00:00Ici Nel, actus locales, musique et bonne humeur, ici matin.
00:05Il est 7h47, l'invité d'ici matin, Marie, est la nouvelle présidente de l'université du Mans.
00:11Bonjour Delphine Lefort.
00:12Le tort.
00:13Le tort, pardon.
00:15Ça commence bien, je suis corrigée.
00:17Bonjour.
00:18Mes excuses.
00:19Le rattrapage, on se fait dire.
00:21Votre élection, fin mars dernier, du coup, vous confirmez.
00:24Oui.
00:24C'est déroulé à un moment où on parlait beaucoup du déficit de l'université.
00:28C'était environ 13 millions d'euros il y a un an.
00:33Est-ce que la situation a évolué ?
00:35Vous parlez d'un déficit cumulé sur plusieurs années.
00:39Mais en fait, notre budget, il est annuel.
00:41Donc, sur une année, début 2025, le déficit envisagé s'élevait à moins de 2 millions d'euros.
00:50Et il faut attendre 2026, en fait, pour pouvoir calculer le déficit pour 2025.
00:56Actuellement, la trajectoire qui se dessine, c'est plutôt un déficit à moins 1.
01:01Donc, on a fait un certain nombre d'efforts pour pouvoir réduire et reprendre le contrôle, quelque part, de ce dérapage.
01:07Quels efforts, justement ?
01:08Donc, les efforts...
01:10Dans un budget d'université, on a trois lignes.
01:15La masse salariale, le fonctionnement, l'investissement.
01:18Et ce qui plombe notre budget, en gros, c'est la masse salariale qui s'élève à 86-87 %, alors qu'elle devrait être à 83 % de notre budget.
01:28Ce sont les indicateurs nationaux.
01:32Donc, il faut à tout prix qu'on arrive à descendre ce niveau de masse salariale,
01:36ou alors à faire augmenter les recettes pour pouvoir se donner une respiration en termes de fonctionnement, d'investissement.
01:43Donc, notre principal problème, c'est ça.
01:45C'est ça. Concrètement, c'est les enseignants-chercheurs ?
01:47C'est quoi la masse salariale ?
01:49La masse salariale, c'est les enseignants-chercheurs, l'administration, tout le personnel, les vacations aussi, tous les intervenants.
01:59Ça veut dire potentiellement moins de profs dans les mois qui viennent, à l'université ?
02:03Alors, pas forcément dans les mois qui viennent, mais en fait, en 2025, on a eu ce qu'on appelle une campagne blanche.
02:10Donc, il n'y a pas eu de recrutement d'enseignants-chercheurs.
02:13Donc, c'est quelque chose dont l'impact, en fait, va porter surtout sur 2026.
02:21Puisque, quand on est arrivé, vous avez dit, en mars, en avril, donc on est en fin d'année scolaire, enfin universitaire,
02:28tous les efforts qu'on fait ne peuvent avoir un impact que sur le plus long terme,
02:32donc à partir de la rentrée 2025, voire sur le budget 2026.
02:36On vous écoute et ici même, vous regardez France 3 P de la Loire, il est 8h moins 10.
02:39Notre invitée ce matin, Delphine Lethor, la présidente de Le Mans Université.
02:43On vous entend, budget 2026, année blanche, ça ressemble furieusement au mot qu'on entend en ce moment dans l'actualité nationale.
02:51Il n'y a pas de gouvernement, il n'y a pas de budget pour 2026 en France.
02:55Est-ce que cette situation, elle a un impact sur l'université du Mans ?
02:59Pas pour l'instant, mais si ça se prolonge.
03:02C'est vrai que, par exemple, début 2025, on avait un budget technique, donc en fait, on était très limité dans toutes nos dépenses,
03:12puisqu'on n'avait pas de visibilité sur l'ensemble de l'année.
03:15Donc, c'est vrai qu'à terme, ça pourrait avoir un impact, si ça dure trop longtemps.
03:20Cette instabilité. Il y a plusieurs nouvelles formations qui ont ouvert cette année, notamment ce master d'archéologie préventive.
03:28C'est le métier des gens qui fouillent en ce moment au Mans, place Washington.
03:32Il y a des cursus qui ferment aussi. Comment vous choisissez ?
03:35Alors, ce n'est pas vraiment des cursus qui ferment, mais plutôt des suspensions, en fait, en fonction du nombre d'inscrits.
03:43Donc, par exemple, cette année, sur Parcoursup, on avait un seul étudiant qui avait choisi la filière allemande en première année.
03:50Donc, on lui a proposé une réorientation vers le LEA.
03:54Mais, voilà, pour un étudiant, dans la conjoncture actuelle, des choses qui pouvaient se faire il y a 20 ans,
04:01on ne peut plus se permettre d'ouvrir pour un seul étudiant.
04:06Mais on lui offre quand même d'autres possibilités.
04:09Est-ce qu'il y a des avancées concrètes sur le nouveau campus de l'Université du Mans, en Gare Sud ?
04:15Alors, Gare Sud, ce n'est pas l'Université du Mans. C'est vraiment un projet de la ville.
04:20Mais on est en discussion pour, éventuellement...
04:23Participer ?
04:24Participer, oui.
04:25Avec quelles formations, par exemple, dans votre idée ?
04:28Pas forcément des formations, mais peut-être une présence plutôt institutionnelle.
04:33Voir, on a évoqué, par exemple, avoir une salle des thèses qui permettrait d'avoir les soutenances de thèses en centre-ville.
04:41Ça peut aider, par exemple, quand on soit des collègues internationaux à rester en centre-ville.
04:50Être plus attractif.
04:51Être plus attractif.
04:52Il y a l'idée aussi, peut-être, d'avoir une maison d'accueil pour les internationaux étudiants.
04:57Et puis, chercheurs, en fait, qui, quand ils viennent, cherchent à arriver au Mans.
05:02Merci, Delphine.
05:03LeTor, donc, la nouvelle présidente de l'Université du Mans, qui attend, comme beaucoup, des nouvelles du gouvernement.
05:11Eh bien, c'est sûr.
05:12Les portables sont allumés.
05:13Ils peuvent nous appeler à tout moment.
05:15Merci.
05:16Merci.
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