- il y a 2 mois
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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Arnaud Direct, on est ensemble pour deux heures, très heureux de passer cette semaine de Noël en votre compagnie pour vous informer et développer notamment ces titres.
00:00:12Le programme pour cette journée avec d'abord la neige qui tombe ce matin massivement dans l'Aveyron, ça pourrait bien tenir, on verra si des flocons sont attendus également dans d'autres départements.
00:00:22Et puis où en sont aussi les risques d'inondations alors que des trompes d'eau sont en train de s'abattre, paraît-il, sur Montpellier.
00:00:27On va le vérifier, les révélations de BFM TV sur le camorillolage du Louvre, savez-vous combien de diamants ou de perles ont été volés ce jour-là ?
00:00:36Ce sont des chiffres qui donnent le tournis, vous allez le voir, nous avons aussi pu reconstituer le parcours des voleurs avant et après le casse.
00:00:42Et puis des consultations toute la journée à Matignon avant la mise en place d'une loi spéciale à la place du budget, une formule qui va faire des gagnants et des perdants.
00:00:51Et bien chacun pourra choisir son camp dans quelques minutes. C'est parti pour deux heures de direct.
00:00:57Et commençons avant d'aller au Louvre par les intempéries avec Marc Hay qui nous a rejoint.
00:01:12Parce que Marc, vous surveillez évidemment l'évolution des choses en temps réel.
00:01:16Et là, il y a la pluie et les inondations, un sujet qu'on va aborder dans quelques instants.
00:01:20Mais d'abord, la neige parce que les images sont assez impressionnantes.
00:01:24Ça tombe à gros flocons depuis ce matin, notamment dans l'Aveyron.
00:01:27On va retrouver Célia Vallée qui est sur place avec Hugo Dorseman.
00:01:30Et c'est vrai, quand on vous regarde, Célia, qu'on n'a pas du tout l'impression d'être dans l'Aveyron, mais plutôt dans une station de ski.
00:01:36Non, il neige depuis 7h30 du matin ici et elle tient cette neige.
00:01:43On va faire le test de la règle ensemble, Julien, avec Hugo Dorseman qui m'accompagne.
00:01:46Regardez, il neige donc depuis 7h30 et on est presque à 5 cm.
00:01:51Voilà, on a fait le test avec la règle et on a la chance d'être avec M. le maire.
00:01:54M. le maire, expliquez-nous comment ça se passe depuis ce matin.
00:01:57Vos agents sont sur le pont depuis 7h30.
00:01:59Oui, depuis 7h30, tout le monde est sur le pont.
00:02:01On a privilégié comme toujours les établissements de santé, l'hôpital, les maisons de santé, les maisons de retraite, les axes principaux.
00:02:08Mais on a quand même beaucoup de chance aujourd'hui.
00:02:10Il y a les congés scolaires, donc il n'y a pas les 12 millions de scolaires, les cars et on est un lundi matin.
00:02:15Mais en fait, tous les services de la ville, les élus, tout le monde est sur le pont et on est content d'être présent.
00:02:20Vous m'avez dit, tout s'est fait naturellement, on était prêt, mais il y a quand même eu des températures assez hautes ces derniers jours.
00:02:26Est-ce que vous vous y attendiez à cette neige aujourd'hui ?
00:02:28Alors, pas du tout. Ce matin, on a eu le météorologue d'Albi qui nous a informé qu'on aurait peut-être 20 cm à 18h ce soir.
00:02:35Donc du coup, on a mobilisé tout le monde.
00:02:37Mais ça, c'est fait naturellement. On est une ville de province où tout le monde est content de se mobiliser parce qu'on ne la voit pas tous les ans maintenant, la neige.
00:02:43Donc ce matin, en plein Noël, moi, avec les gens avec qui j'ai échangé dans Rodez, ils étaient très très contents d'avoir de la neige.
00:02:49– Merci beaucoup, M. le maire. Les agents qui vont être mobilisés toute la journée parce que les chutes de neige vont durer toute la journée.
00:02:55Il est attendu jusqu'à 20 cm de neige aujourd'hui à Rodez.
00:02:58– Chaussée, vos bottes, vos moonboots, c'est une marque, on n'a pas forcément le droit de la citer.
00:03:04Mais bref, vos après-ski, c'est lié avec Hugo Dorseman pour arriver à avancer dans cette neige impressionnante.
00:03:10Marqué, on a entendu, le météorologue d'Albi, visiblement, il n'avait pas vu venir cette neige.
00:03:15Il avait dit que ce serait plutôt pour 18h. Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:03:17– Alors, pourtant, il était prévu.
00:03:19– On dormait à Albi, alors ?
00:03:20– Non, en fait, ce qui se passe, c'est qu'on a cet épisode méditerranéen qui concerne le sud-est de la France.
00:03:25Donc, il s'agit bien sûr de pluie très importante, notamment sur les départements sévenoles.
00:03:30Mais c'est vrai que par phénomène d'isothermie, c'est-à-dire que les précipitations sont très fortes,
00:03:34donc la température, le zéro degré, ça baisse.
00:03:36Il faisait 4 degrés en milieu de nuit à Rodez, il fait maintenant zéro degré.
00:03:39Donc, la pluie s'est transformée en neige et en effet…
00:03:42– Ça se joue à quelques degrés à chaque fois, c'est pour ça.
00:03:43– Ça se joue à quelques degrés, mais pour le coup, ça, c'était vraiment bien envisagé.
00:03:47Dès hier matin, Rodez était sur la carte, il allait neiger.
00:03:52Et pour le coup, là, c'est vrai qu'au-dessus de 600 mètres d'altitude,
00:03:54il pourrait tomber plus de 20 centimètres de neige sur le Tarn et l'Aveyron.
00:03:58Et vraiment, à plus haute altitude, il pourrait localement tomber plus de 30 à 40 centimètres de neige.
00:04:03– Et ça, c'est le programme pour les heures qui viennent, pour la journée, pour ce lundi ?
00:04:06– Ça, c'est le programme pour cette journée de lundi, en effet.
00:04:08Donc, de fortes chutes de neige, on va le voir sur la carte,
00:04:11donc pour le Tarn et pour l'Aveyron, donc des 400 mètres, on l'a vu.
00:04:15Alors, il va neiger en moindre quantité également sur les Pyrénées.
00:04:18Et puis, on surveille également ce qui va se passer en direction des Alpes du Sud,
00:04:21notamment les Alpes d'Haute-Provence, les Alpes-Maritimes.
00:04:24Sur le Mercantour, il pourrait tomber près d'un mètre de neige d'ici ce soir.
00:04:27Il y a beaucoup de monde en cette période de Noël dans les stations de vacances de sport d'hiver.
00:04:32Et le risque d'avalanche, pour le coup, là, est vraiment très élevé,
00:04:34de 4 sur une échelle de 5 en direction des Alpes-Maritimes.
00:04:37– Ça veut donc dire plutôt bonne nouvelle pour ceux qui sont en vacances au ski cette semaine
00:04:41ou qui y vont la semaine suivante.
00:04:42– Oui, alors, bonne nouvelle pour, si vous êtes dans les bons massifs,
00:04:45pour le coup, les Alpes du Sud, le sud et l'ouest du massif central, oui,
00:04:49les Pyrénées aussi.
00:04:50On a toujours un problème, en revanche, pour les Vosges et le Jura,
00:04:53même si, quand même, on va retrouver un temps beaucoup plus froid
00:04:55à partir de mardi, mercredi.
00:04:58Et que, voilà, pour les stations qui sont équipées de canons à neige,
00:05:01ça leur permettra de les faire tourner et de produire un peu de neige industrielle.
00:05:04– Avec le fameux Moscou-Paris qui va arriver.
00:05:07Le Moscou-Paris, ce n'est pas un train, c'est ce courant d'air froid qui va arriver,
00:05:10et qui va rafraîchir, franchement, l'atmosphère pour Noël.
00:05:14Sur les jours qui viennent, d'ailleurs, la neige…
00:05:16– D'ailleurs, j'ai dit neige industrielle, de la neige de culture.
00:05:18– De la neige de culture.
00:05:19– La neige industrielle, c'est de la neige en lien avec la pollution.
00:05:21Je me corrige.
00:05:22– La neige qui est envoyée par les canons à neige.
00:05:24Oui, on peut se projeter un tout petit peu sur les jours à venir pour la neige ou pas ?
00:05:27– Alors, on peut se projeter, oui.
00:05:28Alors, en fait, ce qui va se passer, c'est qu'on a une goutte froide.
00:05:31Alors, en fait, on a de l'air très froid qui, en effet, va arriver
00:05:33avec des températures qui, parfois, resteront inférieures à zéro degré.
00:05:37Et puis, on a cette goutte froide qui va circuler dans la nuit de mercredi à jeudi,
00:05:41donc entre le 24 et le 25.
00:05:44Et donc, avec l'air froid et cette humidité,
00:05:45en effet, certains modèles voient quelques faibles chutes de neige
00:05:49qui pourraient concerner mercredi soir.
00:05:52On va peut-être voir cette autre carte pour le 24.
00:05:54Alors, les modèles divergent encore beaucoup.
00:05:57Là, c'est le modèle arpèche que je vais vous montrer, le modèle français.
00:06:01Donc, on voit un petit peu de neige sur le Lyonnais
00:06:03en remontant vers la Touraine, vers le centre.
00:06:06Et puis, après, ces chutes de neige pourraient gagner un petit peu
00:06:09les pays de la Loire et la Bretagne pour jeudi matin,
00:06:12donc pour le 25.
00:06:13Bon, a priori, en faible quantité.
00:06:15Mais voilà, on a un risque de neige en pleine entre le 24 et le 25,
00:06:18entre le centre-est et le nord-ouest.
00:06:20Mais tout ceci reste à confirmer.
00:06:21– Oui, c'est important parce qu'il y a évidemment
00:06:22beaucoup, beaucoup de monde qui prend la voiture pour cette nuit du 24 au 25.
00:06:26Donc, il faudra être prudent et bien écouter les prévisions
00:06:30de notre service météo sur BFM TV.
00:06:32On vous écoute sur la neige.
00:06:34On vous écoute aussi sur la pluie et les inondations
00:06:36parce que le risque est encore important ce matin.
00:06:39Et quand on regarde ce qui se passe à Montpellier,
00:06:41il y a des trompes d'eau qui sont en train de tomber
00:06:44sur la préfecture de Lérault avec des orages assez violents.
00:06:49Ce sont tous les retours qu'on a.
00:06:51Et on voit ici les images.
00:06:53Il n'y a personne sur la place de la comédie
00:06:55parce que ça tombe particulièrement fort.
00:06:59Ça montre que la situation reste préoccupante.
00:07:03Voilà, même si les niveaux des cours d'eau ont plutôt baissé
00:07:05en amont ces dernières heures.
00:07:07On va retrouver Lola Baille qui se trouve dans les rôles à La Roque.
00:07:10Lola, ce matin, les habitants sont plutôt dans la constatation
00:07:13des dégâts de ces dernières heures.
00:07:17Oui, tout à fait.
00:07:18On n'a que Lora Champion au pied d'un commerçant,
00:07:20un restaurateur qui est en train de tout déblayer
00:07:23et de mettre ses affaires et ses effets personnels à l'abri
00:07:25parce que ça peut repartir.
00:07:27Ici, on le voit, on entend aussi le tonnerre qui compte.
00:07:29On est avec M. le maire.
00:07:30Merci d'être avec nous.
00:07:31Quelle est la situation actuellement ?
00:07:33Bonjour.
00:07:34Donc, écoutez, on observe une décrue qui s'est amorcée
00:07:38depuis hier 23 heures.
00:07:40Cette décrue, elle est toute relative
00:07:42parce que, comme vous pouvez le constater,
00:07:44on a une réactivation des précipitations
00:07:46de manière très marquée
00:07:48qui prennent un caractère pluvieux, orageux
00:07:50depuis maintenant une petite heure.
00:07:53Et ces fortes précipitations nous laissent craindre
00:07:57malheureusement une nouvelle réaction du fleuve
00:08:00et un nouveau débordement possible,
00:08:03très certainement dans le cours de l'après-midi.
00:08:05D'un mot pour recontextualiser,
00:08:07hier soir, il y avait un pic en fin d'après-midi,
00:08:12c'est monté jusqu'à 8 mètres
00:08:13et c'est essentiellement des restaurateurs
00:08:15ou des raies de chaussée, des caves qui sont concernées.
00:08:18Je vous confirme, effectivement,
00:08:20la Roque a appris à vivre avec la culture de ce risque-là.
00:08:24Donc, toutes les habitations qui se trouvent en bordure du fleuve
00:08:27ne sont pas habitées en raie de chaussée, bien évidemment,
00:08:30et sont toutes occupées dès le premier étage.
00:08:33Seuls les commerces et restaurants que vous voyez ici
00:08:36sont directement impactés sur le caractère inondation.
00:08:43Et sinon, ce sont essentiellement des caves
00:08:45qui se sont inondées hier.
00:08:47On est sur une crue qui a été relativement modérée.
00:08:50Tout de même, vous pouvez pouvoir apparaître sur la porte
00:08:53les stigmates de la crue d'hier.
00:08:56On avait à peu près un mètre d'eau sur la route départementale
00:09:01et effectivement, à peu près 80 cm à l'intérieur du restaurant.
00:09:07Le périmètre peut être de nouveau bouclé,
00:09:09comme c'était le cas hier ?
00:09:10Alors, par mesure de prévention et en concertation
00:09:13avec l'autorité préfectorale ce matin et le département de l'Hérault,
00:09:17nous avons décidé de maintenir la route départementale
00:09:21fermée jusqu'à au moins demain matin,
00:09:24en prévision du risque de débordement qui pourrait survenir.
00:09:29Toutefois, à côté de cela, la mairie reste active,
00:09:33le plan communal de sauvegarde reste bien sûr activé,
00:09:36et dès ce matin, j'ai une équipe d'élus qui est en train de resensibiliser
00:09:41l'ensemble des habitants du secteur 1,
00:09:45donc directement impacté par la crue du fleuve Hérault.
00:09:48Merci beaucoup.
00:09:49On vous laisse retourner auprès des habitants.
00:09:52Le tonnerre gronde.
00:09:53On a aperçu aussi quelques éclairs.
00:09:55Vous l'avez entendu, il y a une cellule de crise qui est activée à la mairie
00:09:57et encore beaucoup de vigilance du côté des habitants.
00:10:01Effectivement que ça reste tendu et qu'on fait très très attention.
00:10:05On a vu tout ce qui était mis en place, à la fois par les élus
00:10:08et par les autorités préfectorales.
00:10:10Merci beaucoup Lola et Laura sur place dans l'Hérault.
00:10:14On a vu cette crue juste derrière Lola il y a quelques instants.
00:10:18Marc, on en est où d'abord sur le plan des cours d'eau ?
00:10:20Est-ce que vous nous confirmez la décrue ?
00:10:21En fait, la décrue, oui, sur la partie amont.
00:10:24Le niveau était à 8,30 m hier à La Roque.
00:10:27Maintenant, on est à 6,20 m ce matin.
00:10:29Le problème, c'est que le niveau va repartir à la hausse
00:10:31avec les fortes pluies qui tombent actuellement.
00:10:33Et puis surtout sur la partie aval, plus au sud.
00:10:36Là, pour le coup, les niveaux sont vraiment orientés à la hausse.
00:10:39Et donc là, on craint les inondations.
00:10:41Donc c'est vraiment une situation que l'on surveille de très près.
00:10:44Vigilance orange, mais avec des niveaux qui vont encore augmenter.
00:10:48D'autant plus que les pluies actuellement sont vraiment diluviennes.
00:10:51Sur le département de Lérol, il y a vraiment une ligne orageuse
00:10:53qui stationne au-dessus de Montpellier.
00:10:55Et donc celle-ci est assez méchante.
00:10:58Donc elle va apporter sans doute plusieurs dizaines de litres d'eau
00:11:01au mètre carré en l'espèce de très peu de temps.
00:11:02Est-ce que la vigilance peut évoluer dans un sens ou dans l'autre ?
00:11:04On est à cinq départements en vigilance orange.
00:11:07Ça peut basculer dans le rouge ou bien revenir au contraire dans le vert ?
00:11:10Alors on est en effet à cinq départements en vigilance orange
00:11:12puisque le département de l'Ardèche est repassé en jaune.
00:11:15Et en toute sincérité, sur le département de Lérol, il y a un sujet.
00:11:19Parce qu'on le voit sur la partie aval,
00:11:22il y a beaucoup plus d'habitations qui sont concernées par les inondations.
00:11:26Les niveaux sont orientés à la hausse.
00:11:28Donc on surveille un peu comme le lait sur le feu la situation dans le département de Léros
00:11:32et n'est pas exclu une évolution dans le courant des prochaines heures.
00:11:36À surveiller.
00:11:37Et nos équipes sont mobilisées pour surveiller à la fois sur les cartes
00:11:41et sur place l'évolution des choses dans l'ensemble de ce secteur sud-est.
00:11:46Nos équipes qui sont aussi mobilisées du côté du service police-justice
00:11:50pour vous faire ce matin des révélations.
00:11:53Mathias Tesson, révélations sur le cambrayolage du Louvre.
00:11:56Plusieurs semaines après cet événement qui était évidemment particulièrement fort,
00:11:59l'un des événements les plus forts de la fin d'année 2025.
00:12:02Nous sommes en mesure ce matin de vous donner de nouvelles informations,
00:12:04notamment à la fois sur le butin et le déroulement du casse.
00:12:10Parce que Mathias, on savait que huit bijoux ont été volés ce jour-là.
00:12:14On connaît maintenant plus en détail le nombre de pierres précieuses
00:12:17et c'est assez vertigineux.
00:12:18On savait qu'il y avait huit bijoux volés.
00:12:19On savait qu'ils ont été estimés à 88 millions d'euros.
00:12:22Mais on ignorait le décompte précis des pierres précieuses
00:12:24qui ornaient effectivement ces bijoux.
00:12:26On peut vous le révéler aujourd'hui.
00:12:28Il y avait, selon nos informations, jusqu'à 8482 diamants
00:12:32sur ces huit bijoux qui ont été volés.
00:12:3535 émeraudes, 34 saphirs et 212 perles au total.
00:12:41Ces chiffres, évidemment, donnent le tournis.
00:12:43Et ce qui donne encore plus le tournis,
00:12:44c'est toujours cette rapidité avec laquelle les malfaiteurs,
00:12:47au nombre de deux à l'intérieur de la galerie,
00:12:49ont réussi à s'en emparer.
00:12:51Et selon nos informations toujours,
00:12:53ils ont mis tout ce butin à la fois dans une poche,
00:12:56dans leur poche, ainsi que dans une petite sacoche,
00:12:59avant, très tranquillement, de redescendre de cette fameuse nacelle
00:13:03qu'ils ont tentée d'incendier par la suite.
00:13:06Mais pas de sac.
00:13:06Voilà.
00:13:07Alors, en tout cas, à ce moment-là d'effet,
00:13:09c'est-à-dire entre 9h30 et 9h34,
00:13:14ils utilisent manifestement leur propre poche,
00:13:16ainsi qu'une sacoche.
00:13:17Ce qui ne veut pas dire que par la suite,
00:13:19de grands sacs n'ont pas forcément pu être éventuellement utilisés.
00:13:22Mais dans ce delta temps de...
00:13:23Ça peut expliquer que la fameuse couronne soit tombée.
00:13:25Voilà, effectivement, avec une forme d'empressement.
00:13:29Je ne vais pas dire amateurisme,
00:13:30parce que quand on s'attaque à un tel patrimoine,
00:13:33on ne peut vraiment pas parler de braqueur amateur,
00:13:35à mon sens, mais voilà, il y a une forme de précipitation,
00:13:38évidemment, à ce moment-là.
00:13:40Et on est aussi en mesure, voilà,
00:13:42de vous donner un peu plus d'informations
00:13:43sur le profil des deux hommes qui se trouvaient à l'intérieur.
00:13:45Les enquêteurs les appellent XH1 et XH2.
00:13:49XH1, c'est un homme qui s'appelle Abdoulaye N,
00:13:52le fameux doudou cross bitume dont on avait parlé.
00:13:55Il a 39 ans.
00:13:56Et lui, c'est son ADN qui a été retrouvé,
00:13:58notamment à l'intérieur de la vitrine,
00:14:00ainsi que sur un casque,
00:14:01qui a permis de le confondre.
00:14:02Et en garde à vue, cet homme,
00:14:03dans un premier temps, il nie les faits.
00:14:05Avant, finalement, d'admettre être bien rentré
00:14:07à l'intérieur de la galerie.
00:14:08Parce que les éléments sont accablants ?
00:14:09Absolument.
00:14:10L'ADN en l'espèce.
00:14:12Et il va fournir des explications
00:14:13assez déconcertantes sur un éventuel recruteur,
00:14:16voire un commanditaire.
00:14:17Il va expliquer qu'il a été recruté
00:14:19par deux hommes à l'Axan Slav,
00:14:22quelques jours avant les faits,
00:14:23qu'il l'aurait rencontré dans un parc,
00:14:26alors qu'il était en train de fumer un joint.
00:14:28Et à ce moment-là,
00:14:29ces hommes-là lui présentent un projet,
00:14:31un banal cambriolage selon ses termes.
00:14:33Il leur propose 15 000 euros.
00:14:35Il lui propose 15 000 euros
00:14:36en échange de ce banal cambriolage.
00:14:39Et Abdoulaye Henn dit qu'il pensait
00:14:41qu'il allait s'attaquer à une entreprise
00:14:43inoccupée le dimanche,
00:14:45en ce qui concerne le deuxième homme.
00:14:46Lui, c'est XH2,
00:14:48Ayed, j'ai 35 ans.
00:14:50Lui, son ADN est retrouvé
00:14:51sur un troisième véhicule,
00:14:53un troisième scooter, en l'occurrence,
00:14:54qui intéresse les enquêteurs dans cette affaire.
00:14:56Et lui, pareil, dans un premier temps,
00:14:58il va nier les faits
00:14:58avant finalement de les admettre.
00:15:00Et lui aussi dit,
00:15:01j'ai été recruté par un homme
00:15:03qui se faisait appeler laser,
00:15:06sans plus de précision.
00:15:07Christian Flèche est avec nous
00:15:09pour nous éclairer sur ces dernières révélations,
00:15:11ancien patron de la PJ de Paris.
00:15:13Est-ce que ces versions données par XH1 et XH2,
00:15:17elles vous semblent crédibles ou pas ?
00:15:19Je ne sais pas si elles sont crédibles
00:15:20parce que je ne connais pas les détails de l'enquête.
00:15:22En tout cas, c'est le genre de déclaration
00:15:26qu'on a quand on a des voyous en face de nous.
00:15:28XH1, XH2, c'est la façon des policiers
00:15:31de distinguer sur une vidéo
00:15:32deux personnes qu'ils vont devoir identifier.
00:15:35Donc, c'est pour pouvoir les distinguer
00:15:37en fonction du signalement qu'on peut avoir.
00:15:39Ensuite, les gens sont interpellés.
00:15:41Il ne faut pas imaginer
00:15:42qu'ils vont nous donner la vérité tout de suite.
00:15:44Ils vont nous dire ce qu'ils sont obligés,
00:15:46vous l'avez dit, de reconnaître.
00:15:47C'est-à-dire que quand on a un ADN
00:15:49dans une galerie
00:15:50où on n'a a priori pas eu l'occasion
00:15:52d'aller auparavant,
00:15:54il faut trouver une explication.
00:15:56Donc, l'enquête, elle a été remarquable.
00:15:59La police judiciaire a fait un travail considérable.
00:16:01Et vous pouvez reconstituer,
00:16:03vous dites que vous êtes en mesure de reconstituer.
00:16:05Mais avant tout, c'est la police judiciaire
00:16:06qui a fait un travail considérable
00:16:08de vidéos,
00:16:11d'examens d'heures de vidéos
00:16:13sur l'ensemble des caméras
00:16:15qui pouvaient être intéressantes.
00:16:16Ça leur a permis, dans un premier temps,
00:16:18parce que c'est plus facile
00:16:19de reconstituer l'itinéraire de fuite,
00:16:21parce qu'on part d'un point A
00:16:23et on essaye d'aller jusqu'à un point B.
00:16:25Mais ensuite, le travail qui a été souligné,
00:16:27d'ailleurs, par la procureure de la République
00:16:28lors de son point presse,
00:16:30ça a été de comprendre comment ils sont arrivés.
00:16:33Et donc, en partant du Louvre
00:16:35et en faisant l'inverse,
00:16:37ils sont arrivés jusqu'aux cités
00:16:38de la banlieue parisienne.
00:16:40C'est vrai, Mathias Tesson,
00:16:41que dans cette affaire,
00:16:42tout nous amène vers la ville d'Aubervilliers.
00:16:45Oui, tout part d'Aubervilliers le matin des faits.
00:16:48Les trois véhicules principaux dans cette affaire,
00:16:50je ne sais pas si on peut voir les images
00:16:51de vidéosurveillance que j'ai pu récupérer,
00:16:55mais il y a trois véhicules principaux,
00:16:56donc le camion nacelle
00:16:57et deux scooters
00:16:59avec lesquels les braqueurs,
00:17:01les cambrioleurs, pardon,
00:17:02partent avec le butin.
00:17:04Et ces trois véhicules partent d'Aubervilliers le matin.
00:17:07Mais il y a un quatrième véhicule
00:17:09qui est aussi pour le moins intéressant,
00:17:11c'est un utilitaire blanc
00:17:13qui part aussi le matin d'Aubervilliers,
00:17:15mais qui, lui, n'arrivera jamais jusqu'au Louvre.
00:17:18Et pour cause, il est stationné
00:17:19quelques dizaines de minutes auparavant
00:17:21dans le sud de Paris,
00:17:22à Ivry-sur-Seine.
00:17:23Et devinez où les scooters
00:17:24vont ensuite après le cambriolage,
00:17:27eh bien, direction le sud de Paris,
00:17:29Ivry-sur-Seine.
00:17:30Là, l'équipe se scinde en deux.
00:17:32Une partie prend l'utilitaire
00:17:34et part dans une direction,
00:17:36l'est ou l'ouest parisien,
00:17:37et l'autre part de l'autre côté.
00:17:39Voilà, ce sont ces images
00:17:41qu'on a pu effectivement récupérer.
00:17:42On voit ce camion-nacelle,
00:17:44on voit également le scooter
00:17:45qui est à l'avant.
00:17:47Quelques minutes avant,
00:17:48quelques dizaines de minutes avant l'effet,
00:17:49ces trois véhicules,
00:17:50le camion-nacelle et les deux scooters,
00:17:52ils circulent un petit peu en convoi,
00:17:53comme ça, dans les rues de Paris.
00:17:54Et ce qui est très frappant,
00:17:55c'est qu'ils circulent
00:17:57tout à fait normalement.
00:17:58Voilà, ils sont dans la circulation
00:18:00de manière assez banale.
00:18:02C'est peut-être le seul moment de la semaine
00:18:03où ça roule à peu près dans Paris,
00:18:04le dimanche matin,
00:18:05comme ça, aux alentours de 9h30.
00:18:07Christian Flèche, que peut faire
00:18:08après cette première série
00:18:10d'interpellations
00:18:12et de travail d'enquête
00:18:12très efficace mené par la police ?
00:18:14Que font les enquêteurs de la PJ
00:18:16maintenant, plusieurs semaines après ?
00:18:18Est-ce qu'ils continuent à travailler
00:18:19avec la même intensité ?
00:18:21Évidemment, parce que l'objectif
00:18:22de tout le monde,
00:18:23c'est de retrouver les bijoux,
00:18:24bien entendu.
00:18:25Donc, il y a un travail...
00:18:26C'est possible pour vous ou pas ?
00:18:27Bien sûr, c'est toujours possible.
00:18:28Ah oui ?
00:18:29Bien sûr.
00:18:29Et il faut y croire.
00:18:30Donc, il y a un travail
00:18:31qui est fait par les juges d'instruction,
00:18:33puisque les quatre personnes
00:18:34qui sont détenues,
00:18:35il y en a une cinquième
00:18:36qui a été mise en examen.
00:18:38Donc, il y a des auditions
00:18:40qui sont faites
00:18:40par les juges d'instruction
00:18:42pour essayer d'avoir
00:18:44un certain nombre de déclarations
00:18:45et les mettre en face
00:18:47d'un certain nombre
00:18:48d'éléments d'enquête
00:18:49que la police et la justice ont.
00:18:51Ensuite, il y a un travail
00:18:52qui est fait par la police,
00:18:55aussi sur un aspect international,
00:18:57pour essayer de trouver
00:18:57d'éventuels recéleurs
00:18:59et pour faire jouer
00:19:01toutes les informations
00:19:02qu'on peut avoir du milieu.
00:19:03On peut encore faire pression
00:19:05sur les personnes
00:19:06qui ont été mises en examen
00:19:08dans cette affaire
00:19:09ou bien ils savent
00:19:10que finalement,
00:19:11ils ne risquent pas grand-chose
00:19:12puisqu'il n'y avait pas d'armes
00:19:13dans ce braquage.
00:19:14Je parle sous le contrôle
00:19:15de Mathias,
00:19:16mais c'est 10 ans au maximum, non ?
00:19:18Alors, ça va dépendre
00:19:19des qualifications
00:19:19qui seront retenues
00:19:20à la fin de l'instruction.
00:19:22Les niveaux de responsabilité
00:19:22ne seront pas forcément
00:19:23les mêmes au moment du procès.
00:19:25Ce qui est certain,
00:19:25c'est qu'on ne peut pas dire
00:19:26que c'est un braquage
00:19:27puisqu'il n'y a pas d'armes,
00:19:27effectivement.
00:19:28Donc, c'est un vol
00:19:29par effraction en réunion
00:19:30et donc,
00:19:32il y a une association
00:19:33de malfaiteurs
00:19:34qui est la fraction
00:19:35qui me paraît être
00:19:36la plus importante
00:19:37en termes de répression.
00:19:39Ensuite,
00:19:40est-ce qu'on peut faire une pression ?
00:19:41Écoutez,
00:19:42ces gens-là sont en prison,
00:19:44ils ont une participation
00:19:45qu'ils connaissent.
00:19:46Est-ce qu'ils ont intérêt
00:19:47à aussi prendre
00:19:50leur propre responsabilité
00:19:51et laisser celle des autres ?
00:19:53Et puis ensuite,
00:19:54en prison,
00:19:55je pense,
00:19:56c'est mon idée,
00:19:56qu'aucun des co-détenus
00:19:59ne va croire
00:19:59qu'ils ne sont pas au courant
00:20:01de l'endroit où sont les bijoux.
00:20:02Donc, je pense qu'il y aura
00:20:02une vraie pression
00:20:03aussi en prison
00:20:04pour essayer de comprendre
00:20:06où sont les bijoux.
00:20:07De la part des autres co-détenus
00:20:08qui vont vouloir les faire parler
00:20:09pour mettre la main sur le butin,
00:20:11pour dire les choses clairement,
00:20:11c'est ce que vous insinuez.
00:20:12Peut-être, oui.
00:20:13Et dans cette affaire,
00:20:14les niveaux d'implication
00:20:15ne sont pas forcément
00:20:16tous les mêmes.
00:20:17Vous avez un quatrième homme
00:20:18qui est le dernier
00:20:18à avoir été interpellé.
00:20:20Lui, par exemple,
00:20:21à ce stade des investigations,
00:20:22son ADN ne semble pas
00:20:23avoir été retrouvé
00:20:24au Louvre
00:20:25ou à proximité.
00:20:27Donc, ça va être tout le but
00:20:28de l'information judiciaire.
00:20:29C'est d'individualiser
00:20:30un petit peu les infractions
00:20:31reprochées aux uns et aux autres.
00:20:32Moi, je crois qu'il y a
00:20:33un autre point
00:20:33qui est très intéressant
00:20:34que vous n'avez pas évoqué.
00:20:35C'est ce qui est fait
00:20:37sur les conditions
00:20:38de la sécurité du Louvre.
00:20:39Et notamment,
00:20:40l'histoire de ce rapport
00:20:42qui a été fait,
00:20:43cette audite de sécurité
00:20:44qui a été fait en 2018,
00:20:46je crois,
00:20:46et qui montre la faiblesse
00:20:49sur cette fenêtre.
00:20:52Mais je laisse mon voisin en parler.
00:20:53Oui, parce qu'il y a
00:20:54Didier Reckner
00:20:55qui est à vos côtés,
00:20:56qui connaît chaque centibètre carré
00:20:58du Louvre
00:20:59et qui, évidemment,
00:21:02s'est beaucoup impliqué
00:21:02sur cette affaire.
00:21:03Ça a secoué
00:21:04le plus grand musée du monde.
00:21:05Didier Reckner,
00:21:06ça a fait sortir de nombreux sujets,
00:21:07à commencer par celui
00:21:08de la sécurité.
00:21:09Est-ce qu'à votre connaissance,
00:21:09depuis que ça s'est passé,
00:21:11des choses ont quand même évolué
00:21:13pour éviter,
00:21:13dans un premier temps,
00:21:14avant de voir le travail
00:21:15de fond,
00:21:15que ça se reproduise ?
00:21:16Alors, Laurence Descartes,
00:21:17dans son audition
00:21:18devant le Sénat,
00:21:19il y a deux jours,
00:21:19la deuxième,
00:21:20la présidente du Louvre,
00:21:21a indiqué certaines choses
00:21:23qui avaient évolué
00:21:23et il était temps.
00:21:26Par exemple,
00:21:26je suis passé,
00:21:27j'étais avec un journaliste,
00:21:28on est passé
00:21:28au bas de la galerie d'Apollo,
00:21:31ils étaient en train
00:21:31d'installer les plots,
00:21:33enfin pas des plots,
00:21:34mais vous savez,
00:21:34ce qui empêche
00:21:35les véhicules de se garer
00:21:36sur le trottoir.
00:21:37C'était une bonne idée
00:21:38de le faire,
00:21:38c'était un peu tard,
00:21:39malheureusement.
00:21:40Je crois qu'ils ont commencé
00:21:41à installer,
00:21:42enfin,
00:21:42ils ont prévu d'installer
00:21:43des caméras.
00:21:46Le problème,
00:21:47une fois de plus,
00:21:48je le répète,
00:21:48c'est qu'il y avait,
00:21:50si tout avait été fait
00:21:51comme c'était prévu
00:21:52en 2019
00:21:53au début du schéma directeur
00:21:54et ça a été à nouveau montré
00:21:57dans les auditions
00:21:58du Sénat,
00:22:01eh bien,
00:22:01tout aurait été terminé.
00:22:02En fait,
00:22:03l'objectif,
00:22:03c'était de terminer
00:22:04pour les Jeux Olympiques.
00:22:05Et on a pris du retard.
00:22:07Ce n'est pas qu'on a pris du retard,
00:22:07c'est qu'on s'est arrêté
00:22:08pendant deux ou trois ans
00:22:09et que ce n'est même pas
00:22:10commencé maintenant.
00:22:11Donc,
00:22:11le vrai problème,
00:22:12il est là.
00:22:14L'inspection générale
00:22:15des affaires culturelles
00:22:16a indiqué qu'à 30 secondes près,
00:22:17on pouvait empêcher ce vol.
00:22:19Il y avait plusieurs choses à faire
00:22:21qui auraient pu l'empêcher.
00:22:22Si ce schéma directeur
00:22:23avait avancé normalement,
00:22:26il est probable,
00:22:27on ne peut jamais dire
00:22:28qu'il est sûr,
00:22:29mais il est probable
00:22:29que ce vol
00:22:30n'aurait pas pu avoir lieu.
00:22:33Donc,
00:22:33c'est une vraie responsabilité,
00:22:35comme je le dis à chaque fois
00:22:36et comme je pense
00:22:38que de plus en plus de gens
00:22:38le comprennent,
00:22:39de la responsabilité
00:22:40de la présidence du Louvre.
00:22:42Ça a réveillé plein de choses,
00:22:43ce cambriolage au sein du Louvre.
00:22:45On voit qu'il y a un malaise
00:22:46qui est plus profond.
00:22:47Il y a eu une grève
00:22:47la semaine dernière.
00:22:49Là, cette semaine,
00:22:50le Louvre est ouvert.
00:22:52Les choses se sont calmées
00:22:53depuis la semaine dernière
00:22:54ou bien les problèmes demeurent
00:22:55et vont ressurgir ?
00:22:56Alors,
00:22:56les problèmes demeurent.
00:22:57Il y a eu des négociations
00:22:58entre les syndicats
00:23:00qui sont poussés par la base
00:23:01qui est beaucoup plus...
00:23:03Les syndicats voulaient effectivement
00:23:05un terrain pour la grève.
00:23:06Ils étaient poussés par la base
00:23:07qui n'en peut plus.
00:23:08Ils ont finalement accepté
00:23:10pour les fêtes de Noël
00:23:11de s'arrêter.
00:23:12Mais il y a un préavis
00:23:12pour le début janvier.
00:23:14Et si rien n'avance...
00:23:16Alors, il y a eu
00:23:16quelques progrès.
00:23:18Il faut savoir que les syndicats
00:23:19négocient avec le ministère
00:23:20de la Culture,
00:23:21pas avec le Louvre.
00:23:21Ce qui montre déjà
00:23:22la défiance qu'il peut y avoir
00:23:23par rapport à la présidence
00:23:24du Louvre.
00:23:25Ce que demandent les syndicats...
00:23:27Alors, en outre
00:23:27des revendications salariales
00:23:30sur lesquelles
00:23:30je n'ai pas à me prononcer,
00:23:31une grande partie des choses,
00:23:33c'est l'abandon
00:23:33du projet Nouvelle Renaissance
00:23:35dont on voit de plus en plus
00:23:37à chaque fois,
00:23:37contrairement à ce que dit
00:23:38Laurence Descartes,
00:23:38que c'est le problème
00:23:39qui a fait que tout a été reculé.
00:23:42Ils demandent cela
00:23:44et ils demandent également
00:23:46que le projet soit abandonné
00:23:51et que la sécurité soit mise
00:23:53au cœur des préoccupations
00:23:55du Louvre,
00:23:55ce qui n'est toujours pas le cas.
00:23:56Est-ce que d'autres
00:23:57grands musées du monde
00:23:57comparables au Louvre,
00:23:59même si on rappelle
00:23:59que le Louvre
00:24:00est le plus fréquenté du monde,
00:24:02ont adapté leur politique
00:24:04et leur sécurité
00:24:05et aujourd'hui,
00:24:06n'ont plus de problème ?
00:24:06Parce que ce genre de vol
00:24:07a touché la plupart
00:24:08des grands musées du monde.
00:24:09Alors, je ne peux pas vous dire
00:24:10ce qui a été fait
00:24:11dans les autres grands musées
00:24:12du monde.
00:24:12Ce que je peux dire,
00:24:13c'est qu'effectivement,
00:24:14comme vous le dites,
00:24:15un vol est toujours possible
00:24:16dans un musée.
00:24:16Il y a eu d'autres grands musées
00:24:17qui ont subi des vols.
00:24:19Le problème n'est pas
00:24:20le risque zéro.
00:24:21Le risque zéro n'existe pas.
00:24:22On ne peut pas...
00:24:23Si on ne veut pas de vol,
00:24:24on ne montre pas les œuvres,
00:24:24on ne fait pas rentrer le public.
00:24:26Il est toujours possible
00:24:27qu'il y ait des vols.
00:24:28La question est de se donner
00:24:29les moyens
00:24:30de les empêcher au maximum.
00:24:32Ce qui n'a pas été fait.
00:24:33C'est ça le problème.
00:24:35Le vrai problème,
00:24:36il est là.
00:24:37Christian Flaichy,
00:24:37il y a les effectifs de police
00:24:38qui sont dédiés
00:24:39à la surveillance du Louvre,
00:24:40à la surveillance des grands sites
00:24:41comme ça,
00:24:41et qui font des rondes
00:24:42très régulièrement ou pas ?
00:24:44Alors, bien sûr que...
00:24:45D'abord,
00:24:46il faut penser que
00:24:47dans tous ces établissements
00:24:48où on reçoit énormément
00:24:49de touristes,
00:24:50le premier risque
00:24:50que la police prend en compte,
00:24:52c'est le risque terroriste.
00:24:53Donc, bien sûr
00:24:54que la police,
00:24:55et notamment la police du quartier,
00:24:56mais également la police
00:24:58globalement sur Paris,
00:25:00notamment en période
00:25:01d'affluence comme maintenant,
00:25:02il y a des rondes et patrouilles
00:25:03qui sont faites régulièrement.
00:25:05En plus, c'est un quai
00:25:06qui est fréquenté
00:25:07en direction de la préfecture de police.
00:25:08Donc, il y a souvent
00:25:09des véhicules de patrouille
00:25:10qui passent là.
00:25:12Et donc,
00:25:12ce qu'il y a de différence
00:25:13par rapport aux autres vols,
00:25:14c'est que les autres vols
00:25:15pouvaient être à l'intérieur du Louvre
00:25:17avec des gens
00:25:17qui rentraient comme visiteurs.
00:25:19Là, on voit quelqu'un
00:25:19qui vient de l'extérieur
00:25:21et qui n'est pas repéré.
00:25:22Et je rejoins ce que disait
00:25:23Didier Hickner.
00:25:24C'est-à-dire que
00:25:24si on avait eu une caméra
00:25:26qui était pointée
00:25:28au moins sur la façade,
00:25:30et donc la caméra
00:25:30qui existait sur cette façade
00:25:31était pointée de l'autre côté,
00:25:33donc cette caméra
00:25:34aurait permis de...
00:25:36Et on aurait gagné
00:25:37les fameuses 30 secondes
00:25:38qui ont manqué.
00:25:38Largement.
00:25:39Pour conclure, Didier Hickner.
00:25:40Oui, autre exemple,
00:25:41les PC de sécurité,
00:25:44la présidente du Louvre,
00:25:45Laurence Descartes,
00:25:45a dit que ça n'était pas inclus
00:25:47dans les chemins directeurs.
00:25:47C'est faux.
00:25:48Et s'ils avaient été mis en place,
00:25:50il y avait un grand mur d'image
00:25:51avec 65, je crois, caméras
00:25:52qui auraient permis
00:25:53de suivre en direct
00:25:54ce qui se passait autour du Louvre.
00:25:55Et l'intelligence artificielle
00:25:56va permettre normalement
00:25:57dans les mois,
00:25:58les années qui viennent,
00:25:58de repérer plus vite
00:25:59les choses un petit peu étranges
00:26:02qui se passent
00:26:02aux alentours du musée
00:26:03et d'autres institutions.
00:26:05Mais tout ça est évidemment
00:26:05une question de gros sous.
00:26:06Et par les temps qui courent,
00:26:08on manque d'argent.
00:26:10Les discussions sur le budget
00:26:12sont à l'arrêt.
00:26:12Et une loi spéciale
00:26:13va être mise en place.
00:26:15Le Premier ministre consule
00:26:16tout au long de cette journée.
00:26:17Vous voyez ici à Matignon
00:26:19le balai des voitures
00:26:20qui va durer toute la journée.
00:26:23On va y aller dans quelques instants
00:26:23à Matignon
00:26:24pour vous expliquer
00:26:24comment ça va se passer
00:26:25et qui sont les perdants
00:26:27et les gagnants
00:26:27de cette fameuse loi spéciale
00:26:28qui va être mise en place
00:26:30à tout de suite
00:26:30après la météo.
00:26:32Dans quelques instants,
00:26:32direction Matignon
00:26:34pour assister au balai
00:26:35des délégations socialistes,
00:26:38LR,
00:26:38qui vont voir Sébastien Lecornu
00:26:40aujourd'hui
00:26:40pour évoquer le sujet
00:26:41du budget
00:26:42et de la loi spéciale.
00:26:43Vous voyez Milan Argelas
00:26:44qui nous attend d'ores et déjà.
00:26:45On vous retrouve, Milan,
00:26:46dans quelques instants,
00:26:47juste après l'ensemble
00:26:48de l'actualité
00:26:49de ce lundi matin
00:26:50présenté par Maëva Lamy.
00:26:53Bonjour Julien.
00:26:54Bonjour.
00:26:55Et voilà,
00:26:56juste après le petit jingle
00:26:57Maëva.
00:26:59Alors on va commencer
00:26:59avec donc ces révélations
00:27:00sur le cambriolage du Louvre.
00:27:02Oui Julien,
00:27:03tout à fait.
00:27:03On commence
00:27:04avec ces révélations
00:27:05que nous dévoilent ce matin.
00:27:07BFM TV,
00:27:07les détails du butin
00:27:09et notamment
00:27:09les pierres précieuses
00:27:10qui ont été dérobées.
00:27:12Plus de 8000 diamants,
00:27:13212 perles,
00:27:1535 émeraudes
00:27:16et 34 saphirs
00:27:17montent en total
00:27:1888 millions d'euros.
00:27:20Et pour encore plus
00:27:21d'informations
00:27:21sur le déroulé du casse,
00:27:23également sur l'enquête
00:27:23et sur toute l'actualité,
00:27:25vous pouvez télécharger
00:27:26la toute nouvelle
00:27:26application BFM TV.
00:27:27Effectivement,
00:27:28il y a toutes les infos dessus,
00:27:29toutes les infos également
00:27:30sur les intempéries
00:27:31parce que c'est aussi
00:27:31un titre de l'actualité
00:27:33de ce matin,
00:27:34Maëva,
00:27:34les inondations
00:27:35dans le sud de la France.
00:27:35Oui, tout à fait.
00:27:36Six départements
00:27:37sont en vigilance orange
00:27:38pour cru ou inondations.
00:27:39Il s'agit du Tarn,
00:27:41de l'Aveyron,
00:27:41la Lauser,
00:27:42le Var,
00:27:42l'Ardèche
00:27:43ou encore l'Hérault.
00:27:44L'Hérault,
00:27:45on vous retrouve justement
00:27:46Lola Baye,
00:27:46vous êtes exactement
00:27:47dans la commune de Larocque.
00:27:49Lola, hier,
00:27:49la crue du fleuve Hérault
00:27:51a dépassé les 8 mètres.
00:27:53Aujourd'hui,
00:27:53on redoute
00:27:53de nouvelles précipitations.
00:27:57Exactement,
00:27:58ça pourrait reprendre
00:27:59aux alentours de 15 heures,
00:28:00ça pourrait être sensiblement pareil.
00:28:02On le voit en tout cas
00:28:03sur ces images
00:28:04de l'Ora Champion,
00:28:05l'Hérault est d'ores et déjà
00:28:06en train de se gorger,
00:28:07de reprendre.
00:28:08On entend des coups
00:28:09de tonnerre aussi,
00:28:10les orages,
00:28:11vous le constatez,
00:28:12on est sous l'écru
00:28:14avec l'Ora Champion.
00:28:16En attendant,
00:28:17les commerçants,
00:28:18restaurateurs
00:28:19qui sont en fait
00:28:19tout au long
00:28:20de l'Hérault
00:28:21s'équipent,
00:28:22ils ont mis
00:28:23en hauteur
00:28:24à l'abri
00:28:25les frigos,
00:28:26leurs effets personnels
00:28:27et ça concerne
00:28:28environ une cinquantaine
00:28:29de logements
00:28:29sur plus de 1000 habitations
00:28:31nous disait
00:28:31le maire de Larocque
00:28:32et en tout cas
00:28:33beaucoup de vigilance ici,
00:28:34notamment vu d'une reprise
00:28:35aux alentours de 15 heures
00:28:36où ça pourrait
00:28:37réatteindre 8 mètres.
00:28:38Merci beaucoup Lola Baille
00:28:40depuis l'Hérault
00:28:41avec l'Ora Champion.
00:28:42A noter d'ailleurs
00:28:42que deux autres départements,
00:28:44l'Aveyron et le Tarn,
00:28:45sont en vigilance
00:28:46orange-neige-verglas.
00:28:48On va regarder une image
00:28:49filmée par Hugo Dorsemaine
00:28:51et Célia Vallet,
00:28:52vous la voyez apparaître,
00:28:53de la neige
00:28:53qui s'invite à Rodez
00:28:55dans l'Aveyron
00:28:55à quelques jours seulement
00:28:56de Noël.
00:28:57Oui, on va sortir
00:28:57les skis de fond
00:28:58pour se balader
00:28:59dans les rues de Rodez
00:29:00avec cette ambiance
00:29:02autour de la neige,
00:29:04autre ambiance
00:29:04du côté de Matignon,
00:29:05la politique
00:29:06avec le gouvernement
00:29:07qui se prépare
00:29:07à faire adopter
00:29:08la fameuse loi spéciale.
00:29:09Tout à fait Julien,
00:29:10ce texte minimaliste
00:29:11qui permet en l'absence
00:29:13de compromis
00:29:13sur le budget
00:29:14de financer provisoirement
00:29:15l'Etat
00:29:16et les administrations
00:29:17et l'idée,
00:29:17c'est d'aller vite.
00:29:18Le texte doit être présenté
00:29:20aujourd'hui en Conseil des ministres
00:29:21avant son adoption
00:29:22par l'Assemblée
00:29:23et le Sénat.
00:29:24Et on vous dira tout
00:29:24sur les modalités pratiques
00:29:25et les conséquences
00:29:26de cette loi spéciale
00:29:27dans quelques instants.
00:29:29Emmanuel Macron,
00:29:29lui, pendant ce temps-là,
00:29:30termine son déplacement
00:29:31aux Émirats Arabes Unis.
00:29:32C'est là qu'il se trouve
00:29:33actuellement à Abu Dhabi
00:29:35exactement pour fêter Noël
00:29:36avec les forces françaises
00:29:38après un dîner hier.
00:29:39Il a assisté
00:29:40à un exercice militaire
00:29:41ce matin.
00:29:42Il a aussi annoncé
00:29:43durant ce déplacement
00:29:44la construction
00:29:45d'un nouveau porte-avions français
00:29:46dont la mise en service
00:29:47est prévue en 2038.
00:29:49Et quel nom sera donné
00:29:50à ce porte-avions ?
00:29:51On vous donnera
00:29:51dans quelques instants
00:29:52les pistes sur la table.
00:29:54Il y en a certaines
00:29:54qui pourraient vous surprendre.
00:29:55La Russie maintenant
00:29:57direction Moscou
00:29:58parce qu'un général russe
00:29:59a été tué ce matin,
00:30:00Maéva,
00:30:00dans l'explosion
00:30:01de sa voiture.
00:30:01Oui, c'est le général
00:30:02de l'état-major
00:30:03Fanil Sarvarov.
00:30:05Ça s'est passé à Moscou.
00:30:07Une enquête pour meurtre
00:30:08a été ouverte.
00:30:09La piste des services
00:30:10spéciaux ukrainiens
00:30:11est étudiée.
00:30:12Merci beaucoup, Maéva.
00:30:13Rendez-vous à 11h30
00:30:14pour un nouveau point
00:30:15sur l'actualité
00:30:16de ce lundi.
00:30:18Parmi les sites
00:30:18que vous avez développé
00:30:19la politique,
00:30:19et c'est vrai
00:30:20que toute la journée,
00:30:21Sébastien Lecornu
00:30:21va donc consulter,
00:30:23écouter,
00:30:23prendre des notes
00:30:24pour essayer d'avancer
00:30:26et sortir de la crise
00:30:27avant donc le vote
00:30:29d'une loi spéciale
00:30:30pour faire tourner le pays
00:30:31en l'absence de vote
00:30:33sur le budget.
00:30:33Il reçoit notamment
00:30:34aujourd'hui
00:30:34les représentants socialistes
00:30:36et les Républicains.
00:30:37Milan Argelas
00:30:38nous attend
00:30:38du côté de Matignon.
00:30:40Milan,
00:30:41quel est le programme
00:30:42pour les minutes qui viennent ?
00:30:45Eh bien écoutez,
00:30:46les premiers à être reçus
00:30:47ici à Matignon,
00:30:48ce sont les socialistes.
00:30:49Ils viennent d'ailleurs
00:30:50tout juste d'arriver
00:30:51ici à pied.
00:30:52Boris Vallaud,
00:30:52le président des députés
00:30:53socialistes,
00:30:54mais aussi le premier secrétaire
00:30:56du parti,
00:30:56Olivier Faure,
00:30:57ou encore Claude Rennal,
00:30:58le président de la commission
00:31:00des finances au Sénat.
00:31:01Viendront ensuite
00:31:02les représentants
00:31:03du bloc central
00:31:04de Renaissance,
00:31:05du Modem
00:31:05ou encore de Horizons.
00:31:07Et enfin,
00:31:07le premier ministre,
00:31:09Sébastien Lecornu,
00:31:09recevra les écologistes,
00:31:11les communistes,
00:31:12mais aussi les républicains.
00:31:14Toutes les forces politiques
00:31:15représentées au Parlement
00:31:16seront donc reçues aujourd'hui,
00:31:17sauf le Rassemblement national
00:31:18et la France insoumise.
00:31:20Sébastien Lecornu qui a donc
00:31:21déjà les yeux arrivés
00:31:22vers 2026 et les débats budgétaires
00:31:25qui reprendront au mois de janvier
00:31:27après l'échec de la commission
00:31:29mixte paritaire.
00:31:31L'objectif pour Sébastien Lecornu
00:31:32aujourd'hui,
00:31:33c'est d'essayer de trouver
00:31:34les premières pistes
00:31:35d'un compromis
00:31:36sur le budget de l'État.
00:31:37Amélie de Montchalin,
00:31:38la ministre des Comptes publics,
00:31:39le disait,
00:31:40l'objectif c'est d'avoir
00:31:41un budget de l'État
00:31:42avant fin janvier.
00:31:43Mais avant ça,
00:31:44il faudra présenter
00:31:45une loi spéciale
00:31:46en Conseil des ministres.
00:31:47C'est Sébastien Lecornu,
00:31:48le Premier ministre,
00:31:49qui s'en chargera aujourd'hui
00:31:51car vous le savez,
00:31:51cette loi spéciale
00:31:52doit être adoptée
00:31:53en urgence avant Noël.
00:31:55Alors on va vous aider
00:31:56à vous y retrouver
00:31:57parce que c'est vrai
00:31:57que ça peut avoir l'air compliqué.
00:31:59Merci Milan
00:32:00avec Mathias Martinière
00:32:01pour les images.
00:32:02Heureusement,
00:32:02Alexis Cuvillier est là
00:32:03pour tout nous expliquer.
00:32:04Et notamment le fait
00:32:05qu'on voit que tout est bloqué.
00:32:06Pourtant ce matin,
00:32:07Philippe Juvin,
00:32:07le rapporteur du budget,
00:32:09il a dit à Pauline de Malherbe
00:32:10« Non, non, mais en fait
00:32:11un accord n'est pas si loin.
00:32:13Comment ça se fait
00:32:14qu'on soit dans cette situation alors ? »
00:32:15Oui, c'est intéressant
00:32:16d'entendre le rapporteur général
00:32:17du budget
00:32:18parce que bien sûr,
00:32:19il suit de très près
00:32:20évidemment le déroulé des débats.
00:32:22Et lui, il a en effet,
00:32:24il tient en effet cette ligne.
00:32:25Il dit que le compromis
00:32:27n'était peut-être pas si éloigné
00:32:28que certains ne l'ont dit
00:32:30notamment ces derniers jours.
00:32:32Vous savez que Philippe Juvin
00:32:34est un élu des Républicains
00:32:35et que le Premier ministre
00:32:37a été très remonté
00:32:38la semaine dernière
00:32:39contre les sénateurs
00:32:41des Républicains
00:32:42qui ont tenu
00:32:43un certain nombre
00:32:43de positions jugées.
00:32:45Le mot a été employé
00:32:47dans l'entourage
00:32:47du Premier ministre
00:32:48jugé radical.
00:32:50Une expression qui n'a d'ailleurs
00:32:51pas du tout plu aux sénateurs
00:32:52et ça n'a peut-être pas aidé
00:32:54au bon déroulement
00:32:55de cette commission mixte paritaire
00:32:57qui, on l'a suivi
00:32:58notamment avec vous
00:32:59vendredi matin, Julien,
00:33:01qui s'est arrêtée
00:33:02de façon assez précipitée
00:33:03peut-être un peu plus tôt
00:33:04que ce que certains avaient imaginé
00:33:06parce que des sources parlementaires
00:33:07nous disaient
00:33:07que cette commission mixte paritaire
00:33:09initialement
00:33:10on pouvait imaginer
00:33:11qu'elle puisse durer
00:33:12plusieurs jours
00:33:13y compris pendant le week-end.
00:33:15Ça n'a donc pas été le cas.
00:33:17Ça permet désormais
00:33:17finalement la fin
00:33:19d'un faux suspense.
00:33:20On savait qu'on n'aboutirait pas
00:33:21à un budget avant Noël.
00:33:23Il y a donc maintenant
00:33:24cette course contre la montre
00:33:26avant le réveillon de Noël.
00:33:28Cette loi spéciale
00:33:29qui va être mise
00:33:30sur les rails
00:33:31qui va être votée.
00:33:32L'objectif c'est de la voter
00:33:33dès demain
00:33:34et semble-t-il
00:33:36en tout cas
00:33:36c'est ce que Philippe Juvin pense
00:33:38et bien tout le monde
00:33:39va se retrouver en janvier
00:33:40avec l'objectif d'un compromis.
00:33:41Et alors ce que évidemment
00:33:42tout le monde veut savoir
00:33:43c'est Lucie Robquin
00:33:44la loi spéciale
00:33:46ça consiste en quoi exactement
00:33:47et est-ce qu'il n'y a
00:33:48que des perdants
00:33:49ou est-ce qu'il y a aussi
00:33:49des gagnants ?
00:33:50La loi spéciale
00:33:51c'est très simple
00:33:51ce sont deux à quatre articles
00:33:53qui vont être votés
00:33:54sans aucun suspense
00:33:55demain à l'Assemblée
00:33:56et au Sénat
00:33:57et qui permettent deux choses
00:33:58ça permet à la fois
00:33:59de continuer à lever l'impôt
00:34:00c'est important pour l'État
00:34:01et ça permet d'emprunter
00:34:02sur les marchés
00:34:03et ça on sait que la France
00:34:03ne peut pas s'en passer
00:34:05ça va faire
00:34:06comme vous le dites
00:34:07beaucoup de perdants
00:34:07et beaucoup de gagnants
00:34:08parmi les perdants
00:34:09il y a tous ces Français
00:34:10qui potentiellement
00:34:11vont payer plus d'impôts
00:34:12sur le revenu
00:34:13parce que le barème
00:34:13ne peut pas être revalorisé
00:34:15en fonction de l'inflation
00:34:16donc si aucun nouveau budget
00:34:19n'est voté d'ici mars-avril
00:34:20vous aurez 200 000 Français
00:34:22de plus
00:34:22qui vont devoir payer
00:34:23l'impôt sur le revenu
00:34:24200 000 Français
00:34:25qui entrent dans l'impôt
00:34:26et ceux qui en payent déjà
00:34:27vont payer plus
00:34:28vous aurez plus d'impôts
00:34:29parce que l'inflation
00:34:30ne jouera pas
00:34:31dans ce fameux barème
00:34:32vous aurez aussi des perdants
00:34:33parmi les agriculteurs
00:34:34qui attendaient beaucoup
00:34:35de nouveaux crédits
00:34:36pour soutenir la filière
00:34:37vous aurez des perdants
00:34:38potentiellement aussi
00:34:39parmi les professeurs
00:34:40il y avait tout un cycle
00:34:41de recrutement
00:34:42qui devait avoir lieu
00:34:42au mois de mars
00:34:43qui n'aura peut-être pas lieu
00:34:44s'il n'y a pas de loi de finances
00:34:45d'ici là
00:34:46en revanche
00:34:46vous avez des gagnants
00:34:47parmi tous ceux
00:34:48qui devaient payer plus d'impôts
00:34:49on pense notamment
00:34:50aux grandes entreprises
00:34:51et aux ménages les plus fortunés
00:34:52sur taxes d'impôts
00:34:53sur les sociétés
00:34:54taxes sur les holdings
00:34:55contributions sur les hauts revenus
00:34:57tout ça n'aura a priori
00:34:58pas lieu
00:34:59s'il n'y a pas
00:34:59de nouvelles lois de finances
00:35:00dans les tout premiers mois de l'année
00:35:01Benoît Perrin
00:35:02vous qui êtes directeur général
00:35:03des contribuables à ceci
00:35:04vous retenez quoi
00:35:05la bouteille est moitié pleine
00:35:05ou la bouteille est moitié pleine ?
00:35:07Écoutez
00:35:08je vois surtout
00:35:09qu'on est très très loin
00:35:09de l'équipe budgétaire
00:35:10parce qu'il faut rappeler effectivement
00:35:11que le budget de la sécurité sociale
00:35:13on peut s'en réjouir
00:35:13a été voté
00:35:14mais il faut bien comprendre
00:35:15qu'il a été voté
00:35:15avec un déficit
00:35:16quasiment similaire
00:35:17à celui de 2025
00:35:18et le budget de la sécurité sociale
00:35:20c'est tenez-vous bien
00:35:21la somme du budget de l'État
00:35:22plus du budget
00:35:23des collectivités locales
00:35:24donc à partir du moment
00:35:25où on vote
00:35:26un budget
00:35:26avec un tel déséquilibre
00:35:28avec un tel déficit
00:35:29c'est extrêmement dur
00:35:30de revenir encore
00:35:31ensuite sur
00:35:32une voie plus raisonnable
00:35:33et puis le deuxième élément
00:35:34c'est le Sénat
00:35:36dont on pouvait penser
00:35:37qu'effectivement
00:35:37ils allaient rendre
00:35:38une copie
00:35:39un peu moins lourde
00:35:40en termes de dépenses
00:35:41et bien en fait
00:35:42ils ont fait
00:35:43ce qu'a fait presque
00:35:44Emmanuel Macron
00:35:44depuis 5 ans
00:35:45c'est-à-dire qu'ils ont baissé
00:35:46un certain nombre d'impôts
00:35:47ils sont revenus
00:35:48sur des hausses d'impôts
00:35:49qui étaient prévues
00:35:49par le gouvernement
00:35:50mais comme ils n'ont pas prévu
00:35:51de baisse de la dépense publique
00:35:53comme ils n'ont pas prévu
00:35:53assez d'économie
00:35:54et bien en fait
00:35:55ils ont rendu une copie
00:35:56encore pire
00:35:57que celle prévue
00:35:58par le gouvernement
00:35:58le gouvernement visait
00:35:59sur un déficit de 5%
00:36:01et le budget
00:36:02qui a été voté au Sénat
00:36:03prévoyait un déficit
00:36:04de 5,4%
00:36:05dont je crois qu'on peut
00:36:06penser qu'effectivement
00:36:07malheureusement
00:36:08les responsables politiques
00:36:08n'ont pas pris tout à fait
00:36:09la mesure
00:36:10de ce qui se passe
00:36:11et il faut quand même rappeler
00:36:12qu'on a appris
00:36:12deux mauvaises nouvelles
00:36:13en fin de semaine dernière
00:36:1866 milliards
00:36:19au troisième trimestre 2025
00:36:2166 milliards
00:36:22c'est encore plus
00:36:22c'est plus que le budget
00:36:23de la défense
00:36:24et deuxièmement
00:36:26on n'a jamais emprunté
00:36:28à des taux
00:36:29aussi importants
00:36:30depuis 2011
00:36:31que vendredi dernier
00:36:32on est à peu près
00:36:33à 3,6%
00:36:34je rappelle quand même
00:36:35la France
00:36:35emprunte tous les mois
00:36:36l'équivalent de deux fois
00:36:38le budget de la justice
00:36:39vous voyez ça se tend
00:36:40un peu partout
00:36:40ce sont des chiffres
00:36:41effectivement assez vertigineux
00:36:42Lucie nous disait
00:36:43que c'était une bonne nouvelle
00:36:44pour certaines grandes entreprises
00:36:45qui ne vont pas payer
00:36:45de surtaxe
00:36:46mais en revanche
00:36:47pour la plupart des entreprises
00:36:48le problème c'est qu'elles ne peuvent pas se projeter
00:36:49et quand on ne peut pas se projeter
00:36:51on n'investit pas
00:36:52alors c'est un peu le paradoxe
00:36:54c'est-à-dire qu'au début d'année
00:36:55on savait qu'on était dans une incertitude économique
00:36:57assez importante
00:36:58et pourtant la croissance française se tient
00:37:00c'est-à-dire que la croissance française
00:37:01est assez résiliente
00:37:02malgré ce qu'on peut penser
00:37:02c'est-à-dire que les Français
00:37:03finalement
00:37:04continuent à travailler
00:37:05et continuent à bien travailler
00:37:06et malgré l'incertitude économique
00:37:09malgré l'incertitude politique
00:37:10là le gouvernement nous a dit
00:37:12en tout cas l'année dernière
00:37:13qu'on avait perdu 0,5 point de croissance
00:37:15c'est-à-dire à peu près 15 milliards d'euros
00:37:17avec cette incertitude
00:37:18on va voir ce qui va se passer
00:37:19effectivement
00:37:19durant l'année 2000-26
00:37:21mais c'est très très difficile
00:37:22de faire des projections
00:37:23parce que l'économie française
00:37:24est plus résiliente que prévu
00:37:25et tant mieux
00:37:25il y a également des inquiétudes
00:37:28sur les budgets militaires évidemment
00:37:30parce que l'armée a besoin
00:37:32de beaucoup d'argent pour investir
00:37:34et pour développer ses forces stratégiques
00:37:38avec notamment cette annonce hier
00:37:40que vous avez sûre sur BFM TV
00:37:42c'est l'annonce d'un porte-avions
00:37:44un nouveau porte-avions
00:37:44pour remplacer le Charles de Gaulle
00:37:46encore plus grand
00:37:47mais évidemment la facture s'annonce salée
00:37:50c'est l'un des grands chiffres
00:37:51que va nous développer
00:37:52Fanny Weckscheider pour les éclaireurs
00:37:54Et c'est vrai Fanny que ces chiffres
00:38:00ils donnent le tournée
00:38:01Oui en effet
00:38:01regardez ce porte-avions
00:38:03nouvelle génération
00:38:04le PNG
00:38:05qui attend encore d'être nommé
00:38:06et bien vous allez voir
00:38:07il est beaucoup plus grand
00:38:08beaucoup plus gros
00:38:09que le Charles de Gaulle
00:38:11dont on dispose actuellement
00:38:12regardez ces chiffres
00:38:13rien qu'en termes de masse
00:38:15il est quasiment deux fois plus lourd
00:38:17vous voyez que le Charles de Gaulle
00:38:19près de 80 000 tonnes
00:38:21poids chargé
00:38:22il est également beaucoup plus long
00:38:24vous voyez de 50 mètres
00:38:25il fait 310 mètres de long
00:38:26et il est également plus large
00:38:29de 20 mètres
00:38:30les autres chiffres également
00:38:31démentiels gigantesques
00:38:33regardez qui concernent ce porte-avions
00:38:34qu'on qualifie de monstre
00:38:36et bien c'est aussi son pont d'envol
00:38:38vous le voyez
00:38:39il a 5000 mètres carrés
00:38:41de plus que celui du Charles de Gaulle
00:38:42son hangar est également
00:38:431000 mètres carrés plus grand
00:38:45il va être mis en service en 2038
00:38:47alors que le Charles de Gaulle
00:38:48a été mis en service
00:38:50il y a quasiment 25 ans
00:38:51c'était en 2001
00:38:52pour une fin attendue justement
00:38:54en 2038
00:38:55peut-être que ce sera prolongé
00:38:56c'est encore à étudier
00:38:57et à bord il y aura
00:38:58une quantité impressionnante
00:38:59d'appareils de pointe
00:39:01oui en effet regardez
00:39:02ce que ce PANG
00:39:04pour l'instant
00:39:04pourra accueillir à son bord
00:39:062000 marins
00:39:07il pourra également
00:39:08y recevoir
00:39:0930 avions de combat
00:39:11également une dizaine de drones
00:39:145 à 6 hélicoptères
00:39:152 à 3 avions de surveillance
00:39:18Hawkeye
00:39:19il fonctionnera avec
00:39:202 chaufferies nucléaires
00:39:22de modèle K22
00:39:23qui permettront de le propulser
00:39:24à quasiment 50 km heure
00:39:25et puis une quarantaine
00:39:27d'appareils dernier cri
00:39:28l'équiperont évidemment
00:39:30alors ça a un coût
00:39:31on le disait
00:39:31plus de 10 milliards d'euros
00:39:33mais ça permettra également
00:39:34de générer beaucoup d'activités
00:39:36notamment à Saint-Nazaire
00:39:37alors il va faire fonctionner
00:39:38il travaillait 800 fournisseurs
00:39:40dont quasiment
00:39:41l'intégralité de PME
00:39:44il généra 5000 emplois
00:39:45et je le disais
00:39:46donc dans le port de Saint-Nazaire
00:39:48ce seront les chantiers
00:39:49de l'Atlantique
00:39:50Naval Group
00:39:51qui travailleront
00:39:52principalement à sa construction
00:39:54ainsi que Technicatome
00:39:55pour justement
00:39:56son système de propulsion nucléaire
00:39:57c'est l'un des grands arguments
00:39:58des promoteurs de ce projet
00:39:59effectivement
00:40:00merci beaucoup Fanny
00:40:01de dire que ça va faire travailler
00:40:02un tissu économique
00:40:04très très important
00:40:05en France
00:40:06l'amiral Richard Villemont-Roussel
00:40:08est avec nous
00:40:08qui connaît par cœur
00:40:10le Charles de Gaulle
00:40:11parce qu'il en a été
00:40:11le commandant
00:40:12ancien pilote de chasse
00:40:13malgré ce coût
00:40:15amiral
00:40:15de près de 10 milliards
00:40:16et c'est vrai que par les temps
00:40:17qui courent
00:40:17on se dit
00:40:17mais où va trouver cet argent
00:40:20est-ce que vous dites
00:40:20ben oui
00:40:21cet investissement
00:40:22il faut quand même le faire
00:40:22oui je pense que quand on regarde
00:40:27les responsabilités de la France
00:40:29dans le domaine maritime
00:40:30nous avons le deuxième domaine maritime
00:40:33au monde avec 10 minutes de kilomètres carrés
00:40:35nous ne pouvons pas être absents
00:40:38de toutes ces zones maritimes
00:40:39extrêmement importantes pour nous
00:40:41et pour pouvoir aller au bout du monde
00:40:44voire dans le Pacifique
00:40:46puisque nous sommes présents dans le Pacifique
00:40:48il faut aujourd'hui avoir des bâtiments
00:40:51d'une taille
00:40:52comme celle du nouveau portailon
00:40:54de la génération
00:40:55Sauf que l'un des arguments
00:40:57de ceux qui s'opposent à ce projet
00:40:58c'est de dire
00:40:59il suffit d'un missile
00:41:01il suffit d'une torpille
00:41:03pour couler 10 milliards
00:41:05Alors écoutez
00:41:07oui c'est vrai que
00:41:09il ne faut pas sous-estimer
00:41:11la vulnérabilité d'un bateau
00:41:12mais il faut quand même savoir
00:41:14que cette plateforme
00:41:15qui est à terrain d'aviation mobile
00:41:18quand il n'habille
00:41:21il faut d'abord le trouver
00:41:22il faut le suivre
00:41:23il faut être capable
00:41:25de l'attaquer
00:41:27alors qu'il est mobile
00:41:28et il faut bien comparer
00:41:30ce type de moyens
00:41:32à une base aérienne à terre
00:41:34qui elle a des coordonnées
00:41:35parfaitement fixes
00:41:36et qui peut être atteinte
00:41:37très facilement par un missile
00:41:38avec des coordonnées
00:41:40qui sont entrées dans le missile
00:41:42nous sommes sur une base aérienne mobile
00:41:45et le fait qu'elle soit mobile
00:41:46apporte une difficulté supplémentaire
00:41:49pour pouvoir la toucher
00:41:50Le président dit que ça sert à être craint
00:41:52pourquoi est-ce que ça fait
00:41:55ça réussit à faire en sorte
00:41:57que la France soit crainte ?
00:41:59Alors je ne sais pas si c'est un terme
00:42:02qui peut parler à tout le monde
00:42:03mais ça veut dire que nous avons
00:42:06une capacité de réponse
00:42:07si jamais nous sommes attaqués
00:42:09n'importe où dans notre domaine maritime
00:42:11ou terrestre
00:42:13et peut-être que ça
00:42:15c'est déjà un moyen
00:42:17qui permet de faire douter
00:42:20les gens qui voudraient nous faire du mal
00:42:22Général Pellistrandi
00:42:26comment il peut s'appeler
00:42:27ce nouveau joujou ?
00:42:27Parce que pour l'instant
00:42:28c'est un nom qui est un petit peu
00:42:29technique
00:42:30il y a quatre lettres comme ça
00:42:31quelles sont les pistes sur la table ?
00:42:33Alors en fait
00:42:33il faut bien savoir que
00:42:34donner un nom à un bateau
00:42:35c'est quelque chose d'extrêmement important
00:42:37je vais vous donner un exemple
00:42:39très concret
00:42:40nous avons mis en service
00:42:41un nouveau patrouilleur outre-mer
00:42:43qui est basé à Tahiti
00:42:44et il a le nom d'un compagnon
00:42:46de la Libération
00:42:46alors excusez-moi
00:42:47ce bateau s'appelle
00:42:49Terrierou A
00:42:50Terrierou Terai
00:42:52donc un nom
00:42:53en fait d'un compagnon
00:42:54de la Libération
00:42:55Tahitien
00:42:56vous voyez la symbolique
00:42:57importante
00:42:58alors le porte-avions
00:42:59bien sûr
00:42:59le nom
00:43:00ça va être quelque chose
00:43:01d'extrêmement important
00:43:02il ne pourra pas s'appeler
00:43:04Charles de Gaulle
00:43:04pourquoi ?
00:43:05parce que
00:43:05le nouveau porte-avions
00:43:07il va cohabiter
00:43:08pendant ses essais
00:43:10il va cohabiter
00:43:11avec le Charles de Gaulle
00:43:11donc on ne va pas débaptiser
00:43:12le Charles de Gaulle
00:43:13en attendant
00:43:14alors après
00:43:15il faut un nom
00:43:15prestigieux
00:43:16ça s'appelle le nom
00:43:17d'un personnage historique
00:43:19de notre histoire
00:43:20ça peut être
00:43:20un nom générique
00:43:22on peut par exemple
00:43:23penser à
00:43:24dire
00:43:25Français Libres
00:43:26par les Français Libres
00:43:28ce sont ceux qui
00:43:29ont fait le choix
00:43:29du général de Gaulle
00:43:30en juin 40
00:43:32les compagnons
00:43:33de la Libération
00:43:33voilà
00:43:34et sachant que
00:43:35très vite
00:43:36on va donner un nom
00:43:38on en a discuté
00:43:40à l'instant
00:43:41avec Ulysse
00:43:41et ce nom
00:43:42c'est le président de la République
00:43:43qui va le choisir
00:43:44alors ça fait sourire Ulysse
00:43:45pourquoi ça ?
00:43:45parce qu'il ménage le suspense
00:43:47notre général
00:43:48Pellistrandi
00:43:48mais il y a plusieurs noms
00:43:49qui circulent
00:43:50alors par exemple
00:43:51Richelieu
00:43:52Jeanne d'Arc
00:43:54Simone Veil
00:43:56Simone Veil
00:43:57Mitterrand
00:43:58alors on voit
00:44:00ça serait
00:44:00ça serait une surprise énorme
00:44:02si c'était par exemple
00:44:03le nom de Simone Veil
00:44:03une femme
00:44:04pour baptiser
00:44:05enfin pour porter
00:44:06qu'un porte-avions
00:44:07porte le nom
00:44:07d'une femme
00:44:08aussi importante
00:44:09et aussi célèbre
00:44:10et qui a marqué la France
00:44:12par son action
00:44:13ça serait vraiment
00:44:14quelque chose de
00:44:15un changement d'air
00:44:17je dirais
00:44:18c'est peu probable
00:44:19mais il y a tous ces noms
00:44:20qui circulent
00:44:21alors effectivement
00:44:21c'est un choix
00:44:22qui appartient
00:44:22au président de la République
00:44:23on peut imaginer
00:44:24qu'il va tester
00:44:25ces noms
00:44:26auprès des patrons
00:44:27des forces armées
00:44:29de la marine en particulier
00:44:30mais c'est très important
00:44:32effectivement
00:44:32pour les symboles
00:44:33Alors Amiral
00:44:34vous qui nous écoutez
00:44:35est-ce qu'il y a
00:44:36un de ces noms cités
00:44:37qui vous semble être
00:44:38le bon choix ou pas ?
00:44:39Alors écoutez
00:44:40je ne sais pas
00:44:40mais moi j'ai vécu
00:44:41l'arrivée du portail
00:44:44au char de Gaulle
00:44:44et vous savez peut-être
00:44:45que son premier nom
00:44:46était le Richelieu
00:44:47et c'est le premier ministre
00:44:50de l'époque
00:44:51Jacques Chirac
00:44:51qui a modifié
00:44:52ce nom
00:44:53pour l'appeler
00:44:54Charles de Gaulle
00:44:54et je pense que ce nom-là
00:44:56a permis à ce bateau
00:44:58d'aller à son terme
00:44:59parce qu'on ne voyait pas
00:45:00qui prendrait la décision
00:45:02de l'arrêter
00:45:02donc effectivement
00:45:03le nom est extrêmement important
00:45:05et aujourd'hui
00:45:06oui beaucoup de noms circulent
00:45:08et il faut qu'on trouve
00:45:09un nom
00:45:10Est-ce qu'il y a d'autres noms
00:45:10Amiral
00:45:11que vous connaissez ?
00:45:12Non ?
00:45:13Oui
00:45:13Alors on verra visiblement
00:45:16il a une petite idée
00:45:16derrière la tête aussi
00:45:17l'amiral
00:45:18mais bon c'est Emmanuel Macron
00:45:19qui tranchera
00:45:20in fine
00:45:21merci Amiral
00:45:22pour avoir été avec nous
00:45:23dans quelques instants
00:45:25on va vous en dire plus
00:45:26sur la situation
00:45:27sur le front des intempéries
00:45:28dans le sud
00:45:28parce que vous savez
00:45:29qu'il y a encore 5 départements
00:45:30qui sont en alerte orange
00:45:32ça tonne très fort
00:45:33du côté de Montpellier
00:45:34et la neige tombe
00:45:35dans le département de l'Aveyron
00:45:36comment tout ça va évoluer
00:45:37dans les heures qui viennent
00:45:38mais aussi dans les jours qui viennent
00:45:39avec notamment la nuit
00:45:40du 24 au 25
00:45:41réponse
00:45:42dans quelques instants
00:45:43à tout de suite
00:45:43dans quelques secondes
00:45:45il sera précisément
00:45:4611h
00:45:48vous êtes dans Arnaud Direct
00:45:49et regardez le programme
00:45:50pour l'heure qui vient
00:45:51ce qui nous attend
00:45:52d'abord la neige
00:45:53qui tombe à gros flocons
00:45:54sur l'Aveyron ce matin
00:45:55des dizaines de centimètres
00:45:56sont attendus
00:45:58dans les heures qui viennent
00:45:58et ça pourrait continuer
00:45:59dans la semaine
00:46:00et puis sur le front des inondations
00:46:01également
00:46:01on surveille l'évolution des choses
00:46:03dans un premier temps
00:46:04on a pensé
00:46:04qu'on allait vers l'amélioration
00:46:05mais vu les trombes d'eau
00:46:07qui sont en train de tomber
00:46:07sur les rôles
00:46:08ça pourrait changer
00:46:09on vous dit tout
00:46:10dans quelques instants
00:46:10votre facture d'électricité
00:46:12pourrait augmenter
00:46:13le 1er janvier prochain
00:46:15EDF va mettre fin
00:46:16à un système
00:46:17qui permettait
00:46:18aux opérateurs alternatifs
00:46:20de payer moins cher
00:46:22et bien ça va donc changer
00:46:23nous verrons
00:46:24si vous êtes concernés
00:46:25et puis
00:46:25un général russe
00:46:27tué
00:46:27en plein Moscou
00:46:28sa voiture a explosé
00:46:29évidemment la piste ukrainienne
00:46:31est privilégiée à ce stade
00:46:32pendant que sur le front diplomatique
00:46:33le dialogue pourrait reprendre
00:46:34entre Emmanuel Macron
00:46:35et Vladimir Poutine
00:46:37voilà pour le programme
00:46:38c'est parti jusqu'à midi
00:46:39et commençons par les intempéries
00:46:48dans le sud-est
00:46:49avec vous Loïc
00:46:51qui nous avez rejoint
00:46:52on va faire un point complet
00:46:53dans un instant
00:46:54mais d'abord
00:46:55les images
00:46:56parce que
00:46:56c'est vrai que les images de neige
00:46:58elles sont impressionnantes
00:47:00dans l'Aveyron
00:47:01où se trouve
00:47:02Célia Vallée
00:47:03on vous retrouve
00:47:04Célia
00:47:05est-ce qu'il y a autour de vous
00:47:06des batailles de boules de neige
00:47:07et des sapins
00:47:09qui sont décorés
00:47:10voilà
00:47:11c'est quand même très très impressionnant
00:47:12ces quantités qui sont tombées
00:47:13alors que c'était pas forcément
00:47:14prévu comme ça
00:47:15non c'était pas prévu comme ça
00:47:19parce que jusqu'à avant-hier
00:47:20il y avait encore 10 degrés
00:47:21ici à Rodez
00:47:22alors la neige
00:47:22elle a surpris tout le monde
00:47:23ce matin
00:47:24bien qu'elle était annoncée
00:47:25et que les services municipaux
00:47:27l'avaient prévu
00:47:27justement
00:47:28on est avec Dominique
00:47:29qui est sur le pont
00:47:31depuis ce matin
00:47:31Dominique racontez-nous
00:47:32comment vous travaillez
00:47:33depuis ce matin
00:47:34alors que le chasse-neige
00:47:35est juste derrière nous
00:47:37alors depuis ce matin
00:47:38en effet 7h
00:47:39nous avions de l'eau
00:47:40et donc
00:47:42quand même une mobilisation
00:47:43parce que l'épisode
00:47:44était annoncé
00:47:45mais de l'eau
00:47:46donc très rapidement
00:47:47la situation s'est dégradée
00:47:49et donc
00:47:50très rapidement
00:47:51nos 4 équipages
00:47:52sont intervenus
00:47:54sur la voirie
00:47:55pour
00:47:55je dirais
00:47:57pour déneiger au mieux
00:47:58avec les conditions
00:47:59qui étaient particulièrement
00:48:01déficiles ce matin
00:48:02disons-le
00:48:03il y avait beaucoup d'averses
00:48:04pour expliquer aux téléspectateurs
00:48:06beaucoup d'averses
00:48:06et la neige est arrivée
00:48:07environ vers 7h30
00:48:08des gros flocons
00:48:10comment vous avez géré ça
00:48:11ce matin ?
00:48:11alors très rapidement
00:48:12bien sûr
00:48:13nous avons pu intervenir
00:48:15avec les étraves
00:48:16et le sel
00:48:17malgré des conditions
00:48:19d'intervention
00:48:19parfois difficiles
00:48:20vu que nous avions
00:48:21une circulation
00:48:22qui était déjà établie
00:48:23sur une chaussée
00:48:24et que par conséquent
00:48:25l'intervention des chasse-neige
00:48:27était difficile
00:48:28voilà
00:48:29voilà les conditions
00:48:30avec aujourd'hui
00:48:31quand même
00:48:31une situation
00:48:33qui s'améliore
00:48:34on le voit aujourd'hui
00:48:35à cette heure-ci
00:48:37on a le sel
00:48:38qui fait son effet
00:48:39et donc très rapidement
00:48:41en journée
00:48:41on va retrouver
00:48:42une situation
00:48:43de circulation
00:48:44parfaitement normale
00:48:45merci beaucoup
00:48:46voilà les agents municipaux
00:48:48qui restent mobilisés
00:48:49parce que des chutes de neige
00:48:49sont annoncées
00:48:50toute la journée
00:48:51mais sont à pied d'oeuvre
00:48:52comme vous le voyez
00:48:52sur les images
00:48:53du Godor Semaine
00:48:54et la neige
00:48:54qui commence à fondre
00:48:55effectivement sur la route
00:48:56effectivement ça fond
00:48:58et surtout
00:48:59elle ne tombe plus
00:49:00on le voit
00:49:00alors que tout à l'heure
00:49:01autour de vous
00:49:02Célia
00:49:03ça tombait
00:49:04franchement beaucoup
00:49:06Louis Crivière
00:49:06quelles sont les prévisions
00:49:07sur ce premier front
00:49:09qui est le front de la neige
00:49:10vous l'avez vu
00:49:11sur ces images
00:49:11c'est de la neige lourde
00:49:12une neige collante
00:49:13qui tient très facilement
00:49:15au sol
00:49:15elle va tenir facilement
00:49:16quelques heures
00:49:17on voyait des gens
00:49:17qui marchaient tout doucement
00:49:18il y a la peur de la glissade
00:49:20il y a un phénomène
00:49:20de Rogel en plus
00:49:21pour la nuit prochaine
00:49:22avec des chaussées
00:49:23particulièrement glissantes
00:49:25il faut quand même noter
00:49:26du côté de Rodez
00:49:26hier on s'est couché
00:49:28avec une dizaine de degrés
00:49:29ce matin à 4h
00:49:304 degrés
00:49:310 degrés
00:49:32à 8h
00:49:32c'est ce qu'on appelle
00:49:33l'isothermie
00:49:34les pluies sont tellement fortes
00:49:35en ce moment
00:49:35près de la Méditerranée
00:49:36qu'elles font baisser
00:49:37la température
00:49:38à leur passage
00:49:39d'où cette neige
00:49:40qui est tombée
00:49:41comme prévue
00:49:41aux alentours
00:49:42des 600 à 800 mètres
00:49:43dans l'Aveyron
00:49:44dans le Tarn également
00:49:45alors on pourrait facilement
00:49:46ajouter encore
00:49:47de 20 à 30 cm
00:49:49localement
00:49:50là aussi à partir
00:49:51de 800 mètres
00:49:51pour le massif central
00:49:52pour les Pyrénées
00:49:53en allant vers
00:49:54les Alpes du Sud
00:49:55c'est en train de s'activer
00:49:56à l'instant
00:49:57et là aussi
00:49:57on attend de bonnes quantités
00:49:5860-80 cm de neige
00:50:01d'ici à demain
00:50:02on pourrait même dépasser
00:50:03le mètre de neige
00:50:04par endroit
00:50:05en l'espace de 48 heures
00:50:06il y aura de la bonne poudreuse
00:50:07pour ceux qui sont au ski
00:50:08c'est la nouvelle
00:50:09que vous leur donnez
00:50:09ceux qui nous regardent
00:50:10en ce moment
00:50:10et qui sont aux vacances
00:50:11dans les stations
00:50:11c'est une bonne nouvelle
00:50:12en tout cas pour les massifs du Sud
00:50:14là qui sont bien servis
00:50:15en revanche les Vosges
00:50:16le Jura
00:50:16manque encore de neige
00:50:17assez sérieusement
00:50:18pour l'instant
00:50:18c'est le cas également
00:50:19dans le nord
00:50:20du massif central
00:50:21parce que je vous montre
00:50:23c'est une goutte froide
00:50:24on vous en parle
00:50:24de temps en temps
00:50:25elle va circuler
00:50:25à Noël
00:50:26les températures
00:50:27vont encore baisser
00:50:28et au passage
00:50:28de cette goutte froide
00:50:29on pourrait avoir
00:50:30un peu de neige
00:50:31en pleine
00:50:32alors d'abord
00:50:33pour le 24
00:50:33ce sera plutôt
00:50:34entre Loire et Seine
00:50:35on parle d'un
00:50:36ou deux centimètres
00:50:37seulement
00:50:38ça pour la soirée du 24
00:50:39ça peut suffire
00:50:40à mettre le bazar
00:50:41dans la nuit
00:50:42du 24 au 25
00:50:43on va rester prudent
00:50:44là aussi
00:50:44si vous circulez
00:50:45bien évidemment
00:50:46le 25 au matin
00:50:47probable Noël blanc
00:50:49là aussi
00:50:49un faible quantité
00:50:50prévu en Bretagne
00:50:52en Normandie
00:50:53et en descendant
00:50:53vers la massive centrale
00:50:54vers les Pyrénées
00:50:55ou encore vers les Alpes
00:50:56ça reste à confirmer
00:50:57tout est question
00:50:58d'humidité
00:50:59ce qui est certain
00:51:00c'est que les températures
00:51:01vont chuter
00:51:01ce sera de plus en plus froid
00:51:02d'ici à Noël
00:51:03probablement le Noël
00:51:04le plus froid
00:51:04depuis 15 ans
00:51:05de la noêche pour Noël
00:51:06ça serait beau quand même
00:51:07ça permettrait au Père Noël
00:51:08d'acheminer plus facilement
00:51:09les cadeaux
00:51:10les enfants qui se réveillent
00:51:10sous un manteau blanc
00:51:11voilà
00:51:12c'est ces images là
00:51:13qu'on a envie de voir
00:51:13avec Marie-Carré
00:51:14en fond sonore
00:51:15il y a donc
00:51:16avec la neige
00:51:17avec ses bons côtés
00:51:18ses moins bons côtés
00:51:19il y a aussi
00:51:20les inondations
00:51:20là il n'y a que
00:51:21des mauvais côtés
00:51:22Loïc
00:51:23on reste dans le sud
00:51:24avec plusieurs départements
00:51:26qui sont en Aire-Tourange
00:51:27et on surveille
00:51:27tout particulièrement
00:51:28ce matin
00:51:28l'évolution du côté
00:51:30de l'Hérault
00:51:31alors en aval
00:51:33de l'Hérault
00:51:33c'est en train de monter
00:51:35comme on va le voir
00:51:35dans quelques instants
00:51:36avec Loïc
00:51:37mais en amont
00:51:38là-bas
00:51:39il faut qu'il surveille
00:51:40l'évolution de la situation
00:51:41depuis plusieurs heures
00:51:42maintenant
00:51:42il semble que le pire
00:51:44soit quand même passé
00:51:44le pire c'était hier
00:51:49en fin d'après-midi
00:51:50on s'est monté
00:51:51à 8 mètres
00:51:52parce que c'est en train
00:51:59de remonter très haut
00:52:00allez des petits problèmes
00:52:04de transmission
00:52:04parce que c'est vrai
00:52:06qu'il y a des orages
00:52:08en ce moment
00:52:09sur la zone
00:52:10où se trouve Lola
00:52:11on les a vus tout à l'heure
00:52:12et on l'a entendu
00:52:13le tonnerre
00:52:14sur l'ensemble
00:52:15de l'Hérault
00:52:16d'ailleurs
00:52:16il y a des quantités
00:52:17impressionnantes
00:52:17d'eau qui tombent
00:52:18on a vu les images
00:52:19place de la Comédie
00:52:20tout à l'heure
00:52:20à Montpellier
00:52:21ce sont des trompes d'eau
00:52:22qui sont en train
00:52:23de s'abattre
00:52:25où en est la situation
00:52:26voilà ici
00:52:27on est place de la Comédie
00:52:28et voilà
00:52:29on voit pas grand chose
00:52:29on voit les gens
00:52:30juste avec les parapluies
00:52:31Loïc d'abord
00:52:32le nombre de départements
00:52:33en alerte orange
00:52:34on est à 5
00:52:345 départements
00:52:35l'Ardèche est sortie
00:52:37de la vigilance orange
00:52:38pluie inondation
00:52:39en revanche
00:52:39on surveille toujours
00:52:40donc la neige
00:52:41pour l'Aveyron
00:52:41le Tarn
00:52:42et les crues
00:52:43en cours
00:52:43notamment en descendant
00:52:45vers le département
00:52:46de l'Hérault
00:52:46je vous montre le radar
00:52:47vous allez tout de suite
00:52:48comprendre
00:52:48cette forte humidité
00:52:50remonte donc
00:52:51de Méditerranée
00:52:52on n'a pas vu longtemps
00:52:53les radars
00:52:53mais bon
00:52:54il est passé vite
00:52:54à Montpellier
00:52:56ça va prendre du temps
00:52:57ces pluies vont persister
00:52:58pour une bonne partie
00:52:59de cette journée
00:53:00les points que vous voyez
00:53:01ce sont les averses
00:53:02orageuses
00:53:03encore plus soutenues
00:53:03qui se déclenchent
00:53:04également en direction
00:53:05de la Provence
00:53:06et notamment en direction
00:53:07du Var
00:53:07sur les bords
00:53:08du Gapot
00:53:09en ce moment
00:53:09en blanc
00:53:10vous pouvez distinguer
00:53:11la neige
00:53:12ça c'est une bonne nouvelle
00:53:12puisque c'est autant
00:53:13de précipitations
00:53:14qui ne se déversent pas
00:53:15dans les cours d'eau
00:53:16en revanche
00:53:17en allant vers le département
00:53:18de l'Hérault
00:53:19justement à Laroc
00:53:20alors on a eu une hausse
00:53:22remarquable
00:53:23hier jusqu'à 8,30 m
00:53:25et même au-delà
00:53:26vous voyez que la décrue
00:53:27s'est amorcée
00:53:27mais elle est temporaire
00:53:29en réalité
00:53:29on attend un nouveau pic de cru
00:53:31cet après-midi
00:53:32avec les précipitations soutenues
00:53:33donc ici à Laroc
00:53:35nous allons un peu plus
00:53:36en aval
00:53:36cette fois-ci
00:53:37du côté de Montagnac
00:53:38toujours sur les bords
00:53:40de l'Hérault
00:53:40et vous voyez que l'ombre de cru
00:53:41continue de se propager
00:53:42sur ce secteur
00:53:43ça monte encore
00:53:44nous sommes à près de 5,50 m
00:53:46au niveau de la crue
00:53:47de 2000 ans
00:53:48vous nous parliez de Laroc
00:53:49allons-y pour retrouver Lola
00:53:50avec une transmission
00:53:51qui s'est améliorée
00:53:52Lola on disait que le pire
00:53:53était passé
00:53:53mais ça peut remonter
00:53:54dans les heures qui viennent
00:53:55tout à fait
00:53:59c'est ce que j'essaie
00:53:59de vous expliquer
00:54:00à l'instant
00:54:01c'est que
00:54:01en fait là ça peut repartir
00:54:02aux alentours de 15 heures
00:54:03avec le même niveau attendu
00:54:05c'est-à-dire 8 m
00:54:06c'est ce qui était hier
00:54:07au plus fort
00:54:08on est avec Gérard
00:54:09vous êtes en train
00:54:10de déblayer
00:54:11de nettoyer
00:54:11votre restaurant
00:54:12il a été déjà impacté
00:54:13là ça peut repartir
00:54:14ça vous inquiète
00:54:15écoutez
00:54:16c'est monté quand même
00:54:18cette nuit
00:54:19voilà juste à 19h
00:54:21jusqu'à 23h
00:54:22on est resté
00:54:23jusqu'à 3h du matin
00:54:24pour nettoyer
00:54:25pour dégrossir
00:54:26et là
00:54:27le maire est passé
00:54:29en nous disant
00:54:29que ça allait de nouveau
00:54:30ressauter vers 16h
00:54:31donc voilà
00:54:33on enlève le plus gros
00:54:34et on va arrêter
00:54:34de nettoyer
00:54:35si c'est pour tout recommencer
00:54:37c'est pas la peine
00:54:38là ce qu'on voit
00:54:39sur les images
00:54:39de Laura Champion
00:54:40c'est votre terrasse
00:54:41c'est ça que vous avez
00:54:42ça
00:54:42oui c'est la terrasse
00:54:43qu'on avait stockée
00:54:44à l'intérieur
00:54:45bon on en profite
00:54:46pour la nettoyer
00:54:46et en même temps
00:54:47pour l'enlever
00:54:47la monter dans un garage
00:54:48que j'ai là-haut
00:54:49pour ne pas avoir
00:54:50à le refaire
00:54:51vous avez le niveau d'eau
00:54:52à l'intérieur
00:54:53vous avez vu le niveau d'eau
00:54:54on le voit bien
00:54:54les traces sur les murs
00:54:55c'est monté à peu près où
00:54:56décrivez-nous
00:54:57parce qu'on a des problèmes
00:54:58de raison
00:54:58on peut pas forcément
00:54:581m50
00:55:001m30 à peu près
00:55:02vous me disiez tout à l'heure
00:55:03ça fait plus de 20 ans
00:55:04que vous êtes sur cette
00:55:04commune de la Roque
00:55:05c'est préoccupant
00:55:07cette montée de l'Hérault
00:55:09vous aviez déjà vu ça
00:55:11ou pas ?
00:55:12oui j'ai déjà vu ça
00:55:133-4 fois
00:55:13ça fait longtemps
00:55:14que je suis là
00:55:14après qu'est-ce que vous voulez
00:55:16ça fait partie du jeu
00:55:17on y commence à s'habituer
00:55:19c'est tellement agréable
00:55:21et c'est tellement le plaisir
00:55:22l'été d'être au bord de l'Hérault
00:55:24que des fois on en paye le prix
00:55:26c'est le jeu
00:55:27au revers de la médaille
00:55:28c'est que là
00:55:28il n'y a plus rien
00:55:29votre restaurant
00:55:30il est totalement impacté
00:55:31écoutez ça va
00:55:33parce qu'on avait quand même
00:55:34bien anticipé la chose
00:55:35bien anticipé
00:55:36tout le matériel
00:55:37on l'a tout enlevé
00:55:38voilà c'est ce qui coûte
00:55:40le plus cher le matériel
00:55:41voilà
00:55:41le reste ça devrait aller
00:55:43ça va être des peintures
00:55:44ça va être des faillances
00:55:45de la rénovation
00:55:47pas trop de matériel
00:55:48merci beaucoup
00:55:49donc vous voyez
00:55:51ces commerçants
00:55:52encore sur le qui-vive
00:55:53ça concerne une cinquantaine
00:55:54d'habitations
00:55:55ceux qui sont au bord de l'Hérault
00:55:56sur cinquantaine
00:55:57de commerçants
00:55:58pardon
00:55:58sur mille habitations
00:56:00à peu près
00:56:00tout le monde reste
00:56:01sur les qui-vive
00:56:02et aux accueils
00:56:03voilà
00:56:04la résignation
00:56:04et l'épuisement
00:56:05de Gérard
00:56:06qui reste philosophe
00:56:07malgré tout
00:56:08merci beaucoup
00:56:09Lola
00:56:10et merci à Laura Champion
00:56:12qui est à vos côtés
00:56:13pour continuer
00:56:13à nous faire suivre
00:56:15l'évolution des choses
00:56:17autre titre
00:56:19ce matin
00:56:19les suites
00:56:20du cambrayolage
00:56:21du lourd
00:56:22pourquoi ?
00:56:22parce que BFM TV
00:56:24fait des révélations
00:56:24grâce à vous
00:56:25Mathias Tesson
00:56:26on connaissait
00:56:27l'ampleur du butin
00:56:28on l'a beaucoup dit
00:56:29au moment où ça s'est produit
00:56:31le chiffre de 88 millions d'euros
00:56:32est arrivé assez vite
00:56:34mais on ne savait pas trop
00:56:34ce qu'il y avait derrière
00:56:35et bien on le sait maintenant
00:56:36parce que quand on regarde
00:56:37le détail du butin
00:56:38on se rend compte
00:56:39que ce sont des milliers
00:56:40et des milliers de pierres
00:56:41qui en réalité
00:56:42ont été volées
00:56:42et ces chiffres
00:56:43qu'on va vous révéler
00:56:45donnent à la fois
00:56:46le tournis
00:56:46mais précisent
00:56:48encore un peu plus
00:56:49comment dirais-je
00:56:51l'aspect exceptionnel
00:56:53spectaculaire
00:56:54de ce qui a été fait
00:56:54il y a maintenant
00:56:55deux mois
00:56:56parce qu'on savait
00:56:57effectivement que
00:56:57huit bijoux
00:56:58d'une valeur estimée
00:56:59à 88 millions d'euros
00:57:00avaient effectivement
00:57:01été dérobés
00:57:01mais on a pu
00:57:03prendre connaissance
00:57:04du détail
00:57:04des pierres précieuses
00:57:05qui en est
00:57:06ces bijoux
00:57:07il y avait jusqu'à
00:57:088482 diamants
00:57:11rendez-vous compte
00:57:11sur ces huit bijoux
00:57:13mais également
00:57:1335 émeraudes
00:57:1434 saphirs
00:57:16et 212 perles
00:57:18voilà
00:57:18le butin
00:57:19impensable
00:57:21que les malfaiteurs
00:57:22ont réussi à subtiliser
00:57:23en seulement
00:57:234 minutes
00:57:25rappelons ce chiffre
00:57:254 minutes
00:57:26en les dissimulant
00:57:27dans un premier temps
00:57:28dans leur poche
00:57:29ou dans une sacoche
00:57:31comme
00:57:31de vulgaires objets
00:57:33entre guillemets
00:57:34voilà pour
00:57:35ces chiffres
00:57:36qui donnent le tournis
00:57:36et ce qui donne aussi
00:57:37un sentiment
00:57:38un peu d'improvisation
00:57:38quand vous nous dites
00:57:39qu'ils les ont mis
00:57:39dans leur poche
00:57:40oui effectivement
00:57:42il y a une forme
00:57:42de contraste
00:57:43entre ce matériel-là
00:57:45utilisé pour ce cas
00:57:47c'est l'ampleur
00:57:48de ce butin
00:57:49néanmoins
00:57:49voilà
00:57:50il faut
00:57:50comment dirais-je
00:57:52faire preuve
00:57:52tout de même
00:57:53de prudence
00:57:53parce que
00:57:54alors certes
00:57:55ils ont commis des erreurs
00:57:56en laissant de l'ADN
00:57:57notamment sur place
00:57:58mais ils étaient quand même
00:57:59très outillés
00:58:00et vous allez le découvrir
00:58:02il y a dans cette affaire
00:58:04aussi
00:58:04un utilitaire blanc
00:58:07on se souvient
00:58:08de ces trois véhicules
00:58:09le camion nacelle
00:58:10et les deux scooters
00:58:11qui ont servi
00:58:12à réaliser ce cas
00:58:13mais on a un peu moins
00:58:14parlé d'un autre véhicule
00:58:15qui part
00:58:16tout comme les trois autres
00:58:18de la ville d'Aubervilliers
00:58:19le matin des faits
00:58:20mais qui ne passera jamais
00:58:21par le Louvre
00:58:22là on voit sur cette image
00:58:23le camion nacelle
00:58:24et les deux scooters
00:58:24qui roulent un peu en convoi
00:58:26juste avant le cambriolage
00:58:27dans Paris
00:58:28mais un troisième véhicule
00:58:28un utilitaire blanc
00:58:30part aussi d'Aubervilliers
00:58:31le matin
00:58:31mais ne passera jamais
00:58:32par le Louvre
00:58:32il va en réalité
00:58:33dans le sud de Paris
00:58:34se stationner du côté
00:58:35d'Ivry-sur-Seine
00:58:36et les deux scooters
00:58:37qui repartiront
00:58:39après le casse
00:58:39vont rejoindre
00:58:40cet utilitaire blanc
00:58:42qui aurait manifestement
00:58:43servi
00:58:44à transporter
00:58:45les bijoux
00:58:47et cet utilitaire blanc
00:58:48et bien
00:58:50les enquêteurs
00:58:52ne l'ont pas retrouvé
00:58:53à ce stade
00:58:54et c'est peut-être
00:58:54une des clés
00:58:55du mystère
00:58:56on sait qu'une partie
00:58:57des malfaiteurs
00:58:59repart avec
00:59:00dans une direction
00:59:03en particulier
00:59:03à Paris
00:59:05il repart avec
00:59:05peu après les faits
00:59:06mais à un moment donné
00:59:07les enquêteurs
00:59:08perdent leurs traces
00:59:08Christian Flech est avec nous
00:59:10l'ancien patron
00:59:10de l'APJ de Paris
00:59:11ce qui frappe
00:59:12dans ces chiffres
00:59:13et ces informations
00:59:14que nous donne
00:59:14Mathias Tesson
00:59:15c'est le côté
00:59:16jackpot
00:59:18un peu
00:59:18pour les cambrioleurs
00:59:19parce qu'ils mettent
00:59:20la main sur seulement
00:59:208 bijoux
00:59:21mais ce qui est important
00:59:23ce sont
00:59:23ce nombre de pierres
00:59:24parce qu'on imagine
00:59:25qu'après
00:59:25ils vont tout dessertir
00:59:27et vendre
00:59:28à la découpe
00:59:28au détail
00:59:29alors c'est une des hypothèses
00:59:30évidemment
00:59:31dès le départ
00:59:31c'est-à-dire
00:59:32soit on vend
00:59:33les bijoux
00:59:33soit c'est un collectionneur
00:59:35qui le veut
00:59:37et puis il y a aussi
00:59:38la dimension historique
00:59:39patrimoniale
00:59:40des bijoux
00:59:41ce qui fait qu'on peut
00:59:41avoir plusieurs valeurs
00:59:42parce que si vous vendez
00:59:43comme vous dites
00:59:44à la découpe
00:59:44ça va vous revenir
00:59:45beaucoup moins cher
00:59:46que les 88 millions
00:59:48qui sont évoqués au départ
00:59:49ça rapportera moins ?
00:59:51bien sûr
00:59:51bien sûr
00:59:51parce qu'il y a
00:59:52il y a une façon
00:59:54je laisse Didier Rickner
00:59:55l'expliquer
00:59:56il y a une façon historique
00:59:57de monter les pierres
00:59:58qui donne une valeur
00:59:59les 88 millions
01:00:00c'est totalement théorique
01:00:01parce que ce sont
01:00:02les objets tels qu'ils sont
01:00:03ils sont absolument
01:00:04invendables
01:00:04sur un marché normal
01:00:05alors je ne crois pas
01:00:07beaucoup
01:00:07aux collectionneurs
01:00:08fous
01:00:09qui vous restent là
01:00:09en revanche
01:00:118800
01:00:11donc des milliers
01:00:12de diamants
01:00:14ce sont des tout petits diamants
01:00:15même si vous les vendez
01:00:17il n'y a pas d'intérêt
01:00:18moi l'espoir que j'ai
01:00:19c'est que justement
01:00:20quand on voit
01:00:20ce qu'ils ont pris
01:00:21c'est probablement pas
01:00:22pour les dessertir
01:00:23sinon c'est
01:00:24c'est un travail de fou
01:00:25pour pas grand chose
01:00:26oui oui oui
01:00:27on a eu tout à l'heure
01:00:28sur la même antenne
01:00:30de BFM
01:00:31un spécialiste des GEM
01:00:33moi je ne suis pas spécialiste
01:00:34de cela
01:00:34mais qui expliquait
01:00:35que ça vaut
01:00:37d'abord ça ne vaut pas
01:00:38beaucoup d'argent
01:00:39les diamants veulent
01:00:40beaucoup moins qu'avant
01:00:41des tout petits diamants
01:00:42ça ne vaut pas très cher
01:00:43ils sont taillés
01:00:44de manière ancienne
01:00:44donc si on les vend
01:00:45on s'aperçoit tout de suite
01:00:46que ce sont des diamants
01:00:47on pourra très facilement
01:00:48remonter au Louvre
01:00:49donc il faut les retailler
01:00:50ce qui les rend encore plus petits
01:00:51enfin c'est
01:00:51ils ont
01:00:53s'ils avaient voulu tailler
01:00:54un diamant
01:00:55à la limite
01:00:55ils prenaient le régent
01:00:56qui n'était pas très loin
01:00:57ce qu'ils n'ont pas fait
01:00:58ils ont pris des bijoux
01:00:59donc moi j'espère vraiment
01:01:00qu'ils les ont pris
01:01:01en tant que tels
01:01:01maintenant pour quelles raisons
01:01:02je ne sais pas
01:01:03mais j'ai toujours l'espoir
01:01:05qu'on puisse les retrouver
01:01:06en tout cas
01:01:0688 millions d'euros
01:01:07même s'ils les revendaient
01:01:09ce ne sera pas 88 millions d'euros
01:01:10et s'ils les revendent
01:01:11en pièces découpées
01:01:12c'est encore beaucoup moins
01:01:12quelles sont les méthodes
01:01:13Christian Flech
01:01:14des policiers
01:01:15parce qu'on connaît
01:01:17le classique sur l'ADN
01:01:18pour remonter jusqu'au
01:01:20voleur homme
01:01:21mais pour remonter la piste
01:01:22des recèleurs
01:01:23est-ce qu'il y a des méthodes particulières
01:01:25je ne sais pas moi
01:01:26de l'infiltration
01:01:26ce genre de choses ou pas ?
01:01:28Alors il y a les méthodes
01:01:28classiques de police judiciaire
01:01:30il y a effectivement
01:01:31des informateurs
01:01:32c'est un milieu
01:01:32le milieu de l'art
01:01:33qui est un milieu
01:01:34qui est assez restreint
01:01:36où les policiers
01:01:37ont des contacts
01:01:38où les services
01:01:40qui ont été saisis
01:01:40par le procureur de la République
01:01:41la brigade de répression
01:01:42du banditisme
01:01:43et l'office central
01:01:44de répression des biens culturels
01:01:46ce sont des services
01:01:47qui ont ces contacts
01:01:48dans les milieux de l'art
01:01:50et puis il y a un intérêt
01:01:51sans doute
01:01:52pour certains
01:01:53de donner des renseignements
01:01:54pour permettre
01:01:55de retrouver
01:01:55les bijoux
01:01:57soit un intérêt artistique
01:01:58parce que ce sont
01:01:59des vrais amateurs
01:02:00et qu'ils ont envie
01:02:01que ces bijoux là
01:02:01soient restitués
01:02:02et soient visibles
01:02:03par le plus grand nombre
01:02:04soit un intérêt
01:02:05plus patrimonial
01:02:06que la police
01:02:07peut découvrir
01:02:08Alors justement
01:02:09sur les commanditaires
01:02:09Mathias
01:02:10est-ce qu'on en sait
01:02:10un peu plus aussi ou pas ?
01:02:11Pour rebondir sur ce qui
01:02:12vient d'être dit
01:02:12il y a trois choses
01:02:13auxquelles les enquêteurs
01:02:14sont vigilants
01:02:14la téléphonie
01:02:15la vidéosurveillance
01:02:16et l'ADN
01:02:17mais aussi peut-être
01:02:18le contenu des déclarations
01:02:19des suspects en garde à vue
01:02:21et effectivement
01:02:21selon nos informations
01:02:22XH1 et XH2
01:02:24qui sont les deux personnes
01:02:25suspectées d'être rentrées
01:02:26à l'intérieur de la galerie
01:02:27Apollon
01:02:28et bien on fait des déclarations
01:02:30en garde à vue à l'époque
01:02:31plus ou moins étonnantes
01:02:32le premier XH1
01:02:33c'est Abdoulaye N
01:02:35il a 39 ans
01:02:35et cet homme
01:02:36dans un premier temps
01:02:37il va démentir
01:02:38avoir un quelconque lien
01:02:39avec cette affaire
01:02:40avant finalement
01:02:41au fur et à mesure
01:02:41des heures de garde à vue
01:02:42qui passent
01:02:42de reconnaître
01:02:43qu'il était bel et bien
01:02:44à l'intérieur de la galerie
01:02:45et il va dire
01:02:46qu'il a été recruté
01:02:47par deux mystérieuses personnes
01:02:49à l'accent slave
01:02:50c'est la précision qu'il donne
01:02:51dans un parc
01:02:52deux jours avant les faits
01:02:54alors qu'il était en train
01:02:55de fumer un joint
01:02:56à ce moment-là
01:02:57ces personnes lui représentaient
01:02:58un projet de banal cambriolage
01:03:00ce sont ces termes
01:03:01contre une somme pouvant aller
01:03:02jusqu'à 15 000 euros
01:03:04et Abdoulaye N
01:03:05dit qu'il pensait
01:03:06qu'il allait s'attaquer
01:03:07à une entreprise
01:03:09fermée le dimanche
01:03:10et pas du tout au Louvre
01:03:12et l'autre personne
01:03:12à l'intérieur de la galerie
01:03:13c'est XH2
01:03:14lui c'est Hayed G
01:03:15il a 35 ans
01:03:16lui aussi dans un premier temps
01:03:17ni les faits
01:03:18avant finalement
01:03:19de les reconnaître
01:03:19et lui dit
01:03:20qu'il a été recruté
01:03:21par un homme
01:03:23se faisant appeler
01:03:24laser
01:03:24sans plus de précision
01:03:26alors il faut
01:03:26évidemment
01:03:27être prudent
01:03:28sur ces déclarations
01:03:30ne pas forcément
01:03:30les prendre
01:03:31comme argent
01:03:31pour argent comptant
01:03:33mais voilà
01:03:34elles sont intéressantes
01:03:34ces déclarations
01:03:35Christian Flèche
01:03:36comment est-ce qu'on peut aller
01:03:37davantage au bout
01:03:39de ces
01:03:39alors c'est pas des aveux
01:03:40enfin c'est des aveux
01:03:41sur leur présence
01:03:42mais sur les commanditaires
01:03:43sur le reste
01:03:44ils ne disent au fond
01:03:45pas grand chose
01:03:45comment faire en sorte
01:03:46d'avoir davantage
01:03:47d'informations
01:03:48moi je crois assez
01:03:48à un élément
01:03:49le plus grand complice
01:03:52dans cette affaire
01:03:52c'est la sécurité du ouvre
01:03:54il y a une absence
01:03:55de sécurité
01:03:55qui a rendu possible
01:03:56rendu plus facile
01:03:58ce cambriolage
01:03:59mais complice objectif
01:04:01par la force des choses
01:04:03une sécurité pas assez forte
01:04:04qui permet que ça se déroule
01:04:05pas une complicité interne
01:04:06visiblement
01:04:07c'est pas la piste
01:04:08qui est suivie
01:04:08pour l'instant
01:04:09cela dit
01:04:09de ce que je comprends
01:04:10il y a eu un certain nombre
01:04:11de documents
01:04:11qui ont été fournis
01:04:12sur l'absence de sécurité
01:04:14ou les failles de sécurité
01:04:15ou les fragilités de sécurité
01:04:17plutôt sur le Louvre
01:04:19et spécialement
01:04:20sur cette fenêtre
01:04:20donc c'est intéressant
01:04:22de savoir
01:04:22qui a eu connaissance
01:04:23de ces éléments-là
01:04:24parce que ça peut être
01:04:25un point
01:04:26parce que comment
01:04:27un dimanche matin
01:04:28on arrive à une fenêtre
01:04:29avec un plan articulé
01:04:31pour arriver derrière
01:04:33voilà
01:04:34c'est quand même
01:04:34une vraie question
01:04:35alors Didier Reckner
01:04:36Christian Flech
01:04:36il fait allusion
01:04:37à un rapport
01:04:37qui a été remis
01:04:39à la fin des années
01:04:402015
01:04:41enfin 2018
01:04:42je crois
01:04:42dans ces eaux-là
01:04:43si vous voulez parler
01:04:43du rapport
01:04:44Van Cleef-Arpels
01:04:44oui
01:04:45oui c'est un rapport
01:04:46qui a été remis
01:04:47alors il y a eu
01:04:48beaucoup de discussions
01:04:49sur est-ce qu'il a été
01:04:50transmis ou pas
01:04:50à Laurence Descartes
01:04:51en tout cas
01:04:52ce qui s'avère
01:04:53manifestement
01:04:54c'est que ce rapport
01:04:55il était en possession
01:04:57du département des objets d'art
01:04:58et il était dans les archives
01:04:59du Louvre
01:04:59en revanche
01:05:00il n'a pas effectivement
01:05:01été remis de la main
01:05:02à la main
01:05:02de Jean-Luc Martinez
01:05:04le précédent président
01:05:05à Laurence Descartes
01:05:06mais tous les documents
01:05:07ne sont pas remis
01:05:08de la main à la main
01:05:08les auditions ont montré
01:05:11qu'il y avait
01:05:12une continuité
01:05:13néanmoins
01:05:14des personnes
01:05:15qui travaillaient là-bas
01:05:15tous les directeurs
01:05:16étaient là
01:05:16les personnes
01:05:18qui avaient changé
01:05:18c'était le président
01:05:19son administrateur général
01:05:21mais il y a eu
01:05:23quand même une période
01:05:24pendant 3-4 mois
01:05:25où il était en intérim
01:05:26et où Laurence Descartes
01:05:27n'était pas encore là
01:05:27donc
01:05:28qu'il n'ait pas eu
01:05:30connaissance de ce rapport
01:05:32me semble déjà
01:05:32un peu problématique
01:05:33ce qu'ils disent
01:05:34c'est que
01:05:35le rapport a été commandé
01:05:36par le département
01:05:37des objets d'art
01:05:37dont dépend la guerrière d'Apollon
01:05:38et que ce rapport
01:05:40avait surtout
01:05:41insisté surtout
01:05:42sur les
01:05:42sur les vitrines
01:05:44il y a une chose
01:05:46qui n'a pas été encore dite
01:05:47mais qui m'étonne beaucoup
01:05:48Van Cleef Erpels
01:05:49donc en professionnel
01:05:49demande des vitrines
01:05:51dont on dit
01:05:52qu'elles ont été
01:05:53un peu plus
01:05:54même fortifiées
01:05:55que celles
01:05:56que disait Van Cleef Erpels
01:05:57et qui ont cédé
01:05:58en 2 ou 3 minutes
01:05:59moi je n'arrive pas
01:05:59à comprendre
01:06:00comment c'est possible
01:06:01mais bon ça c'est autre chose
01:06:02et ce qu'ils ont dit
01:06:03c'est que finalement
01:06:03l'extérieur
01:06:04c'était pas demandé
01:06:05par le département
01:06:07des objets d'art
01:06:07donc ça n'a pas été fait
01:06:08on est
01:06:09on existe un peu
01:06:11de sentiments
01:06:11Christian Flèche
01:06:12parce qu'au début
01:06:12de ce cambriolage
01:06:13on était dans les comparaisons
01:06:15voilà
01:06:15pas d'armes
01:06:16un côté un peu
01:06:16Arsène Lupin
01:06:17des grands professionnels
01:06:18et puis ensuite
01:06:18on découvre ce côté
01:06:19un peu franchement
01:06:20pied-niquelé
01:06:21les poches
01:06:22je suis en train de fumer
01:06:22un joint quand on m'appelle
01:06:23quel est votre sentiment
01:06:25à vous
01:06:25laquelle de ces deux
01:06:26pistes vous semble
01:06:28la plus crédible
01:06:28alors ce que je peux vous dire
01:06:29c'est que la police judiciaire
01:06:30a fait un travail considérable
01:06:31ils ont mis
01:06:31des centaines d'enquêteurs
01:06:33quand c'était nécessaire
01:06:35on a évoqué le site
01:06:36d'une centaine en permanence
01:06:37mais il y en a eu
01:06:38beaucoup plus
01:06:38parce que vous pouvez
01:06:40pas imaginer
01:06:41ce que représente
01:06:42le travail
01:06:42que vous avez décrit
01:06:43tout à l'heure
01:06:44de ces gens
01:06:46qui quittent le Louvre
01:06:48et qui vont
01:06:49à droite à gauche
01:06:49dans la région parisienne
01:06:51ça a représenté
01:06:52un travail considérable
01:06:53de visionnage
01:06:54de dizaines
01:06:54de centaines d'heures
01:06:55de vidéos
01:06:56donc il a fallu
01:06:57un gros boulot
01:06:58pour arriver à identifier
01:07:00très vite
01:07:00et pour que 15 jours après
01:07:02on commence à avoir
01:07:03bien sûr
01:07:04ils ont laissé des ADN
01:07:05mais cela dit
01:07:06aujourd'hui
01:07:06on n'a pas les bijoux
01:07:07donc il y a quand même
01:07:09c'est peut-être
01:07:09des pieds nickelés
01:07:10dans l'exécution
01:07:11mais à la limite
01:07:12le plus important
01:07:13maintenant
01:07:13c'est de retrouver
01:07:13les bijoux
01:07:14donc moi je pense
01:07:16que ce que vous décrivez
01:07:18sur le type
01:07:18qui fume un joint
01:07:19etc
01:07:19c'est la vie
01:07:20de ces voyous de banlieue
01:07:21donc à un moment donné
01:07:22on peut les prendre
01:07:23et vous voyez aussi
01:07:24quand on élargit
01:07:25sur le narcomanditisme
01:07:26qu'il y a des gens
01:07:27qu'on récupère
01:07:28sur internet
01:07:28sur un réseau social
01:07:30et on leur donne
01:07:31de l'argent
01:07:31pour aller buter
01:07:32quelqu'un
01:07:32à l'autre bout
01:07:33de la France
01:07:34et ils le font
01:07:34c'est comme ça
01:07:35c'est comme ça que ça se passe
01:07:35aujourd'hui
01:07:36dans le milieu
01:07:36des malfrats
01:07:37c'est effectivement
01:07:38ce qu'on a constaté
01:07:39sur d'autres domaines
01:07:41notamment le narcotrafic
01:07:42comme vous nous le dites
01:07:44merci beaucoup
01:07:44pour ces éclairages
01:07:46ces précisions
01:07:47dans quelques instants
01:07:48la facture d'électricité
01:07:49va-t-elle augmenter
01:07:50pour vous
01:07:50au 1er janvier
01:07:52c'est une possibilité sérieuse
01:07:54on vous dit pourquoi
01:07:54dans quelques minutes
01:07:55à tout de suite
01:07:56Dans quelques instants
01:07:59nous vous dirons
01:08:00si votre facture d'électricité
01:08:02a des chances
01:08:03d'augmenter
01:08:04avec un changement
01:08:06législatif
01:08:07qu'on va vous expliquer
01:08:08mais d'abord
01:08:10le rappel de l'actualité
01:08:11de ce lundi matin
01:08:13c'est avec Maëva Lamy
01:08:14Et on commence Maëva
01:08:19avec les inondations
01:08:20dans le sud de la France
01:08:22Oui tout à fait Julien
01:08:236 départements
01:08:24sont en vigilance orange
01:08:25pour cru ou inondations
01:08:27le Tarn
01:08:28l'Aveyron
01:08:28la Lozère
01:08:29le Var
01:08:30l'Ardèche
01:08:31et l'Hérault
01:08:32et justement
01:08:32la crue du fleuve Hérault
01:08:33a dépassé 8 mètres hier
01:08:35et ça continue aujourd'hui
01:08:36puisque des trompes d'eau
01:08:37sont actuellement
01:08:38en train de tomber
01:08:39et les dégâts sont importants
01:08:41regardez ces images
01:08:42à Montpellier
01:08:42cet arbre qui s'est effondré
01:08:44sur la chaussée
01:08:45surtout soyez très prudents
01:08:46si vous circulez
01:08:47dans le département
01:08:48enfin toujours
01:08:49dans le volet météo
01:08:50deux départements
01:08:51l'Aveyron et le Tarn
01:08:53sont cette fois-ci
01:08:53en vigilance orange
01:08:54neige verglas
01:08:55il a des images
01:08:56un petit peu plus légères
01:08:57un peu plus joyeuses
01:08:58cette bataille de boules de neige
01:09:00qui a été filmée
01:09:00par Hugo d'Orsemène
01:09:01et Célia Vallée
01:09:02c'est à Rodez
01:09:03dans l'Aveyron
01:09:04où des dizaines de centimètres
01:09:05de poudre sont attendus
01:09:06avec des enfants
01:09:07et des plus grands enfants
01:09:08ça marche pour tout le monde
01:09:09les batailles de boules de neige
01:09:10Maëva
01:09:11la loi spéciale
01:09:13c'est un concept
01:09:13que vous avez appris
01:09:14à connaître maintenant
01:09:15depuis deux ans
01:09:16déjà ça recommence
01:09:17oui c'est ça
01:09:18ça fait un peu moins rire
01:09:18c'est ce texte minimaliste
01:09:20qui permet
01:09:20en l'absence de compromis
01:09:21sur le budget
01:09:22de financer provisoirement
01:09:23l'Etat
01:09:24et les administrations
01:09:25et l'idée pour le gouvernement
01:09:27c'est d'aller vite
01:09:28le texte
01:09:28doit être présenté
01:09:29aujourd'hui
01:09:30en Conseil des ministres
01:09:31avant son adoption
01:09:32par l'Assemblée
01:09:33et le Sénat
01:09:33Conseil des ministres
01:09:34présidé par Emmanuel Macron
01:09:35qui sera de retour
01:09:36des Émirats Arabes Unis
01:09:38tout à fait
01:09:38c'est là qu'il se trouve
01:09:39actuellement
01:09:40à Abu Dhabi
01:09:40exactement
01:09:41pour fêter Noël
01:09:42avec les forces françaises
01:09:43c'est la tradition
01:09:44après un dîner
01:09:45hier
01:09:45il a assisté ce matin
01:09:46à un exercice
01:09:48de l'armée
01:09:48dans le désert
01:09:49et durant ce déplacement
01:09:50il a aussi annoncé
01:09:51la construction
01:09:52d'un tout nouveau
01:09:53porte-avions français
01:09:54la mise en service
01:09:55de ce porte-avions
01:09:55est prévue en 2038
01:09:57des révélations
01:09:58BFM TV ce matin
01:09:59sur le cambriolage du Louvre
01:10:00BFM TV vous dévoile
01:10:02les détails du butin
01:10:03et notamment
01:10:04les pierres précieuses
01:10:05qui ont été dérobées
01:10:06plus de 8000
01:10:078000 diamants
01:10:08212 perles
01:10:1035 émeraudes
01:10:10et 34 saphires
01:10:12montant total
01:10:13du préjudice
01:10:14on le rappelle
01:10:1488 millions d'euros
01:10:16pour encore plus
01:10:17d'informations
01:10:17sur cette actualité
01:10:18sur le cas
01:10:19sur le déroulé
01:10:19de l'enquête
01:10:19mais aussi
01:10:20sur toute l'actualité
01:10:21vous pouvez télécharger
01:10:22la toute nouvelle
01:10:23application BFM TV
01:10:24et puis à l'étranger
01:10:26Maéva
01:10:26un général russe
01:10:27qui a été tué
01:10:28en plein Moscou
01:10:28oui c'est le général
01:10:30lieutenant de l'état-major
01:10:31Fanil Sarvarov
01:10:32ça s'est passé
01:10:33à Moscou
01:10:34une enquête
01:10:35pour meurtre
01:10:35a été ouverte
01:10:36la piste
01:10:37des services spéciaux
01:10:38ukrainiens
01:10:38est étudiée
01:10:39merci beaucoup
01:10:41Maéva
01:10:41c'est évidemment
01:10:42la piste
01:10:42la plus logique
01:10:44au moment où il y a
01:10:45également des évolutions
01:10:46diplomatiques
01:10:46sur le front ukrainien
01:10:47puisque le dialogue
01:10:48pourrait reprendre
01:10:48entre Emmanuel Macron
01:10:49et Vladimir Poutine
01:10:50vous avez entendu
01:10:51ces échanges
01:10:52tout au long du week-end
01:10:53l'électricité
01:10:55maintenant
01:10:55et son prix
01:10:56une mauvaise nouvelle
01:10:57pour certains
01:10:57foyers
01:10:58au début de l'année prochaine
01:10:59c'est que le prix
01:11:00de l'électricité
01:11:01pourrait être revu
01:11:02à la hausse
01:11:04à cause
01:11:04de la fin
01:11:05d'un système
01:11:07qu'on va vous expliquer
01:11:08alors le nom comme ça
01:11:09est un peu barbare
01:11:09ça s'appelle
01:11:10l'arène
01:11:10mais heureusement
01:11:11nos éclaireurs
01:11:12sont là
01:11:12pour nous éclairer
01:11:13justement
01:11:14c'est parti
01:11:14avec Fanny Weigscheider
01:11:20qui va nous expliquer
01:11:21ce qui va changer
01:11:21c'est quoi ce système
01:11:22exactement Fanny
01:11:23alors l'arène déjà
01:11:23c'est l'accès régulier
01:11:25au nucléaire historique
01:11:26alors il a été créé
01:11:27en 2010
01:11:28par la loi
01:11:29norme
01:11:30et il a été mis en place
01:11:31donc dès 2011
01:11:32pour une durée
01:11:33prévue par la loi
01:11:34de 15 ans
01:11:35d'où sa fin
01:11:36le 31 décembre
01:11:37au prochain
01:11:37il avait double objectif
01:11:39tout d'abord
01:11:40d'ouvrir la concurrence
01:11:41aux fournisseurs
01:11:42alternatifs
01:11:43d'électricité
01:11:44pour casser le monopole
01:11:46d'EDF à l'époque
01:11:47et aussi
01:11:48en bout de chaîne
01:11:49forcément
01:11:49de baisser la facture
01:11:51pour les consommateurs
01:11:52finaux
01:11:53et de stabiliser
01:11:54les tarifs
01:11:55ce dispositif
01:11:56donc il arrive
01:11:56à sa fin
01:11:57on va le voir
01:11:58et puis surtout
01:11:59il y a d'autres
01:12:00caractéristiques
01:12:02de ce dispositif
01:12:03à Rennes
01:12:03c'est qu'il est soumis
01:12:05à des conditions
01:12:06le prix de vente
01:12:07est imposé
01:12:08à EDF
01:12:08il est soumis
01:12:09de vente
01:12:10à 42 euros
01:12:11le mégawatt-heure
01:12:13pardon
01:12:14à ses fournisseurs
01:12:15donc d'électricité
01:12:17alternatifs
01:12:18pour une quantité
01:12:20qui va de un quart
01:12:21à un tiers
01:12:21de toute l'électricité
01:12:22qu'elle produit
01:12:23à la base
01:12:23de ces centrales nucléaires
01:12:26avec un plafond
01:12:28de 100 TWh par an
01:12:29qu'il ne faut pas dépasser
01:12:31pour ne pas donc
01:12:32entrer en infraction
01:12:34avec cette loi
01:12:35il arrive à échéance
01:12:36ce dispositif
01:12:37parce que
01:12:38légalement
01:12:38on l'a compris
01:12:38déjà la date
01:12:39est dépassée
01:12:39mais aussi parce que
01:12:40ces tarifs
01:12:4142 euros
01:12:42du mégawatt-heure
01:12:43ça ne correspond plus
01:12:43au coût de production
01:12:44d'électricité nucléaire
01:12:45aujourd'hui
01:12:46on est autour de 60 environ
01:12:47et puis aussi
01:12:48parce que ce plafond
01:12:49il était déjà
01:12:50régulièrement dépassé
01:12:51on était autour
01:12:51de 135 TWh par an
01:12:53produit par ces fournisseurs
01:12:56et puis surtout
01:12:57il y a aussi eu
01:12:59des abus
01:12:59certains fournisseurs
01:13:00ont abusé
01:13:02ont été condamnés
01:13:02c'est le cas notamment
01:13:03de Mint Energy
01:13:04ou encore de BCM
01:13:05est-ce que ça va être
01:13:06un manque à gagner
01:13:07pour les consommateurs finaux ?
01:13:08alors c'est en tout cas
01:13:09ce qu'estime
01:13:10HelloWatt
01:13:10qui est une entreprise
01:13:11spécialisée dans
01:13:12tout ce qui est
01:13:13transition énergétique
01:13:14du bâtiment
01:13:15il estime que
01:13:16si le dispositif
01:13:17avait été maintenu
01:13:18donc en 2026
01:13:19il aurait permis
01:13:20de réduire
01:13:21le fameux tarif
01:13:21réglementé de vente
01:13:22le tarif bleu d'EDF
01:13:24sur lequel
01:13:25est ensuite calculé
01:13:25tous les autres tarifs
01:13:26il aurait baissé
01:13:27de 9%
01:13:28pour les consommateurs
01:13:30ce ne sera donc
01:13:31pas le cas
01:13:31donc il y aurait
01:13:32un manque à gagner
01:13:33en effet
01:13:34mais tout de même
01:13:35l'état réfléchit
01:13:37à une alternative
01:13:37pour combler
01:13:39ce manque à gagner
01:13:39ça s'appellerait
01:13:40le VNU
01:13:42le versement nucléaire
01:13:43universel
01:13:44il s'agirait de taxer
01:13:45tous les revenus
01:13:46qu'EDF
01:13:47se ferait
01:13:48en vendant
01:13:49son électricité
01:13:50aux fournisseurs
01:13:50puisqu'il les achèterait
01:13:51il les revendrait
01:13:52uniquement sur le marché
01:13:53de gros
01:13:53là où c'est beaucoup
01:13:54plus cher
01:13:54que sur la version
01:13:56antérieure
01:13:57et donc cette taxation
01:13:58elle reviendrait
01:13:59directement
01:14:00ensuite aux consommateurs
01:14:01qui verraient donc
01:14:02leur facture baisser
01:14:03pour tenter de compenser
01:14:04on met en place
01:14:05une usine à gaz
01:14:06pour en remplacer
01:14:07une autre
01:14:07merci beaucoup
01:14:09alors Lucie Robquin
01:14:11c'est vrai que c'est
01:14:11assez technique
01:14:12mais ça concerne
01:14:13directement la vie
01:14:14de pas mal de monde
01:14:15tous les français
01:14:16tous les français
01:14:17qui utilisent l'électricité
01:14:18il ne faut pas être
01:14:19alarmiste pour 2026
01:14:21en ce moment
01:14:21les prix d'électricité
01:14:22sont bas
01:14:23et du coup
01:14:23la suppression de l'arrêt
01:14:24ne va pas avoir
01:14:25un impact
01:14:25majeur au 1er janvier
01:14:27il ne faut pas
01:14:27avoir de discours
01:14:28catastrophiste
01:14:29deux choses néanmoins
01:14:30il y aura peut-être
01:14:31une ose en janvier
01:14:32qui sera due
01:14:33au certificat
01:14:34d'économie d'énergie
01:14:35on en a déjà parlé
01:14:36ensemble
01:14:36c'est ce qui oblige
01:14:37les fournisseurs
01:14:38les fournisseurs
01:14:38sont obligés de financer
01:14:39des projets de décarbonation
01:14:40et vont le répercuter
01:14:41sur la facture des français
01:14:43sur votre facture
01:14:43sur la mienne
01:14:44ça ça peut avoir
01:14:45un impact des janviers
01:14:46de quelques centimes
01:14:47qui peut s'élever
01:14:48à 50 euros
01:14:48sur l'ensemble
01:14:49de l'année 2026
01:14:50ensuite on vient de le dire
01:14:52il y aura quand même
01:14:52un mécanisme
01:14:53qui pourra intervenir
01:14:54si les prix de l'électricité
01:14:55explosent
01:14:56c'est ce versement
01:14:57nucléaire universel
01:14:58il interviendra
01:14:59au-delà d'un certain prix
01:15:00de 70 euros
01:15:0118 euros
01:15:02par mégawatt-heure
01:15:03les français sont donc
01:15:04partiellement protégés
01:15:05mais beaucoup moins
01:15:07que ce que le faisait
01:15:07l'arène depuis 15 ans
01:15:08Nicolas Mellon est avec nous
01:15:10un expert énergie
01:15:11sur cette question
01:15:13de l'arène
01:15:14et de la fin
01:15:15de l'arène
01:15:15même si l'expression
01:15:17comme ça
01:15:17est un petit peu
01:15:17technocratique
01:15:18est-ce que
01:15:20les français
01:15:20malgré tout
01:15:21peuvent à plus ou moins
01:15:22long terme
01:15:23voir leurs factures
01:15:24augmenter ou pas
01:15:25le mécanisme
01:15:27de l'arène
01:15:28son intérêt
01:15:28c'est qu'il permettait
01:15:29de protéger
01:15:30les consommateurs
01:15:31c'est-à-dire que
01:15:32dans la plupart
01:15:33des pays européens
01:15:34les consommateurs
01:15:36payent que de l'électricité
01:15:38au prix du marché
01:15:38donc si les prix du marché
01:15:40sont bas
01:15:40c'est une très bonne nouvelle
01:15:42mais quand ils explosent
01:15:43comme en 2021
01:15:44pendant la crise
01:15:45et bien là
01:15:46les factures explosent
01:15:47alors que nous en France
01:15:48les consommateurs
01:15:49étaient protégés
01:15:51en partie
01:15:52grâce à l'arène
01:15:53malheureusement
01:15:54ce mécanisme
01:15:54ne protégeait pas
01:15:55pour le coup
01:15:56les entreprises
01:15:56puisque la condition
01:15:58de pouvoir adopter
01:15:59ce mécanisme de l'arène
01:16:00c'était de supprimer
01:16:01les tarifs réglementés
01:16:02pour les entreprises
01:16:02pour répondre à votre question
01:16:03alors j'ai fait le calcul
01:16:05parce que c'est des calculs
01:16:05qui sont très très compliqués
01:16:07et effectivement
01:16:09si on avait conservé
01:16:10ce mécanisme
01:16:11l'an prochain
01:16:11les factures auraient pu diminuer
01:16:12la bonne nouvelle néanmoins
01:16:14c'est qu'elles ne devraient pas
01:16:15augmenter
01:16:16plutôt une bonne nouvelle
01:16:18en cette fin d'année
01:16:18par contre
01:16:20à moyen
01:16:21voire à long terme
01:16:22parce qu'aujourd'hui
01:16:22en Europe
01:16:23il faut voir
01:16:23qu'on est vraiment
01:16:24dans une surcapacité
01:16:25en termes d'offres
01:16:27d'électricité
01:16:27par rapport à la demande
01:16:28on a une demande
01:16:29qui diminue en France
01:16:31depuis 5 ans
01:16:33on a une offre
01:16:35qui ne cesse d'augmenter
01:16:36avec notamment
01:16:37la mise
01:16:38en ligne
01:16:39des nouveaux
01:16:40de panneaux solaires
01:16:41et d'éoliennes
01:16:42que ce soit en France
01:16:43mais aussi
01:16:43beaucoup en Allemagne
01:16:44et en Espagne
01:16:46donc on est quand même
01:16:47à mon avis
01:16:48sur les 5 prochaines années
01:16:49sur un marché
01:16:50structurellement
01:16:51en surcapacité
01:16:53ce qui veut dire
01:16:54qu'on a des prix
01:16:55très bas
01:16:56alors en ce moment
01:16:56par exemple
01:16:57on est à moins de
01:16:5850 euros du mégawatt-heure
01:16:59sur le marché
01:17:00il faut savoir
01:17:02que ce n'est pas
01:17:02très très loin
01:17:03du niveau
01:17:03de l'arène
01:17:04qui était à 42
01:17:05alors maintenant
01:17:07si dans les années
01:17:09qui viennent
01:17:09on avait un problème
01:17:10sur le prix du gaz
01:17:11comme on a eu en 2021
01:17:12avec M. Poutine
01:17:13qui a réduit
01:17:14ses approvisionnements
01:17:14on a choisi
01:17:16de réduire
01:17:17nos achats
01:17:17à M. Poutine
01:17:18pour se protéger
01:17:19et de tout transférer
01:17:21à M. Trump
01:17:21pour acheter du gaz
01:17:23de schiste
01:17:23je ne sais pas
01:17:24si c'est une bonne idée
01:17:25mais si le prix du gaz
01:17:26était amené
01:17:27à exploser
01:17:28dans les 5 prochaines années
01:17:29là on risquerait
01:17:30d'avoir à nouveau
01:17:31un problème
01:17:31alors l'autre bonne nouvelle
01:17:32on va finir l'année
01:17:33sur des bonnes nouvelles
01:17:34c'est qu'a priori
01:17:35sur le gaz naturel
01:17:36on est aussi
01:17:37sur une surproduction
01:17:38au niveau mondial
01:17:39sur le gaz naturel liquéfié
01:17:41lié aussi
01:17:42d'ailleurs
01:17:43au ralentissement
01:17:43économique mondial
01:17:44et donc
01:17:45a priori
01:17:46sur les 5 prochaines années
01:17:47on devrait conserver
01:17:48des prix du gaz faibles
01:17:49donc les signaux
01:17:51sont plutôt bien alignés
01:17:52pour que les français
01:17:53aient un peu de répit
01:17:54en tout cas
01:17:54à moyen terme
01:17:56sur les prix du gaz
01:17:56et de l'électricité
01:17:57et bien de bonnes nouvelles
01:17:58pour Noël
01:17:59vous nous avez rassuré
01:18:00Nicolas Melland
01:18:00merci infiniment
01:18:02au moins on est rassuré
01:18:04sur ce plan là
01:18:04parce que sur le plan politique
01:18:05et sur le plan du budget
01:18:06là on est beaucoup moins rassuré
01:18:08comme on va le voir tout de suite
01:18:08avec la loi spéciale
01:18:11qui doit être votée demain
01:18:12Sébastien Lecornu
01:18:13consul tout au long
01:18:14de cette journée
01:18:15Mélène Argelas
01:18:16vous êtes à Matignon
01:18:17ce sont les socialistes
01:18:18qui sont en ce moment
01:18:18dans le bureau du Premier ministre
01:18:19oui absolument
01:18:23ils sont arrivés à pied
01:18:24aux alentours de 10h30
01:18:25les socialistes
01:18:26qui s'entretiennent
01:18:27en ce moment même
01:18:27avec Sébastien Lecornu
01:18:29le Premier ministre
01:18:30qui recevra ensuite
01:18:31ses alliés
01:18:33du bloc central
01:18:33donc Renaissance
01:18:34le Modem
01:18:35mais aussi Horizon
01:18:36et enfin
01:18:37cette journée de consultation
01:18:38se terminera
01:18:39avec les écologistes
01:18:41les communistes
01:18:41et les républicains
01:18:42toutes les forces politiques
01:18:44représentées au Parlement
01:18:45seront donc reçues
01:18:46aujourd'hui à Matignon
01:18:47sauf vous l'avez compris
01:18:48le Rassemblement National
01:18:49et la France Insoumise
01:18:51Sébastien Lecornu
01:18:51se projette déjà
01:18:53sur les débats budgétaires
01:18:54qui reprendront en 2026
01:18:56l'objectif pour le gouvernement
01:18:57c'est que ces débats
01:18:59ne traînent pas trop
01:18:59alors le Premier ministre
01:19:01essaye aujourd'hui
01:19:02avec ses consultations
01:19:03de trouver les premières pistes
01:19:05d'un compromis
01:19:06la ministre des Comptes Publics
01:19:07Amélie de Montchalin
01:19:08le disait
01:19:09l'objectif c'est de trouver
01:19:10un budget au Parlement
01:19:11avant la fin du mois
01:19:13de janvier
01:19:14ces discussions
01:19:14elles s'annoncent compliquées
01:19:16même si le rapporteur
01:19:17général du budget
01:19:18à l'Assemblée Nationale
01:19:19Philippe Juvin
01:19:20le disait
01:19:21selon lui
01:19:21un accord sur le budget
01:19:23de l'Etat 2026
01:19:24n'est plus très loin
01:19:25en attendant
01:19:25il faudra présenter
01:19:27une loi spéciale
01:19:28ce sera chose faite
01:19:28aujourd'hui en Conseil des Ministres
01:19:30par Sébastien Lecornu
01:19:31puisqu'on le rappelle
01:19:32cette loi spéciale
01:19:33doit être adoptée
01:19:34par le Parlement
01:19:34en urgence avant Noël
01:19:35Si beaucoup Milane
01:19:37vous nous rappelez
01:19:37dès que la délégation socialiste
01:19:38sort du bureau
01:19:40de Sébastien Lecornu
01:19:41Alexis Cuyier
01:19:42est-ce qu'en ce moment
01:19:43dans ce bureau
01:19:44ce sont discussions
01:19:45de marchands de tapis
01:19:46qui sont en train de se dérouler
01:19:47comme il y avait eu déjà
01:19:47pour la sécu
01:19:48Ce qui est intéressant
01:19:49dans ce qui est en train
01:19:50de se passer à Matignon
01:19:51c'est que chacun se projette
01:19:53maintenant
01:19:53Milane le disait
01:19:54sur le mois de janvier
01:19:55la loi spéciale
01:19:57il n'y a pas de suspense
01:19:58elle va être adoptée
01:20:00selon toute vraisemblance
01:20:01sauf vraiment
01:20:02en grande surprise
01:20:03demain
01:20:04par les deux assemblées
01:20:05et ça va permettre
01:20:06d'assurer
01:20:07la stabilité de l'Etat
01:20:09le paiement
01:20:10des fonctionnaires
01:20:11la garantie aussi
01:20:12que les impôts
01:20:13sont toujours bien
01:20:14perçus par l'Etat
01:20:16c'est évidemment
01:20:16essentiel
01:20:18mais là
01:20:18ce qu'est en train
01:20:19d'essayer de faire
01:20:20Sébastien Lecornu
01:20:21c'est de s'assurer
01:20:22que la voie de passage
01:20:23pour le budget
01:20:24elle existe
01:20:25en janvier
01:20:26est-ce qu'il y aura
01:20:27la possibilité
01:20:28de créer
01:20:28un compromis
01:20:29à ce moment-là
01:20:30il semble que
01:20:32finalement
01:20:32contre toute attente
01:20:33ce n'était peut-être
01:20:34pas si loin que ça
01:20:35dans les derniers jours
01:20:37de la session
01:20:39là
01:20:39en décembre
01:20:40mais que
01:20:40en réalité
01:20:41la radicalité
01:20:43pour reprendre le mot
01:20:44qui a été employé
01:20:44dans l'entourage
01:20:45de Sébastien Lecornu
01:20:46de certaines positions
01:20:47notamment du côté
01:20:48du Sénat
01:20:49à majorité de droite
01:20:51que cette radicalité
01:20:52elle n'est peut-être
01:20:53pas permis
01:20:53de faire avancer
01:20:54les positions
01:20:55et que l'emploi
01:20:56d'ailleurs
01:20:57du terme de radicalité
01:20:58par l'entourage
01:20:59de Sébastien Lecornu
01:21:00n'est pas réussi
01:21:02à apaiser la situation
01:21:03peut-être que
01:21:04chacun réussira
01:21:05à l'issue
01:21:06de la trêve
01:21:07des confiseurs
01:21:08et bien
01:21:09de réussir
01:21:10à rediscuter
01:21:11plus sereinement
01:21:12après il y a tout de même
01:21:13une réalité arithmétique
01:21:15Julien
01:21:15il faudra trouver
01:21:16une majorité
01:21:16pour ce budget
01:21:17est-ce que cette majorité
01:21:18elle existe
01:21:19est-ce que les socialistes
01:21:20seront bien au complet
01:21:22dans le soutien
01:21:23de ce budget de l'Etat
01:21:24est-ce que les communistes
01:21:25est-ce que les écologistes
01:21:27accepteront
01:21:28de jouer le jeu
01:21:29de l'abstention
01:21:29c'est quelque chose
01:21:30d'assez similaire
01:21:31aux discussions
01:21:31qu'on a eues
01:21:32il y a quelques semaines
01:21:32sur la loi
01:21:33sur la sécurité sociale
01:21:34là-dessus
01:21:35il y a encore
01:21:35beaucoup de questions
01:21:36qui sont sans réponse
01:21:37Isabelle Thys Saint-Jean
01:21:38en économie
01:21:38on a besoin de réponses
01:21:39plus que de questions
01:21:40malgré tout
01:21:40il semble que
01:21:41l'économie française
01:21:42résiste mieux
01:21:43que ce qu'on pourrait croire
01:21:45est-ce qu'il ne faut pas
01:21:47s'y habituer
01:21:47parce qu'avec ces incertitudes
01:21:49les choses vont forcément
01:21:50s'inverser
01:21:51d'après la professeure
01:21:51d'économie que vous êtes
01:21:52alors il y a deux
01:21:53en fait il y avait
01:21:54deux autres bonnes nouvelles
01:21:56on parlait de bonnes nouvelles
01:21:57mais il y a eu
01:21:57deux bonnes nouvelles
01:21:58récemment
01:21:59qui sont un peu passées
01:22:00sous les radars
01:22:00la croissance
01:22:02qui finalement
01:22:03résiste au mieux
01:22:05que prévu
01:22:05avec un effet
01:22:07de l'incertitude politique
01:22:08qui finalement
01:22:09est moins fort
01:22:11diffère la décision
01:22:12notamment sur l'investissement
01:22:14des entreprises
01:22:14mais ne l'annule pas
01:22:16complètement
01:22:16donc ça c'était
01:22:17la première bonne nouvelle
01:22:18la deuxième bonne nouvelle
01:22:19c'est que le redressement
01:22:20la diminution du déficit
01:22:23finalement
01:22:24elle risque d'être
01:22:27un peu plus forte
01:22:28que ce qu'on imaginait
01:22:29donc ça c'est pas encore
01:22:31complètement certain
01:22:33mais c'était ce qui apparaissait
01:22:34dans les dernières données
01:22:35de Bercy
01:22:37donc ça c'est
01:22:38et c'est très important
01:22:39pour la suite
01:22:40parce que si vous partez
01:22:41de plus bas
01:22:42avec une croissance
01:22:43plus forte
01:22:43c'est plus facile
01:22:45de rédiger le déficit
01:22:46il y a un effet de levier
01:22:46un effet multiplicateur
01:22:48donc ça c'est
01:22:49les bonnes nouvelles
01:22:50il n'en reste pas moins
01:22:53que c'est sûr
01:22:53qu'une incertitude politique
01:22:56ça pèse quand même
01:22:57et qu'on voit bien
01:23:00que les positions
01:23:01c'est assez paradoxal
01:23:03c'est-à-dire qu'il y a
01:23:04des forces politiques
01:23:05qui font des mouvements
01:23:06de compromis
01:23:07mais en même temps
01:23:08les positions
01:23:09les points de départ
01:23:12sont finalement
01:23:13il y a un espèce de retour
01:23:15du clivage gauche-droite
01:23:16dans les alternatives
01:23:17qui sont mises
01:23:18sur la table
01:23:19au moment où
01:23:20les forces sont plutôt
01:23:21en train de converger
01:23:22vers le compromis
01:23:23mais oui
01:23:24il y a des points
01:23:25différents
01:23:26entre la droite
01:23:27qui dit
01:23:28moins de dépenses
01:23:29moins de fiscalité
01:23:30et puis la gauche
01:23:32qui dit
01:23:32plus de dépenses
01:23:33dans les services publics
01:23:34et plus de fiscalité
01:23:36sur les très très riches
01:23:37avec des points
01:23:38de crispation
01:23:39qui font qu'on n'était
01:23:41pas très loin
01:23:42d'un compromis
01:23:43visiblement
01:23:43d'après ce qu'on comprend
01:23:44des discussions
01:23:45mais il y a quand même
01:23:46des points qui sont
01:23:47des points durs
01:23:48en particulier
01:23:49la surtaxe
01:23:49sur les grandes entreprises
01:23:51et celle sur
01:23:53les grandes fortunes
01:23:55qui sont quand même
01:23:56assez indispensables
01:23:58si vous voulez
01:23:58rétablir
01:23:59les finances publiques
01:24:01et aller chercher
01:24:01l'argent
01:24:02là où il est
01:24:03c'est quand même
01:24:04très important
01:24:05dans un moment
01:24:05où on a
01:24:05pardon je suis un peu longue
01:24:06mais en plus
01:24:07on a un besoin
01:24:08majeur d'investissement
01:24:10dans la défense
01:24:11mais dans la recherche
01:24:12dans l'éducation
01:24:13dans la transition écologique
01:24:15il y a les grandes entreprises
01:24:16dont vous nous parlez
01:24:17il y a aussi le tissu
01:24:17des petites entreprises
01:24:18Jean-Christophe Repon
01:24:19est avec nous
01:24:21président de la Confédération
01:24:22de l'artisanat
01:24:23des petites entreprises
01:24:23du bâtiment
01:24:24est-ce que
01:24:25malgré ces nouvelles
01:24:26plutôt encourageantes
01:24:27qu'on vient d'entendre
01:24:28sur l'état général
01:24:29de l'économie
01:24:30vous constatez vous
01:24:31que les choses sont à l'arrêt
01:24:32qu'il n'y a plus de commandes
01:24:35et que du coup
01:24:37il y a pas mal d'équipes
01:24:37qui sont en chômage technique
01:24:38en attendant
01:24:39que ça avance ou pas
01:24:40oui nous à l'inverse
01:24:42de ce que vous venez de dire
01:24:43nous sommes pas dans la dynamique
01:24:45de croissance
01:24:46nous sommes notamment
01:24:47sur la transition énergétique
01:24:48à moins 1,5 d'activité
01:24:50et sur l'ensemble du secteur
01:24:51du segment
01:24:52on est à moins 4%
01:24:53d'activité sur le bâtiment
01:24:54sur l'artisanat du bâtiment
01:24:55donc sur la TPE
01:24:56nous souffrons énormément
01:24:57nous avons détruit
01:24:582024-2025
01:25:00à peu près 40 000 emplois
01:25:02et une quinzaine
01:25:03de mille d'entreprises
01:25:04donc nous avons des entreprises
01:25:06actuellement en difficulté
01:25:07en trésorerie exsangue
01:25:08et devant l'irresponsabilité
01:25:10des sénateurs et députés
01:25:12on a encore devant nous
01:25:13des mois difficiles
01:25:14et de la non-visibilité
01:25:16pour nos artisans
01:25:17Est-ce que vous fixez un délai
01:25:21c'est-à-dire que
01:25:21est-ce que vous dites
01:25:22bon jusqu'à la fin de l'année
01:25:23ça va on peut tenir
01:25:23mais il faut absolument
01:25:24que ça redémarre début janvier
01:25:25ou bien est-ce que
01:25:26vous dites non
01:25:27il faut que ça soit maintenant
01:25:29qu'on sache où on va
01:25:29Nous c'est le plus rapidement possible
01:25:32ça fait deux ans
01:25:32qu'on est en lente décroissance
01:25:34dans l'activité
01:25:36de l'artisanat du bâtiment
01:25:36donc nous on demande
01:25:38qu'à travailler avec
01:25:39le ministre Jean Brun
01:25:40et que bien évidemment
01:25:41le PLF soit voté
01:25:42pour que d'une part
01:25:43MaPrimeRénov' revoie le jour
01:25:44mais également qu'on construise
01:25:46sur une durée de 5 ans
01:25:48nous un plan pluriannuel
01:25:49de stratégie
01:25:50vraiment de rénovation énergétique
01:25:52étape par étape
01:25:54en mêlant deux éléments essentiels
01:25:56qui sont l'argent
01:25:57de MaPrimeRénov'
01:25:58donc bloqué actuellement
01:25:59par le non-vote du budget
01:26:01mais également de l'argent
01:26:02de privé
01:26:04qui sont les économies d'énergie
01:26:06dont vous avez parlé tout à l'heure
01:26:07pour les pollueurs
01:26:08et donc il faut qu'on mixe
01:26:09un peu les deux
01:26:10pour pouvoir avoir
01:26:10une visibilité
01:26:12on ne peut pas rester
01:26:12sur un programme annuel
01:26:14avec chaque année
01:26:15un arrêt du PLF
01:26:17qui ne nous permet pas
01:26:18de nous projeter
01:26:18et notamment aux particuliers
01:26:20de se projeter dans l'avenir
01:26:22c'est intéressant d'entendre
01:26:23évidemment de façon très concrète
01:26:24comment les petites
01:26:25et moyennes entreprises
01:26:26vivent cet état de fait
01:26:27et comment sur le plan
01:26:28un peu plus macroéconomique
01:26:29les choses ne sont pas
01:26:30forcément encore d'équerre
01:26:32il y a une image
01:26:34qu'on voulait vous montrer
01:26:35avant de passer le relais
01:26:37tout à l'heure
01:26:37à Christophe Delay
01:26:38et Marie-Gentrich
01:26:39c'est une image
01:26:40qui nous vient de Moscou
01:26:40en direct
01:26:41et pourquoi on vous la montre
01:26:42parce que cette image
01:26:43c'est l'image d'une voiture
01:26:44qui a explosé
01:26:46et à l'intérieur
01:26:47il y avait un haut gradé russe
01:26:50Ulysse Gosset nous a rejoint
01:26:52expliquez-nous
01:26:53ce qui s'est passé Ulysse
01:26:54Alors c'est effectivement
01:26:55une voiture piégée
01:26:56ce matin à Moscou
01:26:57qui explose
01:26:58et à l'intérieur
01:26:58il y a le lieutenant général
01:27:00Sarvarov
01:27:01c'est quelqu'un d'important
01:27:02qui a déjà servi
01:27:03l'armée russe
01:27:04en Tchétchénie
01:27:05et en Syrie
01:27:06et qui venait d'être nommé
01:27:08il y a quelques mois
01:27:08comme responsable
01:27:10de l'entraînement
01:27:10de la formation opérationnelle
01:27:12de l'armée russe
01:27:14qui est
01:27:14vous le savez évidemment
01:27:15engagé dans la guerre
01:27:16en Ukraine
01:27:16donc c'est quand même
01:27:17quelqu'un d'important
01:27:17et il semblerait
01:27:19qu'il y avait avec lui
01:27:19un autre lieutenant général
01:27:21qui lui
01:27:21n'a pas été tué
01:27:23mais qui aurait été
01:27:23grièvement blessé
01:27:24qui était également
01:27:24quelqu'un d'important
01:27:26dans l'état-major
01:27:27de l'armée russe
01:27:27Alors ce n'est pas
01:27:28vraiment quelque chose
01:27:30d'inhabituel
01:27:30entre guillemets
01:27:31la piste étudiée
01:27:32par le comité d'enquête russe
01:27:34c'est celle des services
01:27:35spéciaux ukrainiens
01:27:37dit-on ce matin
01:27:38à Moscou
01:27:38de façon très officielle
01:27:40mais il y a déjà eu
01:27:41d'autres attentats commis
01:27:42en particulier
01:27:43en avril dernier
01:27:44un autre lieutenant général
01:27:46cette fois
01:27:46c'était le général
01:27:47Moskalik
01:27:48qui lui était
01:27:49le numéro 2
01:27:50de la direction opérationnelle
01:27:52qui a été tué
01:27:53dans l'explosion
01:27:54de sa voiture
01:27:54en avril dernier
01:27:55donc il est clair
01:27:56qu'il y a une campagne
01:27:57menée par les services
01:27:59ukrainiens
01:28:00les renseignements militaires
01:28:01ou les services spéciaux ukrainiens
01:28:02formés à l'école soviétique
01:28:04avant l'indépendance d'ailleurs
01:28:05donc assez efficace
01:28:06si j'ose dire
01:28:06pour éliminer
01:28:07autant que faire se peut
01:28:09pour dans la conduite
01:28:09de la guerre
01:28:10un certain nombre de dirigeants
01:28:11de l'état-major
01:28:12pour affaiblir
01:28:13les forces russes
01:28:14alors qu'on est
01:28:15je le rappelle
01:28:15en pleine négociation
01:28:17entre les américains
01:28:18et les russes
01:28:18pour tenter
01:28:19un accord de paix
01:28:20c'est vrai
01:28:20d'un mot Jérôme Pellistrandi
01:28:22qu'en l'occurrence
01:28:23les services
01:28:24de renseignement ukrainiens
01:28:25ont déjà prouvé
01:28:26leur savoir-faire
01:28:26en la matière
01:28:27oui
01:28:27et donc ils multiplient
01:28:29ce type d'action
01:28:29et en plus
01:28:30c'est à Moscou
01:28:31donc il y a un côté
01:28:32très symbolique
01:28:33ça veut dire
01:28:34qu'ils sont capables
01:28:35d'être au cœur
01:28:36du pouvoir politique russe
01:28:37et sur une voiture banalisée
01:28:40énorme travail de renseignement
01:28:41en amont
01:28:42avec une charge
01:28:42qui ne doit pas être
01:28:43très importante
01:28:43parce que la voiture
01:28:44n'est pas complètement explosée
01:28:46mais le signal
01:28:46est très clair
01:28:47envoyé vraisemblablement
01:28:49par les ukrainiens
01:28:50donc aux autorités russes
01:28:51oui alors que le haut état-major russe
01:28:53a conscience de ces risques
01:28:54et donc se protège
01:28:56fait attention
01:28:56malgré ça
01:28:57on voit que les ukrainiens
01:28:58vraisemblablement
01:28:59arrivent à frapper des cibles
01:29:00au cœur de Moscou
01:29:02dans quelques instants
01:29:04d'autres informations
01:29:04et d'autres précisions
01:29:06sur ce qui s'est passé là-bas
01:29:07c'est avec Christophe Delay
01:29:08et Marie-Jean Tric
01:29:09nous on se retrouve demain
01:29:09et Marie-Jean Tric
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