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  • il y a 10 mois
Mardi 7 octobre 2025, retrouvez Sarah El Haïry (Haute commissaire à l'Enfance), Olivier Guillon (Responsable Pôle Data IA, Région Pays de la Loire), Sébastien de Milleville (Directeur Général en charge des activités créatives, Heroiks), Mathieu Gianecchini (Directeur Général Adjoint, Simplon) et Léa Deleris (Responsable de l'IA Robots & Tech - RISK x Compliance, BNP Paribas) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.

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Transcription
00:00...
00:00Bonjour à tous, nous sommes ensemble pour une demi-heure
00:11avec les acteurs qui font l'actualité dans le domaine de l'intelligence artificielle,
00:15édition spéciale des interviews de l'IA de Smartech aujourd'hui
00:19puisque nous tournons sur le salon Big Data AI Paris 2025.
00:23De nombreux intervenants vont défiler à notre micro avec des surprises,
00:27notamment le passage de la haute commissaire à l'enfance
00:30qui est venue par les protections, mais pas seulement.
00:37Alors on a la haute commissaire à l'enfance, la haute commissaire je devrais dire d'ailleurs à l'enfance
00:42auprès du ministère du Travail, des Solidarités, de l'enfance
00:45qui vient ici sur le salon Big Data AI.
00:48C'est plutôt une surprise d'être venue porter la bonne parole, j'imagine,
00:52pour sensibiliser tout cet écosystème à l'importance aujourd'hui de protéger les enfants
00:57dans l'univers du numérique. Vous avez eu quel accueil sur les stands ?
01:00Franchement ils nous attendaient beaucoup, c'est vrai, sur les questions de protection.
01:03Et c'est un de mes plus grands combats parce que face aujourd'hui au numérique,
01:08il y a des enjeux mais il y a aussi énormément d'opportunités.
01:11Et donc c'est là où ils ont été un peu plus étonnés de nous voir les challenger
01:14sur leur rôle, leurs responsabilités, leurs investissements
01:17pour faire que les développements qu'ils portent, que les formations qu'ils créent
01:21ou qu'ils diffusent, intègrent dès le plus jeune âge.
01:25Moi je rêve dans notre pays de licornes qui vont intégrer la question Kids Friendly,
01:31ça veut dire qu'on s'adresse à un adolescent, on s'adresse à un enfant,
01:35on le protège mais on lui répond en l'accompagnant dans son apprentissage.
01:39Moi je rêve d'une Kids Tech, d'une Head Tech qui se préoccupe de ces opportunités-là.
01:45Il se trouve que dans le salon aujourd'hui, il y a beaucoup d'écoles qu'on a vues,
01:50on a vues aussi de l'applicatif, mais plutôt d'enseignement supérieur.
01:54À quand on aura des modules, des formations, des opportunités pour les parents,
01:58de co-éducation pour les enfants dès le plus jeune âge ?
02:01Sur les maths, sur les sciences, sur le développement cognitif.
02:05Et donc je souhaite, si t'es le bœu, que la France soit à la hauteur
02:10et en tout cas à la pointe de ses engagements pour les enfants et les adolescents.
02:14Donc pas uniquement pour parler de protection mais aussi pour être proactif.
02:17Après c'est aussi, on entend souvent nous dans les Head Tech
02:20que la balle est dans le camp un peu de l'éducation nationale.
02:22C'est très facile de dire ça, c'est vrai.
02:24Non mais c'est très facile de dire non mais c'est pas nous, c'est vous.
02:27Bah écoutez, nous nous ouvrons la porte.
02:29Il se trouve qu'Elisabeth Borne a annoncé l'accès à une IA pour les enseignants.
02:33Demain et après demain, la question en réalité du numérique au sens large se développe.
02:37Mais moi je rêve de Care Tech qui va intégrer la question de la pédiatrie,
02:41des plus petits enfants, de soutien à la parentalité.
02:43Et dans les Duc Tech, il y a un million d'usages possibles.
02:47Alors franchement, pour une fois, faisons ensemble.
02:50Faisons que dès le plus jeune âge, on se saisisse de ces opportunités pour les enfants
02:53en se disant et en ayant l'obsession de la protection toujours.
02:57Mais la protection, ça ne veut pas dire aseptiser, ça ne veut pas dire éloigner.
03:01Ça veut dire faire ensemble.
03:03Et on en est où de la question de la majorité numérique à 15 ans ?
03:06Est-ce qu'aujourd'hui ça vous semble être une bonne solution ?
03:08On n'entend pas beaucoup finalement de discours à l'inverse qui disent
03:13qu'au contraire il faut équiper les enfants, les éveiller, les sensibiliser,
03:16leur apprendre à utiliser ces outils.
03:18On est plutôt dans l'interdiction.
03:20Non, en réalité on est dans les deux.
03:21Moi pour le coup, c'est un « et » absolument nécessaire.
03:24D'abord, oui, il faut interdire.
03:26Parce qu'aujourd'hui, c'est simple, le cerveau des enfants n'est pas suffisamment développé
03:31pour accueillir le degré de violence qu'on a sur un certain nombre de réseaux sociaux.
03:34Donc il faut les protéger.
03:36Et là pour le coup, il faut cette interdiction et que les plateformes vérifient l'âge.
03:39Aujourd'hui j'ai 70% des enfants qui ont moins de 13 ans
03:42qui sont sur des plateformes de réseaux sociaux.
03:43Alors même que là j'ai 13 ans.
03:45Et on n'est même pas une histoire de situation.
03:47Donc je sais bien que les ados sont hyper porforts pour contourner.
03:51Donc l'interdiction seule ne suffit pas.
03:53Elle passe absolument et nécessairement par de l'éducation et de l'accompagnement.
03:57D'où la question de la prévention.
03:59Et donc comment ils comprennent les bulles algorithmiques.
04:03Comment ils comprennent et comment ils doutent.
04:05Donc la question vraiment de l'esprit critique.
04:07De l'obsession de la source.
04:10De la distanciation qu'ils peuvent prendre par rapport à une deep fake.
04:14Par rapport à une fake news qui est plus facile pour le coup qu'un mot plus commun.
04:18Et bien tout ça, ça ne se décrète pas en fait.
04:20Il faut les confronter à.
04:22Il faut les accompagner.
04:23Demain sur les droits d'auteur, les droits voisins.
04:25Puisqu'on vient piocher de l'information.
04:27Mais il faut bien des gens qui la créent cette information.
04:30Donc comment on respecte la création aujourd'hui journalistique.
04:33Mais aussi pour le coup d'auteur quelle que soit leur production.
04:37Et tout ça, c'est un peu mes obsessions.
04:39Pour dire faisons qu'aujourd'hui notre secteur de l'IA qui est pionnier.
04:43Qui est vraiment très à l'avance.
04:44Accompagne les plus jeunes générations.
04:46Et n'attendent pas l'enseignement supérieur.
04:47Pour en faire demain des professionnels.
04:48Je pense qu'ils ont dû être contents dans l'écosystème.
04:52De voir quelqu'un justement qui s'intéresse à eux.
04:54A leur sujet.
04:55A leur technologie.
04:55Et qui a l'air de s'y connaître aussi.
04:57J'avoue que j'adore.
04:58J'ai commencé à démonter mes premiers ordinateurs.
05:00Je dois avoir 6 ou 7 ans.
05:01C'était celui de mon grand-père.
05:03Mais je suis passionnée parce que dans le fond j'y vois toutes les opportunités.
05:07Mais je ne suis ni naïve ni aveugle.
05:09J'en connais les limites.
05:10J'en connais les freins.
05:11Et donc en fait si on est en adulte responsable.
05:14Et surtout en responsable politique vigilant.
05:18Et bien on peut faire des superbes opportunités.
05:20Et en même temps protéger ceux qui ont besoin de l'aide.
05:23C'est-à-dire les enfants et les adolescents.
05:24Mais en les préparant.
05:25En les préparant à un monde qui va vite.
05:27Et qui va plus vite que nous.
05:29Merci beaucoup.
05:37Bonjour Sébastien de Milville.
05:38Merci d'être passé au micro de Smartech.
05:40Sur ce salon Big Data et AI.
05:42Vous êtes le DG d'HeroX.
05:44Qui est un groupe de communication.
05:46Au sein duquel vous développez une nouvelle agence.
05:49100% spécialisée en intelligence artificielle.
05:52Une agence de création publicitaire.
05:54100% IA.
05:55Qu'est-ce que ça veut dire ?
05:56Ça veut dire qu'il n'y a plus de créatifs.
05:57Il n'y a plus que des prompteurs.
05:59Bonjour.
05:59Merci beaucoup pour l'invitation.
06:01Effectivement on lance au sein du groupe HeroX Versus.
06:03Qui est une agence IA first.
06:06IA native.
06:07Qui a pour ambition de libérer le potentiel créatif des marques.
06:09Grâce à la Gen AI.
06:11Ce qu'on pense aujourd'hui.
06:13C'est que.
06:14Et puis on le voit ici au salon Big Data et AI.
06:16Qu'on est probablement à l'aube d'une révolution.
06:20Technologique, sociétale.
06:21Voire civilisationnelle.
06:22Et que ça pour des marques.
06:23Pour des annonceurs.
06:24Ça fait tomber tout un tas de barrières.
06:26Et ça leur permet d'accéder.
06:28A des niveaux de production.
06:30A une qualité.
06:30A une exigence.
06:31Auxquelles ils n'avaient pas forcément accès auparavant.
06:33Il y a tout un tas de barrières qui tombent.
06:34Pour répondre précisément à la question.
06:36On est une agence.
06:37On n'est pas un studio de production.
06:38Ce qui veut dire qu'on réinvente un petit peu le modèle de l'agence traditionnelle.
06:42Néanmoins, on garde au cœur de la proposition de valeur de Versus.
06:46Un accompagnement stratégique.
06:48Un accompagnement de conseils.
06:50La forte compréhension de l'ADN d'une marque.
06:52D'un annonceur.
06:53Des problématiques.
06:54Et on conjugue ces experts, on va dire, de la publicité avec des techs, avec des talents issus de la technologie.
07:00Mais très concrètement, ça change quoi ?
07:02Alors, ça change plusieurs choses.
07:03Ça change que...
07:04Ça change les profils quand même des gens qui travaillent dans l'agence.
07:06Il y a des choses qui changent et des choses qui ne changent pas.
07:09Ce qui ne change pas, c'est l'excellence créative qui est au cœur de notre métier désormais.
07:13Ce qui change ?
07:14Dites-moi ce qui change.
07:14Alors, ce qui change, c'est qu'on a là...
07:16Effectivement, en croisant des profils créatifs et publicitaires avec des profils beaucoup plus technologiques,
07:22ça change le rythme de travail, l'accélération.
07:24Pour une campagne 360, on peut travailler par exemple en 4 semaines, ce qu'on faisait auparavant,
07:28probablement en 4 mois, pour une campagne globale.
07:31Ce qui change aussi, c'est le potentiel créatif ou le développement des idées.
07:35Là, on est auparavant peut-être limité par des budgets de production ou un timing dans la réflexion.
07:40La connaissance, la maîtrise et la veille de ces outils nous permet d'accélérer
07:44et d'agrandir le spectre de travail.
07:46Donc, réduction des coûts aussi sur la création de campagne ?
07:49Bien sûr, sur la partie production particulièrement,
07:52parce qu'on ne peut pas imaginer qu'aujourd'hui, avec des coûts de licence d'outils comme VO3,
07:57comme Xfield, comme Sora 2 d'ailleurs qui est sorti ce matin,
08:00des licences entre 3 000 et 10 000 dollars par mois pour être très précis,
08:03on ne peut pas imaginer que demain, pour une certaine typologie de projet,
08:06les coûts ne vont pas être réduits.
08:07Donc oui, bien sûr, optimisation budgétaire.
08:09Après, on est pragmatique.
08:10On le fait avec du recul, on le fait au cas par cas selon la typologie de projet,
08:13mais oui, excellence créative, conjuguée à de l'optimisation budgétaire.
08:17Et quels sont les premiers clients qui sont intéressés par ce type d'approche 100% IA générative ?
08:23Il y a pas mal de clients qui nous ont contacté.
08:25Peut-être un type de campagne que ça touche en particulier ?
08:28Déjà, il y a pas mal de clients qui sont aussi, on va dire, excités et enthousiastes que nous
08:32à l'idée de faire de la création aujourd'hui à l'heure de la G&I.
08:35On a à la fois dans la typologie de projet et dans les clients des choses assez différentes.
08:39On travaille par exemple pour Coperny, qui est une marque incroyable, très avant-gardiste,
08:44une maison de mode parisienne qui s'était fait notamment connaître en 2023
08:48puisque ceux qui avaient fait une robe en spray pour Bella Hadid à l'occasion de la Paris Fashion Week
08:52qui nous a contactés, qui sont en recherche aussi d'acteurs très innovants.
08:56Et donc, on a travaillé pour eux la campagne de teasers et de lancement pour les social médias
09:00de leur prochaine innovation qui va être dévoilée la semaine prochaine,
09:03donc le jour où sera diffusée cette émission.
09:05On travaille aussi pour d'autres acteurs du retail, de la téléphonie mobile,
09:09sur les problématiques à la fois de publicité, de social médias ou de digital.
09:12Juste d'un mot parce qu'on arrive à la fin de cette interview.
09:15Est-ce qu'il y a des choses encore qu'on ne sait pas faire ?
09:17Vous fissez des objectifs là à six mois avec cette nouvelle agence ?
09:21Oui, il y a plein de choses aujourd'hui qu'on ne sait pas faire,
09:24mais vu le rythme d'innovation, le développement des outils et tout ce qui sort le jour le jour.
09:29L'objectif, c'est d'accompagner aujourd'hui tous les annonceurs et les marques
09:34à utiliser pleinement le potentiel de la G&I pour démultiplier leur potentiel créatif.
09:40Merci.
09:40Merci beaucoup.
09:48Olivier Guillon est avec nous sur le salon Big Data AI dans les interviews de l'IA de Smartech.
09:53Merci beaucoup.
09:54Vous êtes le responsable d'Ata AI au sein de la région Pays de la Loire.
09:59La grande actualité, de mon point de vue, c'est que vous mettez en place une IA souveraine
10:05avec une entreprise francilienne dont j'ai oublié le nom d'un seul coup.
10:08Suadéo, c'est ça ?
10:09Quel est le projet au départ ?
10:11Le projet au départ, c'était de doter la région d'un catalogue de données et d'outils
10:16qui permettent aux métiers de s'approprier leurs propres données et de les exploiter.
10:19Ensuite, le projet a évolué.
10:20On a commencé à le déployer au sein de la région.
10:22Projet par projet.
10:24L'IA est en train d'arriver maintenant pour enrichir et donner la dynamique à ces projets-là.
10:29Quand vous dites IA, vous dites IA générative ?
10:32C'est l'IA générative, mais ça peut aussi être du prédictif.
10:35D'accord.
10:36Et souveraine, parce que c'est le terme que vous employez, que vous mettez en avant,
10:40ça on comprend bien.
10:41Pourquoi ? Est-ce que c'est une nouvelle priorité qui s'est imposée ?
10:44Non, parce qu'une collectivité a des données qui sont ouvertes, qui appartiennent à tout le monde,
10:48ce qu'on appelle des communs.
10:48Mais il y a aussi des données qui se relèvent des données personnelles, du secret économique également.
10:54Ça peut être du secret industriel dans certains cas.
10:56Et donc, ces données-là, on ne peut pas les ouvrir à tout le monde.
10:58Ou en tout cas, tant qu'elles n'ont pas été anonymisées, tant qu'elles n'ont pas été mises en état pour.
11:01Et donc, il faut qu'on garantisse la souveraineté, notre souveraineté sur ces données par rapport aux enjeux.
11:05Elle va jusqu'où cette souveraineté ?
11:07Parce que là, vous travaillez avec un fournisseur français, national.
11:11Vous allez jusqu'où dans la garantie de la souveraineté de cette IA ?
11:15Alors, quand on travaille avec Soadeo, en fait, on va travailler les données dans notre entrepôt de données, au sein du conseil régional.
11:20Donc, l'IA vient travailler directement là où sont les données.
11:23On n'a pas de sortie de données.
11:25Alors, parlez-nous des utilisations que vous imaginez ou qui commencent déjà à exister avec cette plateforme d'IA ?
11:31On peut simplifier l'accès aux données déjà.
11:34C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les agents, ils ont des interfaces.
11:36Alors, en interne, c'est ça ? C'est pour les agents ?
11:37En interne, les agents ont des interfaces pour produire des tableaux de bord qui vont permettre de valoriser, aider à la prise de décision.
11:42Demain, l'IA va aider ses agents à produire eux-mêmes les tableaux de bord beaucoup plus facilement, beaucoup plus rapidement.
11:47Ensuite, on peut faire des projections avec des algorithmes qui permettent effectivement d'étirer les tendances
11:51pour savoir effectivement si on suit la même tendance, où on va arriver, à quelle échéance.
11:55Cette IA, elle va nous permettre, parce que là, on est en train de déployer cette partie-là, de tester des paramètres
12:01pour voir en fonction de scénario où on arrive, ce que ça donne par rapport aux tendances qu'on les fait varier.
12:05Mais très concrètement, des paramètres de quoi ? C'est sur le niveau vraiment de choix de politique publique ?
12:09Ça peut être à ces niveaux-là.
12:11Ça peut être sur des transports, par exemple, en se posant la question effectivement du nombre.
12:14Est-ce qu'on a besoin ou pas d'une nouvelle motrice par rapport au nombre de personnes qu'on transporte, etc.
12:18Et par rapport aux arrivées de population.
12:20Ça peut être aussi d'un point de vue fonctionnement de la collectivité.
12:23On peut regarder les consommations énergétiques des bâtiments de la région.
12:27Et en fonction des variations de la tarification, de la météo,
12:30on peut essayer de voir à peu près ce que va être la projection pour l'an prochain.
12:33Et donc du coup, mieux gérer, on va dire, les fonds publics.
12:36Et comment vous avez fonctionné ?
12:37Vous avez travaillé d'abord par un choix de premier cas d'usage qui vous semble évident.
12:40Ou alors vous avez testé les métiers pour savoir les qualités les plus prêtes,
12:44ou promptes, j'ai envie de dire, à utiliser l'intelligence artificielle.
12:47Comment est-ce que vous avez procédé pour le démarrage ?
12:49On travaille dans un principe de gouvernance partagée des données.
12:51C'est-à-dire que les données sont au métier, c'est le métier qui sait les utiliser,
12:53qui sait quoi en faire.
12:55Donc on ne fait pas de projet ex cathédra, le métier a un projet.
12:58Et dans le cadre du projet du métier, on lui explique au métier que là,
13:00c'est pertinent de le faire avec cet outil-là, avec Soadeo.
13:03Et donc on travaille avec eux pour mettre les choses en place dans Soadeo.
13:07On leur apprend à l'utiliser et ensuite on gère le cadre.
13:09Et le métier est autonome pour l'exploiter.
13:11Et alors vous dites, vous leur apprenez à l'utiliser.
13:13Quels sont véritablement les besoins d'accompagnement qui vous semblent nécessaires aujourd'hui ?
13:17Toute l'analyse des données pour récupérer les données qui vont permettre de traiter la problématique qu'on doit traiter.
13:23Il y a la question de la collecte de ces données pour l'exploitation dans la durée.
13:26Il y a la question aussi de la souveraineté, donc tout ce qui est géré,
13:29effectivement l'anonymisation des données, les données PRGPD, etc.
13:32Ensuite, il y a la façon de correctement exploiter, correctement monter les tableaux de bord.
13:35L'IA va beaucoup nous aider aussi à accélérer les choses.
13:37Et il y a la façon de rendre tout ça pérenne, en fait, dans le temps.
13:42Un beau projet, merci beaucoup.
13:51Très heureuse d'avoir dans Smartech pour les interviews de l'IA Mathieu Giannichini.
13:55Bonjour.
13:56Bonjour.
13:56Vous êtes le directeur général adjoint de Saint-Plon, organisme de formation à impact sociétal dans le champ de l'économie solidaire et sociale.
14:05Vous êtes présent en France à l'international avec 120 campus, plus de 40 000 personnes formées depuis la création de Saint-Plon en 2013.
14:15Voilà, on connaît bien Saint-Plon.
14:17Il y a une nouveauté dont vous allez nous parler.
14:20C'est une formation à l'IA agentique.
14:22C'est d'ailleurs le thème de la conférence que vous donnez ici au salon Big Data et AI.
14:27Comment ?
14:27Parce qu'on en est, j'ai l'impression déjà, au stade où on doit former à l'IA, à l'IA générative.
14:33Comment est-ce qu'on va former à l'IA agentique ?
14:36Alors, tout ça va vite, très vite.
14:37On est habitué dans le monde de la tech à suivre les tendances pour rester sur un fort levier d'employabilité.
14:43Effectivement, là, tout s'accélère avec l'IA et l'IA agentique.
14:45Donc, chez Saint-Plon, on forme à l'IA depuis déjà 2017.
14:49Mais il faut suivre le mouvement à l'intérieur de cette grande famille de l'IA.
14:53Et donc, l'IA agentique, ce qui est intéressant, c'est qu'il y a des nouveaux standards qui émergent,
14:58des nouveaux protocoles de communication et qui sont largement adoptés par beaucoup d'éditeurs
15:03comme GitHub ou comme DBT, qui est un pure player dans le domaine de la data.
15:09Et ces tendances-là, il faut qu'on accompagne ça dans des formations.
15:12Et c'est pour ça qu'on a créé un parcours qui va se lancer début 2026
15:16de développeurs en intelligence artificielle et IA agentique.
15:20D'accord. Par quel bout vous le prenez ?
15:22Donc, ce sujet par le bout de la programmation, c'est ça ?
15:25Tout à fait, parce qu'en agent IA...
15:26Et on commence par faire de la programmation en IA et ensuite en IA agentique dans la formation ?
15:31Ou ce sera vraiment le niveau 2 tout de suite ?
15:34Non, c'est le même niveau.
15:36C'est un équivalent Bac plus 4 dans nos formations où on a aussi la version pour faire de l'upskilling de collaborateurs.
15:43Parce qu'il faut arriver à suivre aussi les tendances quand on est salarié de son entreprise.
15:46Et le principe, c'est qu'un agent IA, c'est avant tout une application.
15:50Donc, on reste dans le software engineering.
15:52Mais cette application embarque des LLM, des modèles de langage et des standards de communication
15:59pour pouvoir s'interfacer avec un écosystème.
16:01Et vous avez commencé, j'imagine, à sonder la demande du côté de l'industrie,
16:05mais aussi du côté des gens qui sortent de formation ou qui veulent travailler sur la reconversion.
16:12Alors oui, on a...
16:13Vous allez ouvrir une formation à combien de personnes à peu près en 2016 ?
16:16C'est des cohortes de 20 personnes.
16:18Donc, on va lancer un premier bootcamp de 20 personnes.
16:21Il faut arriver à anticiper les tendances du marché puisqu'on va avoir des formations
16:25qui vont être de l'ordre de 5-6 mois.
16:27Donc, la nôtre, elle va faire 6 mois environ.
16:30Et donc, dans 6 mois, où est-ce qu'on en sera ?
16:32Tout ça va tellement vite qu'il faut prendre le tournant à temps.
16:35Alors Mathieu, vous êtes à l'origine du Pedagical Studio, qui est la R&D, on va dire, chez Simplon.
16:41Comment est-ce qu'on décide et comment est-ce qu'on fait pour mettre la technologie vraiment au service des individus ?
16:46Ce qui est la mission de Simplon.
16:47Comment on s'y prend ? Comment on réfléchit à ça ?
16:50Alors, il y a deux aspects.
16:52Nous, notre métier, c'est de maintenir à l'emploi ou de remettre à l'emploi sur des reconversions.
16:57Donc, comment on est sur des métiers en tension ?
16:59Et donc, pour ça, soit il y a des diplômes qui existent,
17:02soit grâce à notre organe de R&D et ce studio pédagogique,
17:06si les diplômes n'existent pas, on a la capacité d'aller les créer.
17:09Donc, c'est pour ça qu'on a créé plusieurs diplômes,
17:11dont un diplôme dans l'intelligence artificielle qui est reconnu par France Compétences.
17:14Donc, ça, c'est un premier aspect.
17:15Parce qu'il y a énormément de formations dans le numérique aujourd'hui.
17:19Énormément de formations.
17:19D'ailleurs, on a l'impression qu'il y a un début de consolidation,
17:21parce que Simplon a même racheté...
17:23La Wacom School, tout à fait.
17:25Tout à fait.
17:25Et il y a un début de consolidation, mais toujours avec cette thématique de...
17:29Là où il y a dix ans, un développeur web trouvé de l'emploi, c'est fini.
17:33Le développeur web, maintenant, il doit être augmenté par IA.
17:35Il doit pouvoir évoluer et ça doit pouvoir être renforcé dans ses compétences.
17:40Merci beaucoup, Mathieu.
17:41Merci beaucoup.
17:42Guillaume Delaboulay nous a rejoint.
17:50Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous.
17:52Vous êtes le responsable de l'apprentissage automatique Head of Machine Learning
17:55chez Weezings, une pépite dans l'univers de la santé connectée
17:59qui conçoit des balances, des montres,
18:03enfin, tout un tas de dispositifs pour surveiller notre santé.
18:07Est-ce que vous présentez des nouveautés ici sur le Big Data, le salon Big Data AI ?
18:12Non, pas au salon, mais on vient de sortir une grosse mise à jour de nos montres
18:15qui améliore les fonctionnalités de base,
18:18notamment le suivi du sommeil, des choses comme ça,
18:22et qui met en valeur la feature de température qu'on n'avait pas jusqu'ici
18:25et qui permet maintenant de détecter des épisodes de fièvre
18:28et de suivre les cycles féminins.
18:30En fait, il y a une prise de température continue, c'est ça ?
18:33Exactement, la montre permet de suivre la température en continu.
18:36Et alors dans la journée, cette température peut varier
18:38en fonction des activités qu'on fait, etc.
18:39Mais la nuit, elle reflète plus notre état de santé
18:44et ce qui arrive à notre corps,
18:46donc la fièvre et les cycles féminins, les cycles circadiens, etc.
18:52Quelle est la part de l'IA dans ces nouvelles prouesses,
18:56on va dire, réalisées par les objets de santé, les objets connectés ?
19:00Et quand on parle d'IA, vous, je disais que vous étiez à la tête du machine learning.
19:03L'IA générative, c'est une sous-sous-sous catégorie de ce machine learning.
19:08Est-ce qu'elle a sa part ? Est-ce qu'elle tient un rôle particulier ?
19:10Est-ce que vous l'avez embarquée aussi ?
19:12Plusieurs questions en même temps.
19:14Alors déjà, le rôle de l'IA aujourd'hui peut-être pour accompagner
19:17l'étude de ses résultats et une meilleure surveillance de la santé ?
19:22Le machine learning et l'IA sont omniprésents dans nos produits.
19:27Une grosse partie de nos algorithmes qui permettent d'extraire
19:30des données physiologiques sur les utilisateurs
19:33fonctionnent grâce au machine learning.
19:36Par exemple, pour la fièvre et pour le suivi du sommeil,
19:40c'est du machine learning à fond.
19:43C'est-à-dire que ça permet l'interprétation des résultats, c'est ça ?
19:46Exactement.
19:46C'est-à-dire qu'on a au départ une donnée capteur,
19:48on a un capteur dans la montre qui donne une donnée pas facile à lire
19:52et c'est du machine learning qui va permettre d'en sortir
19:54une information intéressante et intelligible des utilisateurs
19:57comme une fréquence cardiaque, fréquence respiratoire, le sommeil
20:01ou est-ce qu'il a une pathologie ou une autre, par exemple.
20:03D'accord. Et l'IA générative, oui ou non ?
20:07Alors, dans les produits, pas directement, mais dans l'application
20:10et dans l'expérience utilisateur, oui, et de plus en plus.
20:13Et ça va notamment permettre de passer de mesures individuelles
20:16qu'on essayait déjà de contextualiser, mais à une interprétation,
20:21une analyse complète et personnalisée, pas pour chaque utilisateur.
20:25C'est-à-dire qu'on va pouvoir mettre en relation toutes les mesures
20:29qui ont été faites par ces différents produits et tout ce qu'on pouvait
20:33déjà lui dire de façon isolée, on va pouvoir l'interpréter
20:36de façon cohérente et globale.
20:38Alors, je n'ai pas tout à fait compris.
20:40Est-ce que ça veut dire que vous l'utilisez davantage comme interface
20:42de communication avec les utilisateurs ou c'est en back-office pour vous ?
20:47Les deux, en fait.
20:49On l'intègre dans la communication pour aider l'utilisateur
20:52à interpréter ses résultats.
20:54En fait, ces interprétations vont pouvoir se faire sur la base
20:57de plusieurs mesures différentes.
20:58Donc, par exemple, si j'ai une montre et une balance,
21:00avant, c'était assez difficile pour nous de mettre en relation
21:03l'évolution du poids et l'évolution de la fréquence cardiaque, par exemple.
21:07Et bien maintenant, l'IA générative va pouvoir repérer
21:09qu'il y a eu un changement dans les deux courbes de données,
21:12dans les deux tendances et va pouvoir essayer d'informer l'utilisateur
21:15et de l'analyser pour lui.
21:18Je profite d'avoir un spécialiste du machine learning avec moi
21:20pour poser toutes mes questions.
21:22En quoi ces nouveaux modèles transformeurs apportent cette possibilité
21:27que le machine learning ou le deep learning ne pouvaient pas avant ?
21:31C'est extrêmement multi-usage de base.
21:35Ça arrive à comprendre n'importe quel type de données
21:37sans avoir un apprentissage spécifique sur chaque problème.
21:40D'accord. Donc, en fait, vous gagnez du temps aussi, c'est ça ?
21:43Exactement. Gagnez énormément de temps.
21:45Sur cette analyse personnalisée qu'on voulait donner aux utilisateurs,
21:48c'est quelque chose qu'on veut faire depuis très longtemps,
21:50mais qui demandait des efforts beaucoup trop grands
21:53pour ce qu'on pouvait faire.
21:55Et avec l'IA générative, on a des modèles qui sont capables
21:59de le faire plus facilement, tout seul, enfin plus vite.
22:02Et ici, sur le salon Big Data AI, est-ce que vous venez regarder
22:05un peu ce qui se passe autour, faire un marché sur d'autres technologies ?
22:10On cherche à se maintenir au courant de ce qui se passe
22:13et à regarder comment avance l'industrie.
22:16Et on vient de vous solliciter aussi ?
22:18Pour l'instant, non, mais sans doute, ça va venir.
22:22Je présente une conférence demain.
22:25Sur quel sujet ?
22:26Sur comment intégrer l'IA dans des dispositifs connectés
22:30pour un suivi médical au quotidien.
22:32Vous nous avez déjà tout expliqué. Merci beaucoup.
22:34Merci toujours.
22:42Bonjour Léa Deloris, vous dirigez l'équipe
22:45Artificial Intelligence, Robots & Tech, Air Tech si on résume,
22:50de BNP Paribas.
22:52Parlez-nous un peu de cette équipe mystérieuse, j'ai envie de dire.
22:55BNP Paribas, quel rapport entre la banque, l'IA, les robots ?
22:59Alors, tout d'abord, bonjour.
23:02Et l'IA, en fait, quel rapport entre l'IA et la banque ?
23:05L'IA, c'est quand même une dimension stratégique de la banque maintenant.
23:08Depuis plusieurs années, moi, ça fait 7 ans que je suis dans le groupe
23:12et j'avais une équipe de 3 personnes qui s'appelait Risk Air,
23:15qui maintenant est devenue Air Tech avec 40 personnes.
23:18L'IA, ça nous sert à améliorer notre efficacité opérationnelle,
23:22à mieux comprendre nos clients et mieux gérer la relation client,
23:26ce qui est important pour une banque.
23:28Et enfin, et c'est là où mon équipe est active,
23:31tout ce qui est la gestion des risques.
23:33Et en fait, mon équipe, elle sert...
23:36Donc, dans cette équipe, ce que vous dites avant,
23:38ça s'appelait Risk Tech, maintenant c'est Air Tech.
23:42Il y a vraiment la notion d'approche par le risque de la technologie ?
23:45Il y a l'approche, il y a les deux, en fait.
23:48Il y a comment la technologie va nous aider à gérer les risques,
23:50que ce soit les risques de crédit, de marché,
23:53les risques opérationnels ou les risques de conformité.
23:55Parce que mon équipe travaille sur les risques et la conformité.
24:00Mais aussi, ça, on travaille beaucoup sur les risques de la technologie.
24:05Et la partie robotique ?
24:07Ah, les robots.
24:08Alors, les robots, en fait, c'est tout ce qui est...
24:10On parle de robots logiciels, d'automatisation,
24:12ou on parle vraiment de robots avec des bras mécaniques ?
24:14Non, non, non, non.
24:15On parle de robots comme dans Robotics Process Automation,
24:18qui sont finalement des systèmes pour automatiser et aider.
24:23Il y a beaucoup de tâches manuelles dans la banque
24:25qui viennent de la difficulté de la multiplicité des systèmes d'IT
24:31et des demandes réglementaires qui font qu'on ne peut pas toujours avoir l'IT
24:36qui évolue assez vite.
24:38Et donc, du coup, beaucoup de tâches manuelles.
24:39Les robots sont l'un pour éditer les tâches manuelles.
24:42Et en fait, l'IA et les robots, ça va vers ce qu'on appelle maintenant Adjantic AI.
24:48Donc, c'est sur quoi je parlais tout à l'heure.
24:52On n'en est pas encore...
24:53C'est une conférence sur le salon Big Data AI où nous sommes dans ce moment même.
24:56Pardon.
24:58Exactement.
24:59Et c'est pour expliquer qu'en fait, le process, la data et l'automatisation,
25:04et l'IA maintenant, c'est un tout vers lequel finalement,
25:09on a besoin d'aller et on a besoin d'équipes qui connaissent les sujets
25:13pour pouvoir accompagner, pas pouvoir nécessairement faire,
25:16pour pouvoir accompagner et trouver les directions stratégiques,
25:19les bons process et comment avancer là-dessus.
25:21Et quel est votre regard sur...
25:23Parce que là, vous parlez d'IA gentil,
25:24mais sur l'IA générative et les risques aujourd'hui que ça comporte.
25:29On entend beaucoup de travail et de progrès sur la question des hallucinations,
25:33mais aussi sur le fait que c'est un peu inhérent finalement
25:36à la manière dont ces transformers fonctionnent de manière probabiliste.
25:42C'est ça.
25:43Comment est-ce que vous abordez cette question
25:45alors que justement, vous travaillez sur la question du risque ?
25:48Alors, l'aspect probabiliste, il n'existait pas qu'avec les génératives AI,
25:53mais aussi avec finalement l'IA traditionnel.
25:56Et ce qui... Je vais répondre à votre question,
25:58mais ce qui m'amuse, c'est que cette capacité de se tromper
26:02était un problème quand on voulait vendre nos solutions aux utilisateurs.
26:07Et maintenant, parce que c'est sous forme de texte au lieu d'être sous forme de chiffre,
26:11ils ont plutôt tendance à vouloir les accepter sur trois exemples,
26:14comme pour les crèmes de soin, plutôt que quand on leur avait testé sur mille exemples
26:20et qu'il y en avait quelques-uns qui ne marchaient pas.
26:22Donc ça, c'est un problème qu'on a souvent.
26:24Et en fait, il y a tout un système de gestion qui fait qu'on a des décisions qui sont prises,
26:30on a des personnes qui sont responsables des solutions.
26:32Ces personnes, elles doivent voir dans quelle mesure ça fonctionne, ça ne fonctionne pas.
26:36Et on met en place aussi du monitoring, c'est-à-dire que quand la solution est en marche,
26:41on suit, comme on suit dans les hôpitaux, les informations importantes sur le patient.
26:46Nous, on suit des informations importantes sur nos systèmes d'IA,
26:50que ce soit génératifs, traditionnels, pour voir s'ils commencent à dériver trop
26:54et prendre des décisions si c'est nécessaire.
26:57D'accord. Donc vous mettez en place des processus automatisés.
27:00Des systèmes gouvernants, des systèmes et des décisions.
27:02Pour autant pas automatisés, ceux-là sont parfois automatisés,
27:06mais suivis aussi par des humains.
27:08Mais au cœur, en fait, de la gestion des risques, c'est la responsabilité humaine.
27:11C'est-à-dire qu'il y a une personne qui est responsable de cet outil.
27:15Merci beaucoup, Léa Deloris.
27:16Et puis je vais remercier tout le monde de nous avoir suivis.
27:18C'était donc les interviews de l'IA dans Smartech.
27:21On était aujourd'hui en édition spéciale sur le salon Big Data AI Paris 2025.
27:26On se retrouve très vite sur H&B Smart.
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