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  • il y a 7 mois

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00:00Bienvenue dans les informés, votre rendez-vous de décryptage de l'actualité.
00:04Bonjour Renaud.
00:05Bonjour Agathe.
00:06Deux questions à la une ce matin.
00:08Les Européens ont-ils les moyens d'empêcher Donald Trump d'annexer notamment le Groenland ?
00:14Comment parler au président américain ?
00:17Et puis grève des médecins, pourquoi va-t-on vers des réquisitions du personnel ?
00:22Ce matin, pour nous éclairer nos informés,
00:24Alex Bouillaguet, éditorialiste politique à France Info TV,
00:27l'interview politique du lundi au jeudi à 7h45.
00:30Bonjour Alex.
00:31Bonjour Agathe, bonjour à tous.
00:32Et Jean-Rémi Baudot, chef du service politique de France Info.
00:35Bonjour Jean-Rémi.
00:35Bonjour Agathe.
00:36On commence donc Renaud avec notre premier sujet.
00:39Comment parler à Donald Trump ?
00:40Les Européens sont-ils trop timorés ?
00:42En tout cas, c'est la critique qui a été faite à Emmanuel Macron
00:45après sa première réaction après la capture de Nicolas Maduro
00:49et l'intervention américaine au Venezuela.
00:51Emmanuel Macron qui s'était contenté de se féliciter de la chute de la dictature en Maduro
00:56et d'appeler une transition démocratique,
00:58mais sans critiquer, sans la moindre réserve,
01:00sur la méthode du coup de force de Donald Trump.
01:04Il a légèrement corrigé le tir hier en Conseil des ministres,
01:06le chef de l'État, en précisant que la méthode utilisée par les États-Unis
01:09n'était ni soutenue ni approuvée par la France.
01:12Nous défendons le droit international et la liberté des peuples,
01:14a-t-il ajouté lors de ce Conseil des ministres ?
01:16Mais alors pourquoi une réaction aussi timorée d'Emmanuel Macron,
01:19comme d'ailleurs de nombreux pays européens ?
01:21Comment faut-il parler à Donald Trump ?
01:24La réponse de celui qui était le prédécesseur d'Emmanuel Macron à l'Élysée,
01:28l'ancien président de la République, François Hollande,
01:29qui était votre invité il y a quelques minutes.
01:31Il y a deux attitudes par rapport à Donald Trump.
01:34Il y a l'idée qu'il ne faut pas se fâcher avec lui,
01:36c'est ce que pensent sûrement Emmanuel Macron
01:39et beaucoup de dirigeants européens.
01:41Ne pas se fâcher avec Donald Trump pour essayer de l'influencer,
01:45de le convaincre, de le tordre même sur l'Ukraine ou sur d'autres sujets.
01:50Donald Trump, lui, c'est l'autre option que je revendique,
01:55Donald Trump, lui, ne respecte que les rapports de force.
01:58Ce qui compte pour lui, c'est jusqu'où je peux aller
02:01sans être arrêté dans mes décisions.
02:05Ne pas se fâcher avec Donald Trump, visiblement,
02:07est-ce que c'est ça qui explique la prudence des Européens ?
02:10Alors que justement, d'ailleurs, aujourd'hui,
02:12doit se réunir la coalition des volontaires,
02:15ces 35 pays qui doivent se retrouver à l'Élysée
02:19autour d'Emmanuel Macron, avec d'ailleurs la présence
02:20de l'émissaire spécial de Donald Trump, Steve Witkoff.
02:25Donc, quelle est la bonne façon de parler à Donald Trump,
02:26dont on voit les ambitions, visiblement,
02:29qui continuent de se manifester, notamment vis-à-vis du Groenland ?
02:33Et une chose qui est sûre, Jean-Rémy,
02:35c'est qu'Emmanuel Macron a corrigé le tir,
02:39François Hollande critiquait ses deux explications tout à l'heure.
02:44Il a eu raison ? Pourquoi il change de version, le président ?
02:48Alors, en fait, techniquement, il ne change pas vraiment de version,
02:50il complète, mais il complète en disant,
02:53effectivement, je reprends ces mots,
02:53la méthode utilisée n'est ni soutenue ni approuvée.
02:56L'histoire, c'est qu'il ne cite, encore une fois, pas Trump.
03:00Et c'est là, en fait, la clé.
03:01C'est-à-dire que, bien qu'il ait complété,
03:04bien que l'Élysée répète qu'en fait, il faut lire le communiqué
03:07du ministre des Affaires étrangères
03:08et le communiqué d'Emmanuel Macron comme un seul bloc
03:11et que les deux étaient coordonnés.
03:13Donc, en gros, le ministère des Affaires étrangères
03:15condamne la méthode et Emmanuel Macron regarde vers l'avenir.
03:19La réalité, c'est qu'Emmanuel Macron fait tout pour ménager Donald Trump.
03:22Je pense qu'en partie, François Hollande a raison.
03:25Et il faut comprendre dans quelles séquences tout ça se passe.
03:29C'est-à-dire que la situation au Venezuela, elle est en plein
03:32pendant des négociations sur la question ukrainienne.
03:34Et je pense réellement que ce qui se passe aujourd'hui,
03:37notamment à Paris, avec la coalition des volontaires,
03:39avec ces Américains qui viennent,
03:41il y a la tentation probablement à l'Élysée
03:43de ne pas froisser un partenaire américain
03:45qui est de plus en plus imprévisible,
03:47qui est de plus en plus puissant,
03:49par une espèce de volonté d'impérialisme un peu débridée.
03:52Et il y a certainement une crainte du côté de l'Élysée
03:55d'éviter le faux pas, d'éviter de le froisser,
03:57d'éviter le mot qui fait que Donald Trump envoie tout balader
04:01et dit « vous savez quoi les Européens,
04:03vous n'avez qu'à vous débrouiller avec Vladimir Poutine ».
04:04Et des émissaires américains sont présents aujourd'hui
04:07à cette réunion des volontaires.
04:08Vous êtes d'accord, Alex Bliéguet ?
04:09Oui, moi je trouve qu'on peut comprendre
04:11peut-être éventuellement la position d'Emmanuel Macron
04:14dans ce contexte, effectivement,
04:18des émissaires américains qui sont venus là pour faire la paix.
04:21Emmanuel Macron, il sait qu'il peut jouer quelque chose sur l'Ukraine,
04:24il sait qu'il ne peut pas jouer grand-chose sur l'Amérique latine.
04:28Donc c'est, bon, coordonné, ça s'est mal vu,
04:32enfin ça s'est mal ressenti à l'arrivée,
04:35mais il me semble qu'Emmanuel Macron,
04:38de toute façon, l'Europe ne parle pas d'une seule voix.
04:43Donc il y a de la prudence d'Emmanuel Macron,
04:45il y a Georges Méloni qui dit,
04:48finalement, c'est une opération légitime,
04:51c'est une opération défensive,
04:53donc il défend Donald Trump.
04:54Et la Pologne aussi.
04:56Quand on voit la manière dont Donald Trump aime humilier
05:00et veut vassaliser l'Europe,
05:04veut humilier Zelensky
05:06quand il a envie de l'humilier
05:07et quand Zelensky lui tient tête,
05:09c'est pour ça que je trouve que c'est peut-être un peu facile
05:11de la part de François Hollande,
05:13peut-être de dire, oui,
05:14il faut y aller, fort de café,
05:16face à Donald Trump.
05:18En revanche, il va y avoir un test,
05:20c'est même plus que ça, un crash test,
05:22c'est ce qui va se passer sur la Groenlande,
05:25le Groenlande.
05:26Donald Trump a dit,
05:27dans deux mois,
05:28c'est au tour du Groenlande,
05:29sous-entendu, je l'annexe.
05:31Je vais m'occuper du Groenlande dans deux mois.
05:33Et là, on va voir ce qui va se passer,
05:34c'est-à-dire qu'il faut effectivement
05:36que l'Europe arrive à réagir.
05:38De deux choses l'une,
05:39soit elle réagit,
05:41Donald Trump dit qu'il y a des problèmes de sécurité,
05:43il y a des Russes, il y a des Chinois,
05:45bon, écoutez, pourquoi pas installer,
05:48c'est ce que dit Raphaël Guzman,
05:49une base militaire Groenlande,
05:52histoire de dire,
05:53écoutez, il y a un problème de sécurité,
05:54on va s'en occuper.
05:55Certains disent, tiens,
05:56il faut quelque chose de symbolique.
05:57Quand Zelensky est en difficulté,
05:59on le convient en grande pompe à l'Elysée,
06:02et bien là, on va faire un conseil européen
06:05au Groenlande pour montrer
06:07que ça reste un territoire européen.
06:09Il y a aussi des pressions industrielles,
06:11il y a aussi des pressions sur les entreprises.
06:12Il ne faut pas oublier que l'Europe,
06:16c'est 450 millions de consommateurs potentiels,
06:19donc il y a quand même un petit bras de fer à avoir,
06:22mais c'est l'interrogation,
06:23est-ce que ce bras de fer est possible ?
06:25Renaud Deli ?
06:25Oui, je voudrais juste revenir d'abord
06:26sur la façon de parler à Trump,
06:29ce qui n'est pas facile, évidemment,
06:31mais je pense que c'est exactement,
06:33enfin, plutôt l'inverse.
06:34C'est-à-dire, je pense que,
06:35ce qu'explique l'erreur que commet Emmanuel Macron,
06:37comme d'autres que commet aussi Ursula von der Leyen,
06:39Trump, qu'est-ce qu'il fait ?
06:41Il psychologise la politique.
06:43Donc, vous avez raison,
06:44il met en scène, par exemple,
06:45l'humiliation de Vladimir Zelensky,
06:47la façon dont il parle à tel ou tel dirigeant,
06:48à tel ou tel pays.
06:50Et la réaction d'Emmanuel Macron,
06:52c'est-à-dire cette prudence,
06:53il ne faut surtout pas le fâcher,
06:54pas le froisser,
06:54on a vu aussi Marc Routte envoyer des SMS,
06:59des messages totalement sirupeux
07:00pour caresser Donald Trump,
07:01si je puis me permettre,
07:02dans le sens du poil.
07:03Tout ça, c'est un peu comme si
07:04les dirigeants européens le considéraient
07:06soit comme un enfant capricieux,
07:08le président américain,
07:09soit effectivement comme quelqu'un
07:10d'imprévisible ou d'un peu fou.
07:12C'est exactement le contraire,
07:13il n'est pas du tout imprévisible.
07:15Tout ce qu'il fait, il le dit.
07:17Alors, il ne parvient pas à faire
07:19tout ce qu'il a promis,
07:23mais c'est exactement, il suit son plan,
07:25parfois il le met en scène,
07:26il dit qu'il fait davantage que ce qu'il réussit à faire,
07:29mais par exemple, sur la guerre commerciale,
07:31il a annoncé des choses,
07:33des tarifs douaniers totalement loufoques,
07:35et puis lorsque certains,
07:37notamment la Chine,
07:38qui est évidemment plus puissante,
07:38mais malheureusement l'Europe n'a pas eu
07:40cette lucidité-là,
07:42affiche un rapport de force,
07:43eh bien, il recule.
07:44C'est-à-dire que je pense que
07:45Donald Trump,
07:47il ne faut pas le traiter
07:47comme quelqu'un
07:48de psychologiquement dérangé
07:51ou d'imprévisible,
07:52mais au contraire,
07:52comme un chef d'État
07:53qui effectivement défend
07:54un nationalisme américain exacerbé
07:57et que c'est en lui posant des limites,
07:59et parce que l'Europe est beaucoup plus forte
08:01qu'elle ne le pense d'ailleurs,
08:02qu'on peut réussir à le faire reculer.
08:04Et c'est le cas d'ailleurs
08:05sur le Groenland.
08:06Mais pour ça, il faut parler d'une seule voix.
08:08Il y a 27 pays qui ne pensent pas pareil.
08:10Pourquoi vous dites ça ?
08:11Pourquoi vous dites ça ?
08:11C'est pas vrai, c'est pas le cas.
08:13– L'Italie, la Pologne,
08:15ils ne pensent pas comme...
08:16– Personne ne parle en tout cas.
08:18C'est bien ça le problème.
08:19Et on a vu Ursula von der Leyen
08:20notamment par exemple
08:21sur la question des droits de loi
08:22qui s'est dépêché en quelque sorte
08:23de reculer, de faire amende honorable.
08:26Et donc le fait de dire
08:26quand Emmanuel Macron dit
08:27attention, on ne va rien dire,
08:28il ne faut pas le frasser
08:29parce que sinon Steve Vinkoff
08:30ne va pas venir aujourd'hui à Paris,
08:31je pense que c'est une erreur politique
08:34et encore une fois,
08:35c'est tombé dans le jeu
08:36de télé-réalité
08:37que veut imposer Donald Trump
08:39alors que Donald Trump,
08:40enfin que prétend imposer Donald Trump
08:41alors que Donald Trump,
08:41il fait de la politique,
08:42donc face à lui, il faut faire de la politique.
08:44– Jérémy, vous êtes d'accord avec Renaud
08:45ou avec Alex ?
08:46– Il ne faut pas se tromper,
08:47c'est-à-dire que la puissance,
08:48ce n'est pas juste une histoire
08:48de grande gueule,
08:49ce n'est pas juste une histoire
08:50d'émotion d'ailleurs
08:51comme le joue beaucoup Donald Trump.
08:54La puissance, elle est avant tout économique,
08:55c'est la puissance américaine
08:56et la puissance militaire,
08:57elle découle de la puissance économique
08:59des États-Unis
08:59et il n'est pas exclu
09:01que l'Europe ait peut-être
09:02un peu négligé cet enjeu-là.
09:04Effectivement, peut-être que l'Europe
09:06ne se voit pas à la hauteur
09:07de ce qu'elle est,
09:07avec un marché intérieur très puissant.
09:10Alors, on joue le bras de fer
09:11sur le numérique,
09:13on joue le bras de fer
09:13sur certains dossiers,
09:14mais c'est très compliqué
09:15et il n'est pas exclu notamment
09:17que la France essaie de se mettre
09:18un peu dans un trou de souris
09:19parce qu'en réalité,
09:21l'enjeu du moment,
09:23ça reste quand même
09:23la sécurité du continent européen
09:25et quand on voit les tweets,
09:27quand on voit les visuels
09:28qui sont diffusés par la Maison-Blanche
09:30et l'entourage de Donald Trump
09:32sur le côté,
09:33en gros, on est les champions
09:33de l'hémisphère
09:34et l'Europe a un vrai enjeu
09:40si les Etats-Unis lâchent
09:42d'une manière ou d'une autre,
09:43lâchent l'Ukraine,
09:44l'Europe a un enjeu fortel.
09:45S'il avait voulu lâcher l'Ukraine,
09:46il l'aurait déjà fait.
09:47On est toujours,
09:48on est tout de suite,
09:48encore une fois,
09:49attention,
09:50si on parle trop fort,
09:50il va lâcher Volodymyr Zelensky.
09:52Après, il y a deux voies,
09:53il y a deux voies aujourd'hui,
09:55soit on vit un moment gaulien,
09:58on, quand je dis c'est l'Europe,
10:00pas de manière collective
10:00et on décide effectivement
10:02de dire non,
10:03on décide de dire
10:03qu'on a un marché intérieur
10:07qui est le plus grand du monde,
10:08qu'un quart du chiffre d'affaires
10:11des Etats-Unis se fait,
10:14dépend de l'Europe en tout cas,
10:16et qu'on surprend,
10:18de la même manière que
10:19Poutine pensait que la société
10:21ukrainienne allait s'effondrer
10:22en deux semaines,
10:23ben non,
10:24quatre ans après,
10:24la guerre est...
10:26enfin,
10:26les Ukrainiens se battent,
10:27donc ça veut dire que quelque part,
10:28sur le sol européen,
10:29on est capable d'avoir
10:30une réponse,
10:32soit,
10:33et certains le pensent peut-être,
10:35qu'on n'est pas capable justement
10:36de réagir,
10:37de s'opposer à la puissance,
10:38qu'on déprend trop des Etats-Unis
10:39de manière militaire,
10:41de manière économique,
10:42de manière numérique,
10:43et que finalement,
10:44la guerre est perdue d'avance.
10:47Et ça, c'est vrai qu'à ce stade,
10:50on ne sait pas quelle voie
10:51va emprunter l'Europe.
10:53On parlait de la réaction
10:54des pays européens,
10:55il y a aussi la réaction
10:56des partis politiques français
10:57qui ne parlent pas d'une seule voie.
10:59Les Insoumis, notamment,
11:00Jean-Rémi,
11:01demandent l'organisation
11:02d'un débat à l'Assemblée
11:04pour discuter de cette opération
11:06au Venezuela.
11:07Est-ce que c'est nécessaire ?
11:08Est-ce que ça fait consensus
11:09dans la classe politique ?
11:10Alors, il y a,
11:11au niveau de...
11:12Ce qui est intéressant,
11:12c'est finalement ce qui s'est joué
11:13ce week-end,
11:14les différentes réactions politiques,
11:15où on a vu par exemple
11:16un rassemblement national
11:17qui finalement était assez critique
11:18vis-à-vis de Trump.
11:20Et on a vu à gauche
11:21beaucoup de voix s'élever,
11:22notamment par exemple
11:23le Parti Socialiste,
11:24et on l'a entendu ce matin
11:25avec François Hollande,
11:25dire « Quoi qu'on pense de Maduro,
11:27la méthode n'est pas la bonne ».
11:29Et puis, un petit peu plus loin
11:30encore à gauche,
11:31il y a effectivement les Insoumis
11:32qui, eux, sont dans un rapport
11:34même pas ambigu, d'ailleurs,
11:36qui se sont longtemps
11:38montrés proches du chavisme,
11:43de la situation,
11:44du système politique
11:46au Venezuela.
11:48Et on comprend qu'évidemment,
11:49quand vous avez un partenaire éventuel
11:51ou une forme d'icône
11:52qui tombe,
11:53d'ailleurs, par ailleurs,
11:54ce qui est une méthode,
11:55c'est aussi un moyen
11:56de taper sur l'impérialisme américain,
11:58ce qui là est quand même
11:59factuellement le cas,
12:00mais on voit qu'effectivement,
12:02les Insoumis,
12:03ils ont perdu,
12:05pas vraiment un allié,
12:07mais...
12:07– Un modèle.
12:08– Oui, un modèle,
12:08une forme de modèle.
12:09– Et donc, forcément...
12:11– Ils ne sont pas du tout ambigus,
12:12les Insoumis.
12:12C'est les seuls à réclamer
12:13le retour au pouvoir
12:14de Nicolas Maduro,
12:15le Parlement européen.
12:15– François Hollande a dit tout à l'heure
12:16que Jean-Luc Mélenchon
12:17défendait Nicolas Maduro.
12:18– Oui, du matin au soir.
12:20– Mais je pense que les Français
12:21ont oublié ça.
12:22– Non, mais encore aujourd'hui,
12:23il suffit de l'écouter hier.
12:25Ce n'est pas les textes
12:27qu'a écrits
12:27Jean-Luc Mélenchon
12:28ou les discours
12:29qu'il a prononcés
12:29il y a X mois ou X années.
12:31Il réclame le retour
12:32de Nicolas Maduro au pouvoir.
12:33Le Parlement européen
12:39seuls qui acclament Nicolas Maduro
12:40comme ils acclamaient Chavez
12:41dans son temps,
12:42ce sont les Insoumis.
12:43– En tout cas,
12:44ils demandent la libération
12:45et le retour dans son pays
12:46de Nicolas Maduro.
12:47– Oui, le retour à Caracas,
12:49le retour au pouvoir à Caracas.
12:50Ce n'est pas le retour
12:51en villégiature à Caracas
12:53que réclame Jean-Luc Mélenchon.
12:54Il ne faut pas être naïf.
12:55Donc, pour le coup,
12:56leur position est claire
12:56et elle est cohérente
12:57par rapport à tous les engagements
12:58de ces dernières années.
12:59Tous les autres partis confondus
13:00doivent concilier
13:01et ils ont tous
13:02une difficulté à le faire,
13:03c'est normal,
13:04la critique de la méthode américaine
13:06et du coup de force de Emmanuel Trump
13:08avec le fait d'applaudir
13:09la chute d'une dictature.
13:10– Il y a quand même
13:11une réaction aussi intéressante
13:12et qui, oui,
13:15jusqu'au boutiste peut-être,
13:16c'est celle de Gabriel Attal
13:17qui finalement prend acte
13:20que les rapports de force
13:22sont changés,
13:23que c'est la loi du plus fort
13:24et qu'à ce titre,
13:25il faut que l'Europe,
13:27elle aussi,
13:28développe sa défense militaire.
13:32Alors, je trouve que
13:32ce n'est pas inintéressant
13:33parce que c'est comme s'il disait
13:36« Tiens, les cartes du jeu
13:37ont changé,
13:39il y a une nouvelle donne
13:40et c'est à nous
13:41de nous mobiliser. »
13:42Moi, je trouve ça aussi
13:43assez intéressant.
13:44– Ça fait débat
13:44au sein même
13:45de l'ex-majorité présidentielle
13:47ce sujet.
13:48Dans un instant,
13:49on va parler
13:50de la colère des médecins.
13:51Pourquoi sont-ils en grève ?
13:53Mais tout de suite,
13:549h20
13:54et c'est l'Info
13:55en une minute
13:55avec Maureen Sunniar.
13:57– L'événement neigeux
13:58a été un peu sous-évalué
14:00par Météo France,
14:01estime ce matin
14:02le ministre des Transports.
14:03Jusqu'à 30 cm localement
14:05en Charente-Maritime,
14:06plusieurs lignes de train
14:07ne circulent pas
14:08en Nouvelle-Aquitaine.
14:09La circulation sur l'A83
14:10est aussi coupée
14:11dans le sens
14:12au Nyon-Nantes
14:12après un accident
14:13de camions en Vendée.
14:15La Vendée
14:15et la Loire-Atlantique
14:16où près de 7500 foyers
14:18sont privés d'électricité.
14:20Au total,
14:21ce sont 26 départements
14:22du nord-ouest
14:23de la France
14:23qui sont toujours
14:24en vigilance orange
14:26face à la neige
14:26et au verglas.
14:27Les prix ont augmenté
14:28de 0,8%
14:29au mois de décembre
14:30sur un an.
14:31L'inflation continue
14:32de ralentir
14:33grâce à une baisse
14:33des prix de l'énergie notamment.
14:35Le Premier ministre
14:36poursuit ses consultations
14:38des syndicats agricoles.
14:39Aujourd'hui,
14:39la FNSEA est reçue
14:40cet après-midi
14:41alors que des agriculteurs
14:43se mobilisent toujours
14:44contre la gestion
14:45de la dermatose nodulaire
14:46et contre un accord
14:47de libre-échange
14:47avec les pays
14:49du Sud-Américain
14:50du Mercosur.
14:51Plusieurs arrêtés préfectoraux
14:53interdisent la circulation
14:54des convois de tracteurs.
14:56Et puis,
14:57du lait pour bébés
14:58qui ne doivent pas être consommés.
14:59Nestlé lance une alerte
15:00ce matin sur ces laits
15:02de la marque Guigoz
15:03et Nidal en France
15:04et dans d'autres pays européens.
15:06Certains lots
15:07peuvent contenir
15:08une bactérie
15:08et entraîner
15:09vomissements et diarrhées.
15:10Les lots concernés
15:11sont à retrouver
15:12sur le site internet
15:13de Nestlé.
15:17France Info
15:17Les informés
15:21Renaud Delis
15:22Agathe Lambret
15:23Les informés
15:27avec Alix Bouillaga
15:28éditorialiste politique
15:29à France Info TV
15:30Jean-Rémi Baudot
15:31chef du service politique
15:32de France Info
15:32On passe à notre
15:33deuxième débat
15:34Renaud
15:35Quelle ampleur
15:36pour la grève
15:36des médecins
15:37va-t-on vers des réquisitions
15:38du personnel ?
15:39La grève des médecins libéraux
15:40qui a commencé hier
15:41ainsi que des cliniques
15:42d'ailleurs
15:42qui sont entrées
15:43dans ce mouvement
15:43une grève
15:44qui devrait être
15:46qui risque d'être
15:46bien suivie
15:47c'est en tout cas
15:48ce qu'annoncent
15:49les syndicats de médecins
15:50qui affirment
15:51que 85%
15:52des praticiens
15:53se disent prêts
15:53à suivre ce mouvement
15:54et puis une grève
15:55qui risque de durer
15:56surtout parce qu'elle est
15:57programmée sur 10 jours
15:58jusqu'au 15 janvier
15:59ce qui est assez inédit
16:01dans un contexte
16:02où donc l'hôpital public
16:03pourrait se retrouver
16:04lui sous tension
16:05si des malades
16:07sont transférés
16:08vers l'hôpital public
16:10Les praticiens
16:11sont montés
16:12contre plusieurs mesures
16:13du budget
16:13de la sécurité sociale
16:15notamment la limitation
16:16du nombre d'arrêts
16:18de travail
16:18la première prescription
16:19étant désormais limitée
16:20à un mois
16:20d'autres mesures aussi
16:21qui d'ailleurs
16:22finalement ont disparu
16:23du débat
16:24du fameux projet
16:25de loi de financement
16:26de la sécurité sociale
16:27comme la question
16:28des dépassements d'honoraires
16:29reste que dans ce contexte
16:31le gouvernement est inquiet
16:32surtout si ce mouvement
16:33dure et prend de l'ampleur
16:34et donc la ministre
16:35de la santé
16:35Stéphanie Riste
16:36a évoqué hier
16:38la possibilité
16:39de réquisitionner
16:41des médecins
16:42dans certaines régions
16:42si le besoin
16:43s'en fait sentir
16:43c'était aux quatre vérités
16:46chez nos confrères
16:47de France 2
16:47nous avons
16:48territoire
16:49par territoire
16:50avec les agences
16:51régionales de santé
16:51avec les professionnels
16:53regarder
16:53quand les médecins
16:54nous ont dit
16:55qu'ils allaient se mettre
16:56en grève
16:56s'il y avait besoin
16:57ou pas
16:58de éventuellement
16:59réquisitionner
17:00la loi nous l'y autorise
17:02et je vais le faire
17:02s'il y a besoin
17:03alors est-ce que le gouvernement
17:04va devoir aller jusque-là
17:05réquisitionner des médecins
17:07si besoin
17:07quel pourrait être
17:08l'effet d'une telle mesure
17:09et puis est-ce que ce mouvement
17:10des médecins libéraux
17:11il est justifié
17:12au regard du projet de loi
17:13du financement
17:14de la sécurité sociale
17:15pourquoi sont-ils en colère
17:16les médecins à l'Ix
17:17est-ce que c'est justifié
17:18comme interroge Renaud
17:19alors
17:20on peut comprendre
17:23leur inquiétude
17:23il y a deux mesures
17:24qui les inquiètent
17:25tout particulièrement
17:26la première
17:26c'est le fait
17:27que la sécurité sociale
17:28puisse décider
17:28de façon unilatérale
17:29de baisser des tarifs
17:31de certains actes
17:33si leurs coûts
17:34venaient à flamber
17:35et ça
17:36pour les médecins
17:37c'est comme si on donnait
17:38un pouvoir totalement inédit
17:40à l'administration
17:41alors la ministre de la Santé
17:42elle a essayé tout de suite
17:42de déminer le problème
17:44en disant que
17:44le gouvernement
17:45n'était pas favorable
17:46à cette mesure
17:47mais que c'était
17:48une possibilité
17:48pas une obligation
17:49sauf quel crédit
17:51donner le ministre de la Santé
17:52en sachant que c'est
17:53la onzième
17:53depuis 2017
17:54donc on peut comprendre
17:55que ce ne soit pas
17:56un gage
17:57pour les médecins
17:58et puis la deuxième mesure
17:59qui les inquiète
18:00tout particulièrement
18:01c'est l'accroissement
18:02des contrôles
18:03de la sécurité sociale
18:05sur la prescription
18:06des arrêts maladie
18:07et ils ont peur
18:08que
18:08la limitation
18:11des arrêts maladie
18:12c'est ça
18:12qu'on ne soit plus
18:13dans le diagnostic
18:14mais dans une sorte
18:15de calcul
18:16de statistique
18:19alors hier
18:20la porte-parole du gouvernement
18:22Maud Bréjean
18:24a essayé de rassurer
18:24les médecins
18:25en leur disant
18:26qu'il n'était pas du tout
18:26question de se mêler
18:27de la prescription
18:29des actes
18:29et tout
18:29mais il y a quand même
18:30une petite brèche
18:31et puis il y a quand même
18:32un constat
18:33qui fait qu'il y a une hausse
18:35des montants versés
18:36aux salariés
18:37de près de 28%
18:38entre 2019
18:39et 2023
18:40ça veut dire que
18:4160% de cette hausse
18:42elle est démographique
18:43bon il y a aussi
18:44l'inflation
18:44on n'en parle pas
18:45mais il y a quand même
18:4640% de hausse
18:47qu'il faut traiter
18:48et je rappelle
18:49un défi de la sécurité sociale
18:50qui est à 23 milliards
18:51Jean-Rémy
18:52Alix l'évoquait
18:54le gouvernement
18:55veut limiter
18:55les arrêts de travail
18:56la première prescription
18:58serait limitée
18:59à un mois
19:00pourquoi ?
19:01Est-ce qu'il y a vraiment
19:01des abus ?
19:02C'est indispensable
19:03d'en passer par là ?
19:04Alors il semble qu'effectivement
19:05c'est ce que le gouvernement
19:06met en avant
19:07il faut
19:08non pas limiter
19:10mais en tout cas
19:10rendre la première prescription
19:12limiter le premier arrêt de travail
19:14à un mois
19:15et c'est vrai qu'on entend
19:16par exemple
19:16le gouvernement
19:17parle souvent de bon sens
19:18notamment pour les agriculteurs
19:19c'est vrai que par exemple
19:19on entend
19:20quand on a une jambe cassée
19:22c'est au moins six semaines
19:23et donc les médecins disent
19:24pourquoi faire
19:26un arrêt d'un mois
19:27alors qu'on sait
19:27que ce sera six semaines
19:28donc ça c'est effectivement
19:29des détails
19:30qu'on peut entendre
19:31après
19:31il est toujours intéressant
19:33de se rendre compte
19:34que quand on essaie
19:35de faire une réforme quelconque
19:36il y a toujours
19:37de nombreuses personnes
19:39qui bloquent
19:40là en l'occurrence
19:41ce sont les médecins
19:41qui ont certainement
19:42de bons arguments
19:43sur certains points
19:44et j'en citais un
19:44à l'instant
19:45mais la réalité
19:46c'est qu'on a effectivement
19:48un modèle
19:48qui est en déficit
19:49on a un hôpital
19:50qui n'est pas en bonne santé
19:51dans lequel on a remis
19:52des milliards d'euros
19:53depuis le Covid
19:55et la situation
19:55est-ce qu'elle s'est améliorée ?
19:57Pas vraiment
19:57et donc ce qu'on voit aujourd'hui
19:58c'est qu'on est dans un système
19:59qui n'est
20:00je dirais pas pas réformable
20:01mais qui est en difficulté
20:02d'être réformé
20:03puisque
20:03aujourd'hui
20:05quand on essaie de jouer
20:06sur certains curseurs
20:07à défaut de remettre
20:08le système à plat
20:09et bien les différents
20:10groupes d'intérêt
20:10se mettent en place
20:12la difficulté
20:13pour le gouvernement
20:13aujourd'hui
20:14c'est que les médecins sont quand même
20:15plutôt populaires dans la population
20:16là où par exemple
20:18c'est plus facile de jouer
20:19le bras de fer
20:21avec les radiologues
20:21ou les labos
20:22où il est factuel
20:23que ce sont des professions
20:24qui sont relativement aisées
20:26les médecins
20:27qui travaillent énormément
20:28qui sont auprès des patients
20:30c'est compliqué pour le gouvernement
20:32de jouer le bras de fer trop longtemps
20:33Le problème c'est que dans ce mouvement
20:34tout se mélange
20:34c'est-à-dire qu'il y a des tabous
20:35la question des arrêts de travail
20:36on sait très bien
20:37qu'il y a un dépassement
20:39des arrêts de travail
20:40qui sont délivrés
20:41à tour de bras
20:42effectivement
20:43l'augmentation est de 28%
20:44en 5 ans
20:45et que la seule façon
20:46de limiter les arrêts de travail
20:47c'est de contrôler les médecins
20:48c'est pas de contrôler les patients
20:49on sait bien que
20:49ça ne fonctionnerait pas
20:51en revanche
20:51il y a des sujets aussi
20:52plus ou moins fantasmés
20:53des inquiétudes qui sont dans l'air
20:54mais qui ne sont pas
20:55dans le PLFSS
20:56parce que
20:57les médecins
20:57c'est aussi un lobby
20:58extrêmement puissant
20:59et donc par exemple
21:00la question des dépassements d'honoraires
21:02où il y avait une surcotisation
21:03qui a été envisagée
21:04dans le projet de loi de financement
21:05des cotés sociales
21:05ça a été abandonné
21:06dans le PLFSS
21:07pour autant
21:07les médecins
21:08se mobilisent aussi
21:09comme la question
21:10de l'encadrement
21:10de l'installation
21:11pour lutter contre
21:12les déserts médicaux
21:13il y a des propositions de loi
21:14qui sont en débat
21:15au Parlement
21:16mais qui n'ont pas été adoptées
21:17alors qu'il y a donc un peu
21:18de trucs qui se mélangent
21:18dans ce mouvement
21:19d'où l'inquiétude du gouvernement
21:20Merci beaucoup
21:21de nos informés
21:21merci Alex Bougaguet
21:22merci Jean-Rémi Baudot
21:24Alex je rappelle
21:24votre interview politique
21:26du lundi au jeudi
21:27à 7h45
21:29Ormano elle est à 7h40
21:30c'est la petite nouvelle
21:31de la nouvelle année
21:32Voilà la petite
21:33Courage
21:34Merci Renaud
21:36à demain
21:36Merci à vous Agathe
21:37Les informés reviennent
21:38ce soir à 20h
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