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  • il y a 10 mois
En déplacement dans un commissariat à L'Haÿ-les-Roses, Sébastien Lecornu s'est exprimé ce samedi 11 octobre après sa reconduction en tant que Premier ministre par Emmanuel Macron. 

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Transcription
00:00Je suis heureux de saluer la presse et à travers vous, les Françaises et les Français.
00:04Je veux saluer l'ensemble des élus du territoire qui m'accueillent, le maire de la Lérose,
00:09l'ancien maire devenu député de la Lérose,
00:12puis bien sûr l'ensemble des représentants de l'État, corps préfectoral,
00:17Monsieur le Ministre, et l'ensemble des autorités du territoire.
00:21Je tenais vraiment à marquer les premières heures après ma reconduction à Matignon
00:26de cette présence auprès des fonctionnaires de police.
00:28J'ai eu l'honneur de porter l'uniforme comme militaire de la gendarmerie,
00:33comme réserviste il y a quelques années.
00:35Et je veux redire tout le soutien, toute l'admiration que l'on a pour celles et ceux
00:38qui assurent la sécurité et la protection des Françaises et des Français.
00:42Ce qui me permet aussi de revenir très symboliquement ici à la Lérose.
00:46Il se trouve qu'on est la même génération de maires, tous les deux, avec Vincent.
00:50On se souvient de ce qui s'est passé, je n'y reviens pas, ici il y a quelques temps
00:54et qui avait beaucoup, beaucoup bouleversé la population
00:57et qui d'ailleurs avait énormément ressoudé la population autour,
01:01non seulement de nos forces de sécurité, je vais en dire un mot dans un instant,
01:04mais aussi de nos élus locaux.
01:06Et au fond, on le voit bien, dans un moment dans lequel on parle beaucoup de politique,
01:09mais enfin il y a quand même une vie quotidienne des Françaises et des Français qui continue.
01:13Et des nombreuses consultations d'ailleurs que j'ai pu avoir avec les formations politiques,
01:18y compris de l'opposition, on voit que la sécurité du quotidien,
01:21la lutte contre les incivilités, le fait au fond de refuser cette violence qui monte dans la société,
01:27violence sur les personnes, comme les violences, en tout cas les atteintes faites au bien,
01:32vol, cambriolage, sont quelque chose au fond qui peut réunir un large consensus au sein de la classe politique.
01:39Et si je l'ai fait ce matin ici, au-delà du fait que j'ai une reconnaissance personnelle
01:42et une identification personnelle avec celles et ceux qui rendent ce service public de la sécurité,
01:48c'est qu'au fond, on voit bien que ce sont des thèmes qui doivent être mis à l'agenda dans les temps qui viendront.
01:54Ici, on a une police municipale qui fonctionne, qui travaille bien dans la main avec la police nationale.
02:01Le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau, le ministre délégué François-Noël Buffet,
02:05ont fait un travail absolument remarquable ces derniers mois sur ce qu'on appelle le Beauvau des polices municipales,
02:09c'est-à-dire au fond comment on remet du bon sens dans le fonctionnement entre les polices municipales et les polices nationales.
02:15Et quand je dis du bon sens, ce n'est pas qu'une affaire d'argent, c'est au fond de se dire que ce n'est pas normal aujourd'hui
02:19qu'un policier municipal n'ait pas un accès direct au fichier des cartes grises de voiture.
02:24On est en 2025, on a de l'intelligence artificielle d'un côté et de l'autre côté, on a encore des systèmes qui sont beaucoup trop rigides.
02:32Et ça, Bruno Retailleau et François-Noël Buffet avaient fait avancer les choses.
02:35Et je pense que ce sont des thématiques, des dossiers qui doivent être portés très très vite.
02:39Dans les semaines qui viendront, j'aurai l'occasion d'y revenir lors de la déclaration de politique générale.
02:44Mais au-delà de cette déclaration de politique générale, qu'on soit capable, à quelques mois des élections municipales,
02:49de refaire de la question de la lutte contre les incivilités, de la lutte contre la délinquance,
02:53la question de la proximité de cette police et notamment cette articulation entre police municipale et police nationale,
02:58quelque chose de bon sens.
02:59Moi, j'ai la faiblesse de penser que sur la sécurité des Françaises et des Français,
03:02il y a les discours, enfin il y a les actes, qu'il faut parler de ces choses avec beaucoup de précision
03:07et qu'au fond, on voit bien, on n'est pas complètement au bout de ce qu'on doit faire.
03:11Beaucoup a été fait ces dernières années et notamment les gouvernements auxquels j'ai appartenu en matière de moyens,
03:17on le sait, ce qui a été fait par les ministres de l'Intérieur successifs avec de grandes lois,
03:22notamment celles qui ont été portées par Gérald Darmanin.
03:24Enfin là, on le voit bien, il y a des situations locales qui doivent être traitées,
03:29une intelligence locale qui doit être respectée.
03:32Et ce qu'on va faire sur la décentralisation, c'est-à-dire la capacité à faire circuler plus de pouvoir dans le pays,
03:37à confier plus de responsabilités aux collectivités locales,
03:41au fond, il ne faut jamais oublier que le maire est aussi agent de l'État.
03:44Et comme agent de l'État, c'est-à-dire pour ça qu'il a le droit de porter cet écharpe bleu-blanc-rouge,
03:48on doit aussi la réfléchir à comment l'État vient l'accompagner davantage
03:52et c'est cette intelligence locale qu'on va essayer de faire avancer.
03:56En tout cas, message de reconnaissance pour les élus qui s'engagent,
03:59y compris lorsqu'ils ont pu parfois être en danger personnellement, en exposant leur famille.
04:05La vie politique est difficile.
04:08Comme je l'ai dit hier au soir, en réagissant à ma renomination,
04:13tout n'est pas qu'affaire d'ambition, c'est aussi une affaire de devoir.
04:16Et celles et ceux qui s'engagent, quelles que soient leurs opinions politiques,
04:19je pense qu'il faut les y encourager.
04:22Et au fond, c'est comme ça qu'une démocratie fonctionne.
04:24Je suis prêt à prendre une à deux questions et ensuite je retourne travailler.
04:28Bonjour M. le Premier ministre, Anne Renaud de l'AFP.
04:30Ma question porte sur l'incompréhension que suscite cette reconduction parmi les Français,
04:35y compris dans votre camp.
04:37Même certains vont jusqu'à dire que c'est ridicule.
04:39Qu'en dites-vous ?
04:40Je pense que ce qui est ridicule, c'est le spectacle dans lequel l'ensemble de la vie politique
04:45est en train de se tenir depuis maintenant plusieurs jours.
04:49Moi, j'ai été clair en début de semaine, ma mission était terminée.
04:53Bon.
04:55Il se trouve que l'urgence à avoir des textes économiques et financiers,
04:59à devoir les présenter dans les temps,
05:01à traiter du sujet aussi et des urgences liées à la Nouvelle-Calédonie,
05:05la difficulté aussi, je crois, de la mission.
05:09Pas le sentiment qu'il y avait beaucoup de candidats,
05:12pour être complètement transparent.
05:14Et donc, moi, je vais vous dire,
05:16je l'ai dit aux Françaises et aux Français à la télévision cette semaine,
05:20j'ai pas d'agenda.
05:22J'ai pas d'autre ambition que de se sortir de ce moment
05:27qui est objectivement très pénible pour tout le monde.
05:29Donc, moi, je me donne une mission qui est assez claire.
05:32Et après, soit les forces politiques m'aident,
05:34et on s'accompagne pour le faire, soit elles ne le font pas,
05:37c'est comment on fait en sorte qu'au 31 décembre,
05:40il y a un budget pour la sécurité sociale,
05:41il y a un budget pour l'État,
05:43et on a traité quelques urgences.
05:44Donc, moi, je peux comprendre tous les commentaires,
05:48toutes les incompréhensions, je suis moi-même un politique,
05:50je comprends le débat politique.
05:52Maintenant, le sujet, c'est soit on fait du surplace,
05:55soit on avance.
05:56Et je pense que pendant ce mois,
05:59en avançant sur un certain nombre de tabous,
06:02de verrous, que j'ai ouvert progressivement
06:05avec les différentes discussions que j'ai pu avoir
06:07avec nos différentes oppositions,
06:09il s'est passé des choses.
06:11On ne peut pas ne pas voir qu'un Premier ministre
06:12qui dit que les débats iront jusqu'au bout,
06:15de la première minute à la dernière minute,
06:17parce qu'il n'y aura pas d'utilisation du 49 à l'Union 3
06:20de la Constitution, c'est pas rien,
06:21c'est pas moi qui le demandais.
06:22Ce sont les forces d'opposition.
06:26Que de dire que, au fond, moi, je défends
06:29un certain nombre d'éléments du bilan,
06:32de ce que nous avons fait,
06:33mais qu'en même temps, on ne peut pas refuser
06:35le débat démocratique sur certains sujets.
06:37Et que, notamment, qu'un grand débat démocratique
06:39va avoir lieu avec l'élection présidentielle en 2027,
06:42mais que c'est pas pour autant que l'Assemblée nationale
06:44et les Sénatifs ne doivent pas saisir
06:45de certaines thématiques, comme les partenaires sociaux.
06:47Donc, au fond, c'est un moment aussi de vérité.
06:53Est-ce qu'on est capable aussi de remontrer
06:55aux Françaises et aux Français
06:56qu'on est capable d'avancer ?
06:58Moi, j'ai entendu hier des déclarations
06:59à la sortie de l'Élysée du responsable politique
07:02qui me semblait avoir envie d'avancer,
07:04avec beaucoup d'exigences,
07:06beaucoup d'exigences.
07:08Je l'entends et je le mesure.
07:09Il y a une opposition, il y a des gens qui,
07:12comment dire, souhaitent gouverner,
07:14en tout cas vont être appelés au gouvernement.
07:16Mais je pense que là, désormais,
07:18on joue un moment important pour le pays
07:19et qu'on doit, non pas appeler à la responsabilité,
07:23parce qu'il y a quelque chose de moral, toujours,
07:25et moi, je ne suis pas là pour faire la morale.
07:27Je ne suis pas là pour faire la morale.
07:29Moi, je ferai mon devoir.
07:30Et je ne serai pas un problème.
07:33Je vous le dis comme je le pense.
07:34Je ne serai pas un problème.
07:35Parce que c'est comme ça que je conçois aussi la mission.
07:37Comme d'ailleurs, bon nombre des personnes
07:39qui servent ici dans un commissariat.
07:40Au bout d'un moment, il y a une dimension
07:41de service public,
07:42et il y a une dimension de service de l'intérêt général.
07:44Ça fait plus que moi, je n'ai pas d'autre ingénieur.
07:46Monsieur le Premier ministre,
07:47Gio Capeli pour BFM TV,
07:49est-ce que vous avancez sur cette copie gouvernementale ?
07:51Quand est-ce qu'elle sera dévoilée ?
07:53Est-ce que vous avez retenu, si je puis dire,
07:54les erreurs de la précédente copie,
07:57notamment en voyant ce qui se passe
07:58au sein des partis politiques,
08:00de ce qu'on appelait jusqu'alors le socle commun,
08:01je pense aux Républicains, ce matin ?
08:03En fait, oui.
08:04Là aussi, je me suis déjà exprimé sur le sujet.
08:06Je pense qu'il faut un gouvernement
08:08qui correspond aussi à la réalité parlementaire.
08:11C'est indispensable, c'est une démocratie.
08:14Et c'est le moment le plus parlementaire
08:15de la Vème République.
08:17Enfin, il faut aussi que ça soit désormais
08:18un gouvernement qui ne soit pas complètement
08:20prisonnier de certains appétits partisans.
08:23Vous savez, quand j'ai démissionné lundi,
08:24j'ai dit que les conditions étaient plus remplies.
08:25On ne peut pas être Premier ministre
08:26quand les conditions ne sont pas remplies.
08:28Ça n'a pas changé.
08:29C'est-à-dire que je le dis avec gravité,
08:34j'ai été renommé Premier ministre,
08:36mais il faut que les conditions
08:37continuent à être remplies.
08:39Je le dis très directement,
08:41je n'ai pas de double discours.
08:43Il faut être droit.
08:44Donc, par définition,
08:46il faut que ce gouvernement puisse être libre.
08:51C'est-à-dire avec des sensibilités partisanes,
08:54mais pas emprisonnées par les partis.
08:56Il faut que ce gouvernement puisse être libre,
08:58y compris vis-à-vis de la prochaine élection présidentielle.
09:01Moi, je trouve ça très, très bien
09:03que des gens décident d'être candidats
09:05à l'élection présidentielle.
09:06C'est très dur.
09:08Et bien heureuses et bien heureuses
09:10celles et ceux qui ont ces ambitions.
09:13Mais je pense que l'équipe
09:14qui doit se concentrer sur l'actualité du pays,
09:18les attentes pour les Françaises et les Français,
09:21ne peuvent pas se disperser à plusieurs choses en même temps.
09:24C'est du bon sens.
09:25Et je pense qu'en remettant du bon sens,
09:27on va remettre du calme.
09:28En remettant du calme,
09:29on remettra de la stabilité.
09:30En remettant de la stabilité,
09:32on remettra du progrès aussi
09:34pour les Françaises et les Français.
09:36Parce qu'en fait,
09:37je le dis aussi à tout le monde,
09:38il n'y a pas de progrès social.
09:41Et il n'y a pas d'avancée
09:41quand on fait du surplace
09:43dans une crise politique.
09:45Vous avez déjà avancé sur la copie ?
09:48Déjà, moi, je vous remercie Bruno Montaillot.
09:50Il a annoncé ce matin
09:51qu'il ne souhaitait pas participer au nouveau gouvernement.
09:54C'est sa décision et je la respecte.
09:56Je l'ai dit cette semaine et je le redis.
09:59Il a défendu ses convictions.
10:01Il a porté une énergie,
10:03une action importante
10:04dans un ministère qui est difficile.
10:06Il a affronté plusieurs crises
10:08cette dernière année.
10:11Et moi, je le redis.
10:12Bienheureuse et bienheureux,
10:13c'est des ceux qui s'engagent.
10:14Et pour leur payer au gouvernement.
10:16Et s'ils le souhaitent,
10:17pour être candidat à l'élection présidentielle.
10:19Donc, vous ne m'entendrez jamais dire du mal.
10:21Jamais.
10:22Je vous le dis comme je pense.
10:23Merci à vous.
10:24Merci à vous.
10:25Est-ce que vous êtes prêts à accepter
10:26la suspension immédiate et complète
10:28de la réforme des retours ?
10:28J'ai l'occasion de revenir sur ces sujets.
10:31Après, je vous l'ai dit.
10:32Je crois que tous les débats sont possibles
10:36dès lors qu'ils sont dans un cadre réel
10:40et réaliste,
10:41y compris sur les questions budgétaires,
10:43sur les questions...
10:43Mais, vous savez,
10:45dans le Parisien,
10:46il y a trois semaines ou un mois,
10:48j'avais dit que la réforme borne
10:50n'était pas achetée.
10:51Personne ne l'a relevée.
10:53J'avais déjà dit des choses.
10:55Merci beaucoup.
10:55Merci à vous.
10:56Merci à vous.
10:56Merci à vous.
10:56Merci à vous.
10:57Merci à vous.
10:57Merci à vous.
10:57Merci à vous.
10:57Merci à vous.
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