- il y a 7 mois
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Avec Lionel Candelon, agriculteur, président de la Chambre d’Agriculture du Gers
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00:00Le fait du jour.
00:01Porture d'autoroute bloquée, opération escargot, action contre des préfectures,
00:05même si la plupart des agriculteurs ont décidé d'observer la trêve des fêtes.
00:09D'autres préfèrent tenir la ligne de front, mais la mobilisation tiendra-t-elle dans le temps
00:13et surtout leur permettra-t-elle d'obtenir des réponses et des actes de la part d'un gouvernement devenu inaudible ?
00:18On en parle avec Pierre-Guillaume Mercadal, bonjour.
00:21Bonjour.
00:22Bonjour Pierre-Guillaume Mercadal, merci d'être revenu sur Sud Radio,
00:25mais en ce moment l'actualité fait qu'on a besoin de votre témoignage.
00:28On semblait dire là depuis quelques jours qu'il y a un tassement,
00:32à l'arrière une petite démobilisation du monde agricole par rapport à la crise de la dermatose.
00:38En fait, il y a peut-être des endroits où il y a eu levée de barrages,
00:41mais j'ai l'impression que la résistance tient bon et qu'il n'y a pas de résignation.
00:46Le combat continue, il semblerait.
00:49Le combat continue complètement, mais il faut comprendre l'engagement que c'est,
00:54ces blocages, les grosses actions.
00:55Tout le monde est bénévole, donc tout le monde fait ça avec son propre argent,
01:01passe du temps loin de sa ferme.
01:03On a des familles aussi.
01:05Et puis bon, même en temps de guerre, même dans les tranchées,
01:08pendant la guerre de 1914, il faisait une prêve pour Noël.
01:11Il faisait des permissants.
01:12Donc voilà, si vous voulez, moi, que le mouvement ne s'essouffle pas.
01:19C'est juste que c'est Noël et qu'on a des familles, comme je vous dis,
01:22et qu'on a aussi des impératifs.
01:24Certains ont le courage et la possibilité aussi de continuer à tenir.
01:30Moi, à titre personnel, chez nous, dans le Tarn-et-Garonne,
01:33on a décidé de reprendre dès début janvier.
01:35Moi, j'ai de la famille un peu partout en France que je vais voir pour Noël.
01:39C'est le moment où on voit tous nos anciens, etc.
01:42Donc voilà, ça, c'est sacré.
01:44Après, la mobilisation, à mon sens, s'essouffle pas du tout.
01:46On va continuer à se battre plus que jamais parce qu'il y a la dermatose, mais pas que.
01:51En fait, ça fait plusieurs années maintenant que le monde agricole est à bout.
01:54Et là, on se bat même pas pour des améliorations.
01:58On se bat pour éviter les abattages de troupeaux et le Mercosur,
02:01qui va envoyer à la casse des dizaines de milliers de fermes.
02:05Donc voilà pourquoi on se bat et voilà pourquoi on va continuer.
02:07Pierre-Guillaume Mercadal, il faut bien comprendre et que nos auditrices et nos auditeurs sachent
02:11qu'un agriculteur, c'est un patron.
02:14Quand on voit une grève avec des manifestants, c'est souvent des salariés.
02:17La boîte continue de tourner, la direction est à sa place.
02:20Là, c'est le chef d'entreprise qui arrête son activité.
02:22Il ne peut pas être partout.
02:23Donc s'il est mobilisé sur la voie publique pour manifester sa colère,
02:28revendiquer ce dont il a besoin d'obtenir pour vivre,
02:31et pendant ce temps-là, il ne s'occupe pas de sa ferme, il ne s'occupe pas de son exploitation.
02:34Donc ce n'est pas une démobilisation.
02:36Il faut bien faire tourner la machine, et quelquefois on repart.
02:38Comme vous dites, on va au front, on repart en arrière et on revient.
02:41Mais en tout cas, la présence, elle est permanente.
02:43Et en tout cas, les problèmes subsistent.
02:45Cette dermatose, on a cru à un moment donné que le gouvernement allait faire une évolution.
02:49Madame Genevard a l'air d'hésiter.
02:51Mais comme on voit bien que ce n'est pas elle qui décide,
02:53et que ce n'est pas elle, j'allais dire, qui prend la totalité de l'enjeu.
02:58Elle est entourée par une équipe, son cabinet, des scientifiques,
03:01les intérêts de lobby, la pression de la FNSEA.
03:04Je reconnais que ce n'est pas simple,
03:05et on se demande à quoi sert carrément le ministre de l'Agriculture aujourd'hui en France.
03:09Pour autant, vous en êtes où sur la dermatose ?
03:11C'est blocage contre blocage,
03:13ou il y a peut-être une possibilité d'évolution dans le traitement de la maladie,
03:17dans le traitement de l'abattage ?
03:19À part un petit miracle de Noël, Perico,
03:23je ne vois pas qu'est-ce qui va pouvoir nous sauver à très court terme.
03:26Donc effectivement, ça va devoir être blocage contre blocage.
03:29Je tiens à vous donner une information,
03:31je ne sais pas si vous en avez parlé avant,
03:32parce que justement, avec le retard que j'ai eu pris,
03:34notamment en Ariège, je suis sous l'eau au niveau travail.
03:38Mais Mme Gennevard avait dit que c'était fini,
03:40qu'il n'y avait plus de cas en Occitanie.
03:43Dès le lendemain de son annonce, on tuait des vaches dans l'Aude.
03:46Hier, il y a des vaches qui ont été tuées.
03:48Aujourd'hui, il y a d'autres vaches qui vont être tuées.
03:50Il y a actuellement des fermes où il y a des suspicions.
03:53Alors Périnée-Orientale et Haute-Garonne,
03:56dont une vache qui a été vaccinée,
04:00mais pas dans le délai suffisant pour que le vaccin fasse effet.
04:05Voilà, tout à fait.
04:08Bref, tout ça est un sujet, c'est pareil.
04:10Moi, en fait, je suis pour le choix des éleveurs, si vous voulez.
04:14Et le fait d'obliger à vacciner, je n'arrive pas à comprendre,
04:16d'autant que le vaccin qu'on nous donne
04:18ne bénéficie pas de la fameuse AMM,
04:20de l'autorisation de mise sur le marché,
04:21mais à une ATU, c'est-à-dire une autorisation d'utilisation temporaire.
04:27Enfin, une autorisation temporaire d'utilisation, plutôt.
04:29Donc voilà, c'est...
04:31Après, il y a aussi les enjeux avec les consommateurs.
04:35Tout ça est compliqué.
04:36Moi, je trouve que ça doit être au choix de l'éleveur.
04:39Comme vous avez dit, c'est des chefs d'entreprise.
04:40Donc chacun fait ce qu'il veut en son âme et conscience
04:42et assume ses décisions.
04:45On a vu en plus que des carcasses d'animaux contaminés,
04:48puisqu'ils ne pouvaient pas être...
04:50que les carissages, que la destruction de ces carcasses
04:52ne pouvaient pas s'opérer dans le sud-ouest,
04:54on en a envoyé dans l'Orne.
04:56Donc vous avez toute la filière bovine
04:58de l'Orne, de la Normandie et de la Bretagne,
05:00avec une très belle race qui est la Normande,
05:02mais surtout un élevage défié très conséquent.
05:04Ils se disent, si parce que vous n'avez pas les moyens
05:06de les abattre dans le sud, parce qu'il y a des blocages,
05:07mais ça c'est le problème du gouvernement,
05:09vous nous les envoyez chez nous, c'est catastrophique.
05:11Ah non, non, les camions sont totalement hermétiques,
05:14et puis une fois que la bête est morte,
05:16le vecteur du virus ne peut pas circuler,
05:19la mouche ne vient pas.
05:20C'est quand même un risque énorme que de déplacer
05:22des carcasses contaminées dans la France entière
05:24et aller les faire détruire dans des zones
05:26où il y a des élevages massifs.
05:28C'est incroyable cette histoire.
05:30Mais quand il y avait eu des abattages dans le Jura,
05:33il y a eu un moment où il y a des camions
05:34d'écarissage qui sont partis dans le Cantal.
05:36Alors si vous en voulez aussi un département qui est rempli de vaches,
05:38le Cantal c'est pas mal.
05:40Après, moi ces choses-là, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
05:42Je ne suis pas scientifique,
05:43je suis juste extrêmement dubitatif
05:46quand on nous explique que dans le fumier,
05:50ça peut rester de très longues périodes
05:52porteurs de la maladie,
05:54mais pas les carcasses d'animaux morts.
05:56Là je vous avoue qu'au niveau de mon petit cerveau,
05:59les fils se touchent.
06:00Mais voilà, non, après,
06:01c'est des décisions qui n'ont pas de sens.
06:04C'est tout ça,
06:05et je veux dire, si le gouvernement voulait,
06:07les abattages, ils avaient une solution très simple,
06:09ils mettaient toutes les bêtes dans des camions
06:10de transports hermétiques,
06:14et ils faisaient des abattages sélectifs en abattoir,
06:17avec une journée prévue que pour ça,
06:19et on ne perdait même pas la viande,
06:20ce qui est parfaite pour la consommation.
06:22Donc là, au final, on dépense un pognon fou,
06:24on fait des choses qui sont extrêmement violentes,
06:26qui n'ont pas de sens.
06:27Là, les éleveurs,
06:29je peux vous dire que mes collègues ont eu directement
06:32le pauvre éleveur en Haute-Garonne,
06:33dont les vaches vont être abattues aujourd'hui,
06:35ou sont peut-être déjà en train d'être abattues
06:37à l'heure où je vous parle,
06:38et il nous a dit de continuer la lutte,
06:41mais lui, en fait,
06:42au moment où on vous l'annonce,
06:43en fait, vous avez déjà une armée de policiers
06:45qui arrivent chez vous,
06:46avec les services vétérinaires et compagnie.
06:49Donc quand ils font comme ça,
06:50pour trouver des gars qui veulent résister,
06:51puis pouvoir s'organiser à résister,
06:53quand les flics arrivent en masse
06:54pour forcer la main dès qu'il y a la nouvelle,
06:57il faut vous imaginer le monde dans lequel on vit,
06:58et ça, ce n'est pas médiatisé.
07:00C'est une violence inouïe, quand même.
07:02Alors, même s'il y a peut-être des nécessités sanitaires
07:04qui ne sont pas négociables,
07:05je veux bien,
07:06mais c'est quand même une violence inouïe.
07:07C'est les forces de l'ordre,
07:09c'est tout juste qu'on n'envoie pas l'armée
07:10pour se saisir de l'exploitation agricole,
07:12de la ferme et d'abattre immédiatement
07:13les animaux,
07:14de façon à ce que l'éleveur ne puisse pas réagir.
07:16La campagne de vaccination reste la seule solution,
07:19qui sont pour l'instant pratiques à faire.
07:21Est-ce qu'elle mène bon rythme,
07:24d'après ce que l'on sait ?
07:26Alors ça, je dois vous avouer
07:28que je ne sais pas à quel rythme elle avance,
07:30j'imagine qu'ils font ce qu'ils peuvent,
07:32mais comme je vous dis, seule solution,
07:34moi j'ai vraiment un gros problème
07:35avec cette notion-là,
07:36parce qu'à un moment donné,
07:38est-ce qu'il n'est pas intéressant et intelligent
07:41d'apprendre à vivre avec les maladies
07:42comme on l'a toujours fait ?
07:43Si c'est une maladie extrêmement virulente,
07:45actuellement, vous avez la peste porcine africaine
07:47qui remonte en Espagne,
07:48en Catalogne, ils sont en train d'abattre
07:50à peu près 50 000 cochons.
07:52Vous entendez le chiffre que je vous donne ?
07:5350 000 cochons.
07:55C'est des cochons et des sangliers,
07:56c'est-à-dire qu'ils ratissent très large
07:57pour pas que la maladie remonte.
07:59Je ne critique même pas la méthode,
08:01mais ce que je veux dire,
08:01c'est que là, on est sur une maladie hyper virulente.
08:03Donc je peux entendre qu'on prenne des solutions,
08:05des solutions très dures, extrêmes.
08:09Là, avec la dermatose, ça n'a pas de sens.
08:11Comme je vous dis,
08:12s'il y a un éleveur, il suffit de vacciner
08:13pour que les éleveurs qui auraient des pertes
08:16ou à qui on devrait abattre les cheptels soient indemnisés,
08:18et ceux qui refusent la vaccination,
08:20qu'ils l'assument.
08:21Et s'ils ont des pertes,
08:22elles ne sont pas indemnisées,
08:23et basta.
08:24Ils assument et ils gardent des bêtes
08:26qui vont encaisser la maladie.
08:27S'ils ont des races impuristiques,
08:28ça ne posera pas de problème.
08:29Alors, j'allais vous dire,
08:30de façon pas cynique,
08:31mais paradoxale,
08:32seul aspect positif de cette tragédie,
08:35le moyen de pression sur le Mercosur.
08:37La signature intervient au moment
08:38où la France, évidemment,
08:39est confrontée à cette crise sanitaire épouvantable
08:42avec des cas tragiques,
08:45parce qu'on voit bien,
08:46humainement parlant,
08:47c'est épouvantable.
08:48Est-ce que là-dessus,
08:48la détermination agricole est totale ?
08:51Est-ce qu'il peut y avoir une cohésion ?
08:52Puisque la FNSEA daigne s'inquiéter
08:54des dangers du Mercosur,
08:56autant ils s'opposent à la vaccination,
08:59parce que ça ralentirait
09:00ou ça empêcherait l'exportation des animaux,
09:02on résume toujours business à la FNSEA.
09:04Là, est-ce que vous sentez
09:05qu'il y a une cohésion syndicale
09:07pour faire une pression constante
09:08et régulière
09:09de façon à empêcher
09:11le gouvernement français
09:12de signer le Mercosur ?
09:15Alors, je vais vous dire,
09:15les bases sont folles furieuses.
09:18Donc, les bases vont continuer
09:19à se mobiliser,
09:19quoi qu'en dise M. Rousseau.
09:21C'est d'ailleurs assez rigolo
09:22de voir M. Rousseau dire
09:23qu'il faut lever les barrages pour Noël,
09:26alors qu'il s'est opposé
09:27au fait que ses troupes manifestent
09:30et critiquent la politique de l'État
09:32sur la dermatoze.
09:34Comme vous l'avez dit,
09:35c'est toujours avec lui
09:35qu'une histoire d'argent.
09:36Et pour rappel,
09:37il a la plus grosse société
09:39qui fournit l'aliment
09:40pour les bovins au Brésil
09:42qui s'appelle Samas.
09:43Voilà.
09:44Et on peut encore parler
09:45de beaucoup de choses,
09:46mais M. Rousseau n'est pas
09:46le sujet principal.
09:47Mais oui, moi, je crois
09:48à l'Union Sacrée,
09:49je fais tout pour.
09:51Avec que ce soit le MoDef,
09:53la Confédération Paysanne,
09:54la Coordination Rurale
09:55et les Assyndiqués,
09:56on est tous main dans la main.
09:58Et puis, ce qui tue
09:58le monde agricole,
09:59c'est la concurrence déloyale.
10:00Donc moi, au-delà
10:01du refus du Mercosur,
10:03moi, ce que je veux
10:04qu'on se batte pour obtenir,
10:05mais une fois de plus,
10:06je parle en mon nom,
10:08je n'ai pas de pouvoir
10:09décisionnel au niveau national.
10:11Moi, ce que je veux
10:12qu'on obtienne,
10:12c'est des contrôles aux frontières.
10:14Parce que tant qu'on n'aura
10:15pas de contrôle aux frontières,
10:16on continuera à crever.
10:17Et crever, bien souvent,
10:18tué par des géants français,
10:20même parfois.
10:21Par exemple, sur la tomate,
10:22aujourd'hui, presque 80%
10:24des tomates que vous mangez
10:25viennent du Maroc.
10:25Mais ça appartient bien souvent
10:28à des gros groupes pensés.
10:29Quand on compte
10:30le nombre de producteurs
10:31de tomates,
10:32mais aussi de fraises,
10:34je pense à ceux du Vaucluse
10:35parce que j'ai connu
10:36quelques cas qui ont mis
10:37la crise sous la porte.
10:38Parce que pour quelques centimes
10:39d'écart,
10:40soit la grande distribution,
10:42soit les marchés publics
10:43préféraient,
10:44selon l'appel d'offres,
10:45préféraient des tomates
10:46marocaines et espagnoles
10:47et des fraises marocaines
10:49et espagnoles
10:49incomparablement plus mauvaises
10:51que les françaises,
10:53eh bien pour quelques centimes,
10:54on sacrifie le producteur français.
10:55Ça, c'est une situation
10:56qui est intenable.
10:57On ne comprend même pas
10:58comment la classe politique
10:59peut dire,
10:59ah mais oui,
11:00mais c'est le marché
11:00et il y a les appels d'offres
11:02et certains préfets
11:03qui disent,
11:04non, non,
11:04je casse le marché
11:05parce qu'il faut le prendre
11:07le moins cher possible.
11:08Tout ça est inadmissible,
11:09Pierre-Guillaume Mercadal.
11:10Inadmissible.
11:12Inadmissible.
11:13Et puis ces produits-là,
11:14si quand ils rentrent en France,
11:15on les taxe
11:15en fonction des pays d'origine
11:18pour qu'on puisse
11:19se battre à armes égales
11:21sur les coûts du travail,
11:24les coûts environnementaux,
11:25etc.
11:26Et surtout,
11:26qu'on leur impose
11:27les mêmes normes environnementales
11:28qu'à nous,
11:29c'est le consommateur
11:30qui sera gagnant à la fin
11:31et même les caisses de l'État.
11:32Évidemment.
11:32Mais comme le mot protectionnisme
11:34a été assimilé
11:35à de la xénophobie,
11:37qu'on a sali
11:37le mot protectionnisme
11:38qui ne prétend juste
11:39que protéger
11:40ceux qui ont besoin
11:41d'une concurrence loyale
11:42et non faussée,
11:43ce qui n'est pas le cas
11:44parce que l'Europe
11:44fait tout
11:45sauf de la concurrence loyale
11:46et non faussée,
11:47à un moment donné,
11:47on est bien obligé
11:48de se mobiliser
11:49comme vous le faites
11:50sur les routes.
11:51Bon,
11:51votre détermination personnelle,
11:52vous,
11:52Pierre-Yomère Canal,
11:53avec vos cochons,
11:55ce sont des mangalikas
11:56les cochons laineux ou non ?
11:57Exactement.
11:59Merveilleux cochons
12:00et merveilleuses chères.
12:02Voilà.
12:02Enfin,
12:03vous,
12:03on vous sent déterminé
12:04et je pense que vous n'êtes pas
12:05le seul en France
12:05à décider de ne pas baisser la tête
12:07et de ne pas renoncer votre combat.
12:08On est une armée.
12:09On est une armée
12:10à chercher à s'organiser
12:11et je peux vous dire
12:12que si on bloque le pays
12:14début janvier,
12:15je donnerai personnellement
12:17des solutions
12:17à toute la société non agricole
12:19pour arrêter ce pays
12:20en prenant très peu de risques
12:22et à moindre frais
12:23et moindre coût de temps.
12:24Et c'est une cause,
12:25en tout cas,
12:25qui est soutenue
12:26par la majorité des Français.
12:27On a conscience
12:28que le jour où vous disparaîtrez,
12:29vous,
12:29les paysannes
12:30et les paysans de France,
12:31c'est le pays
12:31qui disparaîtra avec vous.
12:33Donc, voilà,
12:33on vous souhaite bon courage.
12:35Finissez quand même bien l'année
12:36et voyez,
12:37sachez qu'on est de tout cœur
12:38et de tout notre esprit
12:38avec vous,
12:39Pierre-Yomère Cadane.
12:40Merci de tout cœur,
12:42Perico.
12:42Et si je peux me permettre
12:43un dernier mot,
12:44rappelez bien à vos auditeurs
12:45que si on perd
12:46la souveraineté alimentaire,
12:47ils perdront tout contrôle
12:48du destin de leurs enfants.
12:49Parce qu'on pourra,
12:50même par la révolution,
12:51on ne changera plus rien.
12:52La plupart, sans doute.
12:53En tout cas,
12:53merci de cette précision,
12:54c'était important de le rappeler.
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