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Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval

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Transcription
00:00:00Il est 19h sur CNews, merci d'être avec nous et excellente année à vous chers téléspectateurs,
00:00:06puisque c'est le grand retour de Philippe Devilliers.
00:00:09Cher Philippe, bonsoir ! Vous avez le sourire, Philippe Devilliers.
00:00:14Bonsoir Elliot.
00:00:15Bonne année.
00:00:15Bonsoir Geoffroy.
00:00:17Tous mes voeux.
00:00:18Vous avez eu un costume.
00:00:19Vous avez eu de la laque.
00:00:21Soit vous avez pris le froid, soit c'est de la laque, mais je ne sais pas pourquoi.
00:00:25Ils sont restés bloqués.
00:00:27C'est le vent, c'est la tempête qui a fait ça.
00:00:29Non, c'est parce que, comme on dit chez moi en Vendée, je n'ai pas pu aller au coiffeur.
00:00:33Ah bah oui, mais vous n'avez failli pas venir cette semaine.
00:00:35Oui.
00:00:36J'ai eu peur.
00:00:37Ben on s'est appelé.
00:00:38Mais il m'a appelé, Geoffroy, bonne année tout le monde.
00:00:40Jeudi, bonne année.
00:00:41Il m'appelle jeudi en panique, il me dit, je n'ai pas appris la technique du pingouin.
00:00:47De quoi parlez-vous, Philippe Devilliers ? Il y a trop de neige, je n'ai pas encore appris la technique du pingouin.
00:00:52Vous avez vu ça, Philippe Devilliers ? C'était nos excellents confrères du Parisien.
00:00:56Neige et verglas pour éviter de glisser, marcher comme un pingouin.
00:01:00Et donc, vous n'étiez pas encore, vous n'étiez pas sûr de pouvoir revenir sans cette technique-là du pingouin.
00:01:05Et en fait, vous savez ce que je me suis dit en lisant ce papier ?
00:01:08Allez-y.
00:01:08On est tous des pingouins commandés par des manchots.
00:01:12Et ben voilà.
00:01:13Et en fait, vous savez que la tempête, elle est venue de Vendée.
00:01:16Ah.
00:01:16Donc, je suis venu par la tempête, faute de venir par la neige.
00:01:20Et vous êtes venu plus rapidement que prévu.
00:01:22Et c'est un bonheur de vous retrouver, Philippe Devilliers.
00:01:26Et moi aussi, je suis très heureux de vous retrouver.
00:01:28Vous m'avez manqué.
00:01:30Et c'est long, on a passé un long temps.
00:01:33Oui.
00:01:33Et avec beaucoup de gens que je rencontrais, y compris tout à l'heure dans la rue,
00:01:38qui m'ont dit, alors vous avez disparu, qu'est-ce qui s'est passé ?
00:01:41Vous étiez à Bête-Pléhem.
00:01:44Bon, voilà.
00:01:46Et le dossier est lourd.
00:01:49Oui.
00:01:49Mais tout me veut, Philippe Devilliers.
00:01:51Bonne année 2020.
00:01:52Moi aussi, tout me veut.
00:01:53On souhaite quoi aux Français qui nous regardent, Philippe Devilliers ?
00:01:58Qu'ils retrouvent la France et que la France se retrouve.
00:02:01Et ça sera le sujet, évidemment, de notre fil rouge tout au long de cette émission, Philippe Devilliers.
00:02:05Parce que vous avez souhaité commencer, pour cette première émission de l'année 2026,
00:02:09par la révolte paysanne.
00:02:11Des centaines d'agriculteurs ont convergé cette semaine en direction de Paris
00:02:15jusqu'au pied de l'Assemblée nationale et l'arc de triomphe.
00:02:18Emmanuel Macron a annoncé que la France voterait contre l'accord de Mercosur,
00:02:24alors qu'une majorité de pays de l'Union européenne a donné son feu vert.
00:02:28Vous avez même publié une photo sur les réseaux sociaux.
00:02:32Philippe Devilliers, quel regard portez-vous sur la révolte paysanne ?
00:02:37Alors, il y a trois questions, si on prend de la hauteur, qui se posent ce soir,
00:02:53et qui ne sont pas posées, et que je vais poser, avec gravité.
00:02:59La première question, c'est la question de la définition d'une nation.
00:03:07Parce que quand j'écoute les commentateurs, les journalistes, les économistes,
00:03:13on n'a pas la même définition de la nation.
00:03:17On a perdu la définition de la nation.
00:03:19Ou bien la nation, c'est une addition de consommateurs,
00:03:32et dans ce cas-là, il n'y a pas de problème.
00:03:34Il faut aller chercher le prix le plus bas.
00:03:36Et d'ailleurs, c'est la conception, et de l'Union européenne,
00:03:40et de la classe politique française aujourd'hui,
00:03:43qui dit oui au libre-échange.
00:03:46C'est-à-dire que là, ce qui se prépare,
00:03:47Eliott Joufroy, vous ne le savez peut-être pas,
00:03:50il y a des accords en cours de négociation
00:03:52avec l'Indonésie, la Malaisie, les Philippines, l'Inde, etc.
00:04:01Bientôt, il ne va plus rien nous rester.
00:04:04En 1992, il y avait 2 millions de paysans.
00:04:09Il n'y en a plus que 400 000.
00:04:11Il y avait 15 000 fonctionnaires au ministère de l'Agriculture.
00:04:16Maintenant, ils sont 35 000.
00:04:20Et un fonctionnaire que je connais bien,
00:04:23de la Commission de Bruxelles, de l'État profond,
00:04:25m'a dit ce matin, avec 100 000 paysans français, ça nous suffit.
00:04:29En d'autres termes, ou bien on considère
00:04:32qu'une nation comme la France, c'est une addition de consommateurs,
00:04:37du consumérisme compulsif,
00:04:39et dans ce cas-là, il n'y a pas besoin d'avoir des paysans,
00:04:43ou bien on considère,
00:04:46et c'est la conception traditionnelle qu'on a perdue
00:04:48depuis 40 ans, 50 ans, 60 ans,
00:04:52ou bien on considère qu'une nation,
00:04:54c'est le cercle des intérêts vitaux.
00:04:57Et l'agriculture, c'est un intérêt vital.
00:05:02Pourquoi ? Parce qu'avoir une paysannerie
00:05:04et une souveraineté alimentaire
00:05:06en cas de difficulté, en cas de conflit,
00:05:09c'est vital.
00:05:12C'est la survie.
00:05:14Exemple, pendant le Covid,
00:05:16on n'avait pas de paracétamol,
00:05:18parce qu'avec les chaînes de valeur globale,
00:05:20tout est parti en Chine.
00:05:22Et là, on s'est dit,
00:05:23oula, on ne peut même plus se soigner en France.
00:05:27C'est-à-dire que le cercle des intérêts vitaux,
00:05:30ça veut dire avoir une agriculture,
00:05:32avoir une industrie nationale,
00:05:34avoir une énergie nationale,
00:05:37c'est-à-dire être capable tout seul
00:05:38de faire face à toutes les difficultés.
00:05:44et pour commencer, la défense,
00:05:47avec l'atome,
00:05:49ce qu'on appelle la sanctuarisation du territoire,
00:05:52le sanctuaire.
00:05:53En fait, la nation, c'est le sanctuaire.
00:05:56Et dans le sanctuaire, il y a des intérêts vitaux.
00:05:57Et pour moi, et selon moi,
00:05:59le cercle qui court,
00:06:01le paysan,
00:06:03qui est sur sa terre depuis des siècles,
00:06:05c'est vital.
00:06:07Ça, c'est la première question.
00:06:09La question de la nation.
00:06:10Il faut retrouver la question de la nation,
00:06:11sinon, on ne peut pas répondre.
00:06:13Parce qu'après, on dit,
00:06:14« Oui, Mercosur, il y a du pour,
00:06:15il y a du contre,
00:06:16les patrons sont pour, etc. »
00:06:17Non, ce n'est pas la question.
00:06:19La question, elle est beaucoup plus grave que ça.
00:06:20Est-ce qu'on veut encore
00:06:21la souveraineté alimentaire
00:06:23avec des paysans
00:06:24qui tiennent le terrain ?
00:06:26Deuxième question,
00:06:27la question de la responsabilité.
00:06:29Et là, je vais être très dur.
00:06:31Ce sont tous des criminels.
00:06:35Quand on a une responsabilité,
00:06:36je sais ce que c'est qu'avoir une responsabilité,
00:06:39d'un département
00:06:39ou d'un département ministériel.
00:06:41On regarde des Français
00:06:44et on doit pouvoir les regarder dans les yeux.
00:06:50Sinon, on s'en va.
00:06:53Et donc,
00:06:54tous ceux qui ont ratifié
00:06:59les traités de Maastricht,
00:07:02de Marrakech,
00:07:03sur la création de l'OMC,
00:07:04la fin des droits de douane,
00:07:05le traité d'Amsterdam,
00:07:09évidemment,
00:07:10le traité de Lisbonne,
00:07:11ils devraient partir.
00:07:12Tous, tous, tous.
00:07:13Et si vous voulez,
00:07:14je peux les nommer.
00:07:15Ils sont tous au pouvoir.
00:07:17Et il nous explique,
00:07:18je voyais Michel Barnier tout à l'heure,
00:07:20il est venu voir les paysans.
00:07:21Non, ils ont un culot.
00:07:23Il est venu voir les paysans.
00:07:24Ah oui, je m'intéresse beaucoup
00:07:25à la paysannerie,
00:07:26je m'intéresse...
00:07:27Ils se foutent de notre gueule.
00:07:31Ce sont eux
00:07:32qui ont délégué la compétence
00:07:36à la commission de Bruxelles.
00:07:40Donc, ils ne viennent pas maintenant pleurer
00:07:42au premier rang
00:07:43dans un exercice compassionnel
00:07:46qui est un exercice d'hypocrisie.
00:07:50Donc, en fait,
00:07:51tous ceux qui sont au pouvoir, là,
00:07:52ils devraient s'en aller démissionner.
00:07:55Ce serait honorable pour eux.
00:07:57Après, ils peuvent se racheter
00:07:58et revenir.
00:08:00Mais simplement, symboliquement,
00:08:01dire, bon, on s'est planté, quoi.
00:08:03Troisièmement,
00:08:04troisième question,
00:08:06et c'est la plus intéressante
00:08:07et la plus importante,
00:08:09depuis qu'on a appris
00:08:10que Macron a voté non.
00:08:13C'est très intéressant.
00:08:15Pourquoi c'est très intéressant ?
00:08:16C'est la question de la souveraineté.
00:08:18Donc, on a Macron qui vote non,
00:08:20mais ça passe quand même.
00:08:23Ça veut dire que quand tu es plus souverain,
00:08:25tu n'as plus que tes yeux pour pleurer.
00:08:28Pourquoi ?
00:08:28Parce que,
00:08:31alors,
00:08:31tout le monde,
00:08:33y compris sur CNews,
00:08:35on entend,
00:08:36oui, Macron,
00:08:37il s'est dédié,
00:08:38Macron, en fait,
00:08:39il est pour...
00:08:39Mais ce n'est pas la question.
00:08:42La question,
00:08:42c'est que quand vous êtes une nation
00:08:44et que vous déléguez votre compétence,
00:08:47que vous transférez la souveraineté,
00:08:48eh bien, vous ne pouvez plus rien faire,
00:08:53j'ai dit ici,
00:08:55vous m'avez entendu,
00:08:56peut-être trop souvent,
00:08:58j'ai dit ici,
00:09:03quand le pouvoir n'a plus le pouvoir,
00:09:05en citant Saint-Ignon,
00:09:07quand le pouvoir n'a plus le pouvoir,
00:09:09il ne peut plus rien pour vous.
00:09:11Et donc là,
00:09:13les paysans,
00:09:15sur leur tracteur,
00:09:16qui nous envoient le message suivant,
00:09:18on est en train de crever,
00:09:19mais regardez-nous crever,
00:09:21parce que vous allez crever après nous.
00:09:23On est les premiers à crever,
00:09:24mais derrière,
00:09:24vous allez tous crever,
00:09:25parce qu'ils s'en foutent,
00:09:26des Français.
00:09:28Tous.
00:09:30Et donc,
00:09:31en fait,
00:09:31Macron,
00:09:32c'est une marionnette,
00:09:33Macron,
00:09:34c'est une marionnette de Van der Leyen.
00:09:36Et vous vous rendez compte
00:09:37de ce que la France pèse aujourd'hui ?
00:09:39Souvenez-vous,
00:09:401965-1966.
00:09:43Bon,
00:09:43quand je dis souvenez-vous,
00:09:44c'est une formule.
00:09:46Pour deux gamins.
00:09:48Mais il y a des...
00:09:49Pour la culture générale.
00:09:51En 65,
00:09:52en 65,
00:09:53le général de Gaulle dit,
00:09:54pas question de cet accord agricole.
00:09:58Chaises vides.
00:09:58Chaises vides.
00:10:00Et ensuite,
00:10:00compromis du Luxembourg,
00:10:02c'est-à-dire qu'en fait,
00:10:02il décide que,
00:10:04quand il y a une question
00:10:05essentielle,
00:10:07il n'y aura pas
00:10:07de majorité qualifiée,
00:10:09il faudra l'unanimité.
00:10:11Voilà.
00:10:11Donc,
00:10:11en fait,
00:10:12quand un pays
00:10:13est souverain
00:10:15et qu'il délègue
00:10:19une compétence,
00:10:22à aucun moment,
00:10:23il ne peut déléguer
00:10:24sa souveraineté.
00:10:25Il ne peut transférer
00:10:26sa souveraineté.
00:10:27Et moi,
00:10:28pendant des années,
00:10:29des décennies,
00:10:30quand j'allais dans les salles,
00:10:32quand j'allais voir les Français
00:10:33et que je leur disais
00:10:34souveraineté,
00:10:34souveraineté,
00:10:35souveraineté,
00:10:36ils disaient,
00:10:36qu'est-ce que c'est que ce truc ?
00:10:39Là,
00:10:40les paysans,
00:10:40eux,
00:10:41ils ont compris
00:10:41ce que ça voulait dire
00:10:42d'être souverain.
00:10:43Parce que quand tu es plus souverain,
00:10:45tu comprends ce que ça veut dire.
00:10:46Tu es là,
00:10:47avec ton tracteur,
00:10:48devant l'Arc de Triomphe.
00:10:50C'est un geste magnifique
00:10:51qu'ils ont fait.
00:10:51C'est même une victoire.
00:10:53Parce que toute la France
00:10:54est derrière eux.
00:10:56Mais,
00:10:57c'est une victoire
00:10:59dans la défaite.
00:10:59Et pourquoi c'est une victoire
00:11:00dans la défaite ?
00:11:02Est-ce que vous avez compté
00:11:03les hommes politiques
00:11:05qui ont dit
00:11:07depuis deux jours
00:11:08ce que je vais vous dire maintenant ?
00:11:11Il faut partir.
00:11:13Il faut sortir
00:11:13de cette Union européenne.
00:11:16Sinon,
00:11:16on va être broyés.
00:11:18Il y en a beaucoup
00:11:18qui ont dit ça ?
00:11:19Non.
00:11:19En fait,
00:11:21tout le monde s'arrange
00:11:22de la politique politicienne.
00:11:24Parce qu'ils ont leur poste,
00:11:25ils sont députés,
00:11:26ils sont députés européens.
00:11:27Voilà.
00:11:28Et donc,
00:11:28c'est la raison pour laquelle,
00:11:29d'ailleurs,
00:11:29il y a autant de gens
00:11:30qui regardent dans l'émission.
00:11:31Parce que moi,
00:11:32je suis libre.
00:11:33Et je vous dis les choses
00:11:33que personne ne dit,
00:11:34sauf les paysans,
00:11:35sur leur tracteur.
00:11:36Eux,
00:11:36ils ont compris.
00:11:38Et ce n'est pas la première fois
00:11:39que vous dites ça.
00:11:40Puisque j'ai retrouvé
00:11:41une archive,
00:11:41Philippe de Villiers.
00:11:42On est en 1995.
00:11:44A l'époque,
00:11:44d'ailleurs,
00:11:45c'est la campagne présidentielle.
00:11:46Et lors de cette campagne
00:11:47présidentielle,
00:11:48vous avez comme boussole
00:11:50la préférence agriculturelle
00:11:52dans vos voeux de campagne.
00:11:55Mais là,
00:11:55j'ai retrouvé un sujet
00:11:57qui était proposé
00:11:58par le service public
00:11:59qui vous suivait
00:12:00en campagne.
00:12:02Et vous savez,
00:12:03il y avait la pomme
00:12:04avec Jacques Chirac
00:12:04qui était pourtant appréciée
00:12:05des agriculteurs.
00:12:07Mais vous avez tenté
00:12:08de remettre l'église
00:12:09au milieu du village
00:12:09en disant,
00:12:10certes,
00:12:11on peut aimer les pommes.
00:12:12Mais avant d'aimer
00:12:13les pommes chiliennes,
00:12:14il faut peut-être
00:12:14aimer les pommes françaises.
00:12:15Et avec cette idée
00:12:16de l'Union européenne
00:12:17que vous êtes en train
00:12:18de nous vendre,
00:12:19l'agriculture française
00:12:20se meurt.
00:12:21Regardez,
00:12:22on est en 1995.
00:12:24Aujourd'hui,
00:12:26mes parents m'ont travaillé
00:12:27ces terres,
00:12:28ces terres que nous n'aurons plus.
00:12:30Je suis désespéré
00:12:30et c'est la faute de l'Europe.
00:12:32La cause de son malheur,
00:12:34ses hectares de pommiers
00:12:35arrachés
00:12:36sur ordre de Bruxelles.
00:12:38La pomme,
00:12:39pour les uns,
00:12:40synonyme d'abondance,
00:12:41sauf ici,
00:12:42en Tarn-et-Garonne.
00:12:43Le fruit est amer,
00:12:45n'empêche,
00:12:46Philippe de Villiers
00:12:47en fait son délice.
00:12:48Moi, j'ai la mémoire
00:12:49d'un pommier.
00:12:50Un pommier,
00:12:51ça vit longtemps.
00:12:52Et j'ai entendu
00:12:53M. Chirac parler
00:12:53du Munich agricole
00:12:54à propos du Gat et de la Rauve.
00:12:56Et comme il prend la pomme
00:12:57comme symbole marketing
00:12:58de sa campagne,
00:13:00en croquant cette pomme
00:13:01du Chili,
00:13:03je lui dis,
00:13:03est-ce que vous avez
00:13:04oublié vos promesses ?
00:13:05Et voilà Philippe de Villiers
00:13:06qui raille sans relâche
00:13:08Jacques Chirac,
00:13:09mais aussi
00:13:10Édouard Balladur.
00:13:11Les deux hommes
00:13:12sont renvoyés
00:13:13dos à dos.
00:13:15Dans leur discours récent,
00:13:18ils ont
00:13:19prôné,
00:13:20proposé
00:13:21ou ils se sont résignés
00:13:23à l'Europe fédérale.
00:13:25Et ce qu'ils souhaitent
00:13:27pour les semaines qui viennent,
00:13:29c'est que ça ne se sache pas.
00:13:31Mais Philippe de Villiers
00:13:32se charge de le dire.
00:13:34Les militants sont ravis,
00:13:35le candidat aussi,
00:13:37avec l'espoir
00:13:38de fixer sur son nom,
00:13:40comme aux Européennes,
00:13:41les mécontents de Maastricht.
00:13:45Geoffroy Lejeune.
00:13:46C'était bien le service public
00:13:46à l'époque ?
00:13:47C'était clair.
00:13:48C'était plus objectif.
00:13:50Philippe, on est en 1995
00:13:51dans cette archive.
00:13:52Que s'est-il passé
00:13:53en 30 ans ?
00:13:55C'est une bonne question.
00:13:59Je vais vous raconter
00:14:00une anecdote
00:14:00qui me revient
00:14:02en voyant ces images.
00:14:06Un matin,
00:14:08je crois que c'était
00:14:08le 24 septembre 1993,
00:14:12on prend le petit déjeuner
00:14:13avec Alexandre Solzhenitsyn
00:14:15et Niki Tastruz,
00:14:16son éditeur.
00:14:17je vois
00:14:20Solzhenitsyn
00:14:21qui boit
00:14:23ou plutôt
00:14:24qui sirote
00:14:25son thé froid
00:14:27avec une petite madeleine
00:14:29et tout à coup,
00:14:31il se redresse
00:14:31puis il me dit
00:14:32il va vous arriver
00:14:32la même chose
00:14:33que pour la révolte
00:14:35de Tamboff.
00:14:37Il me dit,
00:14:38c'est quoi la révolte
00:14:39de Tamboff ?
00:14:39Il m'explique.
00:14:41Il me dit,
00:14:41ce sont des paysans
00:14:42qui étaient attachés
00:14:46à leur terre,
00:14:47des petits paysans
00:14:48attachés
00:14:48à leur petit lopin de terre
00:14:50et qui tentaient
00:14:52de prospérer,
00:14:53de survivre.
00:14:56Et puis,
00:14:56il y avait
00:14:57des commissaires
00:14:58à la mondialisation
00:14:59qui se sont acharnés
00:15:04sur eux,
00:15:05sur ordre
00:15:05des bolcheviques
00:15:06qui ont dit
00:15:07il faut supprimer
00:15:10les kulaks.
00:15:12On les appelait
00:15:13les kulaks.
00:15:14Tous les petits paysans
00:15:15propriétaires
00:15:15de leur terre.
00:15:17Pour les forcer
00:15:18à passer
00:15:19au cool cause
00:15:20et au sauf cause.
00:15:21C'est-à-dire
00:15:22pour qu'ils deviennent
00:15:22des salariés
00:15:23de l'Union soviétique.
00:15:24C'est ce qui s'est passé.
00:15:26Et il m'a dit,
00:15:27il arrivera
00:15:28la dékulakisation.
00:15:29Difficile à traduire
00:15:30avec Nikita Struy
00:15:31il a traduit.
00:15:32La dékulakisation.
00:15:34J'ai souvent pensé
00:15:34à ce mot
00:15:35un peu barbare
00:15:36et alors là
00:15:38je réponds
00:15:38à votre question.
00:15:39On a vécu
00:15:40deux étapes
00:15:43de la dékulakisation
00:15:44que j'explique
00:15:46en quelques secondes.
00:15:49Première étape
00:15:50de la dékulakisation
00:15:51c'est 1992-1994
00:15:55traité de Maastricht
00:15:57traité de Marrakech.
00:15:59Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:16:00Ça veut dire que
00:16:01depuis le 25 mars 1957
00:16:04ce n'est pas pourquoi
00:16:05De Gaulle a accepté
00:16:06l'Europe.
00:16:07De Gaulle a accepté
00:16:08l'Europe en disant
00:16:09si l'Europe est une Europe
00:16:10agricole
00:16:11j'accepte l'Europe.
00:16:12Petite parenthèse
00:16:13l'Europe est née
00:16:14de l'Europe agricole
00:16:15et est en train de mourir
00:16:16de l'Europe agricole
00:16:17pour avoir abandonné
00:16:19l'Europe agricole.
00:16:20Donc de 1957 à 1992
00:16:24il y a une communauté
00:16:26qui s'appelle
00:16:27la communauté économique
00:16:28européenne
00:16:29le mot est fort
00:16:29il dit bien ce qu'il veut dire
00:16:32une communauté
00:16:33de producteurs
00:16:34et de consommateurs
00:16:34avec une règle
00:16:36si tu veux consommer
00:16:38du lait
00:16:40tu consommes du lait
00:16:42européen
00:16:42si tu veux consommer
00:16:43du miel
00:16:44tu consommes du miel
00:16:45européen
00:16:46circuit court
00:16:47si jamais on manque
00:16:49de miel
00:16:50alors on va à l'extérieur
00:16:51à l'extérieur
00:16:53il y a un tarif
00:16:54extérieur commun
00:16:55un cordon
00:16:56douanier
00:16:57très fort
00:16:58qui protège
00:17:00la production
00:17:02agricole
00:17:03européenne
00:17:04donc l'idée
00:17:06est double
00:17:06c'est favoriser
00:17:07la production
00:17:08européenne
00:17:09et deux
00:17:10favoriser la petite
00:17:11exploitation familiale
00:17:12ce à quoi
00:17:14tiennent
00:17:14les hommes politiques
00:17:15compris Jacques Chirac
00:17:16d'ailleurs
00:17:16en Corrèze
00:17:171992
00:17:21on bascule
00:17:22dans un nouveau
00:17:23triptyque
00:17:24au lieu de
00:17:27produire
00:17:28on dit
00:17:29on va consommer
00:17:32au lieu de
00:17:35protéger
00:17:37on dit
00:17:38on va ouvrir
00:17:39au lieu d'exporter
00:17:40on dit
00:17:40on va importer
00:17:41voilà un nouveau
00:17:42triptyque
00:17:43pourquoi ?
00:17:45parce que les élites
00:17:46mondialisées
00:17:47dans toute l'Europe
00:17:48à commencer
00:17:49par la France
00:17:50et c'est là
00:17:51la responsabilité
00:17:52très grave
00:17:53de la classe politique
00:17:54de la classe dirigeante
00:17:56française
00:17:56les élites mondialisées
00:17:59ont fait un choix
00:18:01sans le dire
00:18:02sans l'exprimer
00:18:03publiquement
00:18:03c'est en fait
00:18:05de déléguer
00:18:06notre alimentation
00:18:07sur le marché mondial
00:18:08en considérant
00:18:10qu'il fallait
00:18:11aller au prix
00:18:11le plus bas
00:18:12et qu'il fallait
00:18:14en même temps
00:18:15éradiquer
00:18:16ce que m'avait dit
00:18:16Solzhenitsyn
00:18:17sur la révolte
00:18:19de Tambov
00:18:19il m'avait dit
00:18:20ils ne veulent pas
00:18:20de l'indépendance
00:18:21d'esprit
00:18:22les soviets
00:18:22et c'est ça
00:18:24qui me fait penser
00:18:25à Tambov
00:18:25et qui me fait
00:18:26repenser à Tambov
00:18:27les élites
00:18:28mondialisées
00:18:29ont vu
00:18:30une belle occasion
00:18:31d'éradiquer
00:18:32l'indépendance
00:18:32d'esprit
00:18:32parce qu'un paysan
00:18:33c'est l'indépendance
00:18:35d'esprit
00:18:35incarné
00:18:36c'est le pacte
00:18:37nuptial
00:18:38de l'homme
00:18:38et de la nature
00:18:39ça c'est le premier
00:18:42la première étape
00:18:44de la découlacisation
00:18:47mais il y a une deuxième étape
00:18:48plus récente
00:18:491920
00:18:492020
00:18:512021
00:18:51le Green Deal
00:18:54avec le fameux
00:18:56commissaire Canfin
00:18:57de la ferme
00:19:01à la fourchette
00:19:01qui impose
00:19:04souvenez-vous
00:19:05un plan de décroissance
00:19:08c'est-à-dire
00:19:09qu'on gèle des terres
00:19:10et on diminue
00:19:12la production
00:19:12c'est officiel
00:19:13avec deux échappées
00:19:17pour l'avenir
00:19:18première échappée
00:19:19on remplace
00:19:20les produits naturels
00:19:22par les produits
00:19:23de synthèse
00:19:23tout à coup
00:19:24il y a Moscovici
00:19:25de la cour des comptes
00:19:26qui s'en mêle
00:19:26qu'il y a trop de vaches
00:19:27parce qu'elles pètent
00:19:29on a vu
00:19:29dans la neige
00:19:30les vaches qui pètent
00:19:32ça fait du CO2
00:19:33réchauffement climatique
00:19:35et deuxièmement
00:19:38conclure des accords
00:19:40de libre-échange
00:19:41et je répète
00:19:43que les paysans
00:19:44ne sont pas au bout
00:19:45de leur peine
00:19:45parce qu'en ce moment
00:19:46le prochain traité
00:19:47c'est l'Inde
00:19:47c'est pas rien
00:19:49Mercosur
00:19:51à côté
00:19:51c'est rien
00:19:51et l'Indonésie
00:19:53c'est pas mal
00:19:54non plus
00:19:54donc en réalité
00:19:58on a basculé
00:20:00dans un système
00:20:02où la paysannerie
00:20:04devient
00:20:05la paysannerie
00:20:06européenne
00:20:07et en tout cas
00:20:08française
00:20:08devient
00:20:09quasiment
00:20:10inutile
00:20:11et moi je dis
00:20:12ceci
00:20:13les crises
00:20:16agricoles
00:20:17ne sont pas
00:20:17des crises
00:20:18agricoles
00:20:18je dis à tous
00:20:21les urbains
00:20:22à tous les citadins
00:20:22qui regardent tout ça
00:20:23d'un oeil distrait
00:20:25regardez les tracteurs
00:20:26ils sont en train
00:20:27de vous passer
00:20:28le message suivant
00:20:28les crises agricoles
00:20:30sont des crises
00:20:30de civilisation
00:20:31elles nous précèdent
00:20:35des crises de civilisation
00:20:36pourquoi ?
00:20:36parce que ça touche
00:20:37au devenir
00:20:38du peuple historique
00:20:39et que la population
00:20:40agricole
00:20:41en est la quintessence
00:20:43c'est à dire
00:20:45que en fait
00:20:45les paysans
00:20:47tiennent le terrain
00:20:48ils tiennent
00:20:48les sources
00:20:49de la vie
00:20:49je parle souvent
00:20:51du jardin de paradis
00:20:52dans le milieu
00:20:53du 15ème siècle
00:20:54les jardiniers
00:20:55du jardin de paradis
00:20:56ce sont les paysans
00:20:58et comme j'ai dit
00:20:59dans un tweet hier
00:21:00qui a eu un certain succès
00:21:01quand nos prairies
00:21:03sont vides
00:21:03remplies de chardon
00:21:06elles seront
00:21:09à ce moment là
00:21:10protégées
00:21:11abritées
00:21:11entretenues
00:21:12par qui ?
00:21:14pas par les paysans
00:21:15par les mers verts
00:21:17du Green Deal
00:21:17alors vous me direz
00:21:19que faire ?
00:21:22il faut refaire
00:21:24une agriculture nationale
00:21:26française
00:21:26ce que vous proposiez
00:21:29dès 95
00:21:30exactement
00:21:30c'est à dire
00:21:31qu'en fait
00:21:32voilà
00:21:33pourquoi ?
00:21:35parce que moi
00:21:35je ne reproche pas
00:21:36aux allemands
00:21:36d'avoir des voitures
00:21:37à vendre
00:21:38je ne reproche pas
00:21:38à l'Italie
00:21:39d'avoir sa politique
00:21:40chaque nation
00:21:41a ses intérêts vitaux
00:21:43j'y reviens
00:21:43nous on paye
00:21:4628 milliards
00:21:47de contributions nettes
00:21:49donc si vous voulez
00:21:50au lieu de payer
00:21:5128 milliards
00:21:51de contributions nettes
00:21:52on décide de refaire
00:21:54une agriculture nationale
00:21:55voilà
00:21:55je le dis pour la première fois
00:21:57officiellement
00:21:58et
00:21:58il y a des gens
00:22:00qui le disent
00:22:01comme Florian Philippot
00:22:02par exemple
00:22:03mais
00:22:04dans le milieu politique
00:22:06classique
00:22:07personne
00:22:07et
00:22:09une agriculture nationale
00:22:11avec quel argent ?
00:22:12avec l'argent qu'on donne
00:22:13parce que
00:22:13où ça part ?
00:22:14en Ukraine
00:22:14au lieu d'aider l'Ukraine
00:22:16on pourrait aider
00:22:17les paysans français
00:22:17ce n'est pas une mauvaise idée
00:22:18non ?
00:22:19vous ne trouvez pas ?
00:22:21voilà
00:22:21Philippe Devilliers
00:22:22cette année 2026
00:22:24a commencé
00:22:24avec une intervention
00:22:26qui fera date
00:22:27dans l'histoire
00:22:28l'histoire avec un grand H
00:22:30celle de l'arrestation
00:22:31éclair
00:22:32de Nicolas Maduro
00:22:33par la main américaine
00:22:35à Caracas
00:22:36au Venezuela
00:22:36la suivie de son transfert
00:22:38aux Etats-Unis
00:22:38et cette image
00:22:39de Nicolas Maduro
00:22:41dans
00:22:42un convoi américain
00:22:45un convoi militaire
00:22:46fait le tour du monde
00:22:48bien évidemment
00:22:49la question qu'on peut se poser
00:22:52puisqu'il sera jugé
00:22:53aux Etats-Unis
00:22:54pour narcoterrorisme
00:22:55et crime contre l'humanité
00:22:56est-ce que la mairie
00:22:57de Donald Trump
00:22:58Philippe Devilliers
00:22:59a eu raison
00:23:00d'interpeller Nicolas Maduro ?
00:23:03oui
00:23:03pourquoi ?
00:23:06Elisabeth Burgos
00:23:11qui est une historienne
00:23:12vénézuélienne
00:23:13qui a été
00:23:14je crois l'épouse
00:23:16de Régis Debray
00:23:17qui était un homme
00:23:18d'une grande puissance
00:23:22intellectuelle
00:23:22elle a écrit un papier
00:23:24dans le Chiaro
00:23:25que j'ai trouvé excellent
00:23:26en disant
00:23:27ben voilà
00:23:27on parle de souveraineté
00:23:29c'est quoi la souveraineté ?
00:23:31c'est la souveraineté du peuple
00:23:32là on est devant
00:23:33un gouvernement
00:23:33Maduro
00:23:35qui n'est pas
00:23:35un gouvernement légal
00:23:36tout est truqué
00:23:38ce sont des imposteurs
00:23:39ce sont des mercenaires
00:23:43qui ont mis en coupe
00:23:45régulé
00:23:45un narco-état
00:23:46mais allons plus loin
00:23:49ceux qui parlent
00:23:50du droit international
00:23:51ne connaissent pas
00:23:52le droit international
00:23:53pour beaucoup d'entre eux
00:23:54les hommes politiques français
00:23:56pourquoi ?
00:23:57parce que
00:23:58dans le droit international
00:23:59il y a deux registres
00:24:00il y a le registre
00:24:03inter-étatique
00:24:05on n'est pas dans ce cas là
00:24:07il y a un deuxième registre
00:24:10c'est le registre
00:24:10du droit pénal
00:24:11international
00:24:12le droit pénal
00:24:14international
00:24:15c'est quand on est en face
00:24:17d'un crime
00:24:17international
00:24:19à portée internationale
00:24:21et dans ce cas là
00:24:23pardon du mot
00:24:25un peu complexe
00:24:26il y a l'irrélevance
00:24:28de la qualité officielle
00:24:30c'est-à-dire que
00:24:31la fonction
00:24:31de celui qui est poursuivi
00:24:33ou mis en accusation
00:24:35ciblée
00:24:37n'est pas
00:24:39une fonction protectrice
00:24:40c'est la jurisprésidence
00:24:43de Nuremberg
00:24:43en fait
00:24:44on peut prendre des exemples
00:24:45vous les connaissez
00:24:46en 1960
00:24:48la doctrine
00:24:49enfin l'affaire
00:24:50Echman
00:24:51quand Echman
00:24:52est extrait
00:24:53d'Argentine
00:24:55pour être soumis
00:24:57à un juge
00:24:57personne ne dit rien
00:24:59c'est la jurisprudence
00:25:01de Nuremberg
00:25:01quand Klaus Barbie
00:25:03est extrait
00:25:05de Bolivie
00:25:06personne ne dit rien
00:25:07quand Pinochet
00:25:09est extrait
00:25:10de Londres
00:25:10pour être jugé
00:25:11personne ne dit rien
00:25:12et je vais plus loin
00:25:14si on avait pu
00:25:15kidnapper Hitler
00:25:17en 1938
00:25:18ça aurait été
00:25:19une bonne chose
00:25:20non ?
00:25:21ah c'est illégal
00:25:22au regard du droit
00:25:23international
00:25:24d'accord ?
00:25:24mais quand il s'agit
00:25:26d'une guerre préventive
00:25:28et d'une guerre
00:25:28de légitime défense
00:25:29et pourquoi je vous dis ça ?
00:25:31parce que dans le même temps
00:25:32vous avez vu
00:25:33ce qui s'est passé
00:25:33à Marseille
00:25:34avec la boutique Orange
00:25:37vous avez vu ?
00:25:38bon
00:25:38on parle du narcotrafic
00:25:40en France
00:25:40tous les hommes politiques
00:25:41disent
00:25:41oh là là
00:25:42narcotrafic
00:25:42comment on va s'en sortir
00:25:43etc
00:25:44mais là
00:25:45on a affaire
00:25:46à un narcotrafiquant
00:25:47de haut vol
00:25:48non pas que
00:25:49le Venezuela
00:25:50soit
00:25:51une terre
00:25:52de fabrication
00:25:53de cocaïne
00:25:54mais c'est par
00:25:54la côte vénézuélienne
00:25:56que tout part
00:25:57pour l'Europe
00:25:58pour arriver
00:25:59au port du Havre
00:26:00au port de Rotterdam
00:26:01au port d'Anvers
00:26:03donc
00:26:04tous ceux
00:26:04qui sont
00:26:05contre le narcotrafic
00:26:07devraient se réjouir
00:26:08qu'il y ait au moins
00:26:09un état
00:26:10qui dise
00:26:10ça suffit
00:26:11le narcotrafic
00:26:12et
00:26:13il faut
00:26:14couper
00:26:15la source
00:26:16voilà
00:26:17et donc
00:26:17c'est la raison
00:26:18pour laquelle
00:26:18je pense
00:26:20que
00:26:21cette opération
00:26:23est
00:26:23légitime
00:26:24pardonnez-moi
00:26:26mais
00:26:26il me vient
00:26:27quelque chose
00:26:28à l'esprit
00:26:28quand je vois
00:26:30les hommes politiques
00:26:31français
00:26:31qui disent
00:26:32la charte
00:26:33des Nations Unies
00:26:34il faut
00:26:36pour le Venezuela
00:26:38pour l'Ukraine
00:26:40pour le Groenland
00:26:41respecter la charte
00:26:42des Nations Unies
00:26:43c'est-à-dire
00:26:43ils détaillent
00:26:45c'est-à-dire
00:26:46la souveraineté
00:26:49l'intégrité
00:26:51territoriale
00:26:51et l'inviolabilité
00:26:52des frontières
00:26:53c'est formidable
00:26:55parce qu'on appelle
00:26:56à faire pour les autres
00:26:57ce qu'on est incapable
00:26:57de faire pour soi-même
00:26:58la souveraineté
00:27:00on l'a transférée
00:27:01on voit avec le Mercosur
00:27:02l'intégrité territoriale
00:27:06on l'a vidée
00:27:07d'elle-même
00:27:07on l'a vidée
00:27:08de sa substance
00:27:09économique
00:27:09industrielle
00:27:10agricole
00:27:11et
00:27:13quant à l'inviolabilité
00:27:15des frontières
00:27:16on accepte
00:27:19l'immigration
00:27:20invasive
00:27:20tous les jours
00:27:21il n'y a plus
00:27:22de frontières
00:27:22donc c'est extraordinaire
00:27:24de voir
00:27:25les hommes politiques
00:27:26qui réclament
00:27:28pour les autres
00:27:29ce qu'ils se savent
00:27:30incapables
00:27:31de faire
00:27:32pour eux-mêmes
00:27:33et pensez-vous
00:27:35qu'avec cette affaire
00:27:36nous sommes à la veille
00:27:37ou au moment
00:27:38d'un point de bascule
00:27:39de la grande histoire
00:27:39oui
00:27:41je pense que
00:27:44le coup de main
00:27:48de Caracas
00:27:49est un coup d'accélérateur
00:27:52mais c'était commencé avant
00:27:54mais on ne l'avait pas vu
00:27:55en fait
00:27:58il y a eu
00:28:00deux
00:28:01deux temps successifs
00:28:05dans l'histoire
00:28:06des relations internationales
00:28:08du droit international
00:28:09et de l'équilibre
00:28:11des nations
00:28:11je me souviens très bien
00:28:14le 9 novembre 1989
00:28:16en regardant
00:28:18Rostropovits
00:28:20qui jouait du
00:28:21violoncelle
00:28:22et
00:28:25je voyais
00:28:26les hommes politiques
00:28:27émus
00:28:27qui accouraient
00:28:29et qui répétaient
00:28:32nous allons toucher
00:28:34les dividendes
00:28:35de la paix
00:28:35un nouvel ordre
00:28:37mondial
00:28:38se mettant en place
00:28:39c'est la paix
00:28:41perpétuelle
00:28:41par le doux commerce
00:28:42ils se précipitaient
00:28:43sur Fukuyama
00:28:44c'est la fin de l'histoire
00:28:45en fait
00:28:48ils pensaient
00:28:49que la paix
00:28:50perpétuelle
00:28:50allait s'établir
00:28:51sur trois éléments
00:28:52d'abord
00:28:53le libre-échangisme
00:28:55avec les chaînes
00:28:56de valeur globale
00:28:56qui allaient créer
00:28:57des liens
00:28:58inextricables
00:28:59interdisant la guerre
00:29:00ensuite
00:29:02le multiculturalisme
00:29:05qui allait
00:29:06créer un monde
00:29:07unifié
00:29:08interculturel
00:29:09multiculturel
00:29:10chassant
00:29:12les identités
00:29:13ricalistrantes
00:29:14et les rendant
00:29:15inutiles
00:29:16et troisièmement
00:29:18le multilatéralisme
00:29:19c'est d'ailleurs
00:29:20l'idée
00:29:20d'un état de droit
00:29:21international
00:29:22qui allait gérer
00:29:22les conflits
00:29:23à la place
00:29:24des nations
00:29:24elles-mêmes
00:29:25donc plus de nations
00:29:26plus de frontières
00:29:27en fait
00:29:28un monde unifié
00:29:30les continents
00:29:31unifiés
00:29:32par l'échange
00:29:33généralisé
00:29:33ça a marché
00:29:36mais pas très longtemps
00:29:38parce qu'on arrive
00:29:39à la deuxième étape
00:29:40au deuxième temps
00:29:42et ce temps
00:29:43on est en train
00:29:43de le vivre
00:29:44tout est chamboulé
00:29:45et qu'est-ce qu'on est
00:29:47en train de vivre
00:29:47quatre phénomènes nouveaux
00:29:49qui changent la donne
00:29:51premier phénomène nouveau
00:29:53le retour des états
00:29:53puissance
00:29:54le retour des logiques
00:29:55de puissance
00:29:56le retour à un ordre
00:29:57néo-westphalien
00:29:59pour parler
00:30:00comme Kissinger
00:30:00c'est-à-dire
00:30:01qu'en fait
00:30:02les américains
00:30:05voudraient reprendre
00:30:07le gros bâton
00:30:08de Théodore Roosevelt
00:30:09pour réguler
00:30:11le problème
00:30:12de l'Amérique
00:30:12les turcs
00:30:14rêvent
00:30:16de l'empire ottoman
00:30:17les iraniens
00:30:20rêvent
00:30:20de l'empire perse
00:30:21et les russes
00:30:23rêvent
00:30:23de l'accès
00:30:24aux mers chaudes
00:30:25deuxième
00:30:25phénomène nouveau
00:30:28c'est le partage
00:30:31du monde
00:30:31en zone d'influence
00:30:33avec trois zones
00:30:33d'influence
00:30:34qui mutualisent
00:30:35le droit
00:30:35de veiller
00:30:36sur leurs étrangers
00:30:37proches
00:30:37c'est-à-dire
00:30:41qu'il y a
00:30:41la doctrine Monroe
00:30:42pour l'Amérique
00:30:43l'hémisphère occidental
00:30:45comme dit Trump
00:30:46il y a la doctrine
00:30:47Catherine II
00:30:48pour
00:30:49Poutine
00:30:52qui a ses mérites
00:30:53puisque la Crimée
00:30:54était russe
00:30:55du temps
00:30:55de Catherine II
00:30:56et puis il y a
00:30:58pour la Chine
00:30:59Taïwan
00:30:59avec évidemment
00:31:02le risque
00:31:02de
00:31:03calfotrer
00:31:04les
00:31:04les
00:31:06semi-conducteurs
00:31:07dont
00:31:08l'Occident
00:31:09a un grand besoin
00:31:10trois zones
00:31:11d'influence
00:31:12avec
00:31:13qui pousse
00:31:14derrière
00:31:14les BRICS
00:31:15le sud
00:31:16global
00:31:17qui prend sa revanche
00:31:18sur le traité
00:31:19de 1494
00:31:22le traité
00:31:22de Tordesillas
00:31:23qui avait partagé
00:31:24le monde
00:31:25par un méridien
00:31:26entre les Portugais
00:31:27et les Espagnols
00:31:29donc c'est la grande
00:31:30revanche du sud
00:31:30global
00:31:31qui veut
00:31:31qui aspire
00:31:32à un nouvel ordre
00:31:33mondial
00:31:34post-occidental
00:31:36troisième
00:31:38phénomène nouveau
00:31:40d'une importance
00:31:41incroyable
00:31:43c'est l'effondrement
00:31:45du système
00:31:45institutionnel
00:31:46l'ONU
00:31:47la CPI
00:31:48l'OMC
00:31:49l'OMS
00:31:50etc
00:31:50ça se finit
00:31:50ce sont des institutions
00:31:52qui n'ont plus
00:31:53de
00:31:54de
00:31:55de
00:31:56de portée
00:31:57elles ne sont plus
00:31:59obéies
00:32:00elles ne sont plus
00:32:02écoutées
00:32:03et puis le quatrième
00:32:06phénomène
00:32:06il nous intéresse
00:32:07directement
00:32:08c'est le trou noir
00:32:09de l'Europe
00:32:09pourquoi
00:32:10c'est très important
00:32:12ce que je vais vous dire
00:32:12parce que l'Europe
00:32:14a été
00:32:15conçue
00:32:16vous savez
00:32:17Barozo
00:32:20le fameux commissaire
00:32:21Barozo
00:32:22disait
00:32:24l'Europe
00:32:27c'est une sorte
00:32:27d'empire
00:32:28non impérial
00:32:29bravo
00:32:31effectivement
00:32:32elle a été conçue
00:32:34l'Europe
00:32:34non pas
00:32:35à partir d'une ambition
00:32:36à la puissance
00:32:37mais à partir
00:32:37d'une règle
00:32:38la concurrence
00:32:39la concurrence
00:32:40libre et non faussée
00:32:42et ça change tout
00:32:42pourquoi
00:32:43parce qu'elle a été
00:32:44dessinée
00:32:45comme un corpus
00:32:47juridique
00:32:48comme un ensemble
00:32:49post-politique
00:32:50post-territorial
00:32:51post-national
00:32:52post-historique
00:32:54même
00:32:54sans être gouvernée
00:32:57par les états
00:32:58et avec un fédérateur
00:33:00extérieur
00:33:00à l'Amérique
00:33:01et bien l'Europe
00:33:02est en train
00:33:02de payer
00:33:03cette erreur
00:33:03de conception
00:33:04elle est balayée
00:33:07soufflée
00:33:09par l'histoire
00:33:10et j'ajoute
00:33:12pour conclure
00:33:12que la seule
00:33:13manière
00:33:14pour nous
00:33:15d'échapper
00:33:17à la prédation
00:33:19du monde
00:33:19qui vient
00:33:20c'est le retour
00:33:21au souverainisme
00:33:22c'est le retour
00:33:23à la souveraineté
00:33:23c'est le retour
00:33:24à l'identité
00:33:25c'est le retour
00:33:26à la nation
00:33:26et je repense
00:33:28en cet instant
00:33:29en vous disant ça
00:33:29à un mot
00:33:30de Charles Pasqua
00:33:31en 1999
00:33:33qui me disait
00:33:34en tapant sur le genou
00:33:35du sève
00:33:36Philippe
00:33:36ce qu'une nation
00:33:37ne fait pas
00:33:38pour elle-même
00:33:39personne ne le fera
00:33:41jamais à sa place
00:33:42la nation
00:33:44la souveraineté
00:33:45ou la mort
00:33:46Philippe De Villiers
00:33:47parlons de la guerre
00:33:48à présent
00:33:48le président français
00:33:49Emmanuel Macron
00:33:50le premier ministre
00:33:51britannique
00:33:52Kerstarmer
00:33:53et le président ukrainien
00:33:54Valdi Marzelinski
00:33:54ont signé mardi
00:33:55une déclaration
00:33:57d'intention
00:33:58sur le déploiement
00:33:59d'une force
00:33:59multinationale
00:34:01après un cessez-le-feu
00:34:02en Ukraine
00:34:03perspective
00:34:04qui pour l'instant
00:34:05reste lointaine
00:34:07plusieurs milliers
00:34:08de soldats français
00:34:09pourraient être
00:34:10déployés
00:34:11pour maintenir
00:34:12la paix en Ukraine
00:34:13après la signature
00:34:14d'un cessez-le-feu
00:34:15avec la Russie
00:34:15dans le cadre
00:34:16du déploiement
00:34:17de cette force
00:34:17multinationale
00:34:18force de réassurance
00:34:20c'était la formule
00:34:21employée
00:34:22si je ne m'abuse
00:34:22de la coalition
00:34:24coalition des volontaires
00:34:26écoutez Emmanuel Macron
00:34:27c'était cette semaine
00:34:27et donc nous avons planifié
00:34:30sur la base
00:34:30d'un format d'armée
00:34:31volontariste
00:34:33800 000 hommes
00:34:34les entraînements
00:34:36les capacités
00:34:37et l'ensemble
00:34:39des moyens
00:34:40pour que
00:34:40cette armée
00:34:41puisse dissuader
00:34:42toute nouvelle agression
00:34:43troisièmement
00:34:45de poursuivre
00:34:45nos préparatifs
00:34:46pour la mise en place
00:34:47d'une force
00:34:47multinationale
00:34:48dans les airs
00:34:50les mers
00:34:50sur le sol
00:34:51pour apporter
00:34:52une forme de réassurance
00:34:53le jour d'après
00:34:54le cessez-le-feu
00:34:55et loin de la ligne
00:34:56de contact
00:34:57Geoffroy Lejeune
00:34:58Philippe
00:34:59que pensez-vous
00:34:59de la décision
00:35:00d'Emmanuel Macron
00:35:00d'envoyer des soldats
00:35:01français en Ukraine
00:35:02après le cessez-le-feu ?
00:35:04C'est une folie
00:35:05d'ailleurs
00:35:10ils ne sont que deux
00:35:12elle est un peu fou
00:35:14les autres
00:35:15comme disait ma mère
00:35:18quand on était
00:35:19à Saint-Malo
00:35:19sur la plage du Val
00:35:21à Roténeuf
00:35:21ils font trempette
00:35:22donc ils sont là
00:35:24ils sont 35
00:35:25vous avez vu
00:35:25mais il n'y en a
00:35:26que deux
00:35:27qui disent
00:35:28on va envoyer
00:35:29des soldats
00:35:29sous les ordres
00:35:31du général
00:35:32de l'amiral
00:35:32Mandon
00:35:33le célèbre Mandon
00:35:34pour envoyer
00:35:35nos enfants
00:35:36se faire tuer
00:35:36en Ukraine
00:35:37alors pourquoi
00:35:40c'est une folie ?
00:35:41on le sent bien
00:35:43d'ailleurs
00:35:43il y a beaucoup de gens
00:35:44qui le sentent
00:35:44il y a quelqu'un
00:35:44qui l'a dit
00:35:45chez Sonia Vabouk
00:35:46hier matin
00:35:47qui était brillantissime
00:35:48Pierre Lelouch
00:35:48alors d'abord
00:35:50il a dit une chose
00:35:51qui est drôle
00:35:52enfin qui est drôle
00:35:54non qui n'est pas drôle
00:35:54mais c'est paradoxal
00:35:56c'est-à-dire qu'en fait
00:35:57on est incapable
00:35:58de faire un cessez-le-feu
00:35:59en France
00:36:00le 31 décembre
00:36:01on a 1200 voitures
00:36:02qui brûlent
00:36:03par contre
00:36:04on prétend
00:36:05aller mettre
00:36:06le cessez-le-feu
00:36:06des troupes
00:36:09pour le garantir
00:36:10en Ukraine
00:36:11c'est-à-dire
00:36:12on pourrait faire
00:36:14loin de chez soi
00:36:15ce qu'on n'est pas capable
00:36:16de faire chez soi
00:36:17quand un homme politique
00:36:18vous dit ça
00:36:19il ne faut pas le croire
00:36:20mais allons au fond
00:36:23des choses
00:36:23en fait
00:36:24on a l'impression
00:36:25qu'il veut prolonger
00:36:26la guerre
00:36:26il en a besoin
00:36:28de cette guerre
00:36:28pourquoi ?
00:36:30parce qu'il sait
00:36:31qu'il n'y a que par la peur
00:36:32qu'il peut rattraper
00:36:33le peuple français
00:36:33et puis derrière
00:36:37il y a von der Leyen
00:36:37et derrière
00:36:39il y a un emprunt
00:36:40de 90 milliards
00:36:41c'est très grave
00:36:42pourquoi ?
00:36:43parce que c'est
00:36:43le processus
00:36:44hamiltonien
00:36:45du nom
00:36:45de ce secrétaire
00:36:47d'état américain
00:36:48qui a favorisé
00:36:49la fédéralisation
00:36:50de l'Amérique
00:36:51en reprenant
00:36:53les dettes
00:36:54des états
00:36:55fédérés
00:36:56c'est ça
00:36:58qu'ils sont en train
00:36:58de faire
00:36:58comme ils ont fait
00:37:00pour le vaccin
00:37:01un emprunt fédéral
00:37:02pour pouvoir
00:37:03déclencher une guerre
00:37:05ils ont besoin
00:37:05d'une guerre
00:37:06von der Leyen
00:37:07c'est une vision
00:37:08bismarckienne
00:37:08il avait fait ça
00:37:09c'est Raievo
00:37:10Bismarck
00:37:11la guerre
00:37:12pour faire
00:37:13l'unité allemande
00:37:14et là
00:37:16pour faire
00:37:16l'unité européenne
00:37:17ils ont besoin
00:37:18de la guerre
00:37:19von der Leyen
00:37:20et Macron
00:37:21donc la peur
00:37:22et la fédéralisation
00:37:23de l'Europe
00:37:25et en même temps
00:37:26on va faire rentrer
00:37:27l'Ukraine
00:37:27dans l'Union Européenne
00:37:28alors là
00:37:29c'est la mort
00:37:29mais je voudrais
00:37:31ajouter quelque chose
00:37:32j'ai une pensée
00:37:34à cet instant
00:37:35pour un officier français
00:37:40que je connais
00:37:41un ancien si rare
00:37:42remarquable
00:37:43officier parachutiste
00:37:44appelé Xavier Moreau
00:37:45il est interdit
00:37:48de checker
00:37:49interdit de sortir
00:37:50de chez lui
00:37:50il ne peut pas
00:37:51venir en France
00:37:51il est français
00:37:52il est en Russie
00:37:53tout ça
00:37:55parce qu'il a dit
00:37:55des choses
00:37:56qui ne plaisaient pas
00:37:56à la commission de Bruxelles
00:37:58et au conseil européen
00:37:59et il est sanctionné
00:38:00c'est le premier
00:38:02citoyen européen
00:38:04qui est sanctionné
00:38:05pour délit d'opinion
00:38:06et personne ne dit rien
00:38:07en d'autres termes
00:38:09l'Union Européenne
00:38:10qui veut nous entraîner
00:38:12dans la guerre
00:38:13loin de chez nous
00:38:15à l'extérieur
00:38:15de l'Europe
00:38:16une guerre
00:38:18entre deux peuples
00:38:19savent
00:38:19où nous n'avons
00:38:21rien à faire
00:38:21cette Union Européenne
00:38:23elle inflige
00:38:24maintenant des sanctions
00:38:26pour délit d'opinion
00:38:28à des officiers français
00:38:30à des français
00:38:31qui n'ont plus le droit
00:38:32de rentrer chez eux
00:38:33c'est gravissime
00:38:35et j'en appelle
00:38:35à tous les français
00:38:36qui nous regardent
00:38:37pour leur dire
00:38:38n'acceptez pas
00:38:39cette guerre absurde
00:38:41et n'acceptez pas
00:38:42l'entrée de l'Ukraine
00:38:43dans l'Union Européenne
00:38:44parce que là
00:38:45pour nous
00:38:46c'est la fin
00:38:46Pourquoi dites-vous cela ?
00:38:48Vous avez même employé
00:38:49cette formule
00:38:49c'est la mort
00:38:50c'est évidemment
00:38:51au sens figuré
00:38:53mais quelles
00:38:53seraient les conséquences
00:38:55de cette
00:38:55entrée
00:38:57de l'Ukraine
00:38:58dans l'Union Européenne ?
00:39:00Demandez aux paysans
00:39:01ils vous répondront
00:39:03mieux que moi
00:39:04parce qu'en fait
00:39:05d'abord
00:39:07l'Ukraine
00:39:07c'est un pays corrompu
00:39:08l'Ukraine
00:39:12a une étendue
00:39:15qui
00:39:16lui permet
00:39:18d'avoir une production
00:39:18et même une surproduction
00:39:20dans un certain nombre
00:39:21de domaines
00:39:22qui nous concernent nous
00:39:23et donc
00:39:23c'est un mercat sur
00:39:25puissance 10
00:39:26quoi
00:39:26en gros
00:39:27voilà
00:39:27et donc
00:39:28vous savez qu'actuellement
00:39:31aujourd'hui
00:39:33je réponds à votre question
00:39:34directement par un exemple
00:39:35un poulet sur deux
00:39:37en France
00:39:38n'est pas français
00:39:40beaucoup de poulets
00:39:42viennent d'Ukraine
00:39:43et alors
00:39:44dans des conditions
00:39:44d'élevage
00:39:45si vous voulez
00:39:47je peux détailler
00:39:48bon
00:39:49le poulet au chlore
00:39:50etc
00:39:50le hors sol
00:39:52concentrationnaire
00:39:54etc
00:39:5560% de nos légumes
00:39:57viennent de l'extérieur
00:39:5940% de nos fruits
00:40:00on peut continuer
00:40:01comme ça
00:40:02si vous voulez
00:40:02et donc en fait
00:40:04on est en train
00:40:05d'aliéner
00:40:05nos richesses
00:40:08pour faire plaisir
00:40:10à monsieur Macron
00:40:10voilà
00:40:11et personne
00:40:13n'a fait l'addition
00:40:14de ce qu'on donne
00:40:15à l'Ukraine
00:40:15sans qu'il y ait
00:40:16d'intervention du Parlement
00:40:17on a donné
00:40:19des milliards
00:40:20certains parlent
00:40:21de 40 milliards
00:40:2260 milliards
00:40:23et là
00:40:23et là
00:40:24qu'est-ce que nous dit
00:40:25Trump
00:40:25il dit
00:40:26ah les enfants
00:40:26puisqu'on l'appelle
00:40:30papa
00:40:30il dit
00:40:30les enfants
00:40:31Marc Routeau
00:40:32dit papa
00:40:33le daddy
00:40:33le daddy
00:40:34il nous dit
00:40:36les enfants
00:40:37vous voulez vous occuper
00:40:38de l'Ukraine
00:40:38ah attendez
00:40:39on va d'abord
00:40:40nous faire la paix
00:40:41avec Poutine
00:40:42parce que c'est quand même
00:40:43une affaire sérieuse
00:40:44et ensuite
00:40:45on vous confiera
00:40:48la reconstruction
00:40:49800 milliards
00:40:52autre sujet à présent
00:40:55Philippe De Villiers
00:40:56et je sais que ce sujet
00:40:58vous tient à coeur
00:40:58depuis longtemps
00:41:00vous en parlez
00:41:00et vous avez
00:41:01vous l'avez dit d'ailleurs
00:41:03ouvertement
00:41:03une parole libre
00:41:04et c'est le sujet
00:41:07de la fin de vie
00:41:08il y a une 53 personnalités
00:41:11qui ont interpellé
00:41:12les sénateurs
00:41:13dans une tribune
00:41:14donc collective
00:41:15une tribune publiée
00:41:17chez nos confrères
00:41:18du Figaro
00:41:19la mort provoquée
00:41:20ne saurait constituer
00:41:21un leg utile
00:41:23pour 2026
00:41:2453 personnalités
00:41:25interpellent les sénateurs
00:41:27les signateurs
00:41:30de ce collectif
00:41:31de 53 personnalités
00:41:33vous avez les anciens ministres
00:41:34Jean Léonetti
00:41:34François Braune
00:41:35qui appellent les sénateurs
00:41:36à un sursaut éthique
00:41:38pour adopter
00:41:39pour empêcher
00:41:41l'adoption du texte
00:41:42Philippe De Villiers
00:41:43pourquoi souhaitiez-vous
00:41:44en parler aujourd'hui ?
00:41:47Je souhaite en parler
00:41:48parce que
00:41:48le vote va avoir lieu
00:41:51au Sénat
00:41:51dans quelques jours
00:41:52dans quelques heures
00:41:54et qu'en fait
00:41:56le Sénat s'est couché
00:41:56contrairement à ce
00:41:59qu'on pouvait penser
00:42:00le Sénat a repris
00:42:03le texte
00:42:05de l'Assemblée
00:42:07et si je souhaite
00:42:09en parler
00:42:10c'est parce que
00:42:11j'ai été
00:42:12impressionné
00:42:13par la tribune
00:42:15collective
00:42:16des 53 personnalités
00:42:19du monde médical
00:42:20qui pèsent lourd
00:42:21dont les deux anciens
00:42:23ministres de la santé
00:42:24et j'ai pris une décision
00:42:26c'est d'encourager
00:42:29à la signature
00:42:30d'une pétition
00:42:31de la fondation Le Jeune
00:42:33pour laquelle j'ai
00:42:33un profond respect
00:42:34une grande estime
00:42:35qui s'appelle
00:42:38stop-euthanasie
00:42:39stop-euthanasie.fr
00:42:43pourquoi ?
00:42:47qu'est-ce que nous disent
00:42:48ces personnalités ?
00:42:51deux choses
00:42:52premièrement
00:42:52nous sommes à la veille
00:42:54écoutez-moi bien
00:42:56chaque mot est pesé
00:42:58d'un
00:42:59basculement
00:43:01éthique
00:43:02majeur
00:43:03et deuxièmement
00:43:05c'est un mensonge
00:43:09ce qu'on nous vend
00:43:11parce que les français
00:43:12ne sont pas pour
00:43:14l'euthanasie
00:43:15et le suicide assisté
00:43:16ils sont pour
00:43:17les soins palliatifs
00:43:18comme l'a montré
00:43:19un sondage
00:43:20courageux
00:43:21de la Fondapol
00:43:22publié par le journal
00:43:23Le Figaro
00:43:24le lundi 15 décembre
00:43:25dernier
00:43:26les français
00:43:27sont majoritairement
00:43:28opposés à l'euthanasie
00:43:30au suicide assisté
00:43:31et largement favorables
00:43:33à ce que
00:43:34l'ensemble des départements
00:43:36français soient dotés
00:43:37de soins palliatifs
00:43:38alors maintenant
00:43:39allons au fond des choses
00:43:41parce que ce que je vais vous dire
00:43:45personne
00:43:46ne le dit autre part
00:43:49je me sens seul
00:43:51sur la crête
00:43:53sur la cime
00:43:56de la souffrance
00:43:57de ceux qui se taisent
00:44:00parce qu'ils sont eux-mêmes
00:44:01dans la souffrance
00:44:02et qu'ils ne peuvent plus parler
00:44:03nous sommes devant un
00:44:07renversement
00:44:11anthropologique
00:44:13inouï
00:44:14et vous allez comprendre pourquoi
00:44:17jusqu'à présent
00:44:18la non-assistance
00:44:22à personne
00:44:23en danger
00:44:24est un crime
00:44:26puni par le code pénal
00:44:28demain
00:44:30quand cette loi
00:44:31sera votée
00:44:32publiée
00:44:33la non-assistance
00:44:35à personne
00:44:36en danger
00:44:37deviendra
00:44:37une vertu
00:44:38civique
00:44:39familiale
00:44:40médicale
00:44:42légale
00:44:43deuxièmement
00:44:45c'est un renversement
00:44:48anthropologique
00:44:50qui est un immense
00:44:52retour en arrière
00:44:53de 25 siècles
00:44:54c'est un
00:44:58retour en arrière
00:45:00vers
00:45:01l'âge
00:45:02pré-hypocratique
00:45:03du nom
00:45:05hypocrate
00:45:06du nom de ce médecin
00:45:07qui a défini
00:45:08les bases de la médecine
00:45:09qui a défini
00:45:10l'éthique médicale
00:45:11en disant à peu près ceci
00:45:13le soignant soigne
00:45:14le médecin sauve
00:45:16le médecin n'est pas un tueur
00:45:18ce n'est pas lui
00:45:19qui apporte la mort
00:45:20et
00:45:22à aucun moment
00:45:24la mise à mort
00:45:25ne peut être
00:45:26le prolongement du soin
00:45:27en quoi
00:45:30sommes-nous
00:45:31à la veille
00:45:32d'un
00:45:33grand retour
00:45:34en arrière
00:45:35je vais dire les choses
00:45:39de manière précise
00:45:40il y a
00:45:41une alliance
00:45:42asymétrique
00:45:43je dis bien
00:45:44asymétrique
00:45:45entre le soigné
00:45:46et le soignant
00:45:46qui repose sur
00:45:50un acte
00:45:51de confiance
00:45:52ineffable
00:45:53cet acte
00:45:53de confiance
00:45:54ineffable
00:45:54ne peut souffrir
00:45:55aucun soupçon
00:45:56voilà donc
00:45:58que
00:45:59avec le Sénat
00:46:01puis ensuite
00:46:01le retour
00:46:02à l'Assemblée
00:46:02on prépare
00:46:05un fait
00:46:07nouveau
00:46:08un événement
00:46:09majeur
00:46:09pour la société
00:46:10française
00:46:11le crime
00:46:12le crime
00:46:13d'euthanasie
00:46:15va devenir légal
00:46:18on pourra tuer son enfant
00:46:20on pourra tuer son patient
00:46:21on pourra tuer son parent
00:46:22la mise à mort
00:46:24sera le prolongement
00:46:25du soin
00:46:26et
00:46:27il suffit de faire
00:46:29un petit voyage
00:46:30l'Oregon
00:46:31le Canada
00:46:32la Belgique
00:46:33pour voir que
00:46:34naturellement
00:46:35ça ne s'arrête pas
00:46:36au fin de vie
00:46:36et d'ailleurs
00:46:39on est devant
00:46:41un tissu de mensonge
00:46:42avec l'euphémisation
00:46:44orwellienne
00:46:47on nous parle
00:46:49de fin de vie
00:46:49mais en même temps
00:46:50à l'Assemblée
00:46:51ils ont bien expliqué
00:46:52que tous les incurables
00:46:53et handicapés
00:46:54les maladies chroniques
00:46:55étaient concernés
00:46:56donc c'était un mensonge
00:46:59parler de fin de vie
00:47:00loi de fraternité
00:47:01tuer
00:47:02n'est pas fraternelle
00:47:04sauf à vivre
00:47:06dans une société
00:47:07barbare
00:47:07tribale
00:47:08et puis
00:47:10parler de
00:47:11aide active
00:47:12à mourir
00:47:13c'est un mensonge
00:47:14et vous savez pourquoi
00:47:16ils n'osent pas
00:47:16parler d'euthanasie
00:47:17et de suicide
00:47:18d'assister
00:47:18parce que ça a déjà
00:47:19été pratiqué ailleurs
00:47:21et voilà
00:47:22le coeur du problème
00:47:23c'est que
00:47:26en fait
00:47:26nous sommes
00:47:26sur la route
00:47:27de l'eugénisme
00:47:28qu'est-ce que c'est
00:47:30l'eugénisme
00:47:31c'est la sélection
00:47:31de l'espèce
00:47:32la sélection de la race
00:47:33la sélection humaine
00:47:34pour aller vers
00:47:35l'enfant parfait
00:47:36vers le vieillard
00:47:37parfait
00:47:38et
00:47:40ça a été pratiqué
00:47:42par une loi
00:47:43du 14 juillet
00:47:441933
00:47:45qui a ainsi
00:47:47libellé
00:47:47les personnes
00:47:49incurables
00:47:49auront droit
00:47:50à une mort
00:47:51miséricordieuse
00:47:53au canterme galant
00:47:55ces choses là
00:47:55sont dites
00:47:56et donc en fait
00:47:57là
00:47:58on ne tue plus
00:48:00au nom
00:48:01de je ne sais
00:48:04quelle
00:48:05considération
00:48:06médicale
00:48:07on tue
00:48:07au nom
00:48:08de la compassion
00:48:08on tue
00:48:09au nom
00:48:10du bien
00:48:10nous sommes
00:48:11devant
00:48:11un changement
00:48:14de repère
00:48:14c'est-à-dire
00:48:15en fait
00:48:16le sens
00:48:17du bien
00:48:18et du mal
00:48:19est inversé
00:48:20même
00:48:21inverti
00:48:23et je pense
00:48:23souvent
00:48:24à la phrase
00:48:25de
00:48:26Pernanos
00:48:28qui dit
00:48:28la civilisation
00:48:30moderne
00:48:30n'est qu'une
00:48:31conspiration
00:48:32universelle
00:48:34contre toute
00:48:36forme
00:48:36de vie
00:48:38intérieure
00:48:38alors moi
00:48:40en cet instant
00:48:42j'ai envie
00:48:43de lancer
00:48:43un appel
00:48:43à toutes les
00:48:45autorités
00:48:46morales
00:48:46spirituelles
00:48:48politiques
00:48:50à toutes
00:48:53celles
00:48:53et tous
00:48:53ceux
00:48:53qui ont
00:48:54une responsabilité
00:48:54dans la société
00:48:55aux sénateurs
00:48:58qui sont
00:48:59les premiers
00:48:59concernés
00:49:00à Bruno
00:49:01Retailleau
00:49:01on s'est battus
00:49:06ensemble
00:49:06il a dit
00:49:07l'autre jour
00:49:08dans une émission
00:49:09ma langue maternelle
00:49:10c'est l'économie
00:49:11non
00:49:11sa langue maternelle
00:49:12c'est la vie
00:49:13on s'est battus
00:49:14pour la vie
00:49:14et je lui dis
00:49:16continue à battre
00:49:17pour la vie
00:49:17tu ne peux pas
00:49:17laisser faire ça
00:49:18au Sénat
00:49:18il ne faut pas
00:49:21que le Sénat
00:49:21se couche
00:49:22il faut que le Sénat
00:49:22se dresse
00:49:23parce que
00:49:25pendant que nos
00:49:25paysans
00:49:27meurent
00:49:28pendant qu'on
00:49:28euthanasie
00:49:29les vaches
00:49:29on se prépare
00:49:30à euthanasier
00:49:31le petit homme
00:49:33l'homme
00:49:34Macron
00:49:35restera dans l'histoire
00:49:36comme quelqu'un
00:49:38qui aura inscrit
00:49:39la préférence
00:49:40pour la mort
00:49:40dans la constitution
00:49:41et qui s'apprête
00:49:43c'est son dernier geste
00:49:45pour que cette année
00:49:47soit utile
00:49:47dit-il
00:49:48à
00:49:51euthanasier
00:49:53ceux qui ne correspondent pas
00:49:56au modèle de la start-up nation
00:49:58c'est un scandale absolu
00:50:01vous verrez que dans 100 ans
00:50:03ou plus tard
00:50:04cette bande là
00:50:06là
00:50:06cette bande
00:50:07ce texte
00:50:09ces images
00:50:10ils ressortiront
00:50:12mais ce sera trop tard
00:50:13pour nous
00:50:14mais en tout cas
00:50:15je l'aurais dit
00:50:16et je ne voulais pas mourir
00:50:17avant de l'avoir dit
00:50:18et c'est la ligne
00:50:20de cette émission
00:50:21c'est la parole libre
00:50:22voilà
00:50:22une parole qui peut
00:50:23le modérateur
00:50:25que je suis
00:50:26aurait pu vous dire
00:50:26le parallèle
00:50:27que vous avez fait
00:50:28est un parallèle
00:50:29qui peut choquer
00:50:30peut-être excessif
00:50:31mais
00:50:32c'est la parole libre
00:50:34et je me permets
00:50:35évidemment
00:50:36je me suis demandé
00:50:39parce que maintenant
00:50:39vous vous auto-modérez
00:50:40parfois
00:50:41vous faites appel
00:50:42au sein Arcom
00:50:43plus rapidement que moi
00:50:45vous le dégainez plus vite
00:50:46donc vous vous rendez compte
00:50:47de ce qu'on est en train
00:50:49de se dire
00:50:50vous êtes en train de me dire
00:50:51oui mais attention
00:50:53quand même
00:50:53parce que l'Arcom
00:50:54parce que sinon
00:50:55va être interdit
00:50:56parce que sinon
00:50:56Philippe de Villiers
00:50:57va être interdit d'antenne
00:50:58parce que sinon
00:50:59je préfère en sourire
00:51:00et puis
00:51:01non mais attendez
00:51:03on est là pour quoi là
00:51:04on est là pour dire
00:51:05la vérité aux français
00:51:06et vous savez
00:51:07je vais vous dire un truc
00:51:08sur l'Arcom
00:51:09la vérité ne triomphe jamais
00:51:10mais ses ennemis
00:51:11finissent toujours par mourir
00:51:12vous êtes revenu en pleine forme
00:51:14Philippe de Villiers
00:51:14oui
00:51:15et je sais à quel point
00:51:16oui parce que moi
00:51:17je ne viens pas là pour des prunes
00:51:18je ne viens pas là pour manger des pommes
00:51:19je ne viens pas là pour
00:51:20ça vous l'avez fait en 95
00:51:21voilà
00:51:22je viens là pour dire des choses
00:51:24que personne ne dit
00:51:25et c'est pour ça que vous l'édite
00:51:27et c'est pour ça que cette émission marche
00:51:28Philippe de Villiers
00:51:29il nous reste
00:51:30vous savez la phrase de ce rang
00:51:31on commence à vieillir
00:51:32lorsqu'on se contente
00:51:33des ennemis qu'on a sous la main
00:51:35et c'est pour ça que vous êtes
00:51:36terriblement jeune
00:51:36j'aurais aimé vous parler
00:51:39d'une toute dernière information
00:51:40qui vient de tomber
00:51:41et l'expert
00:51:42l'homme
00:51:43l'homme qui a eu mille vies
00:51:44et notamment une vie politique
00:51:46pourrait me traduire
00:51:47ce que je lis
00:51:47d'un média de confiance
00:51:48label de confiance
00:51:49qui nous vient de l'agence France Presse
00:51:52le cornu a demandé
00:51:53au ministère de l'intérieur
00:51:54de préparer
00:51:55d'éventuelles législatives
00:51:56aux dates des municipales
00:51:57ils ont bien compris
00:51:59que la motion de censure
00:52:00il pouvait tomber
00:52:01et si la motion de censure
00:52:03votait à l'Assemblée Nationale
00:52:04la semaine prochaine
00:52:05si le gouvernement tombe
00:52:07c'est dissolution
00:52:08donc il y a un vrai point de bascule
00:52:11la semaine prochaine
00:52:12à l'Assemblée Nationale
00:52:13je me trompe ?
00:52:13ah c'est formidable
00:52:14oui
00:52:15formidable
00:52:16l'Arcom ne va rien dire
00:52:17je ne sais pas
00:52:19vous modérez
00:52:19Philippe Devilliers
00:52:23je voudrais vous
00:52:25et c'est vous
00:52:26qui avez décidé ça
00:52:27évidemment
00:52:27vous voulez parler
00:52:28de Brigitte Bardot
00:52:29oui
00:52:29Brigitte Bardot
00:52:30qui vous avait
00:52:31rendu hommage
00:52:32il y a deux ans
00:52:33un an et demi
00:52:34pour son anniversaire
00:52:36elle avait été interviewée
00:52:37par nos confrères
00:52:38de Valeurs Actuelles
00:52:39elle avait dit
00:52:39j'ai de l'espoir
00:52:40en pas grand monde
00:52:41si
00:52:42Philippe Devilliers
00:52:43je l'aime beaucoup
00:52:44malheureusement
00:52:45il ne fait plus de politique
00:52:46je crois qu'il en est dégoûté à jamais
00:52:48mais c'est un homme
00:52:49d'une sagesse
00:52:50et d'une qualité formidable
00:52:52la seule personne
00:52:53à mon avis
00:52:54qui pourrait sauver la France
00:52:56c'est lui
00:52:57Philippe Devilliers
00:52:58nous avons
00:53:00elle nous a quittés
00:53:02des suites d'un cancer
00:53:03le 28 décembre
00:53:04à 91 ans
00:53:06on a
00:53:06été bouleversé
00:53:08évidemment
00:53:09par les obsèques
00:53:09cette semaine
00:53:10à Saint-Tropez
00:53:10vous voyez ces images
00:53:12qui nous parviennent
00:53:13quel message
00:53:14vous souhaitez adresser
00:53:15à Brigitte Bardot ?
00:53:17je suis triste
00:53:18parce que j'aimais
00:53:21beaucoup Brigitte Bardot
00:53:22depuis longtemps
00:53:25on se connaissait bien
00:53:26depuis 1986
00:53:29quand je l'avais accueilli
00:53:30au ministère de la culture
00:53:31on avait beaucoup parlé
00:53:33et on s'est jamais
00:53:35on s'est jamais
00:53:36abandonné
00:53:39on a eu un moment
00:53:43délicat
00:53:43sur la protection
00:53:45des animaux
00:53:45quand
00:53:46on a mis
00:53:47des fauves
00:53:48au pied du fou
00:53:49au stadium
00:53:51mais
00:53:51la parenthèse
00:53:54a été
00:53:54fermée
00:53:55ce que je voudrais vous dire
00:53:56en fait
00:53:57en forme de confidence
00:53:58puisqu'on n'écoute
00:54:00tous les trois
00:54:00c'est que moi
00:54:03j'ai eu la chance
00:54:03dans ma vie
00:54:04de connaître
00:54:05deux personnalités
00:54:07deux stars
00:54:08deux légendes vivantes
00:54:10du cinéma
00:54:10Alain Delon
00:54:11Brigitte Bardot
00:54:13et je puis témoignais
00:54:15qu'ils s'aimaient
00:54:16l'un et l'autre
00:54:18et que même
00:54:20ils s'éblouissaient
00:54:21mutuellement
00:54:22Alain Delon
00:54:25était là
00:54:28vous pouvez voir
00:54:29sur les images
00:54:30à ma première heure
00:54:31de vérité
00:54:32la fameuse émission
00:54:33de France 2
00:54:341991
00:54:35pour me soutenir
00:54:37puis ensuite
00:54:38il est venu
00:54:39revenu au pied du fou
00:54:40il a même
00:54:42joué dans la ciné-séni
00:54:43oh
00:54:44oui
00:54:45un soir
00:54:45quant à Brigitte Bardot
00:54:49elle suivait
00:54:50notre émission
00:54:52jusqu'à ces temps-ci
00:54:55et elle m'envoyait
00:54:57des petits messages
00:54:58dont certains
00:55:00sont passés
00:55:01dans des entretiens
00:55:03avec la presse
00:55:04tenez bon
00:55:05il faut sauver la France
00:55:06avec les deux
00:55:11sans qu'ils se concertent
00:55:15nous parlions
00:55:16des arts de la scène
00:55:18et les deux
00:55:19avaient la même expression
00:55:20avec les mêmes mots
00:55:22aujourd'hui
00:55:25il n'y a plus
00:55:25d'acteurs
00:55:26il n'y a plus
00:55:27que des comédiens
00:55:27et les deux
00:55:29disaient la même chose
00:55:30un acteur
00:55:31c'est un état
00:55:33un comédien
00:55:34c'est un métier
00:55:34et ils ajoutaient
00:55:36en lançant
00:55:36la même question
00:55:37sans se concerter
00:55:38où sont
00:55:40les metteurs en scène
00:55:41d'antan
00:55:41et en fait
00:55:44les deux
00:55:44s'envoyaient
00:55:46des compliments
00:55:47que je recueillais
00:55:48au passage
00:55:49Alain Delon
00:55:51me dit
00:55:51un jour
00:55:52Brigitte Bardot
00:55:54c'est
00:55:55Vénus
00:55:56qui sort
00:55:56de sa conque
00:55:57de Botticelli
00:55:58un canon
00:56:00esthétique
00:56:01parfait
00:56:01et Brigitte
00:56:04elle me disait
00:56:05le samouraï
00:56:06c'est mon alter ego
00:56:10c'est un monument
00:56:11historique
00:56:12un monument
00:56:14historique
00:56:15ensemble
00:56:16on parlait
00:56:17de la France
00:56:19tuméfiée
00:56:20mais ardente
00:56:21on parlait
00:56:22du thon
00:56:24qui ronge
00:56:25on parlait
00:56:26de
00:56:28de la foule
00:56:30dégradante
00:56:33et on parlait
00:56:36aussi
00:56:37du mot
00:56:41de
00:56:41Madame de Stal
00:56:43le deuil
00:56:44la gloire
00:56:45et le deuil
00:56:45éclatant du bonheur
00:56:46et il arrivait
00:56:49que
00:56:51l'un et l'autre
00:56:52fendent l'armure
00:56:54entrouvrent
00:56:56non seulement son cœur
00:56:58mais son âme
00:56:58vous noterez d'ailleurs
00:57:00c'est curieux
00:57:01et moi ça m'a toujours frappé
00:57:03j'ai parlé avec les deux
00:57:05de ce sujet
00:57:06ils ont tenu
00:57:09à mourir
00:57:10avec leurs animaux
00:57:11de compagnie
00:57:11ils avaient
00:57:13tous les deux
00:57:13une dévotion
00:57:17pour la Sainte Vierge
00:57:18et tous les deux
00:57:20ils ont fait une chapelle
00:57:21l'un
00:57:23à Douchy
00:57:24Alain
00:57:25et l'autre
00:57:26à la Garrigue
00:57:27Brigitte
00:57:28je vais vous faire
00:57:30une confidence
00:57:31Alain
00:57:32quand il est venu
00:57:34avec Saul Jensine
00:57:35ils étaient dormés
00:57:37à la maison
00:57:37Alain m'a dit
00:57:40est-ce que quelqu'un
00:57:41demain matin
00:57:42peut repasser
00:57:44mon costume
00:57:44et mon épouse
00:57:45m'a dit
00:57:46un peu plus tard
00:57:47j'ai trouvé
00:57:48dans la poche gauche
00:57:50de son jean
00:57:51un petit crucifix
00:57:52en ivoire
00:57:53et là je me suis souvenu
00:57:54que souvent Alain
00:57:55mettait la main
00:57:56comme ça
00:57:56dans sa poche
00:57:57sa main gauche
00:57:58en fait c'était
00:57:59une manière discrète
00:58:00pudique
00:58:01échappant aux lumières
00:58:03du monde
00:58:03de dire quelque chose
00:58:08non seulement
00:58:10sur cette terre
00:58:10mais dans l'au-delà
00:58:11et ça m'avait
00:58:13beaucoup touché
00:58:14quant à Brigitte
00:58:16elle m'a raconté
00:58:16comment cette chapelle
00:58:18est née
00:58:18au bout d'un petit
00:58:20sentier de chèvre
00:58:21disait-elle
00:58:22un chemin de croix
00:58:23un petit chemin de croix
00:58:24face à la mer
00:58:25dans cet oratoire
00:58:27je ressens une paix
00:58:29merveilleuse
00:58:30elle aussi
00:58:31avait une petite
00:58:32sainte vierge
00:58:33elle avait une dévotion
00:58:34pour la sainte vierge
00:58:34un peu comme Edith Piaf
00:58:35voilà
00:58:38et quand mercredi
00:58:39j'ai
00:58:41j'ai vu
00:58:43l'immense
00:58:45Mérale Mathieu
00:58:46entonner le
00:58:48panis
00:58:50angelicus
00:58:51j'avais
00:58:52larmes aux yeux
00:58:53j'étais
00:58:54effondré
00:58:54et
00:58:56je me suis dit
00:58:58le moment
00:58:59est venu pour moi
00:59:00de déposer
00:59:01moralement
00:59:02par la pensée
00:59:03en forme
00:59:05de cadeau
00:59:06ultime
00:59:06devant le
00:59:08Porsche
00:59:08de Notre-Dame
00:59:09de la Garrigue
00:59:09une enluminure
00:59:11de lavande
00:59:12dans un concert
00:59:13de cigales
00:59:14adieu Brigitte
00:59:17merci
00:59:19Philippe De Villiers
00:59:20merci beaucoup
00:59:20pour cette émission
00:59:22et pour ce retour
00:59:23et cette première
00:59:24de l'année
00:59:24encore une merveilleuse
00:59:26année à nos téléspectateurs
00:59:27qui sont heureux
00:59:27j'en suis certain
00:59:28de vous retrouver
00:59:29à la semaine prochaine
00:59:30Geoffroy
00:59:32Philippe
00:59:33nous restez avec nous
00:59:34puisque dans un instant
00:59:35nous reviendrons
00:59:35sur cette actualité
00:59:36qui est peut-être
00:59:38un tournant
00:59:38peut-être que la semaine
00:59:39prochaine nous parlerons
00:59:40dissolution
00:59:41et nouvelles élections
00:59:43législatives
00:59:44est-ce que je peux faire
00:59:45des voeux pour CNews
00:59:46en 10 secondes
00:59:48oui
00:59:48il faut que CNews continue
00:59:50comme vous le faites tous
00:59:53vous êtes magnifiques
00:59:54à être la chaîne
00:59:55de la parole de vie
00:59:56et bien écoutez
00:59:57on continuera
00:59:58et je dis à tous les
00:59:59spectateurs
00:59:59et à tous les français
01:00:00si vous cherchez
01:00:01la parole de vie
01:00:01c'est ici
01:00:02qu'elle est délivrée
01:00:04merci Philippe De Villiers
01:00:06rendez-vous dans un instant
01:00:07pour l'heure des pro 2
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