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Cette vidéo fait partie du Corner Football
  • il y a 7 mois
Ce mercredi dans Rothen S’enflamme, l’équipe du jour composée de Jérôme Rothen, Benoit Boutron, Christophe Dugarry et Jean-Pierre Papin se demandent si le PSG est la plus grande équipe de l'histoire sur une saison ?

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00:00Paris continue d'écrire l'histoire.
00:26Après tant d'années d'attente, c'est un plaisir.
00:28Mendes face à Vicario, c'est parti, et le but !
00:31Paris remporte un trophée de plus en 2025 !
00:36Safonov, s'il en sort un quatrième dessous, ce serait exceptionnel !
00:39Et il le sort !
00:41Mais c'est incroyable !
00:42C'est incroyable !
00:43La Coupe Intercontinental, Safonov est en montre !
00:47Mais putain, alléluia !
00:49Marquinhos, il embrasse le trophée et il le lève !
00:53Le PSG a remporté son sixième trophée !
00:56On est content, on continue à gagner des trophées et je pense qu'on a mérité ce trophée !
01:01La CIA est une...
01:04Et qu'il y a de choses qui...
01:06Le Paris Saint-Germain est donc devenu hier soir le premier club français de l'histoire !
01:14A remporter la Coupe Intercontinentale, victoire au tir au but face aux Brésiliens de Flamengo !
01:19Le sixième trophée de l'année pour le PSG !
01:22Trophée des champions, Ligue 1, Coupe de France, Ligue des champions, Super Coupe d'Europe et désormais Coupe Intercontinentale !
01:29Une année inoubliable, impossible à répéter, c'est ce qu'a déclaré Louis Senriquet !
01:33Parlons-en avec Aurélien Thiersin qui est dans son studio ! Salut Aurélien !
01:36Salut les amis ! Salut Aurélien !
01:37Alors avec ce sixième trophée sur une année civile, Paris est rentré dans un club très fermé hier !
01:42Exactement ! Parce que sur une année civile simplement le Barça 2009 et le PSG 2025 a réussi ce sextuplé !
01:49On peut ajouter aussi le Bayern Munich 2020 avec Hansi Flick qui l'a réussi sur la saison 2019-2020 !
01:55Autre petite différence, la Coupe Intercontinentale est une sorte de nouvelle Coupe du Monde des clubs,
02:01ancienne version et la Coupe du Monde des clubs que a joué le Paris Saint-Germain est toute nouvelle,
02:05qui est plus longue, plus dure ! Donc c'est un petit peu compliqué de comparer sur ça,
02:10mais en tous les cas les trois équipes ont gagné donc ces six trophées.
02:14Le PSG tout proche d'un septuplé puisque finalement finale en plus de la Coupe du Monde des clubs
02:20perdue contre Chelsea 0-3. Si on prend les compétitions domestiques,
02:23le PSG c'est le champion le plus large avec 19 points d'avance sur son dauphin de l'Olympique de Marseille,
02:28invaincu jusqu'à la 30e journée de son championnat, mais le Bayern a été le rouleau compresseur habituel
02:33et le Barça est peut-être le plus beau champion avec par exemple une victoire 6-2 en 2009 au Real Madrid
02:38contre le Bernabeu, 105 buts marqués en Ligue des champions.
02:42Là le PSG recraque un peu toute la saison pour finalement exploser l'Inter 5-0 en finale,
02:47c'est la victoire la plus large de l'histoire en finale justement de la Ligue des champions.
02:51Le Barça a déroulé sur toute la saison, une victoire contre Manchester United en finale 2-0.
02:56Et le Bayern c'est l'édition 2020 qui est un peu particulière, le Final 8 avec l'édition Covid,
03:02mais il y a quand même le 8-2 en quart de finale contre le Barça justement de Lionel Messi.
03:07Individuellement, les trois équipes ont eu le meilleur joueur de la saison,
03:12deux ballons d'or, Messi 2009, Dembélé 2025.
03:15En 2020, le Ballon d'Or n'est pas attribué à cause du Covid,
03:18mais le FIFA Best Man, c'est Robert Lewandowski qui avait marqué d'ailleurs 55 buts en 45 matchs.
03:24C'est le meilleur ratio des trois puisque Dembélé n'a marqué entre guillemets que 35 buts en 53 matchs.
03:29Et c'était un petit Messi évidemment entre guillemets à l'époque, 38 buts en 51 matchs.
03:34Après le Paris Saint-Germain, là où il écrase tout, c'est qu'il y a le meilleur coach,
03:38Luis Enrique, le meilleur gardien de Naruma et deuxième place pour le meilleur espoir,
03:42désiré doué derrière la mine Yamal.
03:44Merci Aurélien, la une de Roten sans flamme.
03:46Est-ce que ce PSG est la plus grande équipe de l'histoire sur une saison 32-16 pour participer avec nous ?
03:51Jérôme, est-ce que tu le mets tout là-haut ce PSG ?
03:54Alors moi, parce que je vais manquer d'objectivité,
03:58avec toutes les émotions que ça m'a procuré cette année en tant que parisien
04:03et en tant que supporter depuis tout gamin de ce club.
04:07Forcément, moi je le place tout là-haut.
04:09Mais en essayant de penser un petit peu comme les gens,
04:16je pense que comme Dugas et Jean-Pierre, je ne sais pas ce qu'ils vont dire,
04:20mais je pars du principe qu'ils font partie des meilleurs, ça c'est sûr.
04:24Après, est-ce qu'on peut comparer et dire que c'est mieux que Barcelone 2009 ?
04:29Est-ce que c'est mieux que le Bayern 2020 ?
04:32La vérité, c'est que ces trois équipes-là ont marqué l'histoire
04:35parce qu'ils ont tout gagné sur une année.
04:37Toutes les compétitions qui étaient devant elles, ils les ont gagnées.
04:41Le PSG t'a rajouté donc en effet la coupe du monde des clubs comme l'a dit Aurélien.
04:45Et ils sont allés jusqu'à la finale.
04:47T'imagines ?
04:48La finale, ils l'ont perdue, ils ont pris une leçon contre Chelsea, il faut l'accepter.
04:52Mais si tu veux, sur l'ensemble de l'année, quand je vois la maîtrise du Paris Saint-Germain,
05:00l'identification au club, parce que pour moi c'est hyper important,
05:03et ce qui était le cas de Barcelone en 2009, c'était le cas du Bayern en 2020.
05:08Le PSG a réussi ça, Luis Enrique et son staff, ils ont réussi ça.
05:11Le président aussi, parce qu'il a changé des choses dans la structure du club
05:15et dans l'ambiance de ce club.
05:17Et tout de suite, on a senti que les joueurs s'étaient imprégnés de tout ça, contrairement à avant.
05:21Et c'est pour ça que le PSG a gagné.
05:23Donc en fait, collectivement, ça a été la rasia totale, la progression,
05:28tout ce qu'on aime du foot de toute façon, voir une équipe en début d'année
05:32qui faisait déjà des bonnes choses, ils ne sont pas devenus très bons du jour au lendemain.
05:39En début d'année, on se souvient de l'année dernière, il manquait d'efficacité, ça c'est sûr.
05:44Il y avait des choses à corriger, mais cette équipe, elle a progressé.
05:47Tous les mois, toutes les sorties, elle progressait.
05:50Pour arriver à enchaîner une constance, une régularité qui était incroyable l'année dernière.
05:57Vraiment, la force qu'ils dégageaient, que ça soit sur les matchs de Coupe de France,
06:00sur les matchs de championnat ou sur les matchs de Ligue des champions,
06:03franchement, on a vu à chaque fois une équipe qui, à partir du mois de février-mars,
06:09qui avait un niveau d'exigence, c'était incroyable.
06:12Et vraiment, moi, pour clôturer, si tu veux, cette saison dernière magnifiquement
06:17avec cette Ligue des champions, tu gagnes 5-0 en finale, tu mets une leçon à l'Inter.
06:23Et très vite, on a vite compris, on était au stade, qu'il n'y aura pas de match.
06:26Bien sûr que ça marque les esprits et ça marque l'histoire.
06:29Qu'une équipe comme le Paris Saint-Germain, comme Barcelone en 2009,
06:32ou le Bayern, malheureusement pour eux, c'était la période Covid,
06:35donc il a manqué un peu cette communion.
06:37Et ce qui fait le charme du football aussi, la communion avec les supporters,
06:40avec les gens dans le stade et tout ça.
06:42C'est sûr que quand tu joues sans supporters, il y a un petit manque.
06:45Et le petit manque, c'est pas retirer leur fabuleuse saison au Bayern.
06:50Mais la vérité, c'est que 2009, Barcelone et Paris 2024-2025,
06:56c'est deux équipes rayonnantes.
06:59C'est la totale et pour moi, ça va être difficile de les dépasser.
07:04Oui, c'est sûr.
07:05De rééditer cette performance.
07:07Ça va être très compliqué à tous les niveaux.
07:10En termes de trophée gagné et d'impression et de force collective des joueurs.
07:17On va parler tout à l'heure de Dembélé.
07:19Dembélé, quand tu vois comment il s'est transformé aussi,
07:23est-ce qu'il refera ou pas ?
07:24On en parlera à 18h30.
07:25Mais n'empêche que ces joueurs-là ont tellement progressé sur une année.
07:29Moi, ça a été incroyable.
07:30Et franchement, pour les émotions, Paris est tout là-haut.
07:34Qu'est-ce que tu en penses, toi, Dugas ?
07:37C'est difficile.
07:38Ce qui est beau, c'est que déjà, Paris est dans ce trio-là.
07:42Pourquoi il faut en choisir un mieux que les autres ?
07:46Ces trois équipes, ces trois clubs vont marquer l'histoire
07:49et c'est bien ça qui est le plus important.
07:51Pourquoi à chaque fois qu'il y a trois clubs qui sortent du lot,
07:54il y en a déjà trois qui sont extraordinaires, il faut encore en choisir un ?
07:57Sincèrement, je n'ai pas envie.
07:59Moi, ce que j'aime bien dans l'histoire de Paris,
08:01c'est qu'ils sont en plus dans une année de transition.
08:04Donc, tout ce qui est arrivé, c'est une surprise totale.
08:08Personne ne s'imaginait ça.
08:11On a beau tourner, virer, que ce soit la performance des jeunes,
08:15des nouveaux comme Doué, comme Barcola, l'arrivée de Varscalia au mois de décembre,
08:20Dembélé qui fait les six mois les plus extraordinaires de sa vie,
08:24est-ce qu'il refera un jour ? Je n'en sais rien.
08:26Tout un tas de choses, d'événements, de moments surprises qui ont été incroyables.
08:33Le Barça et le Bayern, je ne vais pas te dire qu'ils étaient calibrés ou fabriqués
08:38pour faire ce qu'ils ont fait parce que ce qu'ils ont fait, c'est extraordinaire.
08:41Mais il y avait les joueurs pour ça, on sentait qu'ils faisaient partie des favoris.
08:47Il y avait moins d'effets de surprise.
08:48Voilà, il y a moins d'effets de surprise.
08:50Je trouve que l'histoire, quand même, cette histoire du Paris Saint-Germain là,
08:53alors est-ce que c'est parce qu'on est français qu'on a vécu différemment ? Je n'en sais rien.
08:56Mais en plus, les mecs sont sympas, les mecs sont attachants.
09:00Les joueurs sont sympas, tu vois tout ce qu'ils ont réalisé, réussi.
09:05Je trouve qu'il y a plein de petites choses qui me sensibilisent sur cette histoire du Paris Saint-Germain.
09:11Après, si je devais être totalement objectif, moi, le grand Barça, c'est quelque chose de tellement magique
09:19parce que le Barça, il y a toute une histoire de club aussi.
09:22Mais Paris est en train de le rattraper ça aussi parce qu'on parle de l'équipe,
09:25on parle des performances, de ce qui se passe sur le terrain.
09:27Mais un club de football, ce n'est pas que ça. Et là où Paris a réussi quand même des choses incroyables,
09:32c'est de rattraper ces clubs-là au niveau financier, au niveau recette, au niveau notoriété, au niveau…
09:41C'est fou ce que ce club est devenu dans son ensemble.
09:44C'est devenu un grand club avec une grande équipe, mais parfois l'un ne suit pas l'autre.
09:48Et là, le Paris Saint-Germain aujourd'hui, en termes de notoriété, en termes de tout ce qui se passe,
09:54tout a été décuplé, marchandising, tout ce qui va avec.
09:58Donc, ce qu'ils ont réussi quand même en très peu de temps, le Paris Saint-Germain, c'est quand même très très fort.
10:04En plus, comme je l'ai dit tout à l'heure, avec beaucoup de surprises.
10:06Qu'est-ce que tu en penses toi, JBP ?
10:09Quand tu parles après les deux, c'est compliqué de trouver les sujets.
10:13Non, moi, je suis d'accord un petit peu. En fait, je suis d'accord avec les deux parce que c'est une des plus grosses équipes que je pense qu'on ait jamais vu.
10:26Après, je n'aime pas les comparaisons parce que les comparaisons, on ne peut les comparer que sur les titres.
10:32Après, bien évidemment, ce qu'a dit Dugas, c'est vrai que c'était une surprise qui est incroyable parce que personne ne les attendait à ce niveau, surtout après la première phase de la Ligue des champions.
10:46Mais par contre, depuis qu'ils ont gagné ça, ils sont sur un nuage. Ils sont sur un nuage et ils assument.
10:55Même si hier, pour moi, ils ont gagné à l'arrache, ça veut dire qu'ils sont capables même de gagner les finales à l'arrache.
11:06Et ça, c'est un vrai plus. Il y a la classe, il y a le talent. Ils l'ont montré, ils l'ont démontré.
11:12Et après, il y a le caractère. Sur Tottenham, tu es mené et tu regagnes le match à la fin.
11:20Hier, tu as un petit sursaut d'orgueil à la fin. Tu as deux ou trois ocas, mais des ocas qui ne sont pas vraiment très, très franches.
11:29Mais tu sens que tu retrouves un peu le pari que tu as vu en début d'année.
11:33Et puis après, tu as Safonov qui fait des miracles dans les buts. On a été en quatre pénaltys sur cinq.
11:41Mais franchement, il n'y a rien à dire.
11:44Après, c'est l'histoire, Jean-Pierre, c'est l'histoire aussi, parce qu'on se souviendra d'autres histoires.
11:49L'histoire de Zidane au Real Madrid, ça aussi, c'est une histoire que des gens s'en souviendront toute leur vie.
11:53Évidemment. Le Milan de Capello, le Milan de Saki, alors même s'ils n'ont pas gagné six titres.
12:01C'est pour ça qu'on précise sur une saison, Dugas.
12:04Mais en fait, je trouve que vous voyez un peu le côté impression laissée, je trouve, si je peux me permettre.
12:10Moi, ce qui m'impressionne par rapport au PSG, c'est qu'en une saison, l'équipe s'est construite.
12:18Parce qu'au départ, au départ, on espérait, mais on ne savait pas.
12:22Et quand on voyait les matchs de Ligue des champions, on se disait.
12:24Ouh là là, ce n'est pas si évident que ça.
12:26Et puis l'équipe s'est construite.
12:27Des joueurs se sont révélés, notamment Dembélé sur les six mois où il a fait.
12:32Et après, il n'y a rien à dire.
12:33Et pour le coup, ça, Jean-Pierre.
12:35Même Louis-Cédrique.
12:36Oui, non, mais tu peux parler de tout le monde, Dugas.
12:39Tu peux parler de tout le monde.
12:41Ils vont répondre aussi bien à ses attentes.
12:43Je pense que même lui, il sait ce qu'il va mettre en place.
12:45Mais après, que les joueurs y répondent aussi favorablement.
12:49Que l'exécution soit si parfaite.
12:51Mais ce qu'on peut lui mettre à son crédit,
12:55et pour rebondir sur ce que tu disais, Jean-Pierre,
12:57c'est que, bien sûr qu'il y a eu l'effet de surprise de voir cette machine-là,
13:01machine de guerre, se transformer à partir du mois de mars, là, où t'as l'impression que…
13:05Et puis tes adversaires que t'as croisés, Jérôme.
13:07T'as croisé que des cadors après.
13:08Regarde la Coupe du Monde des clubs.
13:09Regarde l'Inter comme tu les as écrasés en finale de guerre.
13:11Oui, mais sauf que ça, c'est le mérite de Luis Enrique.
13:15Alors après, il y en a qui aiment et il y en a qui n'aiment pas, mais peu importe.
13:18Mais son travail, depuis qu'il est arrivé, c'est d'avoir fait la bonne analyse.
13:21La vérité, c'est que ça faisait deux ans qu'il était là,
13:25quand le PSG a gagné la Ligue des champions.
13:28En deux ans, il a eu le temps.
13:30Lui, pour lui, il n'a pas construit cette équipe en une année.
13:33Parce que la première année, il y a beaucoup de joueurs qui faisaient partie de cet effectif-là.
13:37Mais il a corrigé des choses parce que l'analyse a été bonne,
13:40parce que le recrutement a été bon et que ces jeunes joueurs-là ont aussi progressé ensemble.
13:45Ça, tu ne peux pas le savoir, mais c'est un paramètre qui peut nous échapper, nous, les observateurs.
13:51Parce que quand t'es pas dans le vestiaire, c'est comme ça, mais il faut une alchimie entre les joueurs.
13:55Parce que pour faire ce qu'ils ont fait, il faut qu'il y ait des bons mecs dans le vestiaire.
14:00Mais il n'y a pas que des bons mecs, il y a des mecs qui ont une forte personnalité,
14:04des égaux qui sont différents,
14:07et qu'il faut jouer avec ça pour que tout le monde tire dans le même sens.
14:11Et la vérité, c'est que Luis Enrique, il a mis tout le monde d'équerre là-dessus.
14:15Non, mais c'est vrai.
14:16– Non, je rigole parce que le Barça 2009, t'avais Messi, Eto, Henry, t'en avais des personnalités.
14:21– Tu imagines le travail.
14:23– C'est pour ça que le travail de l'entraîneur, c'était Guardiola à l'époque,
14:28c'est un travail monumental.
14:30Après, qu'on aime ou pas les personnages Guardiola, Luis Enrique,
14:33mais pour moi, c'est des cadors là-dessus.
14:35Parce que, outre ce qu'il nous propose sur le terrain,
14:37bien sûr qu'il y a une façon de jouer, et que Luis Enrique, c'était pas gagné.
14:41Parce que, rappelle-toi les critiques, pourquoi il joue comme ça,
14:44et pourquoi il change ça, et pourquoi celui-là, il joue là et pas lui,
14:48pourquoi il le change de position.
14:50À l'arrivée, lui, il savait exactement ce qu'il voulait.
14:52Et Guardiola, à l'époque, c'est la même chose dans la façon d'évoluer.
14:56Quand Thierry Henry t'en parle, il te le dit, de toute façon.
14:59Donc, pour moi, les chefs d'orchestre sont hyper importants,
15:04et c'est pour ça que ça nous a marqués.
15:06Et que Barcelone, pour parler comme Dugas ou Jean-Pierre,
15:10Barcelone, il faut pas oublier ce qui s'est passé avant.
15:13Tu vois, et il faut pas oublier aussi, il y a quelques années,
15:16même s'ils ont pas gagné autant de compétitions sur une année,
15:18mais le Milan d'Arigo Saki, c'est la même chose, tu vois.
15:21Donc, c'est des équipes qui…
15:23On était plus jeunes, en effet.
15:25Mais c'est des équipes qui nous ont marqués.
15:28Et il faut surtout pas les effacer.
15:30Et dire, le PSG, parce que ça vient d'arriver et on est en France,
15:33le PSG, ils écrasent tout ça, c'est mieux que tout le monde.
15:36Non, c'est pas mieux, c'est peut-être différent.
15:38Oui, mais de l'autre côté, c'est pas parce que c'est français
15:39qu'il faut minimiser les performances.
15:41Mais pas minimiser, mais pour moi, il y a des équipes qui…
15:44Et on a de la chance, c'est pour ça qu'on aime le football,
15:47et que les gamins s'intéressent aussi au football à travers ce genre d'équipe.
15:51Ils s'identifient beaucoup.
15:52À l'époque, il y a beaucoup de gamins qui s'identifiaient au Milan de Saki.
15:55Après, il y a eu le Barcelone, en effet.
15:57J'ai peut-être oublié des équipes entre…
15:59– À l'OM de JPP ?
16:01– Ouais, mais…
16:02– Le Réal aussi, le Réal…
16:04– Le Réal, exactement.
16:06Donc, il y a des équipes comme ça,
16:08et c'est pour ça qu'on est passionnés de foot,
16:11et que les gamins sont encore, pour certains, passionnés de football,
16:14c'est qu'ils s'identifient à ce genre de clubs et d'équipes.
16:17Donc, franchement, ce qu'ils ont fait, magnifique.
16:19Et hier, en effet, et on l'a dit pendant le commentaire du match,
16:23on ne va pas retenir le match,
16:25parce que le match était compliqué hier,
16:26ce n'était pas le meilleur match du PSG.
16:28Mais il faut retenir juste le trophée gagné,
16:30et cet état d'esprit de compétiteur qui a vraiment évolué.
16:34– Moi, ce qui me marque peut-être aussi, en en discutant,
16:37c'est qu'on a l'impression qu'en termes de football,
16:39on avait un peu tout vu.
16:41en termes de tactique, en termes d'organisation,
16:44en termes de pressing, en termes de 4-4-2,
16:46en termes de mec derrière.
16:48Et c'est vrai que Luis Enrique,
16:50il a réussi aussi à proposer un autre football.
16:53Il a réussi quelque chose de nouveau
16:56auquel très peu de gens s'attendaient.
16:58Il a réussi encore à perfectionner ce qui se faisait au Barça,
17:01et d'inventer encore un nouveau rôle,
17:05notamment pour les latéraux.
17:07Et c'est vrai que ça, quand même, moi je m'y attendais pas.
17:10– Quand tu les vois jouer, Dugas, je suis d'accord avec toi,
17:12mais quand tu les vois jouer,
17:13t'as l'impression de revoir le Barça.
17:16T'as pratiquement…
17:17C'est pas les mêmes joueurs.
17:18– Ouais, mais poussé.
17:19– Poussé encore, il y a moins.
17:20– Le milieu, petit gabarit, très bon techniquement.
17:23– C'est vrai qu'il y a des points communs, mais…
17:24– Il y a beaucoup de points communs quand même.
17:25– Ouais, après, il y a un peu plus de dépassement de fonctions,
17:30ce qu'on appelle dans le comportement des joueurs et le placement des joueurs.
17:32– Et de l'articalité.
17:33– Tu es obligé aujourd'hui, Jérôme.
17:34– Ouais, ouais, non, mais c'est vrai.
17:35Non, non, mais…
17:36C'est pour ça que c'est tout au mérite et Dugas a raison.
17:39Et que ça vienne de lui, c'est encore plus beau, tu vois.
17:41Moi, j'ai même pas envie de rebondir là-dessus.
17:43Mais de dire que dans le circuit, dans le déplacement des joueurs,
17:49voir ce qu'il a réussi à mettre dans le cerveau d'un Nuno Mendes, d'un Hakimi.
17:53Nuno Mendes, on l'a fait l'année dernière en interview de Roten Sans Flammes.
17:56– Exactement.
17:57– Il nous expliquait ça, son changement lui aussi.
17:59L'année dernière, qu'est-ce qu'on n'avait pas dit en début de saison ?
18:01On disait mais Nuno Mendes, il est bridé.
18:03Il est bridé.
18:04Hakimi, lui, il y va et lui, il doit être derrière.
18:06Mais en fait, il t'expliquait que non, qu'il fallait qu'il réfléchisse aussi au premier déplacement,
18:12quand il y avait le ballon, l'équilibre.
18:13Et dans un premier temps, il se rassurait défensivement pour après se lâcher.
18:17T'as vu ce que ça a donné ?
18:18Mais t'as raison, Dugas et Jean-Pierre, de parler aussi du milieu de terrain.
18:22Parce que dans l'effet de surprise, ça a été aussi ça.
18:25De voir Vitigna stratosphérique, stratosphérique, qui était très bon déjà.
18:29Mais stratosphérique comme il l'a fait et qu'il continue.
18:32Nuno, Joao Neves à côté, un jeune joueur qui s'éclate.
18:36Ruiz, que tout le monde voulait.
18:38Et moi, le premier, j'assume, l'année dernière, en début de saison, on dirait
18:41putain, mais il ralentit le jeu, on en a marre de Ruiz et tout ça, purée, pardon.
18:46Et puis à l'arrivée, quand tu vois que la complicité des trois, c'est fabuleux.
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