- il y a 7 mois
Les clefs d'une vie - Diane Tell
L’interprète de « Si j’étais un homme » fête ses 50 ans de carrière .Elle se raconte à l’heure de la préparation d’une longue tournée anniversaire
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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2025-12-18##
L’interprète de « Si j’étais un homme » fête ses 50 ans de carrière .Elle se raconte à l’heure de la préparation d’une longue tournée anniversaire
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PersonnesTranscription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:05Vous fêtez vos 50 ans de carrière, ce qu'il est difficile d'imaginer lorsqu'on vous voit,
00:10en particulier sur notre chaîne YouTube.
00:12Vous avez vécu au Québec avant de vous installer un jour à Biarritz
00:15pour surfer non pas au bord de l'océan, mais sur des vagues d'applaudissements.
00:19Bonjour Dianne Tell.
00:20Bonjour Jacques.
00:2150 ans de carrière, d'abord on est heureux de vous retrouver,
00:24il y a bien longtemps qu'on ne s'est pas vu,
00:25mais c'est impressionnant parce que vous avez un parcours incroyable.
00:28On va évoquer ce parcours, c'est le principe des clés d'une vie sur Sud Radio.
00:32On va évoquer également une chanson de votre nouvel album pour 2026.
00:37Et puis on va commencer par votre première télévision qui est le 20 mai 1981.
00:41Ce générique, écoutez-le.
00:46Le col à rochot.
00:47Vous vous souvenez de cette chanson ?
00:50Et cette chanson, c'était celle-ci.
00:53Moi si j'étais un homme, je serais capitaine.
00:58D'un bateau vert.
01:04Alors cette chanson qui est très sérieuse,
01:06vous l'avez enregistrée avec Colaro et son équipe dans des conditions particulières, Dianne Tell.
01:11Oui, on peut retrouver d'ailleurs certains extraits, je crois, sur Youtube.
01:16On me le refait de temps en temps parce qu'en fait, ils ont décidé d'imager avec des acteurs tout ce que je racontais dans la chanson.
01:28Donc je te construis une villa, il y avait des maçons derrière moi, je t'offrirais des bijoux, il y avait le bijoutier qui était derrière, etc.
01:35Et j'avoue que j'avais pas vraiment compris le truc et j'étais assez vexée.
01:44Alors ce qui est drôle, c'est que du coup c'était très réussi parce qu'eux, ils étaient complètement à la blague et moi je faisais une tête.
01:53Et c'était presque, on avait l'impression avec le temps, comme ça, en voyant ces images que je le faisais exprès, mais pas du tout, j'étais vraiment en colère.
02:04En même temps, la chanson était à peine célèbre.
02:07Cette chanson, je crois qu'elle est née, Dianne Tell, entre New York et Montréal.
02:10C'est vrai, c'est vrai, vous êtes très bien informée.
02:13J'avais été choisie pour représenter mon pays, le Canada, au Festival international de la chanson de Spa, qui n'existe plus, mais qui était un festival très important à l'époque.
02:25Et j'ai donc écrit cette chanson pour participer, car il fallait présenter des chansons inédites.
02:32Et celle-ci a été écrite, composée pour gagner le concours et j'ai perdu au premier tour.
02:39Vous avez été éliminée et vous avez cru à ce moment-là que la chanson s'était terminée pour vous ?
02:44J'étais, encore une fois, très vexée.
02:48En plus, le thème, c'est quand même les codes de l'époque.
02:52Une femme qui explique à son conjoint, pauvre, pourquoi aujourd'hui une femme ne peut rien offrir à un homme.
02:58A l'époque, c'était d'actualité, aujourd'hui ça ne l'est plus.
03:01Absolument, mais la chanson, je ne sais pas par quel miracle,
03:05elle se transforme au gré des publics qu'il aime et qu'il apporte de génération en génération.
03:16Alors aujourd'hui, on y voit plutôt le côté romantique,
03:19mais c'est vrai qu'à l'époque, j'avais envie de dire à celui que j'aimais,
03:24qui était un jazzman sans le sou,
03:26écoute, je ferais tout ça pour toi, bien que je n'étais pas très riche moi non plus,
03:31mais je ne le fais pas parce que ça va t'enlever ton côté protecteur,
03:35le côté masculin et tout ça.
03:38Et bon, voilà, c'était une chanson fort romantique et ça l'est toujours, je pense.
03:44Oui, mais je crois qu'à l'époque, au Québec, les féministes se sont élevées contre vous, Diane Tell.
03:48Oui, parce qu'ils disaient que je prenais la femme objet,
03:51cette femme qu'on achète à coups de cadeau, en fait.
03:55Mais c'était des images, j'aurais pu dire, si j'étais un homme,
03:58par exemple, si on était aujourd'hui, si j'étais un homme,
04:02je t'emmènerais sur la planète Mars, dans ma fusée.
04:06Mais à l'époque, il n'y avait pas tout ça encore.
04:07Non, mais vous êtes devenue une étoile, donc tout va bien.
04:10Alors, il se trouve aussi que cette chanson, curieusement, passe à la télévision,
04:13mais jamais à la radio, car elle ne correspond pas au code de la radio.
04:17Et non, puis, il faut se remettre dans le contexte.
04:21Mitterrand vient d'être élu,
04:23et donc, les radios livres vont être créés,
04:26mais à l'époque, il y avait surtout les radios nationales
04:31où on parlait plus qu'on ne chantait.
04:33Et puis, on ne faisait pas jouer beaucoup de musique anglo-saxonne
04:38ou de musique nord-américaine,
04:40même si elle était francophone.
04:42Nous, on faisait quand même de la musique nord-américaine en français.
04:45Et puis, un jour, Max Guasini,
04:47qui a été l'assistant d'Orlando,
04:49donc qui a travaillé avec Dalida,
04:50repère votre chanson.
04:51Et là, ça change tout.
04:52Alors, c'était, oui, un des coups de foudre,
04:56car il y en a eu plusieurs.
04:57Il y a eu Monique Lemarcy,
05:00qui était programmatrice à RTL.
05:02Et je ne sais pas si vous vous souvenez,
05:05je crois que ça existe toujours,
05:06les stops ou encore.
05:07Bien sûr, oui.
05:08Donc, on est un peu en compétition
05:10avec une autre artiste ou un autre artiste.
05:13Et je l'avais gagnée.
05:14Donc, j'ai été programmée.
05:17Et bon, ça, ça a beaucoup aidé.
05:18Puis, les radios libres aussi, quand même,
05:20ont ouvert les portes.
05:21C'est une chanson qui a été, par exemple,
05:24numéreuse sur énergie.
05:27L'énergie de Jean-Pierre Damico,
05:29où il y avait l'émetteur sur le balcon
05:31et le reste des appareils
05:34dans le salon de son appartement.
05:36C'était le début de ces radios
05:39complètement libres,
05:41à la manière de Radio Caroline,
05:43à l'époque.
05:44Oui, elles étaient tellement minimes
05:45que j'ai connu certaines radios
05:47où on mettait des boîtes d'œufs sur le mur
05:49pour empêcher le son de passer.
05:51On fait toujours ça
05:52dans les studios d'enregistrement.
05:54Alors, il se trouve aussi
05:55que le succès a été là
05:56et que l'équivalent des Victoires de la Musique,
05:58les Félix, vous ont compensé
06:00à quatre reprises,
06:01ce qui est déjà extraordinaire.
06:02Oui, à quatre reprises
06:04pour la seconde année,
06:05puisque l'année d'avant,
06:07avec le disque précédent,
06:08on avait été aussi...
06:10Le prix qui m'a le plus
06:12marqué, touché,
06:14ça a été celui
06:14d'auteur-compositeur.
06:16Parce qu'à l'époque,
06:17au Québec,
06:18il n'y avait pas
06:18d'auteur-compositeur féminin
06:20dans la pop-musique.
06:21Il y avait certainement
06:22des auteurs et des compositeurs
06:25dans toutes sortes de musiques.
06:26Mais dans le mainstream,
06:28comme on dit en bon français,
06:30j'étais la première.
06:31Et deux années de suite,
06:32alors ça, c'était énervant.
06:34Parce qu'en face,
06:35il n'y avait que des hommes.
06:37Et donc,
06:38j'étais toute jeune en plus.
06:39Donc, ça a énervé un petit peu.
06:41Mais ça a lancé,
06:44je crois,
06:45l'idée qu'une femme
06:46pouvait être aussi
06:47auteure et compositeur.
06:49Et il y en a eu d'autres,
06:50comme Linda Lemay,
06:51qui traient en fonction.
06:52Bien plus tard.
06:52Bien plus tard.
06:53Alors, il se trouve qu'au départ,
06:54vous n'êtes pas fait pour la musique.
06:55Je crois que votre père
06:56est médecin
06:57et votre mère, professeur,
06:59est fait de la théologie.
07:00Oui, c'est vrai.
07:01Ça n'a rien à voir avec la musique.
07:02Mais je crois qu'il y a un grand-père
07:03qui jouait du violon.
07:03Oui, mon Dieu,
07:05vous êtes très bien renseigné.
07:06Louis de Gonzague Fortin.
07:08Alors, il jouait du violon.
07:09Il dirigeait le Quatuor.
07:11Il avait aussi l'imprimerie.
07:14Et il avait le journal
07:15La Gazette des Campagnes.
07:19Donc, il imprimait.
07:20Et il a aussi participé
07:21à la fondation
07:22de l'école d'agriculture.
07:24Et il était coach
07:25de l'équipe de hockey.
07:26Voilà.
07:26Donc, là,
07:28il y avait le choix
07:28pour ce qui est du futur
07:30de ses petits-enfants.
07:31Mais, effectivement,
07:34le don pour la musique,
07:36quand même,
07:37m'a été presque imposé.
07:41Enfin, le don.
07:42J'avais un petit don
07:43pour la musique, certes.
07:44Mais on m'a envoyée
07:45au conservatoire
07:46à l'âge de 6 ans,
07:47un peu forcée.
07:48Ce n'était pas du tout
07:49ce que j'avais envie de faire.
07:50Et puis, heureusement,
07:52j'ai eu la chance
07:53d'avoir d'extraordinaires
07:54professeurs,
07:55dont M. Luis Rebello,
07:57qui était un professeur
07:58de violon
07:58et qui m'a encouragée
08:01à changer d'instrument
08:02mais à continuer
08:04de faire de la musique.
08:05Vous avez fait
08:05de la guitare classique
08:06et de la guitare jazz,
08:07ensuite.
08:07Puis, il y a une lointaine cousine,
08:09je crois,
08:09qui est Madonna
08:09dans la géanologie.
08:11Oui, alors,
08:12Madonna,
08:13sa maman s'appelait
08:15Louise Fortin,
08:16mon papa Michel Fortin.
08:19Donc, évidemment,
08:21nous sommes les Fortins
08:23parmi les 100 familles
08:25qui ont colonisé le Canada
08:26au XVIIe siècle,
08:301645,
08:31on est parti là-bas.
08:32Je suis de la 11e génération,
08:34elle aussi,
08:35mais l'un de nos ancêtres
08:37a fait 27 fils.
08:38Donc, des Fortins,
08:39il y en a beaucoup.
08:41Et nous sommes...
08:42On ne peut pas dire
08:43qu'on est cousine germaine,
08:44quand même.
08:44Non, mais vous êtes
08:45lointaine cousine,
08:46c'est déjà pas mal.
08:47Alors, vous commencez
08:47dans ce qu'on appelle
08:48les boîtes à chansons,
08:49les cabarets.
08:50Aznavour, Roche,
08:52Charles Bois ont débuté.
08:53C'est le meilleur apprentissage
08:54qu'il soit,
08:54tient-elle ?
08:56Oui, sauf que
08:57on commençait
08:59dans de véritables
09:00boîtes à chansons
09:01francophones.
09:03Et je vous le disais
09:05tout à l'heure,
09:05il n'y avait pas
09:06d'auteur-compositeur féminin
09:07à l'époque.
09:08Et moi,
09:08comme j'écrivais mes chansons,
09:09je n'étais pas très
09:10appréciée
09:12de ces boîtes à chansons
09:13qui voulaient qu'on chante
09:14Félix Leclerc,
09:16Gilles Vigneault,
09:18Aznavour,
09:18évidemment,
09:19Jacques Brel,
09:19et tout ça.
09:20Donc, bizarrement,
09:22moi, j'ai chanté
09:23beaucoup dans les clubs
09:23anglo-saxons
09:24parce qu'ils sont fichés.
09:26Je pouvais chanter
09:26dans la langue
09:27que je voulais.
09:28L'important,
09:28c'est qu'on vende
09:29des bières.
09:30Donc,
09:30comme j'avais une clientèle
09:32qui aimait bien la bière,
09:33j'étais très appréciée
09:34des bars anglo-saxons
09:36de Montréal.
09:37Et puis,
09:38il y a eu un premier disque
09:39totalement oublié,
09:40c'est celui-ci.
09:40Et sur la pochette,
09:51vous sucez votre pouce
09:52avec un doudou
09:52dans les bras.
09:53Oui.
09:54C'est assez curieux.
09:55Oui,
09:56j'avoue que
09:57c'est une photo
09:58qui ne passerait pas
09:59au conseil d'administration
10:00aujourd'hui,
10:00je pense.
10:02Assez provoquante.
10:03Et bizarrement,
10:05je l'ai faite,
10:06la photo,
10:07je l'ai posée,
10:08mais ce n'était pas
10:09une demande
10:09de la maison disque,
10:10mais ils l'ont mise
10:11sur la pochette.
10:12Et aujourd'hui,
10:12c'est une photo
10:12qui est assez culte.
10:15Au Japon,
10:16par exemple,
10:17l'album est assez culte.
10:18Et cette chanson,
10:19les cinémas bars,
10:20elle n'est pas oubliée
10:21au Québec
10:22puisqu'il y a une jeune artiste
10:23qui l'a reprise
10:24dans un album de jazz.
10:27Et elle a gagné
10:28justement un Felix,
10:30donc une victoire
10:31de la musique canadienne,
10:32québécoise plutôt,
10:33avec cet album.
10:35Et lorsqu'elle est allée
10:36chercher son prix,
10:37j'ai vu la cérémonie.
10:39C'était cette chanson
10:40qu'on entendait
10:41chanter par elle.
10:42Donc,
10:42c'est chouette
10:43quand les jeunes artistes
10:45reprennent nos chansons
10:46et leur donnent
10:47à nouveau
10:48un élan incroyable.
10:50Et l'élan,
10:51vous l'avez eu
10:51ensuite pour d'autres activités
10:53qu'on va évoquer
10:54à travers une autre date,
10:55le 22 septembre 1990.
10:58A tout de suite
10:58sur Sud Radio
10:59avec Diane Tell.
11:00Sud Radio,
11:01les clés d'une vie,
11:02Jacques Pessis.
11:03Sud Radio,
11:04les clés d'une vie,
11:05mon invité Diane Tell.
11:06Nous parlerons tout à l'heure
11:07de votre tournée
11:09pour vos 50 ans de carrière.
11:11On a évoqué vos débuts
11:12dans les boîtes à chansons
11:13avec votre style.
11:15Et le 22 septembre 1990,
11:17c'est la première
11:18de ce spectacle.
11:19La légende de Jimmy
11:32à Mogador,
11:33ce sera la première
11:34d'un spectacle
11:34dans lequel vous êtes
11:36la tête d'affiche féminine.
11:37Oui, il y a quand même
11:40Tom Novembre,
11:42puis il y a Renaud Hanson
11:44et il y a Nanette Walkman.
11:47Oui, Nanette Walkman
11:48et Renaud Hanson
11:48qui avaient déjà été
11:49dans Starmania.
11:50Oui, voilà.
11:51Et Nanette aussi.
11:52Oui, qui avait aussi
11:53causé quelques problèmes
11:55à Johnny Hallyday
11:55lorsqu'elle avait fait
11:57la tournée
11:57du Johnny Circus
11:58qui avait ruiné
11:59Johnny à l'époque.
12:00Ah bon ?
12:00Oui, oui.
12:02Ah, mais vous avez
12:03une telle culture, Jacques.
12:05Vraiment,
12:05on pourrait parler des arts.
12:07C'est vous qui devriez faire
12:09l'invité de la clé d'une vie.
12:11Et moi, je vous interrogerai.
12:12Oui, mais là,
12:13j'ai des tas de questions
12:14à vous poser.
12:14D'abord, il faut savoir
12:15que vous avez un jour
12:16décidé de quitter le Québec
12:17parce que c'est un petit pays
12:19et de tenter
12:19votre chance en France,
12:20dit Anne Tell.
12:21Oui, mais j'étais partie
12:21pour une année
12:22comme ça, sabbatique.
12:24C'est vrai que
12:25j'avais quand même
12:26déjà sorti quatre albums.
12:28Le premier qui est sorti ici,
12:31c'est le troisième
12:32avec Si j'étais un homme.
12:34Et on avait vraiment,
12:35vraiment travaillé,
12:36fait le tour
12:37de toutes les villes,
12:38les salles,
12:38les trucs,
12:39les prix,
12:39les machins.
12:40Et à 23, 24 ans,
12:42tu te dis,
12:42mais mon Dieu,
12:43qu'est-ce qu'il me reste à faire ?
12:44Et puis,
12:45quand on a
12:46beaucoup de succès
12:48très jeunes comme ça,
12:50ça crée des jalousies.
12:52Puis peut-être
12:53qu'on devient un peu arrogant aussi.
12:54Il y a un peu
12:55les deux côtés.
12:56Et c'est vrai
12:57qu'il y avait
12:58une lassitude,
12:59je pense,
13:00du côté des médias,
13:01du public
13:02et peut-être de moi-même.
13:03Je me suis dit,
13:04je vais partir une année en France
13:05et en fait,
13:06je ne suis jamais retournée
13:07vivre au Québec.
13:08Mais l'envie,
13:10c'était quand même de...
13:12Parce que la chanson,
13:13si j'étais un homme,
13:14démarrait.
13:15Et l'envie,
13:16c'était quand même
13:17de percer en France,
13:19c'est sûr.
13:20Mais je n'avais pas vraiment
13:22de plan de carrière.
13:23je l'ai fait
13:24avec instinct
13:26plus qu'avec réel plan de match
13:30comme on dit au Québec.
13:31Il se trouve donc
13:32que la légende de Jimmy commence.
13:33Comment vous avez été repérée
13:34et choisie
13:35pour ce rôle important ?
13:36Parce qu'il faut savoir
13:37que Luc Plamondon
13:38et Michel Berger
13:39ont mis deux ans
13:40à écrire ce spectacle
13:40après Starmania,
13:42second Opéra Rock.
13:44Et l'idée,
13:45c'est un jeune homme
13:45qui se fait appeler Jimmy
13:48et qui rencontre
13:49une groupie.
13:50Mais oui,
13:51en fait,
13:52on est deux jeunes groupies
13:53de James Dean
13:54et on se retrouve
13:55sur sa tombe.
13:58Alors,
13:58ce qu'il y a,
14:01c'est que les gens
14:02se souviennent peut-être
14:04que Starmania,
14:06c'est un spectacle
14:07qui a été créé
14:08au Palais des Congrès
14:08à la fin des années 70.
14:10Pour 30 représentations
14:11parce que ce n'était
14:12pas libre ensuite.
14:13Exactement,
14:14ce n'était pas libre
14:14et puis tout le monde
14:15avait des vedettes énormes
14:16qui étaient dans le spectacle,
14:17etc.
14:18Mais le disque
14:20a eu tellement de succès,
14:22les chansons ont eu
14:23tellement de succès
14:24que ça a été repris
14:26d'abord au Canada
14:27puis après en France
14:28puis encore aujourd'hui,
14:31je ne sais pas
14:32combien d'années plus tard,
14:33on reprend toujours
14:33Starmania.
14:35Il y a eu une version
14:36récente
14:37qui était formidable
14:38en 24,
14:40donc 25 même.
14:43Donc,
14:43c'est un spectacle
14:44extrêmement populaire.
14:46Maintenant,
14:46au début des années 80
14:49lorsque je débutais,
14:52j'étais souvent sollicitée
14:53pour participer
14:54à différentes versions
14:55de ce spectacle
14:56et à chaque fois,
14:58je lui dis non
14:58d'abord parce que
14:59je voulais faire
14:59ma propre musique
15:00et deuxièmement
15:01parce que je trouvais
15:02que les autres artistes,
15:04femmes qui avaient pris
15:05tous les rôles
15:06étaient extraordinaires.
15:07Et un jour,
15:08je ne sais pas
15:08si vous vous souvenez
15:09certainement Jacques
15:10de Patrick Villaret
15:11qui était un grand monsieur
15:13de l'industrie
15:14de la musique en France.
15:15Qui travaillait
15:16avec Michel Berger
15:16et France Gallet.
15:17Exact.
15:18Et qui dirigeait Barclay,
15:19qui a dirigé
15:20les éditions Barclay,
15:21qui a créé
15:22d'autres spectacles
15:24avec Plamondon
15:25et vraiment
15:27une personne exceptionnelle
15:28qui m'avait lui repérée.
15:30donc il m'appelle
15:33et il me dit
15:33bon, on doit organiser
15:34un rendez-vous
15:35avec Michel.
15:37Tu vas dîner avec lui
15:38en tête à tête.
15:39Mon Dieu,
15:40Michel Berger
15:41et moi en tête à tête.
15:42On se retrouve
15:43et il dit
15:44tu sais ce qu'il va te demander.
15:45Non, je ne sais pas du tout.
15:46Évidemment, il me demande
15:46bon là,
15:48on veut vraiment
15:48que tu participes
15:49à la prochaine version
15:50de Starmania.
15:51Je dis Michel,
15:53non,
15:54toujours non.
15:55Par contre,
15:55si un jour,
15:56tu fais un autre spectacle,
15:58là, je suis ton homme.
15:59et il part à rire,
16:01on se quitte
16:02bons amis
16:02et puis deux ans plus tard,
16:04donc je suis
16:06contactée par l'équipe
16:08et je passe des auditions
16:10et j'ai reçu le rôle.
16:12Donc,
16:13il n'avait pas promis
16:14de m'engager
16:15mais il avait promis
16:16de me contacter
16:17s'il faisait autre chose.
16:18Il donnait ses paroles,
16:19Michel Berger,
16:20on le sait bien.
16:20Alors, il se trouve
16:21que les répétitions
16:21ont été un peu chaotiques.
16:23Tout a été fait
16:24à la dernière minute,
16:25ce qui est souvent le cas
16:25d'ailleurs avec Jérôme Savary.
16:27Jusqu'à la dernière,
16:28au dernier instant,
16:29il y avait des choses
16:30à changer.
16:30Même après,
16:31après le dernier instant,
16:33il changeait encore
16:33des choses.
16:34Ah non,
16:35mais c'était un spectacle,
16:36bon,
16:36il y avait évidemment,
16:37il y avait des personnalités,
16:39Berger,
16:40Plamondon et Savary,
16:42c'est quand même
16:43trois êtres
16:44avec des idées
16:45et puis qui c'est
16:48qui,
16:48voilà,
16:49qui,
16:50c'était,
16:51c'était,
16:51c'était fort
16:52comme ambiance,
16:53quoi,
16:53quand même.
16:54Et Jérôme avait son petit,
16:56c'est,
16:56c'est,
16:56c'est,
16:57c'est personnel
16:58autour de lui,
16:58il y avait ses acteurs
16:59parce que c'était une,
17:01c'était une pièce
17:01qui était à la fois
17:02jouée et chantée
17:03et dansée,
17:04il n'y avait pas que,
17:05c'était pas un opéra rock
17:06comme Sarmania,
17:07il y avait un petit peu
17:08de texte aussi,
17:10enfin,
17:10il y avait une mise en scène
17:12importante
17:12et donc,
17:14oui,
17:15ça a été,
17:15ça a été assez chaotique
17:17mais,
17:18mais très,
17:19très beau spectacle,
17:21j'ai adoré le faire
17:22évidemment
17:22puis après,
17:23malheureusement,
17:24la guerre du Golfe
17:25est arrivée,
17:26la première guerre du Golfe
17:27donc,
17:28au début de l'année 91
17:31et donc,
17:32nous avons été arrêtés
17:33et,
17:34sauf mon erreur,
17:35le spectacle
17:36n'a jamais été repris
17:37par la suite
17:38en France.
17:39Il a été repris au Québec.
17:40Une fois au Québec,
17:41oui.
17:41Et moi,
17:42j'étais déjà dans autre chose
17:43donc,
17:43je ne l'ai pas fait.
17:44Et cette autre chose,
17:45c'était ceci.
17:46Je voudrais t'en
17:47te ressembler,
17:49Marilyn,
17:50je voudrais comme toi
17:51me parfumer
17:52d'une larme de Chanel
17:54et oser
17:55pour une Québécoise,
17:56être Marilyn Montreuil
17:57avec Jérôme Savary
17:58à Chaillot,
17:59c'est quand même
17:59assez particulier
18:00d'Antientel.
18:01Oui,
18:01pour une jeune Québécoise
18:05qui arrive d'habitibit
18:06et Miss Caming,
18:08c'est un peu
18:08les corons,
18:12les mines du Nord,
18:15c'est un peu
18:16l'ambiance comme ça.
18:17Oui,
18:17en fait,
18:18c'est un grand,
18:19grand pas,
18:20un écart énorme
18:21entre ma culture
18:22d'origine
18:23et tout ça.
18:24Mais,
18:25j'ai eu beaucoup de chance
18:26parce que Jérôme
18:27m'a confié
18:28la composition
18:28de toutes les musiques.
18:30Donc là,
18:30j'avais le rôle
18:31de Marilyn,
18:32mais j'avais aussi
18:33celui de compositeur.
18:34Alors,
18:34ça a rendu les choses
18:35encore mille fois
18:36plus compliquées,
18:37mais c'était génial.
18:38On a écrit
18:39beaucoup de chansons,
18:40Jérôme et moi,
18:40ils faisaient les paroles
18:41et moi,
18:42les musiques.
18:43Et la troupe
18:44était exceptionnelle
18:45et c'était à Chaillot.
18:46On a fait quand même
18:47180 représentations
18:49de Marilyn
18:50et c'était
18:51des expériences
18:53inoubliables.
18:54Et il y avait
18:55dans ce spectacle-là
18:55un clin d'œil
18:56à certains n'aimes chauds
18:57et Nobody is Perfect
18:58notamment.
19:00Je ne sais pas
19:00si vous le savez,
19:01mais cette phrase
19:01a été totalement improvisée
19:03par les comédiens
19:04pendant le tournage.
19:05Elle n'était pas
19:06dans le script original.
19:06Ah oui, ça je ne savais pas.
19:08Et c'est vrai
19:08qu'il y a une référence
19:10à certains n'aimes chauds
19:11dans ce spectacle-là.
19:12Pas que,
19:12c'est vraiment
19:13un spin-off,
19:14si je puis dire,
19:14dans le sens où
19:16certains n'aimes chauds,
19:17le film de Marilyn,
19:18donc ces deux bandits
19:22qui se déguisent en femmes
19:24et qui rentrent
19:24dans un orchestre de filles
19:26pour s'échapper
19:28des personnes
19:29qui les recherchaient.
19:32C'était la mafia
19:33ou je ne sais pas quoi.
19:34Donc ils partent
19:35du nord des Etats-Unis,
19:37je ne me souviens plus
19:38exactement quelle ville,
19:39vers la Floride
19:40ou Las Vegas,
19:42enfin dans le sud.
19:43Alors nous,
19:44on part de Montreuil
19:44et on va à Monte Carlo.
19:47Donc oui,
19:47et puis Marilyn Montreuil,
19:50c'est une petite chanteuse
19:51de bar,
19:52ce n'est pas
19:53un grand orchestre
19:55mais oui.
19:56Vous allez quand même
19:56mener la revue
19:57à Monte Carlo ?
19:58Ce n'est pas important ?
20:00Je ne sais pas
20:02si on a le droit
20:02de dire ces mots-là
20:03sur Sud Radio.
20:04Tous les droits,
20:04on parle vrai,
20:05nous parlons vrai.
20:06On parle vrai ?
20:06Alors j'avais mes plumes
20:07dans le derrière
20:08et puis sur la tête aussi
20:10avec le petit bikini
20:11en paillettes
20:12façon Monte Carlo
20:14et on descendait
20:15les marches
20:15avec des talons
20:18de 20 centimètres.
20:19Quand même,
20:19c'était toute une école.
20:21Oui,
20:21comme Ligne Renaud,
20:22comme Miss Ninguette,
20:22comme Joachim Becker.
20:23C'est qu'au départ,
20:25lorsque le Casino de Paris
20:26est né en 1917,
20:27c'est Jacques Charles
20:28qui était le directeur artistique
20:29qui a eu l'idée
20:30de créer un escalier
20:31de lumière.
20:31Mais au départ,
20:32c'était une échelle
20:33donc il fallait descendre
20:34l'échelle
20:34et la remonter
20:35avec des lumières
20:36et ce n'était pas facile.
20:37Et les pieds en canard
20:38parce que les marches
20:39sont très très fines.
20:41Et Joséphine Becker
20:42a appris à Ligne Renaud
20:43à descendre
20:44le grand escalier
20:45en regardant devant elle
20:46et avec un annuaire
20:47sur la tête
20:48pour remplacer...
20:49Pour les plumes.
20:50Exactement.
20:50Qui sont hyper lourdes.
20:52Alors moi,
20:52c'est Savary
20:52qui m'a appris à descendre
20:54et Nanou Garcia aussi
20:55qui était une actrice
20:56dans le spectacle formidable
20:57avec qui on a tellement
20:59eu de bonheur
21:00et de plaisir
21:00avec tous les comédiens d'ailleurs.
21:02Alors ça,
21:02c'était le côté
21:03comédie musicale
21:05mais il y a aussi
21:05d'autres choses
21:06que vous avez faites
21:07dans votre parcours
21:08et j'ai trouvé
21:09une autre date importante aussi.
21:11C'est le 11 juin 2010.
21:12A tout de suite
21:13sur Sud Radio
21:14avec Diane Tell.
21:15Sud Radio,
21:16les clés d'une vie.
21:17Jacques Pessis.
21:18Sud Radio,
21:19les clés d'une vie.
21:20Mon invité Diane Tell.
21:2150 ans de carrière
21:22et quelle carrière ?
21:23On va évoquer
21:24la suite tout à l'heure.
21:26On en revient au passé.
21:2711 juin 2010.
21:29Ce soir-là,
21:30vous êtes à Montréal
21:31sur la scène
21:31de la place des arts
21:33pour les francopholies
21:34et les francopholies
21:35de Montréal.
21:36On entend cette chanson.
21:38Je voudrais encore
21:39être amoureuse.
21:41« Je vais bien rire. »
21:48L'une des 13 chansons
21:49de Docteur Boris
21:50et Mystère Vian
21:51qui est encore
21:52une nouvelle aventure.
21:53Oui, alors,
21:55ça remonte quand même
21:56à l'époque Savary
21:58puisque pour Marilyn Montreuil,
22:01nous avions besoin
22:02d'un orgue de barbarie
22:03dans le spectacle
22:04qui était pratiquement
22:05un des personnages.
22:06et Jérôme m'a dit
22:08« Va voir Chouchou. »
22:10Il appelait tout le monde
22:11Chouchou.
22:12Les hommes comme les femmes.
22:14Chouchou, va voir Vian,
22:17le frère de Boris,
22:19Yvan des Orgues
22:20dans Saint-Germain-des-Prés.
22:21Je crois qu'il s'appelait
22:23André.
22:23André, oui.
22:24Non, Alain.
22:25Pardon, Alain Vian.
22:27Donc, je vais voir Alain Vian
22:28et on discute.
22:30Et puis, il me dit
22:31« Mais là, non,
22:32il te faut un orgue de barbarie neuf. »
22:35Donc, il m'envoie
22:35chez M. Audin,
22:36un facteur d'orgue
22:37toujours actif.
22:40Et il me dit
22:41« Non, parce que
22:41ces machins que je vends,
22:42moi, c'est des vieux trucs
22:43qui ont servi.
22:45Vous allez faire
22:46des centaines de représentations.
22:48Il faut quelque chose
22:49qui soit vraiment fiable. »
22:50Et puis, on parle,
22:51on parle, on parle,
22:52on cause.
22:52Et puis, il me dit
22:53« Mais mon frère... »
22:54et on parle de jazz,
22:55de musique.
22:55Il dit « Mon frère Boris
22:57a écrit des adaptations,
22:59des grands standards et tout.
23:01Et l'heure de dire
23:03« J'en ai un coffre plein, quoi. »
23:05Ah bon ?
23:05Et puis, je découvre
23:07donc un livre
23:08dans lequel
23:08il y avait,
23:09je ne sais pas,
23:10des centaines de textes
23:12de Boris Vian.
23:12500, je crois.
23:13De chansons, oui.
23:14Je me dis
23:15« Mais j'en connais
23:1610, 20, 30, 100 peut-être,
23:18mais pas 500. »
23:19Et en fait,
23:20je me rends compte
23:20qu'il a fait énormément
23:21de traductions,
23:22d'adaptations,
23:23de grands standards de jazz
23:24parce qu'il adorait le jazz.
23:26Il en jouait d'ailleurs.
23:27Il jouait de la trompinette.
23:28Il avait un bar de jazz aussi
23:30dans Saint-Germain.
23:32Donc, évidemment,
23:33quand j'ai étudié le jazz,
23:35sous les textes,
23:36il y avait écrit
23:36le titre en anglais original.
23:39Je me dis
23:39« Mais je connais ces mélodies. »
23:40Et je me suis mis...
23:41En fait,
23:42j'étais capable
23:44de toutes les chanter
23:45parce que ces adaptations,
23:46elles étaient tellement bien faites.
23:49Il avait un tel sens
23:50du phrasé
23:53qu'il en a fait
23:55des perles,
23:56des chefs-d'oeuvre.
23:57Alors du coup,
23:58en 2010,
24:01sort cet album
24:02dans lequel
24:03j'ai enregistré
24:04ces adaptations
24:06qui n'avaient jamais
24:07vu le jour,
24:08en fait.
24:09Et pour cela,
24:10j'ai engagé
24:10le quartet
24:12de Laurent Deweill
24:13qui est un grand pianiste
24:14de jazz français.
24:15Je pense qu'on a fait
24:16un très bel album.
24:17Un extrait.
24:18Qui a pris
24:20mon cœur
24:25Je pense à tes marfilles
24:32C'est vrai que
24:38Boris Vian,
24:38d'abord,
24:39il avait au départ
24:40créé un club de jazz
24:41avec Claude Luther
24:41en 1944,
24:43la veille de la fin de la guerre.
24:45Mais ça faisait trop de bruit
24:46donc ils ont été virés
24:47du quartier.
24:48Et il a fallu attendre
24:49deux ans
24:49pour qu'il découvre
24:50une cave,
24:51l'hôtel des Lorientais.
24:53Et c'est là
24:53où est né
24:53vraiment le jazz
24:54où Boris Vian
24:55a explosé,
24:57si j'ose dire.
24:58Il fait venir
24:58des tas de gens,
24:59notamment Miles Davis.
25:01Et Dean Carrington,
25:02Duke Ellington
25:03et puis
25:03comment s'appelle ?
25:08Juliette Gréco
25:09elle a rencontré
25:10Miles exactement
25:11à cet endroit-là.
25:12Exactement,
25:12c'était la muse
25:13de Saint-Germain-des-Prés
25:14à l'époque
25:14et c'est vrai
25:15que c'était la fête
25:15toute la nuit
25:16à Saint-Germain-des-Prés.
25:17Et vous savez quoi ?
25:18Là, je vais peut-être
25:18vous apprendre quelque chose
25:19mais je crois
25:21qu'à côté
25:22de cet ancien
25:23club de jazz,
25:25aujourd'hui,
25:27il y a un studio
25:28d'enregistrement
25:28où je travaille
25:29pour mon prochain album
25:30qui appartient
25:31au fils
25:32Raphaël
25:33de Michel Berger.
25:34Elle n'est pas belle la vie ?
25:35C'est fou,
25:35elle est belle, oui.
25:37Raphaël,
25:37d'ailleurs,
25:37qu'on croise peu
25:38mais physiquement,
25:39c'est le sosie
25:40de son père.
25:40C'est vrai ?
25:41C'est étonnant.
25:41Je ne l'ai pas revu récemment
25:43mais je l'ai vu petit,
25:44évidemment.
25:45Alors,
25:45il se trouve que
25:46ses chansons,
25:47effectivement,
25:47n'étaient pas connues
25:48parce que c'est la vague
25:49et il y avait quelqu'un
25:51qui avait beaucoup compté
25:52pour Boris Vian à l'époque,
25:53c'était Henri Salvador.
25:54Oui, bien sûr.
25:55Il avait aussi
25:56beaucoup travaillé avec lui.
25:57Je ne sais pas si vous le savez,
25:58il a écrit les premiers
25:59rock'n'roll bidons
26:01sous le nom d'Henri Cording
26:03avec un autre garçon
26:04qui s'appelait Big Mac
26:05et qui était Michel Legrand.
26:07Michel Legrand
26:07et Claude Nougaro,
26:08vous avez songé aussi
26:09à enregistrer leurs chansons.
26:11Oui,
26:11mais ce qui était particulier
26:13avec celle de Boris,
26:14c'est qu'elle n'avait
26:15jamais été enregistrée.
26:16Donc, c'était des créations.
26:19En fait,
26:19il est décédé en 59,
26:22sauf mon erreur.
26:2359, oui.
26:24Et donc,
26:25d'après moi,
26:26ses chansons ont été écrites
26:29probablement pour Salvador
26:31ou d'autres personnes
26:34qui le connaissaient
26:36et qui l'aimaient à l'époque.
26:38Je pense qu'il avait envie
26:39de faire cet album,
26:40mais il est décédé
26:41avant de pouvoir le faire.
26:43Et donc,
26:44à part peut-être
26:46un de ses textes,
26:47mais pas sur ces musiques-là,
26:49parce qu'en fait,
26:51ces musiques sont
26:52des musiques originales.
26:53Par exemple,
26:55Je suis mordu,
26:57c'est une musique
26:59de Duke Ellington.
27:00Donc,
27:01c'est vraiment des musiques
27:02originales avec ses textes.
27:04Non,
27:04vraiment,
27:05je me suis dit
27:05je vais faire ce répertoire-là
27:07et tout confier à Boris Vian
27:09pour cet album-là.
27:10Et en plus,
27:11je crois que vous avez recherché
27:12les partitions originales
27:13pour les adapter
27:14à votre façon,
27:15diane-t-elle.
27:16Oui,
27:16en fait,
27:17oui,
27:17j'ai d'abord appris
27:19toutes les chansons
27:19guitare-voix
27:20et ensuite,
27:22j'ai été voir
27:23monsieur Deville
27:25et je lui ai demandé
27:27de me faire des pianos
27:28pour répéter.
27:29Ça a pris du temps,
27:30on a pris plusieurs années
27:31à faire ce projet.
27:32Oui,
27:32surtout,
27:32en plus,
27:33je crois qu'il a été
27:33enregistré en France,
27:35mixé au Japon
27:36et masterisé à Londres,
27:37c'est assez particulier.
27:38Il a été enregistré
27:42dans ce fameux studio
27:43qui, aujourd'hui,
27:44appartient à Raphaël
27:44mais à l'époque,
27:45ce n'était pas le cas.
27:47C'était le studio
27:48Saint-Germain-des-Prés,
27:49je ne sais pas quoi,
27:50un nom comme ça.
27:51Et après,
27:51on l'a effectivement mixé
27:53avec Go Otoda
27:55qui est un grand ingénieur japonais
27:57que je connaissais.
27:59Et puis,
28:00j'avais envie
28:01d'amener le projet
28:02en Asie.
28:04Vous savez,
28:04les Japonais adorent
28:06tout ce qui est
28:06Saint-Germain-des-Prés,
28:07Paris,
28:08Juliette,
28:09tout ce qui est français,
28:10en fait.
28:11Ils aiment beaucoup.
28:12Alors,
28:12il a pris un grand plaisir
28:14à faire cet album.
28:15Et puis,
28:16oui,
28:16je travaille avec des gens
28:17à Londres
28:17pour ce qui est du mix
28:19et du master.
28:20Et donc,
28:20oui.
28:21Et en plus,
28:22vous avez fait découvrir
28:23Boris Vian
28:23à une nouvelle génération
28:24parce que finalement,
28:25il a traversé
28:26les générations,
28:27Boris Vian,
28:28depuis J'ai récraché
28:29sur Beauchamp
28:30qui est un roman
28:30qui a été écrit
28:31en 15 jours
28:32pour faire plaisir
28:32à un copain éditeur.
28:35Oui,
28:35puis sous un autre nom,
28:36Vernon Sullivan.
28:37Vernon Sullivan,
28:38voilà.
28:39Oui,
28:40c'était,
28:40bon,
28:40c'était un provocateur.
28:41Puis,
28:42je pense que comme
28:42beaucoup de ses écrivains
28:44à cette époque,
28:45mais même avant,
28:46quand on lit
28:47leurs journaux
28:48ou quand on lit
28:49leurs lettres,
28:50on se rend compte
28:50qu'ils avaient souvent
28:51besoin d'argent.
28:52Alors,
28:53il faisait des trucs
28:53un peu pour le fric aussi.
28:55Probablement,
28:56certains des textes
28:57qu'il a écrits
28:58de chansons rock,
28:59un peu,
28:59il l'a fait aussi
29:00un peu pour ça.
29:01Mais je crois que
29:02le jazz,
29:03c'était une vraie passion.
29:04Et puis,
29:05alors,
29:05vous avez rendu hommage
29:05à Boris Vian,
29:06mais pas seulement
29:07à Boris Vian.
29:08Une des dernières chansons
29:21de Jacques Brel,
29:22Voir un ami pleurer.
29:24Au départ,
29:24il s'est inspiré
29:25de Jojo
29:26qu'il avait écrit.
29:27Il a pris les idées
29:28qu'il n'a pas utilisées
29:30pour la chanson
29:30et il a écrit ce titre.
29:32Et vous avez rendu
29:33hommage à Jacques Brel aussi.
29:34Oui,
29:35mais je n'étais pas seule.
29:36C'était un grand spectacle
29:39créé par l'équipe
29:44des Franco de Montréal
29:46du festival de jazz.
29:49C'est une...
29:50Laurence Ognier
29:51qui était à la tête
29:52de ces deux entreprises.
29:54Donc,
29:54c'était un directeur artistique
29:56extraordinaire
29:57qui est toujours d'ailleurs.
29:58Il nous a proposé
30:00de faire un spectacle
30:02autour du répertoire
30:03de Jacques Brel.
30:05Mais nous étions
30:06dix chanteurs.
30:07Donc,
30:07il y avait deux chanteurs,
30:09deux chansons par chanteur.
30:11Donc,
30:11moi,
30:12j'avais celle-là
30:12et je chantais aussi Jeff.
30:14Mais sinon,
30:15il y avait aussi
30:16Isabelle Boulay,
30:17Paul Pichet,
30:20et d'autres grandes stars
30:22québécoises de la chanson.
30:26Marc Hervieux
30:26qui est chanteur d'opéra
30:27et tout ça.
30:28Et c'était
30:29une mise en scène
30:31de Luc de La Rochelière
30:32qui est aussi
30:33une personnalité
30:34très connue au Québec.
30:36Moi,
30:36j'ai fait des missions
30:37en Afrique
30:38pour Air Solidarité.
30:39Donc,
30:39j'ai appris à piloter
30:40dans les années 90
30:42entre deux albums.
30:45Et puis,
30:46pendant quatre ans,
30:47j'étais en Afrique
30:49pour faire des missions
30:52avec Action de Solidarité Internationale
30:55ASI
30:55qui était
30:58une association
30:59à la Fondation de France
31:02donc très sérieuse.
31:03Donc,
31:03on faisait des rallies
31:04mais le but,
31:06c'était quand même
31:07de construire,
31:09de créer
31:10des dispensaires,
31:11d'amener des projets,
31:13de financer des projets
31:14surtout au Burkina Faso
31:15mais aussi
31:16dans le reste de l'Afrique.
31:17Et puis,
31:18il y a eu effectivement
31:19les marquises pour Brel
31:21et vous,
31:21je crois,
31:22à Saint-Pierre-et-Miquelon
31:23dans un bar
31:24le rustique,
31:25tienne-t-elle ?
31:26Oui,
31:26alors oui,
31:27je sais que
31:28aujourd'hui,
31:29quand tu vas jouer
31:30ou te coucher tard
31:31dans un bar,
31:32ça risque d'être vu
31:34sur des raisons
31:34et là,
31:35effectivement,
31:37j'ai chanté
31:38à Saint-Pierre-et-Miquelon
31:39mais ce qui est drôle,
31:40c'est que
31:41j'étais à la montagne
31:43au ski
31:43et puis un gars
31:44qui me...
31:45Le cuisinier du restaurant
31:46de la station
31:47vient me voir
31:47et me dit
31:48« Ah, toi t'es d'Yantel ? »
31:49Il dit « Moi,
31:50j'étais cuisinier à Saint-Pierre »
31:51et il me ressort la vidéo
31:52où on faisait
31:54des arbres de cocktail
31:56où on mettait le feu
31:57à cette affaire
31:58à 3h du matin.
32:00Non,
32:00effectivement.
32:01Saint-Pierre-et-Miquelon,
32:03je le rappelle,
32:03celui qui l'a découvert,
32:04c'est un Québécois,
32:05c'est un Canadien,
32:06c'est Jacques Cartier
32:06en 1536.
32:08Et puis,
32:09il y a eu aussi
32:09un autre duo
32:11avec Gérard Lenormand,
32:12beaucoup plus récent.
32:13Au lycée,
32:15riche,
32:17si près de toi,
32:20moi j'attendais
32:22la récré
32:23pour aller au café
32:26boire un chocolat
32:28C'est le chanson
32:28que fait Marcel au départ
32:29parce que
32:30Didier Barbuli
32:30Yvian avait eu
32:32un fleur
32:32qui s'appelait Marcel.
32:33Mais je suis étonnée
32:34que vous la connaissiez
32:35parce que
32:36c'est un projet
32:36canadien,
32:37québécois
32:38de son équipe
32:40là-bas en fait
32:40puisqu'on l'enregistrait
32:41là-bas
32:41et je ne savais pas
32:43que c'était sorti
32:43en France.
32:44C'est quand même
32:45une partie de ma vie.
32:47Avec le projet
32:48Boris Yvian,
32:49on a fait carrément
32:49des tournées
32:51et puis dans tous
32:51mes spectacles
32:52il y a toujours
32:53la minute jazz
32:55c'est sûr.
32:56Et presque tous les jours
32:57quand je répète,
32:59la plupart du temps
33:00je commence par répéter
33:01les chansons
33:02de Boris Yvian
33:02parce que ce sont
33:03des chansons difficiles
33:04et puis
33:06quand on est
33:07auteur-compositeur
33:09et interprète
33:11on a beaucoup
33:11de plaisir aussi
33:12une fois qu'on a prouvé
33:15qu'on pouvait écrire
33:15des chansons
33:16et que tout va bien
33:17de ce côté-là
33:17ça c'est fait
33:19la coche
33:20après on prend
33:22énormément de plaisir
33:23à interpréter aussi
33:24les chansons des autres
33:25et c'est vrai
33:26ce sont des compositions
33:29en jazz en général
33:30musique brésilienne aussi
33:32ce sont des compositions
33:33très très belles
33:36un peu complexes
33:37et ouais
33:38j'aime un peu
33:38la difficulté
33:39Si j'étais un homme
33:40est une chanson
33:41assez compliquée
33:42et dans le fond
33:42la musique n'est pas simple
33:44donc ouais
33:46j'ai un petit côté
33:48comme ça
33:48je ne suis pas
33:50un compositeur
33:51à trois accords
33:51on va dire
33:52En tout cas
33:52vous faites beaucoup de choses
33:53et puis on va évoquer
33:54maintenant le futur
33:55à travers la date
33:56du 17 septembre 2025
33:58A tout de suite
33:59sur Sud Radio
33:59avec Diane Tell
34:00Sud Radio
34:02les clés d'une vie
34:03Jacques Pessis
34:04Sud Radio
34:04les clés d'une vie
34:05mon invité Diane Tell
34:07le 17 septembre 2025
34:09et c'est sorti
34:11la première chanson
34:12d'un album
34:13qui va marquer
34:14votre retour
34:15cette chanson
34:16qu'on écoute
34:17pour l'instant
34:18en attendant les suivantes
34:19c'est le mot
34:20et la chose
34:20Votre voix n'a pas changé
34:43depuis 50 ans
34:44Diane Tell
34:45quel est votre secret
34:46de jeunesse ?
34:47Je ne sais vraiment pas
34:49parce que
34:49en fait je ne suis pas du tout
34:51maniaque
34:51j'aime bien sortir
34:53faire la fête
34:53faire des montagnes
34:55de verre
34:56et mettre le feu
34:56comme à Pierre-Éric Miquelon
34:58non on aime bien
34:59la vie
35:00je suis bonne vivante
35:02mais je crois
35:02que j'ai trouvé
35:03sans me rendre compte
35:04un certain équilibre
35:05c'est à dire que
35:06je suis aussi
35:07très couche-tôt
35:08lève-tôt
35:09je fais du sport
35:10je fais attention
35:11je répète
35:12je ne force pas trop
35:13sur grand chose
35:15en fait
35:16j'ai une vie équilibrée
35:18alors cet extrait
35:19qu'on écoute
35:20c'est le premier extrait
35:20d'un album
35:21Polyson
35:22qui va sortir en 2026
35:24et qui va marquer
35:25vos 50 ans de carrière
35:26vous avez voulu faire cet album
35:27pour justement
35:28célébrer cet anniversaire
35:29oui
35:30alors c'est un album
35:31très particulier
35:33puisque
35:33je m'intéresse
35:35beaucoup
35:36depuis plusieurs années
35:37à la poésie
35:38libertine
35:39érotique
35:40donc ça va
35:42de Ronsard
35:43en passant par
35:43les contes
35:44libertins
35:45de La Fontaine
35:46et textes
35:47de Voltaire
35:48Pierre-Louis
35:49évidemment
35:50Richepin
35:51Germain Nouveau
35:54Gris Paris
35:55donc des grands auteurs
35:56de la littérature française
35:58sur 5 siècles
35:59j'ai presque envie de dire
36:00ils en ont tous fait
36:01oui tous
36:02à l'époque
36:03c'était pas interdit
36:04je dirais pas ça
36:07il y en a qui ont
36:08qui ont
36:08il y en a qui ont été en prison
36:11pour certains textes
36:11surtout au moment de la réforme
36:13avec les protestants
36:14qui ont
36:15qui ont mis un peu le haut là
36:16à toute cette liberté
36:18qui était
36:20plus en vogue
36:21à la renaissance
36:22ou avec les
36:23avec les troubadours
36:24encore bien avant
36:25on était très libres
36:26dans nos écrits
36:28le roman
36:29le romantisme
36:30mais ce sont des textes
36:32d'amour en fait
36:33tout simplement
36:33où on parle aussi
36:35du geste
36:35donc la fameuse
36:37chose
36:38et dont parle
36:39l'abbé de l'atteignant
36:41parce qu'il faut rappeler
36:42que
36:42le mot et la chose
36:43est un texte
36:44d'un abbé
36:44donc
36:45du 17ème siècle
36:47sauf mon arrêt
36:48au 18ème plutôt
36:49il est 1700
36:50je ne sais plus combien
36:51et donc
36:52les musiques sont
36:53par contre
36:54toutes originales
36:55je travaille avec
36:56Pablo Picot
36:57qui est un
36:58compenseur de musique
36:59de film de tour
37:00un français extraordinaire
37:02on s'est tout de suite
37:03entendu
37:04et compris
37:04sur ce qu'il fallait faire
37:05et
37:06vous avez pu
37:07vous en rendre compte
37:08c'est pas
37:09une musique
37:10ordinaire
37:12drum and bass
37:13avec
37:14voilà
37:14des sons
37:15c'est très contemporain
37:17mais en même temps
37:18intemporel
37:20Colette Renard
37:22avait fait
37:22dans les années 70
37:23un album
37:24les nuits d'une demoiselle
37:25qui avait fait scandale
37:26et qui est devenu culte aussi
37:27sur des textes de Guy Breton
37:29exactement
37:29donc
37:30la chanson de Colette
37:33aurait pu être dans l'album
37:34mais là nous
37:35on cherche toujours
37:36à faire le pain
37:37qui n'existe pas
37:38donc le boulanger
37:39cherche à faire un pain
37:40qui n'existe pas
37:41donc c'est notre cas aussi
37:43alors on essaie
37:45de créer
37:46des oeuvres
37:47qui sont nouvelles
37:48et puis de ramener
37:50aussi un peu
37:51de sensualité
37:52dans ce monde
37:53de brut
37:53dans lequel on vit
37:54nous sommes bien d'accord
37:55alors il se trouve
37:56qu'en même temps
37:57puisque ce sont vos 50 ans
37:59de carrière
37:59vous repartez en tournée
38:00l'année prochaine
38:01il y a déjà 30 dates au Québec
38:02mais c'est que le début
38:03oui c'est que le début
38:05parce que
38:05depuis notre publication
38:08en première
38:08il y en a déjà
38:09on est déjà à 40
38:10et là nous rencontrons
38:12des personnes en France
38:14pour
38:15qu'en 27
38:18donc la tournée
38:19parce que l'anniversaire
38:20c'est 27
38:21c'est novembre 2027
38:23sorti du premier album
38:24avec le pouce dans la bouche
38:26et donc
38:27on espère
38:28faire Paris
38:29en novembre 27
38:30avec évidemment
38:31la tournée en France
38:33Suisse-Belgique
38:33et partout
38:34on veut bien nous recevoir
38:36dans le monde entier
38:37en français
38:37avec des classiques
38:39de votre répertoire
38:39je suppose
38:40bien sûr
38:40oui oui
38:40on fait un spectacle
38:43où on essaye
38:44en une heure et demie
38:46une heure trois quarts
38:46de faire ce que vous venez de faire
38:49en une heure pratiquement
38:50alors il se trouve
38:51que parmi les chansons
38:52qui ont marqué votre parcours
38:54il y en a une
38:54dont vous avez la maquette
38:56et c'est un collector
38:56car cette chanson
39:14c'est Françoise Hardy
39:14qui vous l'a offerte
39:16et elle vous a donné
39:17la maquette enregistrée
39:18avec sa voix
39:19en fait
39:20je suis allée chez elle
39:21dîner
39:22j'adore
39:23j'adore Françoise
39:25Jacques et son fils
39:27Thomas
39:29Thomas Dutronc
39:30avec qui j'ai eu la chance
39:31de partager
39:32quelques moments musicaux
39:33et de rire je suppose
39:35et de rire aussi
39:36et de rire beaucoup oui
39:37mais donc
39:39à l'issue du repas
39:40je demande à Françoise
39:41si elle n'a pas un texte
39:42qui traîne par là
39:43qui n'a pas trouvé
39:44son
39:44sa musique
39:48quoi
39:49son son
39:49et elle me donne
39:50ce texte
39:51par à nouveau connaissance
39:52donc
39:52je suis rentrée à la maison
39:54j'ai composé la musique
39:55et je lui renvoie
39:56le tout
39:57et en fait
39:59elle m'a fait
40:00une maquette
40:01où elle chante
40:01la chanson
40:02pour tester un peu
40:03le truc
40:03et c'est juste
40:04magnifique
40:05c'est notre seule victoire
40:06de la musique
40:07donc
40:07et je voudrais quand même
40:09rappeler
40:09parce qu'on oublie
40:10ces choses là
40:11c'est que Françoise
40:12à l'époque
40:12elle n'écrivait pas
40:13pour les autres
40:14elle n'avait pas encore
40:15fait moi une place
40:16pour Julien Clerc
40:17et tout ça
40:18et je me souviens
40:19très bien
40:19alors ça va vous paraître
40:21fou
40:21en 2025
40:22mais la victoire
40:23de la musique
40:24que nous avons reçu
40:25sauf mon erreur
40:26on l'a reçu
40:27je crois que ça devait
40:28être au Moulin Rouge
40:29au Folie Berger
40:30ou un de ces deux endroits
40:31et c'était Renaud
40:33qui était le MC
40:34donc le maître
40:35de cérémonie
40:36imaginez-vous
40:36avec l'orchestre
40:38de Petit
40:40Monsieur Petit
40:41voilà
40:41et donc on l'a chanté
40:44en live
40:44et je me souviens
40:45très bien
40:45lorsque je suis allée
40:47chercher mon trophée
40:48d'avoir vu
40:49un Julien Clerc
40:51qui regardait
40:52Madame Françoise Hardy
40:53et puis disait
40:54mon Dieu
40:54mais elle écrit
40:55pour les autres
40:55parce que lui
40:56il n'écrivait pas
40:57de ses textes
40:57et donc
40:59c'est par la suite
41:00qu'elle a fait
41:01Fais-moi une place
41:03pour Julien
41:04et d'autres
41:05d'autres chansons
41:06elle a plus collaboré
41:07par la suite
41:07beaucoup beaucoup plus
41:08d'ailleurs
41:09alors il se trouve que
41:10ces 50 ans
41:11s'est passé
41:12mais vraiment
41:12en quelques mois
41:13parce que
41:14vous avez fait
41:14tellement de choses
41:15Diane Tell
41:15ouais
41:17c'est vrai que
41:18c'est vrai que
41:19ça paraît
41:21ça paraît
41:22court
41:23parce qu'on a l'impression
41:25que tout ça
41:25c'était hier
41:26puis en même temps
41:27mon Dieu
41:28quand même
41:29quel parcours
41:30puis
41:30j'ai pu faire
41:32différentes choses
41:34et travailler
41:36avec des gens
41:37extraordinaires
41:38je pense que
41:39ce dont je suis
41:40le plus fière
41:41de toute ma carrière
41:41ce sont toutes ces
41:42rencontres extraordinaires
41:43qui m'ont permis
41:44de faire donc
41:45un peu de théâtre
41:46des chansons
41:47en collaboration
41:47des musiciens
41:49avec qui j'ai pu travailler
41:50et des bergers
41:52des Savary
41:52des Plamandons
41:53des personnes
41:54qui m'ont apporté
41:55beaucoup
41:55parce que
41:56ces oeuvres
41:57que l'on partage
41:58ou qu'ils m'ont
41:59offert
41:59ce sont des véritables
42:01cadeaux de la vie
42:01et de cadeaux d'eux
42:02surtout
42:03alors il se trouve
42:04qu'un jour
42:05vous avez décidé
42:05de vous installer
42:06à Biarritz
42:07vous y êtes toujours
42:08c'est un choix
42:09assez particulier
42:10pour quelqu'un
42:10qui vient du Québec
42:11oui
42:12alors c'est un choix
42:14très particulier
42:15surtout parce qu'on nous dit
42:18si tu quittes Paris
42:19ta carrière est terminée
42:21c'était surtout ça
42:22c'est déjà dit ça
42:23maintenant il y a tellement
42:24de monde à Paris
42:25qu'on ne peut même plus
42:26dire à Paris
42:26je suis partie en 88
42:27à Biarritz
42:28vous avez en avance
42:29à votre temps
42:29mais c'est vrai
42:30que c'était pas toujours
42:32évident
42:33mais par contre
42:34Jacques
42:35il faut que je vous corrige
42:36je n'habite plus Biarritz
42:37je suis déménagée maintenant
42:38dans les Alpes
42:40en Suisse
42:40vous êtes au sommet
42:41c'est normal
42:42j'ai toujours eu
42:45un grand grand amour
42:46pour la montagne
42:47et puis bon
42:48il y a eu
42:49des changements
42:51qui font que
42:52je me suis dit
42:53allez
42:53est-ce que je réalise
42:54mon rêve
42:55avant qu'il ne soit
42:56malheureusement trop tard
42:57parce que déménager
42:58dans un autre pays
42:59c'est quand même
43:00assez complexe
43:01et aujourd'hui
43:01je vis à 1000 mètres
43:03donc dans un petit village
43:04de 200 âmes
43:05et j'adore
43:07vous avez raison
43:08en plus
43:08la montagne
43:09ça vous rappelle le Québec
43:10donc c'est un peu
43:11une filiation
43:12la nage en tout cas
43:13exactement
43:13alors dans les Landes
43:15en revanche
43:15en 2001
43:16vous avez enregistré
43:17cette chanson
43:18et cette chanson
43:34est assez particulière
43:35parce qu'à l'époque
43:36vous avez décidé
43:37de travailler
43:38toute seule
43:38à l'inverse
43:39de beaucoup
43:40d'autres artistes
43:40vous avez compris
43:41avant tout le monde
43:41que les maisons de disques
43:43c'était pas évident
43:44vous avez choisi
43:45de travailler
43:45d'être votre productrice
43:47de vous occuper de tout
43:48c'était pas si courant
43:49à l'époque
43:50non
43:50c'était pas si courant
43:51alors
43:52il faut dire
43:53que j'ai quand même
43:54été heureuse
43:55avec
43:56les maisons de disques
43:58avec lesquelles
43:58j'ai travaillé
43:59mais
44:00je veux pas
44:02trop m'étendre là-dessus
44:03mais ce qu'il y a
44:04c'est qu'on a pas
44:05les mêmes business models
44:06c'est-à-dire que
44:08eux ont un business model
44:10qui font qu'ils produisent
44:11plusieurs artistes
44:12puis un coup ça marche
44:13puis après ça marche moins
44:14donc on passe à autre chose
44:15nous on a une seule vie
44:17quoi en fait
44:17on est un seul artiste
44:19donc ces modèles se croisent
44:21donc on travaille ensemble
44:22pendant un bout
44:23et c'est génial
44:24là où j'ai beaucoup de chance
44:27c'est que
44:27les séparations se sont faites
44:30en toute amitié
44:31j'ai jamais eu de soucis
44:33et vraiment avec
44:35par exemple
44:36Sony ou BMG
44:37avec qui j'ai travaillé
44:38quand même longtemps
44:39j'ai fait aussi
44:40de très belles expériences
44:41de très beaux albums
44:42à Londres
44:44tu sais quand ils t'envoient
44:45à Londres
44:46pendant 6 mois
44:46pour faire un album
44:47c'est un bonheur absolu
44:48donc on a fait des belles choses
44:50mais c'est vrai que
44:51pour poursuivre
44:53ma création en fait
44:55il fallait que
44:57il fallait que je reparte
44:58en solo
45:00et en indépendante
45:00c'est très dur
45:01et c'est pas donné
45:02à tout le monde
45:02mais c'est faisable
45:03Henri Salvador
45:04et Guy Béard
45:05ont été le premier
45:06à faire des années 60
45:06ils en sont jamais pleins
45:07et vous vous êtes plutôt contente
45:09et puis il y a aussi
45:10une chanson très particulière
45:11dans votre parcours
45:13réalisée par un DJ
45:14ça c'est tout à fait étonnant
45:26car c'est parti d'une chanson
45:28et il y a eu 3 versions DJ
45:29pour Berlin
45:31pour Milan et Buenos Aires
45:32c'est Olaf Hunt
45:34avec qui j'ai
45:34on a sorti quelque chose
45:36il n'y a pas très longtemps
45:37avec lui
45:37alors oui
45:38c'est moi qui ai demandé
45:40en fait
45:40parce qu'on me disait toujours
45:43il faudrait que
45:44tu passes par le dance floor
45:45et c'est vrai que
45:46j'ai souvent rêvé
45:49d'avoir un band
45:50par exemple
45:51d'être chanteuse
45:51dans un band
45:52j'aurais aimé être
45:53dans les Pretenders
45:55ou Blondie
45:56mais c'est vrai aussi
45:58que quand j'allais
45:59dans les boîtes
46:00je me disais
46:01j'aimerais bien avoir
46:02un tube en boîte de nuit
46:03quand même
46:03il y a quelque chose
46:04de faire bouger les gens
46:05parce que mes chansons
46:06elles sont toujours
46:07souvent en tout cas romantiques
46:09en tout cas celles qui ont marché
46:10c'est souvent des balades
46:12c'est les slow
46:13en fin de soirée
46:14mais là moi j'avais envie
46:15parce que je suis quelqu'un
46:16de très actif
46:17très vivant
46:18très gay
46:19et donc
46:20j'avais envie aussi
46:21que les gens s'amusent
46:22sur mes chansons
46:23donc on a fait des essais
46:24comme ça
46:25mais la transition
46:26n'est pas facile
46:27pour le public
46:28mais en même temps
46:29ça a marché
46:30il y a une activité
46:31que vous avez commencé
46:31à exercer en privé
46:32et là il n'y a rien
46:34en public
46:34c'est la photo
46:35car ça vous passionne aussi
46:36oui
46:37il n'y a rien en public
46:38c'est à dire que
46:40c'est vrai
46:40j'ai très peu exposé
46:41un petit peu
46:42à Biarritz
46:43à Lyon
46:43à Paris
46:44un peu comme ça
46:44et aujourd'hui
46:46j'expose dans mon chalet
46:48mais par contre
46:50je suis devenue vidéaste
46:53donc
46:53si vous allez
46:55sur ma chaîne Youtube
46:56où nous avons
46:57déjà plus de
46:5932 millions de vues
47:00ce qui est beaucoup
47:00pour une artiste
47:01de ma génération
47:02mais la plupart des vidéos
47:04c'est moi qui les ai faites
47:05donc je suis passée
47:06un peu de la photo
47:07à la vidéo
47:07et j'aime beaucoup
47:09mais je fais encore
47:09un peu de photos
47:10si on va
47:10sur mes réseaux
47:12en fait on voit
47:13que les photos
47:13sont toujours assez soignées
47:15quand même
47:15mais c'est vrai
47:15que ça reste
47:16je suis amateur
47:17voilà
47:18en tout cas avec vous
47:19il n'y a jamais un cliché
47:20c'est toujours très original
47:21et cette tournée
47:22il faut s'y préparer
47:23parce que maintenant
47:24l'avenir c'est 2026
47:252027
47:26c'est la suite
47:26parce que vous n'êtes pas
47:27du genre à vous arrêter
47:28alors non
47:30mais en même temps
47:31j'ai beaucoup d'admiration
47:32pour ceux qui savent
47:33s'arrêter quand il faut
47:34j'espère avoir la sagesse
47:37de m'arrêter
47:37quand il faudra
47:38que je m'arrête
47:38mais en tout cas
47:39c'est sûr et certain
47:41que ça ne sera pas
47:41avant 27
47:42puisqu'on va fêter
47:44ces 50ème
47:45alors je l'ai dit
47:46dans les communiqués
47:47je n'aime pas beaucoup
47:48fêter mes anniversaires
47:49parce qu'on ne fait que fêter
47:51une année de plus
47:52et ce n'est pas très drôle
47:53mais là
47:54on a accepté
47:56j'ai accepté de le faire
47:57parce que j'ai envie de fêter
47:5850 ans de fidélité
48:00de Jacques Pessis
48:01et du public français
48:03et québécois
48:04et francophone
48:05et de toutes les personnes
48:07qui me suivent
48:08toujours
48:09donc c'est moi
48:12qui vous reçois
48:13c'est moi qui vous paye l'apéro
48:15de toute façon
48:16ce sera votre anniversaire
48:18mais c'est le public
48:18qui sera à la fête
48:19avec ce nouvel album
48:20en 2026
48:21et cette tournée
48:22sur 26-27
48:22et puis je suis sûr
48:23que vous avez encore
48:24des tas de choses à dire
48:25et que vous reviendrez
48:26en parler dans l'équipe d'une vie
48:27j'espère
48:28d'autres clés
48:29exactement
48:30Diane Tell
48:30merci
48:31bon anniversaire par avance
48:33merci
48:33l'équipe d'une vie
48:34c'est terminé pour aujourd'hui
48:35on se retrouve bientôt
48:36restez fidèles
48:37à l'écoute de Sud Radio
48:38merci
48:39merci
48:39merci
48:40merci
48:40merci
48:40merci
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