00:00Moi j'ai agi pour la justice sociale. Est-ce qu'il était normal que les 13 millions de retraités et ceux qui auraient été les plus touchés,
00:08c'est ceux qui gagnent entre 1500 et 3000 euros, je m'excuse, c'est pas des riches, vous savez, dans les grandes agglomérations,
00:14quand on a une retraite autour de 2000, 2400 euros, on n'est pas fortuné, qui auraient particulièrement subi cet abandon de l'abattement.
00:22Ça aurait rapporté dans les caisses de l'État 1,4 milliard. Moi je ne pense pas que ce soit le public aujourd'hui auquel il faille augmenter les impôts
00:29parce que c'est ça dont il s'agit. D'autant plus que bien souvent quand on a voulu, nous, des mesures fiscales plus justes qui s'en prenaient aux plus fortunés,
00:35les 1400, 1800 personnes les plus riches, là par contre il ne fallait pas y toucher. On a vu, c'était notamment le refus de mettre en place une taxe type Zuckman.
00:43Donc il ne faut pas toucher aux retraités, ce n'est pas des gens fortunés, c'est des gens, y compris cet abattement est une mesure de justice
00:50pour leur permettre de ne pas perdre du pouvoir d'achat. C'est souvent les retraités, ceux qui par ailleurs agissent en solidarité vis-à-vis des enfants,
00:56qui les aident, les petits-enfants. Donc baisser leur pouvoir d'achat, pour des gens, je le répète, là, 13 millions de personnes,
01:03c'est quand même la grande masse des gens, ce n'est pas les plus fortunés. Je vous ai donné la tranche qui était la plus touchée.
01:08Honnêtement, c'était scandaleux. Et moi, c'est un nom pour lequel je soutenais l'abandon de cette mesure de mettre fin à l'abattement.
01:14C'est une mesure de justice. Il faut un budget de justice fiscale.
01:17Alors, il faut un budget, vous dites, de justice fiscale. Il faut aussi faire des économies. Cette mesure proposée par le gouvernement,
01:25c'était 1,2 milliard d'euros de rendement. Il va donc falloir les compenser. Comment on fait ? Je ne sais pas si vous avez vu ce que dit
01:32Jean-Pierre Farandou dans Le Parisien, là, ce soir. Il dit qu'on ne fait pas, il nous manque des économies, le compte n'y est pas. Il est inquiet.
01:38Vous me parlez à moi. Oui, mais le paradoxe, c'est qu'on a commencé le débat budgétaire en disant qu'il y a dans ce pays des fortunes
01:45qui ont été accumulées, en particulier depuis 2017. C'est des débats que j'ai déjà eus sur votre plateau.
01:50Il y a eu des allègements d'impôts. On a supprimé l'ISF. On a mis en place la flat tax. Et on a vu des fortunes augmenter de manière exponentielle
01:56comme jamais l'histoire de notre pays ne l'a connue. Bon. Est-ce qu'on a des mesures fiscales qui font que ces ultra-riches,
02:02je ne parle même pas des riches, je parle des ultra-riches, est-ce qu'on fait en sorte qu'ils payent suffisamment d'impôts,
02:07ou au moins justement d'impôts, de la même façon que les riches, parce que les ultra-riches en payent moins.
02:11C'est des effets que nous montrent les économistes. Là, si eux, on ne les sollicite pas davantage,
02:15alors après, on cherche à frapper les petits, les modestes, les malades. Et ça, c'est injuste.
02:19Ce n'est pas l'idée que je me fais d'un pays républicain, d'une république sociale.
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