinventer
00:27:10la démocratie
00:27:11et changer le réel
00:27:12par le bas,
00:27:13c'est...
00:27:13Voilà,
00:27:14ça existe
00:27:15et donc l'échelle locale
00:27:16est un moyen
00:27:17d'expérimentation
00:27:18de ces choses-là.
00:27:20On l'a vu aussi
00:27:21sur des débats nationaux,
00:27:22je fais référence
00:27:22bien évidemment
00:27:23à quelques sujets
00:27:24sur la convention climat,
00:27:25où on voit
00:27:26qu'à différentes échelles,
00:27:28nous cherchons tous,
00:27:29on pourrait aussi aborder
00:27:30la question
00:27:30sur la question
00:27:31du réchauffement climatique,
00:27:32des intercommunalités,
00:27:34des régions et des départements.
00:27:35Mais sur ce sujet
00:27:36de l'implication des citoyens,
00:27:37et d'ailleurs Brice Colle,
00:27:38vous en parlez
00:27:38dans votre livre
00:27:39de la démocratie participative,
00:27:41est-ce que c'est un antidote
00:27:42ou est-ce qu'au contraire
00:27:44il n'y a pas aussi
00:27:44un piège de démagogie ?
00:27:47Alors,
00:27:47les deux,
00:27:47mon général.
00:27:48Je crois que j'entends
00:27:49François Vigievo.
00:27:51Regardons,
00:27:51oui, oui.
00:27:51Nous,
00:27:52dans l'étude que l'on a faite,
00:27:53la démocratie participative,
00:27:54c'est un outil
00:27:56dont beaucoup de Français
00:27:58ont besoin aujourd'hui.
00:27:59Ils n'ont pas envie
00:28:00d'un rendez-vous
00:28:00tous les six ans.
00:28:01Ils ont envie aussi,
00:28:02pendant ce temps
00:28:03des six ans,
00:28:04de participer
00:28:05à des projets collectifs
00:28:07et des projets concrets
00:28:08sur leur territoire.
00:28:09J'ai l'exemple
00:28:09d'une mairesse,
00:28:12je crois que c'est
00:28:13la mairesse Demande,
00:28:14qui a un budget participatif
00:28:15de plusieurs millions d'euros.
00:28:18Elle dit aux citoyens,
00:28:19voilà,
00:28:19moi j'ai deux,
00:28:20trois projets,
00:28:21vous choisissez,
00:28:22et si ces projets
00:28:23ne vous plaisent pas,
00:28:25on vote sur un autre projet.
00:28:26et ça fonctionne,
00:28:27et ça marche.
00:28:29Mais attention,
00:28:32c'est intéressant,
00:28:33moi je pense que c'est nécessaire,
00:28:35ça fait respirer
00:28:35la démocratie de proximité,
00:28:37et en même temps,
00:28:38c'est très paradoxal,
00:28:39ce que l'on constate,
00:28:40ce que nous disent
00:28:40certains élus,
00:28:42c'est que parfois,
00:28:43ils disent nos concitoyens
00:28:44sont devenus
00:28:44un peu des consommateurs.
00:28:46C'est-à-dire que,
00:28:47je pense,
00:28:48le phénomène associatif,
00:28:50je pense,
00:28:50les clubs de foot,
00:28:51les parents sont d'accord
00:28:53pour amener des gamins
00:28:54au club de foot,
00:28:56mais quand on leur dit
00:28:56tiens,
00:28:56venez ce week-end
00:28:57tenir la buvette,
00:28:59venez accompagner
00:29:00les gamins en voiture,
00:29:02ah mais on ne peut pas,
00:29:04il y a un peu ce paradoxe-là,
00:29:05c'est-à-dire,
00:29:06on veut consommer
00:29:06un peu du service public,
00:29:08on veut faire semblant
00:29:08de participer,
00:29:09mais en fait,
00:29:10on n'y va pas.
00:29:11C'est quoi,
00:29:12il y a un côté ?
00:29:12Oui mais j'ai payé,
00:29:13j'ai droit à un bus
00:29:15qui emmène mon gamin.
00:29:16Il peut y avoir ça aussi,
00:29:16c'est-à-dire que,
00:29:17ce sentiment de participation,
00:29:21à la chose publique
00:29:22de manière collective,
00:29:23parfois s'étiole,
00:29:25parce que nous avons
00:29:26beaucoup de comportements
00:29:27très individualistes.
00:29:28Jean-François Vigie.
00:29:29C'est très important
00:29:30et ce qu'a dit Philippe aussi,
00:29:31c'est-à-dire la question
00:29:32du mandat représentatif,
00:29:34c'est-à-dire que,
00:29:36lorsque nous nous présentons,
00:29:38nous présentons un programme
00:29:39pour les six ans
00:29:40et dès lors que nous sommes élus,
00:29:42on peut estimer
00:29:43qu'il y a une adhésion
00:29:44à ce qui est proposé
00:29:45dans le programme
00:29:46d'une façon très générale.
00:29:49Et je me suis rendu compte,
00:29:50et c'est une question,
00:29:51moi, qui m'obsède,
00:29:52c'est à partir du moment
00:29:53où je fais une consultation
00:29:54sur un sujet,
00:29:56est-ce que les gens
00:29:56dans la salle
00:29:57qui me donnent leur accord
00:29:58sur cette consultation
00:29:59sont représentatifs
00:30:01de l'ensemble de ma ville ?
00:30:03Ça, je peux vous dire,
00:30:04c'est une question,
00:30:04depuis 18 ans,
00:30:05elle m'obsède.
00:30:06Et vous n'avez pas la réponse.
00:30:07Deux exemples.
00:30:08Premier exemple,
00:30:09la révision du plan local
00:30:10d'urbanisme.
00:30:11C'est le truc...
00:30:12Le PLU.
00:30:13C'est le machu absolu.
00:30:14Les trois lettres infernales.
00:30:15Pendant des mois et des mois.
00:30:17Pour les quartiers,
00:30:18pour les commerces,
00:30:19pour les trucs.
00:30:20Vous avez devant vous
00:30:21des assemblées en général
00:30:22de 40-50 personnes.
00:30:25Ils viennent tous
00:30:26avec leurs demandes
00:30:26qui concernent
00:30:27leur quartier.
00:30:29Leur parcelle.
00:30:29Leur parcelle.
00:30:30Et à la fin,
00:30:32quand on fait
00:30:33la consultation
00:30:34démocratique,
00:30:37citoyenne,
00:30:39est-ce que c'est vraiment
00:30:40ce que veut l'ensemble
00:30:41de la communauté
00:30:42des habitants
00:30:42de Burserivette ?
00:30:44Sur la charpente urbaine
00:30:46de la ville
00:30:46pour les 15 ans qui viennent ?
00:30:48Oui.
00:30:49Et vous êtes le maire
00:30:49de tous les habitants
00:30:50et pas que de ceux
00:30:52qui sont dans la salle.
00:30:53Il y a une somme
00:30:53d'intérêts particuliers.
00:30:56Est-ce que ça fait
00:30:57l'intérêt général ?
00:30:58Ça, c'est une vraie question.
00:30:59Vous voulez donner
00:30:59la parole à Myriam ?
00:31:00Juste, il y a un deuxième exemple.
00:31:02J'avais inscrit
00:31:03dans mon programme en 2020
00:31:04on va faire les assises
00:31:05de la transition écologique
00:31:06à Burser
00:31:07après les élections
00:31:07et on va faire venir
00:31:09tout le monde,
00:31:09les familles,
00:31:10tout ça,
00:31:10pour discuter
00:31:11qu'est-ce qu'on fait
00:31:11pour mettre Burser
00:31:13en transition.
00:31:14J'ai eu devant moi
00:31:15pendant deux jours
00:31:15une assemblée de sachants
00:31:16puisque je suis dans le secteur
00:31:18des centres de recherche
00:31:19et tout ça,
00:31:19donc j'ai eu des gens
00:31:20hyper compétents.
00:31:21Par contre,
00:31:22les gens que je voulais
00:31:22faire venir,
00:31:23les Bures et Soie
00:31:24pour leur dire
00:31:24comment on y va,
00:31:26parce que ça touche
00:31:26quand même la vie quotidienne,
00:31:27les affaires de transition,
00:31:29ceux-là,
00:31:29ils ne sont pas venus.
00:31:32Regardez,
00:31:33Myriam,
00:31:33elle va peut-être
00:31:33vous aider à les faire venir.
00:31:35Myriam ?
00:31:35Myriam.
00:31:36Myriam de Péros-Guirec.
00:31:38Ce n'est pas exactement
00:31:39Burser-Yvette.
00:31:40Myriam,
00:31:41je crois que vous êtes membre
00:31:42d'un collectif
00:31:42qui s'appelle Mérimi,
00:31:44c'est ça ?
00:31:45Alors expliquez-nous
00:31:46d'abord ce principe.
00:31:48Voilà,
00:31:49donc je vais témoigner
00:31:50sur ce principe-là
00:31:51parce qu'à l'occasion
00:31:53des élections municipales
00:31:552020,
00:31:57personnellement,
00:31:58j'ai découvert
00:31:58un projet national
00:31:59qui avait été élaboré,
00:32:02qui avait mis en place
00:32:03une plateforme,
00:32:04donc la fameuse plateforme
00:32:05Mérimi,
00:32:05et j'y viendrai
00:32:06un petit peu plus tard.
00:32:08Et l'idée était,
00:32:09ça a été construit
00:32:10en fait avec un certain
00:32:11nombre de partenaires,
00:32:12plus de 60 organisations.
00:32:15Et ce projet national
00:32:16était particulièrement intéressant.
00:32:18Il s'adressait aux citoyens
00:32:19pour aller interpeller
00:32:21les listes candidates
00:32:23aux élections municipales
00:32:252020.
00:32:27Donc,
00:32:28de quelle façon,
00:32:29en fait,
00:32:29des mesures très concrètes
00:32:32avaient été définies
00:32:33sur cette plateforme-là,
00:32:36avec un certain partenaire.
00:32:37Il y en avait 32 en tout,
00:32:3832 mesures,
00:32:40trois principes,
00:32:41dont un principe
00:32:42de co-construction,
00:32:43justement,
00:32:44et derrière cette initiative,
00:32:46il y a un élément majeur,
00:32:47effectivement,
00:32:47du participation citoyenne.
00:32:50Donc,
00:32:50les thématiques
00:32:52étaient très larges.
00:32:54Le projet était formidable
00:32:55parce que,
00:32:56bon,
00:32:56moi,
00:32:56je me suis un petit peu engagée
00:32:57face à l'urgence climatique,
00:33:00mais ce projet-là
00:33:01intégrait vraiment
00:33:02les enjeux climatiques,
00:33:05environnementaux,
00:33:06sociaux
00:33:07et démocratiques.
00:33:08Donc,
00:33:08vraiment,
00:33:09embarrassait
00:33:09avec une vision très large
00:33:11tout ce sur quoi,
00:33:14en fait,
00:33:14on attache une attention
00:33:15aujourd'hui
00:33:15au niveau des communes,
00:33:16interco,
00:33:17et évidemment ailleurs.
00:33:19Donc,
00:33:19l'intérêt,
00:33:20c'est que c'était des mesures
00:33:20extrêmement concrètes
00:33:21à mettre en place
00:33:22sur les communes
00:33:23et les intercommunalités.
00:33:25La plateforme,
00:33:26en plus,
00:33:27Mérimi permettait,
00:33:28en fait,
00:33:29de mettre en lien
00:33:30des citoyens
00:33:31qui étaient intéressés,
00:33:32en fait,
00:33:33pour aller interpeller
00:33:33les élus.
00:33:35Et pour le coup,
00:33:36on ne se connaissait pas,
00:33:37mais on est partis à deux,
00:33:38puis à quatre,
00:33:39puis à six.
00:33:40On a fait une réunion publique
00:33:41et ensuite,
00:33:42on est allé voir
00:33:42les trois listes candidates
00:33:45aux élections
00:33:46en leur demandant,
00:33:47en fait,
00:33:47de s'engager
00:33:48sur au moins dix mesures
00:33:49sur les 32.
00:33:50Donc,
00:33:51les trois listes
00:33:51se sont engagées.
00:33:53C'était déjà un succès
00:33:54pour nous.
00:33:55Et puis,
00:33:55l'idée,
00:33:56c'est que c'était
00:33:56un engagement commun,
00:33:58c'est-à-dire entre des candidats
00:33:59et un collectif de citoyens
00:34:01pour éviter,
00:34:03en fait,
00:34:03l'effet promesse
00:34:04campagne électorale,
00:34:05mais pouvoir réaliser
00:34:07sur le terrain.
00:34:08C'est ça qui est important,
00:34:09en fait.
00:34:10Mettre en œuvre
00:34:11sur le terrain.
00:34:12Bon,
00:34:12mais alors là,
00:34:12on est six ans plus tard.
00:34:13Pardon,
00:34:14je vais essayer
00:34:14de faire un peu plus court,
00:34:15Myriam,
00:34:15mais six ans plus tard.
00:34:17Ça a marché ?
00:34:19Eh bien,
00:34:19il y a eu des choses
00:34:20qui ont avancé.
00:34:21Donc,
00:34:21les élus,
00:34:22enfin,
00:34:22les thématiques
00:34:23sur lesquelles
00:34:24on a avancé
00:34:24à l'aide
00:34:26de l'alimentation
00:34:26et de l'agriculture,
00:34:27des thématiques sociales,
00:34:28des thématiques environnementales
00:34:30sur la biodiversité,
00:34:32voilà,
00:34:32sur l'énergie,
00:34:34très important aussi
00:34:35sur le sujet.
00:34:36Des choses ont avancé,
00:34:38d'autres non.
00:34:40On fera un bilan,
00:34:41on fait régulièrement
00:34:42des bilans,
00:34:42en fait,
00:34:43sur notre commune
00:34:43pour dire
00:34:44ce qui s'est passé.
00:34:46Mais ce qui est intéressant,
00:34:47en fait,
00:34:47derrière ce sujet-là,
00:34:48c'est qu'on se comprend mieux.
00:34:50C'est-à-dire que
00:34:50ce n'est pas évident,
00:34:51en fait,
00:34:51pour nous,
00:34:52citoyens,
00:34:53habitants,
00:34:54de comprendre aussi
00:34:54les problématiques des élus.
00:34:56Le fait de co-construire,
00:34:57de travailler ensemble,
00:34:58ça permet de mieux
00:34:58les comprendre.
00:34:59Et après,
00:35:00on se pose aussi
00:35:01énormément de questions
00:35:01et c'est là-dessus,
00:35:02peut-être que ma question
00:35:03pourrait porter.
00:35:05et on est toujours surpris,
00:35:06en fait,
00:35:07de se rendre compte
00:35:08du temps long
00:35:10pour mettre en œuvre
00:35:11les mesures
00:35:12sur le terrain.
00:35:14Il y a des lois,
00:35:15donc déjà,
00:35:16si je prends,
00:35:16par exemple,
00:35:17la loi Egalim,
00:35:18en fait,
00:35:18sur le bio
00:35:19dans les cantines,
00:35:20voilà,
00:35:20elle a été passée,
00:35:22elle est en vigueur
00:35:22depuis 2022,
00:35:23mais ce n'est toujours pas fait
00:35:24au niveau des communes.
00:35:25Je pourrais parler
00:35:26du décret tertiaire
00:35:27qui est un projet majeur,
00:35:29majeur.
00:35:29On va me donner la parole,
00:35:30si vous voulez bien,
00:35:31aux élus qui sont là.
00:35:31Nadège Azaz,
00:35:32le temps long
00:35:33dont parle Myriam.
00:35:34Bon,
00:35:34on se dit,
00:35:35un mandat,
00:35:36c'est quand même six ans.
00:35:37C'est plus qu'un quinquennat
00:35:38de président.
00:35:40Quand le mandat commence,
00:35:41on se dit,
00:35:42on a quand même
00:35:42six années devant soi
00:35:43pour réaliser les projets.
00:35:45Bien sûr,
00:35:46sauf que...
00:35:46Ça va trop vite.
00:35:48Il y a aussi des règles
00:35:49et des règles
00:35:50qui s'imposent,
00:35:51en fait,
00:35:51à l'élu local.
00:35:53Il y a des procédures,
00:35:54il y a des process.
00:35:56Il y a aussi
00:35:57la nécessité
00:35:57de mobiliser
00:35:58la diversité des acteurs
00:36:01pour pouvoir mener
00:36:02un projet.
00:36:03Et c'est peut-être
00:36:04en ça aussi
00:36:05qu'on tombe
00:36:05dans la démocratie
00:36:07un peu consumériste
00:36:09que vous évoquiez.
00:36:11Il fut une époque
00:36:12où nos concitoyens
00:36:13acceptaient effectivement
00:36:15que des projets
00:36:16de réhabilitation,
00:36:17de requalification
00:36:18prennent un peu de temps.
00:36:21Pourquoi ?
00:36:21Parce que,
00:36:22je le crois en tout cas,
00:36:23c'est aussi la garantie
00:36:25que les choses
00:36:26soient bien faites,
00:36:27que les choses
00:36:27soient bien ficelées
00:36:28et que le résultat
00:36:30puisse aussi satisfaire
00:36:32les uns et les autres.
00:36:32d'autant plus
00:36:34pour revenir
00:36:34sur la question
00:36:34de démocratie participative
00:36:37qu'aujourd'hui,
00:36:38on est un certain nombre
00:36:40aussi à consulter
00:36:41la population
00:36:41sur les projets.
00:36:43Moi,
00:36:43le plan de circulation
00:36:44qui a été mis en place
00:36:45à Châtillon,
00:36:47il a évidemment
00:36:48été travaillé
00:36:49par des instances techniques
00:36:50parce qu'il y a des choses
00:36:51qui sont faisables
00:36:52et d'autres
00:36:52qui ne sont pas faisables
00:36:54tout simplement.
00:36:55Et puis ensuite,
00:36:56il a été proposé
00:36:57à nos conseils de quartier
00:36:58parce qu'il y a aussi
00:36:59des outils déjà
00:37:00qui existent
00:37:01et dont il faudrait
00:37:01peut-être que se saisissent
00:37:03aussi ceux qui parfois disent
00:37:04ah ben oui,
00:37:05mais on n'est jamais consulté.
00:37:06Vous voyez,
00:37:06parce que souvent,
00:37:08quand on met en place
00:37:09aussi des réunions,
00:37:11quand on met en place
00:37:11des instances de consultation...
00:37:12Les gens ne viennent pas.
00:37:14Eh ben,
00:37:14en tout cas,
00:37:15c'est souvent les mêmes
00:37:15qui viennent.
00:37:16Voilà.
00:37:16Soit c'est parce qu'on a
00:37:17un intérêt immédiat
00:37:18et direct,
00:37:20soit c'est parce que,
00:37:22et c'est normal aussi,
00:37:23il y a beaucoup,
00:37:24beaucoup,
00:37:24beaucoup de choses
00:37:25à faire dans une vie.
00:37:27Mais il y a déjà
00:37:28des outils
00:37:28qui sont des outils existants
00:37:29et moi,
00:37:30je le vois
00:37:31sur un certain nombre
00:37:32de projets
00:37:32qu'on a mis en place.
00:37:33Je vous ai parlé
00:37:34du plan de circulation.
00:37:35Je pourrais vous parler aussi
00:37:36de la requalification
00:37:38du centre-ville de Chétillon
00:37:39qui a été aussi soumis
00:37:40à un certain nombre
00:37:41de groupes de travail
00:37:42qui comprenaient
00:37:43des commerçants,
00:37:44qui comprenaient
00:37:44les riverains,
00:37:44qui comprenaient
00:37:45les habitants,
00:37:46etc.
00:37:46Et je vais même vous dire
00:37:47quelque chose
00:37:47dont je suis particulièrement
00:37:48fière en tant que maire,
00:37:50c'est consulter aussi
00:37:51les enfants.
00:37:52Pourquoi ?
00:37:52Parce que c'est ça aussi
00:37:53l'apprentissage
00:37:54de la citoyenneté
00:37:55et de la démocratie.
00:37:56C'est de dire,
00:37:57même à des tout-petits,
00:37:58et nous on l'a fait
00:37:58par exemple
00:37:59pour des aires de jeu,
00:38:00qui sommes-nous
00:38:00avec nos yeux d'adultes
00:38:01pour décider
00:38:02qu'une aire de jeu
00:38:03est mieux avec...
00:38:03C'est un toboggan
00:38:04et un tape-fesse.
00:38:06Mais qui sommes-nous ?
00:38:07Un toboggan
00:38:08ou une balançoire ?
00:38:09Pourquoi est-ce que moi,
00:38:10j'aurais la légitimité
00:38:11en fait pour choisir ?
00:38:12Et donc on a organisé
00:38:13aussi des sessions
00:38:14de consultation.
00:38:15Mais alors,
00:38:15ils sont venus les petits ?
00:38:16Alors,
00:38:17c'est dans les écoles.
00:38:17Ce qu'on fait,
00:38:18c'est qu'en fait,
00:38:18on va dans les écoles
00:38:19où le parc est souvent
00:38:22à côté d'une école,
00:38:22donc on va à côté
00:38:23de l'école la plus proche
00:38:24et on organise
00:38:25sur le temps du midi.
00:38:26Et est-ce qu'ils vous ont surpris
00:38:28les petits ?
00:38:28Ils avaient des propositions
00:38:29intéressantes
00:38:30ou c'était pas possible
00:38:32d'installer un carousel ?
00:38:33Non,
00:38:34parce qu'encore une fois,
00:38:34le plus rigolo,
00:38:35c'est de voir déjà
00:38:37à quel point
00:38:38ils sont déjà très fermes
00:38:40sur leur volonté.
00:38:42C'est-à-dire que voilà,
00:38:42on veut une balançoire,
00:38:43on veut une balançoire.
00:38:44Et nous,
00:38:46le problème,
00:38:47c'est que c'est pas collectif,
00:38:48ça veut dire qu'il va falloir
00:38:49attendre les uns derrière les autres.
00:38:50On veut une balançoire,
00:38:51on veut une balançoire.
00:38:52Eh bien,
00:38:52ils ont eu des balançoires.
00:38:53Maintenant,
00:38:54ils se battent pour monter dessus.
00:38:55Oui,
00:38:56mais ils l'ont choisi.
00:38:58Si vous voulez bien,
00:38:58je voulais vous emmener aussi
00:38:59ce soir
00:39:00dans le Puy-de-Dôme.
00:39:02Vis ma vie
00:39:03de maire
00:39:04d'un petit village.
00:39:05On va aller
00:39:05à la Tour d'Auvergne.
00:39:07C'est à une heure
00:39:07de Clermont-Ferrand,
00:39:09700 habitants
00:39:10et vous allez voir
00:39:10que la commune
00:39:11en est 700 ou 10 000.
00:39:12Les problématiques
00:39:13sont souvent les mêmes.
00:39:14Reportage sur le terrain
00:39:15signé Hélène Bonduelle
00:39:17et Marion Devauchel.
00:39:23Un petit bourg
00:39:25de 700 âmes
00:39:26perchés
00:39:26sur les monts d'Auvergne.
00:39:28Yannick Tournadre
00:39:29y est maire
00:39:29depuis 6 ans.
00:39:31À peine élu,
00:39:32il a dû faire face
00:39:32au décès
00:39:33de l'unique médecin
00:39:34emporté par le Covid.
00:39:36C'était son premier combat,
00:39:38trouver un remplaçant
00:39:39et le convaincre
00:39:39de rester.
00:39:40Héloïse,
00:39:42c'est le docteur
00:39:43du village
00:39:43qui est arrivé
00:39:45le 2 janvier 2022.
00:39:47C'est ça ?
00:39:47Oui, ça.
00:39:48Il faisait un temps
00:39:49exécrable
00:39:49et puis finalement
00:39:51elle est restée.
00:39:51Oui.
00:39:52Malgré le temps
00:39:53un peu lugubre.
00:39:55Une première victoire
00:39:56pour ce maire
00:39:57qui a su conserver
00:39:58ses services publics
00:39:59et une dizaine
00:40:00de commerces.
00:40:01Mais aujourd'hui,
00:40:02il a un autre défi.
00:40:04Bonjour.
00:40:05Bonjour.
00:40:05Une demi-trade.
00:40:06Une demi-trade, tu veux ?
00:40:08Allez-y.
00:40:08La seule boulangerie
00:40:09du village pourrait fermer
00:40:10à cause d'un laboratoire
00:40:12qui n'est plus aux normes.
00:40:14Pas question
00:40:14de perdre
00:40:15ce commerce essentiel.
00:40:17Yannick Tournadre
00:40:17se bat
00:40:18pour leur trouver
00:40:19un nouveau local.
00:40:22Et ses journées
00:40:23ne s'arrêtent jamais
00:40:24car en plus
00:40:25d'être maire,
00:40:26il a conservé
00:40:27son métier d'infirmier.
00:40:28Le métier
00:40:30d'être maire,
00:40:30c'est aussi
00:40:31quelque part
00:40:31soigner
00:40:32les habitants.
00:40:35Donc,
00:40:36il faut à la fois
00:40:37soigner ses patients
00:40:38et soigner ses habitants
00:40:39pour tout un tas
00:40:41de choses différentes.
00:40:43Mais des fois,
00:40:43ça fait beaucoup
00:40:44de choses
00:40:44qu'on n'a que de main.
00:40:46On n'a que de main
00:40:47et on n'a qu'une tête.
00:40:49Infirmier ou maire,
00:40:51chez ses patients
00:40:51aussi souvent,
00:40:52tout se mélange.
00:40:53Ils m'ont pas amené
00:40:56ma bouhette.
00:40:57La bouhette de quoi ?
00:40:58De Boudran,
00:40:59tu sais bien.
00:41:01Je ne l'aurais pas dit,
00:41:02peut-être.
00:41:03Il faut boucher
00:41:03deux, trois trous,
00:41:04c'est ça ?
00:41:04Oui.
00:41:05Avant le verre,
00:41:06parce que quand
00:41:06ils vont passer
00:41:08à ce chasse-là,
00:41:09ils vont se t'arracher.
00:41:10Il faut que je le marque.
00:41:12J'ai dû le zapper, ça.
00:41:13On a vraiment
00:41:13les pieds sur le terrain.
00:41:15On n'est pas déconnectés
00:41:16du tout, du tout.
00:41:17Là, ce n'est pas
00:41:17de la politique
00:41:18des...
00:41:19Des grandes huides.
00:41:21Des autres chers.
00:41:22Et voilà, Madeleine.
00:41:26Et merci Yannick.
00:41:29Et pour faire aboutir
00:41:30ces projets,
00:41:31avec un budget communal
00:41:33serré,
00:41:33un million d'euros,
00:41:35le maire réalise
00:41:36certains travaux
00:41:37lui-même.
00:41:38Ce matin,
00:41:40il faut protéger
00:41:41les vitraux
00:41:41de l'église.
00:41:45Vas-y, Mop.
00:41:47Moi, c'est mon sport.
00:41:49Cette action-là,
00:41:51qui paraît peut-être
00:41:53un peu dérisoire,
00:41:55mais l'air de rien,
00:41:57c'est des économies.
00:41:58C'est du système D
00:41:59qui est utile.
00:42:01Mais on a quand même
00:42:02la responsabilité
00:42:03de l'argent
00:42:03de la commune,
00:42:05des administrés.
00:42:06Il ne faut pas que
00:42:07notre panneau,
00:42:08tout d'un coup,
00:42:08on l'échappe
00:42:09et patatraque.
00:42:10un, deux, trois.
00:42:16Tadam !
00:42:17Et voilà !
00:42:19C'est pas si mal cru, ça.
00:42:23Je vous voyais
00:42:24tous suivre attentivement
00:42:27le travail
00:42:27de ce maire,
00:42:29de ce petit village
00:42:30du Puy-de-Dôme.
00:42:32D'un air amusé,
00:42:33parce que,
00:42:33quel sacerdoce,
00:42:34quand même !
00:42:35Jean-François Vigier ?
00:42:37Il est passionné.
00:42:39Il est passionné.
00:42:40Par contre,
00:42:40je pense qu'il n'a pas
00:42:41beaucoup de temps libre,
00:42:42parce qu'entre son métier
00:42:43d'infirmier,
00:42:43qui est déjà un métier
00:42:44de première ligne,
00:42:46On est débordé.
00:42:47Et celui de maire
00:42:48dans son village,
00:42:50je pense que c'est un garçon
00:42:51qui est très, très pris,
00:42:52mais il en faudra d'autres
00:42:55derrière lui.
00:42:56Ce qui revient beaucoup,
00:42:58c'est l'argent.
00:42:59C'est le budget.
00:43:00D'autant qu'on est dans
00:43:01une période où la France,
00:43:03je ne vais pas vous la prendre,
00:43:04n'a pas de budget.
00:43:05Comment on bâtit
00:43:06un programme électoral
00:43:07sans connaître le montant
00:43:08de l'enveloppe
00:43:09dont on disposera ?
00:43:11Voilà,
00:43:13on n'échappe pas
00:43:14à l'incertitude
00:43:14dans laquelle est notre pays.
00:43:16Tout à l'heure,
00:43:17sur la question
00:43:17de la relation
00:43:18avec nos concitoyens
00:43:19de mener des engagements
00:43:21que nous avons pris,
00:43:23rendez-vous compte
00:43:23de ce mandat
00:43:24qui vient de se terminer,
00:43:25qui se terminera
00:43:25le 22 mars prochain.
00:43:27Nous avons vécu
00:43:28une crise Covid,
00:43:29une crise énergétique
00:43:30et une crise
00:43:32des finances publiques
00:43:32en clair.
00:43:34Oui,
00:43:34parce que vous avez vécu
00:43:34aussi la fin
00:43:35de la taxe d'habitation.
00:43:36Aussi,
00:43:37et donc,
00:43:38nous avons sans cesse
00:43:39géré la complexité,
00:43:40l'incertitude,
00:43:42et si à cela,
00:43:43on se dit
00:43:43que dans le prochain mandat,
00:43:46il va y avoir,
00:43:46en 2027,
00:43:47des élections présidentielles
00:43:48et législatives,
00:43:49c'est-à-dire que les règles
00:43:50du jeu vont profondément changer,
00:43:51qu'ensuite,
00:43:52on va avoir,
00:43:52en 2028,
00:43:53des élections départementales
00:43:55et régionales
00:43:56où les règles du jeu
00:43:57vont changer.
00:43:57donc en clair,
00:43:58nous sommes profondément
00:44:00dans des mandats
00:44:00qui sont d'une instabilité
00:44:01incroyable
00:44:02et on doit gérer
00:44:03la complexité,
00:44:04être parfois des pédagogues
00:44:05de la complexité
00:44:06sur des projets
00:44:07qui sont du temps long
00:44:07parce que la politique publique,
00:44:09c'est du temps long
00:44:10dans sa conception,
00:44:12dans le montage du projet
00:44:13et dans sa réalisation
00:44:14avec des incertitudes
00:44:16que je viens de décrire
00:44:17qui sont réelles,
00:44:18vécues,
00:44:18concrètes
00:44:19et le vice-président
00:44:21de l'AMF
00:44:21qui est ici
00:44:22autour de la table
00:44:23le rappellera mieux que moi
00:44:24sur les moyens financiers
00:44:26et le pouvoir d'agir
00:44:27des villes
00:44:28qui sont à portée de baffes
00:44:30mais aussi à portée de bisous,
00:44:31d'embrassades
00:44:32et de reconnaissances.
00:44:34Nous avons perdu
00:44:3582 milliards d'euros
00:44:37ces 20 dernières années
00:44:38de pouvoir d'achat
00:44:39et on nous demande
00:44:40de faire plus de santé,
00:44:41plus de sécurité,
00:44:43un peu de transition écologique
00:44:44puisque quand même
00:44:45on peut arriver à en faire,
00:44:47d'avoir la meilleure cantine du monde.
00:44:48– De la solidarité.
00:44:49– Et de la solidarité
00:44:50à tous les étages.
00:44:52L'équation devient
00:44:54vraiment très complexe.
00:44:55Donc il y a un côté un peu,
00:44:56je ne sais pas,
00:44:57magicien, artisan ?
00:44:58– Magicien.
00:44:58– C'est un peu,
00:44:59c'est Rémi Bricat.
00:45:01– L'homorchestre.
00:45:02– L'homorchestre.
00:45:03– Vous l'avez alors,
00:45:05les plus jeunes d'entre vous
00:45:07et parmi les téléspectateurs,
00:45:09Rémi Bricat,
00:45:09c'est un homme orchestre,
00:45:10il a un tambour devant,
00:45:11un tambour derrière,
00:45:11un tambour au-dessus.
00:45:12– Mais ce qui ressort
00:45:14derrière ce que dit Philippe aussi,
00:45:15c'est qu'en fait,
00:45:16on n'a plus les moyens maintenant
00:45:18de construire des plans pluriannuels
00:45:21d'investissement à 5 ans
00:45:22parce qu'on n'a pas de visibilité
00:45:23à 5 ans.
00:45:24En fait, on ne sait pas
00:45:25d'une année sur l'autre.
00:45:26– La seule chose dont vous êtes sûrs,
00:45:27c'est qu'à plurie,
00:45:27vous serez là.
00:45:28– Ça va se passer.
00:45:28– Mais vous ne savez pas
00:45:30avec quel argent ?
00:45:30– Après, emmener nos concitoyens
00:45:32en leur disant sur les 5 ans qui viennent,
00:45:33voilà ce qu'on va faire
00:45:34en termes d'investissement,
00:45:36tout dépend tellement maintenant
00:45:37du robinet de l'État
00:45:38qui s'ouvre ou qui se ferme
00:45:40et qui se ferme malheureusement plus tôt
00:45:42que ça devient très compliqué
00:45:44de regarder à moyen terme.
00:45:47– Et rester des pôles de stabilité,
00:45:48même dans l'instabilité.
00:45:49– Benjamin, vous l'avez posé une question.
00:45:52Bonsoir Benjamin.
00:45:53Vous avez 42 ans,
00:45:54vous nous venez d'Aix-en-Provence.
00:45:55– Tout à fait.
00:45:56Et je suis donc directeur
00:45:57d'une association
00:45:58qui est la Fondation Agir contre l'exclusion,
00:46:01directeur pour les Bouches-du-Rhône.
00:46:04Et justement, je voulais vous interpeller
00:46:05sur, vous avez un partenaire
00:46:07souvent dans vos municipalités,
00:46:09enfin des partenaires
00:46:09souvent dans vos municipalités
00:46:10qui vivent à vos côtés
00:46:12ces crises financières,
00:46:14ces instabilités
00:46:15et qui, à vos côtés,
00:46:17travaillent depuis la petite enfance,
00:46:20la citoyenneté, la culture, le sport,
00:46:23je l'ai dit, la petite enfance,
00:46:24jusqu'au grand âge, la solidarité
00:46:26qui est le monde associatif,
00:46:30qui est pour moi, je dirais,
00:46:31au même titre que les joyaux
00:46:33de l'impératrice, le Louvre
00:46:35ou Notre-Dame,
00:46:37un patrimoine magnifique de notre pays.
00:46:40C'est un million deux d'associations
00:46:42en France, au sens large,
00:46:44à peu près 18 millions de bénévoles
00:46:45et le monde associatif
00:46:47est en énorme, est en crise,
00:46:48vit une grande crise
00:46:50du fait de ces instabilités,
00:46:52entre autres, financières.
00:46:55Voilà, je connais dans mon réseau
00:46:57associatif marseillais
00:46:59des associations qui sont à 30,
00:47:0140 % d'activités en moins,
00:47:04des directeurs d'associations
00:47:05qui cessent de se payer
00:47:06pour payer leurs collaborateurs
00:47:08parce que la trésorerie ne suit pas,
00:47:10voire des associations
00:47:11qui mettent la clé sous la porte.
00:47:15Et ce monde associatif,
00:47:16il est souvent à vos côtés.
00:47:17Vous-même, monsieur le maire,
00:47:19quand vous avez été élu
00:47:20meilleur maire du monde
00:47:21du fait de la gestion
00:47:22de la précarité dans votre ville
00:47:23en 2020,
00:47:24j'imagine, je ne connais pas,
00:47:25mais j'imagine que le monde associatif
00:47:27était à vos côtés
00:47:28en train de le faire.
00:47:29Et voilà, donc moi,
00:47:30je voulais un peu vous alerter là-dessus.
00:47:31Est-ce que vous avez peut-être
00:47:32des bonnes pratiques ?
00:47:33Est-ce que dans cette perspective
00:47:34des élections en 2026,
00:47:37il peut y avoir des choses
00:47:39qui sont faites en ce sens
00:47:40parce qu'on est en train
00:47:41de perdre un joyeux de notre pays ?
00:47:44Un facteur de stabilité
00:47:46et de confiance
00:47:47dans toutes les enquêtes d'opinion,
00:47:48je me tourne vers Brice Socol,
00:47:49mais ce qui est en haut,
00:47:51c'est bien évidemment
00:47:52d'abord la famille
00:47:53et ensuite dans le collectif,
00:47:54ce sont le monde associatif
00:47:55et ensuite la commune.
00:47:57Et donc, on voit bien
00:47:57que cette alliance
00:47:58association et commune,
00:48:01elle est déterminante
00:48:02dans ce pôle de stabilité
00:48:04que nous devons construire
00:48:05au moins à l'échelle locale
00:48:07pour nous
00:48:07dans un moment
00:48:08où effectivement
00:48:09vous n'échappez pas
00:48:10à des restrictions comme nous.
00:48:11Je rappelle que les villes
00:48:12sont les premiers financeurs
00:48:13des clubs sportifs en France
00:48:14qui a un espace
00:48:16de convivialité,
00:48:17de fraternité,
00:48:17de sororité
00:48:18absolument incroyable.
00:48:19C'est la même chose
00:48:20pour la culture.
00:48:21Nous sommes les premiers
00:48:21financeurs de la culture
00:48:22et au lendemain des JOP,
00:48:24par exemple,
00:48:24des Jeux Olympiques
00:48:25et Paralympiques de Paris,
00:48:2643% des associations sportives
00:48:28ont vu leurs moyens financiers
00:48:29baisser.
00:48:30Donc, on vit dans
00:48:31un monde un peu dingue,
00:48:33d'injonctions paradoxales
00:48:34où l'association
00:48:35a une image
00:48:36extraordinaire
00:48:37de relation de confiance
00:48:39avec les concitoyens,
00:48:41un pôle de stabilité
00:48:41dans un pays
00:48:42qui est profondément fracturé
00:48:43et qui aujourd'hui
00:48:44connaît comme la commune
00:48:45des fragilités.
00:48:46Donc, les alliances
00:48:47à réinventer
00:48:48dans ces municipales
00:48:49vont être déterminantes
00:48:50pour continuer
00:48:51à solidifier
00:48:52cet espace
00:48:53de confiance
00:48:53et de stabilité.
00:48:54Avec aussi une crise
00:48:55de l'engagement,
00:48:56c'est-à-dire qu'il y a
00:48:57une problématique budgétaire
00:48:58économique,
00:48:59mais il y a aussi
00:48:59une problématique d'engagement,
00:49:00c'est-à-dire que
00:49:01beaucoup d'associations
00:49:02aujourd'hui souffrent aussi
00:49:03d'avoir peu de bénévoles.
00:49:06Vous l'attribuez à quoi ?
00:49:08C'est global,
00:49:08c'est-à-dire que
00:49:09c'est ce qu'on expliquait
00:49:10peut-être tout à l'heure,
00:49:10cette montée
00:49:11de l'individualisme
00:49:13qui fait qu'on se détourne
00:49:14en fait du collectif.
00:49:15L'association reste aussi
00:49:16quelque chose
00:49:17de très collectif.
00:49:19Et nous,
00:49:20parce qu'il faut effectivement
00:49:21être innovants
00:49:22et il faut réussir
00:49:23à être agile,
00:49:24par exemple,
00:49:24sur le réseau
00:49:25de solidarité
00:49:26à Châtillon,
00:49:27ce qu'on a fait
00:49:28parce que chacun
00:49:29fonctionnait un peu
00:49:30dans son coin
00:49:31et en silo,
00:49:32on a mis en fait
00:49:32tout le monde
00:49:33dans un vaste réseau
00:49:35associatif de solidarité
00:49:36qui font par ailleurs
00:49:37que c'est plus simple
00:49:38aussi pour la prise en charge
00:49:39de certaines situations
00:49:40parce que certains
00:49:41peuvent accompagner
00:49:41sur la question
00:49:43de l'accès au droit,
00:49:44d'autres peuvent accompagner
00:49:45sur l'accès au logement,
00:49:46d'autres sur des questions
00:49:48beaucoup plus économiques,
00:49:50etc.
00:49:50et avec effectivement
00:49:51nous en tant que communes
00:49:53qui participons,
00:49:54qui nous permettons aussi
00:49:55tout simplement
00:49:56d'avoir comme ça
00:49:56un faisceau aussi
00:49:57d'accompagnement
00:49:59mais on reste aussi,
00:50:02il faut l'entendre,
00:50:03quoi qu'on puisse faire
00:50:04même si on maintient
00:50:05nos subventions,
00:50:06même si on va plus loin
00:50:07de nous du point de vue
00:50:08communal sur les montants
00:50:10ou qu'on va accompagner
00:50:12par exemple sur des locaux
00:50:13ou ce type de choses-là,
00:50:14la réalité c'est qu'on est
00:50:15aussi nous en souffrance
00:50:16du point de vue budgétaire
00:50:17et qu'on est obligé aussi
00:50:19de faire des choix
00:50:20on met en place
00:50:21effectivement des choses
00:50:22sur la question de la santé
00:50:24des maisons de santé
00:50:25mais c'est vrai
00:50:25qu'on a beaucoup
00:50:26nous-mêmes ici
00:50:27avions consacré une émission
00:50:28justement à la crise
00:50:28des associations
00:50:29et on avait ce sentiment
00:50:30que parfois les associations
00:50:31se disaient
00:50:32justement au moment
00:50:33de faire des choix
00:50:33c'est nous
00:50:34qu'on aille en premier
00:50:35je ne pense pas
00:50:37en toute franchise
00:50:37je ne le pense pas
00:50:39c'est peut-être un ressenti
00:50:40mais au niveau communal
00:50:42je pense pouvoir dire
00:50:44que les maires
00:50:45savent aussi
00:50:46ce qu'ils doivent
00:50:46en fait au tissu associatif
00:50:47les maires
00:50:50pour compléter
00:50:51ce que vient de dire
00:50:51Nadège
00:50:52les maires ont intérêt
00:50:53d'avoir des associations
00:50:54solides
00:50:55dynamiques
00:50:55qui portent
00:50:56os de projet
00:50:56parce que
00:50:57tout ça
00:50:58ça participe
00:50:59à la convivialité
00:51:00au vivre ensemble
00:51:00donc nous
00:51:01notre rôle
00:51:01c'est au contraire
00:51:02de tout faire
00:51:03pour les aider
00:51:04à se développer
00:51:05un élément complémentaire
00:51:07sur ce que disait
00:51:07Philippe
00:51:07on parle des collectivités
00:51:09locales
00:51:10on parle des associations
00:51:11mais il y a un mot
00:51:12dont on utilise peu
00:51:13pourtant qui est aussi
00:51:15un tiers de confiance
00:51:17on le voit dans les
00:51:18sondages d'opinion
00:51:18c'est l'entreprise
00:51:19ce sont les PME
00:51:21ce sont les PMI
00:51:22ce sont les ETI
00:51:22et je veux dire
00:51:23que ce soit
00:51:24enfin il ne faut pas
00:51:25travailler en silo
00:51:26il n'y a pas que l'Etat
00:51:26et les associations
00:51:27vous avez aussi
00:51:28les entreprises
00:51:28qui sont partenaires
00:51:30alors partenaires
00:51:31parfois économiques
00:51:32souvent des collectivités
00:51:33locales
00:51:33et aussi partenaires
00:51:35dans le cadre de sponsoring
00:51:37dans le cadre de fondation
00:51:38mécénat
00:51:38et vous avez aussi
00:51:40moi je travaille beaucoup
00:51:42sur la notion
00:51:42de responsabilité
00:51:43territoriale des entreprises
00:51:44c'est à dire que
00:51:45tu le vois à Grigny
00:51:46avec une marque
00:51:48que je ne citerai pas
00:51:48qui est très implantée
00:51:50et je pense qu'il faut
00:51:52en tant qu'élu
00:51:53ou en tant que responsable
00:51:54associatif
00:51:54ne pas hésiter
00:51:55à aller solliciter
00:51:56et exiger
00:51:57des entreprises
00:51:58qui sont implantées
00:51:59dans le territoire
00:52:00qui y travaillent
00:52:01il faut aussi
00:52:02les solliciter
00:52:02pour qu'elles participent
00:52:04à la vie collective
00:52:05est-ce qu'elles le font ?
00:52:06est-ce qu'elles ouvrent cette porte ?
00:52:07beaucoup le font
00:52:08pas toutes
00:52:08mais beaucoup le font
00:52:09mais je pense que
00:52:10l'associatif doit aussi
00:52:11se tourner
00:52:12vers le monde
00:52:13de l'entreprise
00:52:13pas que vers
00:52:14la collectivité
00:52:15tout ça doit être
00:52:18complémentaire
00:52:18ça devrait être
00:52:19un cercle vertueux
00:52:20ça ne l'est pas toujours
00:52:21moi par essence
00:52:22je vais aller un petit peu
00:52:23rapidement
00:52:23mais par essence
00:52:24ça me parle
00:52:24parce que l'association
00:52:25dans laquelle moi je suis directeur
00:52:26donc la fondation FAS
00:52:28c'est une fondation
00:52:28justement
00:52:29qui agit
00:52:30sur les questions de lutte
00:52:30contre les formes d'exclusion
00:52:31par l'engagement des collaborateurs
00:52:33et des entreprises
00:52:33donc ça me parle
00:52:35vous êtes en plein dedans vous
00:52:36totalement
00:52:36et c'est vrai que moi
00:52:37qui ai une longue
00:52:37j'ai toujours eu de travail
00:52:39dans le monde associatif
00:52:40quand je suis devenu directeur
00:52:41de cette structure
00:52:42ce qui m'a beaucoup
00:52:43interpellé
00:52:44c'est justement
00:52:45toutes ces entreprises
00:52:46en tout cas
00:52:46sur Marseille
00:52:47je le vois énormément
00:52:48qui ont des choses
00:52:49à dire
00:52:50sur des sujets
00:52:51d'intérêt général
00:52:52et qui ont envie
00:52:53d'agir
00:52:54à leur manière
00:52:55etc
00:52:56et donc je rejoins totalement
00:52:57ce que vous dites
00:52:58je voudrais donner la parole
00:52:59aussi à Margot
00:53:00Margot
00:53:01alors Margot
00:53:02c'est un sacré personnage
00:53:03elle a 28 ans
00:53:04et alors elle a lancé
00:53:05un podcast
00:53:05qui s'appelle
00:53:06vie de mère
00:53:07vie de mère
00:53:08tout court
00:53:09ok
00:53:09parce qu'en fait
00:53:10la vie des élus locaux
00:53:11votre vie
00:53:12là à vous
00:53:12c'est sa passion
00:53:13c'est ça Margot
00:53:15mais ça vous est venu comment ?
00:53:17exactement
00:53:17alors ce podcast
00:53:18en réalité
00:53:19on l'a lancé à deux
00:53:20avec ma compère
00:53:22Clémentine
00:53:23effectivement
00:53:24on s'est retrouvée
00:53:25sur cette même passion
00:53:26pour l'engagement local
00:53:28alors en fait
00:53:29qu'est-ce qu'on fait
00:53:30dans vie de mère ?
00:53:31on fait passer à notre micro
00:53:33des maires
00:53:33de toute la France
00:53:34donc de toute taille
00:53:36de commune
00:53:37et également
00:53:38de tout horizon politique
00:53:40donc c'est important
00:53:41de préciser
00:53:41qu'on est vraiment
00:53:42un podcast apolitique
00:53:44et avec ces maires
00:53:46en fait
00:53:46on revient sur les raisons
00:53:47pour lesquelles
00:53:48ils se sont engagés
00:53:49et à quoi ressemble
00:53:52leur réalité quotidienne
00:53:53parce que le titre
00:53:54de l'émission
00:53:55c'est
00:53:55est-ce que le maire
00:53:57reste l'élu préféré
00:53:59des français
00:54:00mais qu'est-ce que fait
00:54:00le maire au quotidien ?
00:54:02c'est aussi une vraie question
00:54:03on voit qu'il y a
00:54:04un certain nombre
00:54:05de projections
00:54:06qui sont faites
00:54:07sur la vie du maire
00:54:09des pouvoirs
00:54:10qui lui sont attribués
00:54:11par ses administrés
00:54:12qui sont un petit peu
00:54:13décorrélés
00:54:14d'une certaine réalité
00:54:15mais ce qu'on cherche
00:54:17aussi à faire
00:54:18avec vie de maire
00:54:19c'est de provoquer
00:54:20l'engagement
00:54:21on croit beaucoup
00:54:21le fait que
00:54:22dans le récit intime
00:54:23dans ce qui anime
00:54:24chacun
00:54:25dans le fait
00:54:25de s'engager
00:54:26il y a des
00:54:27ça peut créer
00:54:30des ressorts
00:54:30de l'engagement
00:54:31et dans les récits
00:54:32de chacun
00:54:32on peut se dire
00:54:34parce que je me reconnais
00:54:35dans ces histoires
00:54:36de vie
00:54:36mais moi-même
00:54:36je vais avoir envie
00:54:37de m'engager
00:54:39donc il y a aussi
00:54:40cette volonté-là
00:54:42il y a des histoires
00:54:43qui vous ont touché
00:54:44en particulier ?
00:54:46il y a effectivement
00:54:47tout un tas
00:54:47d'histoires
00:54:49qui m'ont touchée
00:54:50alors surtout
00:54:50il y a
00:54:52tout un tas
00:54:52de récurrences
00:54:53qu'on retrouve
00:54:53dans les histoires
00:54:55des maires
00:54:55et je voudrais
00:54:57mettre au cœur
00:54:57de la table
00:54:58la question
00:54:59de l'engagement
00:55:00des femmes
00:55:01au niveau municipal
00:55:02parce qu'on se rend compte
00:55:03qu'au travers
00:55:06des différentes interviews
00:55:07qu'on a pu faire
00:55:08il y a des récurrences
00:55:08qui reviennent
00:55:09sur les freins
00:55:10à l'engagement
00:55:11des femmes
00:55:12au niveau local
00:55:13alors il y a des freins
00:55:15qui sont
00:55:15plutôt des contraintes
00:55:18qui pèsent
00:55:18sur les mandats
00:55:19des élus locaux
00:55:21qui sont transversales
00:55:22quel que soit
00:55:22le genre
00:55:23des maires
00:55:24mais quand on est une femme
00:55:25c'est d'autant plus compliqué
00:55:26parce que
00:55:27on sait que
00:55:29la question
00:55:29de la charge mentale
00:55:30de l'articulation
00:55:31avec la vie familiale
00:55:32est d'autant plus compliqué
00:55:34qu'il y a beaucoup de
00:55:35j'ai rencontré
00:55:37on a rencontré
00:55:37dans le podcast
00:55:39plusieurs mamans solos
00:55:41qui étaient
00:55:41à la fois
00:55:42mère
00:55:43qui avaient par ailleurs
00:55:46des engagements
00:55:47par exemple
00:55:48au sein de
00:55:49l'association
00:55:49des maires ruraux
00:55:50et qui
00:55:51au cours de leur mandat
00:55:53par exemple
00:55:54ont vécu
00:55:54une rupture difficile
00:55:55et alors
00:55:56qu'est-ce qui se passe
00:55:57quand le conjoint
00:55:58s'en va
00:55:58et qu'il n'y a plus
00:56:00personne pour assurer
00:56:01le relais
00:56:02côté vie familiale
00:56:03souvent c'est
00:56:04à ce moment là
00:56:05que tout s'effondre
00:56:06et j'ai en tête
00:56:07une histoire
00:56:08assez touchante
00:56:09d'une mère
00:56:10que j'ai interviewée
00:56:10il y a assez peu de temps
00:56:11où son conjoint
00:56:15est parti
00:56:15et donc elle
00:56:17avait accumulé
00:56:18plusieurs mandats
00:56:20à son actif
00:56:23et sa fille
00:56:24s'est mise
00:56:24à bégayer
00:56:25très fortement
00:56:26donc un jour
00:56:27elle l'a amenée
00:56:28chez l'orthophoniste
00:56:29et l'orthophoniste
00:56:30lui a dit
00:56:31c'est pas anodin
00:56:32sa maman
00:56:34lui manque
00:56:35et pour elle
00:56:36ça a été
00:56:37l'effondrement
00:56:37un grave coeur
00:56:38exactement
00:56:39et là
00:56:40elle s'est dit
00:56:40son corps a lâché
00:56:42au moment
00:56:43où l'orthophoniste
00:56:45lui a dit ça
00:56:45et ça a été
00:56:46le déclencheur
00:56:47pour aussi lever le pied
00:56:48se dire
00:56:49il faut qu'en fait
00:56:50j'abandonne
00:56:51des mandats
00:56:51pourtant
00:56:52c'est une femme
00:56:53qui porte
00:56:54l'engagement
00:56:55qui a vraiment
00:56:56l'engagement
00:56:57au coeur
00:56:57de ses tripes
00:56:58mais il y a
00:56:59ces contraintes
00:57:00matérielles
00:57:00qui sont
00:57:01venues s'ajouter
00:57:02qui l'ont forcé
00:57:03à lever le pied
00:57:05sur son engagement
00:57:08politique
00:57:08et là dessus
00:57:10évidemment
00:57:11il y a
00:57:11se pose la question
00:57:12de
00:57:13qu'est-ce qu'on fait
00:57:15est-ce qu'on doit
00:57:17s'en remettre
00:57:17à la loi
00:57:19et donc
00:57:20à la question
00:57:20du statut
00:57:21de l'élu
00:57:21pour être en mesure
00:57:23d'assurer
00:57:24des meilleures conditions
00:57:25matérielles
00:57:25pour ne serait-ce
00:57:27que sur le plan financier
00:57:28être en mesure
00:57:28le temps des femmes
00:57:29est peut-être venu
00:57:30vous savez qui a dit ça
00:57:31c'est vous Nadia Jazaz
00:57:33quand vous avez été élue
00:57:35vous voyez
00:57:37j'espère
00:57:38j'espère évidemment
00:57:39parce que c'est aussi
00:57:40on parlait encore une fois
00:57:41de la question démocratique
00:57:42c'est aussi une question
00:57:43de représentation juste
00:57:44de la société
00:57:46moi
00:57:47je
00:57:48je
00:57:49je suis maire
00:57:50M-A-I-R-E
00:57:51et maire
00:57:51M-E-R-E
00:57:52et surtout
00:57:54j'ai eu
00:57:54ma deuxième petite fille
00:57:56en août 2019
00:57:58donc j'ai fait une campagne
00:57:59enceinte
00:58:00puis avec
00:58:01un bébé
00:58:03et avec
00:58:03donc une
00:58:04grande
00:58:05qui n'était pas si grande
00:58:07à l'époque
00:58:07qui avait 6 ans
00:58:08donc forcément
00:58:09quelles que soient
00:58:09après les aides
00:58:10que vous puissiez avoir
00:58:12de
00:58:13de
00:58:13de
00:58:14de
00:58:14de
00:58:15de
00:58:15de
00:58:15de
00:58:15de
00:58:15de
00:58:15de
00:58:15de
00:58:16de
00:58:16de la famille
00:58:16ou quoi
00:58:16ou qu'est-ce
00:58:17la question
00:58:18c'est aussi
00:58:18la question
00:58:19vous le disiez
00:58:20de la charge mentale
00:58:21mais de l'égalité réelle
00:58:22en fait
00:58:22qu'il y a tout simplement
00:58:24dans la société
00:58:24et c'est pas parce qu'on devient
00:58:25maire M-A-I-R-E
00:58:26que tout le reste
00:58:27en fait s'efface
00:58:28et que
00:58:29la question en fait
00:58:30des inégalités
00:58:31qui peuvent perdurer
00:58:32sur
00:58:33eh bien
00:58:34les charges
00:58:35à la maison
00:58:36enfin ou dans le privé
00:58:37disparaissent en fait
00:58:39donc
00:58:39c'est
00:58:40aussi
00:58:41enfin
00:58:41pour
00:58:42beaucoup de femmes
00:58:43de ma génération
00:58:43ça a été
00:58:44souvent un frein
00:58:45en fait
00:58:46que de se dire
00:58:46je vais pouvoir
00:58:47exercer
00:58:49un mandat
00:58:50si demain
00:58:51vos filles vous disent
00:58:52maman
00:58:52on te voit pas
00:58:53c'est
00:58:54la culpabilité
00:58:55elle est difficile
00:58:56voyez
00:58:56c'est ce sentiment là
00:58:58aussi avec lequel on vit
00:58:59et je crois
00:58:59enfin je veux pas parler
00:59:00pour vous chers collègues
00:59:01mais où on vit davantage
00:59:02qu'avec
00:59:03qu'avec
00:59:04qu'avec nos
00:59:05enfin
00:59:05qu'avec nos
00:59:06collègues masculins
00:59:08et donc
00:59:09ça nous impose aussi
00:59:10d'en faire encore plus
00:59:11c'est à dire que
00:59:12pour être sûr
00:59:13qu'il n'y ait pas de difficulté
00:59:15eh bien
00:59:15on s'impose
00:59:16de pouvoir
00:59:18tel ou tel jour
00:59:19rentrer
00:59:20alors même qu'il y a
00:59:20un tout petit délai
00:59:21et que c'est un moment
00:59:22juste où on aurait pu
00:59:23souffler
00:59:23pour aller
00:59:24passer du temps
00:59:26c'est
00:59:27moi je ne pars jamais
00:59:28vous voyez
00:59:28enfin
00:59:28sans rentrer dans ma vue privée
00:59:30mais je ne pars jamais
00:59:31en fait le matin
00:59:32quel que soit l'horaire
00:59:33où j'ai un rendez-vous
00:59:34sans être certaine
00:59:35qu'il y ait tout ce qu'il faut
00:59:36pour que
00:59:37lorsque
00:59:38le soir arrivera
00:59:40parce que je sais
00:59:40que je ne serai pas là
00:59:41eh bien
00:59:42les filles puissent
00:59:43dîner
00:59:44donc quitte à
00:59:456h30 du matin
00:59:46être en train de préparer
00:59:47une bolognaise
00:59:48enfin je veux dire
00:59:49ça m'est arrivé
00:59:49ou d'être en train
00:59:50de régler quelque chose
00:59:51au téléphone
00:59:52en étant en train
00:59:53d'habiller la dernière
00:59:54voilà
00:59:55c'est ça aussi notre vie
00:59:56ou de faire un shampoing
00:59:57parce que parfois
00:59:58les cheveux longs
00:59:58c'est compliqué
00:59:59c'est ça la vie
01:00:00voilà
01:00:00c'est ça la vie
01:00:01il fallait avoir des garçons
01:00:02mais ce que je veux dire
01:00:03c'est qu'on n'est pas
01:00:05des super women
01:00:06voilà
01:00:06l'engagement
01:00:07il est aussi possible
01:00:09il y a des relais
01:00:10et surtout
01:00:11arrêtons un peu
01:00:12avec le sentiment
01:00:13de culpabilité
01:00:14quand nos collègues
01:00:15masculins
01:00:15vont chercher
01:00:16leurs garçons
01:00:18enfin leurs enfants
01:00:19même une fois
01:00:19dans le mois
01:00:20vous savez tout le monde
01:00:21va être
01:00:21oh bravo
01:00:23là il arrive à passer du temps
01:00:24vous quand vous y allez
01:00:26vous avez quand même
01:00:28pu vous libérer
01:00:29voilà
01:00:29il y a aussi
01:00:30ce que nous renvoie
01:00:31parfois la société
01:00:32qui tendrait peut-être
01:00:33à devoir mettre
01:00:34un peu moins de pression
01:00:3580% des maires
01:00:37sont des hommes
01:00:39aujourd'hui en France
01:00:40alors il y a une petite révolution
01:00:41qui va intervenir
01:00:42dans le prochain scrutin de mars
01:00:43c'est que la parité
01:00:44s'impose désormais
01:00:45dans les communes
01:00:46de moins de 1000 habitants
01:00:47c'est-à-dire que les listes
01:00:48vont devoir respecter
01:00:49une stricte alternance
01:00:50femmes-hommes
01:00:51le panachage sera interdit
01:00:53et donc Brice
01:00:54ça va être un sacré casse-tête
01:00:55écoutez
01:00:56pour tout vous dire
01:00:57mon père est maire
01:00:58d'un village de 350 habitants
01:00:59donc cette loi
01:01:01s'applique à lui
01:01:01et il me dit
01:01:03en toute franchise
01:01:03j'ai beaucoup de mal
01:01:04à décider
01:01:05dans le village
01:01:06des femmes
01:01:08à me rejoindre
01:01:09alors il y a
01:01:10il en est où ?
01:01:11il fait du porte-à-porte
01:01:11il fait du porte-à-porte
01:01:12il demande aux familles
01:01:13ce que vous souhaitez ou pas
01:01:15mais
01:01:16on en revient
01:01:18à ce que vous disiez
01:01:18c'est-à-dire
01:01:18toute la difficulté
01:01:20entre vie publique
01:01:21et vie privée
01:01:21et puis mon père m'a dit
01:01:23j'ai eu
01:01:24à deux reprises
01:01:25des femmes
01:01:26qui m'ont dit
01:01:26mais est-ce que je vais être capable
01:01:28d'y arriver ?
01:01:29il était stupéfait
01:01:29enfin je ne sais pas
01:01:30si vous voulez rebondir là-dessus
01:01:31mais cette notion de
01:01:32ça paraît anachronique
01:01:34de se poser encore
01:01:35cette question
01:01:35au XXIe siècle
01:01:36pour une femme
01:01:37est-ce que je vais être capable
01:01:38d'assumer la charge
01:01:39d'adjointe
01:01:40alors que les hommes
01:01:41ne se posent pas
01:01:42la question
01:01:42alors qu'il y a
01:01:43il y a
01:01:43des femmes
01:01:45qui sont même plus diplômées
01:01:46que des candidats masculins
01:01:50qui eux ne se posent pas
01:01:50la question
01:01:51d'y aller
01:01:52et c'est vrai que là
01:01:53sur l'adoption
01:01:55de la loi
01:01:57qui étend
01:01:58le scrutin
01:01:59des listes paritaires
01:02:01communes
01:02:01de moins de 1000 habitants
01:02:02ça fait 35 000
01:02:03nouvelles femmes
01:02:04à élire
01:02:05en 2026
01:02:07je crois que c'est
01:02:10il y a beaucoup de maires
01:02:11quand même
01:02:11qui se rejoignent
01:02:11sur le fait
01:02:12que c'est un faux débat
01:02:13et qu'on en parle
01:02:13probablement
01:02:15qu'on n'en parlera plus
01:02:16aux prochaines élections
01:02:18et que finalement
01:02:18ça va être en mesure
01:02:19de se mettre en place
01:02:21mais c'est vrai
01:02:22qu'il y a vraiment
01:02:22cette question
01:02:23de comment est-ce
01:02:24qu'on arrive
01:02:24à dépasser
01:02:26le sentiment
01:02:27de non-légitimité
01:02:28des femmes
01:02:29à y aller
01:02:30alors qu'elles sont
01:02:31tout aussi capables
01:02:32c'est un travail
01:02:33que vous faites
01:02:33avec l'AMF
01:02:34oui c'est une question
01:02:35en fait
01:02:35il se trouve que
01:02:36m'étant déplacé
01:02:37au cours des six derniers mois
01:02:39dans des assemblées départementales
01:02:40de maires
01:02:41dans des départements
01:02:42très ruraux
01:02:43la question a été abordée
01:02:45à de nombreuses reprises
01:02:46puisqu'il y a déjà
01:02:47je pense
01:02:48une première erreur
01:02:49dans la loi
01:02:49c'est que la loi
01:02:50a été adoptée
01:02:51très tard
01:02:52à la fin du mandat
01:02:53et donc
01:02:54elle a placé un peu
01:02:55tout le monde
01:02:56devant un espèce
01:02:56de fait accompli
01:02:57rendant difficile
01:02:59l'organisation
01:03:00au niveau local
01:03:01et j'ai assisté
01:03:03à des assemblées départementales
01:03:04dans des départements ruraux
01:03:05dans lesquels
01:03:06plusieurs maires ont dit
01:03:07du fait de cette loi
01:03:09nous ne sommes pas sûrs
01:03:10de pouvoir constituer une liste
01:03:12lors du renouvellement
01:03:13il y a une petite marge de deux
01:03:14je crois
01:03:15et du coup
01:03:16les préfets présents
01:03:18dans ces assemblées
01:03:18ont dit
01:03:19mais nous sommes prêts
01:03:20à déployer
01:03:20ce qu'ils appellent
01:03:21des délégations spéciales
01:03:22s'il n'y a pas de liste
01:03:23de façon à administrer
01:03:25la commune
01:03:25avec les maires sortants
01:03:26le temps qu'une liste
01:03:28soit constituée
01:03:28l'objectif
01:03:30de la loi
01:03:31et là
01:03:31si j'ai bien compris
01:03:34c'était de dire
01:03:34il faut
01:03:35ce qui se passait avant
01:03:37dans les villes
01:03:38de moins de 1000 habitants
01:03:39c'est que le fait
01:03:39de pouvoir rayer des gens
01:03:41pendant le scrutin
01:03:42risquait de casser
01:03:43une dynamique
01:03:44qui s'était créée
01:03:45autour d'une équipe
01:03:46pour les 6 ans
01:03:48qui viennent
01:03:48bon
01:03:48mais
01:03:49la question
01:03:51de la parité
01:03:52est venue se cristalliser
01:03:53sur
01:03:54au moment du vote
01:03:55de la loi
01:03:55donc il y a eu
01:03:56deux problèmes
01:03:57un problème de calendrier
01:03:58qui n'était sûrement
01:03:59pas le bon
01:03:59et un problème aussi
01:04:01qui consistait
01:04:02à généraliser
01:04:05dans le pays
01:04:05ce qui se faisait
01:04:07puisqu'en 2013
01:04:08je crois déjà
01:04:09entre les communes
01:04:10la loi avait permis
01:04:12dans les communes
01:04:12de moins de 5000 habitants
01:04:13de mettre en place
01:04:15ce scrutin paritaire
01:04:16voilà
01:04:17mais encore une fois
01:04:18dans les départements
01:04:19où je me suis rendu
01:04:20les femmes présentes
01:04:22portaient la voix
01:04:23pour dire
01:04:24qu'il était important
01:04:26dès lors
01:04:26qu'on modifiait
01:04:28le mode de scrutin
01:04:29qu'il soit paritaire
01:04:29une dernière question
01:04:31pour vous Brice
01:04:32une question plus générale
01:04:33pour finir peut-être
01:04:34cette émission
01:04:34parce que l'heure tourne
01:04:35est-ce que les municipales
01:04:37vont être un test
01:04:38une antichambre
01:04:39de la présidentielle
01:04:40de 2027
01:04:41et quelle ville
01:04:42faudra-t-il observer
01:04:43en particulier
01:04:44c'est une question
01:04:46très générale
01:04:47il est gêné
01:04:47parce que c'est lui
01:04:48qui récupère
01:04:48la patate chaude
01:04:49il est à 4h
01:04:50on en parle souvent
01:04:54avec Philippe
01:04:55et certaines personnes
01:04:57qui sont à son plateau
01:04:57oui moi je pense
01:04:59que ces élections municipales
01:05:00a priori seront
01:05:03les dernières
01:05:04je dis a priori
01:05:05avant l'élection présidentielle
01:05:07et seront
01:05:09alors j'aime pas
01:05:10le mot de tour de chauffe
01:05:11mais
01:05:11oui il dit a priori
01:05:11parce qu'il peut y avoir
01:05:12une dissolution
01:05:13et des législatives
01:05:13vont donner des indications
01:05:15vous voyez bien
01:05:16alors si j'ai deux minutes
01:05:18vous voyez bien
01:05:18que depuis
01:05:19depuis 2022
01:05:212024
01:05:22il y a deux récits
01:05:23qui s'imposent
01:05:24qui s'imposent
01:05:25dans le paysage
01:05:26politique national
01:05:26il y a le récit
01:05:29de cette nouvelle société
01:05:30de nouvelle France
01:05:30qui est portée
01:05:31par une partie
01:05:32de la gauche
01:05:33et vous avez
01:05:34le récit
01:05:34de cette France
01:05:35identitaire
01:05:36et nationaliste
01:05:38ces deux récits
01:05:39vous le voyez bien
01:05:40on l'a vu
01:05:41aux élections européennes
01:05:42il s'est inscrit
01:05:42dans le cadre
01:05:43des élections européennes
01:05:43il s'est inscrit
01:05:44dans le cadre
01:05:45des élections
01:05:45des législatives partielles
01:05:46et on va assister
01:05:48à une territorialisation
01:05:49de ces deux forces politiques
01:05:51ça c'est une réalité
01:05:52quand je dis
01:05:53pas partout
01:05:54mais une territorialisation
01:05:55il va falloir observer ça
01:05:56et ça ça aura des conséquences
01:05:58évidemment
01:05:58sur le scrutin présidentiel
01:06:00merci en tout cas
01:06:01d'être venu ce soir
01:06:02sur le plateau
01:06:02de chaque voie
01:06:03qu'on t'échangé
01:06:03avec le public
01:06:04je vous rappelle
01:06:05que les municipales
01:06:06c'est les 15 et 22 mars
01:06:07prochain
01:06:08vous pouvez vérifier
01:06:09que vous êtes bien inscrit
01:06:10sur les listes électorales
01:06:11sur service-public.gouv.fr
01:06:13mais si ce n'est pas le cas
01:06:14vous pouvez aussi
01:06:14vous inscrire encore
01:06:16jusqu'au 4 février
01:06:17si c'est sur internet
01:06:17et jusqu'au 6 février
01:06:18si vous le faites
01:06:19dans votre mairie
01:06:20faites-le
01:06:21allez voter
01:06:22merci à vous
01:06:23merci au public
01:06:24si vous souhaitez
01:06:25faire partie du public
01:06:26vendredi prochain
01:06:27pas de problème
01:06:27je vous invite
01:06:28à vous inscrire
01:06:29sur lcp.fr
01:06:30ou en flashant ce QR code
01:06:32lundi vous retrouvez
01:06:33Francis Letellier
01:06:34pour lundi c'est politique
01:06:35il recevra Paul Christophe
01:06:36président du groupe Horizon
01:06:37à l'Assemblée nationale
01:06:38nous on se retrouve
01:06:39mardi si vous voulez bien
01:06:40en direct à 19h30
01:06:41pour chaque voix compte
01:06:43passez une excellente soirée
01:06:44à mardi
01:06:44et tout Ivano
01:06:45c'est parti
01:06:58Musique
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