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  • il y a 1 an
Ce lundi 22 septembre, François Sorel Frédéric Simottel, journaliste BFM Business, Claudia Cohen, journaliste chez Bloomberg, et Salime Nassur, fondateur de Maars. Ils se sont penchés sur l'imposition par Donald Trump d'un visa à 100 000 dollars pour les étrangers travaillant dans le secteur technologique aux États-Unis dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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Transcription
00:00Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:04Voilà le retour de Tech & Co, la quotidienne.
00:07Un grand merci de nous être fidèles.
00:09Chaque soir, du lundi au jeudi, on est là, 19h30, 21h.
00:13Avec ce soir, pour débriefer l'actu, les amis,
00:15Claudia Cohen qui est là, journaliste chez Bloomberg,
00:18Salim Nassur, fondateur de Mars,
00:20et Frédéric Simotel, journaliste à BFM Business.
00:23Et je vous invite maintenant à réagir
00:26sur encore une décision qu'a prise cette semaine
00:29Donald Trump.
00:31Travailler dans le secteur technologique aux Etats-Unis
00:33quand on est étranger va devenir de plus en plus compliqué.
00:37Pour freiner justement l'arrivée des étrangers dans le secteur,
00:40Donald Trump impose donc un visa à 100 000 dollars
00:44et conséquence, les valeurs de la tech indienne dégringolent.
00:48Les investisseurs craignent que le pays fasse les frais
00:50de cette politique protectionniste de Trump.
00:52On écoute les explications d'Erwan Morris.
00:55C'est à l'une des plus grandes forces de l'économie indienne
00:58que s'attaque le président américain.
00:59C'est un secteur technologique qui pèse pour 280 milliards de dollars
01:04et qui utilise largement ce programme pour envoyer du personnel
01:07travailler aux Etats-Unis.
01:087 titulaires sur 10 du visa H1B sont indiens.
01:12Wipro, Infosys ou HCL qui fournissent des services informatiques
01:15aux entreprises américaines sont particulièrement touchés
01:18et vont devoir réfléchir à augmenter leurs tarifs
01:20pour rester compétitifs étant donné le prix des visas
01:23ou bien développer de nouveaux marchés.
01:25Exercice périlleux alors que la tech indienne est en pleine turbulence.
01:29L'indice phare, le Nifty IT, a perdu 15% de sa valeur depuis le début de l'année.
01:34En tout cas, rien de tel pour exacerber les tensions entre New Delhi et Washington,
01:38Trump ayant déjà imposé des droits de douane de 50% sur les produits indiens.
01:42Les entreprises indiennes caressent encore l'espoir que cette mesure soit stoppée
01:46par la justice américaine.
01:48Cette nouvelle règle, si elle entre en vigueur, ne devrait pas s'appliquer
01:51avant le mois de février.
01:53Voilà, 100 000 dollars, donc le visa étranger.
01:57C'est un visa qui a un nom un peu particulier, c'est le H1B.
02:01C'est ça.
02:02Qui est bien connu de tous ceux qui travaillent dans la...
02:04Qui a fait la richesse technologique aussi américaine, finalement.
02:07Parce que, alors on parle des Indiens, mais il n'y a pas que des Indiens
02:11qui bénéficient de ce visa.
02:12En 2003, tu avais 32% de visa H1B qui travaillent dans la tech,
02:19en Silicon Valley, enfin globalement, sur les Etats-Unis.
02:22Et là, sur les cinq dernières années...
02:24Et où tu dis en 2003 ?
02:25Il y avait 32% de H1B en 2003.
02:29Et depuis cinq ans, on est en moyenne à 65% de gens qui travaillent dans la tech.
02:33Tu n'as que 35% d'Américains natifs.
02:37Et tout le reste...
02:39Je vous raconterai une anecdote.
02:41En gros, pour qu'on comprenne bien, Trump dit qu'il y a trop de visas H1B qui sont données
02:46et que ça ne donne pas l'opportunité à des travailleurs américains.
02:50On revient à ce protectionnisme qui est régi par Donald Trump.
02:57Il dit, faisons travailler d'abord les Américains,
03:00au lieu de faire venir des étrangers qui piquent les jeunes des Américains.
03:04Et beaucoup d'Indiens, dont trois quarts qui sont des Indiens.
03:06Et le reste des Chinois, il y a des Français.
03:09Bien sûr.
03:10Et trois quarts, c'est les Indiens.
03:11Donc, en gros, à partir de février prochain, un Google, un Microsoft, un OpenAI,
03:16veut embaucher un ingénieur talentueux étranger.
03:20Ils seront obligés de donner 100 000 dollars par an pour bénéficier, pour avoir ce visa.
03:24Au lieu de 10 000.
03:25Voilà.
03:26Au lieu de 10 000.
03:26Et sachant qu'Amazon, c'est 10 000 personnes qui font travailler en H1B.
03:31Et en moyenne, les autres, c'est entre 5 000 et 8 000 personnes.
03:34Enfin, les grands acteurs.
03:35Donc, ça fait du monde.
03:36On calcule, on multiplie par 100 000.
03:37L'année dernière, tu avais 400 000 de ces visas qui ont été octroyés,
03:42dont les renouvellements de visas.
03:43Parce qu'en fait, c'est un visa de trois ans que tu peux renouveler une fois trois ans.
03:47Donc, pour donner un ordre de grandeur.
03:48Et au bout de six ans, qu'est-ce qui se passe ?
03:50T'es obligé de retourner ?
03:51Soit tu retournes, soit tu peux avoir un autre type de...
03:56Tu peux avoir la nationalité.
03:56Tu peux peut-être prétendre à être américain.
03:58Après, si tu réussis à montrer que ton métier est suffisamment important
04:02pour que tu restes dans la société,
04:04que tu ne prends pas justement le métier de quelqu'un d'autre,
04:06tu peux avoir justement la carte verte.
04:09Mais moi, je trouve que ça pose quand même...
04:11Alors, évidemment, comme tu le disais,
04:13c'est toujours dans cette idée de favoriser l'embauche des travailleurs américains
04:17sur des emplois quand même très qualifiés.
04:20Parce que là, on parle d'emplois assez qualifiés.
04:24Et ensuite, moi, je trouve que ça pose deux questions.
04:26Ça pose la question quand même,
04:27si vous êtes jeune ou moins jeune
04:29et que vous allez faire vos études aux Etats-Unis,
04:31que vous payez une fortune.
04:33C'est-à-dire, est-ce que ça ne pose pas une question
04:35sur qu'est-ce que ça vaut finalement les études aux Etats-Unis
04:38si jamais derrière, c'est impossible d'avoir ce visa ?
04:41Parce qu'il y a plein d'entreprises, Amazon, etc.,
04:44les géants qui ont dit publiquement que pour elles,
04:46ce serait impossible d'être sur le rythme d'embauche d'étrangers
04:50si jamais, effectivement, il y avait ce visa à 100 000.
04:53Et ensuite, je pense que pour certaines entreprises,
04:56que ce soit le secteur de la tech, mais aussi le secteur financier,
04:59qui est très dépendant de ce visa,
05:00il va y avoir une question de...
05:02Est-ce qu'on ne met pas des centres de recherche ?
05:04Est-ce que les activités offshore qu'on avait,
05:07qui étaient déjà développées dans certains pays,
05:09dont l'Inde, aussi avaient des centres de recherche
05:12à Londres ou au Canada ?
05:14Au lieu d'être embauchés sur le sol américain,
05:18ils seront peut-être dans leur pays d'origine ?
05:20Oui, parce qu'en fait, il y a certaines activités.
05:22Alors, il y a des activités, voilà, plus ou moins stratégiques,
05:26quand même, dans la tech, et il y a certains centres, en fait,
05:28que tu peux mettre ailleurs qu'aux Etats-Unis.
05:30Donc, à moyen terme, même si là, la nouvelle,
05:33c'est panique à bord, à moyen terme,
05:35est-ce que ça pourrait profiter à d'autres pays ?
05:39Mais après, moi, il y a un truc que je ne comprends pas trop,
05:42Salim, quand on écoute ce que dit Donald Trump,
05:45il dit parce qu'en fait, il y a eu des abus
05:48concernant ce visa H1B,
05:51et il faut faire revenir les travailleurs américains.
05:53Mais toutes ces boîtes américaines,
05:55je pense qu'elles privilégient quand même
05:56le recrutement aux Etats-Unis.
05:58Nous, ce n'est pas...
05:59Non, mais on va dire que s'il y a un talent américain,
06:02ils ne vont pas le mettre de côté
06:03pour préférer prendre un talent étranger.
06:05C'est ça que je veux dire,
06:06c'est que si un Google ou un Microsoft
06:09va chercher ses talents ailleurs,
06:11c'est qu'ils n'ont peut-être pas trouvé
06:12ce qu'ils voulaient sur le territoire américain.
06:14C'est qu'il y a une pénurie de talent, déjà.
06:16Voilà, ou pénurie de talent,
06:17ou de formation, tout simplement.
06:19Ce n'est pas que ça, je pense,
06:20mais enfin, c'est un langage que moi, déjà...
06:21Vas-y, M. Salim.
06:23Moi, je pense que...
06:24Alors, si je veux me marrer,
06:26je dirais que Trump ne m'a jamais autant fait penser à un cow-boy,
06:29parce qu'en fait, si on revoit deux siècles auparavant,
06:31les Américains essayaient de chasser les Indiens,
06:33ce n'étaient pas les mêmes,
06:34et lui, il s'est mis dans la tête de chasser les Indiens.
06:36L'anecdote que je voulais vous raconter,
06:37c'est que quand j'étais chez Google Cloud,
06:38mon grand patron, il s'appelait...
06:40Bon, bref, je ne sais pas son nom,
06:42mais il était Indien.
06:43Et à un moment, je lui disais,
06:44c'est marrant, il n'y a pas assez de diversité
06:47côté Google Cloud, et il me dit,
06:48t'as raison, il n'y a pas assez d'Indiens.
06:50Parce que quand tu regardes,
06:51ils sont plus d'un milliard dans le monde,
06:52et il se dit, finalement,
06:53la représentativité n'est pas importante.
06:55Donc, en fait, il faut voir deux choses.
06:56Si tu prends au niveau des États-Unis,
06:58la population indienne, c'est 1 ou 2 %,
07:00ce n'est pas beaucoup.
07:01Quand tu reviens dans la tech,
07:03et notamment dans la partie tech,
07:07et encore plus chez Google,
07:08que je connaissais plutôt bien,
07:09il y a beaucoup d'Indiens.
07:11Le ratio que tu donnes sur les 400 000 visas,
07:14il y en a effectivement les trois quarts qui sont indiens.
07:17Combien de grands patrons sont indiens ?
07:20Et tous ceux qui sont numéro 2, numéro 3, numéro 3.
07:26C'était là où je voulais venir.
07:27C'est-à-dire, à un moment,
07:29là, je ne comprends pas trop ce que fait un Trump,
07:31parce que ça veut dire que,
07:33là, sur un temps donné,
07:34on a parlé des grands patrons,
07:36donc c'est des grands patrons qui sont d'origine indienne,
07:39ça va être compliqué.
07:40Mais surtout, les talents, en fait,
07:42il y a quelques talents américains,
07:44mais il y a beaucoup plus de talents,
07:45aussi bien chinois qu'indiens,
07:48déjà en nombre.
07:48Et après, c'est là où on n'en parle jamais,
07:51c'est au niveau de l'intensité de travail.
07:53Quand tu es occidental,
07:54tu as un rythme de travail
07:56qui est bien moindre qu'un Indien ou qu'un Chinois.
08:00Tu vois, et là, je reviens de Chine,
08:01je peux te dire que les gars,
08:02non seulement, ils bossent beaucoup plus,
08:04ils ont une recherche de l'excellence
08:05qui est beaucoup plus importante que la nôtre.
08:07Et donc, quand tu mets le nombre,
08:09plus en plus cette pugnacité,
08:11cette capacité de travail,
08:13si tu enlèves ça des boîtes tech,
08:15ça va être intéressant de voir où va être l'innovation.
08:17Petite précision,
08:18en fait, il se trouve que
08:20là où Donald Trump n'a pas tout à fait tort,
08:23c'est que si une boîte américaine
08:24fait venir un Indien, par exemple,
08:27avec ce visa H1B,
08:30il va le payer en moyenne 36% moins cher
08:32qu'un, on va dire,
08:36un employé américain
08:37à compétence égale.
08:39Pourquoi ? Je ne sais pas.
08:40Oui, mais regarde,
08:40je ne sais pas pourquoi,
08:42mais c'est comme ça.
08:42Donc, en fait,
08:43et c'est ce que reproche aussi Trump,
08:45c'est le fait de dire,
08:46ben voilà,
08:46toutes ces boîtes-là
08:48font venir des talents étrangers
08:50qui vont payer moins cher
08:52que des Américains.
08:53Parce qu'ils sont prêts à accepter
08:54ces salaires-là,
08:56parce qu'ils ont travaillé
08:57pour des gens américains,
08:58d'avoir cette expérience.
08:59Alors, je ne veux pas prendre parti,
09:01mais on peut comprendre aussi,
09:03d'un côté,
09:04le point de vue de Trump,
09:05en se disant...
09:06Oui, mais il est très court-termiste,
09:07en fait.
09:08En fait, c'est là où je comprends.
09:10Il y a deux exemples,
09:11si tu veux,
09:12pour aider les auditeurs
09:13à comprendre.
09:14C'est qu'un,
09:15surprend à un moment
09:16ce qu'avait dit Tim Cook,
09:17le patron d'Apple.
09:18Je me souviens,
09:19une fois,
09:19il y a un journaliste
09:19qui lui dit,
09:20ah, mais en fait,
09:21vous continuez à délocaliser en Chine
09:22parce que c'est moins cher.
09:24Et pourquoi vous ne produisez pas
09:25aux États-Unis ?
09:26Et Tim Cook lui dit,
09:27mais en fait,
09:28tu es resté dans la Chine d'avant.
09:29Ce n'est pas parce que c'est moins cher,
09:30c'est parce qu'ils sont plus compétents.
09:31Ils sont meilleurs.
09:32En tout ligne,
09:33justement,
09:33sur du truc de précision,
09:34ils sont meilleurs.
09:35Et en fait,
09:36si tu veux,
09:36l'autre exemple,
09:37c'est avec LVMH qu'on connaît bien.
09:39Ils ont voulu implanter
09:40une usine aux États-Unis.
09:42Ils ont eu des retours
09:43sur leur sac,
09:43ils ont dû mettre à la poubelle
09:44parce que le travail
09:45est moins bien fait.
09:46Donc, aujourd'hui,
09:47se dire que
09:48parce que je vais bloquer
09:49les Indiens,
09:50les Chinois,
09:51les étrangers,
09:52les États-Unis,
09:57et encore une fois,
09:58pardon de parler
09:59de mes affaires personnelles,
10:00mon frise qui vient de faire
10:01un an à Los Angeles,
10:02je l'ai amené à Hong Kong.
10:04Première chose que le dit
10:04le dean de l'université de là-bas,
10:06c'est,
10:07attendez,
10:07aux États-Unis,
10:08c'était cool les mecs.
10:09Ici, les mecs,
10:09ils bossent.
10:10Et c'est vrai,
10:11tu vois,
10:11il leur a dit,
10:12mais préparez-vous
10:12à avoir des menottes moins fortes
10:14parce que là-bas,
10:15les mecs qui bossent,
10:15là-bas,
10:16c'est les vacances.
10:17Donc, tu peux enlever
10:17tous les étrangers,
10:19les immigrés que tu veux,
10:21ça ne fera pas un Américain
10:22beaucoup plus fort
10:23que quelqu'un
10:24qui vient d'Asie.
10:25Ça prendra du temps.
10:26Ce qu'on peut peut-être reprocher
10:27à ces boîtes américaines,
10:28c'est de payer moins,
10:29en fait,
10:30ces ingénieurs
10:31qui viennent de l'étranger,
10:32finalement.
10:33C'est ça, en fait.
10:34Parce que,
10:35effectivement,
10:37l'ingénieur américain
10:38va être,
10:39en quelque sorte,
10:40lésé.
10:41Ils les recrutent aussi
10:43beaucoup plus vite.
10:44Les délais de recrutement
10:45sont beaucoup plus...
10:45Je disais un article
10:46qui disait que
10:47recruter un Américain,
10:48ça prend un peu plus de...
10:49Enfin,
10:49un Américain natif,
10:51ça prend beaucoup plus de temps
10:52que, justement,
10:54c'est visa H1B
10:55où, une fois qu'il a le visa,
10:56hop,
10:56il est vite recruté
10:58alors que, parfois,
10:59voilà, ça...
11:00Et ça va être intéressant
11:00de voir, justement,
11:01comment...
11:01Est-ce que, vraiment,
11:02à terme,
11:02ça va avoir un vrai impact
11:03sur l'ingénieur américain ?
11:05Et le pire,
11:05ça ne va même pas
11:06nous bénéficier en Europe
11:07parce que, nous,
11:07on a tellement de contraintes
11:08administratives,
11:09fiscales.
11:10On ne les fait pas rêver
11:11par l'état de nos finances,
11:13par notre incertitude,
11:15tout ce que l'on veut.
11:16Nous,
11:17on prépare
11:18quelque chose
11:20où, en fait,
11:21ce qu'on a vu
11:22ces derniers mois
11:23aux Etats-Unis,
11:24ce sont des boîtes européennes
11:26qui s'autocensurent
11:29en s'interdisant
11:31de recruter
11:32des salariés européens.
11:34C'est-à-dire qu'avant,
11:35des géants,
11:36que ce soit dans la finance,
11:37dans le luxe ou autre,
11:38qui,
11:39alors que ce n'est pas
11:40sur la table,
11:41c'est-à-dire,
11:41pour se faire un peu mieux voir
11:43par Trump
11:44et dans nos quotas
11:45de fin d'année,
11:46on va peut-être
11:47moins faire venir
11:48les personnes
11:49qu'on faisait venir
11:50de France
11:50et d'autres pays
11:51aux Etats-Unis
11:52et qui font maintenant
11:53un peu une prime
11:54à l'embauche américaine.
11:56Donc là,
11:57ce qu'on voit,
11:57je pense que ça va accélérer
11:58un mouvement de fond
12:00qui avait déjà un peu commencé.

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