Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 mois
Paola Puerari vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00On passe à la politique. Alors, je vous le dis tout de suite, il n'y aura pas de budget sous le sapin.
00:05Il y a eu un conseil exceptionnel des ministres à la fin de la journée avec une loi spéciale qui a été présentée après une énième consultation des groupes.
00:13Et alors, il y a eu une petite phrase qui a fait mouche. Elle est signée par Emmanuel Macron.
00:16Regardez la phrase qu'a prononcée le président de la République.
00:20Il faut converger sur le fond et ensuite sur les moyens à disposition du gouvernement dans son dialogue avec le Parlement.
00:26Vote pour dans le prolongement du PLFSS 49-3 et ordonnance S.
00:33Eh bien, est-ce que derrière la loi spéciale, c'est le retour du 49-3 ?
00:38Les précisions avec notre journaliste politique, Mathieu Coache.
00:42Le message passé par le président de la République est très clair.
00:45Il faut aller vite, très vite. Un budget doit être adopté au plus tard fin janvier.
00:51C'est ce qu'a compris un participant à ce conseil des ministres.
00:53Pas question donc de continuer indéfiniment la navette parlementaire.
00:57Et pour y parvenir, le président de la République remet sur la table les ordonnances et le 49-3, pourtant abandonné par Sébastien Lecornu.
01:06Voici précisément ce qu'a dit le chef de l'État ce soir à la table du Conseil des ministres.
01:10Il faut converger sur le fond et ensuite, et seulement ensuite, les moyens à disposition du gouvernement dans son dialogue avec le Parlement sont connus.
01:20Un vote pour le 49-3 et les ordonnances.
01:24C'est une façon de mettre la pression sur les députés, qu'ils ne croient pas qu'ils pourront faire durer ce débat indéfiniment.
01:30Mais reparler du 49-3, c'est aussi un risque politique pour l'exécutif qui s'était engagé à ne pas l'utiliser pour passer ce budget.
01:37– Bonsoir Julien Audoul, député de Lyon et porte-parole du Rassemblement national.
01:43Alors le Premier ministre en avait fait une force, un crédo, une ligne rouge, je n'utiliserai pas le 49-3.
01:49Et tiens, le revoilà dans la bouche d'Emmanuel Macron, vous dites quoi, surprise ?
01:53– Non, sans surprise, les promesses de ce système politique ne garantissent jamais rien, on le sait.
02:00Si je prends un autre exemple, il y a un an, Emmanuel Macron, lors de ses voeux pour l'année 2025,
02:05s'était engagé à consulter les Français par référendum sur des grands choix.
02:11Dans neuf jours, c'est 2026, il y a encore quelques heures pour déclencher des référendums,
02:17on n'en verra pas le début du commencement.
02:19Donc on voit bien que finalement, on assène, on lance des slogans, on garantit certaines choses,
02:26on dit qu'on ne touchera surtout pas au 49-3 et puis finalement…
02:30– Et néanmoins, personne n'a vraiment joué le jeu de la démocratie parlementaire,
02:35si je puis dire, il y a eu quand même beaucoup de blocages à l'Assemblée.
02:37Est-ce qu'on n'est pas obligé finalement d'avoir recours au 49-3 avec tant d'oppositions qui bloquent le débat ?
02:42– Ceux qui bloquent aujourd'hui, ce sont les socialo-macronistes qui refusent d'écouter le pays,
02:47qui refusent d'engager la rupture sociale, fiscale, budgétaire qui était nécessaire,
02:52qui refusent de faire des économies sur le train de vie de l'État,
02:56aller chercher l'argent de la fraude notamment, réduire l'immigration de guichets sociaux,
03:00supprimer les 1200 agences et comités théodules.
03:04C'est eux qui ont bloqué.
03:04– Vous n'avez pas l'impression de faire partie du blocage, le Rassemblement national ?
03:07– Nous on est l'alternative, on a proposé un contre-budget, on a été très clair sur les pistes d'économie,
03:12sur les 100 milliards d'économies que nous souhaitons par an pour le pays,
03:17on a été très clair sur là où il fallait aller chercher l'argent,
03:20on a été très clair aussi sur la baisse de la fiscalité,
03:23parce que là on se rend compte que ce qui est en train de constituer,
03:26en tout cas les deux parties, c'est-à-dire Sénat et Assemblée,
03:29les sénateurs LR se sont accordés pour plus de déficit,
03:32et les députés socialo-macronistes pour plus d'impôts,
03:35l'un et l'autre sont évidemment à rejeter et ne pas dans l'intérêt des Français.
03:39– Alors si jamais Sébastien Lecornu dégaine l'arme constitutionnelle du 49-3
03:43pour faire adopter le budget au plus vite,
03:46est-ce que votre parti, le Rassemblement national, va déposer une motion de censure ?
03:49– Ça nous le verrons, mais vous le savez à chaque fois que…
03:52– Bah nous le verrons, Marine Le Pen en avait fait une garantie, un veto,
03:55elle avait dit… – Nous le verrons, nous le verrons.
03:56– Effectivement Sébastien Lecornu, pour elle, c'était une façon de faire de la démocratie plus respectueuse.
04:02Si cet accord n'est pas fait, est-ce que, effectivement, vous allez en tirer une leçon ?
04:06– Mais le 49-3 est toujours un aveu d'échec.
04:09Le 49-3, c'est le passage en force.
04:12Le 49-3, surtout dans cette configuration politique,
04:16où le Premier ministre était véritablement engagé au dialogue, à la discussion, à la concertation.
04:22« Rappelez-vous les premiers messages, j'écouterai tout le monde »,
04:25ils n'ont écouté personne.
04:27Ils n'ont écouté que même…
04:28– Vous pouvez pas dire ça ?
04:28– Si, si, c'est vrai qu'ils ont écouté Olivier Faure.
04:30Vous avez raison, ils ont écouté la dictée d'Olivier Faure.
04:34C'est vrai.
04:34– Il a discuté tellement que je pense que les Français en ont marre, justement,
04:38toutes les discussions, et y compris les politiques.
04:40C'est-à-dire que tout le monde se dit, non, maintenant, il faut que le feuilleton s'arrête,
04:43parce que tout le monde perd de sa crédibilité.
04:45Donc c'est pour ça que ça revient sur le devant de la scène.
04:47Mais qu'à la limite, si un 49-3 n'est possible, si il y a une motion de censure,
04:52va à une absence de motion de censure de la part du Parti socialiste.
04:55À la limite, puisque là, le jeu clé, vous avez raison,
04:58c'est le Parti socialiste qui est au cœur du système.
05:02– C'est l'alliance socialo-macroniste, que l'on voit depuis le début des débats budgétaires.
05:07C'est une alliance où les socialistes ont imposé certains thèmes,
05:10ont négocié certaines mesures.
05:12– Certaines mesures, oui, mais…
05:15– Sauf que vous voulez que ce soit, qu'on vous donne le point,
05:17et que finalement, le point a été donné au Parti socialiste.
05:20– Non, oui, je pense qu'ils n'ont gagné aucun point, ils ont juste gagné du temps.
05:23Ils ont gagné du temps pour préserver leur siège,
05:25parce qu'il faut le dire, les discussions budgétaires n'ont eu qu'un seul objectif.
05:29Ni l'intérêt du pays, ni la relance de la croissance,
05:32ni préserver les entreprises.
05:34L'objectif principal qui a été partagé par les deux…
05:35– C'est quand même un objectif, c'est de donner un budget pour la France ?
05:38– Pas du tout, le seul objectif, c'était éviter la motion de censure
05:42pour se maintenir en place, pour éviter que le Rassemblement national
05:44– Mais on connaît bien cet argument de dire qu'effectivement,
05:47les socialistes avaient peur de retourner aux urnes, on le connaît bien.
05:50Et néanmoins, ils ont joué le jeu, ils ont tenté d'emporter quelques victoires
05:55pour le peuple, Edwige disait la réforme à 60 ans.
05:58– Plus d'impôts, oui c'est vrai.
05:59– Plus d'impôts, une justice fiscale, ça dépend comment on voit la chose.
06:03– Quand vous avez un pays qui est grévé, qui est plombé par la fiscalité,
06:09et c'est le cas malheureusement, on est le pays de l'OCDE où on a le plus
06:14de prélèvements obligatoires.
06:15– Oui, vous avez quand même voté pour plus de 40, j'en parlais avec Jean-Philippe Tanguay,
06:19– Il vous a répondu, il a été précis.
06:21– Oui, mais il a reconnu que c'était vrai, vous avez voté pour plus de 45 milliards
06:25d'impôts supplémentaires.
06:27– Non, on n'a pas voté pour des impôts supplémentaires.
06:29– Oui, on a souhaité effectivement que les entreprises,
06:35les multinationales étrangères payent l'impôt, parce qu'aujourd'hui vous avez,
06:40principalement c'est ça, nous souhaitons baisser la fiscalité pour tout le monde,
06:44pour les particuliers et pour les entreprises, mais pour baisser la fiscalité,
06:47il faut que tout le monde paye l'impôt.
06:49Et quand vous avez des multinationales qui font des bénéfices en France,
06:52qui utilisent nos infrastructures, qui ne payent pas d'impôts sur ce bénéfice
06:57et qui l'envoient ailleurs, aux Etats-Unis, au Luxembourg,
07:00où il y a un véritable problème.
07:02– En tout cas, on voit bien effectivement que, peut-être certains Français,
07:07devant leur télévision, sont lassés de ces discussions budgétaires.
07:11Vous avez l'air lassés vous-même de cette mascarade,
07:14on entend ce mot mascarade.
07:15– Je suis lassé de la Macronie, effectivement.
07:16– De la Macronie.
07:17Alors, est-ce que vous appelez comme la droite, par exemple Bruno Retailleau,
07:21Sébastien Lecornu a utilisé le 49.3, effectivement, pour doter la France d'un budget ?
07:25– Non, aujourd'hui, ce qui peut débloquer la situation,
07:28qui n'aboutira à rien, rien ne sortira de bon,
07:32de ces tergiversations, de ces discussions de couloirs…
07:37– Le 49.3, ça coupe toutes les tergiversations.
07:40– Non, non, non, ça ne coupe rien.
07:42– Ah bon, pourquoi ?
07:42– Ça ne coupe rien, ça vient brutaliser l'Assemblée nationale.
07:45Ce qui permettrait de sortir de cette situation par le haut,
07:48c'est une dissolution de l'Assemblée nationale.
07:50– Alors, ce n'est pas tellement ce qu'a l'air de prononcer Emmanuel Macron.
07:53Emmanuel Macron a l'air quand même presque pas de forcer la main à Sébastien Lecornu,
07:57mais de lui imposer un 49.3.
07:59Vous voyez deux lignes comme ça au sein de l'exécutif ?
08:03– Non, je pense que Sébastien Lecornu est le bon soldat d'Emmanuel Macron,
08:07qu'il a été nommé là pour continuer la feuille de route du macronisme,
08:11sans rien changer, sans rien écouter et sans dévier.
08:14Manifestement, effectivement, rien n'a été modifié,
08:18mais qu'il sera le fusible jusqu'au bout
08:21et qu'il obéira doctement à son patron.
08:25– Alors, ce que j'entends, c'est que vous avez l'air assez…
08:28enfin, on n'avait pas de mots assez durs pour critiquer
08:30à la fois l'attitude d'Emmanuel Macron et de Sébastien Lecornu,
08:32et on vous a demandé à l'instant, en cas de 49.3,
08:35si vous utiliserez votre pouvoir de censure et vous dites non,
08:39je trouve que ce n'est pas très…
08:40– Ah, je n'ai pas dit non, vous ne m'avez pas écouté.
08:41– Alors, vous avez dit que vous ne savez…
08:42– Vous n'avez pas dit oui.
08:43– Non, mais ce n'est pas moi sur ce plateau qui vais vous dire…
08:46– Mais vous avez quand même une idée.
08:47– Vous êtes porte-parole du Rassemblement national,
08:49excusez-nous de poser la question.
08:50– Excusez-nous qu'une motion de censure,
08:52c'est un événement assez important,
08:55et c'est un outil qui est grave, ça ne se prend pas la légère.
08:59– Non, c'est une des hypothèses.
09:00– Pour LFI, c'est un élément de carnaval, la motion de censure,
09:02parce que c'est tous les quatre matins.
09:03– On ne vous a pas demandé de parler de LFI ?
09:04– Non, mais je vous compare.
09:06Donc la motion de censure, ce n'est pas moi qui vais vous dire ce soir…
09:08– Mais vous n'avez pas réfléchi avant ?
09:10– Mais bien sûr que si, on réfléchit, mais chaque chose en son temps,
09:14et c'est Marine Le Pen et au sein du groupe qu'on décidera,
09:17oui ou non, en fonction d'un éventuel 49-3,
09:19qui à ce moment-là est toujours virtuel,
09:22s'il y a un déclenchement d'une motion de censure.
09:23Ce que nous disons, c'est que depuis le début,
09:26pour sortir de cette situation qui est totalement bloquée,
09:29il faut un retour aux urnes.
09:30C'est tout.
09:30– Mais ce que vous souhaitez, c'est la dissolution, donc ?
09:32– Oui, bien évidemment.
09:33Et je pense que beaucoup de Français souhaitent une nouvelle majorité
09:36pour un nouveau cap budgétaire.
09:38Ils en ont ras-le-bol, en fait, des vieilles recettes.
09:40Pas d'économie et les efforts toujours sur les mêmes,
09:43sur les Français qui travaillent ou les Français qui vont travailler.
09:45– Vous n'avez pas beaucoup aidé vos économies
09:47en refusant, par exemple, de voter la taxation
09:51ou la réduction des retraites
09:54à uniquement des retraités les plus favorisés.
09:57Vous, vous êtes opposé à ça.
09:58Alors que c'est l'endroit où il y a le plus d'économies à faire.
10:01– C'est faux.
10:01– La chasse aux petites économies, ça n'amènera rien,
10:05alors que les prestations sociales et les retraites,
10:07c'est quelque chose comme la moitié du budget.
10:08– Mais de quelles petites économies on parle ?
10:11On parle des plus de 50 milliards d'euros de fraude sociale chaque année,
10:14au minimum, selon les rapports du Sénat.
10:16– On parle du train de vie de l'État,
10:21on parle des 60 milliards d'euros
10:23et de toutes ces agences inutiles,
10:26on parle du coût faramineux de l'immigration de guichet social,
10:29on parle des contributions au budget de l'Union européenne,
10:32mais encore une fois, c'est un budget colossal qui est gaspillé.
10:34– Mais Julien Odo, 2027, c'est dans pas si longtemps, finalement.
10:38Franchement, vous ne voulez pas laisser un peu de temps aux Français pour respirer,
10:42qui viennent de sortir de mois, effectivement,
10:44de discussions parlementaires qui aimeraient bien avoir un budget pour s'organiser.
10:49Je pense à tous les entrepreneurs, je pense à tous les patrons,
10:52vous voulez les lancer tout d'un coup dans une nouvelle dissolution
10:55qui va coûter très cher à l'État.
10:57Est-ce qu'il ne vaut pas mieux tenir encore cette année et ces quelques mois
11:00et faire campagne d'ores et déjà pour 2027, laisser les municipales se faire ?
11:04– C'est assez comique que vous disiez ça, excusez-moi de vous le dire.
11:07– Pourquoi comique ?
11:07– Ça fait huit ans que les Français étouffent du macronisme.
11:11Ça fait huit ans qu'ils subissent une politique
11:13qui est hostile à leur pouvoir d'achat,
11:15qui est hostile à leurs intérêts, qui est hostile à leur sécurité.
11:18Et vous nous dites à nous, le premier parti d'opposition,
11:22l'alternative à ce système-là,
11:29que nous serions responsables.
11:30– Non, pas responsables, j'ai pas forcément dit responsables,
11:33ne soient pas du tout responsables.
11:34– J'ai juste dit, ayez en ligne de mire 2027, d'abord les municipales
11:38et ne replongez pas les Français forcément dans une nouvelle dissolution.
11:41– Tous les Français ont en ligne de mire le départ d'Emmanuel Macron.
11:43Vous savez, moi sur le terrain, ils en ont tellement ras-le-bol,
11:46ils ne peuvent plus le voir en peinture.
11:48Que ce soit sa politique ou sa personne,
11:50ils veulent qu'il parte le plus rapidement possible.
11:52Et d'ailleurs, ils disent, s'ils pouvaient démissionner avant,
11:54ce serait très bien pour le pays.
11:55– Ça a été systématique, ça c'est…
11:57– Comme vous prenez François Hollande, vous prenez…
11:59– À ce niveau-là, non.
12:00– Vous avez raison, en termes de popularité,
12:03son indice de popularité n'est pas excellent.
12:05Cela dit, est-ce que vous ne croyez pas que là,
12:08il y a une possibilité de budget,
12:11parce que vous avez quand même les municipales
12:12qui arrivent donc mi-mars,
12:14et que ce soit tant le PS ou tant le LR,
12:19ils ont intérêt à ce que quand même on sorte
12:21de ce triste feuilleton sur le budget
12:23pour qu'il y ait des élections municipales
12:26qui puissent se dérouler à peu près convenablement.
12:28Vous ne pensez pas que ça va être une espèce de deal
12:30qui va faire qu'il y aura un budget ?
12:33– Ne dites pas deal, là, Edwige.
12:35Quand on va entendre deal, effectivement,
12:36je sens que Julien Audoul va reprendre ce mot tout de suite.
12:39– Et vous avez parfaitement raison.
12:40– Ah ben non, vous avez raison.
12:42– Les LR et les socialistes veulent préserver
12:45leurs fiefs municipaux.
12:46Ils sont d'ailleurs obnubilés par ça.
12:48Et d'ailleurs, c'est pour ça qu'ils ne voulaient
12:49certainement pas une dissolution
12:51qui aurait perturbé la campagne des municipales.
12:54Mais je tiens à les faire douter un petit peu
12:57parce que le Rassemblement national aura
12:59de très très bons résultats au moment des municipales.
13:01Nous gagnerons beaucoup de villes.
13:02– Nous verrons, nous verrons.
13:03– Et nous balayerons beaucoup de gestions
13:05extrêmement mauvaises, à la fois socialistes
13:07et à la fois LR.
13:08– Alors, en tout cas, il y a eu un conseil
13:10exceptionnel des ministres tout à l'heure.
13:12Une loi spéciale a été présentée par la porte-parole
13:14Maude Bréjean.
13:15Et c'est le ministre de l'Économie,
13:16Roland Lescure, qui a pris la parole.
13:17– Ce n'est pas un budget.
13:20C'est un projet de loi qui fait 16 pages,
13:22vous l'avez sous les yeux,
13:22et qui fait trois articles.
13:24Si un budget tenait en 16 pages et trois articles,
13:26je pense que ça se saurait.
13:28C'est donc véritablement un service minimum
13:30qui permet de gagner du temps
13:33et de poursuivre, et nous l'espérons vivement,
13:35dès janvier, de parfaire des discussions.
13:38– Alors, on a entendu Edwige,
13:39effectivement, ce n'est pas un budget.
13:42Mais qu'est-ce que c'est, pour les Français
13:43qui nous regardent ce soir, la loi spéciale en Inde ?
13:45– La loi spéciale, c'est ce qui permet,
13:47je veux dire, d'exécuter un peu le budget de la France
13:51le temps que, justement, un budget soit via 49,3,
13:55soit, j'ai une dissolution,
13:57enfin, en tous les cas, qu'il y ait un budget définitif qui arrive.
14:01La difficulté, donc, ça permet de lever des impôts,
14:04de payer des fonctionnaires.
14:05Alors, en revanche, ça bloque,
14:07et puis de pouvoir emprunter,
14:09notamment pour la Sécurité sociale.
14:11La grande difficulté, c'est que ça empêche
14:14tout investissement,
14:16toute mesure pour payer les fonctionnaires,
14:20pour augmenter, par exemple, les professeurs,
14:23voire pour augmenter le budget militaire.
14:26– Donc, c'est un très rap, c'est une rustine.
14:28– C'est un sparadrap, pour reprendre.
14:30– Ça permet de tenir.
14:30– Voilà, c'est un sparadrap.
14:32En tous les cas, c'est le terme
14:33qu'a employé la porte-parole du gouvernement.
14:36Ça ne peut pas durer trop longtemps,
14:38parce que, justement, ça bloque le fonctionnement politique.
14:42Et puis, quelque part, c'est la négation de la démocratie.
14:45Il n'y a pas de choix politiques qui sont...
14:47Un budget, ça sert à quoi ?
14:48Ça sert à dire, ben voilà,
14:50on veut telle direction pour la France,
14:52en termes militaires, en termes de santé, etc.
14:55Là, ben non, parce que tout est figé,
14:57puisqu'on reprend le budget d'avant.
14:59– Pour vous, c'est un peu normal,
15:00on a passé le plus à la face.
15:01– Oui, puisque le budget de l'année dernière
15:03était moins pire que celui qui était proposé.
15:05– Vous aviez dit, quand même,
15:07le budget 2025, c'est le macronisme en pire.
15:09Alors, il faut savoir.
15:10C'était moins pire que celui qui est proposé.
15:12– Mais le problème avec le macronisme,
15:13c'est que c'est toujours pire l'année suivante.
15:15– Ah oui.
15:15– Donc, ça ne s'arrête jamais.
15:16Donc, on reprend toujours le budget antérieur,
15:19qui est un soulagement par rapport aux choix
15:22qui sont proposés.
15:23L'aggravation, notamment, de la fiscalité,
15:26des punitions fiscales de ce budget,
15:29était intolérable.
15:30Et effectivement, c'est un gel.
15:32Alors, c'est la négation du politique, certes,
15:34mais c'est un soulagement pour les Français
15:36qui ne vont pas subir d'autres désagréments.
15:39– Et néanmoins, selon Amélie de Montchalin,
15:41ça va quand même coûter 12 milliards d'euros.
15:43Qui est-ce qui va payer la note de ce blocage parlementaire ?
15:46– C'est faux.
15:46– Vous dites non.
15:46– C'est un mensonge.
15:47– Pourquoi ?
15:48– C'est de la propagande, pour faire peur.
15:50– C'est la ministre des Comptes publics.
15:50– Alors, vous savez, l'an des...
15:52– Oui, vous savez, ça...
15:53– Non, mais pardon, je dis juste,
15:54vous dites, c'est de la propagande,
15:55je dis, c'est la ministre des...
15:56– Comme si les ministres ne pouvaient pas mentir.
15:57– Le rapporteur du budget, ce matin,
15:59sur ce même plateau,
16:00a dit, invité par Apolline de Malherbe,
16:02que justement, il contestait aussi ses chiffres.
16:05Donc, lui aussi,
16:06puisqu'il est rapporteur du budget de l'Assemblée nationale,
16:08il connaît les chiffres.
16:10Donc, on a du mal à savoir.
16:12Vous dites, Jean-Philippe Tanguy,
16:14vous dites que ces types sont faux,
16:15c'est du pipo.
16:18– Néanmoins, ce blocage parlementaire aura un coût.
16:22et qui va le payer, finalement ?
16:24Est-ce que c'est les Français eux-mêmes ?
16:25– La question, c'est ce que soulevait Rocky Diallo à l'instant,
16:27c'est que, notamment, c'est pour les Français,
16:30parce que ça gèle le barème des impôts.
16:33– Notamment, ceux qui vont avoir des...
16:35dont les revenus augmentaient du simple fait de l'inflation
16:37et qui, normalement, auraient dû être préservés
16:38de changer de tranche d'impôt,
16:39en fait, ils vont se retrouver à devoir...
16:41Et ça concerne à peu près, je crois...
16:43– Alors, 200 000 pour ceux qui vont rentrer dans l'impôt.
16:46– Voilà, c'est ça.
16:46Alors qu'ils ne devraient pas,
16:47puisqu'en fait, ils n'ont pas véritablement augmenté
16:49en termes de niveau de vie.
16:50Donc, la vérité, c'est que ça va quand même affecter des Français
16:53et que le temps de rattrapage,
16:54ça va quand même les mettre dans une situation assez difficile.
16:55– Ça, je pense que ça va beaucoup arranger,
16:57au contraire, les comptes publics,
16:58parce qu'on a bien vu que,
17:00si on peut décaler la baisse effective
17:04de pouvoir d'achat perçu,
17:08il n'y a aucune raison pour ne pas le laisser faire.
17:11On voit très bien, d'ailleurs,
17:12que quand on a parfois des protestations en disant
17:15« Mais nos salaires n'augmentent pas »,
17:17là, au moins, on pourra accuser là.
17:19– Et pourquoi est-ce qu'on ne reste pas avec cette loi spéciale ?
17:22Je ne sais pas, je vous pose la question,
17:23parce qu'effectivement, c'est passé, c'est passé.
17:26Est-ce qu'on ne peut pas se dire
17:26« Bon, jusqu'en 2027, on garde cette loi spéciale ».
17:28– Démocratiquement, c'est que c'est indéfendable.
17:31– Oui, pourquoi ?
17:31– Parce qu'en fait, le Parlement,
17:32c'est la représentation nationale,
17:34et quand on vote, en fait,
17:35on demande à ce que les parlementaires
17:36votent au nom du peuple français.
17:38Et donc là, d'avoir une loi qui,
17:39mécaniquement, se reconduit,
17:40alors qu'il y a des oppositions,
17:41aussi bien au Sénat qu'à l'Assemblée nationale,
17:44ça mettrait vraiment, je pense, les gens dans la rue.
17:47– C'est un non-choix,
17:48c'est ce qu'a dit le ministre de l'Économie et des Finances tout à l'heure.
17:50– Amélie de Montchalin disait,
17:52il y a encore, ou je crois que c'est Maude Bréjean,
17:54la porte-parole du gouvernement,
17:55qui disait « Attention, le budget, c'est encore votable ».
17:57Vous y croyez, un budget encore votable, 149,3 ?
18:00– Ah ben, elle peut croire au Père Noël, effectivement.
18:03– C'est le moment.
18:03– Oui, c'est le moment.
18:06Malheureusement, les cadeaux dans la haute
18:08sont assez empoisonnés,
18:09mais elle peut y croire,
18:12mais là, par rapport à la copie qui est proposée,
18:15évidemment, ce n'est pas votable en l'État.
18:19Mais là, sur le calendrier,
18:21dans quelques mois, on entre en campagne présidentielle aussi.
18:25Dans un an et quatre mois,
18:29nous aurons un nouveau président de la République,
18:31ou une nouvelle présidente de la République,
18:33avec un nouveau cap pour le pays.
18:35S'il n'y a pas de dissolution avant,
18:37le plus tôt serait le mieux, encore une fois.
18:39Que nous ayons une nouvelle majorité,
18:41un nouveau cap pour le pays,
18:42et un nouveau budget qui soit conforme
18:44aux intérêts et aux préoccupations des Français.
18:46– Merci, Julien Audoul.
18:48On a entendu, donc, effectivement,
18:49motion de censure.
18:51Une des hypothèses,
18:52si jamais le 49.3 est dégainé,
18:54vous en voyez d'autres ce soir ?
18:56– Ah, mais que le président de la République
18:58écoute les Français,
19:00comprenne que le blocage n'est plus possible,
19:02et qu'il faut en revenir aux urnes,
19:05et leur redemander quelle est la politique
19:07qu'ils souhaitent pour le pays,
19:08avec une nouvelle majorité,
19:10et Jordan Bardella à Matignon.
19:11– On a entendu votre soif,
19:12vous aussi vous croyez au Père Noël ce soir ?
19:15– Je pense que le Père Noël sera bientôt à l'Élysée.
19:17– Merci d'avoir été l'invité ce soir,
19:20de BFM, grand soir.
Commentaires

Recommandations