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  • il y a 7 mois
Thierry Cornec est désormais l’homme fort de l’équipe Groupama-FDJ United. A 53 ans, le Breton et Finistérien Thierry Cornec vient de succéder à Marc Madiot à la tête de la formation française et prend le poste de manager général. Installé à Aix-les-Bains depuis plusieurs années, Thierry Cornec est originaire de Châteaulin, haut lieu du vélo en Bretagne, connu dans le monde entier pour son illustre Critérium du Circuit de l’Aulne. « Je vibrais de voir tous ces champions les premiers lundis de septembre », nous confiait-il l’an dernier.

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Sport
Transcription
00:00Il y a évidemment une forme de pression.
00:05Après c'est une pression qui n'est pas vraiment existante au quotidien
00:09parce que Marc a cette faculté de faire beaucoup confiance.
00:13Et puis pendant l'année et demie qui s'est passée,
00:16cette confiance au quotidien fait que les choses se sont mises en place de façon tout à fait naturelle.
00:21Et aujourd'hui je ne ressens pas une pression excessive.
00:23Marc étant toujours là, nos missions étant claires,
00:27et puis aussi on participe tous les deux au développement de l'équipe au quotidien et pour le futur.
00:34Et donc ça c'est top.
00:35Tu as quand même ce besoin de résultat pour 2026 ?
00:38C'était évident besoin de résultat.
00:39On est dans le World Tour, donc n'importe quelle équipe et pas uniquement nous a besoin de résultat.
00:44On a envie de gagner plus.
00:46Plus de 20 victoires ce sont les standards de l'équipe, donc on doit les retrouver assez rapidement.
00:50Est-ce qu'aujourd'hui pour une équipe française, c'est encore possible d'exister au plus haut niveau ?
00:55Oui bien sûr, c'est tout à fait possible d'exister au plus haut niveau.
00:59On a de très belles victoires en fin de saison.
01:02La victoire de David sur la Vuelta, les victoires de Romain, c'est tout à fait possible.
01:06D'autres équipes du peloton mondial prouvent aussi que c'est capable d'exister face à ces mastodontes
01:11ou ces équipes sponsorisées par des États.
01:15On n'a pas forcément envie de faire partie de ces équipes-là à proprement parler
01:20parce que ce n'est pas l'identité de l'équipe et ce n'est pas notre personnalité.
01:25Mais briller dans ce concert de haut niveau mondial avec notre personnalité, oui c'est possible.
01:32Il faut faire différemment, il faut faire plus, on fait comment ?
01:35Il faut cibler stratégiquement ses objectifs.
01:37Il ne faut pas vouloir prendre toutes les courses comme un objectif
01:41même si sur toutes les courses, l'objectif c'est de gagner et c'est de performer.
01:45Et on a l'effectif pour.
01:46On a aussi construit 2026 en se disant qu'on voulait densifier l'équipe.
01:51C'est-à-dire les nouveaux coureurs qui ont rejoint l'équipe cette année
01:54n'ont pas été entre guillemets choisis par hasard.
01:57Il y a de vrais projets sportifs et il y a surtout le projet de venir densifier l'équipe
02:01pour lui permettre de briller plus stratégiquement sur des courses qui sont importantes pour nous.
02:07Et d'être bien positionnés en termes de classement mondial.
02:11Philippe Gilbert l'a souligné, il y a cinq nationalités représentées
02:14mais il y a quand même le gros gros noyau qui est français.
02:18Vous êtes la dernière équipe finalement française,
02:21en tout cas avec beaucoup de coureurs français dedans.
02:23Est-ce que c'est une fierté ? Est-ce que c'est une valeur à laquelle vous tenez ?
02:27Alors par respect pour mes collègues ou les autres équipes françaises,
02:33non on n'est pas la dernière équipe française.
02:34Oui parce que ça fait partie de notre identité, nos racines françaises sont là.
02:42Ce n'est pas ce qui a guidé notre recrutement.
02:44Les coureurs ont aussi des fins de contrat et on s'est trouvé à des moments
02:48qui au fond que ces coureurs-là ou les projets sportifs qu'on a construits se sont rencontrés.
02:53On a toujours la même volonté d'avoir aussi des coureurs qui ne sont pas forcément des coureurs français,
03:01des coureurs étrangers, soit issus de la comptie, soit qu'on va recruter.
03:06Plutôt que de dire qu'on est la dernière équipe française,
03:09on veut revendiquer cette excellence du cyclisme à la française.
03:12Et je pense qu'en toute humilité, on peut dire qu'après 30 ans d'histoire,
03:17avec les 30 ans d'histoire de l'équipe, on peut légitimement revendiquer cette excellence du vélo à la française.
03:24Vous avez parlé de la formation.
03:25Question annexe, mais est-ce que vous souhaiteriez que cette formation,
03:29face aux mastodontes, face aux nations et états, soit un peu plus récompensée ?
03:34Bien sûr.
03:34Récompensée financièrement ?
03:35Bien sûr qu'elle soit rétribuée par des indemnités de transfert.
03:38Le sport se structure, le vélo va se structurer comme les autres sports.
03:42Et tôt ou tard arriveront les indemnités de transfert.
03:44Dans notre modèle, forcément, ce serait un modèle de revenu supplémentaire.
03:49Évidemment, même si on le fait en premier lieu pour alimenter notre équipe pour le tour.
03:54Maintenant, on sait très bien qu'on ne peut pas faire passer tous les coureurs de notre équipe comptier à l'équipe pour le tour.
03:59Et que tous les coureurs qu'on aura formés ne resteront pas dans l'équipe.
04:03Donc oui, ce sera important dans la structuration de ce sport-là
04:07que l'UCI et que les instances qui réglementent ce sport-là
04:11le fassent évoluer vers des indemnités de transfert.
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