- il y a 10 mois
Mettez vous d'accord avec Arnaud Stéphan, Mehdy Raïche, Frédéric Dabi et Sophie De Menthon.
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00:00:00Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:06Et bonjour à toutes et à tous, vendredi 24 octobre, ravie de vous retrouver.
00:00:12Ce week-end on va changer d'heure, alors je le disais c'est un marronnier journalistique,
00:00:17mais néanmoins c'est un sujet de débat qui intéresse, peut-être que Frédéric Dhabi aura quelque chose à nous dire sur le sujet.
00:00:23On va parler de nombreux sujets avec vous, avec donc Frédéric Dhabi, directeur général de l'IFOB,
00:00:27que vous avez publié avec Brice Socol, vous allez publier dans quelques jours
00:00:31« L'écharpe et les tempêtes » aux éditions de l'Aube, vous m'avez dit qu'il était encore mieux que le précédent.
00:00:36C'est peut-être le dire alors.
00:00:38Donc c'est « Face au maire, la défiance inattendue ».
00:00:41Oui, point d'interrogation.
00:00:43Point d'interrogation.
00:00:44C'est la question.
00:00:45Mais c'est normalement les maires sont les personnages les plus aimés au lire le livre.
00:00:49Il reste les piliers de la République, c'est eux qui échappent à l'éclipse politique,
00:00:53mais il y a une telle pression sur eux que c'est le réceptacle de toutes nos frustrations,
00:00:57nos craintes, nos inquiétudes.
00:00:59Pardon Frédéric, mais il y a des maires qui sont, je pense, aux maires de Lyon,
00:01:03il y a des maires qui transforment les villes et qui ruinent les villes.
00:01:07Il y a 33 000 communes, vous citez la ville de Lyon.
00:01:11Non, je parle des grandes villes.
00:01:11Il n'y a que 1 000 villes de plus de 10 000 habitants.
00:01:14Sophie de Menton, chef d'entreprise, présidente du mouvement éthique.
00:01:18Vous avez publié « Réussir, c'est possible » aux éditions Fayard.
00:01:21Je ne sais pas si je republierais ça, parce que ça devient de pire en pire.
00:01:25Oui, entretien avec combien ? 40 patrons, c'est ça ?
00:01:28Oui, 43.
00:01:29Mehdi Raich, analyste politique et Arnaud Stéphan.
00:01:31Vous avez publié et Arnaud Stéphan non plus, mais fondateur.
00:01:34Ah oui, mais sous d'autres noms, parce que j'étais nègre.
00:01:38Ah, fondateur de l'agence La Note de Com.
00:01:42Ah oui, oui, ça a vu.
00:01:44Non, mais vous avez raison.
00:01:45Les nègres en chemise, il n'y en a plus dans les boulangeries.
00:01:49Les religieuses, il y en a encore, mais on hésite.
00:01:51Débat sur le son.
00:01:52Pardon, les boulangeries, non, parce que c'était une glace, le nègre en chemise.
00:01:54Non, non.
00:01:55Non, c'était tête de nègre.
00:01:56Non, non, c'est la tête de nègre en chemise, c'était une glace.
00:01:58Bon, on ne va pas entamer ce débat, on ne va pas entamer ce débat maintenant.
00:02:02Le permis à vie, c'est fini, donc il faudra repasser une visite.
00:02:05Faudra-t-il repasser une visite médicale tous les 15 ans ?
00:02:09Dites-nous ce que vous en pensez, 0826 300 300.
00:02:13Donc, mettre fin au changement d'heure.
00:02:15Donc, novembre, vous savez si on avance ou on recule ?
00:02:18Je sais qu'on se nève plus tard.
00:02:19Oui, on recule, à 3h, il sera 2h.
00:02:22Une heure, c'est sympa, c'est juste à l'avantage.
00:02:24Les moyens mnémotechniques, novembre, on recule et avril, on avance.
00:02:30Vous avez fait ça exprès, vous pensez ?
00:02:32Oui, je pense.
00:02:33L'armée française se prépare à un choc contre la Russie d'ici 3 ou 4 ans.
00:02:38Et l'université Paris 8, quand l'apologie du terrorisme se fait à la fac.
00:02:43Bref, beaucoup de sujets avec vous.
00:02:46Commençons avec ce changement d'heure.
00:02:47Vous êtes pour ou contre le changement d'heure ?
00:02:48Contre ?
00:02:49Contre ?
00:02:51Oui, parce que ça me déstabilise beaucoup.
00:02:53Ah bon, vous êtes comme les vaches ?
00:02:54Oui.
00:02:56Ça perturbe beaucoup les vaches, oui.
00:02:59Oui, je trouve ça...
00:03:02Il va faire nuit, c'est beaucoup plus tôt.
00:03:05Enfin bref, je trouve ça très compliqué.
00:03:07Bon, Mehdi, petit tour de table.
00:03:09Non, post-postuellement, perturbé.
00:03:10Il faut changer les montres, c'est un cauchemar.
00:03:12Oui, même si le coup du...
00:03:14Il fait nuit plus tôt, techniquement, et dérangeant.
00:03:17Enfin, j'aime pas ça, mais objectivement, ça me dérange pas plus.
00:03:20Bon, mais c'est l'Espagne qui monte au créneau et qui demande à ce qu'il y ait plus de changement d'heure.
00:03:25Enfin, ça fait combien d'années qu'on n'y aura plus ?
00:03:26Bien sûr, oui.
00:03:27Ah, l'Espagne, mais ils ont raison.
00:03:29En plus, pour les enfants, c'est un vrai problème.
00:03:31Moi qui en ai quelques-uns, ça les perturbe énormément.
00:03:36Ça change le biorythme.
00:03:38Il faut se coucher plus tôt, il faut se coucher plus tard.
00:03:39Ils n'y comprennent jamais rien.
00:03:41Après, vous avez des enfants qui sont soit très fatigués ou soit qui se réveillent extrêmement tôt.
00:03:45Donc non, c'est pas une bonne chose.
00:03:47Il faut arrêter.
00:03:48Cette histoire avait été faite, on s'en rappelle, pour faire des économies, des énergies.
00:03:53Oui, mais vous allumez plus tôt, j'ai jamais compris cette logique.
00:03:55Vous allumez la lumière plus tôt, puisqu'il fait nuit plus tôt.
00:03:58C'est une idée complètement crétine.
00:03:59Non, c'est le matériel, Jean-Sopheteau.
00:04:01Mais vous savez, c'est l'effet cliquet.
00:04:02Une fois qu'on a fait quelque chose, on a du mal à revenir en arrière.
00:04:05Il n'y a pas eu de sondage brillant là-dessus ?
00:04:06Il y a eu une époque, un de mes confrères faisait des sondages là-dessus.
00:04:10Et je n'ai même plus les résultats en tête, que ce n'est pas un sujet qui me passionne.
00:04:13Je suis plutôt, comme Mehdi, je suis plutôt assez indifférent.
00:04:15Ce qui est vrai, je crois me souvenir qu'en 2021, il était prévu d'arrêter le changement d'heure.
00:04:20Et finalement, l'Union Européenne n'a pas délivré là-dessus.
00:04:24N'a pas délivré, c'est encore une fois la faute.
00:04:26Et puis les trains, les marchés.
00:04:27Non, c'est embêtant.
00:04:29C'est casse-pied.
00:04:30C'est casse-pied, mais est-ce qu'on peut y arriver ?
00:04:32Est-ce que là, il y a quand même quelques pays qui ruent dans les brancards vis-à-vis de l'Europe ?
00:04:38On va en reparler avec l'histoire du permis de conduire.
00:04:40On en a parlé hier avec les voitures thermiques, fin des voitures thermiques en 2035.
00:04:46Il y a quand même aujourd'hui des tiraillements de pays qui réclament d'avoir une certaine souveraineté sur des sujets.
00:04:54Oui, mais encore une fois, la question du changement d'heure, c'est un vieux serpent de mer.
00:05:00À plusieurs reprises, il avait été dit qu'en effet, on reviendrait là-dessus.
00:05:03Encore une fois, tout ça est hérité d'un autre temps.
00:05:06à l'époque du nucléaire, etc., ces histoires d'économie d'énergie.
00:05:12Oui, ça n'avait plus d'actualité que jamais, l'économie d'énergie.
00:05:15Rappelez-vous, la chasse au gaspille.
00:05:17La chasse au gaspille, exactement.
00:05:18La chasse au gaspille.
00:05:19En France, on n'a pas de pétrole.
00:05:20Mais on a mis des idées.
00:05:21C'est vrai que c'est très années 70.
00:05:22La question de Valérie qui est intéressante, c'est que l'Europe devient de plus en plus quand même dominante.
00:05:29Et je crois que c'est vraiment le sujet.
00:05:31Sur des questions qui devraient dépendre des pays, il y a une forme de souveraineté quand même.
00:05:36Et l'Europe nous impose sans arrêt.
00:05:38Comme nous, on surtranspose en général.
00:05:40C'est compliqué.
00:05:42Et je ne comprends plus cette Europe-là, moi.
00:05:44Le Portugal avait l'heure de l'Angleterre.
00:05:46On n'a jamais su pourquoi.
00:05:47Je ne comprends pas, ça doit passer par l'Union Européenne.
00:05:52Pourquoi ça doit passer par l'Union Européenne, ce type de décision ?
00:05:55Parce que c'est une décision européenne.
00:05:58Pour les 27.
00:05:58Alors qu'ils n'ont pas forcément les mêmes flux horaires.
00:06:01C'est pertinent.
00:06:03Pedro Sanchez, il demande à ce que l'année prochaine, ce système de changement d'heure, deux fois par an, s'arrête.
00:06:13Il doit faire un référendum pour contre le changement d'heure.
00:06:15Il dit que 84% des Européens sondaient se disaient en faveur de son abolition en quête d'une réponse européenne coordonnée,
00:06:26autrement dit d'une harmonisation au sein de l'UE.
00:06:28Bah oui, c'est compliqué si vous allez en Espagne ou à Rome.
00:06:45Merci.
00:07:15Merci.
00:07:45Merci.
00:08:15Merci.
00:08:45Merci.
00:09:15Merci.
00:09:45Merci.
00:10:15Merci.
00:10:16Merci.
00:10:45Merci.
00:10:46Merci.
00:11:15Merci.
00:11:16Merci.
00:11:17Merci.
00:11:18Merci.
00:11:19Merci.
00:11:20Merci.
00:11:21Merci.
00:11:22Merci.
00:11:23Merci.
00:11:24Merci.
00:11:25Merci.
00:11:26Merci.
00:11:27Merci.
00:11:32Merci.
00:11:33De retour avec vous dans le studio de Sud Radio pour commenter l'actualité qui vous fait réagir.
00:11:43réagir, évidemment, c'est la fin du permis de conduire à vie.
00:11:47Les nouveaux permis de conduire ne seront valables que pendant 15 ans.
00:11:52Vous devrez ensuite passer une visite médicale.
00:11:550 826 300 300.
00:11:57Qu'en pensez-vous ? Marc est en ligne avec nous.
00:12:00Bonjour, Marc.
00:12:01Ah non.
00:12:02On a Christian, pardon.
00:12:04Christian qui nous appelle d'anglais.
00:12:05C'est presque pareil.
00:12:06C'est presque pareil.
00:12:07D'accord.
00:12:08Ok.
00:12:09Non, non.
00:12:10Vous êtes Christian.
00:12:11Vous êtes Christian et on aura Marc après.
00:12:13Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:12:15Moi, j'en pense que du bien.
00:12:16Sauf que 15 ans, je trouve que c'est court.
00:12:18Je prolonge un peu plus quand même.
00:12:20Et je le situerai à partir d'un certain âge déjà.
00:12:23Donc, il me paraît tout à fait évident qu'à partir...
00:12:26Moi, j'ai 70 ans.
00:12:27Vous voyez, par exemple, j'ai été opérer catarate, laser.
00:12:33Et hier, je suis allé chez l'ophtalmo pour faire une visite,
00:12:36voir comment ça fonctionne, comment ça va, parce que je conduis.
00:12:39Et en fait, je repars avec une paire de lunettes de vue de loin.
00:12:44Donc, évidemment, il faut faire attention.
00:12:46Et puis, il n'y a pas que ça.
00:12:47Il y a les malades du cœur.
00:12:49Je pense qu'il faudrait catégoriser...
00:12:51Catégoriser, oui.
00:12:53Voilà, excusez-moi.
00:12:55Ce genre de choses.
00:12:56Et surtout, ce truc-là, ne pas en faire un truc où il fait encore un truc de peur
00:13:02en disant, oui, on va nous retirer le permis.
00:13:04Je crois qu'il faut faire les choses, il faut bien les expliquer
00:13:07et pas faire peur aux gens en pensant, la première chose, on va me retirer le permis
00:13:12parce que je vois.
00:13:13Je pense qu'il va y avoir un certain niveau pour arriver à ça.
00:13:16Mais faire une visite tous les 15 ans, ça ne va absolument rien dire.
00:13:19Moi, en tout cas.
00:13:20Oui, oui.
00:13:21Mais c'est vrai.
00:13:22Je vois des témoignages de gens qui disent, j'ai eu mon permis à la fin des années 80.
00:13:25Je n'avais pas de problème de vue.
00:13:26Aujourd'hui, je porte des lunettes.
00:13:27Mais je pourrais aussi conduire sans rien voir.
00:13:29Et ça passerait.
00:13:31Donc...
00:13:32Vous pouvez pas me mettre ses lunettes aussi.
00:13:33Oui.
00:13:34Après, moi, j'ai rarement été contrôlée pour voir mes papiers.
00:13:39Oui, c'est vrai.
00:13:40J'ai été très peu contrôlé dans la vie, en dépit d'être plus jeune et d'être
00:13:45dans la population à risque.
00:13:46J'ai été très peu contrôlé dans la vie.
00:13:47Et j'ai beaucoup conduit.
00:13:48Après, il y a beaucoup, beaucoup de gens, effectivement, qui conduisent sans permis.
00:13:51Donc, vous pensez...
00:13:52Est-ce que les médecins ne pourraient pas prendre cette initiative ?
00:13:54Parce que d'abord, je pense immédiatement...
00:13:56Non, mais c'est quand vous passez votre permis, vous devez fournir un certificat
00:14:00médical d'aptitude.
00:14:03Et quand, au bout de 15 ans, vous devez renouveler votre permis, vous devez représenter
00:14:08un certificat médical.
00:14:10Mais moi, je ne comprends pas pourquoi.
00:14:12Alors là, si on se met à encore exiger d'autres visites, ça coûte une fortune.
00:14:18On a vu dans quel état on est.
00:14:20Est-ce qu'on ne pourrait pas aussi, de temps en temps, donner des consignes aux médecins
00:14:23qui devraient signaler, par exemple, et dire à la personne pour conduire, c'est embêtant ?
00:14:29Tout simplement, avertir quelqu'un...
00:14:31Les traitements médicaux.
00:14:33Oui, les traitements médicaux, oui.
00:14:35On a Marc, cette fois-ci, en ligne.
00:14:37Alors Marc.
00:14:38Oui, bonjour, c'est le médecin de l'âge que Christian.
00:14:40Bonjour.
00:14:41Bonjour.
00:14:44Pour dire que le médecin, quand il prescrit, il met bien en garde sur les effets
00:14:48légundaires des médicaments, il met les pertes en céréales, ça.
00:14:50Donc effectivement, les gens le savent.
00:14:52Maintenant, faire un contrôle.
00:14:53Je veux dire qu'on vient d'une société où il faut tout contrôler.
00:14:56Je veux dire que les voitures électriques font 300 kilomètres.
00:15:00Pendant le Covid, vous avez dit, il faut une autorisation de sortir de papier
00:15:04que vous acceptez pour sortir votre chien.
00:15:06C'est sans arrêt ça, et ça devient infernal.
00:15:08Je veux dire que celui qui ne passe pas dans les clous en Chine,
00:15:11il n'a pas le droit de prendre le bus.
00:15:12Enfin, je veux dire, ça va être de plus en plus.
00:15:14Et je trouve que quand on a le permis qu'on s'y conduire, voilà.
00:15:17Après, je vais voir les statistiques des accidents, des contraventions,
00:15:21enfin tout ça, avec ceux qui boivent de l'alcool, les drogues et tout ça.
00:15:25Et effectivement, comme Christian, je suis d'accord que ce soit fait, mettons, à un certain âge,
00:15:29je veux dire que les médecins déjà préviennent des choses.
00:15:32Alors après, il y a aussi autre chose, la signalisation dans les routes.
00:15:35Moi, j'ai vu des endroits, des carrefours,
00:15:37mettons le port de la Vidette, à Saint-Cloud et tout ça,
00:15:39là près de la berge et tout, de la Seine.
00:15:41Il y a plein de trucs qu'on se retrouve en sens interdit.
00:15:44Alors c'est mal signalé avant, c'est signalé trop tard.
00:15:46Je veux dire que la signalisation sur les routes, c'est une horreur.
00:15:49Alors après, il y a des gens qui dans les routes,
00:15:52en sens inverse des fois, est-ce que c'est volontaire ou pas ?
00:15:54Mais je veux dire que, des fois, les carrefours sont très mal éclairés et tout.
00:15:57Donc, il faut d'abord des statistiques sur les causes d'accident et tout ça, de pénalités,
00:16:02avant de, encore à nouveau, priver les gens d'une certaine liberté.
00:16:06Moi, je trouve que...
00:16:07Et puis en plus, je veux dire que, évidemment, si on commet des infractions graves,
00:16:11il faut repasser le code et tout ça, d'accord.
00:16:14Mais je veux dire que, systématiquement, tous les 15 ans, je veux dire qu'on ne peut plus respirer.
00:16:19Voilà, je suis révolté.
00:16:21Vous n'êtes pas pour. Alors, effectivement, il y a des auditeurs qui me disent
00:16:24mais, oui, des maladies type Alzheimer,
00:16:27ou encore, si vous faites une crise d'épilepsie,
00:16:29vous allez devoir attendre 15 ans pour qu'on vous dise que vous ne pouvez plus conduire.
00:16:33Enfin, il y a quelque chose, effectivement...
00:16:34Et puis, il y a un truc qui s'appelle les dépôts séniles, vous savez, au bout d'un certain âge.
00:16:37Pourquoi ?
00:16:38Les dépôts séniles qui commencent à se mettre sur le cerveau et...
00:16:41Pourquoi vous m'en regardez ?
00:16:42Non, non, je vous parle. Je viens de retirer mes lunettes.
00:16:44Non, je vous l'ai à peine.
00:16:45Regardez devant vous, s'il vous plaît.
00:16:47Je ne me regarde pas moi.
00:16:48Merci.
00:16:49Les dépôts séniles, ce qui fait qu'au bout d'un moment, vous commencez à avoir des pertes de réflexes,
00:16:54vous commencez à avoir des pertes d'attention, vous commencez à avoir des pertes...
00:16:56Oui, c'est ça.
00:16:57Vous avez des réflexes qui sont beaucoup moins rapides, etc.
00:17:00Je veux dire, on connaît tous, on a tous en tête ces histoires de ces vieux qui conduisent à 2 cm du volant,
00:17:06avec des lunettes en cul de bouteille.
00:17:10Et je ne suis pas sûr que ça soit une vraie pub pour le maintien de la liberté totale sur le permis de conduire.
00:17:17Encore une fois, c'est du bon sens, c'est-à-dire que des gens qui vont chez le médecin régulièrement
00:17:23savent qu'il faut qu'ils...
00:17:24Oui, mais le bon sens, c'est parce qu'il y a des gens qui disent qu'il faut mettre des lunettes.
00:17:29Oui, vous allez chez le médecin, il vous dit qu'il faut changer vos lunettes,
00:17:31vous le faites quand vous êtes de bon sens et de bonne volonté.
00:17:34Et sans penser même à la conduite, d'ailleurs.
00:17:36Non, absolument.
00:17:38On est entre cette articulation qu'on entend vos auditeurs, entre liberté et contrainte.
00:17:44On est dans un pays où l'espérance de vie progresse malgré tout,
00:17:48et donc l'allongement démographique fait que ce sont des questions qui ne se posaient pas il y a encore 20-30 ans.
00:17:52Moi, je remarquerais que dans le marasme politique que l'on connaît depuis maintenant des années,
00:17:58s'il y a une politique publique que les Français reconnaissent en termes de succès,
00:18:02c'est la politique de sécurité routière.
00:18:05On se souvient, c'était le grand chantier du quinquennat de Jacques Chirac,
00:18:08c'était la sécurité routière, le handicap de mémoire et un troisième,
00:18:13et la lutte contre le cancer.
00:18:15Merci avec l'Inca.
00:18:16On était montés à 10 ou 12 000 morts par an,
00:18:18et c'est une politique qui a réussi.
00:18:21On a entendu hurler sur le permis à point,
00:18:23on a entendu beaucoup se vilipender la ceinture de sécurité à l'arrière.
00:18:30Maintenant, c'est des choses qui sont passées chez l'ensemble des Français.
00:18:33La limitation de vitesse, ça a donné les gilets jaunes.
00:18:36Oui, alors pas que ça, mais c'est vrai que la limitation de vitesse...
00:18:39À l'époque de Jacques Chirac, ça a changé de prix.
00:18:43Et puis il y a la technologie qui a quand même joué.
00:18:46La technologie a énormément changé la donne sur la question de la sécurité.
00:18:50C'est vrai que la question de la ceinture de sécurité à l'arrière,
00:18:54aujourd'hui, c'est un réflexe que tout le monde a.
00:18:56Ce n'est même plus une question.
00:18:57Donc ça, c'est plutôt très bien.
00:18:58Et sur la question de la démographie,
00:19:00même si c'est lié au sujet des retraites,
00:19:01c'est très intéressant,
00:19:02puisque puisque la population va devenir de plus en plus liée,
00:19:05et que la population des seniors sera plus nombreuse,
00:19:09cette question-là et ces questions-là doivent impérativement se poser.
00:19:12Donc c'est un enjeu de politique publique pour le coup.
00:19:14Oui.
00:19:15On va se retrouver dans un tout petit instant.
00:19:17On va voir avec Frédéric Dhabi votre baromètre sur le climat actuel
00:19:23et les répercussions en particulier pour les TPE,
00:19:26pour les très petites, les patrons de TPE,
00:19:28qui souffrent particulièrement.
00:19:3080% des patrons de très petites entreprises sont inquiets et en colère
00:19:34face à l'instabilité politique.
00:19:36Et hélas, on a le sentiment que ça ne fait que commencer.
00:19:40Donc si vous êtes petit, petit patron,
00:19:43appelez-nous pour nous raconter un petit peu comment ça se passe pour vous.
00:19:480826 300 300.
00:19:50A tout de suite.
00:19:51Sud Radio.
00:19:52Mettez-vous d'accord.
00:19:53Valérie Expert.
00:19:55Sud Radio.
00:19:56Parlons le 10h midi.
00:19:57Mettez-vous d'accord.
00:19:58Valérie Expert.
00:20:00Pardon, c'est Sophie qui me fait rire.
00:20:06Les TPE face au climat politique, Frédéric, ça va mal.
00:20:10Ça va mal.
00:20:11Les commerçants le disent les commerçants,
00:20:14mais pas que les commerçants, c'est-à-dire les très petites entreprises.
00:20:18On est bien d'accord, on parle des TPE,
00:20:20c'est des dirigeants d'entreprises,
00:20:22mais ils ont un regard de citoyens dirigeants.
00:20:25sous le contrôle de Sophie,
00:20:26mais les patrons de TPE,
00:20:27c'est 94% du tissu entrepreneurial français.
00:20:30Et dans cette métamorphose du regard qu'ont les Français sur les entreprises,
00:20:34avant ils pensaient entreprise,
00:20:36grosse boîte, multinationale, méchante, profit, etc.
00:20:39Il y a ce regard de la TPE de proximité.
00:20:42Et c'est vrai qu'on a dans ce baromètre...
00:20:44C'est quoi une TPE ?
00:20:45C'est une entreprise où il y a entre 0 et 19 salariés.
00:20:4815 salariés, c'est déjà beaucoup.
00:20:50Mais la plupart des entreprises françaises,
00:20:52la nette majorité des deux tiers, c'est du 0,9 salariés.
00:20:56Et c'est vrai qu'ils reflètent l'inquiétude des citoyens.
00:21:00Quand on leur demande leur confiance à l'égard de l'exécutif,
00:21:02et ce baromètre IFOP fiducial, on le fait depuis 2000,
00:21:05ça fait 25 ans,
00:21:06on n'a que 7% de confiance des TPE à l'égard de l'exécutif.
00:21:12Il n'y a jamais le sentiment qui a été aussi fort
00:21:16que le climat général des affaires était si mauvais.
00:21:19Alors, un élément de nuance quand même,
00:21:22il y a une sorte de distinction, de décalage
00:21:25entre la perception d'un climat général catastrophique
00:21:28avec cette incertitude, cette éclipse du politique,
00:21:31ce blocage du pays.
00:21:33Et les TPE, comme l'ensemble des Français,
00:21:35voient aussi la situation internationale
00:21:37où on a un monde en bien bouleversement,
00:21:40en pleine mutation, en plein mouvement.
00:21:42Pour autant, sur leur propre entreprise,
00:21:44ce n'était pas si mauvais que ça.
00:21:46Il y a même un point de plus sur les investissements.
00:21:49Mais quand même, le chiffre qui m'a le plus marqué
00:21:51dans cette enquête qui a été diffusée en exclusivité
00:21:54par le Figaro hier soir,
00:21:5649% des dirigeants de TPE envisagent de réduire,
00:21:59voire de ne plus verser de salaire
00:22:01face aux répercussions de la crise politique.
00:22:03Ça en dit non ?
00:22:05Sur l'image du patron avec le cigare,
00:22:07le golf de week-end, la maison de campagne.
00:22:09Il y a bien sûr des patrons qui vivent très bien,
00:22:10on ne va pas se leurrer.
00:22:12Il faut faire la nuance.
00:22:13Ça fait 23 ans que je me bats là-dessus.
00:22:15On était, il y a quelques années,
00:22:16je pense, sous votre contrôle
00:22:18sur une moyenne des patrons de TPE
00:22:20à 3500 ou 4000 euros par mois.
00:22:22Exactement.
00:22:23C'est une somme supérieure au SMIC,
00:22:24mais ce n'est pas une somme extraordinaire.
00:22:25Il ne faut pas se cacher des choses.
00:22:27Il y a quelque chose qui a changé complètement,
00:22:30et Frédéric a raison,
00:22:31mais je rappelle que Sud Radio était partenaire
00:22:34de J'aime ma boîte fête des entreprises,
00:22:36qui avait lieu la semaine dernière.
00:22:38Et j'étais fascinée par la question
00:22:41quand on pose aux salariés,
00:22:43est-ce que vous pensez que votre société
00:22:46est utile à la France ?
00:22:50Dans des boîtes de moins de 10 personnes,
00:22:52ils répondent à 84% oui.
00:22:54Donc il y a une fierté,
00:22:56une prise de conscience
00:22:58que l'entreprise est fondamentale.
00:23:00Les Français l'ont compris.
00:23:01Ils préfèrent de loin les patrons,
00:23:03même les grands, c'est dire,
00:23:05aux politiques.
00:23:07Et donc là, Frédéric, il y a un vrai basculement.
00:23:10Oui, on est tout à fait d'accord.
00:23:11Mais il y a aussi,
00:23:12et je veux vraiment insister pour nos auditeurs,
00:23:15ce qui se passe à l'échelle politique,
00:23:18c'est-à-dire ce blocage du pays,
00:23:20cette éclipse politique dont je ne cesse de parler
00:23:22depuis le 7 juillet,
00:23:23avec cette assemblée introuvable,
00:23:25ingouvernable,
00:23:26disait une électrice,
00:23:27Emmanuel Macron,
00:23:28indémerdable.
00:23:29On peut la regarder comme un spectacle,
00:23:31on regarde les trois blocs,
00:23:33s'affronter,
00:23:34les guerres,
00:23:35mais ça a des conséquences
00:23:36concrètes sur la vie des gens,
00:23:38puisqu'on a,
00:23:39ce ne sont que des sondages,
00:23:40mais ça veut dire quelque chose,
00:23:4267% des dirigeants de TPE
00:23:44estiment que les marasmes politiques
00:23:46les contraindront à baisser leurs investissements.
00:23:48Mais bien sûr !
00:23:4960% qui ont des salariés envisagent de baisser leurs effectifs
00:23:53ou de se résoudre à ne plus embaucher.
00:23:55Donc ce qui se passe...
00:23:56Mais c'est l'attentisme,
00:23:57plus que la peur,
00:23:58c'est l'attentisme qui les emballe.
00:24:00Et il y a des difficultés à se projeter.
00:24:03Il y a des verbatims dans l'enquête IFOP,
00:24:06je devais embaucher deux personnes à la rentrée,
00:24:08je vais arrêter,
00:24:09un projet que je portais depuis plus d'un an,
00:24:11je dois aussi investir dans deux machines,
00:24:12je ne sais pas si je vais le faire,
00:24:14l'avenir est trop instable.
00:24:15Mais c'est normal,
00:24:16c'est la peur de l'avenir,
00:24:17une attitude politique aussi forte,
00:24:18on a tous l'impression qu'on est à la fin de quelque chose,
00:24:20d'une, vous n'allez pas investir,
00:24:22deux, vous allez être frileux sur certaines questions,
00:24:24notamment sur la question de l'embauche,
00:24:26ou même de se verser un salaire quand vous êtes entrepreneur,
00:24:28ou que vous possédez une petite entreprise.
00:24:30Donc tous les bouleversements politiques
00:24:32et les bouleversements institutionnels qu'on a
00:24:34a cette répercussion sur la population.
00:24:35Et c'est un effet logique.
00:24:36Et les impayés,
00:24:37terribles !
00:24:38Ils ont augmenté parce qu'on tire sur la trésorerie,
00:24:42on se dit bof,
00:24:43on paiera le plus tard possible.
00:24:44Donc les impayés,
00:24:45vous voyez, c'est une boule de neige,
00:24:47et c'est insupportable.
00:24:48Je veux dire que les patrons,
00:24:49et là je vais dans le sens de Frédéric,
00:24:51les patrons sont au bord de l'insurrection.
00:24:53Là, ils y avaient pensé au mauvais moment le MEDEF.
00:24:55Mais il y a un moment...
00:24:57Vous parlez pas de cette tarte à la crème de réunion ?
00:25:03Non, non, non.
00:25:04Ils étaient 3000,
00:25:05ils avaient même pas réussi à remplir la salle.
00:25:07Ils n'y sont pas allés et ils ont annulé.
00:25:09Non mais je suis entièrement d'accord.
00:25:11Je dis que, autant c'était malvenu,
00:25:13j'ai même pas fini ma phrase,
00:25:15autant c'était malvenu,
00:25:16autant il y a une vraie colère des patrons
00:25:19qui va se manifester d'une façon ou d'une autre.
00:25:21avec les patrons du MEDEF, avec les patrons de TPE,
00:25:23les pauvres.
00:25:24Ne dites pas ça à moi !
00:25:25Ils méritent pas ça quand même, les pauvres.
00:25:27Et les choses...
00:25:28Non mais vous avez le même réflexe,
00:25:30c'est un peu la même chose,
00:25:31c'est-à-dire que d'un côté vous avez les TPE,
00:25:32c'est TPE qui sont le maillage de la vie
00:25:35de l'entreprise...
00:25:37de l'entreprise en France,
00:25:39parce que, ce qui vient d'être dit,
00:25:4194% des entreprises...
00:25:43Et ça change aussi peut-être la perception des Français...
00:25:47Oui mais il y a CPM aussi !
00:25:48la perception des Français sur ce que sont vraiment les entreprises,
00:25:51mais eux ils vivent dedans,
00:25:52donc ils savent que les difficultés,
00:25:54et qu'en effet c'est pas le patron avec le cigare et le haut de forme,
00:25:57qu'on a envie de voir dans les affiches très Troisième République.
00:26:00Mais vous avez ce même réflexe,
00:26:02c'est-à-dire que d'un côté vous avez les Français,
00:26:04ce sont les Français qui épargnent,
00:26:06les Français épargnent,
00:26:07et puis les entreprises n'embauchent plus
00:26:09et font les investissements plus tard.
00:26:11Mais ça c'est pas le signe d'une très bonne santé,
00:26:13ni d'un avenir qui s'écrit en rose.
00:26:15Et la détestation du riche !
00:26:17C'est parce que ça c'est terrible aussi,
00:26:19et en ce moment avec ce qui se joue...
00:26:21Il faut dire que pour l'ensemble de leurs œuvres,
00:26:22ils se sont aussi...
00:26:24Ah mais non mais...
00:26:26La détestation, l'Assemblée nationale en France,
00:26:28veut flinguer les riches.
00:26:30Excusez-moi,
00:26:31dans tous les pays du monde on les admire,
00:26:34nous on veut les foutre dehors,
00:26:35leur piquer leur fric,
00:26:36et dire que c'est épouvantable.
00:26:38Le riche, il commence tout...
00:26:41Concevez, Sophie,
00:26:42que tout n'est jamais parfait,
00:26:45et que pour l'ensemble de leurs œuvres,
00:26:47il y a un certain nombre de grands patrons,
00:26:50de gens qui en effet étaient des super riches,
00:26:53qui ont tenu quelquefois des propos stupides,
00:26:56sur le fait que les Français étaient des flémards,
00:26:58qu'ils devraient faire ci, qu'ils devraient faire ça,
00:27:00qu'à 50 ans on n'a pas ça,
00:27:02c'est qu'on a raté sa vie, etc.
00:27:04C'est pas le sujet.
00:27:05Mais c'est vous qui avez amené le sujet sur les super riches.
00:27:08C'est un peu le sujet.
00:27:09Mais on parle des patrons, on parle des dirigeants.
00:27:11Oui, mais on les assimile, c'est pour ça que je parlais du patron.
00:27:14De moins en moins, Sophie, chez les Français.
00:27:16De moins en moins.
00:27:17Mais on sépare, comme vous l'avez fait,
00:27:19on sépare en France,
00:27:21les grands patrons qu'on n'aime pas,
00:27:23et puis les petits patrons qu'on aime.
00:27:25On a publié une enquête hier,
00:27:27pour le cercle des entrepreneurs engagés d'Hervé Novelli,
00:27:31qui veut peser dans le débat.
00:27:32Le débat, on a posé une question toute simple de confiance
00:27:35à l'égard de toute une série d'acteurs.
00:27:37La cote de confiance des dirigeants de TPE et PME
00:27:41est 50 points supérieurs à celle des élus nationaux.
00:27:4550 points supérieurs, on a changé d'époque de ce point de vue-là.
00:27:48Oui, mais le débat, il est ici.
00:27:50C'est-à-dire qu'on a une défiance envers le politique
00:27:52et le personnel politique,
00:27:53ou la qualité du personnel politique et ce qu'il représente.
00:27:56Et petit à petit, il se fait remplacer par d'autres figures
00:27:58qui peuvent être le chef d'entreprise.
00:28:00On le voit avec le fondateur de Ledger,
00:28:03j'ai oublié son nom,
00:28:04qui veut se présenter à l'élection présidentielle.
00:28:06C'est typiquement le type de personnalité
00:28:08qui peut être un game changer par la suite.
00:28:10Donc il y a un changement dans la perception du politique
00:28:12et la perception même de la figure politique
00:28:14et de comment on doit l'incarner.
00:28:15Et ça peut être l'entrepreneur.
00:28:16Là, vous avez dans votre baromètre
00:28:2054% des patrons de TPE
00:28:23qui souhaiteraient un premier ministre issu des rangs civiles.
00:28:26Oui, oui.
00:28:27C'est dans cette dynamique-là.
00:28:28Mais vous voyez, je pense qu'il ne faut pas prendre ce sondage...
00:28:30Mais ils ont tort d'ailleurs.
00:28:31Mais attendez, Sophie.
00:28:32Souvent, c'est mon métier depuis une trentaine d'années,
00:28:35mais je ne suis pas sondophile.
00:28:37Il ne faut pas prendre la réponse de manière directe.
00:28:43C'est comme lorsque l'on a un quart des jeunes
00:28:45qui sont prêts à mourir pour le climat.
00:28:47Bien sûr, ils ne vont pas passer à l'acte.
00:28:49On espère tous.
00:28:50Mais c'est le reflet pour le climat d'un désarroi
00:28:54et pour cette question,
00:28:55vu que les politiques n'arrivent plus à changer la vie.
00:28:58On est dans un marasme.
00:28:59Il n'y en a pas un qui était chef d'entreprise dans ces politiques.
00:29:02C'est vrai qu'il y a aussi une méconnaissance de l'entreprise.
00:29:04J'ai quelques exemples dont je ne peux pas parler à l'antenne,
00:29:06mais des politiques qui ne connaissent pas ce que c'est qu'une marge brute,
00:29:09un EBITDA,
00:29:10qui ne connaissent pas des choses qui sont de base
00:29:13quand on est salarié et pas seulement cadre supérieur.
00:29:16Et c'est vrai que dire société civile,
00:29:18c'est un imaginaire qui dit
00:29:20bon, la classe politique n'y arrive pas.
00:29:22Cherchons ailleurs.
00:29:23C'est ce qui avait été très profitable au macronisme en 2017
00:29:27où on était dans cet imaginaire qui est
00:29:29plutôt que tous ces politiques qui ont échoué sous Sarkozy ou sous Hollande,
00:29:32mettons une sportive au sport, un médecin à la santé
00:29:35ou un DRH.
00:29:36Ça n'a rien marché.
00:29:37Ça a marché.
00:29:38Ça a été magnifique.
00:29:42Deux secondes.
00:29:43Arnaud Stéphan.
00:29:44La première chose, par expérience,
00:29:46j'ai vu ces patrons qui ont voulu se lancer en politique.
00:29:50Généralement, ça ne marche pas.
00:29:51Du tout.
00:29:52Ça ne marche pas du tout parce qu'ils n'ont pas les bons réflexes.
00:29:54Et deux, vous ne vous inventez pas à politique.
00:29:56C'est pas parce que votre boîte est la championne du monde de la poutrelle métallique
00:30:00que vous allez être un phénix sur le terrain pour faire une élection.
00:30:05C'est pas vrai.
00:30:06Et en plus, vous avez des mauvais réflexes.
00:30:07C'est pas comme ça que ça se passe.
00:30:09Parce que l'union de ce point de vue-là sera un vrai révélateur de ce que vous dites.
00:30:12Et donc, il faut aussi que les gens dans les entreprises ou les patrons
00:30:16qui seraient susceptibles de vouloir faire de la politique
00:30:18commencent par faire comme on fait en entreprise.
00:30:21On apprend le métier.
00:30:22Adhérer à un parti politique.
00:30:23Renseignez-vous.
00:30:24Rentrez.
00:30:25Assister à des réunions.
00:30:26Mais il faut faire ce genre de choses.
00:30:28Et pas arriver en disant
00:30:29Alors attention les gars.
00:30:30Moi, je suis le champion du monde de la poutrelle métallique.
00:30:32Donc tout le monde va se mettre au garde à vous.
00:30:33Je vais vous expliquer comment on va faire.
00:30:35Et la deuxième chose, c'est qu'en France quand même, il faut se dire un truc.
00:30:38que nous avons eu énormément de gens qui sont issus de la fonction publique
00:30:44et qui ont été des hauts fonctionnaires et qu'on a balancés dans les entreprises.
00:30:48Il faut se dire que les gens aujourd'hui, il y a une grande partie,
00:30:51regardez les CV des gens qui dirigent les grands groupes.
00:30:55Voilà.
00:30:56Posez-vous les questions.
00:30:57Donc la désindustrialisation, le management débile en France.
00:31:01Il y a un très bon numéro de l'Express il y a quelques mois
00:31:04sur le management à la française qui est une folie complète dans les entreprises.
00:31:07Tout ça, ça vient aussi de gens qui viennent de l'inspection du trésor
00:31:11et qui avaient des idées parce qu'ils ont fait de l'idéologie dans l'entreprise.
00:31:15Et ça, c'est pas bon non plus.
00:31:17On est de toute façon pas sortis des ronces, voilà, pour rester correct.
00:31:23Ce matin, Olivier Faure, donc ça c'est l'actualité brûlante, qui a déclaré
00:31:29s'il n'y a pas d'évolution d'ici lundi, ce sera terminé.
00:31:33C'est une menace, un ultimatum, un avertissement en tout cas.
00:31:39Qu'est-ce qui sera terminé d'ailleurs ?
00:31:41Il votera, il votera, ils voteront...
00:31:43La censure ?
00:31:44Écoutez-le, écoutez-le.
00:31:45Si dans les toutes prochaines heures, en gros jusqu'à lundi prochain,
00:31:50il n'y avait pas d'évolution sensible sur le texte,
00:31:53il n'y aurait aucune marge de manœuvre accordée sur le PLF et sur le PLFSS,
00:31:57sur le budget de l'État et sur celui de la Sécurité sociale,
00:32:00et donc, en réalité, ce serait terminé.
00:32:03Terminé.
00:32:04Alors terminé, ça veut dire quoi ?
00:32:06Un rêve qui dégage.
00:32:07Alors, il dit, il faut taper sur les gaffes femmes, sur les ultra-riches, sur les super-héritages,
00:32:12il faut faire en sorte qu'on prenne l'argent là où il est disponible.
00:32:15Ce que les plus riches ne paieront pas, ce sera aux Français de le payer,
00:32:18c'est ce qu'a dit Olivier Faure ce matin.
00:32:20Tout le monde n'a pas de la faute de Français, là où il est.
00:32:22Bah oui.
00:32:23Et donc, en gros, il dit, si dans les toutes prochaines heures,
00:32:28en gros, lundi prochain, il n'y a pas d'évolution,
00:32:30en réalité, ce sera terminé.
00:32:32Ça veut dire qu'ils censureront le gouvernement.
00:32:34Est-ce qu'il y a des solutions ?
00:32:36Bah oui.
00:32:37On verra ça, c'est une autre question.
00:32:39Mais ce qui est fascinant dans la réponse d'Olivier Faure,
00:32:41c'est qu'à aucun moment, il pense l'État.
00:32:43Non.
00:32:44C'est pas la question de prélever plus d'impôts.
00:32:46Vous êtes déjà le pays le plus prélevé du monde.
00:32:49Pensez la dépense publique.
00:32:50C'est ici qu'il faut les taper.
00:32:52C'est dans le fonctionnement de l'État, l'efficience de la dépense publique.
00:32:55Il ne le pense même pas.
00:32:56C'est un gros mot de dire ça.
00:32:57De dire qu'on a un problème avec la dépense publique de l'État.
00:33:00Oui.
00:33:02On va continuer sur ce sujet.
00:33:040826 300 300.
00:33:06On vous attend au standard de Sud Radio.
00:33:08A tout de suite.
00:33:09Sud Radio.
00:33:10Sud Radio.
00:33:11Parlons vrai.
00:33:12Sud Radio.
00:33:13Le 10h midi.
00:33:14Mettez-vous d'accord.
00:33:15Valérie Expert.
00:33:16Nous allons parler d'Olivier Faure et de sa déclaration.
00:33:20Si ça continue, j'arrête tout.
00:33:21C'est quoi la phrase ?
00:33:22Si ça continue, il faudra que ça cesse.
00:33:23Oui, c'est ça.
00:33:24C'est un peu ça.
00:33:25Mais juste un message qu'on a reçu à propos du permis de conduire et que je trouve très intéressant.
00:33:31Je suis une personne handicapée, nous dit cette Aude Chantal.
00:33:35Depuis mes 50 ans, je vois régulièrement le médecin agréé rattaché à la préfecture pour valider mon permis de conduire.
00:33:43Cette visite médicale est à mes frais.
00:33:4533 euros.
00:33:46Par contre, au fil des années, j'ai constaté qu'il y a de moins en moins de médecins agréés.
00:33:50Merci Chantal de ce message.
00:33:52Parce que ça montre bien qu'on va mettre en place aussi peut-être une usine à gaz avec des médecins qui ne seront pas...
00:33:57C'est de grande chance.
00:33:58Oui, c'est ça.
00:33:59Des spécialistes des usines à gaz en France.
00:34:00Qui ne seront pas en mesure.
00:34:02Et puis on ne sait pas si ces visites seront remboursées.
00:34:05Donc je trouve que c'était assez...
00:34:08Parce qu'il y a toujours l'idée et puis la réalisation de la dite idée.
00:34:11Absolument.
00:34:12C'est très mauvais en France.
00:34:13Absolument.
00:34:14Donc Olivier Faure, si ça continue, on arrête tout.
00:34:18Vous pensez qu'il y a eu Frédéric Dhabi sur cette...
00:34:21Enfin, ils se sont fait avoir, c'est ce que disait Arnaud.
00:34:24Il est un peu tôt pour le dire.
00:34:27En tout cas, du côté des sympathisants de gauche, il y a eu un satisfait site majoritaire,
00:34:32y compris de deux sympathisants des défis ou des électeurs de Jean-Luc Mélenchon,
00:34:35sur le fait que le PS soit parvenu à faire suspendre cette réforme des retraites.
00:34:42Alors, suspendre, décaler.
00:34:44Il y a des questions de mots et les mots ça compte énormément.
00:34:47Ça compte énormément.
00:34:48Mais on va dire, pour l'instant, suspendre.
00:34:50Maintenant, c'est vrai que le PS, sous la pression de ses alliés,
00:34:54ne peut entrer que dans une logique peut-être de surenchère par rapport à ce budget.
00:35:00Parce que là, on n'est que sur des taxes.
00:35:02On taxe les tickets restaurants, on taxe les vapoteuses, on taxe les retraités.
00:35:06Les 8%, tout à fait.
00:35:07Il y a quand même une sorte de...
00:35:10C'est vrai que là, on est...
00:35:12Les mutuelles qui vont augmenter.
00:35:13Les mutuelles, oui, c'est ça.
00:35:14Les mutuelles.
00:35:15C'est vrai que là, on est en décalage avec ce qu'attendent beaucoup de Français,
00:35:19qui est des taxes, pourquoi pas, mais surtout que l'État fasse un effort en premier,
00:35:24qui est une réduction de la dépense publique.
00:35:26Alors, Marine Le Pen a fait une liste, vous l'avez vu ?
00:35:27Oui, tout à fait.
00:35:28Et alors ?
00:35:29Non, il y a eu pas mal d'imprécisions sur les montants.
00:35:34Mais en tout cas, c'est intéressant parce que...
00:35:36C'est la salle qui fait une liste.
00:35:37Voilà.
00:35:38Au-delà de ce qu'on peut penser de ce contre-budget du Rassemblement National,
00:35:41puisque jamais, la stratégie est plutôt intéressante et pertinente pour les Rennes,
00:35:46qui, plus que jamais, veut se placer comme une alternative.
00:35:48Ceux qui n'ont jamais été essayés.
00:35:50Donc, ça passe par un château-cabinette et ça passe...
00:35:53Un château-cabinette, c'est un gouvernement fantôme.
00:35:56Ils n'ont pas désigné, mais on voit qu'il y a des personnes qui émergent comme speakers...
00:36:01Ça ne devrait pas que ce soit le fantôme du cabinet, surtout.
00:36:04Voilà, exactement.
00:36:05Mais pour l'instant, c'est des questions qui se posent sur la crédibilité du Rennes.
00:36:08Et donc, cette idée de l'alternative passe aussi par des propositions budgétaires,
00:36:11même si elles ont été fortement critiquées par beaucoup d'observateurs.
00:36:15Non, mais tous les partis ont proposé des contre-budgets.
00:36:18Des contre-budgets, oui, mais les dépenses de l'État, je n'ai rien vu.
00:36:21Non, c'est vrai.
00:36:22Il y a quelque chose que je voudrais répéter, c'est pas parce...
00:36:25Pardon ?
00:36:26Oui, je parlerai après.
00:36:27Oui, allez-y.
00:36:28Il y a quand même quelque chose d'intéressant,
00:36:31c'est qu'il y a deux choses qui, moi, me passionnent en ce moment,
00:36:33dans cette séquence très courte qui vient de s'ouvrir.
00:36:36On verra si elle perdure, d'ailleurs.
00:36:38Un, c'est qu'on peut se demander quand même si le Parti Socialiste,
00:36:43tout d'un coup, ne monte pas dans les aigus
00:36:48parce qu'on vient de toucher aux mutuelles.
00:36:51La mutuelle, c'est le champ de compétence du Parti Socialiste.
00:36:57Ce sont leurs amis, ils y ont travaillé.
00:36:58Monsieur Ferrand, salut !
00:37:00Il est plus socialiste depuis longtemps.
00:37:03Oui, mais en revanche, il a été mutualiste longtemps.
00:37:05Quand il était socialiste.
00:37:07Et donc, c'est vraiment leur zone de confort.
00:37:10Et tout d'un coup, on commence à toucher aux mutuelles.
00:37:13Je pense que ça a touché.
00:37:15Ça a un peu titillé le Parti Socialiste.
00:37:17La deuxième, du point de vue de la communication,
00:37:20ce qui est intéressant, c'est la Trumpisation du temps politique.
00:37:24C'est-à-dire que dorénavant, on donne 48 heures à tout le monde.
00:37:27C'est Donald Trump qui avait lancé ça.
00:37:29Je vous donne 48 heures pour me donner une réponse.
00:37:31Mais avant, on mettait trois ans !
00:37:32Et maintenant, le politique français t'a été dit, ah génial !
00:37:34Alors maintenant, on peut dire n'importe quoi sur le temps
00:37:36et en même temps, on crée une urgence.
00:37:38Donc, c'est moi qui reprend la maîtrise du temps.
00:37:42C'est pas que le président qui est le maître des horloges.
00:37:44C'est moi qui suis le maître du chronomètre.
00:37:46Donc, je crée des urgences pour Frédéric Dhabi.
00:37:51Ce que dit Arnaud est tout à fait intéressant.
00:37:54Il y avait eu un livre, un essai de Gilles Finkelstein
00:37:56qui s'appelait La dictature de l'urgence
00:37:58sur ce temps national accéléré.
00:38:01Ça passe par des remaniements annoncés un dimanche soir.
00:38:04Ça passe par cette accélération.
00:38:06Et c'est un point de distraction très fort avec l'échelon local.
00:38:10Ce qu'apprécient également les Français à l'égard de l'action municipale,
00:38:13c'est qu'on est malgré tout sur un temps long.
00:38:15Alors, bien sûr, ça grogne à Bordeaux, Clermont-Ferrand ou ailleurs
00:38:18quand il y a des travaux, voire beaucoup de travaux.
00:38:20Mais à l'échelle locale, les maires arrivent, pour la plupart,
00:38:23à montrer une finalité, un cap, et à montrer qu'ils font des efforts,
00:38:27les premiers, en informant, en présentant des budgets à l'équilibre.
00:38:31Vous savez très bien, nos auditeurs savent qu'un budget insincère,
00:38:34ce n'est pas possible à l'échelle d'une collectivité territoriale.
00:38:37Et plus que jamais, vous citiez notre livre tout à l'heure avec Brice Socol,
00:38:40que l'échelon municipal devient l'échelon de référence
00:38:43et de contraste total avec l'échelon national
00:38:46puisque eux, les maires, sont sur le terrain,
00:38:48eux sont dans l'écoute et pas dans l'autodialogue
00:38:52que l'on voit à l'échelle nationale
00:38:54parce que, franchement, les mécano-budgétaires,
00:38:56les majorités à construire, les séances de commissions,
00:39:01mais n'intéressent pas, on ne parle pas aux Français dans ce cadre-là.
00:39:05Donc, plus que jamais, l'échelon municipal
00:39:07devient l'échelon pilier de la Vème République.
00:39:09Oui.
00:39:10Sophie, vous l'avez évoqué ?
00:39:12Un petit mot, parce qu'on parlait des dépenses,
00:39:14des programmes, des contre-programmes du RN,
00:39:17avec toujours cette espèce de darlésienne
00:39:20qui est l'union des droites.
00:39:22Mais les chefs d'entreprise, là,
00:39:24et j'ai écrit un papier qu'on trouve sur le JDD,
00:39:27sur le site du JDD hier,
00:39:29et il faut absolument, quand on parle de droite,
00:39:33qu'on s'entende sur un socle commun vis-à-vis des entreprises.
00:39:37C'est-à-dire qu'on est d'accord économiquement sur quels principes.
00:39:41Ils ne sont pas d'accord.
00:39:42Le LR et le RN n'ont rien à voir.
00:39:44Arrêtez de parler d'extrême droite.
00:39:45Il n'y a pas d'élargissement.
00:39:46Ils ne sont ni extrêmes ni à droite.
00:39:47Il faut oublier.
00:39:49Parce que ce qui est important dans ce qu'on parle
00:39:52d'élargissement des droites,
00:39:53ça veut dire qu'il y ait quelque chose de commun
00:39:55sur le plan de l'économie et de l'entreprise.
00:39:57Il faut absolument le faire.
00:39:59Et ça, ils sont incapables de dire
00:40:02« Bon ben voilà, liberté de manager sa boîte,
00:40:04arrêter de taxer... »
00:40:07Je ne suis pas d'accord, Sophie,
00:40:08pour avoir connu un peu ce milieu,
00:40:12ayant été chez les Républicains
00:40:15il y a très longtemps, il y a plus de 20 ans.
00:40:18C'était l'UMP, exactement.
00:40:20C'était l'UMP, quand même.
00:40:21L'UMP.
00:40:22Et avoir bien connu la famille nationale, comme on dit.
00:40:25Il y a quand même une séparation très importante.
00:40:28Les ouvriers, les employés,
00:40:31les patrons de très petites entreprises,
00:40:34c'est un sujet que connaît bien le Rassemblement national.
00:40:37Et pendant très longtemps, on oublie,
00:40:39mais quand c'était le Front National,
00:40:41à l'époque de Jean-Marie Le Pen,
00:40:43vous aviez quand même un programme
00:40:45sur, par exemple, la suppression de l'impôt sur le revenu.
00:40:47Mais on a oublié que Ronald Reagan était le modèle.
00:40:52Ronald Reagan français.
00:40:54Gouverneur de Californie.
00:40:56Il était le Reagan français,
00:40:57puis après il a été le Thatcher français.
00:40:59Et c'est un milieu qu'ils connaissent pas mal.
00:41:03LR, pour les avoir pratiqués,
00:41:05c'est que vous avez aussi un substrat social et sociologique
00:41:10qui fait que, encore une fois,
00:41:12on n'est pas sur la même échelle.
00:41:13C'est-à-dire que les gens de LR sont plutôt fascinés
00:41:16justement par les grands groupes,
00:41:17parce que culture d'école de commerce,
00:41:19parce que culture de cette culture érectée du libéralisme
00:41:23des affiches années 86.
00:41:25La droite revient, la crainte en l'air.
00:41:27Et ils se sont convertis complètement dans un libéralisme forcené.
00:41:31Ce qui n'était pas la culture du RPR.
00:41:33On se souvient que Jacques Chirac avait dit,
00:41:36quand il avait fondé le RPR,
00:41:38qu'il voulait en faire un travaillisme à la française.
00:41:40Bien sûr.
00:41:41Et si un libéral, c'est David Disnard.
00:41:43D'accord.
00:41:44Il va être content.
00:41:45Mais il a raison, peut-être sûrement.
00:41:46Mais en l'occurrence,
00:41:48vous avez cette différence d'échelle
00:41:50qui fait que, comme pour la physique quantique
00:41:53ou pour la relativité générale,
00:41:55l'un ne fonctionne pas avec l'autre
00:41:57et l'autre ne fonctionne pas avec l'un.
00:41:58Et que donc, une union des droites
00:42:00avec des gens qui ne se comprennent pas,
00:42:01qui ne parlent pas de la même échelle,
00:42:03qui ne jouent pas le monde de la même manière,
00:42:05ça va être extrêmement...
00:42:07Mais l'union des droites, c'est une chimère...
00:42:08Oui, c'est une chimère.
00:42:10Oui, mais ce n'est pas possible.
00:42:11L'union des droites, idéologiquement,
00:42:12elle ne se fera pas.
00:42:13Déjà, si on prend historiquement
00:42:14les familles idéologiques à droite,
00:42:15vous avez les bonapartistes,
00:42:16vous avez les légitimistes,
00:42:17vous avez les agraristes,
00:42:18vous avez les conservateurs.
00:42:19Les horribles orléanistes.
00:42:21Voilà.
00:42:22Vous avez des familles politiques
00:42:23qui sont éclatées dans deux parties.
00:42:24Pour réunir ces personnes-là sur des questions,
00:42:26par exemple sur la question de l'économie,
00:42:27ça va être très compliqué,
00:42:28ils n'ont pas du tout la même optique.
00:42:30L'union des droites, c'est vraiment...
00:42:32Alors, juste un truc, c'est que,
00:42:35sur un certain nombre de territoires,
00:42:39et donc beaucoup de territoires,
00:42:41aujourd'hui pour LR,
00:42:42qui est devenu un parti résiduel,
00:42:44sociologiquement,
00:42:45il n'y a quasiment pas de différence
00:42:46entre les électeurs de LR
00:42:47et les électeurs du rassemblement national.
00:42:49Frédéric.
00:42:50C'est surtout sur l'âge.
00:42:51Frédéric.
00:42:52On a publié deux enquêtes récemment.
00:42:54Notre enquête,
00:42:55IFOP Féduciale,
00:42:56pour Sud Radio,
00:42:57était l'intention de votre législative,
00:42:58où on avait 41% des électeurs LR
00:43:00qui voulaient,
00:43:01dans le cas d'une dissolution,
00:43:02des candidatures uniques,
00:43:03ça veut dire quelque chose,
00:43:04RN reconquête LR,
00:43:06et l'enquête pour Valores Actuelles,
00:43:08où on voyait que l'on des droites
00:43:09était quand même plébiscité,
00:43:11et jusqu'à maintenant,
00:43:13c'était le cas des électeurs RN
00:43:14et ceux de Reconquête,
00:43:16et c'était un 50-50 du côté de LR,
00:43:18parce qu'une partie de LR regardait le macronisme.
00:43:22On a plusieurs fois sur cette antenne,
00:43:23on m'a entendu parler de Sainte Alliance,
00:43:25LR, LREM,
00:43:26pendant le premier mandat d'Emmanuel Macron,
00:43:28sur la réforme des retraites 2019,
00:43:30sur la réforme de SNCF,
00:43:31sur la réforme de structures,
00:43:33etc.
00:43:36Maintenant, c'est vrai que l'affaiblissement de LR,
00:43:39on change de rapport de force,
00:43:40combien de divisions,
00:43:41comme disait l'autre,
00:43:42par rapport au Vatican,
00:43:43et c'est vrai qu'il y a d'une part des sujets
00:43:46sur lesquels l'électorat LR et l'électorat RN
00:43:50sont en fusion,
00:43:52et ça date même du RPR,
00:43:54c'est pas l'immigration,
00:43:55insécurité,
00:43:56identité...
00:43:57Par contre, sur la question économique,
00:44:00il restait...
00:44:01Quand même des divergences...
00:44:02Oui, des divergences,
00:44:03mais c'est une question de rapport de force.
00:44:06Quand on a Marine Le Pen à 23 la présidentielle,
00:44:08et Valérie Pécresse à 4,5,
00:44:10c'est-à-dire 6 fois moins,
00:44:11ça change le rapport de force.
00:44:13Et l'électeur LR ne veut peut-être gagner.
00:44:16Des auditeurs réagissent,
00:44:18des auditrices,
00:44:19ce sont les retraités qui vont être le plus pénalisés
00:44:21par ce budget.
00:44:22Marine nous dit c'est dingue,
00:44:24il n'en revient pas à l'idée
00:44:25de baisser les salaires des hauts fonctionnaires,
00:44:27des ministres, des secrétaires d'Etat,
00:44:29d'arrêter le gaspillage...
00:44:30Oui, mais c'est des...
00:44:32Enfin voilà, on a l'impression aujourd'hui
00:44:34qu'effectivement,
00:44:35on n'est que dans la taxation.
00:44:37Et Swazic qui nous laisse un long message
00:44:39qui dit,
00:44:40il faut maintenant faire des appels d'offres
00:44:42pour choisir les entreprises privées
00:44:44les moins disantes par souci d'économie.
00:44:47C'est ainsi que nos ateliers textiles fermes
00:44:49tous les uns après les uns après les autres.
00:44:50Les uniformes militaires ou policiers
00:44:52sont fabriqués à Madagascar
00:44:54avec une qualité très médiocre.
00:44:56Les décisions à prendre
00:44:57demandent aussi plus de temps
00:44:58car il faut des réunions de décideurs, etc.
00:45:00Sur l'affaire des uniformes
00:45:02de l'armée française fabriqués à Madagascar,
00:45:03je connais l'histoire.
00:45:04On ne va pas citer de nom,
00:45:06mais vous allez comprendre tout de suite.
00:45:07Il y avait un ministre de la Défense
00:45:09à l'époque au moment de l'appel d'offres
00:45:13qui était originaire d'une région de France
00:45:15plutôt à l'ouest.
00:45:16et il avait fait gagner entre une PME
00:45:20qui n'était pas capable de fournir le matériel nécessaire
00:45:23qu'en revanche, face à des grands groupes
00:45:25qui étaient installés plutôt dans le Nord et dans l'Est
00:45:27avec une grosse expérience textile.
00:45:28Il avait décidé de faire gagner
00:45:30curieusement cette entreprise.
00:45:32Évidemment, l'autre s'est allé en justice
00:45:35et finalement on a annulé carrément l'appel d'offres
00:45:38et donc on a renvoyé nos tissus se faire à Madagascar.
00:45:41Donc ça aurait pu être changé il y a plus de 10 ans.
00:45:44Ça n'a pas été parce qu'il fallait favoriser
00:45:46le tissu économique de la région de l'Ouest
00:45:48de ce ministre de la Défense.
00:45:50Allez, on se retrouve dans un instant avec vous
00:45:52après le rappel des titres.
00:45:54Sud Radio, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:45:58Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:46:05Et nous sommes avec vous pour commenter l'actualité
00:46:08et puis de façon un peu plus légère,
00:46:11parler d'autres sujets avec vous
00:46:14qui ont retenu votre attention.
00:46:16Celle de nos débatteurs.
00:46:17Arnaud Stéphan, fondateur de l'agence La Note de Com.
00:46:20Mehdi Raich, analyste politique.
00:46:22Frédéric Dhabi, directeur général de l'IFOP.
00:46:24Et vous allez publier dans quelques jours,
00:46:26c'est le 7 novembre,
00:46:28L'Écharpe et les Tempêtes face au maire,
00:46:31la défiance inattendue qui va apparaître aux éditions de l'Aube.
00:46:35Sophie de Menton, chef d'entreprise,
00:46:38présidente du mouvement éthique.
00:46:39Et vous avez publié
00:46:40Réussir, c'est possible aux éditions Fayard.
00:46:43Alors, petit tour de table un peu plus léger
00:46:45en ce vendredi avec votre coup de cœur, Sophie.
00:46:48Oui, mon coup de cœur.
00:46:50Vous avez eu envie de faire un pas de côté.
00:46:52J'avais contribué.
00:46:53D'abord, j'avais écrit le guide des croqueurs de chocolat.
00:46:55C'est une grande passion.
00:46:56Oui.
00:46:57Et Sylvie Douce a fondé après le Salon du Chocolat.
00:46:59Et ce Salon du Chocolat est devenu incroyable,
00:47:03puisqu'il existe au Japon, etc.
00:47:05C'est bientôt.
00:47:06Et c'est magnifique,
00:47:09parce qu'on est sans arrêt en train de développer des parfums.
00:47:14C'est des vrais aficionados.
00:47:16J'espère que ceux qui aiment le chocolat me comprendront.
00:47:18Le vrai chocolat, c'est-à-dire le chocolat amer.
00:47:20Et cette année, il s'est doublé des pâtisseries au chocolat.
00:47:23Le Salon.
00:47:24Et donc, même il y a des gens qui viennent de partout en France.
00:47:27Et j'ai un vrai coup de cœur pour le Salon du Chocolat.
00:47:30Sauf qu'il y a une petite inquiétude,
00:47:31je ne sais pas si vous pouvez me renseigner,
00:47:33mais il paraîtrait qu'il y aurait des substances dangereuses
00:47:36dans les sèvres de cacao.
00:47:41Le cacao.
00:47:42Le cacao.
00:47:43Mais dès qu'il y a quelque chose de bien,
00:47:44on vous explique qu'il y a un truc dangereux derrière.
00:47:45Oui, je pense qu'il faut en manger 3 kilos par jour.
00:47:48Oui, probablement.
00:47:49Mais ce n'est pas loin de ce que je mangeais.
00:47:51Ah bon, à ce point-là ?
00:47:52Non, non, je plaisante.
00:47:53Chocolat noir, vous ?
00:47:54Ah oui.
00:47:55Praliné ?
00:47:56Non.
00:47:57Vraiment noir.
00:47:58Vraiment la tablette de chocolat.
00:47:59Avec de la ganache.
00:48:00Oui, avec de la ganache quand même.
00:48:01Quand on peut, etc.
00:48:02Et c'est quelque chose de merveilleux.
00:48:04Vous n'avez pas un sondage Frédéric ?
00:48:06Non, mais...
00:48:07Mais je sais que vous aussi, vous êtes sucré.
00:48:09Un petit peu.
00:48:10Un petit peu sucré.
00:48:11Bon, le Salon du Chocolat qui commence,
00:48:13vous avez les dates ?
00:48:14Prochainement.
00:48:15Prochainement.
00:48:16Exactement.
00:48:17Donc...
00:48:18Mais effectivement, c'est...
00:48:19Très prochainement.
00:48:20Mais les prix ont beaucoup augmenté.
00:48:21Oui.
00:48:22Cacao ont beaucoup augmenté.
00:48:2429 octobre au 2 novembre.
00:48:26C'est presque devenu un produit de luxe, le chocolat.
00:48:28Oui.
00:48:29Alors, avec vous, on reste dans la fantaisie.
00:48:31On n'en mange pas mes kilos quand même.
00:48:32Mais dit, on est...
00:48:33Kermit la grenouille.
00:48:34Oui, Kermit la grenouille.
00:48:35Oui, Kermit la grenouille.
00:48:36Donc, Kermit la grenouille.
00:48:37Mesdames et messieurs, Charles Aznavut !
00:48:39Bravo !
00:48:40Alors, c'est très pointu, aujourd'hui.
00:48:42Ah oui, Kermit la grenouille.
00:48:43Oui, Kermit la grenouille.
00:48:44C'est vraiment...
00:48:45C'est le produit.
00:48:46Non, mais là, c'était pour pointer cette magnifique oeuvre
00:48:50qui trône sur la place Vendôme de Kermit la grenouille.
00:48:52Ah !
00:48:53C'est mieux que le sapin.
00:48:54Ah !
00:48:55Je sens que je vais être d'accord.
00:48:56C'était un plug.
00:48:57C'était pas un sapin, c'était un énorme plug.
00:48:59Oui, oui.
00:49:00Donc, on reste dans cette thématique-là.
00:49:01Donc, à titre personnel, moi, ça me fait bien rire.
00:49:03En vrai, je trouve ça plutôt drôle.
00:49:04Non.
00:49:05C'est une oeuvre temporaire, mais...
00:49:06C'est encore heureux.
00:49:07Oui, mais c'est...
00:49:08Je trouve ça plutôt drôle.
00:49:09Donc, c'est une espèce d'immense grenouille.
00:49:12Il a pris un coup de mou, parce que cette nuit, il a pris un petit coup de mou.
00:49:14Oui, il a été victime de la tempête.
00:49:16De la tempête Benjamin.
00:49:17Donc, on verra s'il tiendra.
00:49:18C'est pour quatre jours, il me semble.
00:49:19C'est du 22 au 26 octobre.
00:49:21Voilà.
00:49:22Donc, c'était...
00:49:23C'est assez drôle.
00:49:24C'est assez drôle, parce qu'on s'est retrouvés à perdre nos bijoux de famille avec le Louvre.
00:49:30Et là, on se retrouve avec cette énorme grenouille gonflable place Vendôme.
00:49:35Ça fait parler les gens.
00:49:37C'est assez drôle, je trouve.
00:49:38Bon, à titre personnel, je trouve ça très moche.
00:49:41C'est objectivement très moche.
00:49:42Mais le sujet est drôle, je trouve.
00:49:44Moi, je veux être positif.
00:49:47C'est très nostalgique, comme l'a très bien imité Arnaud Stéphane Kervit Lagrenouille.
00:49:52C'était le présentateur, le monsieur loyal du Muppet Show, avec sa complice Peggy Lacochonne.
00:49:58Et de manière plus politique, rappelez-vous, pour nos auditeurs plus âgés que la moyenne, si je puis dire,
00:50:06qu'il y avait le Bebet Show, une parodie politique du Muppet Show,
00:50:11que faisaient Stéphane Collaro et Jean Roucas sur TF1, avec des succès d'audience absolument monstrueux.
00:50:18C'était avant l'émergence des Guignols.
00:50:21Et François Mitterrand, qui se faisait appeler Dieu, était représenté sous les traits de Kermit Lagrenouille.
00:50:27Et on l'appelait Kermit Terrand.
00:50:29Et Georges Marchais, c'était Marchi Lacochonne et Pen Cassine.
00:50:33C'est marrant que vous le reteniez.
00:50:35Il y avait Jacques Langue, c'était Langue de Chef.
00:50:37Il y avait Black Jack pour Jacques Chien.
00:50:39C'était quelque chose d'extrêmement drôle.
00:50:41C'était un humour chansonnier, beaucoup moins incisif que les Guignols.
00:50:45Et c'est vrai que ce succès du Muppet Show a été alimenté aussi par cette parodie politique
00:50:52qui faisait vraiment, mais ça faisait 10 à 12 millions de spectateurs.
00:50:55C'est une autre époque de la télévision.
00:50:57Et c'est vrai que beaucoup, c'est drôle.
00:50:58Plazando vient le ministère de la Justice, pas seulement des bijouteries.
00:51:02Et tout le monde veut être Dieu.
00:51:04Et c'était donc Kermit Terrand.
00:51:06C'est très drôle.
00:51:07Mais où est l'art dans tout ça ?
00:51:10Il y en a pas.
00:51:11C'est de l'art ou du cochon, comme vous voulez.
00:51:13Mais c'est très drôle.
00:51:14C'est un happening quand même.
00:51:15C'est sympathique.
00:51:16C'est le mieux pour ceux qui l'ont pas vu, parce que c'est pas sérieux.
00:51:19C'est la marionnette, c'est ça ?
00:51:20Oui, c'est Kermit.
00:51:21Alors, il est dans une position un peu suggestive.
00:51:23Je décrirais...
00:51:24Kermit, c'est quoi ?
00:51:25Kermit, c'était la grenouille.
00:51:26La grenouille.
00:51:27Mais elle ressemble à quoi ?
00:51:28C'est une grenouille.
00:51:29C'est une grosse grenouille verte.
00:51:31Une vraie grenouille.
00:51:32Oui, la position est un peu particulière.
00:51:34J'aurais du mal à l'écrire.
00:51:35Il est un peu à quatre pattes.
00:51:36Voilà.
00:51:37Il montre ses fesses.
00:51:38Voilà.
00:51:39Un orifice.
00:51:40Voilà.
00:51:41Un orifice.
00:51:42C'est une grenouille gonflable, géante de 20 mètres, signée à l'exte d'Accorte.
00:51:48Donc, je ne suis pas sûre qu'il ait vu le bébé de Chaud.
00:51:50Donc, nous, ça nous rappelle ça.
00:51:51Il avait vu le bébé de Chaud.
00:51:52Mais...
00:51:53Comment il est arrivé là, ce mec ?
00:51:54Il faut un lobbying d'enfer, quand même.
00:51:56Ça me rappelle toujours le sketch des Inconnus avec ce...
00:51:59Cet artiste qui est doublement...
00:52:02Qui est doublement réfugié politique,
00:52:05parce qu'il est d'un côté chinois et de l'autre côté roumain.
00:52:08Oui, c'est ça.
00:52:10Il y a aussi le record d'une vente qui a été fait pour un tableau entièrement bleu.
00:52:14Mais alors...
00:52:15Oui, il y a celui-là.
00:52:17Il y en a récemment.
00:52:18C'est sublime.
00:52:19C'est un monochrome.
00:52:20Un monochrome.
00:52:21Alors, en fait, ce n'est pas du tout kermite.
00:52:22Il veut rendre hommage à un incident qui a eu lieu à la parade de Thanksgiving en 91.
00:52:31C'est l'explication...
00:52:32En Etats-Unis ?
00:52:33Ben oui, oui, c'est...
00:52:34Là, on est un peu perdu.
00:52:35C'est kermite la grenouille, le personnage.
00:52:36C'est sûr et certain que c'est kermite la grenouille.
00:52:39Mais c'est peut-être un hommage à une...
00:52:42Donc, si c'est Thanksgiving, c'est la parade,
00:52:44il y a dû avoir...
00:52:45Une dame ?
00:52:46Elle a dû tomber sur la foule ou quelque chose comme ça ?
00:52:48Je ne sais pas.
00:52:49Je vais essayer de comprendre...
00:52:52Et bien sûr, c'est kermite.
00:52:54Oui, la poupée gonflable, je ne sais pas comment l'appeler.
00:52:57C'est kermite la grenouille.
00:52:58Ça, c'est obligatoire.
00:52:59Ça, c'est sûr et certain.
00:53:00Ça, c'est sûr et certain.
00:53:01C'est kermite la grenouille.
00:53:02Alors, parlez-nous d'art, vous aussi, mon cher Arnaud.
00:53:04Oui, alors, c'est un...
00:53:06D'art, oui, oui, puisqu'il est question d'Albi.
00:53:09On a vu qu'Albi avait été classée comme la cinquième ville absolument à visiter en Europe par le classement Forbes.
00:53:16Et ça me touche parce que c'est une ville que j'ai connue il y a bien longtemps, pour des raisons rugbystiques.
00:53:23Et il se trouve que j'avais découvert cette ville que je ne connaissais absolument pas.
00:53:26Et j'avais découvert le pont sur le Tarn.
00:53:28J'avais découvert cette cathédrale invraisemblable.
00:53:31Et je pense que ça joue beaucoup aussi pour Forbes, peut-être, pour amener les gens à visiter cette ville.
00:53:37On a une cathédrale absolument magnifique et qui a plusieurs particularités.
00:53:41Et notamment d'être entièrement peinte à l'intérieur.
00:53:43Et c'est vraiment sublime. Et notamment une fresque gigantesque qui s'appelle Le Jugement Dernier.
00:53:47Qui est très inquiétante mais qui est magnifique.
00:53:49C'est vraiment quelque chose à voir.
00:53:51Le pont sur le Tarn, le Tarn qui traverse la ville.
00:53:53Et puis aussi, c'est une ville qui avait été très riche parce qu'elle avait les coloristes qui étaient là-bas.
00:54:00Et donc, les gens avaient été travaillés en Italie.
00:54:03Et ils avaient ramené de l'architecture d'Italie.
00:54:06Et vous avez énormément d'hôtels particuliers hérités de ces familles de coloristes.
00:54:10Parce que le nombre de villes abîmées, ça n'a pas été abîmé du tout.
00:54:13Non, ça a été très très bien entretenu.
00:54:15Et puis en plus, si vous aimez le rugby, on est sur Sud Radio.
00:54:18Vous avez l'avantage à Albi d'avoir deux clubs, un à 13 et un à 15.
00:54:22Et on salue les tigres à 13 d'Albi.
00:54:25Et puis, peut-être aussi un coucou à un ancien garçon qui a travaillé sur cette antenne ici.
00:54:30Qui s'appelait Esteban Rana, qui est d'Albi.
00:54:32On le salue également.
00:54:33On le salue s'il nous écoute.
00:54:35Alors, visiblement, en 91, il y a eu une grande parade.
00:54:38La parade de Macy's.
00:54:39Très connue et très réputée.
00:54:41Macy's, le grand magasin.
00:54:42Le plus grand magasin.
00:54:43Et donc, il y a eu des fortes rafales de vent qui ont projeté le ballon de Sonic The Hedgehog contre un lampadaire.
00:54:51Et le lampadaire a endommagé le ballon.
00:54:53Et il y a eu des blessés.
00:54:55Et donc, Kermit.
00:54:57Effectivement, c'est bien Kermit.
00:54:58A été bringballé par le vent.
00:55:00Et donc, c'est un hommage.
00:55:02Un hommage, c'est ça.
00:55:03Voilà, l'inspiration.
00:55:04C'est la référence de la référence.
00:55:05Allez voir où se niche.
00:55:07C'est une idée d'Anne Hidalgo ?
00:55:09Pardon ?
00:55:10Non, non.
00:55:11Je crois que personne n'a la référence de cet incident.
00:55:14Ouais, ouais.
00:55:15Une façon de rendre hommage à la chaîne publique américaine PBS.
00:55:18Voilà, bon.
00:55:19Chacun trouve son inspiration où il peut.
00:55:22On a fait le tour de vos coups de cœur et vos coups de gueule.
00:55:26On va se retrouver dans un instant.
00:55:27Peut-être commenter, même si on l'évoquait hier,
00:55:30la difficulté d'écouter le compte-rendu d'audience du meurtre de la petite Lola.
00:55:36Et il y a eu le réquisitoire qui réclame 30 ans de prison.
00:55:40Enfin, la perpétuité incompressible.
00:55:42À tout de suite.
00:55:43Sud Radio.
00:55:44Mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:55:47Sud Radio.
00:55:48Parlons.
00:55:49Le 10h midi.
00:55:50Mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:55:53On est avec vous jusqu'à 11h30.
00:55:55À 11h30, dans l'émission Média, nous recevrons le patron du RAID,
00:55:58qui est assez rare dans les médias,
00:56:01et la réalisatrice d'une série de documents très puissants,
00:56:08très bien réalisés, qui débute ce soir sur Canal+.
00:56:12Donc, chef du RAID sera avec nous sur Sud Radio à 11h30.
00:56:16Oui, on vient d'apprendre les réquisitions du procureur
00:56:23en ce qui concerne la meurtrière de la petite Lola,
00:56:27donc la perpétuité incompressible et requise
00:56:30du fait de l'extrême dangerosité de l'accusé,
00:56:33de l'extrême gravité des crimes commis.
00:56:36C'est ce qu'avait demandé la mère de cette petite fille martyrisée, assassinée.
00:56:41On a du mal, enfin tous autant qu'on est, à écouter cette histoire.
00:56:46C'est insoutenable.
00:56:47Sophie, vous disiez pendant la pub, effectivement,
00:56:49on s'étonne même qu'elle puisse comparaître,
00:56:52qu'on dise qu'elle est psychologiquement,
00:56:54quand on voit l'horreur de ce qu'elle a pu faire.
00:56:56Oui, elle est psychologiquement, enfin, forcément un monstre,
00:56:59mais elle a vu une psychiatre très spécialisée
00:57:03qui était étonnée de voir à quel point elle était normale, entre guillemets.
00:57:07C'est-à-dire qu'elle avait un comportement, aucun regret, quoi que ce soit,
00:57:10capable de décrire tout ça froidement,
00:57:12et un comportement parfaitement normal.
00:57:15Oui, oui, c'est...
00:57:17Puisque je l'avais violée, je pouvais la tuer.
00:57:19Oui.
00:57:22Non mais on est dans l'abomination la plus totale.
00:57:24Non mais bien sûr ça...
00:57:25Vas-y Frédéric.
00:57:26Non mais je ne vais pas dire des choses intéressantes,
00:57:28je vais faire un petit pas de côté,
00:57:29parce qu'effectivement, parler de cette affaire, c'est une horreur.
00:57:33Je dirais quand même, pour faire vraiment un pas de côté,
00:57:35que quand on interroge les Français sur les actes d'insécurité,
00:57:39de violences qui les ont marquées.
00:57:41Bien sûr, ils citent l'affaire Philippines, l'affaire Lola,
00:57:45Thomas de Crépaule, etc.
00:57:47Mais les Français citent d'abord fortement des cas
00:57:51où les victimes sont des personnes qui ont une part réelle
00:57:56ou symbolique d'autorité de l'Etat.
00:57:58des enseignants, vous voyez à qui je fais référence,
00:58:02des policiers, un pompier qui ne peut pas rentrer dans une cité,
00:58:06un médecin, un maire.
00:58:08Il faut oublier le meurtre du maire de Signe en 2020,
00:58:14l'agression terrible qu'a connu un maire dans l'Isère cet été,
00:58:18parce que pour les Français, l'insécurité,
00:58:20c'est d'abord une perte de contrôle de l'Etat.
00:58:22Et je rappellerai que dans quelques mois,
00:58:24on oublie ça, il y a des élections municipales,
00:58:26sachant qu'autour de cette table,
00:58:28personne n'est sûr que le prochain scrutin sera un scrutin municipal
00:58:32compte tenu du risque qui reste possible de dissolution à n'importe quelle date.
00:58:36Je rappelle également que la Chambre qui a envoyé Poujade à l'Assemblée
00:58:40et le jeune Jean-Marie Le Pen a été élue le 2 janvier 1956
00:58:44par un temps de moins 15 en France.
00:58:47Alors, on aura sans doute pas une élection avant le réveillon,
00:58:50mais sait-on jamais.
00:58:51Et la question de l'insécurité,
00:58:53avec en plus comme élément aggravant le trafic de drogue,
00:58:56le narcotrafic, le mot est utilisé par les Français,
00:58:59est aujourd'hui le premier déterminant du vote des Français aux élections municipales.
00:59:03Le Premier ministre n'a pas dit un mot sur ça.
00:59:05Oui.
00:59:06Non.
00:59:07C'est compliqué.
00:59:08Je ne sais pas si c'est son rôle.
00:59:10Je rajoute un petit mot sur...
00:59:11Hélas, un fait divers, atroce, tout ce que vous voulez.
00:59:13Ah non, non, je parle pas du fait de vieille, je parle de la sécurité et de l'immigration.
00:59:17On peut revenir aussi sur les hésitations du ministre de l'Intérieur sur le nombre...
00:59:22On ne sait pas là-dessus parce que...
00:59:24On peut en dire un mot.
00:59:26Je rajoute un petit mot sur le là parce que c'était le sujet.
00:59:29Il y a un philosophe qui s'appelle Lorenzo Laclos
00:59:31qui a conceptualisé le concept de moment populiste.
00:59:34Alors je sais que le mot populiste peut faire des fois péjoratif,
00:59:37mais le moment populiste c'est quand un fait divers,
00:59:40de par son intensité ou son horreur arrive dans l'espace public
00:59:43et il est symptomatique de toutes les failles systémiques que peut avoir un État.
00:59:47Et donc l'émotion qu'engendre ce moment populiste,
00:59:50c'est actuellement ce que l'on vit avec ce qui se passe avec l'Ola.
00:59:54Donc je voulais juste mettre un petit mot sur ce sujet-là
00:59:57parce que non seulement on est tous...
00:59:59C'est la version transalpine de Gustave Lebon, quoi, sur l'utilisation...
01:00:04Donc le moment populiste c'est ça et je pense que la société française...
01:00:06On cristallise en fait !
01:00:08Voilà, à travers ce sujet de l'Ola, on a parlé de Philippines,
01:00:11mais vraiment ce qui s'est passé avec l'Ola est d'une horreur absolue,
01:00:14c'est ce moment populiste.
01:00:16Donc je voulais un petit peu parler de ce sujet.
01:00:18La cristallisation.
01:00:19Oui, on vit toute cette émotion.
01:00:21J'entends ce que vous dites, Mehdi.
01:00:23Ce qui a quand même changé par rapport aux années 80,
01:00:26après l'abolition de la peine de mort,
01:00:28c'est que les appels au rétablissement de la peine de mort suite à cette affaire
01:00:33ont été extrêmement marginaux.
01:00:35Bien sûr.
01:00:36Je me souviens, quelques années après l'abolition de la peine de mort,
01:00:38il y avait eu un drame horrible au carnaval de Dunkerque
01:00:41où quatre jeunes filles avaient été assassinées par un multirécidiviste.
01:00:44Il y avait eu même des sondages qui avaient été commandés, etc.
01:00:48Je ne dis pas que c'est bien, c'est mal.
01:00:50Mais c'est intéressant de voir que les Français ne sont plus maintenant sur cette logique
01:00:55de dès qu'il y a un fait divers, un fait de société affreux qui se produit,
01:00:59on va crier bonne interdémission ou de faire assassin comme dans les années 80
01:01:05et réclamer la peine de mort.
01:01:07Dernier point plus politique,
01:01:09j'ai en tête notre radioscopie,
01:01:11il faut le fait du ciel JDD,
01:01:12une radio sur l'électorat du Rassemblement du Front National.
01:01:15C'était encore l'Ancédé du Rassemblement en 2023.
01:01:18Les deux sujets de société ou deux sujets de valeur
01:01:22où il y a une différence encore très forte entre l'ensemble des Français
01:01:27et les Français qui ont voté au moins une fois pour le Rassemblement National,
01:01:30il y en a deux,
01:01:31c'est l'Europe où on est beaucoup plus anti-européens au RN
01:01:34et c'est le rétablissement de la peine de mort
01:01:37qui reste très majoritaire dans l'électorat du Rassemblement National.
01:01:40On fera sans doute cette enquête de nouveau en 2026,
01:01:43on verra avec la croissance du RN si cette spécificité demeure.
01:01:48La particularité c'est qu'aujourd'hui sur ce débat sur la peine de mort,
01:01:51c'est que vous n'avez plus un parti ni des personnalités qui portent ce discours.
01:01:55Ce qui est contrairement aux années 80 où il y avait encore des gens très importants au RPR
01:02:01qui portaient le rétablissement de la peine de mort.
01:02:03Aujourd'hui, en 2002, dans sa candidature avortée, Charles Pascua disait
01:02:09« je rétablirai la peine de mort ».
01:02:11Même Marine Le Pen n'est pas pour le rétablissement de la peine de mort,
01:02:16donc à partir de là vous n'avez plus de personnes qui puissent porter ce discours
01:02:19et donc ils se délitent un petit peu dans l'opinion.
01:02:23La deuxième chose c'est que pourquoi vous avez ce substrat de demande de rétablissement de la peine de mort,
01:02:30ou que ce soit un sujet important dans l'électorat RN,
01:02:33parce que c'est un électorat extrêmement populaire
01:02:36et qui est souvent la première victime de ces crimes.
01:02:38Ça se passe souvent dans la France périurbaine ou dans la France rurale.
01:02:42C'est eux qui en sont victimes.
01:02:44Il suffit de regarder comment ça se passe.
01:02:46Eux au lieu ces viols de masse ou ces assassinats,
01:02:51c'est souvent dans cette France périphérie rurale.
01:02:53Le sujet de Lola va se lever à la question des OQTF.
01:02:55Donc on va se retrouver face à une faille systémique de l'OQTF.
01:02:57C'est envoyé en ville, mais c'est ce type de sujet.
01:02:59Mais de temps en temps, on a quand même, Frédéric, le débat qui ressurgit
01:03:03quand il y a des meurtres de policiers,
01:03:05où on dit peut-être qu'on pourrait rétablir la peine de mort,
01:03:10dans certains cas, ce que vous disiez.
01:03:12Ce que dit Arnaud est extrêmement juste.
01:03:14Il n'y a plus d'incarnation qui est sur cette logique-là.
01:03:17Et c'est beaucoup moins réactivé automatiquement.
01:03:20C'est vrai que quand on voit ce qui s'est passé,
01:03:22quand on a le courage de lire le compte-rendu,
01:03:25quand on pense à la maman de Lola et son frère qui ont assisté à tous les débats,
01:03:31sans craquer, malgré tout, on ne peut être...
01:03:35On rappelle que son père est mort de chagrin.
01:03:37Oui, absolument.
01:03:38Si, quelques mots quand même.
01:03:40C'est vrai que moi, ça m'interroge le comportement du ministre de l'Intérieur,
01:03:44Laurent Nunez, qui est plutôt habile,
01:03:46qui est quelqu'un de plutôt carré,
01:03:48et qui n'a pas voulu donner les chiffres,
01:03:51quand il a été interrogé par Darius Robin,
01:03:54les chiffres de l'immigration clandestine.
01:03:56Il a dit aux alentours de 200 000.
01:03:59Il a été ensuite cuisiné par Sonia Mabrouk.
01:04:02Il a dit 700 000.
01:04:03Et hier soir, Bruno Retailleau, qui était l'invité de LCI,
01:04:07et toujours de Darius Rochemin,
01:04:09dit qu'on est plutôt aux alentours d'un million.
01:04:11Comment s'ils savent ?
01:04:13C'est difficile de savoir qu'il est sans-papiers clandestins.
01:04:16Mais on a à peu près une fourchette.
01:04:18Mais ne me lancez pas sur M. Nunez,
01:04:21qui est un...
01:04:23Il y a des traditions comme ça de gens qui sont issus de la police eux-mêmes,
01:04:27qui sont des hauts fonctionnaires liés à la police,
01:04:29et qui sont des fonctionnaires idéologiques.
01:04:31Voilà.
01:04:32M. Nunez, il a un fond politique et philosophique
01:04:36qui fait qu'il est sur cette...
01:04:38Ah bon, on dit qu'il est extra.
01:04:40Ah non, je ne le trouve pas du tout extra.
01:04:41Je trouve qu'il est nul.
01:04:42Et donc, c'est pas moderne.
01:04:44Il a géré quand même un certain nombre de choses.
01:04:47Il faut regarder ce que font les gens.
01:04:49La vie idéologique, ça veut dire quoi ?
01:04:51Les interdictions de réunion,
01:04:53systématiques de certains groupes.
01:04:56Et puis, il ne faut pas oublier,
01:04:58au moment où nous avons des tensions extrêmement fortes
01:05:01sur des mouvements d'extrême-gauche,
01:05:04sur l'islamisme, etc.
01:05:06L'obsession de M. Nunez,
01:05:09c'était de parler d'une fantasmagorie
01:05:12de menaces terroristes ultra-droites.
01:05:15Voilà, ça a été son discours devant l'Assemblée nationale,
01:05:17devant la représentation nationale, etc.
01:05:19Il est gauche ?
01:05:20Il n'a cessé de le faire.
01:05:21Ah oui, oui, oui.
01:05:22C'est un fonctionnaire idéologique.
01:05:24Et donc, il y a une espèce de non-dit,
01:05:28quasiment psychiatrique.
01:05:29Et vous le connaissez ?
01:05:30Il n'arrive pas à dire le nombre des clandestins.
01:05:34Mais vous le connaissez ou pas ?
01:05:35Si je le dis,
01:05:36je n'ai pas besoin de le connaître,
01:05:37et je m'en passe très bien d'ailleurs.
01:05:39Mais il se sent obligé,
01:05:41il est incapable de donner ce chiffre,
01:05:43parce que c'est impossible pour lui de donner ce chiffre.
01:05:46Et il explique en plus,
01:05:47si je le donnais,
01:05:48ça pourrait créer du trouble,
01:05:50je ne veux pas donner de la polémique, etc.
01:05:52Mais il n'est pas là pour ne pas créer de la polémique,
01:05:54le ministre de l'Intérieur.
01:05:55Il est là pour donner des chiffres,
01:05:57et donner des caps sur ce qui doit se passer
01:05:59en termes de sécurité des pouvoirs.
01:06:01Si je disais, vous le connaissez,
01:06:02c'est pas comme ça,
01:06:03c'est parce que je suis très étonnée,
01:06:04j'ai justement entendu un portrait très élogieux de lui,
01:06:07il y a 48 heures,
01:06:09on parle même à la radio.
01:06:10C'est pas très élogieux,
01:06:11mais il a plutôt bien géré globalement,
01:06:14jusqu'à maintenant,
01:06:16les Jeux Olympiques,
01:06:18il a été préfet de Paris,
01:06:20préfet de police...
01:06:22Mais attendez,
01:06:24vous avez eu les Jeux Olympiques,
01:06:26vous avez eu Notre-Dame,
01:06:28tous ces trucs-là,
01:06:29on s'est libéré complètement
01:06:30des règles habituelles de fonctionnement
01:06:32de l'administration et des droits.
01:06:34Après, c'est pas pareil Notre-Dame.
01:06:36Oui, quand vous avez 80 000 policiers
01:06:39ou 100 000 policiers,
01:06:40tout d'un coup sur Paris,
01:06:41qui dorment dans les casernes
01:06:42et qui sont à tous les mètres
01:06:43pour gérer la sécurité,
01:06:45ça se passe très bien.
01:06:46Ou avec des touristes étrangers très gentils,
01:06:48il suffisait de voir comment ça se passait
01:06:49dans Paris pendant les Jeux Olympiques,
01:06:50les gens étaient charmants,
01:06:51c'est pas tout à fait la même habitude.
01:06:53Effectivement, le discours est plutôt à gauche.
01:06:58Nous avons bien des étrangers en situation irrégulière
01:07:01qui commettent un certain nombre de lévilles,
01:07:03mais moi, je suis ministre de l'Intérieur,
01:07:05je lutte contre des délinquants,
01:07:06je veux bien donner des chiffres,
01:07:07mais je n'établis pas de lien.
01:07:10C'est une rupture,
01:07:11je dirais simplement,
01:07:12c'est une rupture avec Gérald Darmanin
01:07:15qui avait publié des statistiques
01:07:17sur les liens entre insécurité
01:07:18et personnes d'origine étrangère
01:07:20sur des actes dénictueux
01:07:21à Paris-Livre-Marseille.
01:07:22Ça peut fragiliser la position
01:07:23du ministre de l'Intérieur
01:07:24si ces chiffres sont utilisés
01:07:25politiquement par la suite.
01:07:26Absolument.
01:07:27Merci à tous les quatre.
01:07:28Dans un instant,
01:07:29avec Gilles Gansman,
01:07:30nous recevrons le patron du RAID,
01:07:32et la réalisatrice de cette série de documents
01:07:36que vous pourrez voir sur Canal+,
01:07:37à partir de ce soir.
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