00:00Bruno Jeudy, vous allez garder la parole puisqu'on va reparler.
00:02Alors on a parlé il y a quelques minutes avec Philippe Ballard du sondage qui montre que le RN est loin devant.
00:07La question de la deuxième position se pose et du camp du commandement, le bloc central,
00:15que vont-ils décider pour essayer d'arriver à une meilleure position ?
00:19Est-ce qu'ils vont essayer de faire une primaire pour se départager entre eux ?
00:24Alors effectivement, c'est l'autre enseignement de ce sondage élable pour BFMTV et La Tribune dimanche,
00:29c'est la deuxième place, donc on voit sur ce tableau qu'Edouard Philippe, s'il était candidat,
00:35il serait deuxième, 20 points derrière Jordan Bardella,
00:39mais très menacé par le tandem de gauche Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Duxman.
00:44Il y a d'autres configurations qui le montrent également.
00:46Alors je vous ai préparé avec Olivier Doré deux autres infographies.
00:50D'abord, les scores des macronistes.
00:52Les scores des macronistes, donc Edouard Philippe, en l'occurrence elle donne la suite du tableau
00:56parce qu'il y a le score de...
00:58Ça arrive, me dites-moi.
00:58Voilà, ça arrive.
00:59Alors les scores des macronistes, Edouard Philippe entre 15-5 et 19-5,
01:03Gabriel Attal dans une configuration 12-5, Gérald Darmanin 7.
01:07Ça c'est les scores des macronistes et on n'a pas François Bayrou qui n'est pas testé.
01:11Peut-être sera-t-il candidat, ça fait un quatrième candidat.
01:13Ah il a envie vous pensez ?
01:14Moi je pense que non, mais en tous les cas il laisse planer le doute.
01:17D'accord.
01:17Vu les derniers sondages, je sais que ce soit très très bon.
01:19Après il y a les candidats LR.
01:21Les candidats LR, on les a testés, toujours dans ce sondage, ça va arriver.
01:26Ça arrive, voilà, tranquillement.
01:28Bruno Retailleau entre 8 et 8-5, c'est pas fameux, mais c'est plus élevé que Xavier Bertrand à 5-5.
01:34Et Laurent Wauquiez à 3.
01:36Ça appelle quoi comme commentaire ?
01:38Ce que vous disiez, c'est-à-dire qu'on voit bien que la deuxième place est maintenant menacée
01:41et que pour la consolider, il vaudrait mieux plutôt un seul candidat.
01:46Alors ça s'appelle une primaire du socle commun.
01:49Aujourd'hui globalement, il y a ceux qui sont contre.
01:52Edouard Philippe, raisonnement contre une primaire.
01:54Pourquoi ?
01:55Parce qu'Edouard Philippe, il pense qu'il est en tête, donc lui il n'a pas envie de se départager.
01:59Il est allé tout seul.
02:00Sauf qu'à 15%.
02:01Il a discuté de ça avec Gérald Darmanin cet été, et Gérald Darmanin ne l'a pas convaincu.
02:09Il y a Xavier Bertrand qui est contre aussi une primaire coûte que coûte.
02:12Et puis il y a les autres qui se disent pourquoi pas, mais là c'est le périmètre de la primaire
02:17sur laquelle ils ont du mal à se mettre d'accord.
02:19Gabriel Attal, il dit une primaire, oui, mais alors bon franchement, au sein du socle commun,
02:23les LR, on n'a pas assez de valeur commune avec nous.
02:25Bruno Retailleau aujourd'hui, il va d'ailleurs l'expliquer demain aux compagnons
02:31de Républicains, il est plutôt pour une primaire d'abord entre LR, en tous les cas,
02:36avec des candidats, des gens estampillés du parti.
02:42Mais quand on voit le périmètre de ce socle commun, il a des partisans qui ne sont pas candidats.
02:48Valérie Pécresse a été la première à dire, il faudra un seul candidat de tout ce socle commun,
02:53sinon on ne sera pas au second tour.
02:54Gérard Larcher, il n'est pas le moins de penser ça, mais lui il n'est pas pour une primaire,
02:58il est pour un système de départage de cas, il veut être facilitateur d'un seul candidat.
03:03Jean-François Copé, il n'est pas le moins de dire la même chose.
03:06Et puis d'autres au sein de Renaissance qui se rallient petit à petit à cette idée.
03:11– Mais quand on regarde les chiffres, il va forcément falloir qu'il n'y ait qu'un candidat
03:17pour qu'ils espèrent arriver au second tour.
03:19– Il y a un moment où on voit quand même qu'il y a un réveil de la gauche,
03:22même si elle est basse aujourd'hui, il y a la possibilité que la gauche passe devant
03:25le candidat macroniste ou LR si jamais il se réveille.
03:28Alors on voit bien qu'aujourd'hui c'est un petit peu compliqué.
03:30Donc d'ici, après les municipales, c'est un débat qui sera assez important.
03:35– Ils vont attendre les municipales en fait.
03:38– Oui, parce que là il y a les municipales, mais vous verrez, ce sondage-là appelle
03:42un débat après les municipales autour d'une primaire, ou en tout cas d'un système de départage.
03:47– Vous savez ce qui pourrait réveiller nos amis du socle commun qui ne veulent pas
03:49d'une primaire, c'est que là, en l'occurrence, tous les sondages testent les hypothèses
03:54Attal, Philippe, etc. séparément, comme s'il n'y avait qu'un seul candidat.
03:58Le jour où vous sortez un sondage, où il y a Attal et Philippe en même temps
04:02qui sont déclarés, et que les deux, voilà, et donc vous voyez que les deux
04:05évidemment mécaniquement s'effondrent.
04:07– Victor, on l'a fait, nous, au début de l'année, à une époque où
04:10Philippe était plus haut.
04:11Mais là, ce qui se passe, c'est que tous les candidats du socle commun,
04:14ils sont tous à la baisse, d'Édouard Philippe, Bruno Rosario,
04:18donc en fait, en baissant, à mon avis, il n'y a pas de pièce à y mettre, il y aura…
04:23– Une question, juste, pardon, pardon, et Dominique de Villepin,
04:27qui est quand même une des personnalités politiques les plus appréciées…
04:30– Alors lui, il ne se met dans aucun parti, lui, il est apprécié,
04:33mais dans le sondage, il est à 4.
04:35– Il est à 4, d'accord, je n'ai pas vu, c'est pour ça.
04:37Et Sébastien Lecornu, si jamais il réussit l'exploit…
04:39– Alors pour l'instant, il n'a pas testé, mais vous avez raison,
04:43si jamais il réussit à l'exploit du budget, alors là, je peux vous dire
04:48qu'en janvier, il y aura des sondages qui tourneront.
04:50– Voilà, d'accord, là il va sortir.
04:52– C'était la question que je voulais poser avec mon tropisme militaire.
04:55– Objectivement, aujourd'hui, je l'ai encore eu samedi pour la tribune dimanche,
05:03il n'est quand même pas là-dedans Sébastien Lecornu, il n'a pas le zinzin pour l'instant
05:08qui s'est mis en route.
05:09– Ah oui, il n'a pas le zinzin qui s'est mis en route.
05:11– Le zinzin, il faut quand même être un peu zinzin pour aller à la présidentielle.
05:14– Il y en a qui apprécieront.
05:16– Il est en mode « moins de soldats ».
05:18– Non, mais il a un budget à faire.
05:20– Puis en plus, Didier, qui sans doute le connaît le mieux entre nous ici,
05:24c'est quelqu'un qui se concentre, il fait son goût, il est vraiment concentré sur sa tâche.
05:30Et je dois reconnaître que sur ce budget, il n'est pas du tout confiant.
05:35– Sur qui vous pariez, Bruno Jeudy ?
05:37– Moi ?
05:37– Et quel est le poulain gagnant ?
05:39– Ah non, il n'a mis avant, moi je ne parie jamais.
05:40– Mais en tout cas, je note que Didier François pose la question de Sébastien Lecornu,
05:44vu que vous connaissez bien le personnage, c'est que peut-être vous vous dites
05:47« bon, potentiellement, il pourrait être tenté ».
05:50– Si ça marche, pas si, s'il arrive à faire un budget déjà.
05:51Mais honnêtement, c'est la question qu'il peut se poser,
05:53à partir du moment où il y a un gars qui est Premier ministre,
05:55et qui, visiblement…
05:56– Il y a quand même un bémol, Didier, c'est qu'il y a un bémol,
05:59c'est qu'on ne passe jamais directement de Matignon à l'Elysée.
06:02– Oui, mais en ce moment, tout est possible.
06:03– Oui, c'est vrai, la raison, Isidre, tout est possible.
06:07– Je vous pose la question, c'est bien plus de l'esquement politique, c'est sûr.
Commentaires