00:00Alors c'est évidemment un choc personnel et puis on ne comprend pas cette peine, la gravité, la lourdeur de cette peine,
00:09quand on la rapporte au fait que sur trois délits pour lesquels Nicolas Sarkozy avait été renvoyé devant le tribunal,
00:16sur quatre délits on a trois relax et trois relax sur des délits qui sont très importants.
00:22C'est des délits qu'on lui reproche devant les juridictions, devant cette juridiction,
00:26mais aussi dans les journaux, dans certains journaux en tout cas depuis très longtemps.
00:30Le financement par la Libye de sa campagne électorale, ça fait 12 ans, 13 ans qu'on entend cette fable.
00:37Au cours de l'audience, on nous dit non, il n'y a pas eu de financement de la campagne électorale.
00:41Non, il n'y a pas eu de corruption par la Libye.
00:45Et au total, en dépit de tout ça, on a quand même une condamnation à cinq années d'emprisonnement.
00:50Il y a quelque chose qui est contradictoire, qui est d'une immense violence.
00:53Vous évoquiez le mandat de dépôt à effet différé.
00:57Ça ajoute encore à la violence du prononcé de la peine une volonté d'humilier qui était insupportable et qui est insupportable pour ses avocats.
01:08Vous êtes en contact évidemment avec votre client depuis hier matin.
01:12Dans quel état d'esprit est-il ?
01:13Alors, il a la force de ceux qui savent être innocents.
01:18Il est déterminé à démontrer son innocence et à l'obtenir.
01:22Démontrer, c'est ce qu'on a tenté de faire, mais à obtenir que son innocence soit reconnue par une juridiction.
01:28Vous savez, il nous dit souvent, ça prendra le temps qu'il faut, mais on réussira.
01:32Moi, j'en suis persuadé.
01:34Il est innocent.
01:34Il n'y avait pas de financement par la Libye de sa campagne électorale.
01:39On est quand même dans un monde où on reconnaît qu'il n'y a pas eu de financement.
01:43On reconnaît qu'il n'y a pas eu de contrepartie diplomatique, économique à un quelconque financement.
01:48Et malgré tout, on le condamne en utilisant une infraction qui est une infraction d'association de malfaiteurs,
01:54une sorte de voiture balai, une infraction attrape-tout qui est, quand on n'a plus rien, on a toujours ça.
02:00Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas bien.
02:02Hier matin, c'est Nicolas Sarkozy qui a pris la parole.
02:05On va réécouter un extrait de ce qu'il a dit.
02:08Pourquoi est-ce qu'il a décidé de parler lui et de ne pas vous laisser parler, de ne pas laisser parler ses avocats ?
02:14Je pense que l'attaque était tellement forte et tellement frontale.
02:20Et Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, élu par plusieurs millions de Français,
02:26il reste redevable aux Français qui lui ont fait confiance et qui lui font toujours confiance aujourd'hui.
02:34Et il avait besoin, face à cette attaque qu'il subit, de s'exprimer directement et de parler directement aux Français.