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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive

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00:00:00Vendredi 19 décembre 2025, Morandini Live numéro 1774 sur CNews, première chaîne d'info de France.
00:00:10Bonjour et bienvenue en direct à la une ce matin dans Morandini Live.
00:00:13Nous allons vous révéler qu'il y a une semaine, le 11 décembre dernier, dans la plus grande discrétion,
00:00:18un texte a été voté à l'Assemblée pour faciliter la vie des mineurs isolés qui arrivent en France.
00:00:24Écoutez bien, ce texte crée une présomption de minorité pour les mineurs étrangers non accompagnés sur le territoire français.
00:00:31Autrement dit, il leur suffira de dire qu'ils sont mineurs pour bénéficier de tous les droits, sans aucun contrôle.
00:00:37De plus, car ce n'est pas fini, le texte interdit désormais le recours aux examens radiologiques osseux, dentaires et du développement pubertaire
00:00:46qui permettait normalement de vérifier qu'ils ne montaient pas et de vérifier leur âge.
00:00:51Enfin, les droits de ces fameux mineurs isolés à un accueil provisoire d'urgence, à l'éducation, sont renforcés.
00:00:58En clair, à un moment où on se demande comment contrôler et limiter l'arrivée d'illégaux en France,
00:01:03ce texte risque de créer un appel d'air avec des majeurs qui joueront aux mineurs avec pour eux plus de droits et moins de contrôles possibles pour les français.
00:01:13On va y revenir bien évidemment longuement dès le début de Morandini Live.
00:01:17Le gouvernement hausse le ton avec les agriculteurs invités sur RTL.
00:01:21La porte-parole du gouvernement, Maude Bréjon, a annoncé que plus aucun blocage des routes ne serait toléré à l'approche des fêtes de Noël.
00:01:28Difficile de penser qu'avec cette mise en garde, le gouvernement aborde le ton qu'il faut, les agriculteurs.
00:01:34Les français doivent pouvoir aller retrouver sereinement leur famille.
00:01:37De même que les commerçants, parce qu'on est aussi dans une période où les commerçants travaillent beaucoup,
00:01:43doivent pouvoir faire fonctionner leur commerce et leur entreprise.
00:01:46Donc vous ne voulez plus de blocage sur les routes pour les départs en vacances ?
00:01:49Nous ne tolérerons plus de nouveaux blocages et nous ferons tout ce qui est nécessaire.
00:01:54Et je le dis aux gens qui s'apprêtent peut-être à partir pour que les françaises et les français puissent aller retrouver sereinement leur famille.
00:02:00À partir de quand ?
00:02:01Voilà, ils nous seront en direct de plusieurs points de blocage, bien évidemment, dans Morandini Live.
00:02:05On connaissait ceux qui s'opposaient à la mise en place de crèches de Noël dans les mairies.
00:02:09Mais voilà désormais que l'on découvre les voleurs de Santon.
00:02:12Les crèches exposées dans les ruelles de Soliesville ont été pillées par des voleurs.
00:02:17Alors l'année dernière, déjà, il y a une vingtaine de crèches qui avaient été volées et une dizaine détériorées.
00:02:21Eh bien cette année, ça recommence.
00:02:23C'est pour couronner le tout de façon assez étrange.
00:02:26Les caméras de vidéosurveillance ne fonctionnent pas.
00:02:29Nous sommes allés sur place.
00:02:29Lundi après-midi, en se dirigeant vers la foire au Santon du village,
00:02:36Jean-Yves découvre la disparition d'une des crèches exposées sur ce muret.
00:02:40Très belle crèche antillaise qui a été aussi faite par des bénévoles.
00:02:44Et on n'a retrouvé que le fil de fer.
00:02:47Les personnes qui sont venues nous la voler, l'aquarium,
00:02:50ils sont venus avec des tenailles, c'était prémédité.
00:02:53Ce n'est pas la première fois que les crèches du village disparaissent.
00:02:56L'an dernier, près d'une vingtaine a été volée.
00:02:59Et une dizaine détériorée.
00:03:01Là, on l'a protégée.
00:03:03Et l'année dernière, on nous a arraché le petit Jésus, vous voyez, qui se trouve ici.
00:03:08Il suffit d'ailleurs de croiser des riverains
00:03:10pour apprendre qu'une autre crèche a été vandalisée.
00:03:14Il y en a une autre où il manque Joseph.
00:03:16Et un bœuf.
00:03:17Ils ont enlevé des morceaux.
00:03:18Ces crèches sont le fruit d'un travail long de plusieurs semaines
00:03:22effectué par une quarantaine de bénévoles,
00:03:24dont la déception est immense.
00:03:27On le fait avec passion, ce genre de choses.
00:03:29On le fait aussi pour que ça plaise aux gens.
00:03:32À partir du moment où vous savez qu'il y a des, entre guillemets,
00:03:35des imbéciles qui viennent pour tout saccager,
00:03:39bah oui, quelque part, ça fait mal au cœur.
00:03:42Malgré les vols, il reste de nombreuses crèches à venir admirer dans le village.
00:03:47Elles seront exposées jusqu'en janvier, avec l'arrivée des rois mages.
00:03:50Et direction maintenant, Rosière en Santerre.
00:03:54C'est dans la Somme.
00:03:55Un caviste a été victime d'une escroquerie à près de 9000 euros.
00:03:59Il a alors décidé de diffuser les visages des arnaqueurs sur les réseaux sociaux.
00:04:02Et retour de bâton, c'est lui qui se retrouve maintenant menacé par les voleurs.
00:04:06Alors certes, son initiative est illégale,
00:04:09mais son action a permis à d'autres commerçants de se manifester et de porter plainte.
00:04:13Assis à son bureau, Clément Fongeuse ne décolère pas.
00:04:19Sur ces images, deux hommes souhaitent louer deux tireuses à bière et de l'alcool
00:04:23prétextant un repas d'entreprise et le règle avec un chèque sans provision.
00:04:29Après plusieurs jours sans nouvelles, Clément parvient à contacter l'un des deux individus.
00:04:33Il m'a dit qu'il ne me ramènerait pas le matériel, que c'était un escroc professionnel.
00:04:39C'était vraiment son métier et que de toute façon, le matériel était vendu.
00:04:43On est à un petit peu moins de 9000 euros.
00:04:45Mais aujourd'hui, si vous voulez, le préjudice le plus important pour moi,
00:04:47et je vous le dis avec émotion, c'est que c'est le côté moral.
00:04:50On travaille 70 à 80 heures par semaine et en fait, on se fait voler.
00:04:55Mais il n'y a pas de solution pour nous.
00:04:57Clément est allé déposer plainte à la gendarmerie.
00:04:59Mais voyant que les choses n'avançaient pas,
00:05:01il décide de poster les photos des escrocs sur le réseau social Facebook.
00:05:05Depuis, l'un d'eux le menace quasi quotidiennement
00:05:07et lui annonce qu'il va porter plainte à son tour
00:05:09pour la diffusion de son image et le non-respect de la présomption d'innocence.
00:05:14Est-ce que vous trouvez ça normal qu'aujourd'hui,
00:05:16quelqu'un comme moi qui travaille, qui ne demande rien à personne,
00:05:18on paye nos charges, on vient nous voler.
00:05:20L'argent qu'on nous a volé, on n'est même pas sûr de le récupérer.
00:05:23D'après ce qu'on sait, on ne le récupérera pas.
00:05:25Et derrière, nous, on est susceptibles de lui donner de l'argent
00:05:28et d'avoir une peine de prison par rapport à ce qu'on a fait.
00:05:30La diffusion des photos des escrocs a permis à d'autres commerçants de la région
00:05:34de porter plainte à leur tour, eux aussi victimes des mêmes individus.
00:05:40Mais d'où viennent ces méthodes que l'on découvre depuis quelques jours
00:05:43dans les foyers d'accueil parisiens ?
00:05:45On a appris hier qu'une nouvelle fois, deux enfants d'une fratrie ont été tondus en juillet dernier.
00:05:50Une sanction surréaliste en 2025, c'est la mairie qui a signalé à la justice ces faits.
00:05:55Après le vif émoi provoqué par une précédente affaire de garçons maltraités la semaine dernière,
00:05:59écoutez la maman de l'une de ces petites victimes.
00:06:03On ne voit ça que dans les films ou dans les documentaires de guerre.
00:06:07Mais là, j'avais l'impression d'avoir la réalité devant mes yeux des enfants
00:06:11vraiment qui sortaient de camps de concentration.
00:06:16En fait, les mots sont durs, sont importants.
00:06:20Mais en tout cas, c'est ce que j'ai vécu quand je les ai retrouvés.
00:06:25Qui, comme parents, père ou mère, peuvent vivre et dormir avec ceux-là ?
00:06:31Non.
00:06:32Moi, tous les soirs quand je m'endors, c'est avec des flashs de mes enfants,
00:06:36tondus, le visage vers le bas.
00:06:41C'est ça que je vis au quotidien, 24 heures sur 24.
00:06:46Voilà, sanctions surréalistes quand même en 2025.
00:06:49Il y a du changement aujourd'hui à la SNCF, mais également à la RATP.
00:06:52Depuis ce matin, les 11 000 agents de contrôle peuvent porter de façon visible une caméra piéton
00:06:58permettant de filmer leurs interventions lorsqu'ils sont en service.
00:07:01Une mesure inscrite dans la loi sur la sécurité des transports qui avait été adoptée en mars dernier.
00:07:05L'objectif, c'est de protéger les agents eux-mêmes, mais aussi les usagers des transports.
00:07:10Voici une caméra piéton portée par un agent de la SNCF.
00:07:16C'est un dispositif qui fait que les agents qui le souhaitent ont la possibilité de pouvoir utiliser ces caméras
00:07:23et de les déclencher quand elles se sentent en difficulté, en danger,
00:07:28pour pouvoir enregistrer l'échange qu'elles peuvent avoir.
00:07:30Train, tramway, bus et métro, cette nouvelle mesure concerne plus de 11 000 agents de contrôle.
00:07:37Objectif, lutter contre l'insécurité, alors que 110 000 actes délictueux sont commis chaque année
00:07:42sur les réseaux de la SNCF et de la RATP.
00:07:46Un certain nombre de nos concitoyens se sentent en insécurité,
00:07:49et je dirais notamment les femmes qui le disent pour 8 sur 10 d'entre elles
00:07:55et que nous devons agir avec ces agents qui sont efficaces, qui sont souvent en première ligne.
00:08:03En cas de déclenchement de la caméra, l'agent devra en informer oralement les personnes enregistrées,
00:08:08sauf dans le cas où la situation laisse craindre un risque immédiat d'atteinte à la vie ou l'intégrité d'une personne.
00:08:14Les enregistrements seront ensuite conservés pendant 30 jours, puis effacés automatiquement.
00:08:20Avec cette nouvelle mesure, les agents de contrôle ont également de nouvelles prérogatives,
00:08:25celles de pouvoir saisir les objets dangereux à travers des palpations
00:08:28qui peuvent être opérés à n'importe quel moment.
00:08:33Les journalistes Patrick Cohen et Thomas Legrand ont été auditionnés hier après-midi
00:08:37dans le cadre de la commission sur l'audiovisuel public.
00:08:40C'était vraiment un jeu du chat et de la souris avec le rapporteur, le député Charles Aloncle,
00:08:45qui ne lâchait rien et qui tentait, malgré l'hostilité de plusieurs députés de gauche,
00:08:49d'avoir des réponses à ces questions.
00:08:51C'était d'ailleurs assez amusant de voir la gauche vent debout pour protéger les deux journalistes.
00:08:55Retour sur la journée d'hier et ses auditions sous tension.
00:08:57Leur audition était particulièrement attendue.
00:09:03Accusés de connivence avec le parti socialiste, les deux journalistes Patrick Cohen et Thomas Legrand
00:09:07se sont expliqués hier après-midi sur leurs propos.
00:09:10Filmé en caméra cachée en juillet dernier par le journal L'Incorrect,
00:09:13la vidéo a été rendue publique début septembre par ce même média.
00:09:17Dès leur arrivée devant les députés, les journalistes dénoncent une supercherie.
00:09:20Je vais devoir répondre à vos questions s'agissant d'extraits volés, montés, diffusés illégalement.
00:09:27Trois minutes rendues publiques en dehors de toute éthique journalistique.
00:09:30Bien que je considère qu'un journaliste n'est responsable et redevable que de ce qu'il dit, écrit et publie,
00:09:36bien que l'impartialité ne se mesure pas dans les bistrots ni dans les chambres à coucher,
00:09:42je répondrai à vos questions.
00:09:44Aux côtés de deux responsables socialistes, Thomas Legrand qui évoquait les stratégies de la gauche aux prochaines élections,
00:09:49lâche une phrase choc à propos de la candidate de la droite parisienne, Rachida Dati.
00:09:53Nous on fait ce qu'il faut pour Dati, Patrick et moi.
00:09:56Sur la défensive, le journaliste explique en dénonçant une manipulation de la vidéo.
00:10:00Cette phrase, elle me choque, elle me choque et je comprends qu'elle choque,
00:10:03mais elle me choque parce qu'elle est montée, parce qu'elle est sortie de son contexte.
00:10:06Une ligne de défense que suit son confrère Patrick Cohen.
00:10:09Pourquoi en effet la vidéo s'arrête-t-elle nette sur la dernière syllabe de Thomas Legrand ?
00:10:13Qu'est-ce qui se dit après qui aurait pu donner le sens d'une phrase qui en soi ne veut rien dire ?
00:10:18On fait ce qu'il faut, pourquoi donc ? Pour la faire élire, pour la faire rire, pour la faire battre, pour l'énerver, je ne sais pas.
00:10:23Dans une atmosphère électrique et face à l'insistance du rapporteur de la commission, Charles Aloncle,
00:10:27Thomas Legrand finit par réaffirmer ses propos, disant seulement regretter qu'ils aient été filmés et montés.
00:10:34Allez, comme tous les jours, les tops et les flops d'audience des primes avec Mister Audience.
00:10:38Aïe-Aïe-S-Kévin, va-t'en.
00:10:39Hier soir, personne n'a dépassé la barre des 3 millions de téléspectateurs en prime time.
00:10:45C'est TF1 qui est arrivé petit leader à 2,8 millions.
00:10:48Avec la série Les Disparus de la Forêt Noire, avec l'émission Prodige France 2 et 2ème, avec 2,421,000 téléspectateurs.
00:10:55Déception pour France 3 qui n'a fait qu'un million et demi avec le téléfilm Petit Ange.
00:11:00Et à la quatrième place, on retrouve France 5, mais avec moins d'un million de téléspectateurs devant le doc Les Aventuriers de l'Egypte antique.
00:11:06Le gros flop de la soirée donc pour M6, où la chantilly n'a pas du tout pris pour le meilleur pâtissier qui sera plus fort que le grimoire de Mercote.
00:11:15Le programme n'a intéressé que 825.000 téléspectateurs.
00:11:18L'A6 est suivi de TFX qui a rassemblé 662.000 personnes devant le film Le Hobbit, la bataille des cinq armées.
00:11:24TMC et Sister ferment ce classement n'étant égalité à presque 600.000 téléspectateurs devant l'agence L'Immobilier de Luxe en Famille et le célèbre film Catwoman.
00:11:33Mister Audience vous dit à lundi.
00:11:36Allez, je vous présente mes invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi.
00:11:41André Bercoff, bonjour.
00:11:42Bonjour Jean-Marc.
00:11:43Merci d'être avec nous, journaliste et éditorialiste à Toscin.
00:11:45Christine Kelly, bonjour.
00:11:47Merci d'être avec nous, journaliste, face à l'info sur CNews et sur Europe 1 tous les jours de 11h à 13h.
00:11:51C'est bien ça.
00:11:53Jean-Christophe Gagné, un politologue, bonjour.
00:11:55Merci également d'être avec nous.
00:11:56Et puis Mathias Leboeuf, journaliste et docteur en philosophie, bonjour.
00:11:58Merci également d'être avec nous.
00:12:00Et puis Thomas Bonnet est là pour représenter le service politique de CNews.
00:12:04Et Tanguy Hamon est là, bonjour, pour représenter le service police-justice de CNews.
00:12:07Et justement, ce matin dans Morandini Live, je voulais commencer par cette loi qui a été votée dans la plus grande discrétion le 11 décembre dernier à l'Assemblée nationale.
00:12:18Une loi qui est destinée, écoutez bien, à faciliter la vie des mineurs isolés qui arrivent en France.
00:12:24C'est un texte qui crée une présomption de minorité pour les mineurs étrangers non accompagnés sur le territoire français.
00:12:30Autrement, il leur suffit de dire qu'ils sont mineurs pour bénéficier de tous les droits.
00:12:35Et désormais, il sera possible de faire encore moins de contrôles qu'avant.
00:12:39Et ça, c'est totalement sur la liste.
00:12:41Puisque dans ce texte qui a été voté à l'Assemblée, je vous le rappelle, le recours aux examens radiologiques, aux examens osseux, aux examens dentaires, aux examens de développement pubertaire,
00:12:52tout ça est désormais interdit.
00:12:54Alors que c'est jusque-là ce qui permettait de définir et de s'assurer de leur âge.
00:13:00Enfin, les droits de ces personnes à un accueil provisoire d'urgence et à l'éducation sont renforcés.
00:13:06En clair, à un moment où on se dit qu'il faut contrôler et limiter l'accès des migrants en France, ça crée sans doute un appel d'air.
00:13:14Tanguy Hamon, comment ça se passait jusque-là pour les mineurs isolés qui arrivaient en France ?
00:13:18Pour les mineurs isolés qui arrivaient en France et qui étaient identifiés par les autorités.
00:13:24Il y avait ces tests osseux, il y avait des tests scientifiques, médicaux, pour pouvoir décider si oui ou non ils étaient mineurs ou majeurs.
00:13:32Parce que c'est vraiment ça le nœud du problème au final. Parce qu'avec tous ces mineurs isolés, eux ils ne sont pas bêtes.
00:13:37Quand ils arrivent, quand ils se font prendre, ils disent « je suis mineur ».
00:13:40Alors que dans une très grande partie des cas, on se rend compte qu'en réalité ce sont des majeurs.
00:13:44Mais pourquoi est-ce qu'ils se déclarent mineurs isolés ?
00:13:46Tout simplement parce qu'ils ont beaucoup plus de droits, ils sont pris en charge par la France.
00:13:50Et aussi parce que s'ils commettent des délits, ils risquent beaucoup moins.
00:13:55Si vous êtes majeur, évidemment il y a la prison, il y a le CRA très certainement, il y a les expulsions forcées.
00:14:00Si vous êtes mineur, là c'est l'ASE, l'aide sociale à l'enfance qui vous prend en charge.
00:14:06Vous êtes envoyé dans un foyer, mais les foyers on sait très bien qu'à peine ils y mettent les pieds, ils ressortent aussitôt.
00:14:12Donc c'est vrai que tout ça, cette nouvelle loi va rendre les choses vraiment très très très compliquées, très très très complexes.
00:14:19Et c'est vrai que les policiers vous disent si maintenant on n'a même plus cette possibilité de définir si oui ou non ils sont majeurs ou mineurs, quel est l'intérêt ?
00:14:27Oui, ça va compliquer les choses. On est en direct avec Pierre-Marie Seve, directeur de l'Institut pour la Justice.
00:14:31Bonjour Pierre-Marie, merci beaucoup d'être en direct avec tous.
00:14:34Je dois vous avouer que quand j'ai vu ce texte et j'ai vu en plus qu'il avait été voté et sans que personne n'en parle le 11 décembre dernier,
00:14:40je me suis posé une question toute simple, c'est pourquoi, pourquoi est-ce qu'on fait un texte dans lequel on interdit le seul élément
00:14:47qu'on a aujourd'hui pour vérifier si c'est un major ou un mineur ? Parce qu'en général, ils n'ont pas leur papier, on n'arrive pas à vérifier d'où ils viennent.
00:14:53C'est-à-dire tous ces tests qui étaient faits, pourquoi est-ce que c'est interdit ? Quel est l'objectif de faire un texte comme celui-là ?
00:15:00Alors déjà, il faut bien savoir que c'est une proposition de loi du Parti Socialiste.
00:15:04Et le Parti Socialiste a une tendance extrêmement, on va dire, progressiste sur la question des mineurs.
00:15:10Il considère notamment que, alors, une des principales mesures qu'il met en place, c'est une présomption de minorité.
00:15:16C'est-à-dire que quand un mineur se présente et qu'il dit qu'il est mineur, en attendant que la justice tranche réellement son cas,
00:15:23il va y avoir une présomption de minorité et donc il va être pris en charge comme un mineur.
00:15:27Il va avoir le droit à l'hébergement, à la protection, à la scolarisation, etc.
00:15:32Donc cette présomption de minorité, elle vise à, eux, nous prétendent, eux, prétendent que c'est mettre des mineurs à la rue
00:15:42que de ne pas leur donner cette présomption de minorité alors qu'ils ont fait la demande.
00:15:47Donc c'est une vision progressiste, c'est une proposition de loi du Parti Socialiste
00:15:51qui est cohérente avec l'ensemble des positions de la gauche depuis des années sur ce dossier.
00:15:56Je vais vous donner un autre exemple.
00:15:58Les tests osseux sont faits selon les départements.
00:16:01Il y a des départements dans lesquels les présidents des départements qui sont pragmatiques font des tests osseux
00:16:06tout simplement pour savoir si les personnes en phase 2 sont vraiment des mineurs.
00:16:09Et il y a d'autres départements où ça ne se fait pas.
00:16:11Eh bien, ces départements où ça ne se fait pas, sans surprise, sont les départements tenus par la gauche ou l'extrême-gauche.
00:16:17Donc c'est finalement assez cohérent.
00:16:19Mais c'est vrai qu'en fait, comment ils vont définir si c'est vraiment des mineurs ou pas ?
00:16:23Parce qu'on parle de tests osseux, on parle également d'examens dentaires qui ne seront plus possibles non plus.
00:16:31Les examens médicaux également ne seront plus possibles.
00:16:34Comment est-ce qu'ils vont arriver à définir si ces gens sont mineurs ou pas à partir du moment où ils n'ont pas de papier
00:16:39et à partir du moment où il n'y a pas d'examens médicaux ?
00:16:41C'est là où je ne comprends pas.
00:16:42En fait, on est en train de se tirer une balle dans le pied.
00:16:44On n'arrête pas de dire sur tous les plateaux télé, il faut plus de contrôle, il faut maîtriser l'immigration qui rentre.
00:16:49Et en fait, on est en train d'ouvrir les portes en grand.
00:16:52Mais le Parti Socialiste ne pense pas qu'il faut maîtriser l'immigration.
00:16:55Le Parti Socialiste se satisfait du statu quo où l'immigration est incontrôlée,
00:16:59c'est-à-dire qu'elle dépend du nombre de personnes qui ont envie de rentrer en France.
00:17:03Mais en l'occurrence, sur comment est-ce qu'on va déterminer la minorité ou la majorité d'une personne qui se présente comme mineure ?
00:17:09Alors, on a pas mal d'examens différents.
00:17:11On a des entretiens avec les autorités de l'aide sociale à l'enfance ou avec des magistrats.
00:17:16Les mineurs vont expliquer leur parcours de vie, on a des entretiens avec des psychologues, etc.
00:17:22Et donc, on a un espèce de collège d'experts qui va finir par décider, oui ou non, ils ont l'air d'être mineurs ou majeurs.
00:17:29Mais évidemment, jusqu'à aujourd'hui, la proposition de loi n'est pas encore passée dans la loi.
00:17:36Heureusement, pour le moment, on peut encore faire les tests osseux.
00:17:38Mais évidemment que les tests osseux et dentaires sont le moyen le plus fiable de savoir s'il y a majorité ou minorité.
00:17:45Mais les personnes qui défendent ce texte, donc qui s'opposent aux tests osseux, sont sur la position que défend la Cour européenne des droits de l'homme,
00:17:53qui dit que ces tests sont trop intrusifs.
00:17:56Et donc, le bien-être de ces supposés mineurs passe avant le bien commun et la volonté générale des Français, sondage après sondage, de limiter l'immigration.
00:18:06Merci beaucoup Pierre-Marie.
00:18:07Merci pour ces explications, Thomas Bonnet.
00:18:09On dit quand même que si ce texte a été voté le 11 décembre, ça veut dire qu'il y avait une majorité.
00:18:12Donc, ce n'est pas que les socialistes, parce qu'on sait qu'ils ne sont pas nombreux.
00:18:15Oui, ils ne sont pas assez, en tout cas, pour faire passer un texte.
00:18:19Ce qui s'est passé, c'est que c'était la niche parlementaire des socialistes.
00:18:21Donc, c'est eux, en fait, qui avaient la main sur l'ordre du jour.
00:18:23Et c'est eux qui ont décidé de mettre ce texte au vote.
00:18:26Et évidemment, donc, l'ensemble de la gauche a voté.
00:18:29Et alors, ceux qui s'y sont opposés, le gouvernement s'y est opposé.
00:18:32Le Rassemblement national également, mais ils n'étaient pas assez nombreux.
00:18:35La droite, visiblement, n'était pas assez mobilisée pour faire opposition au texte.
00:18:38Ce qu'il faut quand même préciser, c'est que désormais, le texte va arriver au Sénat,
00:18:42où là, la majorité est à droite.
00:18:43Donc, on peut imaginer, on va rester prudent, mais on peut imaginer que là, il y aura sans doute des modifications,
00:18:48peut-être même une suppression de cette proposition de loi.
00:18:51Et je précise quand même qu'elle émane, cette proposition de loi, d'Emmanuel Grégoire,
00:18:55qui est député aujourd'hui du Parti Socialiste, qui est le candidat aussi à la mairie de Paris.
00:18:59C'est important de savoir ce qu'il propose, notamment en ce qui concerne l'immigration.
00:19:03Surtout qu'à mon avis, il y a une grande naïveté dans cette proposition de loi,
00:19:06parce qu'on sait très bien que les associations, voire même les réseaux de passeurs,
00:19:11donnent des conseils, des recommandations, notamment maintenant aux filières d'immigration,
00:19:14en disant, vous dites que vous êtes mineur, vous dites que vous êtes originaire de tel pays.
00:19:18Parfois même, ils disent, vous êtes de telle orientation sexuelle,
00:19:20parce que comme ça, vous avez un droit à l'asile, on sait tout ça.
00:19:23Et là, je pense que cette proposition de loi, justement,
00:19:25elle va dans le sens de ceux qui vont profiter des largesses de notre dispositif.
00:19:30Christine Kelly, ça paraît sur la liste quand même un texte comme celui-là,
00:19:32parce que c'est à l'opposé de tout ce qui est dit partout, en disant, il faut plus de contrôle.
00:19:35Personne ne dit qu'il ne faut pas les accueillir, les mineurs isolés,
00:19:38mais un, il faut au moins, au minimum, s'assurer que ce sont des mineurs.
00:19:41Et là, on s'enlève des éléments qui auraient pu prouver que c'était des mineurs.
00:19:45Enfin, je ne comprends pas.
00:19:46On s'enlève l'élément fondamental qui peut prouver, effectivement, qu'ils sont mineurs.
00:19:50Et tout à l'heure, Pierre Maricelle disait qu'on sait que le Parti Socialiste
00:19:53n'est pas favorable à l'immigration massive,
00:19:56mais le Parti Socialiste n'est pas non plus obligé de favoriser
00:19:59et d'ouvrir, de faire cet appel d'air.
00:20:01Tout le monde sait que les départements crient pour l'aide sociale à l'enfance.
00:20:05Ils n'ont plus de moyens.
00:20:06Ils sont submergés.
00:20:07Ils sont débordés.
00:20:09En région PACA, combien d'articles on a vu
00:20:11où ils sont débordés par l'aide sociale à l'enfance et partout,
00:20:15parce qu'ils n'arrivent plus à gérer.
00:20:16Regardons dans les foyers de l'aide sociale à l'enfance
00:20:18où maintenant, c'est uniquement la drogue et la prostitution.
00:20:22J'avais un témoignage autour de Jean en exclusivité
00:20:23d'une petite fille de 13 ans qui a fugué
00:20:27et qui est dans un foyer à SE
00:20:29et qui a été prostituée, toujours par des mêmes réseaux.
00:20:32On sait très bien que c'est un vivier pour le narcotrafic.
00:20:35Ces jeunes mineurs isolés, on le sait.
00:20:37Mais de là à leur favoriser, alors qu'on connaît
00:20:41toutes les conséquences sur la société française,
00:20:44je trouve que c'est une entrave grave
00:20:48au bien-être même des mineurs isolés,
00:20:51des Français et même de notre démocratie.
00:20:54Cet amendement.
00:20:55Et encore une fois, je vous trouve très gentil
00:20:56en ne ciblant que les socialistes.
00:20:57Je le rappelle, il y a eu une majorité quand même
00:20:59pour faire passer ce texte à l'Assemblée.
00:21:00Donc ce n'est pas que les socialistes.
00:21:01Ça veut dire qu'il y a une majorité députés
00:21:03qui sont d'accord avec ça.
00:21:04Et en plus, on sait que les centres pour mineurs isolés sont pleins.
00:21:06Et dans les villes, on n'en veut pas.
00:21:08Regardez l'exemple, par exemple, à Châteauneuf-Grâce.
00:21:10Les habitants se sont mobilisés contre les centres d'accueil
00:21:12de mineurs isolés.
00:21:14Donc on va en faire quoi de tous ces gens
00:21:15qui vont arriver en disant je suis mineur ?
00:21:16Et désormais, ce sera automatique.
00:21:18On leur dira, oui, vous êtes mineur.
00:21:20Et on va voir dans quelques mois, on décidera.
00:21:22Regardez ce qui se passe à Châteauneuf-Grâce.
00:21:24Trois ans d'attente, trois ans à la recherche d'une solution.
00:21:30La mairie devrait pouvoir racheter les murs
00:21:32de ce centre d'accueil pour migrants d'ici la fin de l'année.
00:21:35Une fois propriétaire, elle pourra dédier le lieu
00:21:37à une autre activité.
00:21:39L'association actuelle qui en bénéficie a été mise au courant.
00:21:43Selon le maire de Châteauneuf-Grâce,
00:21:45c'était la seule issue envisageable.
00:21:47Depuis plusieurs années, on a cherché des solutions.
00:21:50Et la solution, en étant propriétaire,
00:21:52c'est de faire un autre projet sur le site.
00:21:53Il a existé depuis trois ans
00:21:55tous les types de nuisances publiques,
00:21:58que ce soit sonores, les déchets,
00:22:03des altercations avec les voisins.
00:22:07Les habitants s'étaient déjà mobilisés.
00:22:09Des rassemblements ont été organisés en juin dernier.
00:22:13Dans ce village de près de 3 700 habitants,
00:22:15une pétition a recueilli plus de 3 000 signatures.
00:22:19Il dénonce des incivilités liées à ce centre d'accueil.
00:22:22Ça a été des insultes, ça a été des points de deal,
00:22:25ça a été des bagarres, ça a été de la gendarmerie qui intervient,
00:22:28ça a été des pompiers blessés.
00:22:30Ça a été un enfer pour les gens qui habitent autour.
00:22:32Ça perturbe la vie des gens et les gens,
00:22:34ils ont droit à la sécurité, ils travaillent pour ça.
00:22:37En parallèle, deux perquisitions ont été menées
00:22:39dans le centre ces derniers jours.
00:22:41La dernière a permis de saisir plus de 1 000 euros en liquide,
00:22:44un taser, une bouteille de protoxyde et des stupéfiants.
00:22:49Une opération demandée par le parquet de grâce.
00:22:52Christian Gallien, à quoi jouent les députés en allégeant
00:22:56les règles concernant les mineurs isolés ?
00:22:58Vous savez, moi je suis un Européen militant,
00:23:01mais là tout est enraciné dans une directive de 2013 sur l'asile.
00:23:06Et il y a un article dans cette directive,
00:23:07qui va très au-delà de la Cour européenne de justice,
00:23:09qui dit que le doute doit profiter aux mineurs.
00:23:12Ce qui a fait que, et c'est largement été porté par l'Allemagne à l'époque,
00:23:15dans la volonté d'ouverture,
00:23:17qui a d'ailleurs infusé sur pratiquement tous les pays.
00:23:19La France, c'était un des rares pays, il faut le signaler,
00:23:21qui pratiquait ces contrôles aussi systématiques.
00:23:25Pas tous les départements, ça a été très bien dit.
00:23:27Donc ce qui veut dire qu'on est en train d'abandonner
00:23:29et se laisser passer, finalement, qui est ouvert,
00:23:31c'est-à-dire qui est cette fois-ci donné à tout le monde,
00:23:33parce que, soyons clairs,
00:23:35dans la trajectoire de ces mineurs isolés.
00:23:37Et en fait, en réalité, on sait très bien que ce sont des jeunes gens majeurs.
00:23:41Donc on le sait à 80%, très largement.
00:23:43Très, très largement, parce que c'est comme ça que ça se passe
00:23:45dans les flux de migration.
00:23:47Les malheureux mineurs, entre nous, soit dit en passant,
00:23:50ils restent scotchés dans des camps,
00:23:51ils restent scotchés dans des endroits où ils ne peuvent pas passer,
00:23:53voire ils sont utilisés pour d'autres choses.
00:23:56Et que je ne préciserai pas ici.
00:23:58Donc les majeurs arrivent et passent.
00:24:00Et donc dans ce business de l'immigration,
00:24:01parce que, soyons clairs, c'est ça dont il s'agit.
00:24:02Ce business de l'immigration, la France était paradoxalement
00:24:06un îlot de résistance sur cette idée
00:24:08qu'on pouvait contrôler physiquement.
00:24:10Beaucoup de pays considèrent que c'est trop intrusif,
00:24:12que c'est quelque chose qui peut aller loin dans la...
00:24:14Ça veut dire quoi, trop intrusif ?
00:24:15Rien !
00:24:15Je ne comprends pas ce que ça veut dire, en fait.
00:24:17Quelqu'un arrive, il vous dit, je suis mineur,
00:24:18je n'ai pas de papier pour le prouver.
00:24:19On dit, on va vérifier que vous êtes mineur.
00:24:21C'est le bon sens.
00:24:22Ça me paraît normal.
00:24:22C'est le bon sens.
00:24:23Mais cette directive de 2013,
00:24:24c'est un même...
00:24:25L'article, je ne sais même plus,
00:24:26je crois que c'est un article 25 qui dit,
00:24:27encore une fois, que ce doute doit profiter.
00:24:29Et tous les pays sont partis là-dessus.
00:24:30Alors, il y a des pays qui sont largement impactés,
00:24:32l'Italie, l'Espagne,
00:24:33mais qui ne font pas plus de contrôle que nous.
00:24:35Ce que je comprends,
00:24:35je comprends ce que vous m'expliquez, Jean-Christophe,
00:24:37mais vous dites que le doute doit leur profiter.
00:24:39Non, je n'ai pas dit moi.
00:24:40Non, non, non, mais même,
00:24:41moi, je suis plutôt d'accord avec ça.
00:24:42Le doute doit leur profiter.
00:24:43Mais le boulot de l'État,
00:24:45c'est d'essayer de lever le doute.
00:24:46Et à partir du moment où on empêche l'État
00:24:48de ne pas lui donner les moyens de lever le doute,
00:24:51à ce moment-là, ça ne va plus.
00:24:52Et j'en viens à la volonté française dans l'occurrence.
00:24:54C'est-à-dire que la directive ne disait pas pour autant
00:24:55qu'on doit abandonner les tests.
00:24:57Elle disait le doute.
00:24:58Voilà.
00:24:58Donc, ce qui veut dire que
00:24:59quand on est en train de travailler sur ce sujet,
00:25:01c'est-à-dire qu'au Parlement,
00:25:02et vous avez raison d'insister,
00:25:03le vote s'est fait très largement en grande partie
00:25:06parce que les mouvements politiques,
00:25:08soit se sont abstenus,
00:25:09ne sont pas venus voter,
00:25:10ce qui est quand même un courage politique là aussi intéressant,
00:25:13dans un contexte où certes,
00:25:13ils travaillent beaucoup en ce moment,
00:25:15mais de l'autre côté, ils ont poussé.
00:25:16Donc, ce qui veut dire qu'il y a une tendance forte
00:25:18à l'Assemblée nationale,
00:25:19soyons clairs,
00:25:20soyons clairs,
00:25:21pour que,
00:25:22et même le groupe Assemblée nationale,
00:25:23il n'était pas là
00:25:23puisqu'on se croit que c'est 100
00:25:25qui ont voté contre exactement.
00:25:26Donc, on est largement loin du compte.
00:25:28Et donc, ce qui veut dire
00:25:29qu'on n'a pas pris en compte
00:25:30à la mesure de ce que ça voulait dire.
00:25:31Mais parce qu'aussi,
00:25:32il n'y a pas eu de pression médiatique.
00:25:33Honnêtement,
00:25:33s'il y avait une pression médiatique
00:25:35et si on avait dit
00:25:35on va regarder qui vote,
00:25:38qui ne vote pas,
00:25:38c'est un enjeu, etc.,
00:25:39je pense que le résultat
00:25:40n'ait peut-être pas été le même.
00:25:42Mais là, tout se fait en douce.
00:25:44Tout se fait en douce.
00:25:45On en reparle dans un instant.
00:25:46Faites les news infos
00:25:46avec Sommayal Abidi.
00:25:47C'est parti.
00:25:51Échec du conclave
00:25:52qui réunit ses 14 parlementaires,
00:25:547 députés,
00:25:557 sénateurs
00:25:55à huis clos
00:25:56en commission mixte paritaire
00:25:57pour tenter de trouver un compromis
00:25:59entre le Sénat et l'Assemblée
00:26:01sur le projet de loi de finances
00:26:02pour 2026.
00:26:04Une loi spéciale
00:26:04devrait être présentée
00:26:06avant une reprise
00:26:06des discussions budgétaires
00:26:07en début d'année.
00:26:09Une rencontre
00:26:10capitale
00:26:11pour tenter
00:26:11de désamorcer la crise.
00:26:13Le Premier ministre
00:26:14Sébastien Lecornu
00:26:15reçoit depuis ce matin
00:26:16les 4 principaux
00:26:17syndicats agricoles
00:26:18à Matignon.
00:26:19Les suites
00:26:19de la mobilisation agricole
00:26:21seront déterminées
00:26:22par les annonces
00:26:23qui en découleront.
00:26:24Et puis,
00:26:25Washington poursuit
00:26:26son offensive
00:26:27contre le trafic
00:26:28de stupéfiants.
00:26:285 narcoterroristes
00:26:29présumés
00:26:30tués lors de 2 frappes
00:26:31américaines
00:26:32contre des bateaux
00:26:33dans les eaux
00:26:34internationales
00:26:35de l'océan Pacifique,
00:26:37annoncés hier
00:26:37du commandement militaire
00:26:38sud des Etats-Unis.
00:26:40Merci beaucoup Somaya.
00:26:42Merci.
00:26:43On vous retrouve
00:26:43tout à l'heure
00:26:44en 11h30
00:26:44pour faire un nouveau point
00:26:45sur l'actualité.
00:26:45On continue à parler
00:26:46de ce texte
00:26:47qui a été voté
00:26:48dans la discrétion
00:26:49absolue
00:26:50le 11 décembre dernier.
00:26:52Un texte
00:26:52qui a été voté
00:26:53à l'Assemblée
00:26:54qui est sur
00:26:55les mineurs isolés.
00:26:56Vous allez revoir
00:26:57les principaux points
00:26:58de ce texte.
00:27:00Ce texte
00:27:00qui institue
00:27:01désormais
00:27:01une présomption
00:27:02de minorité
00:27:03pour tous les mineurs
00:27:04qui viendront en France.
00:27:05Autrement dit,
00:27:05ils vont arriver,
00:27:06ils vont dire
00:27:07je suis mineur
00:27:07et on va supposer
00:27:08que oui,
00:27:09effectivement,
00:27:09ils sont mineurs.
00:27:10Désormais,
00:27:11les examens radiologiques,
00:27:12osseux et dentaires
00:27:13sont interdits.
00:27:15Interdits,
00:27:15on n'a plus le droit
00:27:16de vérifier
00:27:16si les gens
00:27:17qui vous disent
00:27:18qu'ils sont mineurs
00:27:18quand vous pensez
00:27:20qu'ils ont 30 ans,
00:27:21s'ils sont vraiment
00:27:21mineurs ou pas.
00:27:23Il y a un droit
00:27:23à l'éducation renforcée,
00:27:24il y a un droit
00:27:25à l'hébergement
00:27:25renforcé également.
00:27:27André Bercoff,
00:27:27à quoi on joue ?
00:27:29C'est très simple,
00:27:30on joue à la pelote,
00:27:31on joue au Bac Gamone,
00:27:33on joue au Bonto
00:27:34et on joue surtout
00:27:35ni vu ni connu,
00:27:36je t'embrouille,
00:27:36parce qu'il y a l'Europe.
00:27:37Mais le vrai problème,
00:27:38ça,
00:27:38ça ressort de la France.
00:27:40La première des choses
00:27:41à dire,
00:27:41qu'un député
00:27:42qui n'est pas présent
00:27:43à l'Assemblée
00:27:43doit être licencié,
00:27:45doit être viré.
00:27:47Qu'est-ce qu'ils font ?
00:27:47On les paye
00:27:48pour qu'ils soient là.
00:27:49Il n'y a pas que ce vote.
00:27:50Vous avez eu le nombre
00:27:51de votes qui ont passé
00:27:52avec 4 pelés,
00:27:533 tendus.
00:27:57Ils n'ont pas voté contre.
00:27:57Non, attendez,
00:27:59nous parlons que
00:28:00le Rassemblement National,
00:28:01pourquoi ils n'étaient pas
00:28:01tous là ?
00:28:02Oui, c'est vrai.
00:28:02Je veux dire,
00:28:03on ne peut pas dire
00:28:04qu'ils sont...
00:28:04Les LR étaient très absents.
00:28:08Les LR,
00:28:08leur vocation,
00:28:11c'est l'absence.
00:28:11On le sait.
00:28:12Non, mais pour revenir à ça.
00:28:15Mais en fait,
00:28:16l'objectif de ces députés,
00:28:17c'est quoi aujourd'hui ?
00:28:18C'est d'ouvrir les frontières ?
00:28:19L'objectif de ces députés
00:28:21et l'objectif en général,
00:28:22non mais regardez,
00:28:23ce que vous venez de lire,
00:28:24c'est une aberration totale.
00:28:26C'est-à-dire que ce pays
00:28:27n'est plus un pays.
00:28:28À partir du moment où vous dites
00:28:29« Attendez,
00:28:29les mineurs,
00:28:30on ne vérifie plus rien. »
00:28:32Non, il n'y a plus de mineurs.
00:28:33C'est très simple.
00:28:34D'ailleurs, ici,
00:28:34vous avez la petite Christine Kelly.
00:28:36Vous avez une émission
00:28:37entièrement composée
00:28:38de mineurs non accompagnés.
00:28:39Le petit Galienne,
00:28:40le petit Lebeu,
00:28:42le petit Bercoff,
00:28:44et je suis content
00:28:45que Morandini reçoit.
00:28:47Mais la question,
00:28:49c'est qui en parle ?
00:28:51Qui en parle de ça ?
00:28:52Qui en parle de ce texte ?
00:28:53Mais même si on en parlait ?
00:28:55Ah ben non,
00:28:55ça changerait les choses d'en parler.
00:28:56Honnêtement,
00:28:57ça changerait les choses.
00:28:57Jean-Marc Morandini,
00:28:58est-ce que c'est normal
00:28:59que les députés
00:29:00ne soient pas là
00:29:01quand il y a des votes ?
00:29:02Mais moi,
00:29:02je veux savoir,
00:29:03ceux qui sont là déjà,
00:29:04pourquoi ils votent ça, Mathias ?
00:29:05Si vous voulez bien,
00:29:06je vais essayer de vous expliquer
00:29:07parce que justement,
00:29:09avant de juger,
00:29:10il faut comprendre
00:29:11et je crois que vous passez
00:29:12à côté de l'esprit
00:29:13de cette loi.
00:29:15L'esprit est avec nous
00:29:15sur ce plateau.
00:29:16Non mais vous allez voir.
00:29:18Justement,
00:29:18permettez-moi
00:29:19Noël n'est pas loin.
00:29:20Permettez-moi
00:29:21d'essayer de tenter
00:29:22d'expliquer.
00:29:23Quel est le point de départ
00:29:24de cette loi ?
00:29:25Tout simplement,
00:29:25le point de départ
00:29:26de cette loi,
00:29:27c'est le refus
00:29:27quasi systématique
00:29:29par certains services
00:29:30de l'ASE
00:29:31dans certains départements
00:29:32qui sont généralement
00:29:34des départements tenus
00:29:35par la droite,
00:29:36refus de prise en charge.
00:29:38Vous avez des départements
00:29:39où l'ASE
00:29:40refuse quasi systématiquement,
00:29:42parce qu'effectivement,
00:29:43les services sont débordés,
00:29:44de prendre en charge
00:29:45ces mineurs
00:29:46qui sont des mineurs déclarés
00:29:49et effectivement,
00:29:50dans lesquels
00:29:50il peut y avoir
00:29:51des majeurs.
00:29:53L'esprit de la loi,
00:29:55c'est justement
00:29:55d'éviter
00:29:56que des mineurs
00:29:57soient supposés majeurs
00:29:59et soient remis
00:30:00à la rue.
00:30:01C'est pour ça
00:30:01qu'on demande
00:30:02la loi de...
00:30:03Ça, c'est le premier point.
00:30:04C'est le premier élément
00:30:04de la loi
00:30:05qui dit
00:30:05qu'ils sont supposés mineurs.
00:30:06Voilà.
00:30:08La loi prévoit
00:30:10un maintien
00:30:11en hébergement
00:30:12en attendant
00:30:13un jugement
00:30:14d'un juge
00:30:15pour enfant
00:30:16qui déterminera
00:30:17et qui statuera...
00:30:18Soit.
00:30:19Et le reste,
00:30:21si vous supprimez
00:30:21les examens ?
00:30:22Je crois que les examens
00:30:23sont supprimés
00:30:24uniquement quand ils sont faits
00:30:26par le département.
00:30:27Non, ils sont supprimés
00:30:28dans tous les cas.
00:30:29Ça devient interdit.
00:30:30Ces examens deviennent
00:30:31interdits.
00:30:32Je suis sûr de ça.
00:30:33Moi, j'ai cru comprendre
00:30:34que c'était le département
00:30:36et l'ASO qui ne pouvait...
00:30:37Non, examens radiologiques
00:30:38osseux dentaires
00:30:38désormais interdits.
00:30:40Non, mais soyons clair,
00:30:41on est dans une mesure économique.
00:30:43Je veux dire,
00:30:43Christine a dit tout à l'heure...
00:30:45Si, si, si,
00:30:45on est dans une mesure économique.
00:30:46C'est-à-dire qu'on efface...
00:30:47On peut anticiper.
00:30:48Les tendances aujourd'hui
00:30:49de flux migratoires
00:30:50montrent qu'on peut anticiper
00:30:52dans les prochains mois...
00:30:53Prochain mois...
00:30:54Attendez, Mathias.
00:30:55Une augmentation forte
00:30:57des flux migratoires.
00:30:58Donc, vous avez aujourd'hui...
00:30:59Je parle de ce liste
00:31:00de trafic, c'est clair.
00:31:02Mais c'est aussi
00:31:02quelque chose à mode inversé
00:31:04pour un système
00:31:05comme le nôtre aujourd'hui.
00:31:06Effectivement,
00:31:06la prise en charge
00:31:07est un coût, c'est certes,
00:31:09mais les examens,
00:31:10tout le système derrière
00:31:11est avec ça.
00:31:11Vous vous rendez compte
00:31:12ce que ça va représenter ?
00:31:13C'est-à-dire que Christine
00:31:13pointait du doigt
00:31:14un truc très important
00:31:15tout à l'heure.
00:31:16Le caractère humanitaire
00:31:18de cette mesure.
00:31:20C'est-à-dire,
00:31:20ce n'est pas de l'humanitaire
00:31:21qu'on fait là,
00:31:22c'est du contre-humanitaire.
00:31:23Parce que ce qui se passe
00:31:23à l'intérieur des structures
00:31:24pour les enfants,
00:31:25pour mineurs aujourd'hui,
00:31:26vous vous rendez compte
00:31:27quand vous vous faites rentrer,
00:31:27c'est majeur.
00:31:29Dans ce contexte-là,
00:31:30non seulement ça
00:31:31densifie l'occupation,
00:31:33non seulement ça empêche
00:31:34celles et ceux
00:31:35qui en ont besoin,
00:31:36profondément besoin,
00:31:37des vrais mineurs
00:31:38déclarés qui viennent
00:31:39de l'étranger,
00:31:39qui soient déjà ici,
00:31:40on s'en fiche,
00:31:41et qui sont là,
00:31:41qui en ont besoin
00:31:42pour être protégés
00:31:43des prédateurs,
00:31:43pour être protégés
00:31:44de leur propre vie
00:31:45qui a été impossible
00:31:46jusqu'à présent
00:31:47et pour essayer
00:31:47de construire quelque chose.
00:31:48Et on sait dans quel état
00:31:49c'est aujourd'hui.
00:31:50Et bien là,
00:31:50on va encore plus charger
00:31:51parce que,
00:31:52ok, très bien,
00:31:52la bonne raison,
00:31:53la mauvaise raison,
00:31:53on s'en fout.
00:31:54La réalité,
00:31:55c'est qu'on ouvre la porte.
00:31:57La réalité,
00:31:57c'est que vous ouvrez la porte.
00:31:58C'est l'irresponsabilité.
00:31:59Il y a l'esprit de la loi.
00:32:00Pour une fois que la France
00:32:02disait à la directive européenne,
00:32:04on fait ce qu'on veut.
00:32:05On vérifie.
00:32:06On vérifie.
00:32:07Et bien là,
00:32:08vous dites qu'on ne vérifie plus.
00:32:09On vérifie plus.
00:32:10Et en plus,
00:32:10on ne sait même pas
00:32:11ce qu'on va faire
00:32:11de ces mineurs.
00:32:12On ne sait pas quoi faire.
00:32:13Il n'y a pas de place pour eux.
00:32:14On va les recevoir
00:32:15de façon indigne en plus.
00:32:17Réjouissez-vous quand même
00:32:18de cette loi.
00:32:19Ah non, non, non.
00:32:19Ah non, non.
00:32:20Je ne vous réjouis pas du tout.
00:32:22Cette loi va éviter
00:32:23mineurs ou majeurs
00:32:24de remettre des gens
00:32:25à la rue.
00:32:26Et bien oui.
00:32:27Non mais alors,
00:32:27tu vas les garder dedans
00:32:28et dedans,
00:32:28il se passera ce qui se passe.
00:32:29Tu vas les garder dedans.
00:32:31Donc,
00:32:32tu as quand même
00:32:32une forme de contrôle.
00:32:34Non, non.
00:32:34Il y en a de plus
00:32:36qui vont arriver,
00:32:37nous ça va.
00:32:38Ça va faire un appel d'air
00:32:39et on ne sait pas quoi faire.
00:32:39Regardez, par exemple,
00:32:40ils ont voulu monter
00:32:41à un centre d'accueil pour mineurs
00:32:42entre Mante-la-Joligny
00:32:43et Chapé dans les Yvelines.
00:32:45Personne n'en veut
00:32:45de ce centre pour mineurs.
00:32:46En plus,
00:32:47on veut le mettre
00:32:47dans un endroit
00:32:48où il y a la drogue.
00:32:49Donc,
00:32:49vous allez en faire quoi
00:32:50des mineurs qui arrivent ?
00:32:50Alors,
00:32:51regardez le reportage
00:32:51sur ce centre pour mineurs
00:32:53qu'on ne veut pas.
00:32:54Et ils disent
00:32:54ils vont être au milieu
00:32:55des drogués.
00:32:56C'est comme ça
00:32:57que vous allez les accueillir ?
00:32:58On est d'accord.
00:32:58Oui,
00:32:58mais tout est absurde.
00:32:59Regardez.
00:33:01C'est dans ce collège désaffecté
00:33:03qu'un centre pour mineurs
00:33:04non accompagnés
00:33:05doit être installé.
00:33:06Dans le quartier
00:33:07du Val-Fouré,
00:33:08connu pour son trafic de drogue,
00:33:10une centaine d'adolescents
00:33:11doivent être accueillis
00:33:11l'année prochaine.
00:33:13Selon le maire
00:33:13de la commune,
00:33:14cet endroit comporte
00:33:15déjà assez de difficultés.
00:33:17Un constat
00:33:18partagé par les habitants.
00:33:19Non pas qu'il ne faut pas
00:33:20aider les jeunes,
00:33:21je comprends très bien,
00:33:22mais déjà,
00:33:23c'est une cité
00:33:24qui a déjà des problèmes,
00:33:27donc il ne faut pas en rajouter.
00:33:29À une quinzaine de kilomètres
00:33:30de Mante-la-Jolie,
00:33:31Chapé,
00:33:321300 habitants,
00:33:34cette petite commune
00:33:35pourrait également accueillir
00:33:36une centaine de mineurs isolés.
00:33:38Pour faire avorter le projet,
00:33:39une pétition a été lancée
00:33:41à l'initiative
00:33:42de la branche reconquête
00:33:43du département.
00:33:44Des habitants de Chapé,
00:33:47que je ne connaissais pas,
00:33:48qui ont pris la peine
00:33:49d'appeler reconquête
00:33:50directement en 78,
00:33:52donc moi en l'occurrence,
00:33:53et qui m'ont demandé
00:33:54si on pouvait les aider.
00:33:56Le maire assure
00:33:57n'avoir jamais été consulté
00:33:58pour ce projet.
00:33:59Il s'étonne
00:34:00que son village
00:34:01ait été choisi
00:34:02par le département.
00:34:03Vous ne pouvez pas
00:34:03les parquer au milieu
00:34:04de la campagne.
00:34:05Qu'est-ce qu'ils vont faire ici ?
00:34:07Errer dans les champs ?
00:34:08Aller aux mureaux ?
00:34:09Je l'ai dit au préfet,
00:34:10ce centre,
00:34:11ça va être atomique.
00:34:12D'autres communes
00:34:13se sont déjà opposées
00:34:14à l'installation
00:34:14de ces centres.
00:34:15En 2024,
00:34:16la mairie et les habitants
00:34:18d'une commune
00:34:18de Val-d'Oise
00:34:19avaient fait annuler
00:34:20ce projet du département.
00:34:22Moins de contrôles,
00:34:24donc plus de mineurs isolés,
00:34:25pas assez de place pour eux,
00:34:26donc en fait,
00:34:26on va se retrouver
00:34:27dans une situation
00:34:27catastrophique,
00:34:28André Bercoff.
00:34:28catastrophique.
00:34:30Je le rappelle toujours.
00:34:31Et moi, je cite,
00:34:32vous savez,
00:34:32qui est mon maître à penser,
00:34:33c'est le secrétaire général
00:34:34du Parti communiste français.
00:34:36Mais en 1981,
00:34:38M. Georges Marché,
00:34:39il disait,
00:34:39il faut arrêter
00:34:40une immigration officielle
00:34:41et une immigration clandestine.
00:34:43M. Georges Marché,
00:34:44lui, il avait compris.
00:34:45Bon,
00:34:46qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
00:34:47Ce qui est extraordinaire.
00:34:48Jean Jaurès, d'ailleurs,
00:34:49l'avait dit avant lui-même.
00:34:50Probablement.
00:34:50Écoute, je te reconnais ça.
00:34:52Mais aujourd'hui,
00:34:54qu'est-ce qui se passe ?
00:34:54C'est extraordinaire
00:34:55parce qu'on voit tout ça.
00:34:56C'est-à-dire,
00:34:57plus de contrôles,
00:34:58plus d'examens,
00:34:59plus rien.
00:34:59C'est-à-dire,
00:34:59laisser rentrer.
00:35:00Or, du matin au soir,
00:35:01Darmanin, la justice,
00:35:03il dit,
00:35:03non, non, il faut arrêter,
00:35:04c'est plus possible,
00:35:05on va faire des prisons
00:35:06pour les bons, etc.
00:35:07Et d'un autre côté,
00:35:08l'autre discours,
00:35:09et ça prouve la schizophrénie absolue
00:35:11d'un pays qui s'effondre.
00:35:12On ne peut pas accepter,
00:35:13d'un côté,
00:35:14de dire,
00:35:15plus de contrôles,
00:35:16plus d'examens.
00:35:16Les mineurs,
00:35:17il n'y a plus de mineurs.
00:35:18Et puis, d'un autre côté,
00:35:18on dit,
00:35:19non, non, on est en train d'arrêter.
00:35:20Il y a quelque chose de grave.
00:35:22Et surtout,
00:35:22on va l'opposer, Christine,
00:35:24on va l'opposer
00:35:24de ce que réclament les Français.
00:35:26Les Français réclament
00:35:26plus de contrôles.
00:35:28Et encore une fois,
00:35:28il ne s'agit pas
00:35:29de remettre dehors
00:35:29tous les mineurs,
00:35:30il s'agit juste
00:35:31de vérifier
00:35:31que ces gens-là,
00:35:32déjà,
00:35:33sont vraiment mineurs.
00:35:34Je ne comprends même pas
00:35:35qu'on pose la question.
00:35:36C'est pas au département,
00:35:36le faire, c'est au juste.
00:35:37Mais on s'en fout, d'accord,
00:35:38c'est à n'importe qui.
00:35:39Mais l'idée,
00:35:40c'est de ne pas interdire...
00:35:41Déjà, ces contrôles-là,
00:35:42ils n'étaient quasiment pas faits.
00:35:44Donc, s'il a officiellement
00:35:45on ne les fait pas...
00:35:46Ils sont interdits.
00:35:47Ils sont interdits.
00:35:48Ils sont interdits.
00:35:49Et j'allais dire que voilà,
00:35:50ce sont parfois, justement,
00:35:52des petits Français
00:35:53qui sont là,
00:35:54qu'on a besoin de mettre.
00:35:55La fille dont je parlais
00:35:56qui a 13 ans,
00:35:56on l'a mise là ponctuellement.
00:35:59Et voilà.
00:35:59Et tout de suite,
00:36:00c'est des réseaux de prostitution.
00:36:03J'allais dire un truc
00:36:04et j'ai oublié.
00:36:05En tout cas,
00:36:05c'était passionnant.
00:36:06C'est votre meilleure intervention
00:36:08depuis très longtemps.
00:36:09C'est celle où vous dites rien.
00:36:10Vous êtes formidable.
00:36:11Non, je ne comprends pas
00:36:12ce que j'allais dire.
00:36:12On dirait Mathias Leboeuf.
00:36:14Non, je ne comprends pas
00:36:15ce que j'allais dire.
00:36:15J'allais dire à Jean-Marc
00:36:17qui paye l'aide sociale
00:36:18à l'enfance ?
00:36:19Qui paye ?
00:36:19Qui paye ?
00:36:20Les Français,
00:36:21Nicolas, qui paye ?
00:36:21Ils sont en train
00:36:22de regarder ça.
00:36:23On n'a plus d'argent.
00:36:24Les Français n'ont plus d'argent.
00:36:26Regardez les agriculteurs.
00:36:26Mais ils s'en foutent,
00:36:27les députés.
00:36:28Vous voyez bien,
00:36:28ils s'en foutent.
00:36:29On va augmenter nos assurances
00:36:30avec les émeutes.
00:36:31On n'est même pas capable
00:36:33de faire un budget.
00:36:34On augmente la séance.
00:36:35On demande tout.
00:36:36Et là,
00:36:36on va encore payer
00:36:37l'aide sociale à l'enfance
00:36:38pour qui ?
00:36:39Thomas ?
00:36:40Je regardais juste
00:36:40le détail des votes
00:36:41parce qu'on dit
00:36:41qu'ils étaient absents.
00:36:42Il y avait six députés
00:36:44des LR qui étaient là.
00:36:46Six députés ont voté.
00:36:47Sur combien ?
00:36:47Ils sont 40.
00:36:4840.
00:36:49C'est ça.
00:36:50Alors,
00:36:50le RN était à peu près 50.
00:36:52Mais voilà,
00:36:52ça existe.
00:36:53Pourquoi ça passe ?
00:36:54C'était une bonne proposition de loi.
00:36:56Tanguy Hamon.
00:36:57C'était pour rebondir
00:36:58sur ce que disait Christine.
00:36:59Il faut savoir que sur le terrain,
00:37:00la réalité,
00:37:01c'est que ces jeunes,
00:37:02ces mineurs isolés
00:37:03ou pseudo mineurs isolés
00:37:04ensuite se retrouvent
00:37:05pris par des réseaux criminels.
00:37:06On va parler de la prostitution.
00:37:08Il y a les narcotrafiquants.
00:37:09Ces mineurs sont de la main-d'oeuvre
00:37:10rêvée pour eux.
00:37:12Il y a aussi les réseaux
00:37:13de voleurs à Paris.
00:37:14Je me souviens
00:37:14d'une bande de mineurs isolés
00:37:16qui venaient du Maghreb
00:37:17sur le Trocadéro.
00:37:18On leur fournissait de l'alcool,
00:37:20des médicaments
00:37:20pour les rendre complètement,
00:37:22extrêmement violents.
00:37:23Ils arrachaient les bijoux,
00:37:24ils arrachaient les iPhones
00:37:25aux touristes.
00:37:26C'est aussi ça,
00:37:27les mineurs isolés en France.
00:37:28Est-ce qu'il est intéressant ?
00:37:29Vous voulez ajouter un truc ?
00:37:30Justement,
00:37:31moi je pense qu'il y aura
00:37:32un effet positif
00:37:33de cette loi
00:37:34si tant est qu'elle ne soit pas
00:37:35censurée au Sénat.
00:37:36C'est que le maintien
00:37:37en hébergement,
00:37:38en attente de jugement
00:37:39permet que ces jeunes,
00:37:41qu'ils soient mineurs
00:37:42ou pas d'ailleurs,
00:37:44ne soient pas à la rue.
00:37:45Mais il n'y a pas de place.
00:37:46Ils vont être de plus en plus nombreux.
00:37:48Il n'y a pas de place.
00:37:49J'entends bien.
00:37:50Et vous avez raison,
00:37:51il y a un vrai problème.
00:37:52Je vais rebondir
00:37:53sur ce que dit Christine.
00:37:54Le vrai problème,
00:37:55c'est que l'ASE,
00:37:56aujourd'hui,
00:37:57risque d'être siphonné
00:37:58par ces cas-là.
00:38:01Mais ça,
00:38:01encore une fois,
00:38:02le vrai problème,
00:38:03c'est qu'il n'y a pas
00:38:04de politique globale,
00:38:06je ne vais pas dire d'accueil,
00:38:07mais de gestion
00:38:08de ces migrants mineurs
00:38:10ou majeurs.
00:38:11Un mot,
00:38:12et on parle d'un maire socialiste
00:38:13après justement.
00:38:13Oui, un mot,
00:38:14la gaieté lyrique.
00:38:16C'était pris par qui ?
00:38:18Ceux qui se disaient mineurs
00:38:19et qui n'étaient pas mineurs.
00:38:21Même la mairie de Paris
00:38:22a reconnu
00:38:23qu'il y avait 99%
00:38:24de majeurs
00:38:25à la gaieté lyrique.
00:38:29Ils ont pas reconnu
00:38:29qu'ils n'étaient pas.
00:38:30Voilà qui sont
00:38:31les mineurs isolés
00:38:32et Mathias,
00:38:33malheureusement,
00:38:34il n'y a pas de place pour eux
00:38:35et ils vont prendre les théâtres
00:38:36comme la gaieté lyrique.
00:38:37Et ils sont où ?
00:38:38Ce qui est intéressant,
00:38:39c'est qu'on dit
00:38:40que c'est une idéologie socialiste.
00:38:41C'est ce que vous nous expliquez un peu.
00:38:43C'est vrai que c'est une idéologie socialiste
00:38:44de l'accueil comme ça.
00:38:45Et donc,
00:38:46c'est intéressant de voir
00:38:46le maire de Marseille,
00:38:47par exemple,
00:38:47Benoît Payan,
00:38:48maire de Marseille,
00:38:49qui s'insurge contre l'État
00:38:50concernant les migrants
00:38:51qui ont été déplacés
00:38:52de Paris à Marseille.
00:38:54Il dit,
00:38:54ah oui,
00:38:54mais pendant les Jeux Olympiques,
00:38:55on nous a envoyé des migrants,
00:38:57mais on nous les laisse.
00:38:58On nous a dit au début
00:38:58qu'il y en aurait 10
00:38:59et puis 20, 30, 40, 100.
00:39:00Il n'est pas content,
00:39:01le maire de Marseille,
00:39:02mais il devrait être content
00:39:02qu'il ouvre les portes
00:39:03puisque c'est son idéologie.
00:39:05Regardez.
00:39:07Le gouvernement
00:39:08n'aurait pas respecté
00:39:09ses engagements
00:39:10dans la gestion des migrants
00:39:11déplacés de Paris à Marseille
00:39:13à l'occasion
00:39:14des Jeux Olympiques de 2024.
00:39:16C'est ce qu'assure
00:39:17le maire de la cité fosséenne.
00:39:19Quelques 5 224 personnes
00:39:22ont été déplacées
00:39:23d'Île-de-France
00:39:24vers d'autres régions.
00:39:25Une partie d'entre eux
00:39:26en direction de Marseille,
00:39:28dans les quartiers est de la ville,
00:39:30à la Capelette.
00:39:32Une centaine de migrants
00:39:33seraient concernés.
00:39:34C'est plus que ce qui avait été
00:39:36annoncé par le gouvernement.
00:39:38Certains avaient autrefois
00:39:39élu domicile
00:39:40à la colline du Crac,
00:39:41au nord de Paris.
00:39:43Leur passage dans la cité fosséenne
00:39:44aurait dû être transitoire
00:39:46avec la promesse
00:39:47d'une prise en charge,
00:39:48promesse visiblement non tenue.
00:39:51Il ne devait rester
00:39:52que 15 jours sur place,
00:39:53le temps des JO,
00:39:55mais aujourd'hui,
00:39:56la situation s'éternise.
00:39:58Selon la municipalité,
00:39:59ces migrants
00:40:00errent à présent
00:40:01en plein centre-ville
00:40:02de Marseille.
00:40:05C'est intéressant
00:40:06de voir le maire
00:40:07tout à coup socialiste
00:40:08de Marseille
00:40:08qui s'inquiète
00:40:09de voir des migrants
00:40:09dans sa ville.
00:40:10C'est surtout qu'un politique
00:40:11bien éduqué
00:40:13comme Benoît Payan,
00:40:14il était bien formé,
00:40:15rappelons-nous
00:40:15que c'est un enfant
00:40:16de M. Guérini.
00:40:17Un enfant naturel,
00:40:18évidemment, bien sûr.
00:40:19Mais je parlais
00:40:21de Georges Marchais tout à l'heure,
00:40:21moi je citerais
00:40:22un autre vieux politique français
00:40:24qui disait que,
00:40:25Charles Pasquois,
00:40:25qui disait que
00:40:25les promesses
00:40:26n'engagent que ceux
00:40:27qui les reçoivent
00:40:27en politique en général.
00:40:29Là, c'est un peu ça,
00:40:30ils découvrent ça,
00:40:31si vous voulez.
00:40:31Mais ça fait partie
00:40:32de toutes les promesses
00:40:33qui sont faites.
00:40:34Aujourd'hui,
00:40:34il y a une incapacité.
00:40:35Toutes les collectivités
00:40:36territoriales,
00:40:37les gouvernements locaux
00:40:38de ce pays
00:40:38sont en rupture
00:40:40du national
00:40:40parce que sur ce sujet-là,
00:40:42c'est elles
00:40:42qui prennent les responsabilités.
00:40:44On en parlait
00:40:44sur les départements,
00:40:45on en parlait
00:40:45sur les communes.
00:40:46Regardez les témoignages
00:40:47que vous avez des gens
00:40:47qui disent
00:40:48je ne veux pas
00:40:48l'avoir chez moi
00:40:49parce que je sais
00:40:49ce que ça veut dire.
00:40:50Contrairement à ce qu'on dit,
00:40:51ils ne sont pas enfermés
00:40:52et heureusement pour eux
00:40:52d'ailleurs dans les centres
00:40:53d'accueil.
00:40:54Ils sont en liberté,
00:40:55ça va, ça vient.
00:40:56On fait du commerce,
00:40:57on se promène,
00:40:58on peut effectivement
00:40:58faire des activités
00:40:59dont vous parliez tout à l'heure.
00:41:01On est dans un contexte
00:41:02où Benoît Pagnan
00:41:02fait mine de découvrir
00:41:03quelque chose.
00:41:04On est en pleine élection
00:41:05municipale,
00:41:05c'est un peu tendu,
00:41:07ça se bagarre sec,
00:41:08ça devient même un sujet à gauche
00:41:09parce que vous le savez
00:41:09que ça devient un sujet à gauche.
00:41:10Il le sait lui aussi
00:41:11qu'à un moment donné,
00:41:12une partie de son électorat
00:41:13a envie un peu plus
00:41:14de fermeté,
00:41:15un peu plus de contrôle,
00:41:15voire même
00:41:16certaines communautés
00:41:18qui pourtant
00:41:19la maîtrise
00:41:20et le contrôle
00:41:20de certains territoires
00:41:21se disent parfois
00:41:22c'est un peu embêtant
00:41:23parce que ces jeunes gens
00:41:24dont vous parliez
00:41:24peuvent être utilisés
00:41:25pour ce que tu décrivais,
00:41:26c'est-à-dire en réalité
00:41:27des actes qui peuvent
00:41:28être récupérés
00:41:29par d'autres bandes.
00:41:30Donc voilà,
00:41:30on est dans un contexte
00:41:31pré-municipal
00:41:32où Benoît Pagnan
00:41:33fait mine de découvrir
00:41:34les promesses,
00:41:35effectivement on ne les tient pas
00:41:36en politique.
00:41:36C'est quand même
00:41:37quelque chose
00:41:37qu'ils découvrent,
00:41:38c'est extraordinaire,
00:41:39il est encore très original.
00:41:40Et en même temps,
00:41:40vous avez les socialistes
00:41:41qui au niveau national
00:41:42disent qu'il faut
00:41:42ouvrir les bras,
00:41:45sauf quand c'est dans sa ville
00:41:46et que ça risque
00:41:46de mettre en cause
00:41:47son élection.
00:41:48C'est là où ça devient un souci.
00:41:49Je rends hommage
00:41:49non pas à Georges Marché,
00:41:50mais à André Bercoff.
00:41:51André Bercoff,
00:41:52on sait ce qu'il veut.
00:41:53Oui, je connais
00:41:54votre obsession
00:41:55sur Benoît Pagnan
00:41:56et à quel point
00:41:58vous le détestez.
00:42:01Non, alors là,
00:42:01franchement je ne le connais pas,
00:42:02je ne l'ai jamais rencontré
00:42:03de ma vie,
00:42:03je ne le déteste pas du tout.
00:42:04On a déjà débattu
00:42:05plusieurs fois
00:42:06de Benoît Pagnan
00:42:07qui avait refusé.
00:42:08On donne les infos.
00:42:08Je constate ce qu'il fait.
00:42:12Juste je rappelle
00:42:13que personne n'a voté pour lui,
00:42:14mais allez-y.
00:42:14Aucun Marseillais n'a voté pour lui.
00:42:15En l'espèce,
00:42:18Marseille a reçu
00:42:19une centaine,
00:42:20je crois,
00:42:21de migrants
00:42:22qui ont été
00:42:24effectivement déplacés.
00:42:25Moi déjà,
00:42:25je trouve que le vrai scandale
00:42:26c'est qu'on ait déplacé
00:42:275000 personnes
00:42:28pour faire place nette
00:42:30et pour que ce soit propre
00:42:31à Paris
00:42:31et qu'on a envoyé
00:42:33ces gens à droite
00:42:34et à gauche
00:42:35pour les Jeux Olympiques.
00:42:37Ça c'est le premier scandale.
00:42:38La deuxième chose,
00:42:39ce que point de Benoît Pagnan
00:42:40c'est très intéressant,
00:42:42même si, pardon,
00:42:43il est effectivement de gauche
00:42:44et qu'il est socialiste,
00:42:45c'est l'espèce de décharge
00:42:46de l'État
00:42:47sur les municipalités
00:42:48qu'elles soient de droite
00:42:49ou de gauche
00:42:50en l'espèce
00:42:51le problème
00:42:52Marseille...
00:42:53C'est un humaniste,
00:42:54Pagnan,
00:42:54il devrait être content
00:42:55d'avoir des migrants
00:42:56parce que voilà,
00:42:57il ouvre grand les bras
00:42:58et tout,
00:42:58c'est normal.
00:42:59C'est ça le socialisme
00:43:00que vous défendez, non ?
00:43:02C'est un socialiste humaniste ?
00:43:03Effectivement,
00:43:04je défends
00:43:05une forme d'humanisme socialiste
00:43:08et je regrette
00:43:09que la droite humaniste
00:43:10ait disparu
00:43:11parce que ça fait
00:43:12un appel d'air...
00:43:13Et désormais,
00:43:13ils sont de la droite réaliste.
00:43:14C'est toute la différence.
00:43:16Les socialistes
00:43:17restent dans leur rêve
00:43:18et la droite
00:43:18est dans la réalité.
00:43:20C'est un peu la différence.
00:43:21André Bercoff !
00:43:21Réacliste !
00:43:22Je voudrais juste
00:43:23peut-être changer
00:43:24quelque chose de sémantique.
00:43:25Il ne faut plus dire
00:43:26mineurs non accompagnés.
00:43:28Ils sont accompagnés
00:43:29par le gouvernement,
00:43:30par les socialistes,
00:43:31par un certain nombre
00:43:32d'institutions.
00:43:34Ils sont très accompagnés.
00:43:35Et ils ne sont pas mineurs en plus.
00:43:38C'est génial !
00:43:38Voilà ce qu'on pouvait dire
00:43:40sur ce sujet
00:43:40mais c'est important
00:43:41de s'arrêter
00:43:41sur ce texte
00:43:42qui a été voté.
00:43:43On le voyait avec Thomas.
00:43:45Un texte qui va partir
00:43:46au Sénat maintenant
00:43:47qui risque d'être modifié
00:43:48ou plutôt qu'il y a des chances
00:43:49d'être modifié.
00:43:50Les agriculteurs !
00:43:52On va en parler
00:43:53avec le gouvernement
00:43:53qui hausse le ton
00:43:54face aux agriculteurs.
00:43:55On va écouter
00:43:55Maud Bréjon
00:43:55qui était ce matin
00:43:57chez nos confrères de RTL
00:43:58et c'est assez étonnant
00:43:59parce que le gouvernement
00:43:59désormais a dit
00:44:00les barrages,
00:44:02ça suffit.
00:44:02Il est hors de question
00:44:03d'avoir des barrages
00:44:04sur les routes
00:44:04pour les fêtes qui commencent.
00:44:05On écoute Maud Bréjon.
00:44:07Les Français doivent pouvoir
00:44:09aller retrouver sereinement
00:44:10leur famille
00:44:10de même que les commerçants
00:44:11parce qu'on est aussi
00:44:12dans une période
00:44:13où les commerçants
00:44:14travaillent beaucoup
00:44:14doivent pouvoir faire fonctionner
00:44:17leur commerce
00:44:18et leur entreprise.
00:44:19Donc vous ne voulez plus
00:44:20de blocage sur les routes
00:44:21pour les départs en vacances ?
00:44:22Nous ne tolérerons plus
00:44:23de nouveaux blocages
00:44:24et nous ferons
00:44:25tout ce qui est nécessaire
00:44:26et je le dis aux gens
00:44:28qui s'apprêtent peut-être
00:44:28à partir
00:44:29pour que les Françaises
00:44:30et les Français puissent
00:44:31aller retrouver sereinement
00:44:32leur famille.
00:44:34Alors on va partir
00:44:34justement sur le terrain
00:44:35pour voir comment
00:44:36les agriculteurs réagissent
00:44:37face à ces propos
00:44:38du gouvernement.
00:44:39Jean-Luc Thomas
00:44:39est à Tarascon
00:44:40avec Clément Lopez.
00:44:41Bonjour Jean-Luc.
00:44:43Comment réagissent
00:44:43les agriculteurs
00:44:44avec ce changement de ton
00:44:45de la part du gouvernement
00:44:46qui désormais dit
00:44:47les barrages,
00:44:48c'est fini ?
00:44:49Eh bien écoutez,
00:44:52pour tout veut dire
00:44:53ici à Tarascon
00:44:54sur Arniège,
00:44:55les agriculteurs
00:44:56ne sont pas encore
00:44:57au courant
00:44:58de la position
00:45:00de la porte-parole
00:45:01du gouvernement
00:45:02mais je vais demander
00:45:04tout simplement
00:45:04à un agriculteur
00:45:06qui est à côté de moi
00:45:08qui a 20 ans
00:45:10il est éleveur
00:45:12bovin et porcin
00:45:13il a 200 vaches
00:45:15en tout
00:45:16son troupeau
00:45:18a été vacciné
00:45:19donc la porte-parole
00:45:20du gouvernement
00:45:21vient de dire
00:45:23ce matin
00:45:23que en gros
00:45:25les barrages
00:45:26ça suffisait
00:45:28qu'il fallait
00:45:28que les gens
00:45:29puissent
00:45:30eh bien
00:45:31vaquer
00:45:32à leurs occupations
00:45:34partir en vacances
00:45:35etc.
00:45:35Vous répondez quoi ?
00:45:37Moi j'ai bien envie
00:45:38de lui répondre
00:45:39que les blocages
00:45:40ils seront arrêtés
00:45:40quand ils ont arrêté
00:45:42de faire
00:45:43de camper
00:45:44sur leur position
00:45:45et de
00:45:45de ne pas accepter
00:45:47notre protocole
00:45:48nous ici
00:45:48on est clair
00:45:49on ne bougera pas
00:45:50tant qu'on n'a pas
00:45:51d'avancée là-dessus
00:45:52donc on sait
00:45:53qu'on va essayer
00:45:53de nous déloger
00:45:54mais bon
00:45:55on va essayer
00:45:55de tenir
00:45:56Alors
00:45:57vous venez de le dire
00:45:59vous voulez
00:46:00parler de votre
00:46:02protocole
00:46:02actuellement
00:46:03il y a des
00:46:04le Premier ministre
00:46:07reçoit
00:46:07les différents
00:46:08syndicats
00:46:10est-ce que
00:46:12vous attendez
00:46:13quelque chose
00:46:14de ces réunions
00:46:15qui ont débuté
00:46:16ce matin
00:46:17et qui se termineront
00:46:18à la mi-journée ?
00:46:19Ah ben oui
00:46:20on attend clairement
00:46:21du nouveau aujourd'hui
00:46:22parce qu'il va falloir
00:46:23qu'il se passe quelque chose
00:46:24au bout d'un moment
00:46:25si les gens veulent
00:46:25retrouver la tranquillité
00:46:28dans le pays
00:46:28il va falloir
00:46:29qu'ils lâchent
00:46:31qu'ils arrêtent
00:46:32de camper
00:46:32sur leur position
00:46:33et qu'ils acceptent
00:46:34notre protocole
00:46:35qui est uniquement
00:46:36du bon sens
00:46:37Donc voilà
00:46:39ici sur le barrage
00:46:41un barrage
00:46:41qui est en place
00:46:42depuis maintenant
00:46:43plus de 7 jours
00:46:45à Tarascon
00:46:46sur Ariège
00:46:48et c'est vrai
00:46:48que c'est un accès
00:46:50vers les stations
00:46:51d'Ariège
00:46:51et de l'Andorre
00:46:52mais il y a
00:46:53une déviation
00:46:54qui est mise en place
00:46:55et il faut aller
00:46:56en gros 10 minutes
00:46:57de plus
00:46:57pour pouvoir
00:46:58accéder aux stations
00:46:59mais les poids lourds
00:47:01ne peuvent pas
00:47:02emprunter
00:47:02cette déviation
00:47:04Merci beaucoup
00:47:05Jean-Luc Thomas
00:47:05en direct de Tarascon
00:47:06avec les images
00:47:06de Clément Lopez
00:47:07Thomas Bonnet
00:47:08c'est intéressant
00:47:09parce qu'on entend
00:47:09les agriculteurs
00:47:10qui sont sur les barrages
00:47:11et en tout cas
00:47:11dans ceux
00:47:12qui ont été interrogés
00:47:13et qui disent
00:47:14nous on ne bougera pas
00:47:14voilà il y a les menaces
00:47:15du gouvernement
00:47:16mais nous on ne bougera pas
00:47:17tant qu'on n'a pas
00:47:18les réponses
00:47:19à nos problèmes
00:47:19on reste en place
00:47:20Moi je trouve très imprudent
00:47:21les propos de Maude Bréjean
00:47:22ce matin
00:47:23je comprends effectivement
00:47:24que les français
00:47:25vont avoir les vacances
00:47:26de Noël
00:47:27vont devoir circuler
00:47:27et dire ça ce matin
00:47:29alors que rien n'est réglé
00:47:31à ce stade
00:47:31pour les agriculteurs
00:47:32c'est le risque
00:47:33de mettre de l'huile
00:47:34sur le feu
00:47:34j'ai l'impression
00:47:35que rien n'a été retenu
00:47:37de l'épisode
00:47:37des Gilets jaunes
00:47:38où on avait déjà
00:47:39un discours méprisant
00:47:40de la part du gouvernement
00:47:41de l'époque
00:47:41il faut faire très attention
00:47:42certes les français
00:47:44ne veulent pas être empêchés
00:47:45d'aller à la vacances
00:47:45pour Noël
00:47:46mais aussi les français
00:47:47soutiennent largement
00:47:48le mouvement des agriculteurs
00:47:50donc attention
00:47:51à ne pas tomber
00:47:51dans un excès
00:47:53de langage du gouvernement
00:47:54qui irait dans une forme
00:47:55d'opposition frontale
00:47:57moi je serais
00:47:58très prudent à leur place
00:47:59parce qu'on a vu
00:48:00les images déjà désastreuses
00:48:01des forces de l'ordre
00:48:02contre les agriculteurs
00:48:03qui ont déchiré le coeur
00:48:04de tout le monde
00:48:05parce qu'on voyait
00:48:05des gendarmes
00:48:06les agriculteurs
00:48:07sont les mêmes
00:48:07qui se faisaient face
00:48:08il ne faudrait pas
00:48:09que ça se reproduise
00:48:10parce qu'à mon avis
00:48:10ce serait désastru
00:48:11pour un gouvernement
00:48:11qui en plus
00:48:12n'a pas besoin de ça
00:48:13en ce moment
00:48:13qui est déjà à la peine
00:48:14on repart sur le terrain
00:48:15on va en Corrèze
00:48:16cette fois
00:48:16on va retrouver
00:48:17Amélie Rebière
00:48:17qui est représentante
00:48:18au Parlement européen
00:48:19de la coordination rurale
00:48:20bonjour
00:48:21merci d'être en direct
00:48:22avec nous
00:48:22comment vous avez réagi
00:48:23en entendant les propos
00:48:24du gouvernement
00:48:25qui hausse le ton
00:48:31des agriculteurs
00:48:32qui se battent juste
00:48:33pour pouvoir vivre
00:48:34de leur métier
00:48:34je rappelle quand même
00:48:35qu'il y a certaines
00:48:36corporations
00:48:37qui prennent en otage
00:48:38les vacanciers régulièrement
00:48:39pour des augmentations
00:48:40de salaire
00:48:41nous on est sur
00:48:43les ronds-points
00:48:43on est sur les autoroutes
00:48:44pour se faire entendre
00:48:46pour juste avoir
00:48:46le droit de travailler
00:48:47même pas demander
00:48:48une augmentation
00:48:49avoir le droit de travailler
00:48:50et qu'on laisse
00:48:51nos cheptels tranquilles
00:48:52je rappelle que
00:48:53les cheptels
00:48:54pour un éleveur
00:48:55c'est l'âme de l'éleveur
00:48:56c'est la famille
00:48:57donc si on est
00:48:58en dehors de nos exploitations
00:49:00c'est des familles entières
00:49:01qui sont dehors
00:49:01et il y a une bonne raison
00:49:03comment vous expliquez
00:49:04ce changement de ton
00:49:05de la part du gouvernement
00:49:06vous avez le sentiment
00:49:07qu'en fait
00:49:08ils cherchent à protéger
00:49:10les français
00:49:10peut-être à voir
00:49:11les français se monter
00:49:12contre vous
00:49:13en disant
00:49:13regardez c'est eux
00:49:14qui les empêchent
00:49:15de partir en vacances
00:49:16non parce qu'on est soutenus
00:49:18par la population
00:49:19et c'est sûr que
00:49:20certaines personnes
00:49:21du gouvernement
00:49:22ont peut-être peur
00:49:22de ne pas pouvoir aller
00:49:23se kayer
00:49:23dans les stations
00:49:25pendant l'hiver
00:49:26nous je vous rappelle
00:49:26qu'on n'a pas de vacances
00:49:27on est d'astreinte
00:49:28tous les jours
00:49:29on passe Noël
00:49:30avec nos bêtes
00:49:31on passe le premier plan
00:49:32avec nos bêtes
00:49:32donc si on continue
00:49:33de se battre
00:49:34c'est pas pour emmerder
00:49:35les gens
00:49:35c'est pas pour embêter
00:49:36la population
00:49:37c'est surtout pour avoir
00:49:38le droit de travailler
00:49:39et de continuer
00:49:40à exister tout simplement
00:49:42Mais vous à la coordination rurale
00:49:43ce que vous dites
00:49:44là aujourd'hui
00:49:45c'est vous dites
00:49:45on ne bougera pas
00:49:46on garde les barrages
00:49:47en place
00:49:48malgré les appels
00:49:49du gouvernement
00:49:49on ne bougera pas
00:49:50tant que nos revendications
00:49:52ne sont pas satisfaites
00:49:53Alors là on doit être délogé
00:49:55par les forces de l'ordre
00:49:56normalement
00:49:57donc on va faire en sorte
00:49:58que ça se passe bien
00:49:59quand même
00:49:59sur les points de barrage
00:50:01parce qu'on ne faut pas
00:50:03se compétir
00:50:03on n'est pas contre
00:50:04les forces de l'ordre
00:50:05loin de là
00:50:06mais il est évident
00:50:07qu'on ne va pas
00:50:08se laisser faire
00:50:09qu'on ne va pas
00:50:10abandonner
00:50:12on n'a pas obtenu
00:50:13encore gain de cause
00:50:14nous tout ce qu'on demande
00:50:15c'est qu'il n'y ait plus
00:50:15d'abattage total
00:50:16qu'il y ait un abattage ciblé
00:50:17avec une vaccination étendue
00:50:19pour qu'on puisse
00:50:20conserver notre outil de travail
00:50:21et c'est tout ce qu'on demande
00:50:23ça a fait ses preuves
00:50:23dans d'autres pays
00:50:24on ne comprend pas
00:50:25cette obstination du gouvernement
00:50:27si ce n'est un péché par orgueil
00:50:28C'est à dire que là
00:50:30vous nous dites
00:50:30que les forces de l'ordre
00:50:31sont en train d'arriver
00:50:32et vont vous déloger
00:50:33Oui ils délogent
00:50:34nos collègues sur Brive-la-Gaillarde
00:50:36actuellement
00:50:36et nous d'ici quelques heures
00:50:38on a été prévenus
00:50:38qu'on allait être délogés
00:50:39Mais vous restez en place
00:50:41jusqu'à l'arrivée
00:50:41des forces de l'ordre
00:50:42et vous referrez
00:50:43des barrages ailleurs
00:50:43ou alors vous vous dites
00:50:44on va faire une pause
00:50:45pendant les fêtes ?
00:50:47Alors ça on verra
00:50:48en fonction de ce que va dire
00:50:49le Premier ministre
00:50:50aujourd'hui
00:50:51il y a une réunion à Matignon
00:50:52qui se tient aujourd'hui
00:50:53donc tout dépendra en fait
00:50:54du résultat de la réunion
00:50:56à Matignon
00:50:57les cartes sont dans la main
00:50:59du Premier ministre actuellement
00:51:01Merci beaucoup Amélie Rebière
00:51:02merci beaucoup d'avoir été
00:51:03en direct avec nous
00:51:04depuis la Corrèze
00:51:05et on sent Jean-Christophe Gallien
00:51:07que le gouvernement
00:51:07est en train de monter
00:51:08d'un ton quand même
00:51:09avec les forces de l'ordre
00:51:10nous le disait Amélie Rebière
00:51:12qui sont en train d'intervenir
00:51:13sur plusieurs barrages
00:51:14qui vont arriver également
00:51:15sur ce barrage
00:51:16pour lever ce barrage
00:51:17le gouvernement dit
00:51:17voilà maintenant ça suffit
00:51:19il y a les vacances scolaires
00:51:20il faut laisser les français
00:51:21se déplacer
00:51:21voilà
00:51:22rentrez chez vous pour l'instant
00:51:24et on verra à la rentrée
00:51:25c'est un message de trêve
00:51:26alors pas forcément très bien
00:51:28dit ce matin
00:51:29ça devait être trop tôt
00:51:30sur la matinale
00:51:30pour moi de Bréjons
00:51:31je pense que c'était nécessaire
00:51:33nécessaire
00:51:33mais au-delà de la plaisanterie
00:51:34c'était nécessaire
00:51:35avant la prise de parole
00:51:36éventuelle de Sébastien Lecornu
00:51:37qui est quand même
00:51:38dans une trajectoire
00:51:39où il veut garder
00:51:40des bonnes nouvelles pour lui
00:51:41c'est-à-dire que ce matin
00:51:42elle ne peut pas dire autre chose
00:51:43c'est-à-dire que le gouvernement
00:51:43est obligé de raconter
00:51:44que voilà
00:51:45on doit laisser les gens partir
00:51:47il y a des gros départs
00:51:48dès aujourd'hui
00:51:49si vous voulez
00:51:49c'est notamment en direction
00:51:51des zones
00:51:51que vous avez couvert
00:51:52Massif Central
00:51:53que la Corrèze
00:51:54les Pyrénées évidemment
00:51:56les Alpes pour d'autres parties
00:51:57je pense que là
00:51:58on est face à un moment
00:51:59qui est un moment politique
00:52:00important
00:52:00vous avez raison Thomas
00:52:01de le dire
00:52:01les informations
00:52:03qui remontent
00:52:03des services de police
00:52:05à travers le pays
00:52:05sont très inquiétantes
00:52:07c'est-à-dire qu'une mobilisation
00:52:08est très forte
00:52:09très inscrite
00:52:10dans la durée
00:52:11volontaire
00:52:11pourquoi ?
00:52:12parce qu'il y a cette affaire
00:52:12de la crise épisocyte
00:52:14c'est-à-dire la maladie
00:52:16qui est en cours
00:52:16il y a le Mercosur
00:52:18où on a effectivement
00:52:18un accord
00:52:19qui est en train
00:52:19d'être rediscuté
00:52:21par rediscuté
00:52:21mais en tout cas
00:52:22une pause qui est déclarée
00:52:23et il y a un enjeu
00:52:24bruxellois
00:52:25vous avez quelqu'un
00:52:25qui représente
00:52:26la coordination urbaine
00:52:27à Bruxelles
00:52:27qui est celui
00:52:27de la discussion
00:52:28sur la PAC
00:52:29donc on est un carrefour
00:52:30politique important
00:52:32et économique
00:52:33pour l'agriculture française
00:52:34et donc il y a une mise
00:52:35en pression tout de suite
00:52:36en même temps
00:52:36que leur réalité de vie
00:52:38à chacun d'entre eux
00:52:39sur ces parties d'élevage
00:52:40est devenue très complexe
00:52:41donc le gouvernement
00:52:42oui il est très vassuré
00:52:43il ne peut pas avoir
00:52:43un autre message
00:52:44parce que les autres français
00:52:45tout le monde
00:52:46n'est pas favorable
00:52:47aux agriculteurs
00:52:47une grande majorité
00:52:49des français
00:52:50est favorable
00:52:50il ne peut pas faire autrement
00:52:51que de le dire
00:52:51c'est comme ça
00:52:52aujourd'hui c'est un message
00:52:53de public
00:52:54non mais il y a un problème
00:52:55de communication
00:52:56exactement
00:52:56mal déprisé
00:52:57l'avoir arrivé ce matin
00:52:59dans les médias
00:53:00le corps en lui
00:53:00va tempérer cet après-midi
00:53:01mais avant la négociation
00:53:02justement je trouve
00:53:03que ce n'est pas
00:53:03très approprié
00:53:04non non non
00:53:04c'est très mauvais
00:53:05justement
00:53:05tu viens de dire
00:53:07Maude Bréjon
00:53:08elle ne peut pas dire autre chose
00:53:09oui mais elle aurait pu se taire
00:53:10et je suis assez d'accord
00:53:12avec ce qu'a dit Thomas
00:53:13c'est des déclarations
00:53:14qui risquent de jeter
00:53:16de l'huile sur le feu
00:53:17la vraie question c'est
00:53:18est-ce que c'est un propos
00:53:19malheureux et maladroit
00:53:21qui n'est pas maîtrisé
00:53:21ou est-ce que c'est un message
00:53:23maîtrisé
00:53:23voilà c'est ça
00:53:24est-ce que c'est un message
00:53:25maîtrisé de l'exécutif
00:53:27c'est ça la question
00:53:29André
00:53:29je voudrais dire
00:53:30il faut aller au-delà
00:53:30de la communication
00:53:31le problème
00:53:32c'est encore une fois
00:53:33aujourd'hui je ne cite
00:53:34que des communistes
00:53:34j'ai cité Georges Marchais
00:53:36je vais citer Bertolt Brecht
00:53:37le grand dramaturge allemand
00:53:38absolument
00:53:39Bertolt Brecht
00:53:41qui disait
00:53:41un jour vous savez
00:53:42le peuple
00:53:42n'était pas très content
00:53:43de son gouvernement
00:53:44et bien le gouvernement
00:53:45excédé
00:53:45décida de dissoudre le peuple
00:53:47il est temps de changer le peuple
00:53:49c'est ça
00:53:49attendez au-delà
00:53:50des histoires de Le Cornu
00:53:51et de Bréjon
00:53:52c'est qu'on veut
00:53:53absolument foutre en l'air
00:53:55l'agriculture française
00:53:56comme on a foutu en l'air
00:53:58une partie de l'industrie française
00:53:59il faut arrêter
00:54:00de se raconter des histoires
00:54:01ces petits feuilletons
00:54:02comme ça
00:54:03oui on va faire ça
00:54:04et puis on va attendre
00:54:05la trêve etc
00:54:05bullshit
00:54:06ce qui est en train
00:54:08de se passer
00:54:08c'est qu'on veut
00:54:09que cette agriculture
00:54:11on dit bon écoutez
00:54:12c'est fini
00:54:12maintenant ce sera l'Europe
00:54:13demain le Mercosur
00:54:14et tout ça
00:54:15et puis vous allez manger
00:54:16on va vous donner à manger
00:54:17on va faire une pause
00:54:18et on va continuer
00:54:19à en parler dans un instant
00:54:20on parlera de ce qui s'est passé
00:54:21hier à Bruxelles
00:54:21on parlera des annonces
00:54:22d'Emmanuel Macron
00:54:23également sur le Mercosur
00:54:24qui s'est réjoui
00:54:25du fait qu'on allait reporter
00:54:27la date de la signature
00:54:28mais enfin
00:54:29qui dit bon on va peut-être
00:54:29signer en janvier
00:54:30malgré tout
00:54:30donc vous ne réjouissez pas trop vite
00:54:32on va en parler dans un instant
00:54:33et puis on parlera du budget aussi
00:54:34parce qu'il n'y a pas d'accord
00:54:34sur le budget non plus
00:54:36je ne sais pas si ça intéresse
00:54:38beaucoup les français
00:54:38mais enfin on en dira un mot
00:54:39tout à l'heure
00:54:39on fait une pause
00:54:4511h34 sur CNews
00:54:51merci d'être en direct
00:54:51avec nous dans un instant
00:54:52on revient sur les agriculteurs
00:54:53les annonces d'Emmanuel Macron
00:54:54hier le Mercosur
00:54:56qui ne sera pas signé
00:54:57dans les heures qui viennent
00:54:58mais peut-être en janvier
00:54:59nous dit Emmanuel Macron
00:55:00on va y revenir dans un instant
00:55:01tout de suite
00:55:01le CNews Info
00:55:02c'est avec Somaia Labidi
00:55:03échec du conclave
00:55:08qui réunissait ce matin
00:55:0914 parlementaires
00:55:107 députés
00:55:11et 7 sénateurs
00:55:13à huis clos
00:55:13en commission mixte paritaire
00:55:15pour tenter de trouver
00:55:16un compromis entre le Sénat
00:55:18et l'Assemblée
00:55:18sur le projet de loi
00:55:19de finances pour 2026
00:55:21une loi spéciale
00:55:22devrait être présentée
00:55:23avant une reprise
00:55:24des discussions budgétaires
00:55:25en début d'année
00:55:26après avoir été reçu
00:55:28à Matignon
00:55:29le syndicat des jeunes agriculteurs
00:55:31l'âge du lest
00:55:31et se dit favorable
00:55:32à une trêve pour les fêtes
00:55:33je vous rappelle
00:55:34que 4 syndicats agricoles
00:55:36sont reçus ce matin
00:55:37à tour de rôle
00:55:37par Sébastien Lecornu
00:55:39objectif du gouvernement
00:55:40instaurer le dialogue
00:55:41pour faciliter
00:55:42la sortie de crise
00:55:43et puis après le lourd
00:55:45nouveau coup dur
00:55:46pour l'image de la France
00:55:47le maître d'hôtel
00:55:48argentier de l'Elysée
00:55:49et son compagnon
00:55:50Tiker
00:55:51un collectionneur
00:55:52de porcelaine de 30 ans
00:55:53ont été interpellés hier
00:55:55ils sont soupçonnés
00:55:56d'avoir volé
00:55:56des milliers d'euros
00:55:57de porcelaine du palais
00:55:58servant à la réception
00:55:59des grands dîners d'Etat
00:56:01ils seront jugés
00:56:02le 26 février prochain
00:56:04beaucoup votre dernière info
00:56:05ici sur le plateau
00:56:06que vous avez entendu
00:56:07ça fait beaucoup réagir
00:56:09merci beaucoup Sommay
00:56:10on vous retrouve tout à l'heure
00:56:11à midi
00:56:11Thomas Bonnet
00:56:12on précise Sommay
00:56:13à nous parler des jeunes
00:56:14agriculteurs
00:56:14tout à l'heure
00:56:15c'est la FNSEA
00:56:16d'où la différence de discours
00:56:18avec ceux qu'on a entendu
00:56:19sur l'antenne de CNews
00:56:20tout à l'heure
00:56:20la FNSEA
00:56:21ça n'a jamais été
00:56:22les plus virulents
00:56:22contre les gouvernements
00:56:23en place
00:56:24surtout sur l'histoire
00:56:26de la DNC
00:56:26parce que ce sont surtout
00:56:27des céréaliers
00:56:28pas tous
00:56:29mais globalement
00:56:30à grands traits
00:56:30donc ils sont moins concernés
00:56:31ce qui sera intéressant
00:56:32ce sera d'entendre
00:56:33la réaction de la coordination rurale
00:56:34voire de la confédération paysanne
00:56:36à la sortie de leur entretien
00:56:37exactement
00:56:38on les aura en direct
00:56:39quand ils sortent
00:56:40ce qui est intéressant aussi
00:56:41c'est de voir
00:56:42ce qui s'est passé hier
00:56:42alors d'abord
00:56:43les mouvements des agriculteurs
00:56:44à Bruxelles
00:56:45il y a eu un peu de casse
00:56:46à Bruxelles
00:56:46mais bon dans l'ensemble
00:56:47ça s'est pas trop mal passé
00:56:48on revient sur la journée d'hier
00:56:49ensuite on écoute
00:56:50les annonces
00:56:50qui ont été faites le soir
00:56:51par Emmanuel Macron
00:56:52le visage en sang
00:56:56ce manifestant
00:56:57est interpellé
00:56:58par les forces de l'ordre
00:56:59tout autour
00:57:01près du parlement européen
00:57:03des scènes de chaos
00:57:04les vitres de ce bâtiment
00:57:06sont brisées
00:57:06des pneus sont incendiés
00:57:08dans un nuage
00:57:10de gaz lacrymogène
00:57:11la police finit par charger
00:57:13détention en marge
00:57:16du rassemblement
00:57:17d'agriculteurs à Bruxelles
00:57:18dans le cortège
00:57:19de nombreux français
00:57:20ils déplorent ces violences
00:57:22on est détruit
00:57:23dans l'arrivée là
00:57:23on est traité
00:57:24un petit peu
00:57:25comme des délinquants
00:57:26si je peux dire
00:57:26moi je trouve ça déplorable
00:57:30parce qu'on ne veut pas
00:57:31faire de mal
00:57:31absolument pas
00:57:32justement
00:57:32nous on veut
00:57:33de meilleures conditions
00:57:34de travail
00:57:34dans leur viseur
00:57:35notamment l'accord
00:57:36de libre-échange
00:57:37avec le Mercosur
00:57:38on a des normes
00:57:39qu'à l'étranger
00:57:42on ne respecte pas
00:57:43et ils veulent faire venir ça
00:57:45en Europe
00:57:46alors que c'est complètement
00:57:47déloyal
00:57:48symbole de ce patriotisme
00:57:50agricole
00:57:51certains hantent
00:57:51la marseillaise
00:57:53aux côtés de ces français
00:57:58des manifestants
00:57:58de toute l'Europe
00:57:59révoltés contre
00:58:00la politique agricole
00:58:02européenne
00:58:02nous sommes ici
00:58:03pour défendre
00:58:04le futur
00:58:05de l'agriculture
00:58:06italienne et européenne
00:58:08on aimerait bien
00:58:08aujourd'hui
00:58:09qu'on soit écouté
00:58:09qu'on ait un financement
00:58:11correct de la PAC
00:58:12post-27
00:58:12que les traités
00:58:13un peu inutiles
00:58:14alors que tous les produits
00:58:15sont produits en Europe
00:58:16qu'on ne les plus
00:58:17d'après la police
00:58:18bruxellois
00:58:197300 personnes
00:58:20ont pris part
00:58:21à la manifestation
00:58:22autorisée
00:58:22au sein de la capitale belge
00:58:25Thomas Bonnet
00:58:26Emmanuel Macron
00:58:27du coup
00:58:27est sorti de son silence
00:58:29sur les agriculteurs
00:58:29il expliquait hier soir
00:58:31que c'était une grande victoire
00:58:32et le Mercosur
00:58:33ne serait pas signé
00:58:34dans les heures qui viennent
00:58:35mais dit-il
00:58:36peut-être en janvier
00:58:37on a du mal à suivre
00:58:39parce qu'en fait
00:58:39il dit une chose
00:58:40puis le contraire
00:58:41il dit il faut que le texte
00:58:42change de nature
00:58:43je ne sais pas très bien
00:58:43ce que ça veut dire
00:58:44parce que
00:58:44il faut quand même rappeler
00:58:45que le texte est en discussion
00:58:46depuis près de 25 ans maintenant
00:58:48c'est l'an 2000
00:58:48qu'on a commencé la discussion
00:58:50autour du traité de libre-échange
00:58:51il y a eu plein de rebondissements
00:58:53plein de fois
00:58:53l'Europe a dit
00:58:54non mais en fait
00:58:54on ne peut pas aller là-dedans
00:58:55puis en fait si
00:58:56bon bref
00:58:57on en arrive avec la situation
00:58:58aujourd'hui
00:58:58où on constate en effet
00:58:59que ça va profiter
00:59:01parce qu'il faut le dire
00:59:01les choses
00:59:01le traité de libre-échange
00:59:03de Mercosur
00:59:03va profiter
00:59:04à énormément de filières
00:59:05mais simplement
00:59:05les éleveurs
00:59:06les agriculteurs
00:59:07vont payer le prix fort
00:59:08et ça évidemment
00:59:09nous on n'est pas prêts
00:59:10à l'accepter
00:59:10la France visiblement non plus
00:59:12mais la question c'est
00:59:13qu'est-ce qu'on peut encore faire
00:59:14c'est dans un mois
00:59:14est-ce qu'on va complètement
00:59:16rompre la discussion
00:59:17je ne crois pas
00:59:17donc je pense qu'on essaie
00:59:18de faire passer tranquillement
00:59:19la pilule
00:59:20laisser passer les fêtes
00:59:21et ensuite à mon avis
00:59:22on aura la signature
00:59:23la ratification
00:59:24mais est-ce que l'objectif
00:59:25de tout ça finalement
00:59:25ce n'est pas de faire
00:59:26lever les barrages aujourd'hui
00:59:27en disant vous voyez
00:59:28vous avez une première victoire
00:59:29ce n'est pas signé
00:59:30dans les heures qui viennent
00:59:31les agriculteurs vont entrer
00:59:32chez eux
00:59:32et le gouvernement
00:59:33doit parier
00:59:34que la remise en marche
00:59:35sera longue
00:59:36sera pénible
00:59:36les agriculteurs ont du boulot
00:59:37parce que c'est des gens
00:59:38qui bossent en permanence
00:59:39qui bossent 24h sur 24
00:59:407 jours sur 7
00:59:41et donc le gouvernement se dit
00:59:42bon bah peut-être
00:59:43qu'ils ne reviendront pas
00:59:44refaire des barrages
00:59:44et ça va passer en douce
00:59:45c'est un peu ça
00:59:46moi je le lis comme ça en tout cas
00:59:48je suis d'accord avec vous
00:59:48je pense que c'est l'idée
00:59:49surtout qu'en plus vous dites
00:59:50ils ont du boulot
00:59:50les agriculteurs
00:59:51ils ont aussi des obligations
00:59:52calendaires
00:59:52c'est-à-dire qu'il y a des périodes
00:59:53dans l'année
00:59:53où on ne peut pas déserter
01:00:02à nous dire
01:00:02il y aura des contrôles là-bas
01:00:03ça c'est du flanc
01:00:04parce que
01:00:05qui va aller contrôler
01:00:06les exploitations au Brésil
01:00:07ou en Argentine
01:00:08j'attends de voir
01:00:08qui sera missionné
01:00:09pour faire ça
01:00:10André Bercoff
01:00:11le problème
01:00:11ce que vous devez dire
01:00:12tout va voler
01:00:13qui va contrôler
01:00:14le vrai problème
01:00:15il est quoi
01:00:15est-ce qu'on veut supprimer
01:00:16une population
01:00:17primo
01:00:18deuxièmement
01:00:19est-ce qu'on veut bouffer
01:00:19de la merde
01:00:20parce qu'il faut le dire
01:00:21qui contrôle
01:00:22ce qu'on va recevoir
01:00:23d'Amérique du Sud
01:00:24ou d'ailleurs de Kiev
01:00:25c'est-à-dire en passant
01:00:27on ne va pas parler de ça
01:00:28quand même
01:00:28c'est intéressant
01:00:29on a 80 milliards
01:00:31et 100 milliards
01:00:32pour l'Ukraine
01:00:32formidable
01:00:33ça
01:00:34on a de l'argent
01:00:35mais pour ici
01:00:36pour ce qu'on a là
01:00:36pour ces agriculteurs
01:00:38etc
01:00:38attendez
01:00:39la France était
01:00:40le premier appris
01:00:41agricole d'Europe
01:00:42on fait quoi ?
01:00:44c'est hallucinant
01:00:45Jean-Christophe
01:00:45moi je serais moins pessimiste
01:00:47que vous
01:00:47même si aujourd'hui
01:00:48vous savez
01:00:48pour voter ce texte
01:00:50définitivement
01:00:51au Conseil
01:00:51il faut 15 pays
01:00:53au moins
01:00:5365% de la population européenne
01:00:55aujourd'hui
01:00:55pourquoi ça a marché
01:00:57pour la France
01:00:57parce que l'Italie
01:00:58on a fait un couple
01:00:59franco-allemand
01:00:59ce qui est assez rare
01:01:00avec Mélanie
01:01:00entre Macron et Mélanie
01:01:01mais là ils sont d'accord
01:01:02les deux M sont d'accord
01:01:03sur ce sujet
01:01:04et donc on est
01:01:05franco-italien pardon
01:01:05et on est sur
01:01:06cette espèce de négociation
01:01:08parce que qui pousse
01:01:08profondément pour accélérer
01:01:10comme par hasard
01:01:10évidemment
01:01:11sur la von der Leyen
01:01:11mais l'Allemagne
01:01:12monsieur Merz
01:01:13l'Allemagne est très prédatrice
01:01:14en ce moment au niveau européen
01:01:15et ultra prédatrice
01:01:16et donc là l'enjeu majeur
01:01:17il est pour les voitures
01:01:18le marché sud-américain
01:01:20parce que c'est pas que le Brésil
01:01:21le marché sud-américain
01:01:22c'est essentiel
01:01:23pour les voitures allemandes
01:01:24et l'assiette allemand
01:01:25aujourd'hui
01:01:25donc c'est un enjeu
01:01:26qui est d'abord allemand
01:01:27allemand contre la France
01:01:28beaucoup de pays sont neutres
01:01:30et là ce couple franco-italien
01:01:32est intéressant
01:01:33donc je suis pas certain
01:01:34qu'on soit à ce point-là
01:01:35dans l'idée
01:01:35d'une manipulation nationale
01:01:36dans l'idée que
01:01:37c'est quelque chose
01:01:38et sur l'affaire ukrainienne
01:01:39c'est des prêts
01:01:40cher André
01:01:40c'est pas
01:01:41c'est un filet
01:01:42par prêts
01:01:42il va le rendre
01:01:43il va le rembourser
01:01:45il va le préciser
01:01:47Jean-Michel
01:01:47il va le rembourser
01:01:48Jean-Christophe
01:01:49Mathias
01:01:51allez
01:01:52un dernier mot là-dessus
01:01:53vous voyez les images
01:01:54de Matillon
01:01:54et les agriculteurs
01:01:55sont aussi en ce moment
01:01:55s'ils sortent bien évidemment
01:01:56on aura leurs propos
01:01:58alors je crois
01:01:58qu'il y a deux choses
01:01:59effectivement il y a
01:02:00gagner du temps
01:02:01et gagner du temps
01:02:03politiquement
01:02:03pour laisser passer
01:02:04les fêtes
01:02:05mais il y a aussi
01:02:06gagner du temps
01:02:06parce que comme l'a rappelé
01:02:07Jean-Christophe
01:02:08il y a des pays
01:02:10qui sont neutres
01:02:11et qui peuvent basculer
01:02:12encore
01:02:13et donc il y a
01:02:13un lobbying intense
01:02:14merci de confirmer
01:02:16qui justement
01:02:18il y a une diplomatie
01:02:19en fait agricole
01:02:20qui est très active
01:02:22et qui peut encore
01:02:23faire basculer les choses
01:02:24parce qu'il n'y a aucun scénario
01:02:25où le maire Caussure
01:02:25n'est pas ratifié
01:02:26oui moi aussi
01:02:26votre optimisme
01:02:27comme tu l'as rappelé
01:02:31ça fait 25 ans
01:02:32que ce texte est en discussion
01:02:32vous voyez les gens
01:02:34on n'est pas au bar
01:02:34je vous le dis à chaque fois
01:02:35pardon oui
01:02:35merci
01:02:36ça fait 25 ans
01:02:39ça fait 25 ans
01:02:40que
01:02:40ça ne concerne pas l'agriculture
01:02:42non
01:02:42et l'Allemagne
01:02:43a besoin de ça
01:02:44donc ça sera ratifié
01:02:45le maire
01:02:45en attendant la sortie
01:02:47des agriculteurs
01:02:48qui sont reçus
01:02:48à Matignon
01:02:49et on continue à garder
01:02:50un oeil dessus
01:02:51on va parler du budget
01:02:52quand même
01:02:52parce qu'il n'y a pas d'accord
01:02:53sur le budget
01:02:53il y avait la commission paritaire
01:02:54ce matin
01:02:55Thomas il faut nous éclairer
01:02:56peut-être sur ce qui s'est passé
01:02:57il y avait une commission paritaire
01:02:58qui devait se mettre d'accord
01:02:59ils ne sont pas tombés d'accord
01:03:01or on nous dit
01:03:02qu'il faut un budget
01:03:02avant le 31 décembre
01:03:03parce que
01:03:04est-ce que ça veut dire
01:03:05que c'est mort
01:03:05alors pour avant le 31 décembre
01:03:07oui c'est mort
01:03:07c'est-à-dire que la commission
01:03:08mixte paritaire
01:03:09qui était réunie
01:03:09est composée de députés
01:03:10et de sénateurs
01:03:11ils devaient s'entendre
01:03:12ils n'ont pas réussi
01:03:13à trouver un accord
01:03:13concrètement ça veut dire
01:03:15que le gouvernement
01:03:15va être obligé
01:03:16d'adopter une loi spéciale
01:03:18d'ailleurs c'est prévu
01:03:18pour les prochaines heures
01:03:19la loi spéciale
01:03:21elle va juste permettre
01:03:22de continuer à prélever l'impôt
01:03:23à conduire la politique
01:03:25du budget
01:03:26ça veut dire
01:03:26toutes les discussions
01:03:27qu'on a eues
01:03:28qui ont fait des heures d'antenne
01:03:29tout ça s'est jeté ?
01:03:30non ça va reprendre
01:03:31au mois de janvier
01:03:31ça va reprendre au mois de janvier
01:03:33alors là la question
01:03:33la seule question
01:03:34qui va se poser désormais
01:03:35c'est est-ce que
01:03:35Sébastien Lecornu
01:03:36va utiliser le 49-3
01:03:37maintenant c'est la seule
01:03:38question qui reste
01:03:38il a dit que non
01:03:39il a dit que non
01:03:40mais il n'a plus vraiment
01:03:42le choix
01:03:42c'est-à-dire qu'à un moment donné
01:03:43à mon avis
01:03:46la discussion
01:03:46vous verrez
01:03:47ce sera le retour
01:03:47au 49-3
01:03:48il a tweeté
01:03:48il a fait un long tweet
01:03:50à mon avis
01:03:50il a confondu ça
01:03:51avec un livre
01:03:51parce qu'on ne va pas
01:03:53tout vous lire
01:03:53il dit
01:03:55alors je vais vous lire
01:03:55juste la fin
01:03:56il dit
01:03:56dans ce contexte
01:03:57je réunirai à partir de lundi
01:03:59les principaux responsables
01:04:00politiques pour les consulter
01:04:02sur la marche à suivre
01:04:03pour protéger les français
01:04:05et trouver les conditions
01:04:06d'une solution
01:04:07il peut y avoir quoi
01:04:08comme solution
01:04:09c'est la loi spéciale
01:04:09en fait
01:04:09il va convoquer tout le monde
01:04:12pour la loi spéciale
01:04:13qui doit je crois
01:04:13passer d'abord par l'assemblée
01:04:15puis par le sénat
01:04:15et ensuite elle sera
01:04:16discutée en côté des ministres
01:04:18alors on va écouter
01:04:18une réaction
01:04:19réaction de la France insoumise
01:04:20c'est Aurélien Lecoq
01:04:21député à la fille du Nord
01:04:22le 19 décembre
01:04:25nous n'avons pas de budget
01:04:26la CMP n'est pas conclusive
01:04:27pour une raison extrêmement simple
01:04:29c'est l'obstination
01:04:31du président de la République
01:04:32Emmanuel Macron
01:04:33à faire passer un budget
01:04:35d'une violence sociale inouïe
01:04:37en force
01:04:37coûte que coûte
01:04:38en s'asseyant définitivement
01:04:40sur le résultat
01:04:41des élections législatives
01:04:42qui ont eu lieu
01:04:43en 2024
01:04:44l'assemblée nationale
01:04:46n'a pas voulu
01:04:46du budget de la Macronie
01:04:48il n'y a eu qu'une seule voix
01:04:49pour ce budget
01:04:50qui a donc été
01:04:52le budget
01:04:53le plus largement battu
01:04:54de toute l'histoire
01:04:54de la 5ème République
01:04:56le Sénat
01:04:57a aggravé encore
01:04:59ce budget
01:05:00et donc aujourd'hui
01:05:01nous n'avons pas de compromis
01:05:02parce qu'il n'y avait pas
01:05:03de compromis possible
01:05:04Autre réaction
01:05:05celle de Philippe Brun
01:05:07qui est député
01:05:07PS de l'heure
01:05:08Les socialistes déplorent
01:05:11l'échec de cette commission
01:05:13mixte paritaire
01:05:14et nous ne pouvons que constater
01:05:16que la droite sénatoriale
01:05:17a décidé de prendre en otage
01:05:19le budget de la France
01:05:21C'est donc un jour
01:05:22aujourd'hui un triste jour
01:05:23pour la démocratie parlementaire
01:05:26et nous déplorons
01:05:27que Bruno Retailleau
01:05:28et les siens
01:05:29aient empêché
01:05:30toute discussion
01:05:31de cette commission
01:05:32mixte paritaire
01:05:32qui n'aura duré finalement
01:05:34qu'une petite heure
01:05:35pour un texte
01:05:37extrêmement important
01:05:38Nous souhaitons désormais
01:05:40démarrer rapidement
01:05:42la nouvelle lecture
01:05:43du projet de loi de finances
01:05:44afin de doter le pays
01:05:45d'un budget
01:05:46dans les plus brefs délais
01:05:48au mois de janvier
01:05:49Jean-Christophe Gagnon
01:05:50Ce qui est terrible
01:05:51c'est Thomas
01:05:52pourrait nous le confirmer
01:05:54ce qui est terrible
01:05:55dans cette affaire
01:05:55c'est qu'au sein de la CMP
01:05:56en fait la bataille
01:05:57n'avait pas lieu
01:05:57entre des parties opposées
01:05:59elle avait lieu
01:06:00entre les LR au Sénat
01:06:02et les LR à l'Assemblée nationale
01:06:03donc en fait
01:06:03on avait une bataille de fond
01:06:05mais surtout une bataille de forme
01:06:07entre M. Retailleau
01:06:08et M. Wauquiez
01:06:09et donc en réalité
01:06:10aujourd'hui
01:06:10on va partir
01:06:11vers une loi spéciale
01:06:12je ne vous dis pas
01:06:13que le budget
01:06:14qui aura été
01:06:15Juste attendez
01:06:15franchement
01:06:16Oui oui mais c'est très important
01:06:18c'est ça dont il s'agit
01:06:19En gros on s'en fout
01:06:20Mais c'est ça dont il s'agit
01:06:21Vous ne pouvez pas vous en foutre
01:06:22alors que la CMP
01:06:22n'est pas conclusive
01:06:23Excusez-moi
01:06:23Ma seule question
01:06:24c'est qu'est-ce que ça change pour nous ?
01:06:25Eh bien ça change
01:06:26ça change que vous allez avoir
01:06:27un débat prolongé
01:06:29janvier-février
01:06:30Qu'est-ce que ça change pour nous
01:06:31concrètement
01:06:31dans notre vie quotidienne ?
01:06:32Vous allez avoir en permanence
01:06:33un débat sur le budget
01:06:33qui ne sera pas conclusif
01:06:34non plus avant le mois
01:06:35des municipales
01:06:36parce que vous aurez quelque chose
01:06:37qui va être prolongé
01:06:39sur ce combat politique
01:06:39Je vous repose ma question
01:06:40qu'est-ce que ça change
01:06:41pour nous français ?
01:06:42Eh bien ça veut dire quoi ?
01:06:42Ça veut dire qu'en termes d'impôts
01:06:44vous êtes traités
01:06:45comme vous êtes traités cette année
01:06:46ce qui n'est pas très bon
01:06:46pour beaucoup de gens
01:06:47Vous allez devoir avoir des
01:06:49alors il y a une continuité de l'État
01:06:51bon ça tout le monde
01:06:51est content là-dessus
01:06:52mais après il y a un certain nombre
01:06:53de détails
01:06:53retraite et compagnie
01:06:55Ça ne change pas grand-chose
01:06:55Si, si, si, ça change
01:06:56Ça ne change pas grand-chose
01:06:57parce que l'an dernier
01:06:58vous avez vendu
01:06:59rappelez-vous Mme Barne
01:06:59avait dit les cartes vitales
01:07:00vont cesser de fonctionner
01:07:01Non mais il ne s'agit pas de ça
01:07:02Mais ça c'est le niveau du masque
01:07:04ça c'est le niveau Édouard Philippe
01:07:05le masque
01:07:06mais vous avez un changement
01:07:07quand même sur le fond
01:07:07parce que vous allez avoir
01:07:08un prolongement incertain
01:07:10donc ça veut dire
01:07:10que l'incertitude politique
01:07:11va exister en France
01:07:12c'est-à-dire que les agents
01:07:12vous allez rembourser
01:07:15encore plus cher l'argent
01:07:16quand vous êtes l'État français
01:07:16Si, si, c'est très important
01:07:18et c'est inadmissible
01:07:19que pour un enjeu politique
01:07:20Je crois que vous êtes
01:07:21dans votre monde
01:07:21Franchement
01:07:22Pas du tout
01:07:23Je vous le dis
01:07:23Allons voir
01:07:25Qu'est-ce que ça change
01:07:25pour les Français
01:07:26vous n'êtes pas capable
01:07:26de donner un seul élément
01:07:27Si, je vous dis
01:07:27renchérissement
01:07:29du remboursement de la dette
01:07:31pour la France
01:07:31dans le premier trimestre
01:07:32Mais pour les Français
01:07:32qu'est-ce que ça change
01:07:33Je vous demande
01:07:33Vous allez être encore plus
01:07:34prélevés la prochaine fois
01:07:35Vous aurez donc
01:07:36une mesure budgétaire
01:07:38quand elle sera votée
01:07:38encore plus dure
01:07:39Mais si
01:07:39Mais non
01:07:40Mais si
01:07:40Vous ne pouvez pas dire ça
01:07:41Mais oui, on s'en fout
01:07:43Mais non
01:07:44On s'en fout pas
01:07:45Dans le quotidien des Français
01:07:46ça ne va rien changer
01:07:47Et bien ça changera
01:07:47Vous aurez encore moins d'argent
01:07:48dans votre poche
01:07:48l'année prochaine
01:07:48Ça veut dire ça
01:07:50Dans tous les cas
01:07:50Christine
01:07:51Deux remarques
01:07:52La première c'est que l'Espagne
01:07:54par exemple continue
01:07:54avec son même budget
01:07:55d'année en année
01:07:56Ça fait 2-3 ans
01:07:57Personne n'en parle
01:07:58Et la deuxième remarque
01:07:59par rapport à la politique
01:08:00politicienne
01:08:01Si le PLFSS est passé
01:08:03avec les voix
01:08:05d'une partie de LR
01:08:06Là on voit
01:08:07qu'effectivement
01:08:08qu'il y a les parties
01:08:09de LR socialistes
01:08:10qui a voté
01:08:11avec les socialistes
01:08:12et a reculé
01:08:13Donc ça c'est intéressant
01:08:15quand même
01:08:15à noter effectivement
01:08:16pour la politique politicienne
01:08:17et ceux qu'on reproche
01:08:19Voilà
01:08:19les LR qui ont voté
01:08:20avec le FLF
01:08:22Aurélien Rousseau
01:08:23est en train de sortir
01:08:23de la réunion
01:08:24à Matignon
01:08:24en direct sur CNews
01:08:26Les dotations qui sont prévues
01:08:27ne sont absolument pas
01:08:28à la hauteur des enjeux
01:08:29et une baisse de 22%
01:08:31n'est absolument pas acceptable
01:08:32Nous avons parlé
01:08:33du mécanisme
01:08:34d'ajustement carbone
01:08:35aux frontières
01:08:36et de ce que ça fait supporter
01:08:38pour les céréaliers français
01:08:42plus largement
01:08:43pour les acheteurs d'engrais
01:08:44Nous avons dit surtout
01:08:45au Premier ministre
01:08:46que l'absence de vision
01:08:48à Bruxelles
01:08:48était criante
01:08:49et que nous craignions
01:08:50de voir le poids de la France
01:08:51diminuer
01:08:52dans le contexte
01:08:53dans lequel nous sommes
01:08:54Nous avons abordé
01:08:54de nombreux sujets intérieurs
01:08:56concernant l'agriculture
01:08:57évidemment ce qui s'est passé
01:08:59depuis la dernière crise agricole
01:09:00il y a deux ans
01:09:01avec beaucoup de sujets
01:09:03dont on considère
01:09:04que le changement de logiciel
01:09:05demandé
01:09:06n'est absolument pas
01:09:07au rendez-vous
01:09:07que ce soit la simplification
01:09:09que ce soit évidemment
01:09:10la vision de la production
01:09:12les sujets autour
01:09:14des moyens de production
01:09:14je pense à la question
01:09:15de l'eau évidemment
01:09:16mais aussi aux questions
01:09:17des NBT
01:09:18autant de sujets
01:09:20que nous avons abordés
01:09:21avec le Premier ministre
01:09:22dans le détail
01:09:23pour redire
01:09:24que la situation
01:09:25n'est plus tenable
01:09:26en France
01:09:26pour les exploitations agricoles
01:09:28et que l'absence de vision
01:09:29la situation économique
01:09:31et le sentiment
01:09:32que rien n'avance
01:09:33créent beaucoup
01:09:35beaucoup de ressentiment
01:09:36évidemment nous avons abordé
01:09:38les sujets sanitaires
01:09:40de la dermatose
01:09:40comme d'autres sujets
01:09:41et mes collègues
01:09:42à la fois
01:09:43présidents de la Fédération
01:09:45des producteurs laitiers
01:09:46et de la Fédération nationale bovine
01:09:47prendront la parole
01:09:48dans un instant
01:09:49je vais vous répondre
01:09:52puisque je vous dis
01:09:53nous on était venus
01:09:55avec la ferme intention
01:09:56d'obtenir
01:09:57un certain nombre
01:09:58de décisions claires
01:09:59nous ressortons
01:10:01avec deux choses
01:10:02la première
01:10:03c'est que le Premier ministre
01:10:04s'est engagé
01:10:05d'ici ce soir
01:10:07à nous fournir
01:10:08un courrier
01:10:09avec l'ensemble
01:10:10des intentions
01:10:11qui sont celles
01:10:12de Matillon
01:10:13pourquoi nous avons demandé
01:10:15un courrier
01:10:15parce que
01:10:16vous savez
01:10:17il y a de plus en plus
01:10:18de défiance
01:10:18de la parole publique
01:10:20auprès
01:10:21je crois des français
01:10:22mais en tous les cas
01:10:23de manière certaine
01:10:24auprès des agriculteurs
01:10:25et que donc
01:10:25nous avons besoin
01:10:26de cet écrit
01:10:27pour que sur tous les sujets
01:10:28que nous avons listés
01:10:29nous puissions avoir
01:10:30des réponses précises
01:10:31et le Premier ministre
01:10:32s'est engagé
01:10:32d'ici ce soir
01:10:34à nous fournir
01:10:35cet écrit
01:10:36pour dire
01:10:36quelles étaient
01:10:37ses intentions
01:10:38évidemment à très court terme
01:10:39mais on va évidemment
01:10:41reparler du MESF
01:10:41la deuxième chose
01:10:42c'est qu'il nous a donné
01:10:43rendez-vous
01:10:44début janvier
01:10:46probablement
01:10:47autour du 8 à 10 janvier
01:10:49pour que nous puissions
01:10:50avoir un travail
01:10:51plus de fond
01:10:51sur la vision
01:10:52vous avez compris
01:10:54qu'encore une fois
01:10:54nous voulons continuer
01:10:55à produire
01:10:56pour nourrir les français
01:10:57mais que autour
01:10:58de cette question
01:10:58de la vision
01:10:59que nous réclamons
01:10:59nous avons besoin
01:11:00de déclarations claires
01:11:01et pas
01:11:02avec une échéance
01:11:04lointaine
01:11:05mais avec l'échéance
01:11:05de réponses très concrètes
01:11:06d'ici le salon
01:11:07de l'agriculture
01:11:08je pense à la question
01:11:09de l'eau
01:11:10je pense à la question
01:11:11de la production
01:11:12évidemment le règlement
01:11:13de la crise viticole
01:11:14évidemment les réponses
01:11:15très concrètes
01:11:16sur les engrais
01:11:17concernant les producteurs
01:11:18de grandes cultures
01:11:18autant de sujets
01:11:19sur lesquels
01:11:20il nous faut avancer
01:11:21vous savez que le premier ministre
01:11:22ne s'était pas exprimé
01:11:24sur la question
01:11:24de l'agriculture
01:11:25depuis son arrivée
01:11:26il nous a appris
01:11:28en séance
01:11:28que le projet
01:11:30de loi de finances
01:11:31n'avait pas abouti
01:11:32en commission mixte paritaire
01:11:33ce qui avait d'ailleurs
01:11:34l'air de
01:11:34de l'avoir
01:11:35heurté
01:11:36considérant que
01:11:37nous avons besoin
01:11:39d'un budget
01:11:39pour avancer
01:11:39donc nous allons
01:11:40le laisser gérer
01:11:41les aspects budgétaires
01:11:42mais nous lui avons redit
01:11:43que concernant l'agriculture
01:11:44évidemment un budget
01:11:46était nécessaire
01:11:46pour continuer à avancer
01:11:48parce que nous avons
01:11:49des demandes
01:11:50y compris le règlement
01:11:51de la crise viticole
01:11:52pour être très concret
01:11:53et que sans budget
01:11:54ce ne sera pas possible
01:11:54voilà
01:11:55donc il nous demande
01:11:57à la fois
01:11:58d'attendre
01:11:58quelques semaines
01:11:59en tous les cas
01:12:00après la trêve
01:12:01de Noël
01:12:02mais nous
01:12:02nous voulons
01:12:03dès ce soir
01:12:04ce courrier
01:12:05et nous espérons
01:12:05que sa complétude
01:12:06nous permette
01:12:07de communiquer
01:12:08auprès de l'ensemble
01:12:09des agriculteurs
01:12:10de nos réseaux
01:12:11pour leur dire
01:12:11que ce qui s'est passé
01:12:12à Bruxelles
01:12:13donne du fruit en France
01:12:14et vous avez compris
01:12:15qu'on a été assez exigeants
01:12:17parce que
01:12:17ça fait longtemps
01:12:18qu'on dénonce
01:12:19ce qui est en train
01:12:20de se passer
01:12:20sur le plan européen
01:12:21sur le plan national
01:12:22et puis ce rendez-vous
01:12:24dès le début de l'année
01:12:25pour qu'on puisse avoir
01:12:26la vision
01:12:26parce qu'on peut parler
01:12:27de mesures sectorielles
01:12:28mais tant qu'on n'a pas
01:12:29la vision de ce qu'on veut
01:12:30faire de l'agriculture
01:12:31on n'avancera pas
01:12:32il est le chef du gouvernement
01:12:34c'est à lui
01:12:34qu'il appartient
01:12:35de conduire les affaires
01:12:35de la France
01:12:36et c'est les raisons
01:12:36pour lesquelles
01:12:37il doit maintenant
01:12:38sortir sur la question agricole
01:12:39nous avons un mois et demi
01:12:41d'ici le salon de l'agriculture
01:12:42c'est le temps
01:12:42que nous doudons
01:12:43pour avoir une vision claire
01:12:44et puis ensuite
01:12:45les agriculteurs
01:12:46se définiront
01:12:47sur ce que sera
01:12:48les propositions
01:12:49que formulera le Premier ministre
01:12:51Est-ce que vous appelez
01:12:52quand même dès maintenant
01:12:52à une trêve des blocages
01:12:53pendant les fêtes de Noël
01:12:54ou est-ce que vous attendez
01:12:55ou est-ce que tout est conditionné
01:12:56à ce courrier du Premier ministre
01:12:57et c'est à ce moment-là
01:12:58que éventuellement
01:12:59vous appellerez à cette trêve
01:13:00pendant les fêtes ?
01:13:01Oui c'est ce que nous avons dit
01:13:02dès ce matin
01:13:02tant que nous n'avons pas
01:13:04ce courrier en main
01:13:04et que les choses
01:13:05ne sont pas écrites
01:13:06parce que vous savez
01:13:06les paroles passent
01:13:07mais les écrits restent
01:13:08nous continuons à avoir
01:13:10un réseau mobilisé
01:13:11c'est déjà le cas
01:13:11dans plusieurs départements
01:13:12et en fonction de ce courrier
01:13:14nous prendrons des décisions
01:13:15dès ce soir
01:13:16donc c'est très concret
01:13:17je l'ai dit aussi ce matin
01:13:18notre objectif
01:13:19n'est pas d'ennuyer
01:13:20les Français
01:13:21qui vont partir tous
01:13:23rejoindre leur famille
01:13:24partager des moments
01:13:25de convivialité
01:13:25nous on n'est pas
01:13:26dans cet esprit
01:13:26du blocage
01:13:28on sait que pour tout le monde
01:13:29cette trêve de Noël
01:13:30c'est important
01:13:30je veux dire aussi
01:13:31que ça l'est pour nous
01:13:32mais qu'on ne peut pas le faire
01:13:33si on n'a pas
01:13:34des engagements
01:13:35précis et concrets
01:13:36et donc vous avez compris
01:13:37que ce courrier sera décisif
01:13:38et puis ensuite
01:13:39il faudra qu'on nous dise
01:13:40très clairement
01:13:41ce qu'on veut faire
01:13:41de l'agriculture
01:13:42et ça c'est un rendez-vous
01:13:43je l'ai dit
01:13:44entre le 8 et le 10 janvier
01:13:45sous une forme
01:13:46que le Premier ministre
01:13:46n'a pas encore précisé
01:13:48mais qui nous permettra
01:13:49d'ici le salon de l'agriculture
01:13:51d'avoir une vision claire
01:13:52et moi je le dis
01:13:52prenons l'exemple
01:13:54du stockage de l'eau
01:13:55on en parle
01:13:56depuis les lustres
01:13:56rien n'avance
01:13:57on a des projets
01:13:58les aura-t-il débloqué
01:13:59oui ou non
01:14:00avant le salon de l'agriculture
01:14:01voilà une réponse très concrète
01:14:02que nous attendons de sa part
01:14:03Vous êtes resté bien plus longtemps
01:14:04que le temps
01:14:05qui était prévu
01:14:05pour votre entretien
01:14:07est-ce que vous avez
01:14:07à la sortie
01:14:08confiance
01:14:09dans le Premier ministre
01:14:10aujourd'hui ?
01:14:11Le sujet pour nous
01:14:12vous savez
01:14:12ce n'est pas un sujet de confiance
01:14:13je suis président de la FNSA
01:14:15depuis deux ans et demi
01:14:15c'est le sixième gouvernement
01:14:17et le cinquième Premier ministre
01:14:18que je vois
01:14:18moi j'ai besoin
01:14:19de preuves
01:14:20concrètes
01:14:21tangibles
01:14:21ensuite les agriculteurs
01:14:23ont des opinions
01:14:24politiques différentes
01:14:25ils les exprimeront
01:14:25moi j'ai dit au Premier ministre
01:14:27que ce qui comptait
01:14:28c'était maintenant les faits
01:14:29donc les faits
01:14:30c'est ce qui va être écrit
01:14:31parce qu'encore une fois
01:14:32les écrits sont importants
01:14:33et ensuite
01:14:34c'est le déploiement
01:14:34par la parole du Premier ministre
01:14:36d'une vision
01:14:37et par l'exécution du gouvernement
01:14:38c'est ce qu'est les affaires
01:14:39encore une fois
01:14:40que doit mener le gouvernement
01:14:42il en est le chef
01:14:42c'est à lui de faire ce travail
01:14:43Vous parlez de faits
01:14:44il y a des agriculteurs
01:14:45qui appartiennent à la FNSA
01:14:46qui ont manifesté
01:14:47devant la résidence privée
01:14:48du chef de l'Etat
01:14:49ce matin au Touquet
01:14:50est-ce que vous condamnez
01:14:52vous en tant que président
01:14:52de la FNSA
01:14:53ces agissements ?
01:14:54D'abord je le dis
01:14:55ça s'est fait dans le respect
01:14:56des biens et des personnes
01:14:57mais je crois que
01:14:58tout le monde mesure aujourd'hui
01:14:59que la pression
01:15:00est très forte
01:15:01et que les agriculteurs
01:15:02qui après s'être mobilisés
01:15:04dans le calme
01:15:04et le respect
01:15:05il y a maintenant
01:15:06à peu près deux ans
01:15:07considèrent qu'aujourd'hui
01:15:08on n'est pas du tout au rendez-vous
01:15:10donc je ne condamne pas
01:15:11les actions qui se mènent
01:15:12partout en France
01:15:13pour peu qu'elles se déroulent
01:15:14dans le respect des biens
01:15:15et des personnes
01:15:16et je le redis ce matin
01:15:16au Touquet
01:15:17c'était le cas
01:15:18Oui vous avez parfaitement compris
01:15:28nous attendons ce courrier
01:15:30pour donner des consignes
01:15:31très claires
01:15:31je ne sais pas
01:15:32ce qu'il y aura dedans
01:15:33mais je sais précisément
01:15:34ce que nous avons demandé
01:15:35et vous l'avez dit vous-même
01:15:36nous ne sommes restés
01:15:37plus longtemps que prévu
01:15:38parce que nous voulions
01:15:39embrasser la complétude
01:15:40des sujets
01:15:41par exemple la prédation
01:15:42qui est un sujet
01:15:43qui concerne beaucoup d'éleveurs
01:15:45et sur lequel un arrêté attendu
01:15:47ne nous convient pas
01:15:47vous voyez
01:15:48donc on a été très concret
01:15:49avec le Premier ministre
01:15:50maintenant écoutez
01:15:51ce courrier
01:15:51je pense qu'il sera rendu public
01:15:53en tous les cas
01:15:53nous on n'aura pas de problème
01:15:54à dire ce qu'on veut
01:15:56y voir dedans
01:15:57on va y travailler
01:15:57toute la journée
01:15:58il n'y a rien de nouveau
01:15:59pardonnez-moi
01:15:59rien de nouveau
01:16:00que les gens qui suivent
01:16:02ces dossiers ne découvrent
01:16:03mais encore une fois
01:16:04à partir du moment
01:16:04où c'est écrit
01:16:05c'est engageant
01:16:06et puis ensuite
01:16:07viendra la période du travail
01:16:08vous savez encore une fois
01:16:09le salon de l'agriculture
01:16:10c'est dans deux mois
01:16:10et nous voulons voir
01:16:12des choses très concrètes
01:16:13c'est absolument nécessaire
01:16:15vous avez compris
01:16:16que la tension est maximale
01:16:17dans le monde agricole
01:16:17quelle que soit encore une fois
01:16:19la représentation syndicale
01:16:20y compris les gens
01:16:21qui ne sont pas syndiqués
01:16:22il y a besoin
01:16:23de donner des actes clairs
01:16:24pour qu'on puisse évoluer
01:16:25sur les maladies sanitaires
01:16:27comme sur l'économie
01:16:28comme sur les moyens de production
01:16:29comme sur la relation
01:16:30avec Bruxelles
01:16:31vous savez
01:16:31il y a tellement de sujets
01:16:32aujourd'hui
01:16:32dont on a le sentiment
01:16:33qu'il n'avance pas
01:16:34que maintenant
01:16:34c'est la période du rendez-vous
01:16:36encore une fois
01:16:37il s'agit du Premier ministre
01:16:38il ne s'est pas exprimé
01:16:39sur l'agriculture
01:16:39c'est le moment de le faire
01:16:40merci beaucoup à vous
01:16:42très bonne journée
01:16:42Arnaud Rousseau
01:16:46président de la FNACA
01:16:47qui s'est exprimé
01:16:47en direct de matinée
01:16:48en tant qu'abonné
01:16:49en résume
01:16:49il n'a pas obtenu grand chose
01:16:51il attend une lettre
01:16:51et en fonction de la lettre
01:16:52il décidera
01:16:53et Sébastien Lecornu
01:16:55lui a dit
01:16:55il faut tout arrêter maintenant
01:16:57on reverra en janvier
01:16:58vous avez bien résumé
01:16:59c'était long
01:17:00c'était très long
01:17:02et pas passionnant
01:17:03ce que je trouve dingue
01:17:05c'est qu'en fait là
01:17:06donc si je comprends bien
01:17:07Sébastien Lecornu
01:17:07a une après-midi
01:17:08pour fournir une lettre
01:17:10à la FNACA
01:17:10pour régler 40 ans
01:17:11de malaise du monde agricole
01:17:13bonne chance
01:17:13alors là
01:17:14franchement
01:17:14bonne chance au Premier ministre
01:17:15bon voilà
01:17:16merci à tous
01:17:17en tout cas
01:17:17c'est important
01:17:17que vous écoutiez
01:17:18Arnaud Rousseau
01:17:19mais en tout cas
01:17:21c'est important d'écouter
01:17:22merci à tous
01:17:22on se retrouve lundi en direct
01:17:23à partir de 10h35
01:17:24dans un instant
01:17:25Thierry Kamann
01:17:26qui sera avec vous
01:17:27à lundi
01:17:28et d'ici là
01:17:28soyez bon
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