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Dans cette vidéo, nous revenons sur le sacre surprise de Valentin Vacherot en finale du M1000 de Shanghai où il s'est défait de son cousin Arthur Rinderknech. Il s'agit sans doute du sacre le plus inattendu de l'histoire du tennis.

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#Shanghai #Vacherot #Rinderknech
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⏱️ CHAPITRAGE

00:00 - Introduction
01:41 - Deux trajectoires folles
05:39 - Le sacre le plus inattendu de l'histoire
06:45 - Ce que Shanghai révèle
09:42 - Les causes d'un tel tournoi

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00Ils s'appellent Arthur Rinderknecht et Valentin Varchereau.
00:02Ils sont cousins, l'un est français, l'autre est monégasque
00:05et ils viennent de disputer la finale du Masters 1000 de Shanghai.
00:09Rien que cette phrase, ça semble irréel.
00:11Et c'est pourtant ce qui s'est passé dans l'avant-dernier Masters 1000 de la saison.
00:14Deux hommes qui partagent des souvenirs d'enfance, des repas de famille
00:17et qui par un enchaînement aussi improbable que magnifique
00:22se sont retrouvés face à face pour l'un des plus grands titres du circuit.
00:26Personne ne l'avait vu venir, ni les bookmakers, ni les fans,
00:28ni même les protagonistes eux-mêmes.
00:30Rinderknecht, 54ème mondial, Varchereau, 204ème mondial,
00:35passé par les qualifications, quasiment inconnus du grand public.
00:38Les deux ont passé exactement 11h12 pour se hisser en finale,
00:43enchaînant les exploits comme dans un film écrit à l'envers.
00:46Et ce n'est pas tout, leur seul affrontement remonte sur le circuit ITF à Ajaccio en 2018
00:51où c'était Arthur Rinderknecht qui s'était imposé contre Valentin Varchereau
00:55où il avait vraiment su faire la différence, notamment avec la qualité de son service.
00:59Ce match, qu'on se le dise, c'est une anomalie statistique.
01:02La première finale de Masters 1000 entre deux joueurs non-tête de série depuis 2003,
01:06la première entre deux joueurs sans aucun titre ATP,
01:10et surtout la première entre deux membres de la même famille.
01:13Psob Krajnovic à Bercy en 2017, une surprise.
01:16Fonini Lajovic à Monte Carlo en 2019, inattendu.
01:19Mais là franchement, on a franchi un gap.
01:22Le décor est fou, l'histoire est belle, la photo est tunique.
01:25Et pourtant, derrière ce conte de fées, un constat dérangeant commence à se manifester.
01:31Ils se connaissent depuis toujours, mais personne n'aurait jamais imaginé
01:45les retrouver là, face à face, en finale d'un Masters 1000.
01:48Deux trajectoires opposées, deux histoires parallèles qui finissent par se croiser au sommet.
01:52Arthur Rinderknecht, c'est l'histoire d'un retour.
01:55En début d'année, il est au fond du trou, il enchaîne les défaites,
01:57et il va venir demander de l'aide à Lucas Pouille pour qu'il puisse l'accompagner.
02:02Et là, on va commencer à avoir des signes positifs.
02:05Pour moi, le déclic, c'est vraiment Roland Garros de 2025 au premier tour,
02:08où il affronte Yannick-Sinnerl, il va mener 4-0 dans le troisième set.
02:12Et même s'il va finir par s'incliner en 3-7,
02:14ça va quand même faire partie des trois joueurs avec Djokovic et Alcaraz
02:18à avoir le plus inquiété l'Italien sur cette quinzaine.
02:21Et vraiment, cette collaboration avec Lucas Pouille va permettre à Arthur
02:25de renaître un petit peu de ses cendres petit à petit,
02:27il va enchaîner les bons résultats.
02:29Un carreau-Quins, puis cette victoire fondatrice contre Alexander Zverev à Wimbledon.
02:33Derrière, un 8e à l'US Open et un autre à Pékin.
02:36Ce qui fait qu'il montre qu'il peut lui aussi exister au plus haut niveau.
02:40À Shanghai, il joue vraiment libéré, avec un tennis 100% offensif.
02:44Vraiment une très bonne qualité de service, que ce soit sa première, sa seconde balle.
02:48Et également, ce côté coup droit, où il a vraiment fait mal à ses adversaires.
02:52On se souvient contre Ojal Yassim, également contre Dani Medvedev.
02:55Derrière, il a été libéré, se ruant dès que possible, au filet pour terminer les échanges.
02:59Parce que quand même, le français, il se refait Alexander Zverev dans ce tournoi.
03:03Derrière, il arrive à enchaîner contre Ojal Yassim et contre Medvedev.
03:07Alors que dans le premier set, il était mal parti,
03:09avec un Danil qui réussissait à passer pas mal de première balle,
03:12qui mettait la pression à la relance.
03:14Mais derrière, il a un petit peu dégringolé,
03:15notamment sur la qualité de sa deuxième balle,
03:18ce qui fait qu'Arthur Indor Knech a pu se faufiler et en profiter.
03:21En face, Valentin Vachero, c'est la révélation.
03:24Le rêve éveillé, classé de 204e, au début du tournoi,
03:28il n'avait remporté qu'un seul match cette saison sur les circuits principaux.
03:32C'était chez lui, à Monte Carlo, au premier tour, contre Guylian Lennar-Struf.
03:35Et là, il débarque à Shanghai, dans l'anonymat complet.
03:37Il passe les qualifications et derrière, il va se faufiler jusqu'en finale.
03:41En enchaînant les bonnes performances, il y a eu ce match contre Holger Houn
03:44et derrière, cette victoire contre Novak Djokovic.
03:46Certes, un Novak Djokovic diminueux qui a eu de très beaux mots au filet pour le joueur Monegasque.
03:52Mais Valentin Vachero a su tenir ses nerfs parce qu'à chaque fois, on le sait,
03:55Djokovic, même s'il est sur une jambe, il est très menaçant.
03:58On l'a vu vraiment, ça a été compliqué pour lui.
04:00Ce tournoi où physiquement, à chaque match, il a eu quelques pépins physiques.
04:03Mais derrière, Valentin Vachero, notamment sur le jeu où il va servir pour le match,
04:09il a su vraiment tenir cette pression pour s'imposer et rallier cette première finale en Mastersville.
04:14C'est qu'avec cette victoire contre le joueur serbe,
04:16Vachero s'est devenu le premier joueur Monegasque à battre un membre du top 10
04:20et également à atteindre une finale ATP.
04:22Il entre un petit peu plus dans l'histoire, que ce soit de son pays
04:26ou également par rapport à cette performance remarquable.
04:29On l'a vu vraiment très solide tout au long de ce tournoi
04:32où, malgré quelques lacunes, notamment sur ses compétences athlétiques,
04:36il a plutôt pas mal défendu, notamment contre Holgeroen
04:38où, sur certains points, vraiment, il a réussi à écoeurer le Danois.
04:42Derrière, solide du fond, il a plutôt bien servi.
04:44Ça tape bien côté revers, côté coup droit.
04:46Donc franchement, ça a vraiment été une très très belle semaine pour lui.
04:49Puis il y a ce souvenir, ce flashback que personne n'a vu venir,
04:52ce match au tournoi ITF d'Ajaccio en 2018
04:56où Arthur Rinderknecht s'était imposé en 2-7 contre son cousin Valentin Vachero.
05:00Un match oublié qui, aujourd'hui, résonne comme le prologue d'un roman fou.
05:04Deux cousins, deux trajectoires différentes,
05:06deux outsiders devenus géants le temps d'un tournoi
05:09et une vérité troublante qui se rapproche.
05:11Avant que je t'en dise plus, si tu ne nous connais pas,
05:13nous, c'est Game Stand Talk, on a des passionnés de tennis comme toi
05:16à décrypter l'actualité de la petite balle jaune
05:18et on aime te raconter des histoires fascinantes
05:20autour de ce magnifique sport qu'est le tennis.
05:22Donc si c'est quelque chose qui t'intéresse,
05:23tu prends ta raquette, tu fais ton meilleur Joko's Match
05:26pour t'abonner et surtout activer la petite cloche
05:29pour être notifié dès que nous sortons de nouvelles pastilles vidéo.
05:32Également, depuis quelques temps,
05:33on a lancé une campagne de financement participatif sur Tipeee.
05:36Si tu veux nous soutenir à la hauteur des témoignards,
05:38c'est avec grand plaisir.
05:39C'est un séisme Valentin Vachero,
05:41204e mondial en début de tournoi,
05:44décroche le premier titre de sa carrière
05:46et pas n'importe quel titre,
05:47un Masters 1000 à Shanghai
05:49en finale contre son cousin Arthur Rinderknecht.
05:51Un scénario de film inclassable, irréel.
05:54Le voilà 39e mondiale,
05:5631e à la race
05:57et surtout, si clairement,
05:58une bouffée d'air frais pour la suite de sa carrière.
06:01Dans les deux cas, même si à la fin,
06:02il y a un vainqueur et un perdant,
06:04ça reste un tremblement de terre.
06:05Pour Arthur, pour Valentin,
06:07pour leur entourage, pour leurs pays respectifs,
06:09ce titre va bouleverser leur vie.
06:11Leur classement, leur statut,
06:12ils ouvrent de nouvelles perspectives,
06:14une nouvelle image,
06:15une nouvelle ambition,
06:16mais il dit aussi quelque chose de plus profond.
06:19Car si cette finale était une opportunité pour eux,
06:21elle peut être aussi un signal d'alarme
06:24pour montrer un petit peu la faiblesse de ce circuit.
06:27Un bug dans la matrice.
06:28Deux joueurs sans titre,
06:29sans pas le reste majeur
06:31qui atteignent la finale d'un Masters 1000,
06:33un des tournois les plus prestigeux du circuit.
06:35C'est beau, c'est inspirant,
06:37mais c'est aussi un petit peu troublant.
06:39Et cette question commence à s'imposer.
06:40Est-ce qu'un tel compte de fait
06:41serait possible dans un circuit en pleine santé ?
06:44On ne veut pas faire les rabats-joies,
06:46mais une finale entre un 54e mondial et un 204e mondial,
06:49sorti des qualifications, c'est un miracle
06:51ou un aveu de faiblesse.
06:53En 2025, que ce scénario soit possible
06:55dans un Masters 1000 quand même,
06:56qui est la deuxième catégorie de tournoi
06:58la plus prestigieuse derrière les grands chlèmes,
07:00interroge.
07:01Derrière l'euphorie, il y a quand même un vide inquiétant.
07:03Parce qu'après Alcaraz et Siner,
07:06il n'y a plus rien.
07:07Ou si peu,
07:08parce que le troisième joueur s'appelle Novak Djokovic,
07:10il a 38 ans,
07:11il a disputé 12 tournois,
07:13et plus de 50% de ses points
07:14ont été acquis en majeur.
07:16Et pourtant,
07:17il est encore capable d'atteindre les demi-finales
07:20d'un Masters 1000,
07:20comme ça a été le cas à Shanghai.
07:22Même si, il faut le reconnaître,
07:23il a eu un parcours ultra favorable,
07:25digne d'un challenger.
07:26Et pourtant, lui aussi,
07:28avec ses conditions extrêmes,
07:29il finit sur les rotules
07:30et se fait de plus en plus rattraper par son physique.
07:32Ça a été le cas à l'Open d'Australie,
07:34à Wimbledon,
07:36même à l'UAS Open,
07:37où ça a été un petit peu inquiétant
07:38avec l'humidité, la chaleur.
07:40Et là, il montre de plus en plus
07:42que 2025 marque clairement son déclin physique
07:45d'un point de vue de son endurance.
07:46Là, on est plus sur de l'exploit personnel,
07:48mais vraiment sur une anomalie systémique.
07:51Le niveau global s'est effondré.
07:53Les fameux outsiders,
07:54ceux qui devaient assurer la passation,
07:56des Zverev, des Medvedev,
07:57des Sissipas, des Fritz,
07:58sont aux abonnés absents.
08:00Zverev, lui,
08:01il préfère chercher des excuses
08:02que bosser son coup droit.
08:04Taylor Fritz,
08:05bon, même s'il a quand même eu un petit regain
08:06depuis la saison sur le gazon,
08:08ça reste compliqué, on l'a vu,
08:09avoir toutes les peines du monde
08:10à bien voleyer contre Mpecci.
08:13Après, on a qui ?
08:15On a Titipas,
08:15le pauvre lui,
08:16il est encore emprisonné
08:18dans ce cocon familial
08:19qui peine vraiment
08:20à trouver cette indépendance
08:22et ce renouveau
08:23qu'il a fait faire
08:24plusieurs finales en majeur.
08:25Et tous les autres joueurs,
08:26c'est extrêmement compliqué
08:27parce qu'ils sont capables
08:28du meilleur comme du pire
08:29et souvent,
08:30sur l'ensemble d'une saison,
08:31on voit qu'ils sont plus capables
08:32du pire que du meilleur.
08:33Pendant ce temps-là,
08:34les deux seules certitudes,
08:35s'appellent Yannick Sinor
08:36et Carlos Alcaraz,
08:37ces deux joueurs,
08:38c'est un petit peu
08:39les arbres qui cachent la forêt
08:40où certes,
08:41on peut se réjouir
08:42de voir quand même
08:43une telle rivalité
08:44après celle du Big Three
08:45mais bon,
08:46derrière,
08:47qu'est-ce qu'on a ?
08:48On n'a pas grand-chose
08:48et ça,
08:49c'est vraiment inquiétant
08:50et c'est un petit peu
08:50le sentiment qui transparaît
08:52tout au long de cette saison 2025.
08:54Parce qu'un circuit,
08:54ce n'est pas juste deux étoiles,
08:56c'est une constellation
08:56et aujourd'hui,
08:57on a une lumière
08:58qui faiblit de plus en plus
08:59qui certes,
09:00par moments,
09:01va ressurgir
09:02comme ça a été le cas
09:03sur cette finale
09:04entre Rinderknech et Vacherot
09:05mais je ne pense pas
09:06qu'il faut s'arrêter
09:07à cet exploit,
09:08à cette euphorie collective
09:08de se dire
09:09c'est génial
09:09pour le tennis tricolore
09:11en plus,
09:11il y a ce storytelling
09:12avec l'histoire familiale
09:14mais plutôt
09:14voir ce qui se passe après
09:16et surtout
09:16qu'est-ce que ça cache.
09:17Parce que là,
09:18on a clairement un circuit
09:18où n'importe qui
09:19peut battre n'importe qui.
09:20Et dans ce chaos permanent,
09:22il y a une forme de lassitude
09:23parce qu'on n'a plus de repères
09:24et derrière,
09:26tout ça,
09:26ça nous laisse un petit peu indifférents.
09:27Un Masters 1000
09:28n'a plus de tête d'affiche,
09:29plus de rivalité structurante,
09:31plus de densité dramatique,
09:32il devient un tournoi lambda
09:34aussi imprévisible
09:35ou oubliable
09:36et il faut qu'on se le dise,
09:37quand un circuit
09:38ne tient que sur deux joueurs,
09:40ça veut dire
09:40que le circuit en général
09:41va mal.
09:42Alors on peut s'interroger,
09:43qu'est-ce qui a pu produire
09:44une telle finale
09:45entre un 54ème mondial
09:46et un 204ème mondial ?
09:47On se rappelle quand même
09:48de quelques finales inattendues
09:51en Masters 1000,
09:52il y a eu ce Sob Krajinovic
09:53à Bercy en 2017,
09:55ce Bacilajvini
09:56Cameron Nori
09:57à Njanowels en 2021,
09:58ce Follini
09:59Lajovic
09:59à Monte Carlo en 2019,
10:01mais à chaque fois,
10:02c'était surprenant
10:03mais pas aussi irréaliste
10:04que cette finale.
10:05Et là, ce résultat,
10:06c'est le produit
10:07d'un contexte précis.
10:08D'abord,
10:09on peut quand même parler
10:10de l'absence de Carlos Alcaraz
10:11qui décime une partie de tableau.
10:13Quand le numéro 2 mondial
10:14manque à l'appel,
10:15c'est toute la hiérarchie
10:16qui vacille.
10:17Et dans cette moitié de tableau,
10:19personne n'a su vraiment
10:20s'imposer,
10:21ce qui fait qu'on a
10:22un Arthur Rinderknecht
10:23qui s'est faufilé comme ça
10:24en faisant quand même
10:25de très très belles victoires
10:26parce que sortir Zverev,
10:28Ogeliassim
10:28et Medvedev,
10:29ce n'est pas rien.
10:30Ensuite, on peut parler
10:31des conditions extrêmes
10:32à Shanghai,
10:33que ce soit d'un point de vue
10:34climatique
10:34où on a vu
10:35énormément d'abandons.
10:37Un Yannick Sinner
10:38qui a crampé,
10:39qui a dû abandonner
10:40contre Griegs pour
10:41Djokovic.
10:42À chaque match,
10:43le pauvre,
10:43on avait peur
10:43qu'il nous clame
10:44s'entre les doigts.
10:45Et ces conditions aussi
10:46de jeu
10:46qui ont été ralenties.
10:48Historiquement,
10:48Shanghai, c'est quand même
10:49un tournoi plutôt rapide
10:50et là, cette année,
10:51ça a été assez lent.
10:52Et c'est vrai que comme ça,
10:53on pourrait se dire
10:54que c'est un détail
10:54parce que les conditions
10:55sont les mêmes
10:55pour tous les joueurs.
10:56Sauf que dans ce genre
10:57de tournoi,
10:58l'usure fait tomber
10:59les têtes
10:59et permet aux outsiders
11:01qui peuvent être
11:02un petit peu plus frais
11:02de s'engouffrer.
11:03Après, je ne vais pas
11:04encore me répéter,
11:05mais on peut parler
11:06forcément de cette faiblesse
11:08des joueurs
11:09qui sont censés
11:10assurer une transition
11:11ou en tout cas
11:12pouvoir matcher
11:13contre les Alcaraz Sinner.
11:15Là, il n'y a eu
11:16personne.
11:17On a eu Medvedev
11:18qui a ressurgi
11:19un petit peu
11:19dans ce tournoi
11:20qui s'incline
11:20contre Rinderknecht
11:21qui a fait un super match
11:21contre Chen.
11:22Zverev
11:23qui a perdu encore
11:24contre Rinderknecht
11:26qui cherche beaucoup d'excuses
11:27mais je ne vois pas
11:28beaucoup bosser
11:28et évoluer
11:29au niveau de son jeu.
11:30Après, ça a été
11:31une succession
11:32un petit peu
11:33de contre-performances.
11:34On a eu Taylor Fritz
11:35contre Mpeche.
11:36Roon aussi,
11:36on se disait
11:37qu'il a un coup à jouer
11:37mais bon, encore une fois,
11:38il a fait plus preuve
11:39d'instabilité
11:40que de talent
11:41qui fait que
11:41quand le haut du panier
11:42s'absente,
11:43il n'y a plus de plancher.
11:44Et ce Vint,
11:44c'est Rinderknecht
11:45et Vachereau
11:46qui l'ont comblé.
11:46Pas parce qu'ils sont devenus
11:47subitement injouables
11:48et encore une fois,
11:49il faut quand même
11:50parler de leur niveau
11:50qui a été très élevé
11:51par rapport à ce qu'ils ont pu montrer
11:53sur le reste de la saison
11:54mais surtout
11:54parce que les autres
11:55ne tiennent pas leur rang.
11:57Et enfin,
11:58il faut quand même
11:58qu'on parle
11:58de cette rallonge
11:59des Masters 1000
12:00où le format est passé
12:01sur 12 jours
12:02pensé pour se rapprocher
12:03des grands chelaines
12:04mais ça a forcément
12:05changé la physionomie
12:06des tournois.
12:07Plus de repos
12:08entre les matchs,
12:09plus de temps à récupérer
12:09mais derrière,
12:10ça laisse place
12:11à plus de temps aussi
12:12pour cogiter
12:13avec justement
12:14sur cette pression
12:15d'être engagé
12:15dans un tournoi
12:16quand tu as un format compact
12:17sur une semaine.
12:18C'est aussi une semaine
12:19où tu focuses ton énergie
12:21que sur ça.
12:21Là,
12:22tu étires cette période-là
12:23donc tu te dis
12:24c'est génial,
12:24il va y avoir plus de temps
12:25pour récupérer
12:25donc forcément,
12:26même si je fais des gros combats
12:27derrière,
12:28j'ai un jour off
12:28mais dans les faits,
12:30c'est aussi une implication mentale
12:31et une charge mentale
12:32qui est beaucoup plus grande
12:33et où tu peux céder
12:34à tout moment.
12:35Et derrière,
12:35ça favorise aussi
12:36les outsiders
12:36parce que Vachro
12:38sans ce format sur 12 jours
12:39avec plus de joueurs inscrits,
12:41ils n'auraient jamais été inscrits
12:42dans les qualifications
12:42et ils ne seraient jamais
12:43arrivés en finale.
12:44Ce temps supplémentaire,
12:45c'est leur chance
12:46mais aussi peut-être
12:47un affaiblissement de l'élite.
12:48Et c'est tout le paradoxe.
12:49Ces nouvelles structures
12:50étaient censées rendre
12:51le tennis plus spectaculaire,
12:52plus ouvert,
12:53plus accessible
12:53mais à force d'ouvrir le tableau,
12:55on a affaibli la densité
12:56et à Shanghai,
12:58cette ouverture
12:58s'est transformée en brèche.
13:00Une brèche dans laquelle
13:00deux cousins
13:01se sont engouffrés
13:02avec talent
13:02mais qui racontent aussi
13:04un malaise profond.
13:05Soyons clairs,
13:06cette vidéo n'est pas un procès
13:07contre Rinderknecht
13:07chez Vachro.
13:08Tout le mérite,
13:09leur revient,
13:09d'avoir su se faufiler
13:10entre tous ces forfaits
13:12et ces conditions extrêmes,
13:13ce format extrêmement compliqué.
13:15Leur parcours est remarquable,
13:16leur finale une fierté,
13:17leur performance,
13:18une bouffée d'air frais
13:19pour le tennis français.
13:21Ce qu'ils ont fait à Shanghai
13:21mérite le respect,
13:22l'admiratio
13:23et surtout un grand bravo.
13:24Mais si cette histoire
13:25nous touche autant,
13:26c'est aussi parce qu'elle sonne
13:27comme une anomalie.
13:28Et que cette anomalie
13:29dit aussi quelque chose
13:30d'inquiétant
13:31sur l'état du tennis mondial.
13:33Pendant des décennies,
13:33les Masters Meal
13:34ont été des temples
13:35des tournois ultra compétitifs
13:36où seuls les cadors
13:37survivaient.
13:39Ces temples semblent s'effriter,
13:41les têtes d'affiches disparaissent,
13:42les tableaux s'ouvrent,
13:43les surprises deviennent la norme
13:44et l'exploit finit par perdre
13:46un petit peu de sa valeur
13:46quand il n'est plus exceptionnel
13:48mais systémique.
13:49On ne vibre plus
13:50parce que quelqu'un
13:51a battu un monstre,
13:52on s'étonne qu'il y ait encore
13:53des monstres à battre.
13:54Le tennis vit une mutation
13:55plus ouverte,
13:56plus imprévisible
13:57mais moins lisible,
13:59moins structurée,
13:59moins captivant
14:00pour le grand public.
14:01Quand un 54ème mondial
14:03affronte un 204ème mondial
14:04en finale d'un Masters Meal
14:05censé être le sommet
14:07hors grand chlème,
14:07ce n'est pas juste une belle histoire,
14:09c'est un signal faible
14:10qui est devenu fort.
14:11Le symptôme
14:11d'un circuit en perte de repère,
14:13d'une hiérarchie
14:14qui se délite,
14:15d'une densité qui s'érode.
14:16Et si cette ouverture extrême
14:18n'était pas un progrès
14:19mais le symptôme
14:20d'un nivellement par le bas.
14:21L'élargissement des formats,
14:22les absences répétées,
14:23la fragilité des top 20
14:24produisait moins
14:25un nouvel âge d'or
14:26qu'un grand flou généralisé.
14:28Shanghai restera un souvenir
14:29exceptionnel pour la France
14:30mais pour le tennis,
14:32il pose une question douloureuse.
14:33Quand tout le monde peut gagner,
14:34est-ce qu'on s'en souvient vraiment ?
14:36Sous-titrage Société Radio-Canada

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