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  • il y a 8 mois

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Transcription
00:00Compagnie de Sylvie Vartan, qu'on aime tant et qu'on va soumettre à l'insolite questionnaire de variété.
00:05Vous répondez Sylvie en une anecdote, une phrase, un mot, vous êtes prête ?
00:10Quel est votre livre de chevet ?
00:12Ah ça, ça dépend des moments.
00:14Mais je dirais, j'en ai deux ou trois évidemment.
00:19En premier, je dirais la promesse de l'aube de Romain Garry.
00:23Romain Garry a été en Bulgarie quand il était plus jeune.
00:28Mon père l'a connue d'ailleurs.
00:31Et j'ai eu cette chance de l'avoir à dîner chez moi, à Loconville.
00:35J'étais tellement heureuse de le rencontrer, j'étais vraiment paralysée.
00:41Qu'est-ce que vous vous êtes dit ?
00:43Il m'a beaucoup impressionné. C'était un homme très beau.
00:51En fait, vous étiez une fan, Sylvie Vartan.
00:55Quel film est-ce que vous pourriez voir en boucle ?
00:58En boucle, j'ai toujours été un peu frustrée avec le cinéma parce que je n'ai jamais eu le temps d'aller au cinéma, vraiment.
01:07Et puis, en boucle, en boucle, je regarde des films un peu comiques peut-être parce que ça tempère un peu ma mélancolie slave.
01:18C'est-à-dire, l'ail ou la cuisse ?
01:21Ah oui, aussi, oui.
01:22Oh mais, c'était un génie de funesse.
01:26Extraordinaire, oui.
01:27Le dîner de cons aussi.
01:30Ça m'a fait tellement rire.
01:32Tellement rire.
01:32Et puis aussi, mon premier mal au ventre, c'était un film.
01:39J'étais toute petite, là, j'allais au lycée, encore du Rincey à l'époque.
01:43Et j'avais vu le bouffon du roi avec Danny Kay.
01:48Il jouait le rôle d'un bouffon à l'époque médiévale.
01:52Et moi, je l'avais vu, évidemment, en français avec une de mes amies.
01:56Et je me souviens que pendant tout le trajet qui était en autocar de Cluchy-sous-Bois, où j'habitais à l'époque, au Rincey,
02:02où était mon...
02:04On a rigolé, mais en criant grâce.
02:07Parce qu'on était tellement pliés de rire.
02:09On était mort de rire.
02:11Ça, c'était mon premier fou rire au cinéma, mais aussi les L'Orel et Hardy et tout ça.
02:16D'ailleurs, j'ai fait L'Orel.
02:18J'ai imité L'Orel dans un...
02:20Je sais, avec Carlos, chez Marie-Thier.
02:22Oh, c'était génial.
02:23Je trouve que j'étais parfaite en L'Orel.
02:26Ça vous va très bien, en L'Orel.
02:27C'est pas mal.
02:28Et Carlos, vous le trouviez bien en Hardy ?
02:31Ah oui.
02:31En Carlos.
02:32Mon Carlos.
02:33J'ai adoré mon Carlos.
02:35Quel défaut est-ce que vous ne supportez pas chez les autres ?
02:38Je n'aime pas la jalousie et la lâcheté, surtout.
02:43Vous l'avez beaucoup rencontré, ça, dans votre vie ?
02:45Oui.
02:46Et vous faites quoi, dans ce cas-là ?
02:48J'ignore.
02:49La chose la plus folle que vous ayez faite dans votre vie ?
02:54Oui, je me souviens avoir nagé.
02:58J'étais assez...
03:00Oui, oui, je ne réfléchissais pas beaucoup.
03:03Pourtant, j'ai changé un peu, malgré tout.
03:08J'ai plongé d'un bateau au beau milieu des Caraïbes.
03:16On était en vacances aux Caraïbes.
03:19Et au beau milieu de l'océan, on a plongé, sans réfléchir, dans une mer qui était infestée de requins.
03:29Pardon ?
03:29Et alors, qu'est-ce qui s'est passé ?
03:32J'ai vu la vie sauve, voilà.
03:33Vous avez été attaquée par un requin blanc ?
03:35Non, Dieu merci.
03:38Quel a été votre plus grand mensonge, Sylvie Vartan ?
03:42J'ai certainement dû mentir à mes enfants, pour la bonne raison.
03:46Mais je n'aime pas les mensonges et je n'arrive pas à mentir.
03:49Parce que même ma fille me dit, maman, tu sais, quand tu fais semblant, ça se voit.
03:52Quel était votre rêve d'enfant ?
03:56Ça n'a jamais changé.
04:00C'était de jouer.
04:02De jouer, j'avais réalisé qu'en fait, c'était une frustration qui m'avait amené à cette réalisation.
04:12Que la façon de s'oublier, la façon d'avoir des vies multiples, c'est justement de s'incarner dans quelque chose d'autre.
04:22Et moi, j'étais fascinée par tous les contes animaliers qui étaient proposés en Bulgarie avant l'arrivée du communisme et du stalinisme.
04:35C'était comme des comédies musicales, extraordinaires.
04:39Et c'était les ours, c'était des chèvres, c'était les loups.
04:44Je trouvais ça extraordinaire de pouvoir faire ça.
04:46Et c'est vrai que toute ma vie, même d'adulte, j'ai toujours gardé ce côté enfantin qui m'émerveillait.
04:56Et j'ai toujours rêvé de faire Alice au Pays des Merveilles.
04:58On pourrait le faire ensemble, si vous voulez.
05:00Je fais la méchante reine.
05:02Si vous deviez choisir un pseudonyme, quel serait-il, Sylvie Vartan ?
05:05J'ai cherché longtemps d'avoir un pseudonyme.
05:08Et puis, en fait, je me suis dit, non, en fait, le nom de mon père est parfait.
05:12Vous vouliez, c'est vrai, changer de nom au départ ?
05:14Oui, quand j'allais au lycée, en classe de physique, je me souviens, on avait des tables vertes.
05:20Et je commençais à être reconnue, déjà, mais pas reconnue comme ça.
05:24Alors, je gravais avec mon scalpel, je m'ennuyais tellement.
05:28Je gravais mon nom, je me disais, comment je pourrais m'appeler ?
05:30On me demande de me faire un nom d'artiste.
05:33Alors, je me dis, Sophie, Sophie...
05:36Ah, ça vous irait pas mal, Sophie.
05:38J'avais lu Les Malheurs de Sophie Petite, alors je me suis dit, peut-être...
05:41Ah, puis non, je me suis dit, c'est trop compliqué, je m'appelle comme je m'appelle, point.
05:45Quel objet est-ce que vous avez toujours sur vous ?
05:49L'alliance de ma mère.
05:51Et, normalement, un trèfle à quatre feuilles.
05:58Et votre parfum, aussi ?
06:00Mon parfum, j'ai eu pendant pratiquement toute ma vie un parfum au Gardénia.
06:05Je sais.
06:07Parce que Michel Sardou nous l'a dit.
06:10Quand on l'a interviewé, il nous a dit qu'il avait été fasciné par votre parfum.
06:14Ah, c'est vrai ?
06:14Donc, je voulais vous demander si c'était le même.
06:16C'est le même.
06:17Et vous le mettez encore ou pas ?
06:18Ah oui, oui, j'en ai encore, oui, oui, bien sûr.
06:20Vous savez qu'il a fait énormément d'effets à Michel Sardou, il s'en a parlé dans l'émission.
06:24Ah bon ?
06:25Quels sont vos surnoms, Sylvie Vartan ?
06:28Alors ça, je n'en ai pas tellement, mais enfin, déjà, mon grand-père m'avait donné un surnom, oui, quand j'y pense.
06:36Il m'appelait Djidjika.
06:38Djidjika.
06:38Je ne sais pas ce que ça voulait dire, mais c'était un nom attendrissant, parce que moi, j'avais une passion pour mon grand-père.
06:46Et c'était un homme qui m'a tout appris.
06:52C'était le bonheur avec lui et ma famille dans son jardin, qui était très paisible.
06:58Oui, il m'a appris tout ce que j'aime aujourd'hui encore.
07:02C'était le bonheur.
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