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  • il y a 11 mois
Autour d’Olivier François, les rédacteurs du magazine Éléments présentent le nouveau hors-série de la revue consacré à la pensée unique. Une anthologie d’articles retraçant plus de 50 ans de combat métapolitique pour la liberté d’expression et la libre confrontation des idées. Un numéro exceptionnel permettant de retrouver toutes les grandes plumes de la revue de la Nouvelle Droite, d’Alain de Benoist à Guillaume Faye en passant par François Bousquet, Charles Champetier, Jacques Marlaud et bien d’autres...
Avec Xavier Eman, rédacteur en chef, Daoud Boughezala, Rodolphe Cart et François-Xavier Consoli.
Le rendez-vous musclé et impertinent du magazine des idées.

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Transcription
00:00Générique
00:00Chers amis, bonjour.
00:17Vous êtes peut-être étonnés de me voir,
00:19car normalement cette émission est animée par notre ami Patrick Pell.
00:23C'est aujourd'hui Olivier François.
00:25Hélas, certains fans de Patrick Pell regretteront.
00:27Et nous n'allons d'ailleurs pas consacrer cette émission,
00:31cette année-là, à une année en particulier,
00:33puisque vient de sortir un hors-série important, je pense, d'éléments
00:38consacrés à la pensée unique.
00:40La pensée unique, le terrorisme intellectuel,
00:42c'est une vieille, un vieux combat d'éléments.
00:45Enfin, c'est un vieux combat contre la pensée unique
00:47et le terrorisme intellectuel.
00:49Pour en parler, pour parler de ce hors-série,
00:52j'ai le plaisir de recevoir Xavier Aymant,
00:54rédacteur en chef, qui ouvre d'ailleurs le dossier,
00:58vous en parlerez.
00:59– Oui, avec plaisir.
01:00– Daud Bourrezala, qui est bien connu de nos téléspectateurs
01:04et des lecteurs d'éléments.
01:07François-Xavier Consoli, que j'ai déjà reçu le mois dernier.
01:11Vous êtes un collaborateur régulier d'éléments.
01:13Vous collaborez aussi à cette maison d'édition
01:15qui s'appelle Les éditions du Verbeau, avec Sylvain Durin.
01:18Vous êtes l'auteur de deux livres que vous retrouverez,
01:21La République contre la France, Les aventuriers.
01:24Et voilà, on vous fera qu'aura un entretien à François-Xavier Consoli
01:27un jour sur TV Liberté.
01:30Notre ami Rodolphe Karte, sorélien, toujours souverainiste révolutionnaire,
01:36comment on pourrait vous définir ?
01:37– Toujours une nationaliste.
01:37– En tout cas, vous n'êtes pas dans la ligne de la pensée unique.
01:42– Non, pas trop.
01:42– Ni de la pensée unique de droite, ni de la pensée unique de gauche d'ailleurs.
01:45– Exactement, c'est le principe des révolutionnaires consensateurs.
01:48– De vous mettre un peu à l'écart, exactement.
01:49Alors, cette pensée unique, ça fait…
01:51Oui, je disais, ça fait très longtemps qu'on en parle dans l'élément
01:53puisque un des premiers articles d'ailleurs de notre Alain de Benoît,
01:57notre cher Alain de Benoît, sur la question,
01:59est paru dès le début de l'élément, enfin dans les années 70,
02:02où il voyait naître le terrorisme intellectuel.
02:06Élément a été à plusieurs reprises victime de terrorisme intellectuel.
02:09Je parlerai de deux moments importants,
02:12à la fois en 1979, évidemment, avec la grande campagne de presse
02:17contre la Nouvelle Droite, menée notamment par le Nouvel Observateur,
02:21par Jacques Attali, déjà, déjà, déjà.
02:23Et un peu plus tard, à l'époque de 93 et des Rouges-Bruns,
02:28puisque le fameux complot rouge-brun, l'introuvable complot rouge-brun,
02:32Élément et Alain de Benoît et la Nouvelle Droite
02:35avaient été mis en cause par un certain Edvi Plenel,
02:38dont on peut dire qu'il est une des incarnations moustachues
02:42de la pensée unique.
02:44Est-ce qu'on pourrait, d'abord, ce terme pensée unique,
02:47est-ce qu'il vous convient ?
02:48Parce qu'au fond, la bonne pensée, il y a des inquisitions intellectuelles,
02:53il n'y a pas simplement une pensée unique.
02:56Il y a plusieurs pensées uniques, on pourrait dire ça.
02:57– Oui, il y a plusieurs pensées uniques.
02:59Il y a une pensée unique dominante, on va dire.
03:04À chaque période de l'histoire, il y a toujours eu des pensées dominantes,
03:08c'est-à-dire un ensemble d'idées, de valeurs, de principes
03:11qui sont partagées par les élites à un moment donné
03:15et qui, donc, structurent la société.
03:17Cette pensée dominante, elle peut évoluer au fil du temps.
03:21Il y a pu avoir des pensées dominantes patriotes et nationalistes
03:24à certaines périodes de l'histoire, puis plus multiculturelles, cosmopolites.
03:31Et ce sont des pensées dominantes, mais qui ne sont pas exclusives
03:34et qui peuvent encore tolérer quelques pensées réfractaires,
03:39quelques pensées dissidentes à la marge.
03:41La pensée unique, c'est une radicalisation de cette pensée dominante.
03:46C'est-à-dire que c'est quand cette pensée dominante
03:47devient une pensée autoritaire, une pensée presque totalitaire
03:51et qui se met justement là à refuser toute contestation,
03:55tout débat, toute pluralité.
03:57Donc c'est ce glissement d'une pensée dominante à la pensée unique
04:00qui fait la spécificité, à notre sens, de la pensée unique
04:04dont nous avons voulu parler dans ce hors-série.
04:06Alors peut-être préciser pour les téléspectateurs
04:08un peu le principe du hors-série d'éléments.
04:11– C'est un choix d'articles déjà paru dans la revue.
04:13– C'est une rétrospective autour d'un thème
04:15sur l'ensemble de la collection d'éléments,
04:18donc plus de 50 ans de revue éléments,
04:20dont nous extrayons les articles qui nous paraissent
04:26les plus intéressants, les plus significatifs
04:29sur cette thématique que nous avons choisie.
04:31Donc il y a eu déjà, c'est le troisième hors-série,
04:33il y a eu un premier hors-série sur les sagesses païennes,
04:36un second sur notre Russie et donc celui-ci sur la pensée unique.
04:39Donc 50 ans d'articles d'éléments sur ce combat
04:43pour la liberté d'expression.
04:45– Vous, Daoud Borezala, vous avez été victime de la pensée unique.
04:48Est-ce que vous l'avez vu très vite dans vos études ?
04:51Notamment, je crois que vous êtes passée par la rue Saint-Guillaume, Sciences Po.
04:55– Oui, oui.
04:55– Est-ce que la Sciences Po, vous n'avez rien vu ?
04:58– Non, j'ai vu, mais spectateur, mais je déteste me définir comme victime, donc non.
05:02– Non, mais pas de victime, mais oui.
05:04– Spectateur.
05:04– Spectateur de la pensée unique.
05:06– Oui, spectateur à plus d'un titre.
05:07Alors moi, ça commence à dater, puisque j'ai fait mes études entre il y a 15 et 20 ans.
05:12Et à bien des égards, le champ intellectuel et politique de l'époque
05:15était bien moins ouvert qu'aujourd'hui.
05:18Il y avait pour le coup une pensée médiatique beaucoup plus unique.
05:21L'unanimisme Sciences Po, tendance Richard Descoings,
05:25une espèce de préfiguration du macronisme avant l'heure,
05:28était bien plus hégémonique qu'aujourd'hui.
05:31Il n'y avait pas du tout une contre-pensée unique de droite,
05:35peut-être qui s'est formée, libéral-conservatrice, l'Empire Bolloré, etc.
05:38Tout ça n'existait pas.
05:40Donc finalement, je parle comme un ancêtre,
05:42mais ce que je décris d'ailleurs dans un des articles de l'anthologie
05:46autour du wokisme dans la publicité,
05:50était peut-être bien plus arrogant et dominateur il y a 15 ou 20 ans.
05:56Aujourd'hui, il y a peut-être une pluralité de pensée unique.
05:59Et là, dans ce cas-là, il faut faire attention
06:01et à ne pas, à son tour, sombrer dans une forme de pensée automatique.
06:06– La pensée gramophone, pour parler comme Orwell.
06:09Quels sont, selon vous, je m'adresse à François-Xavier Consoli et à Rodolphe IV,
06:14les instruments de pression de cette pensée unique ?
06:17Parce que cette pensée unique, elle a besoin d'avoir des soldats.
06:20Elle a des soldats d'ailleurs, elle a des armes.
06:23Est-ce que vous pourriez nous en dire quelques mots ?
06:25– Je pense, sans se présenter comme une victime,
06:29c'est ce que nous, on a tout à fait raison,
06:31il ne faut pas du tout avoir cette optique-là.
06:33Mais d'un point de vue professionnel,
06:36encore plus dans les métiers dits intellectuels,
06:39ça se sent énormément, c'est très pressurisé.
06:45Moi, je donne aussi un exemple, par exemple,
06:48au moment, c'est un truc assez concret,
06:51mais ça m'a amusé sur le moment.
06:54Mon premier bouquin, qui au départ était un mémoire,
06:58a été validé par des profs, j'étais à la fac de droit à Nancy,
07:02et il s'est avéré qu'après mon passage,
07:06mon soutien, mémoire, tout ça,
07:08j'ai été convoqué par le doyen, en disant,
07:10mais qu'est-ce que c'est que ça, monsieur ?
07:12Comment on a pu valider un tel sujet, etc. ?
07:14Bon, et je dis, écoutez, si ça a été validé, ça a été validé,
07:17donc qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
07:17Ah mais non, mais les profs n'auraient jamais dû valider ça.
07:19C'est scandaleux, etc.
07:22Vous reprenez un petit peu votre exemplaire,
07:24et puis débarrassez-moi le plancher, il n'y a rien à voir.
07:26Bon, donc, la pensée unique, ou en tout cas,
07:29la sommation à penser comme ça.
07:31C'est ça, moi, que j'ai retenu avec ce genre d'expérience,
07:34pas que, mais c'est qu'on est obligé de penser comme ça,
07:39parce que si vous pensez en dehors des clous,
07:40mais mon pauvre ami, rendez-vous compte.
07:43Donc, le niveau 1 vous dira, attention à toi,
07:46parce que ça risque de tomber dessus,
07:47même si je ne suis pas forcément désaccord,
07:48mais, et puis le niveau 10 dira,
07:51j'adore immédiatement, parce que, mon cher ami,
07:53mais vous n'avez absolument rien à faire là,
07:54vous pensez mal.
07:56Et c'est ça qui est terrible,
07:57c'est que dès lors où on est un petit peu honnête intellectuellement,
07:59c'est qu'on soit d'accord ou pas, ce n'est pas le sujet,
08:01c'est essayons de discuter,
08:03et puis on verra, si ce que je dis est faux, c'est faux,
08:05mais prouvez-moi que c'est faux.
08:06Et le problème, il est là,
08:07c'est qu'aujourd'hui, à la fin, on ne pense plus.
08:09– Ne peut-on pas dire qu'aujourd'hui,
08:11cette pensée unique, au fond,
08:12s'allie aussi avec l'ignorance et la bêtise.
08:15Récemment, il était question de Maurice Barès,
08:17je ne sais plus pourquoi, sur France Inter,
08:19et un journaliste de France Inter déclare,
08:20oui, Maurice Barès, cet ancêtre du nazisme.
08:25Est-ce qu'un homme des années 60,
08:26un journaliste, même de gauche des années 60,
08:28n'aurait pas dit cette bêtise absurde,
08:30parce que d'abord, il était cultivé,
08:32il savait que Barès, ancêtre du nazisme,
08:34c'est aberrant.
08:35Qu'est-ce que vous en pensez, François-Xavier Françoli ?
08:38– Moi, en tant que Lorrain, c'est sûr que Barès,
08:41ça me parle un peu,
08:42mais ce que je trouve hallucinant,
08:45on parlait de la bêtise tout récemment,
08:48mais la bêtise, elle est confortable.
08:50Parce que vous voyez,
08:51quand vous avez ce genre de formule,
08:52Barès égale nazisme,
08:54est-ce qu'il y a besoin de se casser le tronc ?
08:55Non, on affirme, c'est comme ça, etc.
08:59Et puis ça tombe bien,
09:00parce que l'auditeur de France Inter n'en sait rien,
09:02il n'y creusera pas,
09:04et puis de toute façon,
09:04bon, à partir de là, c'est réglé,
09:06puisque c'est du nazisme,
09:08donc je n'irai pas à lire Barès.
09:09Mais par contre, en dîner, il dira,
09:10oh là, tu as lu Barès,
09:12mais attention, j'ai entendu sur France Inter
09:14que c'était du nazisme.
09:15C'est confortable, c'est super confortable.
09:16– Rodolphe Karte.
09:17– Oui, moi, j'ai vu un exemple assez concret
09:19de pensée unique,
09:20c'est sur les dossiers géopolitiques.
09:22On a connu une accélération,
09:24justement, de ces situations
09:25avec le conflit russo-ukrainien,
09:27puis israélo-palestinien.
09:29Et c'est vrai que moi,
09:30quand j'ai analysé notamment
09:32la production médiatique
09:34des néo-conservateurs,
09:35où on voyait un champ à l'unisson,
09:37justement, de tous ces éditorialistes
09:39de plateau ou même de colonne,
09:42je m'étais renseigné, par exemple,
09:43sur l'époque de 99,
09:45au moment des bombardements
09:46sur la Serbie.
09:47C'est vrai qu'à l'époque,
09:48on avait eu, par exemple,
09:48cette opposition à la guerre en Europe
09:50avec le magazine La Grosse Bertha,
09:53ou en tout cas,
09:53la feuille La Grosse Bertha,
09:54et parmi les signataires,
09:56on trouvait des personnalités de droite,
09:57bien évidemment,
09:58mais aussi des personnalités de gauche,
10:00comme Gisèle Halimi.
10:01Donc on voyait une possibilité
10:05pour des intellectuels,
10:07des penseurs,
10:08des scientifiques installés
10:09à droite ou à gauche
10:10sur l'échiquier politique,
10:12cette capacité quand même
10:13à aller au-delà de ces divergences
10:16pour parfois se rejoindre
10:18sur des sujets.
10:20Et aujourd'hui,
10:20on se rend compte
10:21que ces parois sont bien hautes,
10:23en tout cas,
10:23qu'on ne les enjambe plus du tout.
10:25– Alors j'aimerais peut-être
10:26concernant, oui, Daoud.
10:28– Olivier,
10:28puisque vous évoquiez
10:29Sciences Po et l'ignorance
10:30qui font bon ménage
10:32de plus en plus,
10:34vous m'avez remémoré
10:35en fait ce séminaire
10:36qui s'appelait
10:36N de la démocratie,
10:38N avec un S,
10:39où deux mandarins
10:41parfaitement capés,
10:42peut-être Bac plus 10 ou 12,
10:44sciences politiques,
10:44philosophie politique,
10:45etc.,
10:46finalement mettaient
10:47dans un même brouet
10:48tous les méchants,
10:49c'est-à-dire
10:49tous les critiques
10:50de la démocratie libérale,
10:52en faisant au passage
10:52l'économie
10:53du contexte d'énonciation
10:55de l'histoire
10:55des idées politiques.
10:56Donc ça allait
10:56de Joseph Demestre,
10:57Jacques Rancière
10:58d'extrême-gauche,
10:59il pouvait y avoir
11:00un peu d'Alain de Benoît,
11:02voilà,
11:02et donc ça montre bien
11:04que, évidemment,
11:05tout cela n'est pas innocent,
11:06puisque Rodolphe évoquait
11:07le dépassement
11:09du clivage droite-gauche,
11:12que ce soit sous l'étiquette
11:13rouge-brun, etc.,
11:15on peut facilement
11:16stigmatiser,
11:17en fait,
11:17c'est ça que l'ignorance
11:19est parfois feinte
11:20ou en tout cas mise en scène
11:21ou favorisée aussi
11:22avec un plan politique
11:23assez précis.
11:24– Oui, oui,
11:24donc elle est parfois
11:25c'est une ignorance feinte,
11:26en effet,
11:27c'est une stratégie.
11:28– Surjouer.
11:28– Oui, surjouer.
11:29– Oui, oui.
11:32On pourrait peut-être
11:32faire une généalogie
11:33de cette pensée unique,
11:34puisque nous sommes en France,
11:36pays des vidées
11:37de la Révolution française
11:37et des Lumières.
11:38Ce qui me marque,
11:39c'est qu'au fond,
11:40le discours ressemble
11:41beaucoup à ce qu'on pouvait lire
11:42dans la presse révolutionnaire
11:43à l'époque,
11:44rechercher le suspect,
11:46en fait.
11:46François-Xavier Consoli,
11:47parce que vous avez écrit
11:48un livre sur la Révolution française,
11:50c'est ma marotte sale.
11:51– C'est un peu la matrice
11:51de cette pensée unique,
11:52selon vous, non ?
11:54– Non, ce n'est pas selon moi,
11:55mais en tout cas,
11:56selon les contre-révolutionnaires
11:58que vous avez étudiés.
11:58– Il constate quelque chose
11:59qui est quand même flagrant,
12:01c'est que la Révolution française
12:02est la mère des totalitarismes.
12:04Et le totalitarisme,
12:05il est d'abord avant tout intellectuel.
12:07Si on impose une idée,
12:09si au nom de la morale,
12:11du juste, du beau, du vrai,
12:13de l'humanité, etc.,
12:14mettez ici ce que vous voulez,
12:15il faut penser comme ça.
12:17Mais celui qui va se permettre
12:18de penser autre chose,
12:19on lui rentrera dans l'art immédiatement.
12:21Au mieux, au pire,
12:22il finira sur l'échafaud.
12:23Mais donc il y a bien
12:24une continuité, effectivement.
12:25Et depuis la Révolution française,
12:27il y a cette espèce
12:28de terrorisme intellectuel
12:29qui consiste à dire
12:30mais vous osez remettre en question
12:32les bienfaits de l'humanité ?
12:34Vous osez remettre en question
12:35la juste marche de l'histoire ?
12:36Mais c'est intolérable.
12:37Parce que l'accomplissement
12:38de l'humanité
12:39et cette idée révolutionnaire,
12:40celui qui s'y oppose
12:41est hors humanité,
12:42en quelque sorte.
12:43Oui, d'ailleurs,
12:44j'aimerais insister sur le fait
12:45qu'on peut penser
12:46que la pensée unique,
12:47c'est quelque chose
12:48d'un peu difficile à,
12:50comment dire,
12:52à, oui, à penser.
12:54Mais justement,
12:55c'est quelque chose
12:55d'éminemment concret,
12:56à mon avis.
12:57On a parlé, bien évidemment,
12:59du bannissement social
13:00qu'on peut subir.
13:02On peut aussi parler
13:02des comptes,
13:04des comptes bancaires
13:05qui sont arrêtés
13:05des jours au lendemain.
13:06Je pense à une association
13:08qui nous est chère
13:09à l'élément
13:10qui est l'Institut Iliade,
13:12par exemple,
13:12qui a subi des fermetures
13:13de comptes.
13:14On peut penser…
13:14– Bien sûr, bien évidemment.
13:16– Il faut y venir un peu.
13:17– Une partie, justement,
13:19des militants, on va dire,
13:20engagés politiquement
13:21qui subissent aussi
13:22des fermetures de comptes,
13:24aussi des opprobres sociales.
13:26Et j'ai même envie de dire
13:27qu'aujourd'hui,
13:27on voit que le système,
13:29alors c'est toujours
13:30un peu valise,
13:31mais prends-le-le
13:32dans sa conception,
13:33en tout cas,
13:34dans sa compréhension large.
13:35C'est vrai qu'aujourd'hui,
13:37le logiciel,
13:38ou en tout cas,
13:39les expressions qu'on pouvait entendre,
13:40l'Europe, c'est la paix,
13:41l'immigration est une chance,
13:42ne passent absolument plus.
13:43Mais on voit par contre
13:44que sur le dossier juridique,
13:45par exemple,
13:46on a un certain serrage de vis.
13:49J'ai vu qu'Aurore Berger
13:50avait lancé, justement,
13:51et annoncé,
13:52maintenant qu'il y aurait en place
13:54une répression comme ça
13:55sur les réseaux sociaux,
13:57excusez-moi,
13:58de paroles dites violentes,
13:59de haine,
14:00donc mettez tous les adjectifs
14:01derrière qu'il faut.
14:03Et même, j'ai envie de dire
14:03qu'on voit aujourd'hui
14:04une gestion des populations
14:06par la peur,
14:07par les grands mythes
14:08mobilisateurs de la peur.
14:11La République n'arrive plus
14:12aujourd'hui à…
14:13comment dire,
14:14à créer des mythes
14:15mobilisateurs nationaux,
14:16donc elle va créer
14:16des mythes par la peur.
14:18C'est le Covid,
14:19c'est la Grande Russie aussi,
14:21ou c'est même d'autres choses.
14:22Mais on voit qu'aujourd'hui,
14:23la peur,
14:24la pensée unique,
14:25c'est un système
14:26tout à fait,
14:27à mon avis,
14:28concret.
14:28Ce n'est pas qu'une chose
14:29comme ça dans l'idée,
14:31ou en tout cas dans les idées,
14:33ou dans l'histoire des idées.
14:34Elle prend d'ailleurs,
14:34elle prend cette pensée unique
14:35parfois des formes
14:36tristement cocasses,
14:37puisque jadis,
14:38l'intellectuel de gauche
14:39pétitionné pour demander
14:40la libération de tels résistants
14:43ou de tels hommes persécutés.
14:44Aujourd'hui,
14:44l'intellectuel de gauche
14:45pétitionne pour interdire,
14:47et pour exiger en fait
14:48l'emprisonnement presque,
14:49on l'a vu,
14:50l'affaire Richard Millet
14:51ou d'autres affaires,
14:52ou des gens pétitionnés
14:53pour interdire,
14:54ce qui est quand même inédit.
14:56– C'est une inversion en fait
14:57des problématiques
14:59et c'est un durcissement,
15:01à mon avis,
15:02en effet difficile à nier.
15:04On le voit d'ailleurs très bien
15:05dans ce numéro hors série
15:07de l'évolution des choses.
15:08On voit que des gens
15:09comme Alain de Benoît
15:10qui était couramment invité
15:11dans les médias
15:13dans les années 70
15:14jusqu'au début des années 80
15:15sont maintenant quasiment bannis
15:19à de très très très rares
15:21exceptions près.
15:22On voit bien en effet
15:23que les pétitions n'ont plus
15:25pour but que d'interdire,
15:27que de faire taire
15:29les voix dissonantes
15:32et discordantes
15:33et c'est d'ailleurs pour ça
15:34que la nouvelle droite
15:34s'est retrouvée en première ligne
15:36contre la pensée unique
15:37parce que la nouvelle droite
15:39qu'est-ce que c'est ?
15:39C'est un courant de pensée,
15:41c'est un mouvement d'idées
15:42et que sont les idées
15:44si elles ne peuvent pas
15:45être débattues,
15:46si elles ne peuvent pas
15:46être expliquées,
15:47si elles ne peuvent pas
15:47se confronter à d'autres idées.
15:49Or, le système a refusé
15:51cette confrontation,
15:52a dit non,
15:53vous n'avez pas le droit
15:53de penser,
15:54donc on ne va pas
15:55parler de vos idées
15:56puisqu'on vous interdit
15:57le droit de penser
15:58et d'exprimer des pensées.
16:00Donc très rapidement,
16:01la nouvelle droite
16:01s'est trouvée face
16:02à ce mur
16:03de la censure
16:05et donc a dû
16:08rentrer
16:09sur le ring,
16:13si je puis dire,
16:14du combat
16:15contre la pensée unique.
16:16Et c'est pour ça
16:16que c'est dans l'ADN
16:17de la revue
16:19Éléments et de la nouvelle droite
16:19et que ce numéro
16:21hors série,
16:22je pense,
16:22symbolise bien ce combat
16:24qui est l'un des combats
16:25fondamentaux
16:26de la nouvelle droite.
16:27Il y a aussi un fantasme
16:29hygiéniste derrière,
16:30c'est-à-dire qu'on n'interdit
16:31pas tant,
16:31par exemple,
16:32à la nouvelle droite
16:32ou d'autres
16:33de penser ce qu'ils pensent,
16:35mais d'exprimer
16:36et de véhiculer
16:37comme s'il y avait
16:38des idées,
16:39des cerveaux malades
16:39pour reprendre
16:40l'expression célèbre
16:41et derrière des mots
16:42comme cordon sanitaire,
16:43ça dit bien
16:44ce que ça veut dire.
16:45Alors il y a autre chose,
16:45d'ailleurs,
16:45Daoud,
16:46je rebondis,
16:46non seulement de l'hygiénisme
16:47mais aussi quelque chose
16:48qu'on retrouvait
16:49sur les bien-pensants
16:50de l'époque de Mac Mahon
16:52où on doit dire
16:53vous savez,
16:54ce monsieur l'avocat
16:55va à la messe,
16:56c'est pour se rendre respectable.
16:58Aujourd'hui,
16:58quand Alain Benoît
16:59cite par hasard Marx,
17:01oui mais résardé,
17:02c'est pour se rendre respectable.
17:04Je trouve que le vocabulaire
17:05est très significatif.
17:06– Et puis surtout,
17:06si vous regardez,
17:07on ne va pas se polariser
17:07uniquement sur Alain Benoît,
17:08mais par exemple,
17:09la couverture médiatique
17:10de son dernier livre sur Rousseau,
17:12rien n'est dit sur le fond.
17:13– Non, non,
17:14on a un petit délation
17:15dans Libération, évidemment.
17:16– Non mais au-delà
17:17de la délation,
17:18en fait,
17:18tout n'est que posture.
17:19On a l'impression
17:19que le jeu intellectuel,
17:20y compris dans des articles
17:21moins malveillants,
17:23dirons-nous,
17:23comme dans Le Figaro,
17:24on a l'impression
17:24que le jeu intellectuel
17:26justement n'est qu'un jeu,
17:26une espèce de comédie
17:28et je ressors souvent
17:29assez déprimé
17:29de la lecture
17:30de ce genre d'articles finalement.
17:32On a l'impression
17:32que tout n'est que pantomime.
17:34– Et l'une des armes
17:35de la pensée unique contemporaine
17:38est à mon sens
17:38le fait qu'on ne jauge
17:39et qu'on ne juge plus
17:40justement sur les paroles
17:42ou les écrits
17:43de tel ou tel,
17:44mais sur des arrières-pensées
17:46fantasmées
17:47qu'on prête aux gens.
17:48Et ça,
17:49on ne peut pas se défendre
17:50quand on vous prête
17:50des arrières-pensées,
17:51quand on prétend analyser
17:53ce que vous avez
17:53dans votre cerveau
17:55mais que vous n'osez pas exprimer.
17:56Et ça,
17:56c'est vraiment,
17:57c'est la chasse aux sorcières
17:58et c'est un des arguments
17:59les plus répandus
18:00à l'heure actuelle,
18:01notamment en effet
18:02pour dénier
18:05à la nouvelle droite
18:07le droit de parler,
18:07c'est dire oui,
18:08non mais ce que vous dites
18:09c'est très bien,
18:10c'est intéressant,
18:11c'est argumenté
18:12mais on sait très bien
18:13que vous pensez derrière,
18:15vous pensez ceci,
18:15vous pensez cela.
18:16Donc forcément,
18:16il n'y a pas de débat possible
18:18sur des postulats
18:19comme ça.
18:19– Parfois avec des escroqueries
18:21en mode des articles
18:22qui sont du véritable scandale
18:23où on fait parler
18:24Alain de Benoît
18:25en citant des choses
18:26qu'il a écrites
18:26quand il avait 20 ans.
18:27– Ce sont des projections mentales,
18:28c'est eux qui devraient
18:29s'interroger,
18:30aller consulter.
18:30– Sur la concomitance
18:33entre la pensée unique
18:34et la bêtise
18:35parce que finalement,
18:36c'est bien ce que vous dites,
18:37c'est bien votre pensée,
18:38etc.
18:39Alors déjà c'est très pratique
18:39parce que la plupart des journalistes
18:41ils lisent la première page,
18:42celle du milieu et la fin.
18:42Donc en fait,
18:43ils ne connaissent rien du tout
18:44parce qu'ils n'ont pas du tout regardé.
18:46Mais au final,
18:47c'est beaucoup plus pratique
18:47de parler d'arrière-pensée.
18:49Mais attendez,
18:49en 1992,
18:51le 28 avril,
18:52vous avez quand même dit,
18:53si si c'est marqué là,
18:54à propos des races,
18:55mettons.
18:56Donc vous êtes raciste
18:57et je suis venu
18:58pour parler de Rousseau.
18:59Mais c'est quoi ?
19:00Non, non, mais quand même,
19:00les gens veulent savoir.
19:02Et aujourd'hui,
19:03le débat se résume à ça.
19:04C'est-à-dire que
19:04quels sont vos dernières pensées
19:05pour savoir
19:06si vous êtes validés
19:08ou validables
19:08par le système médiatique ou pas ?
19:11Et la pensée unique,
19:11c'est aussi ça.
19:12C'est de dire,
19:12monsieur, vous vous rendez compte,
19:14vous avez une pensée raciste,
19:17homophobe,
19:18transphobe,
19:18grossophobe,
19:19que sais-je.
19:20Parce qu'un jour,
19:21vous avez dit,
19:21oui, effectivement,
19:22les gens obèses sont malades.
19:23Parce qu'ils sont obèses
19:24et risquent de tomber malades.
19:26Mais vous vous rendez compte
19:27quand même de ce que vous dites ?
19:28C'est un fait, non ?
19:28Ah non, ce n'est pas un fait.
19:30C'est mal de penser ça.
19:31Et la pensée unique, c'est ça.
19:33– Et comment lutter ?
19:34Est-ce qu'il y a des instruments de lutte ?
19:35On parlait de cette chose horrible,
19:37le fait qu'aujourd'hui,
19:41la quai ou porte-monnaie ?
19:43Le TV Liberté,
19:44l'Institut Iliade,
19:46un certain nombre d'organisations politiques.
19:49Et ça va être difficile.
19:50Il faut prendre le maquis.
19:51Qu'est-ce qu'il faut faire ?
19:53Prendre le maquis ?
19:53N'exagérons pas.
19:54Nous ne sommes pas des résistants en 1942.
19:57Mais bon, c'est une formule.
19:59– Moi, j'aime bien les notions
20:00de rumeurs populaires.
20:02Vous savez,
20:03et nos auditeurs ont dû l'entendre aussi,
20:06c'est Nicolas qui paie.
20:07Ce sont des expressions
20:09qui passent dans le langage public
20:11qu'on le retrouve parfois,
20:12même chez notre tante ou notre cousin
20:13qu'on croyait non politiques.
20:15Mais ce sont en tout cas des choses
20:16qu'on sait, qu'on retrouve
20:18et qui se sont développées
20:19par des médias plus libres.
20:22Je pense par exemple au début d'Internet,
20:24même si on sent qu'aujourd'hui,
20:25l'État, les gouvernements centraux
20:28essayent de mettre la main sur Internet
20:29parce que c'est encore un espace
20:30de relative liberté.
20:32Mais on a vu qu'à chaque fois
20:33que des nouveaux médias arrivaient,
20:34par exemple le livre,
20:36on avait un espace de création,
20:38de liberté qui permettait d'avoir une vie,
20:40ou en tout cas une parole dissonante
20:43ou discordante comme disait Xavier.
20:45Donc oui, là-dessus c'est intéressant
20:47de voir justement comment le système
20:49aussi arrive, ou en tout cas tente
20:51de mettre la main dessus.
20:53Mais par exemple, on l'a vu avec Twitter
20:54ou X maintenant qui a mille et un défauts,
20:57mais par contre c'est encore
20:58un espace de relative liberté.
21:00On sait aujourd'hui, vous savez,
21:01il y a quelques années on disait
21:02oui mais d'accord,
21:04X c'est un phénomène de personnes
21:06qui se parlent à eux-mêmes,
21:07de petites bulles,
21:08mais on sait aujourd'hui
21:09qu'une partie des décideurs mondiaux,
21:11ou en tout cas des décideurs politiques,
21:13ont vu, en tout cas sur ce qui se dit
21:15sur les réseaux.
21:16Donc c'est intéressant de voir aussi
21:17comme ça des chemins de travers,
21:20des détours qu'on arrive encore à prendre
21:21pour faire créer en tout cas
21:23un discours contre-culturel,
21:25ou en tout cas contre-système.
21:26Et là-dessus c'est assez intéressant
21:27de voir comme ça des expressions
21:28qui viennent comme tout le monde sait,
21:30du fameux Bully,
21:31ou encore c'est Nicolas qui paie.
21:33Donc là c'est intéressant de voir.
21:33– Il y a Twitter qui a quand même,
21:34on ne va pas consacrer une émission
21:36aux nouveaux réseaux sociaux,
21:37qui ont aussi une rapidité
21:38qui ne permet pas forcément
21:40d'élaborer une pensée
21:41très profonde et très construite.
21:43D'où la nécessité pour nos spectateurs
21:46de retourner au texte
21:47et de lire le dernier numéro d'élément,
21:49enfin le dernier hors série.
21:51– C'est vrai que de façon très concrète
21:52et très pragmatique,
21:53il faut déjà défendre ce qui existe.
21:55Donc en effet,
21:56vous avez parlé des problèmes
21:56auxquels sont confrontés différents médias,
21:59déjà il faut les soutenir
22:00avec tous les moyens
22:01avant qu'il soit trop tard,
22:02parce que ça peut aller très vite.
22:04On a parfois l'impression, vous savez,
22:05qu'on se plaint
22:06et qu'en fait il n'arrive jamais rien.
22:08Mais si, des médias qui disparaissent,
22:10il y en a eu un paquet
22:12dans l'histoire des idées,
22:13notamment de notre camp politique
22:15au sens très large.
22:17– Notre famille, disons,
22:17la sensibilité.
22:18– Donc il faut déjà soutenir,
22:20faire les efforts nécessaires
22:21pour soutenir ce qui existe
22:24de façon très concrète.
22:26Et voilà, il ne faut pas le cacher,
22:27c'est déjà en donnant de l'argent
22:28et en s'abonnant,
22:29en abonnant des gens.
22:32Des revues comme éléments,
22:33c'est des choses rares,
22:33c'est des revues qui sont quand même très riches
22:35où justement on prend le temps
22:36d'avoir des perspectives sur le long terme,
22:40qui prennent de la hauteur.
22:41Justement dans ce monde de Twitter,
22:42du zapping,
22:43c'est parfois bon de se poser
22:45et de pouvoir avoir cette distance
22:48et cette réflexion.
22:49Donc c'est des choses précieuses.
22:51Ça peut paraître parfois un peu ringard,
22:52la presse écrite,
22:54par rapport à d'autres médias,
22:55mais c'est complémentaire
22:56de beaucoup d'autres choses.
22:57Il ne s'agit pas de cracher sur YouTube
22:59mais c'est complémentaire
23:01et c'est très important
23:02de garder ces outils de réflexion
23:04qui en effet sont comme des socles
23:07et des attaches à une pensée non conforme.
23:10– Cher Xavier Aiman,
23:10chers amis,
23:11merci de votre présence.
23:12Encore, je rappelle les deux choses-là,
23:14vraiment,
23:14il faut vous le procurer
23:15le plus rapidement possible.
23:17En kiosque,
23:18le commander sur Internet,
23:20ne pas le voler, évidemment.
23:22Il faut l'acheter.
23:23Nous avons besoin de votre argent
23:24pour continuer ces revues,
23:26cette revue Élément,
23:28le dernier numéro,
23:29je vous le montre,
23:30le dernier numéro consacré
23:31particulièrement aux 13 familles
23:33de la bêtise contemporaine
23:34mais il y a plein d'autres choses.
23:35Il y a un entretien avec Lybar,
23:36avec Jean-Claude Milneur,
23:38un merveilleux dossier sur le nudisme
23:40avec une très zolie fille
23:41mais je ne sais pas qui c'est,
23:43c'est dommage.
23:44Et évidemment,
23:45La Pensée Unique,
23:46notre hors-série
23:47qui, comme l'a rappelé
23:48notre ami Xavier Aiman,
23:49est un choix d'article
23:50paru depuis plus de 50 ans
23:52dans Élément
23:53avec des articles d'Alain de Benoît,
23:55des entretiens passionnants
23:57et toutes les grandes plumes
23:58d'Éléments, exactement.
24:00Donc je vous remercie
24:01et vous me retrouvez d'ailleurs
24:02le mois prochain
24:04pour la nouvelle édition
24:07du Plus d'Éléments
24:08où nous parlerons
24:09avec nos invités
24:10du prochain numéro d'Éléments.
24:13Je vous remercie,
24:13bonnes vacances
24:14et bonne fin de vacances.
24:16Reposez-vous bien
24:17et lisez Éléments surtout.
24:18Au revoir.
24:19Sous-titrage Société Radio-Canada
24:24Sous-titrage Société Radio-Canada
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