00:00Vous avez un détenu qui a son actif de nombreuses agressions,
00:04des condamnations pour violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique,
00:08qui est initialement incarcéré pour des faits d'agression sexuelle en procédure criminelle.
00:12C'est un détenu qui a été incarcéré à Grasse,
00:15qui a été transféré à Avignon et qui est arrivé chez nous par mesure d'ordre et de sécurité en avril l'année dernière.
00:21Donc ça veut dire que c'est un détenu qui s'est déjà fait connaître pour des violences en détention,
00:26pour des faits de violence, que ce soit sur des agents, que ce soit sur des détenus,
00:29sur de la détention aussi de produits stupéfiants.
00:33Il a un palmarès long comme le bras.
00:34Ce n'est pas comme si ça faisait des mois, des années, des semaines qu'on signale
00:37qu'on a un vrai problème sur cet établissement, mais comme partout en France.
00:40On nous fait de grandes annonces en indiquant qu'on va récupérer un QLCO, pas de difficulté,
00:45sauf qu'à un moment donné, là on a eu de la chance d'avoir deux agents.
00:48Un gradé et un agent, mais si c'est l'agent qui ouvre la porte et qu'il est seul, comment on fait ?
00:52Eh bien il n'y a personne pour lui porter secours, parce qu'aujourd'hui on a un agent par étage.
00:55Et on nous demande de prendre en charge des détenus qui sont de plus en plus violents,
00:58qui sont de plus en plus dangereux, et ça ce n'est pas entendable.
01:00Donc oui, nos collègues sont échoqués parce qu'ils ont presque vu mourir un de leurs collègues
01:04à 7h15 le matin.
01:05On ne vient pas prendre nos clés pour ça, on ne vient pas faire notre travail pour ça.
01:08Et derrière, en même temps, on ne peut pas l'entendre, il y a de la colère.
01:12Nos enfants ne méritent pas qu'on termine à l'hôpital et qu'on manque de mourir,
01:15juste parce qu'on vient faire notre travail.
01:16En union syndicale, demain on va très certainement bloquer l'établissement.
01:21Une fois de plus, pour montrer notre mécontentement, pour montrer que ce n'est pas possible.
01:25Aujourd'hui, on a indiqué au chef d'établissement qu'il était hors de question qu'il y ait des mouvements.
01:29C'est des tensions mortes, comme on dit aujourd'hui.
01:31Nos collègues sont à l'hôpital, il est hors de question qu'on fasse comme si tout allait bien.
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