- il y a 7 mois
Trois femmes ont été blessées à l'arme blanche dans le métro parisien ce vendredi, l'agresseur a été arrêté.
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00:00On en vient à cette information malheureuse, trois femmes blessées à l'arme blanche dans le métro parisien.
00:05L'agresseur est toujours en fuite. Clémence Dibault, vous nous avez rejoint.
00:08Bonsoir Clémence, quels sont les faits ? Que sait-on ce soir de cette attaque ?
00:11Ça s'est passé précisément sur la ligne 3 dans le métro parisien ce vendredi entre 16h15 et 16h45
00:17dans trois stations différentes, Arts et Métiers, République et Opéra.
00:21Pour ceux qui connaissent, c'est en plein centre de Paris.
00:23Et c'est là qu'un individu a blessé trois voyageurs à l'arme blanche.
00:28L'agresseur a ensuite pris la fuite. Il aurait donc été interpellé ce soir au nord de Paris,
00:33très précisément à Sarcelles. Voilà les dernières informations dont on dispose.
00:37Comment est-ce que la RATP a réussi à identifier l'agresseur ?
00:40Alors ce que l'on sait, c'est qu'une enquête est évidemment en cours par la police.
00:44La RATP a fait savoir qu'elle coopérait pleinement, notamment par exemple avec les bandes de vidéosurveillance
00:49ou des voyageurs qui auraient pu voir quelque chose.
00:52Ils se sont appelés à témoigner et à donner toutes les informations pour refaire le fil de ce qui s'est passé.
00:56Une cellule d'assistance a été déclenchée pour les voyageurs.
01:00Les victimes, elles, elles ont été rapidement prises en charge par les pompiers, choquées.
01:05Leur témoignage a aussi peut-être pu aider à identifier l'agresseur.
01:08Donc c'est vraiment la vidéosurveillance finalement qui a joué ce rôle capital pour identifier l'agresseur ?
01:13Pour l'instant, on est quelques heures après les faits.
01:16Donc on est en train de reconstituer le puzzle.
01:18La police est en train de reconstituer le puzzle.
01:21On peut imaginer effectivement que tout se concentre notamment sur les bandes de vidéosurveillance.
01:24Ce sont de grandes stations parisiennes, Arts et Métiers, République, Opéra qui sont toutes sur la ligne 3.
01:30Une ligne très centrale.
01:31On peut imaginer qu'il y avait beaucoup de monde en ce vendredi soir parce que c'est une nouvelle semaine de départ en vacances.
01:37Il y avait très certainement beaucoup de monde, beaucoup de témoins.
01:39Donc pour l'instant, ce que l'on sait, c'est que l'individu a tout de suite pris la fuite et qu'il a donc été interpellé à voir quelle version il donne aux enquêteurs.
01:47Et Clémence, est-ce que la RATP a réagi ?
01:49Est-ce que vous avez un communiqué justement qui retrace ces faits d'une voix plus officielle ?
01:53Pour l'instant, ils ont annoncé effectivement, coopérer évidemment avec la police, ouvrir une cellule d'assistance pour les victimes.
02:01D'abord dans un premier temps les victimes directes, mais aussi pour les voyageurs qui auraient pu être témoins de cela.
02:06Donc dans une prise en charge psychologique, mais aussi un recueil de témoignages pour pouvoir aider la police.
02:10Clémence, vous restez avec nous.
02:11Yann Brossat nous a rejoint, sénateur de Paris, porte-parole du parti communiste français.
02:16Une réaction justement sur cette, puisque vous êtes sénateur de Paris, sur cette agression qui a eu lieu au cœur de Paris, en pleine fête de Noël et dans des stations qui sont largement bondées en ce moment.
02:26Une réaction de tristesse évidemment.
02:29J'étais dans le métro tout à l'heure.
02:30Effectivement, il y a beaucoup de monde, une forme de colère aussi devant un événement qui se produit en pleine période de Noël.
02:37Le bon choix évidemment, c'est que l'auteur des faits puisse être identifié et bien sûr condamné lourdement pour les actes qu'il a commis.
02:44Il le souhaite évidemment que les trois blessés aussi puissent en sortir du mieux possible.
02:48Parlez-nous un peu de ce quartier, c'est le cœur de Paris, la place de la République.
02:52Pour les Français qui nous regardent et qui ne connaissent pas forcément ce quartier, est-ce que vous pouvez nous le décrire ?
02:57La place de la République, c'est un quartier qui est vibrant, qui est le cœur même de Paris, le lieu où les Parisiens ont l'habitude de se retrouver, quel que soit leur âge.
03:06Il y a beaucoup de cafés, beaucoup de restaurants et par ailleurs, le métro République, il est au croisement de plusieurs lignes de métro.
03:12Donc c'est vraiment une station dans laquelle il y a en général énormément de monde, a fortiori dans des périodes comme celles qu'on traverse en ce moment.
03:19Avec énormément de magasins, on pense à tous ces Français effectivement qui ne font plus leur course de Noël, mais qui peut-être se rendent justement, font leur course pour le réveillon.
03:28Effectivement, sinistre de voir ce quartier endeuillé.
03:32On est quand même dix ans après les attentats.
03:34Alors Clémence, je crois qu'il n'y a aucune revendication de cet homme aujourd'hui.
03:40Et néanmoins, quand on entend attaque au couteau, Yann Brossat, tout de suite, chez la parisienne que je suis, tout remonte finalement les attentats de Paris.
03:49Inévitablement. D'ailleurs, c'est toujours place de la République que les Parisiens se retrouvent pour commémorer des événements comme ceux qu'on a connus il y a encore quelques années.
03:56Cela dit, il est à l'évidence trop tôt pour conclure quoi que ce soit.
04:01Et je pense que la première des choses, c'est évidemment la tristesse qu'on ressent toutes et tous en tant que Parisiens, en tant que Français de manière générale.
04:09Et néanmoins, Clémence, pour l'instant, il n'y a aucune connotation de cet acte et de cet attaque.
04:14Pour l'instant, ce que l'on sait, c'est que l'agresseur présumé serait un homme de 25 ans.
04:18Je vous dis, il a été interpellé à son domicile à Sarcelles, dans le nord de Paris.
04:22La piste terroriste, effectivement, elle n'est pas privilégiée à ce stade.
04:25Elle n'est pas complètement écartée, mais elle n'est pas privilégiée.
04:27Ce qui est privilégié, en revanche, c'est l'hypothèse d'un trouble mental qui semble avoir été retenu.
04:32Encore une fois, les enquêteurs sont en train d'essayer de reconstituer le trajet de cet homme qui a été arrêté.
04:38Pour l'instant, la piste terroriste n'est pas privilégiée, mais pas écartée.
04:42C'est l'hypothèse du trouble mental qui est retenu et qui est en ce moment en train d'être étudiée par la police.
04:46Enquête ouverte, évidemment, avec la coopération de la RATP.
04:49Et justement, nous sommes en ligne avec Loïc Desserten, responsable du bureau de police Alliance à Paris.
04:54Bonsoir, monsieur. Est-ce que vous avez plus d'informations sur cet attaque au couteau ?
04:58Oui, bonsoir. Des informations que nous disposons à l'heure actuelle, il semblerait qu'on ait affaire à une personne qui ait commis un acte gratuit.
05:07C'est-à-dire qu'il n'y a eu aucune revendication, aucune parole, aucune revendication religieuse ni politique au moment de ses actes.
05:15Il a frappé au hasard. Le seul point commun que nous avons pu relever, c'est qu'il s'est attaqué à des femmes.
05:23Un acte gratuit. Comment est-ce qu'aujourd'hui, vous pouvez en savoir autant ?
05:28Si je puis dire, vous avez pu interroger cette personne ?
05:30Non, il n'est pas encore au moment d'être interrogé, mais il n'y a pas eu, comment vous dirais-je, il n'y a pas eu d'altercation avant.
05:39Il n'y a eu aucune problématique. Il s'est attaqué. Il a choisi des victimes au hasard. Il s'est attaqué à ces personnes.
05:46Donc aujourd'hui, à savoir si cette personne a un trouble mental. En effet, vous en parliez juste avant.
05:50Nous, on se pose des questions, mais seules les expertises psychiatriques et l'enquête judiciaire pourraient nous permettre de le définir.
06:00En tout cas, au moment des faits, effectivement, pas de revendication, pas de cri et pas de motif que vous avez pu découvrir, c'est ça ?
06:10Non, aucun. Un silence absolu, une violence gratuite, perpétrée sur des victimes qui n'avaient aucun point commun, rien à voir avec l'auteur.
06:22Donc, en effet, on peut vraiment qualifier cet acte de gratuit.
06:27Alors, quand vous dites gratuit, effectivement, quel va être le protocole ?
06:30Cet homme va être entendu par des services de police, interrogé. Où est-il actuellement ?
06:36Tout à fait. Donc, il a été interpellé. Il a été interpellé en début de soirée, placé en garde à vue.
06:43Maintenant, le protocole premier va être selon l'avis des enquêteurs qui vont l'avoir devant eux, soit de l'entendre,
06:53soit de le présenter à un expert psychiatre pour voir si cette personne est compatible avec une mesure de garde à vue,
07:02de voir si cette personne est en mesure de répondre aux questions des enquêteurs.
07:08Quand vous dites une agression à l'arme blanche, est-ce qu'il s'agit d'un couteau ? De quelle arme s'agit-il ?
07:15Alors, à l'heure actuelle, je ne peux pas vous spécifier. Je sais que c'était une arme blanche qui était tranchante,
07:21vu les blessures qui ont été commises. On a des coupures sur les victimes.
07:24Aujourd'hui, je ne peux pas vous signifier s'il s'agit d'un couteau, d'un cutter ou tout autre objet.
07:30Je ne suis pas en mesure de le dire. Ça, c'est l'enquête qui va le définir dans les heures qui viennent.
07:35Monsieur Descertaines, restez avec nous des informations de votre part, Clémence.
07:38Je voulais savoir si vous aviez des informations sur plus de blessures que celles qu'on a eues par la police,
07:43parce qu'on peut imaginer que le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd avec cette attaque à l'arme blanche au hasard.
07:49Ce que l'on sait pour l'instant, c'est qu'une des victimes a été blessée légèrement dans le dos.
07:54Il y a une autre blessure superficielle à la jambe.
07:57Je voulais savoir si ce soir, on avait plus d'informations sur l'état de ces victimes
08:00et sur des blessures éventuelles, notamment de la troisième victime.
08:05Sur les trois victimes, en effet, vous avez raison.
08:08C'est la première victime a une blessure au niveau du dos, une coupure.
08:13La seconde à la cuisse.
08:15Concernant la troisième, je sais qu'elle a été touchée, mais assez légèrement également.
08:19Tout ce que je peux vous dire concernant les victimes, c'est qu'on n'a pas de pronostics vitaux qui sont engagés
08:23et qu'on a donc des blessures, certes importantes.
08:27Ça reste des coups de couteau et c'est toujours impressionnant,
08:30mais les victimes ne sont pas en danger aujourd'hui.
08:35Monsieur Descertaines, effectivement, vos agents étaient-ils sur place ?
08:40C'est-à-dire, est-ce que le métro parisien est assez bien sécurisé ce soir ?
08:44Le métro parisien est extrêmement bien sécurisé,
08:48puisque les personnes qui ont porté le premier secours aux victimes
08:53ont été les effectifs de police de la brigade des réseaux franciliens.
08:58Donc forcément, ils étaient très proches.
09:01Aujourd'hui, il est difficile de saturer le réseau des transports
09:05pour qu'il y ait un policier tous les deux mètres.
09:07Ça, on en a tous conscience, mais je pense que la mobilisation des effectifs
09:11sur un événement comme celui-ci a été parfaite,
09:14c'est-à-dire que l'ensemble des policiers parisiens et des réseaux ont été directement mobilisés.
09:21Les groupes judiciaires également, ils ont très vite identifié l'individu.
09:25Ils l'ont localisé et interpellé dans un délai très court.
09:29Donc on peut dire que leur présence était quand même importante
09:34et que la réaction de nos collègues a été parfaite.
09:39Et si vous nous rejoignez à 19h30 sur BFM, je vous rappelle l'information.
09:42Trois femmes ont été blessées à l'arme blanche dans le métro parisien,
09:46sur la ligne 3, aux alentours de la station Place de la République.
09:50Trois femmes donc blessées par un homme.
09:52A priori, pas de motif apparent, un acte gratuit et une arme blanche, effectivement.
09:58Thibaut Chevriat du service police-justice, merci de nous avoir rejoint.
10:01Cet homme a l'air de s'être attaqué finalement à des femmes un peu par hasard.
10:06Elles ont juste un point commun, ce sont des femmes.
10:08Ce sont des femmes et elles voyageaient dans la ligne 3 du métro.
10:12Selon le parquet de Paris que nous avons contacté,
10:15cet homme a agressé les victimes aux stations République Arzimetier à Opéra.
10:19Il était environ 16h ce vendredi lorsqu'il s'en est pris à ces femmes avec un couteau.
10:25Il a finalement été retrouvé grâce à un travail basé sur l'analyse des images de vidéosurveillance,
10:32les nombreuses caméras qu'il y a dans les couloirs du métro.
10:35C'est les services de la sûreté régionale des transports qui ont été saisis des investigations.
10:42Et cet homme a été retrouvé en fin d'après-midi dans le Val d'Oise.
10:46C'est un homme de 25 ans environ, un homme qui est né en 2000, nous dit le parquet de Paris,
10:50qui est déjà connu des services de police pour divers faits, dont des faits d'atteinte aux biens, nous précise le parquet,
10:56qui n'a pas encore d'éléments sur l'état de santé des victimes.
11:02Les investigations évidemment se poursuivent pour essayer de comprendre ce qui a poussé cet homme à commettre ce geste.
11:09Merci Thibault. Nous sommes en ligne avec Bruno Pomard, ancien instructeur du RAID.
11:14Bruno Pomard, comment est-ce qu'on peut se dire aujourd'hui qu'un homme a agressé trois femmes avec un couteau,
11:20a priori, ou un cutter, en tout cas une agression à l'arme blanche,
11:23et qu'il ait pu aller depuis le centre de Paris, place de la République, jusqu'à Sarcelles,
11:28sans être arrêté par les services de sûreté de la RATP ?
11:31Écoutez, d'abord, je pense que ça a été dit par vos interlocuteurs précédents.
11:35Je crois qu'il y a quand même un travail de coordination rapide qui a été mené avec la BRF,
11:39les brigades des réseaux ferrés, effectivement, qui connaissent bien les sujets.
11:42Ensuite, interpeller rapidement le malfaiteur, ce n'est pas toujours évident, croyez-moi,
11:47c'est la réalité du terrain, évidemment, mais néanmoins, encore une fois,
11:50le travail de coordination entre la BRF, entre les services de police de Sarcelles
11:55et la vidéosurveillance qui a apporté, évidemment, une réponse rapide,
11:59a permis d'interpeller cet individu rapidement.
12:02Vous trouvez que c'est rapide, Bruno Pomard, vous trouvez que c'est rapide, néanmoins,
12:07parce qu'on se dit quand même un homme qui sort un couteau, il est arrêté dans les minutes qui arrivent
12:12dans le métro parisien.
12:15Écoutez, vous savez, d'abord, le métro parisien, c'est des dizaines et des dizaines de kilomètres à sécuriser.
12:20Alors, on peut mettre des caméras, on peut mettre beaucoup de choses,
12:22on ne peut pas mettre des humains partout, on ne peut pas mettre des gardes de sécurité privées
12:26ou de la suge ou des BRF en présence partout, évidemment, même sur les lignes les plus dangereuses,
12:32parce qu'il y a des lignes qui sont plus dangereuses que d'autres.
12:34Non, ce n'est pas du tout évident à faire.
12:37Et la preuve, c'est que ce type de fait, malheureusement, est quasi quotidien,
12:40pas seulement dans les métros, mais dans la rue également.
12:42Non, je crois qu'encore une fois, nos forces de sécurité font le maximum
12:46pour rapidement, je dirais, avoir une réponse.
12:50Et on l'a vu, là, très sincèrement.
12:51Évidemment, ça n'a pas empêché, vous avez raison,
12:53qu'il y ait trois jeunes femmes qui ont été poinardées,
12:56mais pour autant, ça pourrait être pire.
12:58Et le travail, à mon sens, a été fait honorablement par nos services de police.
13:02Et également par les services de la RATP et du RER.
13:06Bruno Pommard, vous restez avec nous.
13:08Nous sommes avec Yann Brossat, porte-parole du PCF, sénateur de Paris.
13:13Une réaction, justement, sur Thibault nous disait,
13:15cet homme qui était connu des services de police,
13:17et a priori, cet acte gratuit qui n'est donc pas revendiqué sur le coup.
13:22Oui, enfin, la seule chose qu'on peut dire ce soir, je crois,
13:26enfin, en tout cas en tant que responsable politique,
13:27c'est condamner très lourdement cette attaque
13:29et souhaiter, évidemment, que cette personne puisse passer devant un juge
13:33et finir par être lourdement condamnée elle-même.
13:36Moi, je pense que c'est aujourd'hui ça qu'on attend.
13:39Et puis, évidemment, un souhait de pont rétablissement
13:42pour les trois femmes qui ont été blessées.
13:45Je pense que beaucoup de Parisiens sont, ce soir, très inquiets,
13:49évidemment, très tristes de ce qui s'est passé.
13:52Le métro, tout le monde le fréquente.
13:53Et donc, c'est un événement dans lequel tout le monde se sent,
13:56d'une manière ou d'une autre, impliqué.
13:58Et c'est un métro où, quelquefois, on a peur, effectivement.
14:03On l'a vu après les attentats de Paris,
14:04même si, effectivement, là, l'acte n'est pas revendiqué.
14:07Certaines personnes, certains Français,
14:09avaient du mal à retourner dans le métro parisien.
14:13Est-ce que vous pensez qu'effectivement, ce genre de drame,
14:15même si ce sont des cas isolés,
14:17qu'est-ce que vous dites aujourd'hui aux Parisiens
14:19ou aux Franciliens ou même aux touristes à Paris
14:21qu'ils aient confiance, finalement, à la RTP ?
14:24En tout cas, il me paraît indispensable
14:25qu'on continue à sécuriser le métro.
14:28En l'occurrence, c'est vrai qu'il y a de la vidéosurveillance.
14:30Et d'ailleurs, elle a été utile,
14:31puisque c'est elle qui a permis d'identifier l'auteur.
14:35En tout cas, on aura besoin, dans les jours,
14:37dans les semaines, dans les années qui viennent,
14:39de continuer à sécuriser le métro.
14:41Parce que si on a envie que le droit à la mobilité soit garanti,
14:44on doit avoir la possibilité de se déplacer en sécurité.
14:47Thibaut Chevillard, justement, disait que cet homme était né en 2020.
14:51Donc, c'est plutôt un jeune homme
14:54qui aurait donc aujourd'hui 25 ans a priori.
14:58C'est une attaque à l'arme blanche.
14:59On a vu, justement, énormément de trafic d'armes blanches.
15:02Ça avait choqué aussi les Français qui nous regardent sur BFM TV
15:05de voir qu'on pouvait acheter sur des plateformes numériques
15:07des armes blanches, comme la plateforme Chine.
15:10On a vu énormément d'attaques aussi dans des lycées.
15:12Comment est-ce qu'on régule, Thibaut, aujourd'hui,
15:15ce trafic à l'arme blanche ?
15:17C'est compliqué, parce que finalement, une arme blanche,
15:19on en a tous chez nous.
15:21Il suffit d'ouvrir le tiroir de la cuisine
15:24pour se procurer un couteau.
15:26Et donc, c'est évidemment une question qui est compliquée
15:29pour les autorités.
15:31Ils ont tenté, notamment devant les établissements scolaires,
15:34de mettre en place, devant certains établissements,
15:36des portiques ou des fouilles par les forces de l'ordre.
15:40Mais encore une fois, c'est compliqué d'empêcher des gens
15:43de se procurer un couteau qui est en vente libre
15:46ou qu'on a tous dans une cuisine.
15:49Bruno Pommard est avec nous, ancien instructeur du RAID.
15:53Bruno Pommard, c'est encore une attaque à l'arbre blanche.
15:55On a vu qu'elle se multiplie en France,
15:58notamment dans les lycées, dans les collèges, dans les quartiers.
16:01Comment est-ce qu'effectivement, Thibaut Cheveillard disait,
16:04on a tous un couteau dans notre cuisine.
16:06Comment est-ce qu'on arrive à éradiquer ce trafic
16:09ou du moins à prévenir ce genre d'actes ?
16:13Écoutez, éradiquer, il ne faut pas y coter.
16:16Il faut être très clair avec les gens qui nous écoutent,
16:18qui nous regardent ce soir.
16:20Encore une fois, un couteau, ça se trouve n'importe où.
16:22Et qui plus est, même si on pouvait avoir des portiques de contrôle partout,
16:25il y a des formes de couteaux type céramique qui passent partout.
16:29Donc vous voyez, un petit peu, la problématique n'est pas aussi simple que ça.
16:31Alors, la théorie, c'est une chose, mais la pratique, on le voit bien,
16:35malheureusement, est moins évidente.
16:36Et on ne peut que s'appuyer, encore une fois, sur la technologie,
16:40mais la technologie est importante.
16:41Quand j'entends souvent des gens politiques qui nous disent
16:43que la vidéosurveillance ne sert à rien,
16:45mais là, encore une fois, on voit effectivement que ça aide,
16:47les forces de l'ordre, à pouvoir rapidement interpeller un individu.
16:50Là, on a un profil un peu particulier.
16:52Est-ce que c'est du droit commun ?
16:53Est-ce que c'est, à qui le met, on ne va pas faire peur à tout le monde,
16:56un acte qui pourrait se comparer à un acte terroriste ?
16:58La question se pose également, vu la méthode,
17:02vu l'utilisation du futur, vu le fait d'attaquer plusieurs cibles à la fois.
17:07Vous savez, on l'a vu dans un autre domaine à Sydney,
17:10il y a peu de temps, avec cette théorie qui a eu lieu.
17:14Donc là, la question se pose.
17:15Les enquêteurs, évidemment, travaillent, je pense, d'arrache-pied
17:17avec cet individu pour lui poser des questions
17:20et voir exactement le profil auquel on a affaire, effectivement,
17:24puisqu'il est déjà connu des services de police pour des atteintes aux biens, etc.
17:29Donc, on va savoir, encore une fois, ce qui s'est passé.
17:31Est-ce que c'est du droit commun avec quelqu'un
17:33qui a des problématiques psychologiques ?
17:35Et Dieu sait qu'il y en a beaucoup dans ce pays.
17:37Voilà, ça va nous permettre, encore une fois,
17:39de déterminer ce qui s'est réellement passé
17:42et de continuer, évidemment, à faire ce que font nos forces d'ordre au quotidien.
17:45Je peux vous l'assurer, que ce soit la SUG, que ce soit la BRF,
17:49que ce soit les services de police classiques,
17:50à assurer la sécurité de nos compatriotes.
17:52Bruno Bambard, vous restez avec nous.
17:54Si vous rejoignez à 19h40, il y a eu une attaque au couteau dans le métro parisien.
17:59Trois femmes ont été blessées.
18:01Clémence Dibault, est-ce que vous pouvez nous rappeler les faits ?
18:03Que sait-on sur cette enquête aujourd'hui ?
18:04Ça s'est passé sur la ligne 3 du métro parisien,
18:07aux stations Arts et Métiers, République et Opéra.
18:10Ce sont des grandes stations de métro de centre-ville.
18:12Entre 16h15 et 16h45, un homme de 25 ans a blessé trois voyageurs avec une arme blanche.
18:18Ce que l'on sait des blessures des victimes.
18:20Il y a eu une blessure légère dans le dos pour une des victimes,
18:22une blessure à la cuisse pour une autre des victimes.
18:25Elles ont été tout de suite prises en charge par les pompiers.
18:28L'agresseur, un homme de 25 ans, né en 2000, a pris la fuite.
18:32Il a ensuite été interpellé, peu de temps après, dans le nord de Paris,
18:36à Sarcelles, à son domicile par la police.
18:39Il y a évidemment une enquête qui est en cours par la police.
18:41La RATP a fait savoir qu'elle coopérait pleinement.
18:44Une cellule d'assistance a été déclenchée, psychologique,
18:48mais aussi pour recueillir des témoignages.
18:50Parce qu'on peut imaginer qu'en ce vendredi soir, dans ces grandes stations parisiennes,
18:53il y a beaucoup de témoins oculaires.
18:55Il y a aussi les bandes vidéo qu'il faut évidemment éplucher et exploiter.
18:59Les victimes ont été prises rapidement en charge par les pompiers.
19:02Et si on comprend les derniers intervenants avec qui on a parlé,
19:04elles sont encore en train d'être prises en charge par les pompiers.
19:08Thibaut Chevrière, vous avez pu avoir des informations du parquet de Paris ce soir.
19:11Oui, le parquet qui effectivement confirme ce qu'on disait à l'instant,
19:16notamment qu'une enquête avait été ouverte
19:18pour essayer de comprendre les circonstances dans lesquelles se sont produits ces faits.
19:25Alors évidemment, on va analyser les images de vidéosurveillance,
19:29on va interroger cet homme, essayer de comprendre ses motivations.
19:33C'est quand même assez particulier de s'attaquer à ces femmes.
19:36Est-ce qu'il les connaissait ? Est-ce qu'il les a prises au hasard ?
19:39Est-ce qu'il y a une idéologie derrière cet acte ?
19:43Encore une fois, ce sont des questions qu'il y a des enquêteurs.
19:44Est-ce qu'il y avait même l'intention de Thier ?
19:46Parce que quand on entend Clémence dire effectivement
19:48« blessure légère à la cuisse, au dos »,
19:51on a l'impression qu'effectivement, il n'y avait pas forcément cette envie de tuer la personne.
19:55À ce stade, si on comprend bien les derniers éléments de la police,
19:57les trois victimes n'avaient aucun lien entre elles, ni avec l'agresseur.
20:01Évidemment, bien sûr, tout cela est au conditionnel.
20:03Mais il semble que ce ne soit pas, par exemple, une vengeance ciblée,
20:06avec trois personnes ciblées, mais des voyageurs pris au hasard
20:08dans trois stations différentes.
20:10On peut même imaginer que le agresseur s'est déplacé de métro en métro
20:14en frappant un peu au hasard.
20:16Évidemment, bien sûr, l'enquête le dira,
20:18mais on peut imaginer que la police travaille en ce moment sur cette hypothèse-là.
20:21Et puis, c'est le profil de cet homme qui va intéresser les enquêteurs.
20:24On sait qu'il est déjà connu pour divers faits, dont des faits d'atteinte au bien.
20:29Est-ce qu'il souffre de problèmes psychologiques ?
20:31Est-ce qu'il a déjà été mis en cause pour ce type d'affaires par le passé ?
20:36Tout ça, évidemment, ce sont des éléments que les enquêteurs
20:40vont devoir essayer de comprendre, de saisir.
20:43Donc, il y a une garde à vue qui va permettre aux policiers
20:47d'interroger le suspect assez longuement.
20:50Et puis, il va être examiné par un psychiatre
20:54qui pourra soit décider de la poursuite de cette mesure de garde à vue,
20:59soit éventuellement décider de le placer à l'infirmerie psychiatrique
21:04de la préfecture de police s'il estime que son état de santé
21:07n'est pas compatible avec une garde à vue.
21:09Donc, voilà, il y a encore... L'enquête est en cours.
21:12Et je vous coupe, Thibault, parce qu'on va tout de suite aller voir
21:13notre équipe qui est allée sur le terrain, qui est déjà sur place.
21:18Florian Pleuras, vous êtes devant le métro Opéra,
21:21ou une des stations où a eu lieu cette agression.
21:26Oui, effectivement, il y a cette station Opéra,
21:28là où on se trouve avec Valentine Ribes,
21:30aussi la station Arzéméti, la station République,
21:33qui sont concernées par ces trois attaques au couteau successives
21:36qui ont eu lieu par un même homme.
21:38Un homme qui a donc agressé trois femmes successivement
21:41cet après-midi entre 16h15 et 16h45 dans le métro parisien.
21:45Ces trois femmes, elles n'ont été que légèrement blessées.
21:47Leur pronostic vital n'est pas engagé.
21:50L'une a notamment été blessée aux jambes.
21:52L'autre a été blessée en bas du dos.
21:54Mais voilà, ce qu'on peut vous dire ce soir,
21:55c'est que le pronostic vital de ces trois femmes n'est pas engagé.
21:59Pour ce qui est de l'auteur, il a été interpellé quelques heures plus tard,
22:03quelques heures après cette triple agression à son domicile de Sarcelles.
22:07C'est dans le Val d'Oise, c'est au nord de Paris.
22:09Il a notamment été retrouvé par les enquêteurs
22:11grâce à la géolocalisation de son téléphone.
22:14Il est donc en ce moment même en garde à vue.
22:17Cet auteur, il est âgé de 25 ans.
22:20Il est né en 2000.
22:22Il est déjà connu des services de police,
22:24notamment pour des faits d'atteinte aux biens,
22:27notamment des faits de vol.
22:29À ce stade, ce qu'on peut enfin vous dire,
22:31c'est que l'hypothèse terroriste n'est pas privilégiée par les enquêteurs
22:35puisque l'auteur souffrirait, selon nos informations,
22:37de troubles mentaux.
22:38Et puis enfin, sachez qu'une enquête
22:40pour tentative d'homicide volontaire et violence volontaire avec arme
22:44a été ouverte par le parquet ce soir.
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