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  • il y a 10 mois
Ce mardi 2 décembre, Frédéric Simottel a reçu Isabelle Fraine, directrice générale de Google Cloud France, Guillaume Charly, CEO Inside Quest, Stéphane Roder, président d'AI Builders, Vincent Champain, vice-président en charge du digital et des systèmes d'information chez Framatome, Érik Campanini, associé chez Alixio Group, et Emmanuel Vignon, président de Theodo Data & AI, dans l'émission Tech&Co Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission le samedi et réécoutez-la en podcast.

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Transcription
00:00BFM Business présente Tech&Co Business, le magazine de l'accélération digitale.
00:11Frédéric Simotel.
00:13Bonjour et bienvenue à tous, bienvenue dans Tech&Co Business.
00:16On va parler intelligence artificielle, on va parler cloud et data center déjà.
00:20Avec notre première invitée Isabelle Freyne, la directrice générale de Google Cloud France,
00:24qui va nous présenter un peu sa feuille de route.
00:26On va essayer d'analyser tout cela avec elle.
00:27On viendra ensuite sur une start-up qui s'appelle InsideQuest,
00:31qui va essayer de mesurer le taux d'engagement de vos collaborateurs, de désengagement.
00:35Vous allez voir, c'est à rajouter peut-être au RH ou des actions commerciales.
00:39C'est assez intéressant.
00:40Et puis, deuxième partie d'émission, le décryptage de l'actu IA avec le retour en force de Google.
00:45On parlera aussi des modèles d'agents qui arrivent dans les entreprises.
00:48On parlera même de l'IA Act.
00:50Vous verrez tout cela avec vos experts sur ce décryptage de l'actu IA.
00:53Restez avec nous, on est ensemble pendant une heure sur BFM Business.
00:57Tech & Co-Business, l'invité.
01:02Voilà, on débarque tout de suite avec notre invitée Isabelle Freyne.
01:05Bonjour Isabelle.
01:05Bonjour Frédéric.
01:06Merci d'être avec nous.
01:07Vous êtes directrice générale de Google Cloud France.
01:10Donc on va parler souveraineté, on va parler IA, on va parler data center, évidemment.
01:14Première question, évidemment.
01:17Dès qu'on parle souveraineté et qu'on s'adresse à un acteur américain, on se dit toujours
01:20est-ce qu'on peut considérer pour des entreprises qui cherchent de plus en plus de souveraineté
01:25dans leurs infrastructures, que travailler avec un Américain, ça peut être souverain ?
01:29Comment vous y répondez ?
01:30Alors d'abord, le terme de souveraineté, il est un peu galopié.
01:32Parce que tout le monde parle de souveraineté, mais en réalité, c'est aux États de définir
01:34ce qui est souverain et ce qui ne l'est pas, d'abord.
01:36Ça, c'est un premier point, je pense, important à souligner.
01:39Ensuite, vous avez raison, il y a un certain nombre de choses qui sont en train de se passer.
01:42L'ANSI est en train de travailler sur le sujet du Secnum Cloud.
01:45Et nous, finalement, chez Google Cloud en France, depuis 2020, on se penche sur cette
01:49question de ce qu'est une souveraineté potentielle et des potentiels enjeux autour de tout ça.
01:55En 2021, on a décidé de s'allier avec Thalès pour créer Sens, qui a été créé en 2022,
01:59qui a poursuivi sa route jusqu'à démarrer sa qualification Secnum en janvier de cette année.
02:04Donc là, on rappelle, c'est les infrastructures Google, mais gérées.
02:08Gérées entièrement par Sens, filiale de Thalès, opérées par le personnel de Sens.
02:15Et donc, finalement, nous, nous ne sommes que fournisseurs de technologies sur le sujet.
02:18Et c'est complètement décorrélé, je le précise bien, dans le cadre du Secnum.
02:21Et ça veut dire qu'ils avancent, c'est-à-dire que les clients Sens avancent au même rythme
02:24que les innovations proposées à des clients Google Cloud ?
02:28Avec un petit temps, un léger temps de latence, le temps que les mises à jour, finalement, que nous mettons à disposition des clients,
02:34soient validées en processus Secnum, ce qui prend à peu près deux semaines en général,
02:38et proposées directement aux clients de la plateforme Sens.
02:41Et qui vient d'annoncer, d'ailleurs, le nom de son offre la semaine dernière à AdoptEye,
02:44qui s'appelle Premiance, qui a déjà une trentaine de clients aujourd'hui.
02:48L'offre, elle est disponible depuis un petit peu plus d'un mois maintenant.
02:50Et puis, on attend, incessamment sous peu, la qualification de l'Annecy pour avoir le concours Secnum.
02:56Et donc, on pourra considérer, à ce moment-là, que les clients français seront sur un cloud décidé souverain par l'Annecy.
03:02Aujourd'hui, comment vous voyez les entreprises ?
03:05Évidemment, il y a ce move to cloud qui est entamé depuis un bon moment,
03:09qui a des moments d'accélération, de stabilité.
03:12Mais là, avec l'IA, on est dans cette phase d'accélération.
03:16Vous le sentez vraiment, c'est-à-dire les entreprises aujourd'hui,
03:18l'IA, c'est forcément avec du cloud ?
03:21L'IA, c'est beaucoup avec du cloud,
03:23parce que ça nécessite effectivement des infrastructures qui sont puissantes
03:25et qui évoluent constamment.
03:27On le voit à travers, nous, les TPU que l'on produit.
03:30On vient d'annoncer la 7e génération.
03:32Il faut bien beaucoup parler d'elle, au niveau international,
03:34puisque Google a annoncé que le dernier modèle Gemini 3 d'IA générative
03:39avait été entraîné en très, très grande majorité sur ces TPU.
03:42Absolument.
03:43Ce qui donne un petit coup dans le jeu de qui par rapport à Nvidia.
03:46Oui, non, parce que nous, on soutient les deux, en fait.
03:49On propose les deux, et en fonction des besoins des clients,
03:51finalement, on va se mettre sur des TPU ou sur des GPU d'Nvidia.
03:56Mais en réalité, effectivement, vous l'avez dit, ça s'accélère beaucoup.
03:59On a beaucoup d'innovations qui arrivent.
04:00L'année 2025 a été absolument incroyable pour ça.
04:02Je vous rappelle, on s'était vu au retour de Next,
04:05229 annonces qui ont été faites cette année,
04:07qui sont déployées.
04:08Au niveau du français, on a beaucoup de choses qui sont arrivées en français,
04:11aussi sur la plateforme Gemini, sur la plateforme Workspace.
04:13C'est dans le mythe, on peut maintenant faire de la traduction simultanée grâce à l'IA.
04:17Tout ça, ce sont des produits qui sont complètement disponibles aujourd'hui,
04:21utilisés par nos clients.
04:22Effectivement, on a vu une accélération incroyable.
04:242023, c'était l'année de la découverte.
04:262024, on a commencé à...
04:28On est vraiment en train de passer à l'échelle.
04:29Les premiers cas d'usage.
04:312025, c'est l'année de la valorisation.
04:32Et moi, je pense que 2026, ce sera l'année de la raison,
04:35ou en tout cas du raisonnement, parce qu'on arrive à l'IA gentil.
04:37L'IA gentil.
04:38Là, aujourd'hui, c'est vrai qu'on est dans cette phase de la montée en puissance de l'IA générative.
04:42Et d'ailleurs, par rapport à cette montée en puissance...
04:44Alors, je parle de l'IA générative pour l'instant.
04:46On parlera d'IA gentil juste après.
04:48Mais c'est quoi ?
04:48Les clients demandent quoi ?
04:49Plus de calculs ?
04:50Plus de puissance de calculs ?
04:51Plus de stockage ?
04:52Alors, toujours de la sobriété énergétique ?
04:54J'allais dire...
04:55Tout ça combiné, effectivement.
04:56Alors, aujourd'hui, on a 70% de nos clients cloud
04:58qui utilisent les technologies d'IA générative.
05:00Donc, je vais vous dire qu'on a vraiment traversé...
05:02On est dans une période d'industrialisation sur cette thématique.
05:06Effectivement, on demande tout ça.
05:07Pourquoi ?
05:07Parce que les cas d'usage vont être très différents en fonction des entreprises.
05:10Certaines, quand on parle de R&D, vont avoir besoin de grosses puissances de calculs.
05:13Par exemple, Servier, qui travaille sur l'amélioration
05:15et la découverte de traitements plus rapides sur des maladies rares.
05:18Quand on va parler de génération de codes
05:20et de s'affranchir d'un certain nombre de tâches rébarbatives,
05:24on va demander aussi de la puissance.
05:25Et puis derrière, on va demander des fonctionnalités aussi
05:27pour arriver jusqu'à, j'imagine, on va en parler dans un instant,
05:30jusqu'à la partie agentique
05:31et comment on fait interagir et interopérer tous ces environnements.
05:36Alors justement, sur la partie agentique, ça va être quoi le rôle d'un hyperscaler,
05:40d'un acteur du cloud sur cet élément-là, par rapport aux entreprises ?
05:44Parce qu'ils ne tâtonnent pas dans leur idée,
05:47mais on voit la maturité par rapport à l'IA agentique, comment ça peine.
05:52Mais voilà, vous, quel est votre rôle ?
05:54Qu'est-ce que vous apportez justement aux entreprises ?
05:55Alors nous, on a une offre qui s'appelle Gemini Enterprise,
05:57qui est notre hub d'IA agentique,
05:58qui va permettre finalement à tout un chacun au sein de l'entreprise
06:02de pouvoir travailler avec ses propres agents,
06:04à la fois de s'interfacer avec les applications qui sont existantes
06:07pour aller chercher et récupérer et analyser plus vite la donnée,
06:10mais pouvoir aussi, grâce à des agents que nous on met à disposition,
06:13comme Deep Research, on parlait de recherche tout à l'heure,
06:15ou bien CodeAssist sur le développement de logiciels,
06:18travailler avec les propres agents que l'on propose,
06:21ou bien créer ses propres agents en fonction de ses besoins.
06:24Nous, notre rôle dans tout ça, ça va être évidemment de les aider,
06:26de les guider et de fournir toute la structure technologique
06:31qui va les aider à avancer plus vite.
06:33Et c'est une question de compétitivité en fait,
06:34parce que l'agentique, c'est vraiment une question de compétitivité
06:37pour les entreprises, on le voit bien aujourd'hui.
06:39Et d'ailleurs, c'est vrai qu'on a beaucoup parlé,
06:40lorsqu'on a parlé de Google Cloud dernièrement, donc des TPU,
06:43mais il y a peut-être un point, on en a un peu moins parlé,
06:45c'est Antigravity, l'atelier de développement,
06:48qui va apporter beaucoup justement pour créer ses propres IA.
06:51Et là, il y a un vrai pas en avant aussi, une accélération.
06:54Oui, c'est pareil, c'est une accélération encore une fois.
06:56On est passé effectivement des modèles Gemini 2.5, Gemini 3 maintenant,
07:00dont on vient d'évoquer la sortie il y a un peu plus de 10 jours maintenant,
07:03la partie Enterprise, maintenant Antigravity,
07:06tout ça fait qu'on propose une offre qui est la plus complète possible,
07:09qui va proposer plein d'options à nos clients en fonction de ce qu'ils désirent faire
07:14et des cas d'usage qu'ils veulent mettre en œuvre.
07:16On voit aussi que sur cette partie cas d'usage,
07:19les entreprises mettent maintenant entre 3 et 6 mois maximum
07:23à déployer ce genre de projet.
07:24C'est aussi pour ça qu'Antigravity a été créé,
07:26c'est pour permettre encore d'accélérer et de gagner en compétitivité
07:30dès maintenant et puis pour les mois et les années qui viennent.
07:34Qu'est-ce que vous apprenne la dernière mort ?
07:36C'était un de vos concurrents, mais enfin ça peut arriver à tous.
07:38C'est ces pannes massives d'AWS.
07:40On a eu CloudFair aussi il y a quelques jours.
07:43Quels enseignements vous tirez ?
07:45On se dit qu'on a quand même des infrastructures au global
07:48qui peuvent être assez fragiles,
07:50mais sur lesquelles repose aujourd'hui toute notre économie.
07:51On a vu des sites très prestigieux qui s'arrêtaient.
07:55Quels enseignements vous tirez de ces pannes, de la répétition ?
07:57Alors nous, on regarde toujours effectivement à ce qui se passe,
08:00parce que c'est toujours riche d'enseignements.
08:02La première des choses, évidemment, c'est de prendre en compte ce qui s'est passé.
08:05Et si ça nous arrive, alors dans 99,99%, 99% des cas, ça se passe bien.
08:09Mais quand ça arrive, le risque zéro n'existe évidemment pas.
08:12Mais évidemment pas, c'est la façon dont on va gérer ça,
08:16dont on va évidemment redémarrer, parce que c'est le plus important,
08:18mais surtout dont on va s'assurer de ne pas perdre de données
08:23et de ne pas perdre les données de nos clients.
08:24Ça, c'est le plus important en réalité.
08:26Autre question sur la France.
08:28Pour vous, ça a un vrai rôle à jouer pour devenir ce hub européen.
08:32Alors vous êtes directrice générale de Google Cloud France,
08:35donc vous allez pousser évidemment à ça.
08:36Est-ce qu'on a vraiment les atouts pour être ce hub de cloud d'IA ?
08:43On sait qu'on a des talents, on sait qu'on a des belles pépites,
08:47on sait qu'on a des acteurs aussi puissants, européens, américains.
08:51Notamment, comment vous percevez un peu notre rôle de France-Europe ?
08:55Alors je vais partager avec vous une étude qu'on a faite au niveau de l'IA, au niveau global,
08:58et les résultats qui en sont sortis.
09:00En fait, au niveau global, ce sont 52% des entreprises qui se sont mises à l'air de l'IA.
09:05Et en France, on est à 57%.
09:07Donc quand on pense qu'on est parfois en retard, en fait, pas du tout.
09:10Et puis sur ces clients-là, en fait, ceux qui estiment,
09:13il y a plus de la moitié qui estiment qu'ils ont fait un gain de chiffre d'affaires de 6 à 10%,
09:18et 40% d'entre eux de l'air de 10%.
09:20Donc on peut dire qu'en France, on n'a pas à rougir de tout ce que l'on fait autour de l'IA.
09:24Et oui, on peut effectivement devenir un vrai hub, on a un vrai rôle à jouer.
09:27Sans, en termes de souveraineté, peut aussi être une plateforme,
09:30puisque c'est une entreprise européenne, peut tout à fait héberger des données d'entreprises européennes.
09:34D'ailleurs, on voit un vrai engouement au niveau du marché européen.
09:38Et nous, on a noué plein d'accords avec plein d'entités dans les différents pays où on opère,
09:43pour justement pouvoir faire en sorte d'être au cœur de l'Europe et au cœur de ce qui se passe ici.
09:49Eh bien, merci, Isabelle Ephraim, d'être venue nous parler de tout ça,
09:51directrice générale de Google Cloud France.
09:53Voilà, on a parlé des souveraineté, IA, vraiment cette accélération au niveau du cloud.
09:58Et Delia, merci d'avoir été avec nous.
09:59Merci à vous.
10:00On marque une courte pause et on se retrouve juste après avec notre invité suivant.
10:05Et avec nous, quelqu'un qu'on connaît bien depuis pas mal d'années,
10:12qui là s'est lancé dans l'aventure des startups.
10:15Guillaume Charly, bonjour.
10:16Bonjour Frédéric.
10:17Merci d'être avec nous, passé par de grandes entreprises, des cabinets de conseil.
10:20et aujourd'hui associé fondateur de InsideQuest.
10:24Alors, expliquez-nous un peu en quelques mots ce que fait InsideQuest.
10:27Alors, InsideQuest essaye d'être une réponse au désengagement des collaborateurs vis-à-vis de leur entreprise.
10:33Désengagement qui est absolument catastrophique.
10:35La dernière étude, Dial-Up, sur l'état du travail,
10:39révèle qu'un salarié sur quatre vient juste pour être présent dans l'entreprise
10:42et ne rien y produire, donc ce qui est quand même assez catastrophique.
10:46Et donc, nous, ce qu'on propose, c'est de réengager le collaborateur en le faisant jouer au quotidien.
10:51Donc, on remplace les gestes de quotidien qu'il trouve pénibles
10:53par des jeux, des mini-jeux, des aventures, des quêtes,
10:57par lesquels il est récompensé, pour lesquels il est récompensé,
11:00par des points qu'il peut utiliser tout de suite pour aller dans un portail de rewarding,
11:03aller chercher un petit cadeau, on dit souvent...
11:06Donc, ça veut dire quoi ? Vous travaillez avec des RH ou des directions métiers
11:10qui veulent redonner un peu de sens, un peu d'élan à leurs équipes.
11:14Vous allez élaborer avec eux des questionnaires sous forme de jeux,
11:18des choses qui peuvent être assez ludiques.
11:20Et après, il faut trouver les récompenses, les bonnes récompenses.
11:23Mais le but, c'est vraiment ça, c'est ce réengagement des salariés.
11:26Tout à fait. En fait, on a trois personnages un peu types chez nos clients
11:30qui sont à la fois les directions des ressources humaines
11:32qui sont les premières à être les victimes de ce désengagement,
11:35avec, pour les populations qui sont très bankables,
11:38un turnover qui devient infernal.
11:40C'est pour ça qu'ils sont un peu moins d'absentéisme qui leur coûte cher.
11:42Deuxième population, c'est les directions de la communication interne
11:47qui souhaitent que l'information se propage dans l'entreprise
11:49et que tout le monde soit un peu au même niveau d'information.
11:52Et les troisièmes, ce sont les directeurs commerciaux
11:54qui ont besoin de booster un petit peu les ventes via des challenges commerciaux.
11:58Et donc, effectivement, on construit avec eux des parcours d'aventure
12:01qui vont permettre de faire que les collaborateurs engagent
12:05dans ces différentes opérations.
12:06Donc, ça peut être anticipé, ça peut être un remède,
12:11quand on voit que ça va bien, mais ça peut être anticipé
12:13quand on lance des nouveaux produits, tout ça, qu'on veut donner cet élan.
12:17Il ne faut pas le voir uniquement comme un remède,
12:19en se disant, oula, plus personne n'a le moral et je fais appel inside quest.
12:22Exactement.
12:23Nous travaillons par exemple avec une société de conseil
12:25qui s'appelle Arcos, qui est une filiale du groupe KEA,
12:28qui, elle, fournit des services et des prestations de conseil
12:32pour l'accompagnement à la transformation dans le cadre du déploiement
12:35de nouveaux plans stratégiques.
12:36Et là, nous travaillons avec eux sur comment, par avance,
12:40on va construire l'aventure qui va permettre d'engager les collaborateurs
12:44et d'être partie prenante du plan de transformation
12:47qui va commencer d'être mis en œuvre au sein de l'entreprise.
12:50Aujourd'hui, c'est-à-dire que vous travaillez avec le cabinet de conseil,
12:53directement avec des entreprises, est-ce que ça peut être avec des startups aussi ?
12:57Alors, on travaille beaucoup en indirect,
13:00donc ça, ça va être avec des cabinets de conseil,
13:02comme je viens de le dire, avec Arcos.
13:04On travaille aussi avec des sociétés qui sont éditeurs de logiciels
13:07qui nous mettent un peu en surcouche pour favoriser l'adoption
13:13des fonctions en plus, voilà, de leurs produits.
13:17Donc, notamment, nous travaillons pour être présents sur la marketplace de Luca,
13:21qui est un éditeur de SIRH.
13:23Et on travaille aussi avec des gens dont l'objet même de leur métier
13:29nécessite d'engager les collaborateurs.
13:31Et par exemple, nous commençons, nous faisons nos tout premiers pas
13:34avec une structure qui s'appelle Naboo.
13:36Naboo, c'est une société qui est le Airbnb des séminaires.
13:40Et donc là, on va commencer de travailler avec eux pour gamifier le séminaire.
13:44C'est-à-dire qu'à partir du moment où le collaborateur est invité
13:46à participer à un séminaire, eh bien, il va recevoir une invitation
13:51pour aller se connecter au jeu.
13:54Et là, il va recevoir des quêtes qui vont lui permettre de savoir
13:56où il va aller, avec qui il va aller, dans quel groupe il va se trouver.
14:00Et juste pour savoir, les récompenses, c'est quoi ?
14:02Alors, les récompenses, elles sont en général décidées par l'entreprise.
14:05Ça va de choses qui sont toutes petites, qui sont un peu des bénéfices
14:09qu'on va avoir dans le jeu, une petite casquette,
14:11on va pouvoir améliorer son avatar ou des choses comme ça.
14:13Mais ça peut aller très loin, puisqu'on définit un espèce de budget annuel
14:18et les entreprises peuvent aller jusqu'à plusieurs centaines d'euros.
14:21Ça peut être des cheques cadeaux, des boîtes cadeaux, des choses comme ça.
14:25Aujourd'hui, justement, est-ce que vous sentez que les entreprises
14:28ont encore plus besoin de ce genre de choses,
14:29avec l'intelligence artificielle qui arrive, qui est en train de tout bousculer,
14:32qui fait peur, mais qui fait peur quand on commence à peine à s'en servir
14:39ou quand on ne sait pas bien s'en servir ?
14:42Est-ce que là, il y a beaucoup de demandes autour de ça ?
14:43Il y a deux demandes, et c'est très intéressant,
14:45parce qu'il y a deux demandes à la fois, une sur le fond, une sur la forme.
14:49Sur la forme, les gens nous disent, écoutez, finalement,
14:53est-ce que par l'usage de cette interface, finalement,
14:57et de ce point de contact qu'est l'application mobile,
14:59est-ce qu'on ne pourrait pas amener l'utilisateur
15:02à manipuler de l'intelligence artificielle sans avoir la crainte de le faire ?
15:07L'interface n'est pas celle un peu réparative d'un chat.
15:10Il y a de la prose sans le savoir.
15:12Exactement, ça c'est le premier point.
15:14Et le deuxième point, c'est que nous, nous intégrerons
15:16de plus en plus d'intelligence artificielle dans l'application,
15:19et notamment d'intelligence conversationnelle,
15:21parce qu'il ne faut pas se le cacher,
15:23les entreprises utilisent aussi ce genre d'outils
15:25pour améliorer leur propre productivité,
15:27et qu'il est bien plus facile pour un service RH
15:29de compter sur un personnage non-joueur,
15:32le fameux PNJ, dans l'application,
15:34pour répondre à une question de
15:35quel est le processus pour prendre mes jours de congé,
15:37que de répondre au téléphone à cette même question.
15:41Donc on a à la fois l'IA comme étant présent,
15:46et on ne s'en rend pas compte,
15:47et on commence de travailler avec l'IA sans que ça fasse peur,
15:49et de l'autre côté, l'IA qui permet de rendre plus de services dans l'application.
15:53C'est quoi les indicateurs, lorsque je suis client Insight West,
15:58qui vont me dire que, oui, mes collaborateurs sont bien engagés,
16:01soit réengagés, soit sont bien engagés dans cette...
16:04Alors il y en a trois, finalement, il y a le taux d'utilisation,
16:07de téléchargement et d'utilisation de l'application,
16:09une société avec qui on vient de finir un challenge commercial,
16:12et bien d'avoir vu que dans la première journée,
16:14le challenge commercial avait été lancé,
16:1650% de la population commerciale concernée
16:20avait téléchargé l'application,
16:21utilisé ses codes pour se connecter,
16:23c'est déjà une première indication.
16:25On a une deuxième indication qui est toute simple,
16:27c'est que de manière régulière,
16:29dans l'usage du jeu et de l'application,
16:31on a des questions qui sortent du type
16:33« Comment vous sentez-vous aujourd'hui ? »
16:36« Qu'avez-vous pensé de telle ou telle ou telle chose ? »
16:38Donc voilà.
16:38Et puis le troisième point, c'est effectivement
16:40quand on connecte le logiciel
16:42à des systèmes d'information à l'entreprise,
16:45si on voit que ce canal est de plus en plus utilisé
16:48pour faire une demande de jour de congé
16:52ou une demande de formation, par exemple,
16:54c'est une preuve d'engagement aussi.
16:55Et puis vous montrerez tout ça au CES de Las Vegas,
16:57c'est ça ?
16:57Exactement, nous avons la chance d'aller au CES de Las Vegas
17:00où nous sommes emmenés par Ambition France
17:02et Eura Technologies,
17:03qui est l'incubateur qui nous a accueillis
17:05et accompagnés depuis maintenant presque un an.
17:07Et donc nous allons proposer ça
17:09et montrer ça sur le stand du CES.
17:12Merci Guillaume Charlie d'être venu parler de tout ça.
17:14Je rappelle que vous êtes associé fondateur
17:16de InsideQuest,
17:17pour réengager vos collaborateurs
17:19ou engager vos collaborateurs sur des innovations.
17:22Merci d'avoir été avec nous.
17:24Puis on se croisera sans doute au CES de Las Vegas
17:26où vous serez présents là-bas.
17:28Allez, on marque une courte pause,
17:29on se retrouve avec nos experts suivants.
17:31On va parler de toute l'actualité IA
17:33que l'on va décrypter.
17:34C'est tout de suite sur BFM Business.
17:35Allez, on attaque notre décryptage de l'IAS
17:51et c'est déjà très dissipé ici sur le plateau.
17:54On a beaucoup de sujets,
17:55le retour en force de Google avec Gemini 3,
17:57on va parler des solutions à base d'agents
17:59qui, ça y est, débarquent sur le marché.
18:00On reviendra sur le ROI aussi des entreprises
18:02qui se posent beaucoup de questions.
18:03Et puis on parlera de jumeaux numériques aussi
18:05avec nos invités.
18:05Je vous les présente dans l'ordre.
18:07Stéphane Roder, président de AI Builders.
18:10Bonjour.
18:11Bonjour, Stéphane.
18:12Merci d'être avec nous
18:12qui accompagne justement les entreprises
18:14sur leur transformation
18:14avec l'intelligence artificielle.
18:17Même métier.
18:18Emmanuel Vignon, président de Théodot Data IA.
18:20Bonjour, Emmanuel.
18:22Bonjour, Frédéric.
18:22Merci d'être avec nous
18:23et qui accompagne aussi les entreprises
18:24sur cette transformation-là importante.
18:26Éric Campagnini, associé chez Alixio Group.
18:28Bonjour.
18:29Bonjour, Frédéric.
18:30Et pareil, il faut vous faire comprendre l'IA.
18:32Eh bien là, on a nos experts avec nous.
18:33Et bonjour, Vincent Champin.
18:35Bonjour à tous.
18:35Merci d'être avec nous
18:36qui est membre du comité exécutif de Framatome
18:39en charge justement du digital,
18:40des systèmes d'information.
18:41Et président, je vous recommande,
18:43l'observatoire à long terme.
18:44Il y a des ouvrages qui sortent de temps en temps
18:45qui permettent de nous faire réfléchir un peu.
18:49Messieurs, le retour en force de Google
18:51avec Gemini 3.
18:52C'est vrai qu'on était tellement habitués
18:54à parler de chat de GPT
18:55qu'on n'en oubliait pas les autres.
18:56Mais on se disait, bon, ça y est,
18:57ils ont de l'avance.
18:58Et puis, on s'attendait à une révolution
19:00avec chat de GPT 5.
19:01Enfin, vraiment un pas en avant.
19:03Et finalement, le pas en avant,
19:04le gros pas en avant,
19:05il est arrivé avec Gemini 3, Stéphane.
19:08Oui, on voit vraiment une grosse différence
19:10avec Gemini 3,
19:12de nouvelles capacités,
19:14de nouvelles qualités de réponse
19:16qu'on n'avait pas avant.
19:18mais moi, je pense que,
19:21comme d'habitude,
19:22ça ne va durer qu'un temps
19:23et qu'on va avoir la même chose.
19:26Voilà.
19:26Et donc, il ne faut pas s'affoler.
19:28C'est bien pendant un temps,
19:29mais dans trois mois,
19:30certainement qu'il ne soit pas au niveau.
19:31Et je pense pas que Google,
19:33là, aujourd'hui,
19:33en plus avec leur TPU,
19:35enfin, on va en reparler aussi,
19:36leur TPU,
19:36donc leur processeur
19:37sur lequel ils travaillent
19:38depuis une dizaine d'années.
19:39On a Isabelle Freyne de Google Cloud
19:41qui était là en début d'émission.
19:44Ils sont quand même en train
19:45d'asseoir un peu une domination.
19:48Mais ils n'ont pas le choix.
19:49Ils n'ont pas le choix
19:49parce qu'ils sont attaqués
19:50sur la partie SEM,
19:52AdWords,
19:54et donc, en fait,
19:54ils viennent chercher du revenu
19:56sur la partie
19:57et processeur et hébergement.
19:59Pour eux,
20:00c'est une question de survie
20:01parce qu'on le voit
20:03avec le modèle Atlas
20:05et les OpenAI App,
20:08il est possible, en fait,
20:09que leur référencement baisse un peu.
20:11Moi, je pense qu'ils sont
20:12en train de plier le game.
20:14Ah oui, clairement.
20:15Ah ouais, je pense.
20:16C'est impressionnant
20:17ce qui se passe chez Google.
20:18Il ne faut quand même
20:19pas oublier que
20:20le papier scientifique
20:21qui a donné naissance
20:22aux Transformers,
20:23qui est donc l'architecture
20:24algorithmique
20:26sur laquelle sont basées
20:27tous les LLM.
20:28Le T de GPT, oui.
20:29Voilà, exactement.
20:30Le T de GPT.
20:31Le papier s'appelle
20:31Attention is all you need.
20:33C'est des équipes
20:34de DeepMind
20:34qui l'ont sorti.
20:35Donc, ils étaient déjà
20:36très en avance.
20:37Certes, ils se sont fait rattraper
20:38par...
20:38Ils se sont fait doubler
20:39par OpenAI.
20:40Ils sont sans doute surpris
20:42de la sortie grand public
20:43un peu de cette GPT.
20:45Mais là, il y a toute
20:45une machine incroyable
20:47qui gère toute la chaîne
20:48de valeur.
20:49C'est-à-dire,
20:50tu citais les TPU tout à l'heure,
20:51mais les TPU,
20:52c'est une diminution
20:53du coût de l'inférence
20:54de 50%
20:56par rapport à ce que fait
20:58Nvidia sur les H100.
20:59Donc, c'est extraordinaire.
21:00Et ils vont être capables
21:01de créer tout cet écosystème-là.
21:03Moi, je pense que
21:03la sortie de Gemini 3,
21:06c'est un moyen,
21:07c'est le bon moment
21:08de changer de modèle,
21:08si j'ai envie de dire.
21:10Vincent ?
21:11Justement, là,
21:11je pense qu'on est en plein
21:12dilemme de l'innovateur.
21:14C'est-à-dire,
21:14qu'est-ce qui se passe
21:15en décembre 2022 ?
21:16ChatJPT sort,
21:18code rouge chez Google.
21:19Ils sont à la ramage.
21:20Ah oui, c'est un darpitchat.
21:21Ça fait rigoler tout le monde,
21:22d'ailleurs,
21:22on ne s'en souvient plus.
21:23Là, novembre...
21:25Rappelons qu'Elon Musk
21:26voulait même tout bloquer.
21:27Il dit,
21:27il faut faire un moratoire,
21:29on va trop vite.
21:30Novembre 2025,
21:31ils sont meilleurs.
21:32Alors, pour bien s'en rendre compte,
21:33il y a une carte
21:33qu'on publie régulièrement
21:34sur www.longterme.org
21:36où on met tous les modèles
21:38sur deux axes.
21:39Un, le coût
21:40par million de tokens.
21:42Deux, le niveau de performance.
21:43Et on voit qu'ils ont plié le game.
21:45C'est-à-dire qu'immédiatement,
21:46il y a des dizaines de modèles
21:47qui sont hors du marché.
21:48Parce qu'en gros,
21:49à 5 dollars par million de tokens,
21:51on a le meilleur du meilleur aujourd'hui.
21:52Et quand on regarde
21:53effectivement en dessous,
21:54ils sont meilleurs
21:55dans le software.
21:57TensorFlow,
21:58c'est la sortie de ces jeux
21:59et l'LM aussi.
22:00Le hardware,
22:01leur TPU,
22:01c'est un coût
22:03tout compris,
22:04énergie compris,
22:05qui est jusqu'à divisé par 5
22:06par rapport à ce que fait NVIDIA.
22:08Ils ont même dit
22:08que Gemini 3 avait été
22:09majoritairement entraîné.
22:11Totalement entraîné,
22:12totalement inféré.
22:13Et puis, dernier point,
22:14l'intégration.
22:16C'est-à-dire que l'agentique,
22:17le protocole
22:17agent to agent,
22:19il vient de chez Google.
22:20Donc, on voit qu'effectivement,
22:21ils prennent l'ensemble
22:23de la chaîne.
22:24Et la question,
22:25est-ce que
22:25ChatGPT
22:28peut faire à Google
22:29ce que Google
22:30vient de leur faire ?
22:31Est-ce que maintenant,
22:32ChatGPT peut rattraper ?
22:33Est-ce qu'ils ont les moyens ?
22:34Est-ce qu'ils ont la profondeur ?
22:35Est-ce qu'ils ont le nombre
22:36de personnes ?
22:38Ça, ça reste à démontrer.
22:39Et puis, rappelons aussi
22:39leur atelier de développement,
22:40la anti-gravity aussi,
22:42qui marque des points.
22:42Eric ?
22:43Oui, c'est...
22:44Alors, déjà, enfin,
22:45effectivement,
22:45on l'attendait.
22:47La logique d'intégration
22:48que vous avez évoquée
22:49tous les deux,
22:50quand je mets
22:51les différentes couches,
22:52j'ai un modèle intégré,
22:53une vraie alternative.
22:56Je ne suis pas sûr,
22:56effectivement,
22:57qu'on ait un retournement
22:58aussi rapide que ça.
22:59Je pense que ça va marquer
23:00véritablement
23:01l'année 2025.
23:04Et après,
23:04la grande question,
23:05c'est Nvidia.
23:05c'est quand même
23:08un énorme impact
23:10sur celui qui maîtrisait
23:1295% du marché.
23:13Et là, on a une solution,
23:14TPU,
23:15sur laquelle ils ont
23:16effectivement entraîné
23:17le modèle.
23:18Et clairement,
23:18pour vous qui êtes des experts,
23:19clairement,
23:20si j'ai le choix,
23:21je suis une entreprise,
23:22je dois faire un choix
23:23entre du...
23:24Bon, il faut regarder
23:24pour quel...
23:25Mais on va dire
23:26pour un projet identique,
23:28je peux prendre du TPU,
23:29du GPU.
23:30En fait,
23:30ce n'est pas tout à fait...
23:31Ce n'est peut-être pas
23:32aussi simple que ça.
23:33C'est pour ça
23:34que je posais la question.
23:35Voilà.
23:35Non, mais le succès
23:36de Nvidia,
23:37c'est la couche logicielle.
23:38Oui, c'est Cuda.
23:38Voilà, Cuda, exactement.
23:39Et puis toutes les suites,
23:41c'est UDNN
23:42ou des choses comme ça,
23:44Tensor RT, etc.,
23:45qui sont toutes
23:45des couches logicielles
23:46qui permettent
23:47d'utiliser
23:48le matériel Nvidia
23:51pour pouvoir entraîner
23:51ces modèles.
23:52Il n'est pas dit,
23:53aujourd'hui,
23:54que les TPU
23:55bénéficient autant
23:56de cette couche logicielle
23:57ouverte
23:58et autant
23:58de cette communauté
23:59de développeurs.
24:00Donc oui,
24:00ça va peut-être
24:01prendre un peu de temps.
24:02Mais en fait,
24:03ce que ça change,
24:04c'est que ça prouve
24:05que c'est possible
24:06d'avoir des infrastructures
24:08matérielles
24:09qui consomment
24:10deux à trois fois moins
24:11et sur lesquelles
24:11on peut entraîner
24:12des modèles
24:12qui sont aujourd'hui
24:13à l'état de l'art.
24:15C'est ça que ça prouve.
24:15Et donc,
24:16c'est un changement majeur.
24:17Alors,
24:17la couche,
24:18quand on regarde de près,
24:19la couche logicielle
24:20de Google,
24:23elle existe,
24:24elle n'est pas nulle.
24:25Elle n'est pas aujourd'hui
24:26aussi déployée de Cuda,
24:27mais quand on regarde
24:27les sites spécialisés,
24:29en fait,
24:29elle est reconnue
24:30comme étant très crédible.
24:31Et dans la comparaison
24:32des deux,
24:33alors pour de l'IA
24:34tel qu'on le fait,
24:36c'est effectivement
24:36un rapport
24:37jusqu'à 5,
24:38mais en fonction,
24:39en gros,
24:39de la taille des matrices
24:40qu'on multiplie,
24:42les avantages compétitifs
24:43des uns et des autres
24:44sont différents.
24:45Le seul point,
24:45c'est que NVIDIA
24:46a des marges de 75%
24:48aujourd'hui sur produit.
24:49Aujourd'hui,
24:50il y a Google.
24:51Ils ont la priorité
24:52dans la production.
24:52En même temps,
24:53la Chine est en train
24:54de dire à ses opérateurs
24:55d'IA,
24:56vous n'utilisez plus
24:57les chips américains
24:58donc on va avoir
24:58des chips chinois.
24:59Donc la bonne nouvelle,
25:00c'est pour nous,
25:01pour les consommateurs
25:01qui sont au milieu.
25:03Après,
25:03effectivement,
25:03je serai chez NVIDIA
25:04ou OpenAI,
25:05je me ferai des soucis.
25:06Et avec une logique aussi,
25:07tu parlais pour les entreprises
25:08comment choisir.
25:10En fait,
25:10aujourd'hui,
25:10il faut éviter
25:12de faire un all-in
25:12sur une des technologies
25:14en particulier.
25:14Un peu comme le cloud.
25:16Ça évolue tellement vite
25:17en termes de coûts,
25:19en termes de fonctionnalités.
25:21Et après,
25:21la bonne nouvelle,
25:22c'est ce que tu évoquais.
25:22C'est qu'enfin,
25:23on commence à parler
25:24de quelque chose
25:25qui est moins énergivore,
25:27ce qui est quand même
25:27plutôt une bonne nouvelle
25:28pour la planète.
25:29Et il faut quand même
25:31mentionner que AMD
25:32existe déjà.
25:33C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
25:34tu as déjà le choix quand même.
25:35Tu peux utiliser aussi
25:35les cartes d'AMD.
25:36Tu as AWS
25:37qu'on attend quand même,
25:39on attend,
25:40avec Tranium.
25:41Microsoft qui a
25:42CNPU aussi.
25:44N'oubliez pas les Chinois.
25:46Huawei fait des choses,
25:47il y a des choses
25:47qui apparaissent
25:48qu'on ne voit pas encore
25:49en Occident.
25:49En parlant de Chinois,
25:51j'ai beaucoup de patrons
25:53du digital,
25:53de grandes entreprises
25:54qui me disent
25:54de plus en plus,
25:55ils utilisent beaucoup
25:55Kwen,
25:57celui d'Alibaba.
25:58Il marche bien,
25:59notamment dans le développement
26:00logiciel,
26:00il ne marche pas trop mal.
26:01Sachant quand même
26:02que depuis 5 ans,
26:04on a vu pratiquement
26:04une dizaine
26:05de microprocesseurs
26:07GPU
26:08d'une nouvelle génération
26:09encore meilleure
26:10que tout ce qu'on voit
26:11partir à la casse
26:12parce que le stack
26:14n'était pas déployé.
26:15Il faut voir que 90,
26:1795% des stacks
26:19aujourd'hui
26:19des entreprises
26:20c'est du Cuda.
26:22Et donc,
26:23il faut faire revenir
26:24en arrière,
26:25changer tout,
26:25d'un coup,
26:26ce n'est pas si évident.
26:28Il y a deux types
26:29d'acteurs.
26:30Il y a ceux,
26:30effectivement,
26:31qui vont développer
26:31le stack eux-mêmes
26:32et puis il y a
26:33tous les besoins
26:34d'inférence.
26:35L'utilisateur,
26:36lui,
26:36il fait tourner son modèle
26:37et de l'open source
26:38qui tourne en sas
26:39chez quelqu'un
26:39qui sait occuper
26:41tous ses problèmes logiciels,
26:42ça lui va tout à fait.
26:44Peut-être pas
26:44pour ceux qui bricolent
26:45eux-mêmes
26:46la stack de bout en bout,
26:47ceux-là sont quand même
26:47assez peu nombreux.
26:49Pour le client moyen,
26:50c'est une bonne nouvelle.
26:51La meilleure nouvelle,
26:52ce serait que maintenant,
26:52demain,
26:52il y a un modèle open source
26:53qui sorte et qui soit
26:54au même niveau.
26:55Et là,
26:56c'est la fiesta
26:57pour les consommateurs.
26:58On va suivre ça.
26:59Je voulais qu'on passe
27:00au deuxième sujet.
27:02C'est toi qui l'avais proposé,
27:03Stéphane,
27:03c'est des solutions
27:04à base d'agents,
27:05d'agents only
27:06qui débarquent sur le marché
27:07avec un Français d'ailleurs
27:09que tu sais,
27:10qui est Bilabex.
27:11Oui, Bilabex.
27:12Donc,
27:12une très bonne nouvelle.
27:13On voit une solution
27:15faire du recouvrement
27:17et reproduire
27:18un processus
27:19très complexe finalement,
27:22le recouvrement
27:22avec toutes ses étapes,
27:24avec non pas
27:26des LLM,
27:27mais des SLM
27:28spécialement conçus
27:30pour chacune des tâches.
27:32Et finalement,
27:33c'est une excellente nouvelle
27:34parce qu'on voit là
27:37l'arrivée en fait
27:38de solutions basées
27:39sur des workflows complexes
27:41dans lesquelles
27:42il y a beaucoup d'agents,
27:43beaucoup d'agents tiques
27:44et ça présage en fait
27:48de ce qui va arriver
27:49en fait dans l'entreprise.
27:49On est en train de voir naître
27:51cette industrie de l'agent tique.
27:52Exactement.
27:53On voit arriver
27:54des solutions verticales
27:56pour des métiers d'entreprise
27:57et c'est l'arrivée
28:00d'un nouvel écosystème
28:01en fait
28:01de solutions
28:02non plus basées
28:03sur de la programmation linaire
28:04mais sur des workflows
28:06avec de l'agent tique
28:08avec des SLM
28:09et encore une fois
28:12la preuve
28:12que cette technologie marche
28:14marche à l'échelle
28:16sur des workflows complexes
28:18et qu'on va être capable
28:20en fait
28:20d'amener ça au fur et à mesure
28:22dans l'entreprise
28:23sachant que
28:24on va avoir
28:25une vraie industrie
28:26en fait
28:26de la composition
28:28des SLM
28:29parce qu'il faut être capable
28:31en fait
28:31de programmer
28:33ces petits modèles
28:34de les amener
28:34sur une expertise
28:35et on voit
28:37des sociétés
28:38comme Probayes
28:39par exemple
28:40du groupe
28:41Docaposte
28:42du groupe Docaposte
28:43en fait
28:43se spécialiser
28:44sur cette partie
28:45et de l'autre côté
28:46on voit
28:47des solutions
28:48les utiliser
28:49donc on est
28:50à l'aube
28:51en fait
28:51une vraie révolution
28:52et donc
28:53ils vont utiliser
28:54ces petits SLM
28:55enfin ils vont les développer
28:56carrément
28:56ces SLM
28:57bah oui
28:58ils les prennent
28:59c'est vrai qu'il y a
29:00400 ou 500 personnes
29:01oui mais ils prennent
29:02en fait
29:02des SLM
29:04déjà open source
29:04et après
29:06ils fin-tune
29:06ils distillent
29:07plein de trucs
29:08ce qui est intéressant
29:09effectivement
29:10on voit émerger
29:10ce marché là
29:11les solutions
29:12elles existent déjà
29:132023
29:132024
29:14on parle de Bilabex
29:15il y a aussi
29:16Devine sur le coding
29:17il y a aussi
29:18Emma.ai
29:19qui est extrêmement intéressant
29:20dans le domaine des RH
29:21pour l'onboarding
29:22l'offboarding
29:22en fait
29:23ça pose deux sujets
29:25la preuve que fait Bilabex
29:26c'est que ça rapporte
29:27je crois
29:28il y a à peu près
29:2915 millions d'euros
29:30recouverts
29:30de recouvrement
29:31par mois
29:32donc il y a un vrai résultat
29:34donc ça c'est très bien
29:35maintenant ça pose
29:36un
29:36une question d'éthique
29:37c'est à dire
29:37à partir du moment
29:38où je délègue complètement
29:39un agent IA
29:40comment est-ce que je m'assure
29:41que ça n'allait fine pas
29:43qu'il n'y a pas
29:43un certain nombre d'erreurs
29:44regardez ce qu'a fait
29:44Anthropique en mai 2025
29:46sur des données de santé
29:47ils ont volontairement
29:48falsifié des données
29:49ils l'ont donné
29:50au modèle
29:51et le modèle
29:52a découvert
29:53qu'il y avait des données
29:53falsifiées
29:54mais de lui-même
29:56a contacté le régulateur
29:57la FDA
29:58et a commencé
29:59à jouer sur
30:00les différentes dimensions
30:01donc il y a
30:02comment est-ce qu'on contrôle
30:02tout ça
30:03au niveau de l'entreprise
30:04et après il y a une vraie question
30:05sur les compétences
30:07parce qu'on voit aujourd'hui
30:08les entreprises
30:09qui disent
30:09il y a une étude IDC
30:10qui vient de sortir
30:1191% des entreprises
30:12considèrent que
30:13le rôle même
30:14dans l'entreprise
30:14est en train de changer
30:15pas seulement les compétences
30:16et donc ça veut dire
30:17qu'aujourd'hui
30:18on va remplacer
30:19effectivement un certain nombre
30:19de personnes
30:20comment est-ce qu'on le fait
30:21déjà chez les codeurs
30:22il y a une hybridation
30:23du travail du codeur
30:24qui faisait du code
30:25du test
30:26du déploiement
30:27et du déploiement
30:28hyper bien géré
30:29par l'agent IA
30:30la position du codeur
30:32devient complètement différente
30:33Emmanuel ?
30:34ce que j'aime bien
30:34dans l'histoire de Bilabex
30:36c'est que
30:37acteur français
30:38je le rappelle
30:38acteur français
30:39en fait ça remet l'IA
30:43dans un sujet métier
30:44avec de la valeur derrière
30:45et donc
30:46on peut avoir
30:47des indicateurs
30:47qui ne sont pas uniquement
30:48sur le coût par token
30:49ou par million de token
30:50qui sont intéressants
30:52pour essayer de comprendre
30:52fondamentalement
30:53les couches basses
30:54mais là on va avoir
30:55des choses
30:55plus x%
30:57de recouvrement
30:58ou moins y jours
30:59de DSO
31:00voilà des choses comme ça
31:01ça c'est des choses
31:01qui sont extrêmement concrètes
31:02et le deuxième chose aussi
31:04que ça
31:04probablement va changer
31:06dans la manière
31:07dont on construisait
31:07ce type d'outil
31:08c'est que comme on a un agent
31:10qui est une entité agissante
31:12on est peut-être moins obligé
31:14de lui dire
31:14fais ceci
31:15fais cela
31:15mais on va plutôt
31:17lui programmer
31:18des politiques
31:19en fait
31:19on va lui dire
31:20par exemple
31:20pour ce type de client
31:22ne dépasse pas
31:23N relance
31:24et si tu dépasses
31:26X relance
31:27adopte un ton plus conciliant
31:29etc.
31:30et donc c'est une manière
31:31un peu différente
31:32qu'on va utiliser
31:34pour pouvoir entraîner
31:35et programmer
31:36ces applications métiers
31:37et ça je trouve ça intéressant
31:38en fait
31:38en termes de changement
31:39et de shift
31:39je trouve ça intéressant
31:41aussi en termes
31:42de compétences
31:43être capable
31:44de mettre au point
31:45en fait
31:46ces modèles
31:47et ces workflows
31:48avec différents modèles
31:49ça demande en fait
31:50un retour
31:51de la data science
31:53un réel retour
31:54donc les data scientists
31:56qui avaient tendance
31:57à un peu s'ennuyer
31:58là depuis
31:59la sortie de CHPT
32:00et l'oubli
32:01du machine learning
32:02là pour le coup
32:03ils vont être vraiment
32:03mis à contribution
32:04parce que
32:06comme c'est les solutions
32:08qui sont vendues
32:09sur le marché
32:10elles doivent avoir
32:11un taux d'erreur
32:11qui est acceptable
32:13et donc
32:14il va falloir
32:15les mettre au point
32:15ça c'était
32:17enfin mes deux remarques
32:18la première
32:18c'est qu'on reste
32:19quand même
32:19dans une catégorie
32:20de workflow
32:21peu critique
32:22c'est-à-dire que
32:23si on envoie
32:23une relance de trop
32:24à quelqu'un
32:25c'est pas grave
32:26c'est pas comme si
32:27l'agent faisait des chèques
32:29et le deuxième point
32:30c'est que du coup
32:31le rôle des salles
32:32à échange
32:32c'est-à-dire qu'ils passent
32:33de membres d'un orchestre
32:35à chef d'orchestre
32:36de robots IA
32:37et donc ça
32:38ça enrichit le métier
32:39mais effectivement
32:39il y en aura moins
32:40mais on reste quand même
32:41dans une catégorie
32:42les chatbots
32:43les workflows
32:43simples
32:44peu critiques
32:44qui est quand même
32:45on voit bien
32:46que c'est le sweet spot
32:46aujourd'hui des agents
32:47nous on voit
32:49en fait des agents
32:50quand on les intègre
32:51dans l'entreprise
32:51on voit en fait
32:53des collaborateurs
32:53revenir sur leur expertise
32:55c'est-à-dire que l'agent
32:57fait une chose
32:58disons moyenne
32:59mais quand on rentre
33:01dans l'expertise pure et dure
33:02c'est l'humain qui reprend
33:03et en fait
33:04au lieu du faire
33:06des clics et des copies
33:07et collés
33:07pour le coup
33:08il fait vraiment son métier
33:09avec une question
33:10sur les managers
33:12sur le rôle du manager
33:13c'est Benioff
33:14en décembre 2024
33:15d'ailleurs il y a un an
33:16jour pour jour
33:16qui disait
33:17on est probablement
33:18les derniers
33:19à avoir managé
33:20uniquement des humains
33:21et là il va falloir
33:22que j'apprenne
33:22à manager des humains
33:23des agents IA
33:24équilibrer les choses
33:25faire dialoguer
33:26les uns avec les autres
33:27c'est ça qui est intéressant
33:30dans ce que disait Vincent
33:31c'est que
33:32comme on passe
33:33dans une logique
33:34de chef d'orchestre
33:35des agents
33:36on a besoin d'outils
33:37qu'on n'a pas forcément
33:38aujourd'hui à nos dispositions
33:39des outils d'observabilité
33:41des outils qui permettent
33:43de rejouer des situations
33:44pour essayer de comprendre
33:45ce qui s'est passé derrière
33:46des logiques
33:47de piste d'audit
33:48surtout dans le recouvrement
33:49on a besoin quand même
33:50de savoir un peu
33:50ce qui s'est passé
33:51et autant ces outils-là
33:53et ces manières de travailler
33:55elles étaient bien calées
33:56quand on n'était que
33:57entre êtres humains
33:57mais demain
33:58quand on est avec des agents
33:59il y a des choses
33:59qui sont à réinventer
34:00on va parler probablement
34:01de agent ops
34:02comme on parlait
34:03de DevOps
34:04des choses comme ça
34:05moi je trouve que
34:06la vision anthropomorphique
34:08de l'agent
34:09c'est une très mauvaise idée
34:10dire qu'on va avoir
34:11des collaborateurs agents
34:12soit c'est donner trop de choses
34:16à l'agent
34:17soit c'est faire baisser carrément
34:18l'humain au niveau de l'agent
34:19et je pense que c'est une très mauvaise idée
34:21on a eu des programmes
34:22finalement c'est des programmes
34:24c'est une nouvelle façon
34:25de programmer
34:25donc il faut les laisser
34:27là où ils sont
34:27et surtout pas
34:28faire de l'anthropomorphisme
34:30c'est très mauvais
34:31c'est pas tellement
34:34une question d'anthropomorphisme
34:35c'est une question
34:35de répartition
34:36en tant que manager
34:37de ce que tu confies
34:39ou à la machine
34:40oui mais ça a toujours été
34:42avec l'informatique
34:43je dis pas que c'est nouveau
34:44c'est simplement
34:44que la proportion est nouvelle
34:46et ce qui change
34:48c'est effectivement
34:48de pouvoir gérer
34:49des processus
34:50de bout en bout
34:50en autonomie
34:51c'est ça qui change
34:52surtout on va séparer
34:53les tâches très mécaniques
34:55c'est que là
34:55on peut et on doit
34:56les donner à des robots
34:57aux tâches un peu plus
34:59un peu plus subtiles
35:00d'orchestration
35:01d'architecture
35:01alors les technologies
35:03vont évoluer
35:04mais je pense que
35:04la formation des personnes
35:05va évoluer
35:06la personne qui est dans
35:07le centre de recouvrement
35:08chef d'une équipe
35:09c'était pas forcément
35:10un spécialiste de ML Ops
35:12il va falloir qu'il se forme
35:13à ses outils
35:14et qu'il change un peu de matière
35:15alors je pense que c'est ça
35:16le débat en fait
35:17parce que tout le monde
35:17n'est pas forcément fait
35:18pour être un orchestrateur
35:20que ce soit d'agent
35:21tout le monde n'est pas fait
35:22pour être manager
35:22en tant qu'être humain
35:23donc si demain
35:24le seul job
35:26c'est d'être
35:27un chef d'orchestre d'agent
35:29ce sera des outils
35:32ce sera des outils
35:33des applications
35:34comme on en a eu
35:34depuis toujours
35:35si c'est pas ça
35:36ça va pas marcher
35:37je sais pas
35:38parce qu'en fait
35:39t'as un être qui est agissant
35:40en fait ton agent
35:41il est censé prendre des décisions
35:42il a un modèle de raisonnement
35:43donc quelque part
35:44il suit pas
35:45un workflow
35:47extrêmement préétabli
35:48et extrêmement déterministe
35:49donc à un moment donné
35:51il va y avoir
35:51des comportements de l'agent
35:52qui n'ont pas forcément
35:53été prévus initialement
35:54et qu'il va falloir que
35:56sur lesquels
35:57l'être humain
35:57le manager d'agent
35:59le chef d'orchestre d'agent
36:00devra se positionner
36:01en disant
36:01c'est légitime
36:02ou c'est pas légitime
36:03c'est ce qu'on appelle
36:03le maintien en condition intelligente
36:05en condition intelligente
36:06c'est pas mal
36:07alors
36:11justement
36:12ça a un peu un lien
36:13avec
36:14même beaucoup de liens
36:15avec le sujet suivant
36:16je vous l'ai proposé ce matin
36:19parce que c'est un article
36:20qui sortit dans les échos
36:21ce lundi
36:22alors suite à AdoptEye
36:24puisqu'il y a eu
36:25plusieurs témoignages
36:26je savais AdoptEye
36:27c'est un grand événement
36:28qui a eu lieu à Paris
36:29c'est la semaine dernière
36:30et autant on avait eu
36:32l'EA et Action Summit
36:33en février
36:33c'était des hommes d'État
36:35des institutionnels
36:36autant là
36:37on a eu beaucoup de patrons
36:38et de très grands patrons
36:39d'entreprises
36:39qui sont venus parler
36:40de leur adoption
36:41de l'IA
36:42et là c'est un article
36:44qui est sorti ce matin
36:45qui disait
36:46l'IA
36:46les banques sous-pèsent
36:47désormais le retour
36:48sur investissement
36:50elles ont
36:52une approche
36:53visiblement
36:54assez pragmatique
36:55c'est ce que dit l'article
36:55à travers des témoignages
36:57donnés par Yves Thirod
36:58qu'on aura ici
36:59au mois de janvier
36:59donc le patron
37:00du digital
37:01de la banque BPCE
37:03voilà
37:04et on dit
37:04pas mal de choses
37:06je ne sais pas
37:06on dit voilà
37:07cela se passe
37:09par un travail en profondeur
37:10nature organisationnelle
37:12peu visible
37:13centrée sur des tâches
37:15du quotidien
37:15voilà
37:17on dit pour l'instant
37:17dans les banques
37:18l'IA c'est surtout
37:19voilà
37:19pour enlever un peu
37:22les bases
37:22boring is the new sexy
37:24voilà c'était ça
37:25pour l'IA
37:26Vincent
37:26oui alors ça
37:27c'est une histoire
37:28assez classique
37:28pour toute nouvelle technologie
37:30en général
37:30il y a un moment
37:31où ça s'enflamme
37:32on fait un gros investissement
37:34et puis au bout de trois ans
37:35il y a un comptable
37:36qui ne fralle pas la porte
37:36qui dit bon
37:37on a foutu 600 millions
37:38d'euros sur ton CRM
37:40qu'est-ce que ça donne
37:40qu'on a vu ça avec les CRM
37:41on a vu ça avec Internet
37:43bon l'IA ça revient
37:44ça revient aussi
37:44alors après
37:45c'est des questions
37:47qui sont légitimes
37:48bon déjà
37:48la transformation digitale
37:49il y a deux façons
37:50de le faire
37:50l'une qui est platform first
37:52qu'on met 100 millions
37:53on regarde ce que ça fait
37:54puis là au bout de trois ans
37:54il y a le comptable qui arrive
37:55puis en général
37:56il secoue un peu les choses
37:57et il y a une version
37:59qui est value first
38:00où là
38:01on fait les cas
38:02donc chacun est rentable
38:04ça va beaucoup moins vite
38:05mais on a zéro chance
38:07d'avoir un problème
38:09d'ajustement fort
38:10et tu as des problèmes
38:10de legacy derrière
38:11puisque tu n'as pas
38:12la reconstituée
38:12et tu peux
38:13alors donc
38:14il y a vraiment deux choix
38:15en général dans les industries
38:15très frugales
38:16on va peut-être faire value first
38:17parce qu'on ne peut pas
38:18mettre 100 millions
38:18et dans les entreprises
38:19qui sont très orientées
38:20communication
38:21on annonce un énorme partenariat
38:22Microsoft ou Google
38:24on met de l'argent
38:25puis on voit ce qui se passe derrière
38:26alors sur la question
38:27de Heroui
38:28un
38:28je rappelle quand même
38:29que c'est une question
38:30c'est le fameux paradoxe de Solo
38:32on voit
38:32l'informatique partout
38:34sauf dans les chiffres
38:35de productivité
38:36on commence à le résoudre
38:37un peu
38:38pour l'internet
38:38et l'informatique
38:39après
38:4030 ou 50
38:41ans de vol
38:43et alors
38:44ce qu'on voit
38:44c'est que par exemple
38:45la vitesse de diffusion
38:46de ces technologies
38:47est en supérieure aux Etats-Unis
38:48c'est probablement ça
38:49qui explique un écart
38:50de productivité chez eux
38:51mais on le voit vraiment
38:52à un niveau très macro
38:54et pour les technologies
38:55d'il y a 30 ou 40 ans
38:56donc je pense que ce débat-là
38:57en Europe
38:59il est encore largement
39:00devant nous
39:00et que la bonne façon
39:01en tout cas
39:02quand on est dans une entreprise
39:03d'y veiller
39:04c'est 1. de faire attention
39:05au I
39:05donc je renvoie à ma carte
39:07des modèles
39:07un niveau de performance donné
39:09vous avez un écart
39:10de 1 à 100
39:11en fonction du type de modèle
39:12que vous prenez
39:13donc il faut sans arrêt arbitrer
39:14sur quel est le dernier modèle
39:15et en général
39:16d'ailleurs avoir une architecture
39:17vous avez un frontal
39:18qui choisit le modèle
39:19des utilisateurs
39:20qui font confiance au frontal
39:21et puis le deuxième cas
39:23deuxième question
39:23c'est de bien prioriser les cas
39:25on voit qu'il y a des points
39:25qui sont dans le sweet spot
39:27de l'IA
39:28qu'on évoquait tout à l'heure
39:29c'est très rentable
39:30il y en a d'autres
39:31dans lesquels
39:31une entreprise doit investir
39:33par exemple
39:33le cas de l'ingénierie
39:35avancée chez nous
39:36même si la maturité
39:37se construit progressivement
39:38parce que c'est tellement
39:39game changer
39:39qu'on ne peut pas avoir le choix
39:41et puis entre les deux
39:42il faut faire très attention
39:43Emmanuel ?
39:44je suis assez critique
39:46le ROI
39:48on en a besoin
39:49c'est toujours important
39:50pour essayer de savoir
39:50où est-ce qu'on va
39:51mais c'est pas un oracle
39:53non plus
39:53c'est pas une parole d'évangile
39:55c'est pas juste partout
39:56on sait que c'est difficile
39:57de mesurer la valeur
39:58et donc
40:00voilà
40:02je pense qu'on en a déjà
40:03parlé plusieurs fois
40:04je ne suis pas certain
40:05qu'on trouve des choses
40:06fondamentalement nouvelles
40:07dans les mois à venir
40:08sur la partie ROI
40:09sur la seconde partie
40:12le fait que
40:13le fait que les cas d'usage
40:15soient des cas d'usage
40:16très administratifs
40:17et tout ça
40:18en fait moi ça ne me choque pas
40:19au contraire
40:20je préfère que l'IA
40:21fasse des choses
40:21qui ne sont pas très marrantes
40:22pour nous être humains
40:23plutôt que justement
40:25on fasse des trucs
40:25sur lesquels
40:25ce soit amusant
40:26la seule crainte
40:28que ça m'évoque
40:29c'est que
40:29si on
40:30si on enlève
40:32toutes les couches
40:32basses administratives
40:33c'est des opportunités
40:35de complexifier le monde
40:36encore un peu plus
40:37et est-ce que
40:38on peut
40:39avec ces technologies-là
40:41à un moment
40:42dans l'article
40:43il est dit
40:44au-delà
40:44les banquiers
40:45estiment que les progrès
40:46de cette technologie
40:46donc l'IA
40:47vont leur permettre
40:48d'atténuer
40:49la lourdeur
40:50de leurs systèmes
40:50informatiques
40:51legacy
40:52oui
40:53on le voit
40:55alors Stéphane
40:56et puis Vincent
40:57oui on le voit
40:58en fait
40:59il y a un vrai impact
41:01de l'IA
41:01sur la DSI
41:02d'abord
41:04en fait
41:04les métiers
41:05qui oeuvrent
41:06des agents
41:06doivent avoir
41:07une DSI
41:08qui est
41:08qui est ready
41:10donc qui est prête
41:11et une fois
41:12que cette DSI
41:13est prête
41:14elle peut l'utiliser
41:14pour elle-même
41:15et en fait
41:16le fait
41:17d'avoir
41:19une forme
41:19d'apaysation
41:20en fait
41:20de ces systèmes
41:21avec MCP
41:22et tout ce qui va venir
41:23derrière comme standard
41:25et
41:26cette capacité
41:27à utiliser des agents
41:28et bien
41:28on est capable
41:29en fait
41:29de réinventer
41:30les métiers
41:31de la DSI
41:31ces process
41:32même de
41:34regarder
41:34les applications
41:35comment vont se transformer
41:37les applications
41:38qui sont aujourd'hui
41:39très monolithiques
41:40et qui peuvent se transformer
41:41en ce qu'on appelle
41:42des macro-services
41:44en fait
41:44on découperait
41:45les applications
41:47par tranche
41:49mais c'est pas forcément
41:50une simplification
41:51c'est un changement
41:52je connais
41:53cette théorie
41:53mais quand même
41:55on va
41:56chercher
41:57de la productivité
41:58et c'est ça
41:59qui est important
42:00ça va complètement
42:01remodeler
42:01les DSI
42:02et justement
42:03il y a une nuance
42:04importante
42:04c'est que
42:06digitaliser
42:07ça apporte pas
42:08de la simplicité
42:09en soi
42:09ça peut être même
42:10pire
42:11c'est-à-dire que
42:11si on digitalise
42:12le Mouda
42:12on va cristalliser
42:13dans un investissement
42:14informatique important
42:16des choses
42:16qui marchent mal
42:17donc
42:18oui
42:18l'IA
42:19apporte des briques
42:20qui permettent
42:21de mieux urbaniser
42:22mais bien urbaniser
42:23architecturé
42:24ça c'est une tâche
42:25qui reste encore
42:26éminemment humaine
42:26et il y a énormément
42:28de boulot à faire
42:28c'est l'objet de mon dernier
42:29papier dans les échos
42:30regardez une carte
42:32de Manhattan
42:33vous verrez que le sud
42:33de Manhattan
42:34c'est plein de petites rues
42:35en berlin
42:36qui sont très compliquées
42:38le haut de Manhattan
42:39c'est des rues
42:40complètement
42:41qui se croisent
42:42à en gros
42:42droit numéro T
42:44et entre les deux
42:44c'est la planification urbaine
42:47qui s'est mise en place
42:48dans un système informatique
42:49c'est la même chose
42:50c'est-à-dire que
42:50le fait de correctement
42:52architecturer
42:52d'avoir des choses simples
42:54des choses qui sont pensées simples
42:55ça doit être fait
42:56avant la digitalisation
42:57et la digitalisation
42:58j'allais dire
42:58mécanique
43:00elle peut empirer
43:01ou cristalliser des choses
43:03qui seront encore plus difficiles
43:04à casser
43:05quand on aura investi
43:06100 millions
43:06dans un projet d'iciel
43:07sur un processus
43:08qui est mal goupillé
43:10il y a une question
43:11de simplification
43:11enfin tu parles de la banque
43:12là l'article
43:14ciblait principalement
43:15les banques
43:15et tu as cité
43:16la BPCE
43:17qui est très en avance
43:18sur ces sujets
43:18le point aujourd'hui
43:22c'est que les chiffres
43:22de ROI
43:23qu'on a dans le domaine bancaire
43:24viennent surtout des Etats-Unis
43:25sur un modèle
43:26beaucoup beaucoup
43:27plus dérégulé
43:28que ce qu'on a aujourd'hui
43:29et donc il y a
43:30une simplification du SI
43:31mais il y a aussi
43:32une simplification
43:33de la réglementation
43:33qui fait qu'il y a
43:34une lourdeur mécanique
43:35qui s'impose
43:36sur les épaules
43:37des dirigeants
43:37des banques
43:38que tu as cités là
43:38derrière
43:39il y a
43:40ce qu'apporte l'IA
43:41effectivement
43:42qui peut simplifier le modèle
43:43qui peut porter
43:44un certain nombre de processus
43:46on a parlé des compétences
43:47il y a un vrai travail
43:48de stratégique
43:49workforce planning
43:50de se dire
43:50qu'est-ce que je fais
43:51des équipes
43:52que j'ai en place
43:52notamment dans les banques
43:54et comment est-ce que
43:55j'accompagne
43:56cette déformation du modèle
43:57avec des métiers
43:58qui vont disparaître
43:59des métiers
44:00qui vont évoluer
44:00donc l'enjeu
44:01au-delà de la technologie
44:03on a vu que les logiques
44:04AI first
44:05ne marchaient pas
44:05parce qu'il y a
44:06une vraie demande
44:07de relation client
44:07et une dimension humaine
44:08la question c'est
44:09qu'est-ce qu'on fait
44:10des équipes qui sont en place
44:11et comment est-ce qu'on assure
44:12le maximum de mobilité
44:13sur des transitions
44:15douces
44:15des transitions justes
44:16dans l'organisation
44:17je suis d'accord avec toi
44:20on revient sur le sujet
44:21de la transition
44:22la transition des métiers
44:23versus le remplacement
44:25des métiers
44:26je pense que l'enjeu
44:27c'est ça
44:28on tourne un peu autour
44:29on tourne un peu autour
44:30après ce qui est intéressant
44:31quand tu parles
44:32de monde américain
44:33dérégulé
44:34ce qui est intéressant
44:35c'est de faire le lien
44:36avec le digital omnibus
44:39qui vient de sortir
44:40et qui allège un petit peu
44:42la pression réglementaire
44:44sur l'AI Act
44:45je ne sais pas si tu veux
44:46c'était un des sujets
44:47dis-nous un mot
44:48voilà
44:49il y a le 19 novembre
44:52la commission européenne
44:53qui a un peu reculé
44:55sur l'AI Act
44:56alors on peut le voir
44:58de deux manières
44:58on peut dire
44:59ils se sont rendu compte
45:00que c'était trop compliqué
45:01donc ils reculent
45:02ou alors
45:02ou c'est un éclair de lucidité
45:04en se disant
45:04en fait on n'est pas prêt
45:06on n'a pas les standards
45:07on n'a pas les machins
45:08donc on n'a pas les guidance
45:11donc on ne peut pas imposer
45:12aux industriels
45:13de se conformer
45:14à quelque chose
45:15qui n'est pas extrêmement clair
45:16voilà
45:16moi je trouve ça plutôt
45:18enfin je vois ça plutôt
45:19d'un côté positif
45:20parce que ça permet
45:21voilà
45:23de prendre le temps
45:24aussi de poser les choses
45:25correctement
45:25c'est pas une rupture
45:27dans le choix éthique
45:29que cherche à prendre l'Europe
45:30je ne pense pas
45:31que ce soit une rupture là-dedans
45:32je pense que c'est plus
45:33un écart de lucidité
45:34et un moratoire
45:36Eric Armoy
45:38Vincent
45:38ce qui est quand même gênant
45:39je ne suis pas tout à fait
45:40d'accord avec toi
45:40ce qui est quand même gênant
45:42c'est que le 18
45:43ils ont reculé sur la CSRD
45:44le 19
45:45ils reculent sur la AI Act
45:46c'est quand même
45:47un formidable cadeau
45:48à Washington
45:49qui a été fait là
45:50c'est un vrai recul
45:51par rapport à l'avancée
45:53d'une IA
45:53à l'européenne
45:55qu'on pouvait imaginer
45:55qu'on pouvait espérer
45:56l'équilibre à trouver
45:58entre l'innovation
45:59et la régulation
45:59est extrêmement difficile
46:01je prendrais simplement
46:01un exemple
46:02parce que derrière
46:03on a donné la priorité
46:04à la compétitivité
46:05avec cet AI Act
46:06cette simplification
46:07derrière
46:09pour les salariés
46:10pour les travailleurs
46:11je rappelle que
46:11simplement l'article 4
46:12je ne parle même pas
46:13des sujets au risque
46:14mais l'article 4
46:15disait qu'il y avait
46:16une obligation
46:16de AI Literacy
46:18donc de monter en compétence
46:19les salariés
46:20ça a été balayé complètement
46:21c'est juste un vœu pieux
46:23maintenant
46:23et donc ça repose
46:24la question de l'entreprise
46:25de son rôle
46:26de mettre en place
46:26une vraie charte
46:27de l'intelligence artificielle
46:28et d'avoir un vrai dialogue social
46:30pour équilibrer les choses
46:31sinon
46:31on va perdre complètement
46:33nos souverainetés
46:34Vincent
46:34oui alors
46:35je ne sais pas
46:37franchement
46:38si l'IA Act
46:38était la régulation
46:41la mieux inspirée
46:42la plus utile
46:42pour notre compétitivité
46:43je pense même
46:44plutôt l'inverse
46:45donc effectivement
46:46qu'il y a un recul
46:47je rappelle ce que c'est
46:48un AI Act
46:49c'est un principe de base
46:50qui existe déjà
46:51dans le droit civil
46:51quand vous êtes éditeur
46:53vous faites un truc
46:54faites attention
46:55à l'impact de ce truc-là
46:56il n'y avait pas besoin
46:57d'un AI Act
46:57pour ça
46:58ce qu'a rajouté
46:58l'IA Act
46:59c'est des procédures
47:00certaines extrêmement lourdes
47:01qui à mon avis
47:02n'étaient pas forcément
47:03bienvenues
47:04et qui faisaient dire
47:05aussi à certains acteurs
47:06américains
47:06on ne mettra pas
47:07nos centres en Europe
47:08parce qu'on a un désavantage
47:09compétitif
47:10donc je pense que
47:10de ce point de vue-là
47:11ne pas avoir sa réglementation
47:14c'est bien
47:14et je ne pense pas
47:14que c'était le meilleur outil
47:15qu'on avait
47:16pour une souveraineté digitale
47:17ajouter un mot
47:19sur le digital
47:20moi ce que je vois surtout
47:23c'est les modifications
47:23sur le GDPR
47:25et la directive
47:25e-privacy
47:26parce qu'en plus
47:27effectivement Eric
47:28de ce que tu cites là
47:29sur les changements
47:30sur l'AI Act
47:31tu as des changements
47:32sur la GDPR
47:33et sur le e-privacy
47:34donc le GDPR
47:36c'est l'usage
47:36des données personnelles
47:37e-privacy
47:37c'est surtout
47:38sur le tracking
47:39donc ça veut dire
47:40qu'il y a
47:41potentiellement
47:42un risque
47:43de casser
47:44le contrat social
47:44ou le contrat moral
47:46qui avait été créé
47:47lors de la GDPR
47:48en disant
47:49chez nous
47:51en Europe
47:52on utilise
47:54les données personnelles
47:55correctement
47:56et ça fait écho
47:57à tous les débats
47:57qu'on a sur le fair use
47:58aux Etats-Unis
48:00qui est de dire
48:00en fait
48:01est-ce que le fair use
48:01c'est est-ce que j'ai le droit
48:02d'utiliser les données personnelles
48:03pour entraîner mes modèles
48:05il y a beaucoup
48:06d'affaires
48:09aux Etats-Unis
48:09entre
48:10beaucoup
48:10beaucoup d'affaires
48:11en tout cas
48:12on verra
48:12si c'est
48:13oui
48:13la fin
48:15l'IA acte
48:16un peu
48:16remise en cause
48:18en tout cas
48:18le début de la fin
48:19le début de la fin
48:19et puis
48:21cette IA aussi
48:22dans les banques
48:23qui mettent tout en place
48:24juste un dernier mot
48:25on va faire un petit tour rapide
48:26c'est Eric qui a vu ça
48:28c'est l'MIT
48:28avec leur projet Iceberg
48:30c'est ça ?
48:30oui projet Iceberg
48:31impressionnant
48:33on parlait de jumeaux numériques
48:34la capacité à modéliser
48:35grâce à l'IA
48:36le comportement d'un véhicule
48:38ou d'un bâtiment
48:39etc
48:39pour la première fois
48:40le MIT
48:41avec deux autres partenaires
48:43dont la direction
48:45à l'énergie américaine
48:46a créé un modèle humain
48:49de 151 millions
48:50de travailleurs fictifs
48:52c'est l'équivalent
48:53de la population active
48:55des Etats-Unis
48:56là dedans
48:57ils ont pris
48:58923 métiers
49:0032 000 compétences
49:01et à côté
49:02ils ont mis
49:0213 000 agents IA
49:04listés comme ça
49:05et ils se sont dit
49:06tiens je vais simuler
49:07et voir quel impact
49:08ça pourrait avoir
49:09il n'y a pas
49:10de modèle équivalent
49:11aujourd'hui
49:12et pour ceux qui aiment
49:13la science-fiction
49:14Asimov
49:15il y a 50 ans
49:15avait imaginé
49:16en fondation
49:17la psycho-histoire
49:18sur un postulat de base
49:19c'est que je ne peux pas
49:20prédire ton comportement
49:22à toi Frédéric
49:22par contre
49:23je peux prédire
49:23le comportement d'une foule
49:24et bien là
49:25le MIT l'a fait
49:26avec un constat
49:27qui est que 12%
49:28de nos métiers
49:30seraient effectivement
49:30remplaçables par l'IA
49:31alors c'est le MIT
49:33puis le Oak Ridge
49:33Laboratorique
49:34un laboratoire
49:35qui fait beaucoup
49:36de nucléaire
49:36alors moi je vais être
49:37un peu moins enthousiaste
49:38ce qu'ils ont fait
49:39c'est un modèle d'appariement
49:40c'est à dire que vous avez
49:41une décomposition
49:42par compétence
49:42de l'ensemble du marché
49:43du travail
49:44et puis vous essayez
49:45de voir ce que pourra
49:46faire l'IA
49:46en ayant aussi un modèle
49:47des agents IA
49:48les plus performants
49:49j'avais fait la même chose
49:50sur l'ubérisation
49:52donc honnêtement
49:53Digital Twin
49:54c'est un grand mot
49:54on ne modélise
49:55ni la biologie
49:56ni le cerveau
49:57des personnes
49:58qu'est-ce qu'on en dit
49:59on dit que 11,7%
50:01des emplois
50:02pourraient menacer
50:02alors quand on lit l'article
50:04ils disent attention
50:04ça redit juste
50:06que dans certains cas
50:07il y a des overlaps
50:08de skills
50:08ça ne veut pas dire
50:09que les emplois
50:10seront supprimés
50:11je donne un exemple
50:12il y a 20 ans
50:14on pouvait se dire
50:14qu'effectivement
50:15la prise de rendez-vous
50:16dans un hôpital
50:17c'est quelque chose
50:18qui devait se faire
50:19automatiquement par internet
50:20il a fallu 20 ans
50:21pour que Dr. Lidé existe
50:22premier point
50:24deuxième point
50:24je m'arrêterai là
50:25chaque année en fait
50:26on a à peu près
50:2710% des emplois français
50:29qui sont détruits
50:29et recrés
50:30parce qu'il y a des entreprises
50:32qui grandissent
50:32d'autres qui baissent
50:33des départements
50:35qui se créent
50:35ou qui se détruisent
50:36donc ce 10%
50:37si ça se fait
50:38sur 25 ans
50:39c'est un effet
50:40qui est peu perceptible
50:41et voilà
50:42c'est pas un digital twin
50:43c'est juste un modèle
50:44d'appariement
50:45comme il y en avait d'autres
50:45bien marketé
50:47moi je trouve
50:48moi je trouve l'étude
50:48du métier
50:49très intéressante
50:50parce que
50:50c'est les prémices
50:51en fait
50:52du generative
50:53physical AI
50:54c'est à dire
50:54la compréhension
50:55des process
50:56et des métiers
50:57de manière statistique
50:59et en fait
51:00ils ont fait le travail
51:00aujourd'hui
51:01on a beaucoup de mal
51:02en fait
51:02à comprendre
51:04un process
51:05on va voir la perle
51:06du métier
51:06on lui demande
51:07alors raconte moi
51:07ton métier
51:08là c'est une vision
51:09très moyennée
51:11du métier
51:11un apprentissage
51:13core machine learning
51:13et je pense
51:15que c'est un grand pas
51:16que l'on va faire
51:17avec ce genre de modèle
51:18disons que c'est
51:19un peu une nouvelle méthode
51:21quand même
51:21puisqu'on passe
51:22de la modélisation
51:22des tâches
51:23vers la modélisation
51:26de rôle économique
51:27alors c'est intéressant
51:28voilà
51:29de regarder un peu
51:30cette nouvelle approche
51:31moi j'ai un angle
51:32peut-être un peu différent
51:33ce serait
51:33ça pourrait plutôt
51:34qu'être utile
51:35pour les gouvernements
51:36ça pourrait être utile
51:37pour les entreprises
51:39pour les aider
51:39justement
51:40à envisager
51:41cette dynamique
51:41de transition
51:42bien merci à tous les quatre
51:44Stéphane Rodeur
51:45président des iBuilders
51:46Emmanuel Vignon
51:47président Théodo Data IA
51:48Eric Campanini
51:49associé d'Alexis Group
51:50et Vincent Champin
51:51membre du Comex
51:52de Framatome
51:53en charge notamment
51:54du digital
51:55et président de l'observatoire
51:56à long terme
51:57tiens un sujet
51:58dont on parlera
51:59prochaine fois
52:00tiens on se le note
52:01quand même incroyable
52:02moi je ne le savais pas
52:04je me suis un peu plus intéressé
52:05les rayons cosmiques
52:06qui viennent influencer
52:07les logiciels
52:08on a vu avec ce qui s'est passé
52:09chez Airbus
52:10tiens ça peut être intéressant
52:11d'en parler
52:11on en parlera la prochaine fois
52:12messieurs merci infiniment
52:14d'avoir été avec nous
52:14on marque
52:15bah non c'est la fin
52:16j'ai dit on marque une pause
52:17mais non c'est la fin
52:17on se retrouve la semaine prochaine
52:19même heure au même endroit
52:19d'ici là
52:20excellente semaine
52:21sur BFM Business
52:22Tech & Co Business
52:25sur BFM Business
52:26BFM Business
52:28Sous-titrage Société Radio-Canada

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