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  • il y a 6 mois
Trois regards sur l’intelligence artificielle : Artefact révolutionne la data en entreprise, Ask Mona rend la culture interactive grâce à l’IA, et l’ECE présente Milo, la première « étudiante IA » en France. Ensemble, ils explorent comment l’IA transforme nos métiers, notre culture et l’apprentissage.

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00:00C'est parti pour les interviews de l'IA dans Smartech.
00:07Aujourd'hui autour de la table, des personnalités qui font l'actualité dans ce domaine de l'intelligence artificielle.
00:12On commence avec Marion Carré. Bonjour Marion.
00:15Bonjour.
00:15Vous, vous avez fait parler les statues au château de Versailles quand même cet été.
00:20Edouard Demézérac est également avec nous. Bonjour.
00:23Bonjour.
00:23Vous êtes le CEO du groupe Artefact qu'on connaît bien en matière de conseils sur l'intelligence artificielle.
00:28Vous avez aussi une actualité qu'on va partager ensemble.
00:31Et puis François Stéphan, bonjour.
00:33Bonjour.
00:33Alors vous, j'ai eu une grande chance.
00:35J'ai participé à la rentrée d'étudiant grâce à vous.
00:38Voilà, dans votre école, il y a désormais une IA qui va aussi étudier aux côtés de vos élèves.
00:44Eh bien, on va commencer d'ailleurs avec cet étudiant, donc une étudiante pas comme les autres.
00:47Elle s'appelle Milo.
00:48On va la découvrir tout de suite en images.
00:50Je suis Milo, élève en première année d'école d'ingénieur à l'ECE Paris.
00:54Je fais partie du BDE et de l'intelligence lab.
00:56J'adore aider mes camarades à réussir avec le sourire.
01:00Tu veux que je t'aide sur un sujet en particulier.
01:03Alors, bon, elle a une façon de parler un peu particulière, mais on commence à être habitué maintenant avec les chatbots.
01:09Donc, présentez-nous, vous, Milo.
01:11Quelle est cette intelligence artificielle qui va intégrer votre école, l'ECE ?
01:15En fait, c'est tout simple.
01:17On s'est dit, mais évidemment, l'IA bouleverse le métier auquel on forme nos étudiants,
01:22qui vont être des ingénieurs augmentés par l'IA, bien évidemment.
01:24Nos enseignants, notre métier, nous, comme tous les métiers, notre métier de pédagogue va se transformer par l'IA.
01:29Donc, on va avoir des enseignants, des professeurs augmentés par l'IA.
01:32Donc, comment faire ? Comment s'y prendre ?
01:34Donc, plutôt que faire un projet de recherche théorique, etc., nous, on est très ingénieurs, très terrain.
01:39Et donc, on s'est dit, on va expérimenter.
01:41On s'est dit, et si on accueillait une IA étudiante ?
01:44Et Milo, c'est la première IA étudiante en ingénierie au monde.
01:46C'est-à-dire...
01:47Donc, elle va assister au cours ?
01:49Elle va assister au cours.
01:50Elle va suivre les cours.
01:51Ça va être une super étudiante.
01:52Donc, on va commencer par les mathématiques.
01:54Donc, vous avez peut-être fait, on lui pose déjà des questions en maths.
01:57Elle est super forte en maths.
01:58Elle va aider ses camarades.
01:59Camarades qui n'ont pas bien compris en cours, par exemple.
02:02Ils ont suivi un cours sur les nombres complexes, par exemple.
02:05Compliqués, les nombres complexes.
02:06Et donc, elle va prendre plein de questions.
02:09Et les étudiants vont lui dire, après le cours, j'ai rien compris, là, au cours de M. Rocher.
02:12Tu pourrais m'expliquer les nombres complexes.
02:14D'ailleurs, c'est quoi ?
02:14C'est plutôt un deuxième prof, un bon camarade ?
02:17Comment vous l'explique cette IA ?
02:19En fait, c'est les deux.
02:20C'est le mélange de ce qu'on appelle un student assistant et un teaching assistant.
02:25C'est le mélange des deux incarnés physiquement.
02:27Et c'est au centre.
02:28Et alors, à l'intérieur, comme technologie, parlez-nous du modèle de langage que vous utilisez.
02:32Qu'est-ce que vous avez fait comme choix technologique ?
02:35Ça, c'est très important.
02:36Donc, on a fait un choix de ce qu'on appelle un SLM, un small language model.
02:39Donc, c'est un langage modèle spécialisé.
02:42Open source, souverain.
02:43Donc, c'est issu des travaux de nouveaux de nos étudiants.
02:46Souverain, c'est-à-dire français, européen ?
02:47C'est-à-dire européen, pas américain, pas chinois, en fait.
02:51Et open source.
02:51En fait, nos étudiants, il y a quelques mois, ils ont fait du merging de modèles, du pruning, du fine tuning.
02:57Et en quelques mois, ils ont fait un modèle qui s'appelle Primal, qui fait 3 milliards de paramètres.
03:01Ils l'ont placé top 1 mondial sur Hugging Face.
03:03Ils devaient être fiers, vos étudiants.
03:05Et donc, en fait, ils ont pris un modèle bon en maths.
03:06Ils ont pris un modèle bon pour raconter des histoires.
03:08Ils ont fait un prof de maths.
03:09Et c'est ça qui est le cerveau ou le cœur, je préfère dire le cœur de Milo.
03:13D'accord.
03:13Donc, Milo, c'est d'abord une étudiante en mathématiques.
03:16Elle va assister au cours.
03:17Elle va pouvoir aider les étudiants dans leur révision.
03:21Qu'est-ce que ça apporte, sa présence physiquement en classe ?
03:24Parce qu'on pourrait tout simplement lui charger le cours de mathématiques du professeur.
03:29Alors, bien évidemment, d'abord, Milo, elle sera accessible sur smartphone, 24 heures sur 24, bien évidemment.
03:34En fait, le fait de l'incarner physiquement, d'abord, elle va capter des choses.
03:38Le professeur de mathématiques va dire, par exemple, attention, pour votre DS de la semaine prochaine, il faut réviser les noms complexes.
03:45Donc, ça, ce n'est pas dans les polis, c'est nulle part.
03:48Donc, aujourd'hui, vous avez des étudiants qui demandent à leurs camarades, au fait, j'ai séché le cours, oups, pardon, tu pourrais me passer tes notes.
03:53Où j'étais malade.
03:54Où j'étais malade, bien sûr.
03:55J'ai été absent.
03:56Je n'ai pas du tout fait la soirée du jeudi soir.
03:58Non, non, surtout pas.
03:59Et donc, Milo va passer les cours, va passer ses notes et va dire, attention, M. Rocher, il a dit, il faut réviser les noms complexes.
04:06Mais elle va aussi aider le professeur.
04:07Elle va aller voir le professeur et lui dire, écoutez, M. le professeur, j'ai eu énormément de questions, là, sur le théorème des équations aux dérivés partiels.
04:14En fait, ils n'ont pas compris ce que vous leur avez expliqué.
04:16Ah bon ? Ah ben, donc, je vais expliquer différemment.
04:18Et les profs, ils accueillent ça comment ?
04:20Une étudiante qui va écouter le cours et qui va un peu les challenger, justement, sur ce qui a été clair ou pas pour les élèves.
04:25Alors, pour l'instant, on travaille avec le département de mathématiques.
04:28Ils sont à fond, bien évidemment.
04:29Mais ce que je peux vous dire, c'est qu'en parallèle, on a lancé des groupes de travail avec toute notre équipe pédagogique.
04:34Moi, je m'attendais à une certaine prudence, certaines réserves.
04:38Ils sont, en fait, extrêmement enthousiastes, très positifs.
04:41Ils ont plein d'idées pour s'emparer de cette technologie au service des étudiants et de leur métier, finalement.
04:46Et l'accueil des étudiants, ils ont réagi comment ? Les autres étudiants ?
04:49Eh bien, les étudiants, ils ont adoré. Il y a eu quelques interviews, vous verrez.
04:52Alors, je ne sais pas si on a une réaction d'une étudiante à la découverte de Milo.
04:58Je ne sais pas si on peut la diffuser maintenant.
05:00Bon, la prochaine fois, on l'a mise sur les réseaux sociaux.
05:03En tout cas, pour l'instant, c'est la curiosité.
05:05Parce qu'on y était à la rentrée, je me permets de répondre.
05:07Pour l'instant, on va voir quel type de questions on aura envie de lui poser.
05:11C'est ça, hein ?
05:11Exactement. Ils sont très surpris, en fait.
05:14Mais, comme tous les jeunes, ils attrapent les nouvelles technologies comme ça, très rapidement.
05:19Et pour eux, j'ai envie de dire que c'est presque naturel, finalement.
05:22Et Marion, vous avez une question aussi, peut-être, sur cet étudiant ?
05:25C'est une première mondiale.
05:27Je voudrais dire, ça se passe à l'OCE, École d'Ingénieurs.
05:31En France.
05:31Ça appartient au groupe Omnes Education, l'OCE.
05:34C'est une première mondiale, voilà, une IA étudiante en ingé.
05:38Effectivement, moi, je trouve ça intéressant ce que pourront en faire aussi les enseignants
05:42sur ce rapport après la classe, de pouvoir avoir des retours sur les questions qui sont beaucoup posées.
05:48Donc, je trouve ça intéressant de le penser comme un outil pour les élèves,
05:50mais aussi qui aide les enseignants à repositionner leur discours.
05:55Et ce qu'ils présentent, ça fait aussi pas mal écho avec ce qu'on va partager ensuite.
05:58Donc, hâte d'en savoir plus.
06:01Et puis, c'est une façon, c'est vrai, de former à l'IA.
06:04D'expliquer finalement ce qu'il y a derrière la machine, derrière le logiciel,
06:08parce que c'est un projet d'étudiant.
06:10Oui, et vous, je ne sais pas si vous avez vu Youssef Jaffar,
06:13qui est un des étudiants qui a travaillé dessus.
06:14Quand les journalistes ont posé des questions, il avait les yeux qui brillaient,
06:17et il dit, il y a encore plein de travail à faire dessus.
06:19Donc, en fait, c'est un objet pédagogique, mais c'est aussi un objet de recherche.
06:23Donc, c'est un projet de recherche, mais expérimental, terrain,
06:26parce qu'on est une école, on est collé sur le terrain.
06:28Et avec l'accélération phénal-médale de l'IA,
06:30la seule façon de rester, je dirais, au bon niveau, c'est d'être collé au terrain.
06:37Pour réagir peut-être, ce qui est intéressant, c'est qu'on voit ça chez beaucoup de nos clients.
06:42L'adoption, certes, est driveée par le haut, et donc il y a votre vision qui est derrière,
06:45mais surtout par des individus qui croient qu'ils sont sur le terrain
06:48et qui développent quelque chose et qui créent un effet d'entraînement.
06:52Et souvent, on voit quelques individus, des hommes, des femmes,
06:54qui se disent, je vais tester quelque chose de différent.
06:56Et ça, c'est des super exemples.
06:58Oui, c'est vrai, absolument.
07:00Alors, on passe à Marie-Mancaré, cofondatrice présidente d'ASC Mona,
07:04une entreprise qui utilise l'intelligence artificielle pour améliorer l'accès à la culture.
07:10C'était un moment très important cet été,
07:12puisque beaucoup de touristes ont pu découvrir des nouvelles façons de faire leurs visites,
07:17accompagnées de compagnons, d'assistants en intelligence artificielle.
07:20Moi, j'ai noté ce projet que vous avez monté au château de Versailles,
07:24qui permet de faire parler les statuts, de les faire dialoguer finalement avec les visiteurs.
07:30Expliquez-nous comment ça a fonctionné, quel était le but de ce projet.
07:33Tout à fait.
07:34Ce projet, c'est le fruit d'un partenariat entre ASC Mona, le château de Versailles et OpenAI.
07:39Et donc, l'envie pour nous, c'était de se dire,
07:41mais comment est-ce qu'on peut faire parler les statuts dans les jardins ?
07:44Parce qu'à Versailles, il y a beaucoup de choses à voir et les jardins sont immenses.
07:47Et souvent, on a ces statuts face auxquels...
07:49Le grand musée statuaire, j'ai appris ça en plein air.
07:51Exactement. Il y a vraiment des centaines et des centaines de statuts.
07:54Et donc, certaines qui attirent notre curiosité, on a envie d'en savoir plus.
07:59On s'est dit, mais on pourrait mettre l'intelligence artificielle au service de cette découverte
08:04pour satisfaire la curiosité des visiteurs.
08:06Et donc, ce projet...
08:08Mais qu'est-ce que ça change par rapport à un panneau qu'on mettrait devant la statue pour expliquer ce que c'est ?
08:11En fait, le panneau, il y a un côté un peu « wine safe fit all »,
08:15c'est-à-dire que tout le monde lit la même information.
08:17Alors que chacun a une curiosité différente.
08:20Des connaissances différentes, un âge différent, un profil différent.
08:24Et donc, nous, l'enjeu, c'était de permettre à chaque personne d'apprendre sur ce qui l'intéresse.
08:29Mais c'est-à-dire ? Comment ?
08:30Donc, à travers une application ?
08:31En fait, c'est très simple.
08:33On prend son téléphone, on scanne un QR code devant la statue.
08:36On arrive sur une page où c'est comme si on appelait un ami.
08:39Il y a une conversation qui se déclenche en temps réel, comme ça,
08:42comme la discussion qu'on a en ce moment.
08:44Sauf qu'en fait, on discute avec la statue.
08:46Et donc, chaque statue a une voix différente.
08:49On a vraiment travaillé sur la tonalité, la ligne éditoriale aussi,
08:53pour que chaque statue s'exprime très différemment.
08:55Et donc, nous raconte sa vie en nous disant « bonjour, je suis la bonne ».
08:58Et alors, donc, elle ne fait pas le même discours à tout le monde ?
09:00Alors, effectivement, en fonction de si on a déjà parlé,
09:03si c'est la première fois qu'on parle,
09:05elle va nous faire un message d'introduction pour qu'on sache à qui on parle.
09:08Mais après, on peut l'interrompre.
09:09On peut poser ses questions.
09:11On peut dire « la semaine dernière, encore, j'étais… »
09:13Si on lui dit, par exemple, « mais je suis avec un enfant de 6 ans,
09:16est-ce que tu peux m'expliquer ça ? »
09:17Du coup, elle va changer un peu sa tonalité,
09:20adapter le message qui est donné.
09:21Donc vraiment, chaque personne va avoir une expérience différente
09:24avec les statues en fonction de la conversation qu'elle va avoir.
09:27C'est un défi énorme parce que, pour l'avoir testé dans différents musées,
09:32l'intelligence artificielle à laquelle on parle,
09:35on arrive parfois dans des impasses.
09:38Elle ne comprend pas forcément toujours ce qu'on lui demande.
09:40En fait, on en attend tellement beaucoup aujourd'hui
09:42parce que tout le monde utilise Chagipiti de manière très libre et très ouverte
09:46que ça peut être déceptif quand on reste dans un domaine fermé.
09:52Là, en l'occurrence, j'imagine que vous avez cerné quand même le sujet de la statue,
09:55c'est-à-dire qu'elle ne va parler que de ce thème-là et pas d'autre chose.
09:58Comment est-ce que vous faites pour éviter l'effet déceptif
10:00alors qu'aujourd'hui, il y a tellement d'attentes ?
10:02Alors, on a fait un travail de fond parce qu'on voulait trouver un équilibre
10:06entre la véracité historique, qui est essentielle,
10:09et donc on a les conservateurs du château de Versailles
10:11qui ont travaillé pour rassembler pour chaque statue des éléments
10:14sur la statue, sur le contexte de Versailles en règle générale.
10:18Mais on voulait éviter l'effet que vous décrivez
10:20où on va lui demander « qu'est-ce que tu penses de la Champions League ? »
10:24C'est un exemple de question qu'on a,
10:26et là, elle va nous dire « qu'est-ce que c'est que la Champions League ? »
10:28Non, je ne peux pas répondre.
10:30Et donc, en fait, on a trouvé une façon de permettre à l'IA
10:34de s'exprimer, donc en restant dans son domaine d'expertise,
10:37mais quand même de rebondir de façon amusante,
10:39avec des clins d'œil quand on pose des questions qui sont en dehors.
10:42Et donc, on a eu beaucoup, beaucoup d'utilisateurs
10:45et beaucoup de presse aussi, plein de journalistes qui ont été la tester.
10:48Et donc, à chaque fois, l'intelligence artificielle rebondit
10:50pour ensuite partager quelque chose qui est en lien avec les contenus
10:54pour lesquels on va l'avoir, mais elle est quand même un peu espiègle.
10:57Et on peut aussi, si on s'amuse, faire parler même deux statues entre elles
11:00avec deux téléphones.
11:01Donc, c'est assez amusant.
11:03Sympa.
11:03Je vais vous laisser la parole, mais j'avais quand même une question
11:07sur le choix technologique.
11:08Vous avez dit que vous travaillez avec OpenAI,
11:10donc derrière ChatGPT.
11:14Pourquoi ce choix en particulier ?
11:16Et pourquoi pas un choix français, par exemple ?
11:19Ou OpenSource ?
11:20Le choix qu'on a fait pour ce projet, en fait,
11:22on voulait expérimenter l'interaction en temps réel.
11:24Parce que nous, on fait du texte, de la voix,
11:26on a plein d'autres types de dispositifs qui utilisent d'autres types de technologie.
11:30Mais là, on se demandait qu'est-ce que le temps réel allait apporter
11:32dans l'interaction.
11:33Et comment ça allait être pris en main par les publics ?
11:36Donc, c'était vraiment cette approche d'expérimentation en se disant
11:38si on peut échanger en temps réel avec une statue
11:41qui répond à toutes nos questions,
11:42qu'est-ce qui se passe chez les visiteurs ?
11:44Et donc, pour l'instant, les retours sont très bons
11:46puisqu'on reçoit à peu près 1000 messages par jour.
11:48C'est très utilisé.
11:50C'est disponible dans plusieurs langues.
11:51Et l'enjeu, c'est, comme pour vous,
11:53de permettre aux équipes du Château de Versailles
11:55de mieux comprendre les attentes des publics devant les statues
11:58puisqu'on a, du coup, les données de conversation
12:01qui sont analysées pour comprendre
12:02les questions les plus posées, les thématiques.
12:04Vous avez fait un choix d'efficacité, on va dire,
12:07pour la gestion des paroles en temps réel,
12:09les interactions les plus naturelles possibles, c'est ça ?
12:12C'est ce qu'on voulait expérimenter.
12:13François, vous aviez une question ?
12:14Oui, moi, je trouve ce projet absolument formidable.
12:16Je pense à la jeunesse, vous l'avez évoqué.
12:19Moi, je me rappelle, mes enfants, quand ils étaient petits,
12:21on allait dans les musées, et des musées avec du texte comme ça,
12:24et ils disaient, ah, c'est quoi ça, papa ?
12:25Je lui dis, mais lis le truc.
12:26Évidemment, ils n'allaient pas lire le truc.
12:28Donc, ma question, c'est, est-ce que vous avez un peu un retour
12:31sur l'utilisation par les jeunes, par les enfants ?
12:33Comment ils s'approprient cet outil ?
12:35Vous l'aviez un petit peu évoqué, mais comment ça se passe ?
12:37Parce que je trouve que c'est un outil formidable
12:38pour apporter la culture à nos jeunes
12:40qui sont tellement inondés de réseaux sociaux, etc.
12:44C'est un grand sujet de la rentrée.
12:45Donc, voilà, ça m'intéresse beaucoup d'avoir un peu ce feedback de votre part.
12:49Alors, les retours terrain qu'on a sont très intéressants
12:52parce qu'il y a la question des jeunes qui s'en emparent,
12:54mais aussi des moins jeunes.
12:56Et en fait, souvent, avec l'intelligence artificielle,
12:58on pense tout de suite, il y a égal jeunes utilisateurs.
13:01Mais on a ce cas, une histoire que j'aime bien,
13:03d'un groupe de trois vieilles dames
13:06qui ont été vraiment spécialement pour l'utiliser,
13:09qui ont posé des questions à toutes les statuts.
13:11Et donc, on voit vraiment un engagement approfondi des utilisateurs
13:14avec des profils qui ne sont pas forcément...
13:16Donc, il y a beaucoup de jeunes qui s'en servent, mais pas qu'eux.
13:18Et surtout, des publics internationaux,
13:21parce que c'est vraiment un enjeu aussi au Château de Versailles,
13:23qui peuvent avoir ce niveau d'interaction dans plusieurs langues.
13:26Donc, voilà les retours terrain qu'on a depuis cet été.
13:29Allez, on passe à Edouard de Mesrac,
13:31CEO du groupe Artefax, Société de Conseil d'ingénierie française
13:35spécialisée en data et en IA.
13:37Vous avez lancé, vous, un concours pour les cinéastes
13:40qui veulent s'emparer, justement, de l'intelligence artificielle
13:42pour créer d'une nouvelle manière.
13:45Ça va être la deuxième édition cette année,
13:48qui va être présidée, d'ailleurs, par Cédric Clapiche,
13:51qu'on aime beaucoup.
13:52Excellent, dernier film.
13:53Là, les inscriptions démarrent, donc, là, en septembre, là, tout juste.
13:57C'est une industrie, le cinéma, qui est en avance
14:00sur l'utilisation de l'IA ?
14:02C'est en avance sur...
14:03Notre métier, c'est d'accompagner à l'adoption de la data et l'IA
14:07dans tous les métiers, entreprise privée, entreprise publique, etc.
14:10Ce que l'on voit dans le monde du cinéma, c'est...
14:12En fait, ceux qui travaillent dans le monde du cinéma
14:14l'utilisent beaucoup dans leurs tâches,
14:16dans leurs recherches créatives,
14:18dans leurs démarches de création, etc.
14:20Dans la production elle-même, c'est en train d'apparaître.
14:22Et ce qui est très intéressant avec ce festival des courts-métrages,
14:25c'est qu'en fait, ça permet de passer en production
14:28des films qui n'auraient jamais trouvé de financement.
14:31Parce qu'effectivement, l'idée peut être géniale,
14:33mais il y a, étant donné le nombre d'acteurs qu'il faudrait,
14:35les décors qu'il faudrait, les lieux de shooting qu'il faudrait,
14:38c'est irréalisable.
14:39Et avec l'IA, on peut avoir un rendu
14:41qui rend honneur à l'idée créatrice de départ
14:44et à l'idée du réalisateur
14:45et qui trouve son public.
14:48Le court-métrage qu'il y a l'an dernier...
14:49À moindre coût, c'est ça que vous me dites ?
14:50Et à un coût qui est un millième du coût initial.
14:53J'ai montré à mes enfants le court-métrage de l'an dernier
14:56qui avait gagné le prix.
14:58Ils se trouvaient ça absolument génial.
15:00Alors, est-ce qu'il faut que ce soit transparent ?
15:02Est-ce qu'il faut montrer, dire,
15:04quand on intègre de l'IA,
15:06quand on multiplie les personnages de manière artificielle,
15:08par exemple ?
15:09Quelle est votre position là-dessus ?
15:11Aujourd'hui, quand on voit ce qui se passe,
15:13vous allez en Chine, sur WeChat,
15:15toute vidéo qui est générique de l'IA,
15:16il y a marqué noir sur blanc que c'est généré par de l'IA.
15:19Vous allez sur TikTok, sur YouTube, etc.,
15:21les images générées, les vidéos générées
15:22ne sont pas flaguées en tant que telles.
15:25Moi, je pense que ça va dépendre énormément des domaines.
15:28Donc, dans certains domaines,
15:30ça va être très important
15:31qu'on sache à quels endroits l'IA est utilisée.
15:34Et surtout, il y a des aspects réglementaires
15:36pays par pays, région par région,
15:38où on doit parfaitement rentrer dans les règles de ça.
15:42Donc, je pense que la réponse va être très différente
15:44par sujet, par domaine, par industrie.
15:46Et comment est-ce que la profession réagit
15:50face à cette intelligence artificielle ?
15:51Parce qu'on a vu des mobilisations quand même importantes,
15:54des inquiétudes très fortes dans la profession
15:57vis-à-vis de l'utilisation de l'IA
16:00et de la question du remplacement de certaines professions.
16:04Alors, ce que l'on entend,
16:05et je vais faire le parallèle avec beaucoup d'autres métiers,
16:07c'est, pour moi, le juste mot,
16:09l'IA, c'est un accompagnateur amical,
16:13un compagnon amical dans le travail de création,
16:17que ce soit dans l'écriture.
16:19Ma femme est écrivain,
16:20elle se sert dans certains éléments de recherche
16:22pour créer un imaginaire autour d'un sujet,
16:25des outillats pour la traduction.
16:27Donc, un accompagnement amical.
16:28Et ensuite, sur le développement de scénarios,
16:31moi, ce que je pense va arriver,
16:33c'est qu'il y aura une richesse,
16:35une finesse bien plus forte dans ce qui peut être fait.
16:38Donc, l'avenir nous le dira.
16:40Ce que l'on voit, c'est que, comme d'habitude,
16:42comme pour les étudiants,
16:44comme dans le monde de la culture,
16:46il va y avoir des personnes qui y croient au départ
16:48et qui vont embarquer les autres.
16:50Et c'est évident que n'importe quelle technologie au départ
16:52crée de l'angoisse.
16:54C'est absolument certain.
16:55Et ça va tellement vite.
16:56Et il y aura le sujet que vous connaissez bien,
16:58de la reconversion,
16:59puisque vous avez lancé la School of Data,
17:01qui est vraiment ciblée là-dessus,
17:04sur comment on reconvertit des profils
17:05au métier de la data et de l'IA.
17:07C'est compliqué quand même comme chemin, non ?
17:09C'est compliqué, sauf qu'aujourd'hui,
17:10apprendre, c'est dix fois plus facile.
17:13Chez nous, travailler, coder nos propres équipes,
17:17sur nos propres sites web, nos propres outils internes,
17:19en fait, on est capable de faire des nouvelles fonctions
17:23en quelques heures,
17:25alors que ça prenait quatre jours, cinq jours,
17:27il y a encore un an.
17:29Donc, dans les métiers techniques,
17:31l'apprentissage est beaucoup plus facile,
17:32parce qu'en fait, on peut avoir un coaching individuel.
17:34Et c'est ce que l'IA étudiante va faire,
17:37c'est qu'on va pouvoir vous parler avec vos mots
17:41et votre niveau à vous.
17:42Donc, il y a quelque chose où l'apprentissage, je pense,
17:44va être facilité dans pas mal de dimensions.
17:46Sur le sujet de ce que change l'intelligence artificielle
17:50dans le monde de la créativité,
17:52c'est un sujet que vous connaissez bien également.
17:55Vous avez l'impression que là,
17:56on est en train de passer un cap important ?
17:59Alors, je pense qu'il y a effectivement
18:02beaucoup d'opportunités qu'offre l'intelligence artificielle
18:05et la créativité.
18:06Quand on sait bien s'en servir à bon escient,
18:08il peut y avoir ce rôle de partenaire créatif
18:10que vous décrivez,
18:11où on peut faire, moi, ce que j'appelle
18:13une sorte de ping-pong avec l'intelligence artificielle
18:15qui vient nous donner des sources d'inspiration,
18:18qui nous aide à trouver aussi les limites dans notre travail.
18:20Donc, ça, c'est très important.
18:22Après, il reste le sujet de l'adoption.
18:24Il n'y a encore pas complètement...
18:27C'est encore...
18:28Beaucoup de personnes s'intéressent.
18:29Les personnes qui sont vraiment formées
18:31et qui ont un usage, on va dire,
18:33en production de l'intelligence artificielle,
18:35ça reste encore limité.
18:36Donc, je pense qu'il y a cet enjeu de là...
18:37En l'instant, ça demande du temps.
18:38Il faut trouver les bons outils,
18:39la bonne manière de s'en emparer.
18:41C'est pas comme ça d'un claquement de doigts.
18:43Exactement.
18:43Et je pense qu'il y a un enjeu,
18:44parce qu'on parle beaucoup d'adoption.
18:45On a l'impression que dès lors qu'on maîtrise
18:46un ou deux promptes,
18:48ça y est, on a adopté l'IA.
18:49Alors qu'à mon sens, c'est un peu plus profond.
18:52Il faut comprendre,
18:53pas forcément être en mesure
18:54de développer son propre modèle,
18:56mais comprendre comment est-ce qu'il fonctionne,
18:58ses forces, ses faiblesses,
18:59pour vraiment s'en servir à bon escient.
19:02Alors, Artefact est entré en négociation
19:04avec le fonds d'investissement SINVEN.
19:07On parle d'une valorisation de l'entreprise,
19:09du coup, d'un milliard.
19:10Absolument.
19:11C'est une très belle nouvelle.
19:12Oui.
19:12Alors, mais quel est l'objectif ?
19:14Artefact.
19:14Qu'est-ce que vous allez faire avec tout ça ?
19:16C'est très simple.
19:16C'est quoi votre objectif ?
19:17Artefact a été créé il y a 11 ans.
19:20Notre mission, ce que l'on croit,
19:21c'est qu'on ne veut pas que la data IA
19:22soit uniquement dans des mains d'experts.
19:24On veut que la data IA transforme
19:26la façon dont les entreprises
19:27et les organisations fonctionnent.
19:29Et on a un boulevard devant nous.
19:31Le niveau de maturité des entreprises
19:33comme des organisations publiques
19:35sur l'utilisation de l'IA
19:37dans leur processus,
19:39dans leur façon de répondre aux clients,
19:40dans leur façon de leurs propres opérations internes,
19:43est colossal.
19:44Le niveau de maturité...
19:45Le niveau est très bas.
19:46Ah bon, ça veut dire qu'il est colossal ?
19:47Le niveau est très bas.
19:48On est au début.
19:49On est au tout début de l'adoption.
19:52Une étude du MIT est sortie la semaine dernière.
19:54Il y a uniquement 5% des entreprises
19:56qui ont mis en place des outils d'IA génératifs
19:58qui ont vu vraiment un impact significatif.
20:01Pourquoi ? Parce que c'est compliqué.
20:02Et c'est là où nous, on intervient.
20:04Donc, notre valorisation d'un milliard,
20:06c'est une très bonne nouvelle.
20:07C'est une reconnaissance sur le fait
20:08qu'on est maintenant 2 000 employés dans le monde.
20:11On fait un travail qui a beaucoup de valeur,
20:13qui fonctionne.
20:15Et la demande de tous nos clients sur ces sujets
20:17est très importante.
20:19Et un point important,
20:19c'est qu'on est une des boîtes françaises.
20:22Et j'insiste sur le...
20:22On a créé à Paris il y a 11 ans,
20:24mais on est sortis de France.
20:25On est présents dans 25 pays.
20:27Sur les 2 000 salariés,
20:28il y en a 2 tiers qui sont en dehors de France.
20:30On est aux États-Unis, on est en Chine,
20:33on est en Afrique,
20:34on est au Moyen-Orient, etc.
20:35Donc, d'avoir des entreprises françaises
20:37qui puissent rayonner
20:38et accompagner des groupes internationaux,
20:40c'est très important.
20:42On est ravis.
20:42Mais alors, est-ce que vous n'avez quand même pas peur de la bulle ?
20:45Parce que maintenant,
20:46on est vite, très, très vite,
20:48très bien valorisés
20:48quand on parle d'intelligence artificielle.
20:51Il y a peut-être une petite angoisse, non ?
20:53Il n'y a pas du tout d'angoisse.
20:54Non.
20:54Parce que la valorisation,
20:56elle est très raisonnable.
20:58C'est simple,
20:59Palantir,
20:59des boîtes comme ça
21:00sont valorisées 200 fois les bits d'un.
21:02On est très, très, très, très, très, très loin
21:03de ces multiples,
21:04pour qu'on soit clair.
21:06En Inde,
21:06il y a un de nos concurrents
21:08qui fait une IPO,
21:09c'est une information publique
21:09qui sont à 100 fois les bits d'un.
21:11On est encore une fois
21:12extrêmement loin de ces multiples.
21:13Donc, on a une valorisation
21:14qui est la preuve
21:16de ce qu'on a pu délivrer
21:17et qui est en ligne
21:18avec le marché
21:19qui est devant nous
21:20et qui est important.
21:21J'avais un peu la même question
21:23aussi pour Ask Mona
21:24parce que vous,
21:25vous avez traversé déjà
21:26plusieurs hypes,
21:27on va dire.
21:28Exactement.
21:28Il y a eu la première hype
21:29au début des chatbots
21:30avec, je me souviens,
21:32Mark Zuckerberg
21:33qui disait que dans Facebook
21:33ça allait être la transformation.
21:35Puis, paf,
21:35ça s'est complètement cassé la figure.
21:37Et là, hop,
21:38ça redémarre
21:39parce qu'on a à l'arrivée
21:40des IA génératives
21:41qui nous permettent
21:41de communiquer
21:42de manière très spontanée
21:43avec ces IA.
21:45Et donc,
21:46comment on fait
21:46pour traverser ces hypes,
21:48ces vagues
21:49qui vont et qui descendent ?
21:51C'est vrai que c'est une technologie
21:52qui, depuis ses débuts,
21:54est traversée par des hivers
21:55et nous,
21:55à l'échelle d'Ask Mona,
21:57donc sur une dizaine d'années,
21:58on a vraiment vu ça
21:59où, juste avant la vague
22:00de l'IA générative,
22:01on se disait
22:01« Ok, on arrête de dire
22:03qu'on fait de l'intelligence artificielle,
22:05on parle de notre produit
22:06qui est très bien,
22:06qui fonctionne,
22:07mais on ne dit pas
22:07que c'est de l'IA
22:08parce qu'en fait,
22:09maintenant,
22:10c'est un peu rentré
22:10dans les usages
22:11où ce n'est plus tellement important. »
22:13Et moi,
22:13c'est ça que je vois aussi
22:14avec ces enjeux de bulles
22:15et de vagues,
22:16c'est que là,
22:17tout le monde,
22:17il y a eu cette...
22:18On est en haut de la vague
22:19où tout le monde
22:20est très excité
22:20sur l'IA générative.
22:22Forcément,
22:22ça va redescendre.
22:23Mais qui dit redescendre
22:25dit qu'on rentre
22:25dans cette phase
22:27où on a un usage,
22:28une adoption plus globale
22:30et avec d'usages
22:30plus raisonnés de l'IA.
22:32Donc, en fait,
22:32ça rentre dans les usages,
22:33c'est juste qu'on en parle moins.
22:35Donc, c'est aussi
22:35une phase de maturité,
22:37finalement.
22:37Oui, exact.
22:39Et puis,
22:40pour les étudiants,
22:41c'est intéressant
22:41parce que c'est vrai
22:43que là, en ce moment,
22:44c'est la hype,
22:45dire qu'on a une étudiante IA
22:46et tout ça,
22:46c'est très stimulant.
22:48Mais en même temps,
22:49ça va leur permettre
22:50de travailler quand même
22:50sur un projet
22:51sur le long terme
22:52parce qu'ils passent 5 ans.
22:53Absolument.
22:53En fait,
22:54c'est un objet aussi
22:55pédagogique pour eux
22:56parce que ECE,
22:57ça veut dire
22:58École Centrale Electronique,
22:59en anglais,
23:00c'est Electronics
23:00and Computer Engineering.
23:02On est une des rares écoles
23:03à apprendre à nos étudiants
23:05à déployer de l'IA,
23:07du cloud jusqu'au silicium.
23:08Nos racines électroniques,
23:09elles sont très fortes.
23:11Si vous venez visiter
23:11les salles de classe,
23:12je vous montrerai tout de suite
23:13les salles électroniques.
23:14Et donc, on le voit bien.
23:15Mais j'ai vu déjà
23:15à leur arrivée,
23:16les étudiants,
23:16ils avaient un petit kit
23:17d'électronique.
23:17Donc, dès le premier jour,
23:18vous sortez du bac,
23:19vous faites vos vacances,
23:20vous arrivez à l'OCE
23:20et poum,
23:21vous avez un petit Tupperware.
23:22Tupperware revient à la mode,
23:23paraît-il.
23:24Un petit Tupperware
23:24avec des composants électroniques.
23:25Et le lendemain,
23:26vous avez un cours d'électronique
23:27et vous apprenez
23:27à programmer un petit robot.
23:29Donc, vous voyez,
23:31il y a certaines écoles
23:32qui proposent des satellites
23:33comme objet, etc.
23:34Nous, l'objet,
23:34ça va être Milo.
23:35On a déjà des projets
23:36aussi d'industrialisation,
23:37des enjeux de product marketing,
23:38des enjeux d'industrialisation.
23:40Moi, je suis en train
23:40de leur dire.
23:40Et des enjeux
23:41de développement durable ?
23:42Absolument.
23:43Donc, Milo,
23:44vous en parlez des SLM,
23:45le modèle,
23:45je n'en ai pas parlé,
23:46il consomme beaucoup moins
23:47parce que comme ce sont
23:48des petits modèles,
23:49il consomme beaucoup moins
23:50d'énergie.
23:51Milo,
23:51elle est fabriquée
23:52par impression 3D
23:54et le plastique,
23:55c'est de plastique
23:55à base d'amidon.
23:56Donc, c'est très
23:57développement durable
23:57et nous,
23:58c'est ce qu'on appelle
23:58le numérique responsable.
24:00Maintenant,
24:00on appelle ça
24:00l'IA responsable.
24:02Voilà.
24:02Et donc,
24:03on est déjà en train
24:04de lancer plein de projets
24:05pédagogiques pour nos étudiants
24:06qui vont s'appuyer
24:07sur cette plateforme Milo.
24:09Je peux vous dire
24:09un des projets,
24:10par exemple,
24:10c'est on va déployer Milo
24:11partout dans les salles de classe.
24:12On ne va pas mettre
24:13le Milo que vous avez vu.
24:14On va mettre
24:15les Milo plus petits
24:15parce qu'on n'a pas besoin
24:16de mettre cet écran.
24:18Milo,
24:18pour écouter un cours,
24:19il n'a pas besoin d'un écran.
24:20Donc, je suis déjà en train
24:21de leur dire,
24:21faites-moi des petits Milo,
24:23mais vous ne m'en faites pas deux.
24:24Vous m'en faites,
24:25vous m'en pensez
24:25par m'en faire 10
24:26et vous m'en faites 30,
24:2850.
24:29Donc, ça,
24:29c'est un petit projet
24:30d'industrialisation.
24:31Un ingénieur,
24:32il doit toujours avoir en tête
24:33comment je fais
24:34l'ingénierie de production,
24:36le product marketing.
24:37Moi, je suis en train
24:37de leur apprendre là
24:38à vendre un produit.
24:39Youssef,
24:40que vous avez vu
24:40il y a deux jours.
24:41Il faut demander l'artefact,
24:42c'est des bons conseils visiblement.
24:43Mais Youssef,
24:44c'est un étudiant.
24:45En plus,
24:46il a fait un bachelor
24:47chez nous en cyber.
24:48Là, il fait un master en cyber.
24:49Je l'ai mis devant les camarades
24:50comme ça
24:51parce qu'il est venu.
24:52Je lui ai dit,
24:52allez Youssef,
24:53vous allez être devant les camarades.
24:54Lui, il a appris à pitcher
24:55on the fly
24:56sur le terrain.
24:58Milo, c'est aussi
24:59une formidable plateforme pédagogique.
25:02Juste pour réagir,
25:02ce qui est super,
25:03c'est que ces étudiants,
25:04ça va devenir
25:05ce que nous,
25:05on appelle aujourd'hui
25:06chez certains de nos clients
25:07des IA catalysts.
25:08C'est-à-dire des personnes
25:09qui connaissent la tech,
25:11qui sont capables
25:12de rentrer dans les processus
25:13de métier,
25:14d'ingénierie,
25:15de R&D.
25:15On accompagne
25:16des fabricants automobiles
25:17là-dessus
25:17où en fait,
25:18on déploie ces IA catalysts
25:20pour changer
25:20les façons de travailler.
25:22Et plus les étudiants
25:24s'emparent
25:24de ces technologies jeunes,
25:26plus ils vont pouvoir
25:26avoir de l'impact
25:27pour disrupter.
25:28Et pour moi,
25:29l'adoption,
25:30ça a été une vague.
25:31Maintenant,
25:31la prochaine vague,
25:31c'est la disruption
25:32pour réinventer différemment
25:33les façons de travailler.
25:34Et peut-être,
25:35je compléterais.
25:35Je disais à des journalistes,
25:36ils me disaient,
25:37mais combien de temps
25:38quand j'ai dit le projet,
25:39on a eu l'idée
25:40au mois de mai
25:40et Milo,
25:41elle est prête à la rentrée.
25:42Mais il y a certains
25:43de vos confrères
25:44qui ne m'ont pas cru.
25:45Mais si,
25:45ils l'ont fait en trois mois.
25:47Oui,
25:47et puis vous dites
25:47qu'on apprend en marchant.
25:49Donc,
25:49vous lancez le projet
25:50et OK,
25:51super,
25:51bravo.
25:52Je voulais qu'on termine
25:53avec Marion
25:54pour parler de votre livre
25:56qui sort
25:56le 10 septembre,
25:58donc demain,
25:59Le paradoxe du tapis roulant
26:00aux éditions Lattès.
26:02Qu'est-ce que vous avez
26:02envie de nous raconter
26:03avec ce tapis roulant ?
26:04Alors,
26:04c'est un livre que j'ai écrit
26:05parce qu'à mon sens,
26:06on est à la croisée des chemins
26:08dans nos usages
26:08de l'intelligence artificielle
26:10avec une première voie
26:11qui est la voie
26:12que j'appelle
26:12le tapis roulant
26:13où on se laisse entraîner
26:15par la vélocité
26:16de l'intelligence artificielle
26:17et petit à petit.
26:18Ça ne comprend plus
26:18les escaliers.
26:19C'est ça.
26:20On s'appuie dessus
26:21et à la fin,
26:22on arrive tous
26:22au même endroit
26:23en produisant
26:24les mêmes idées,
26:24les mêmes discours,
26:25les mêmes contenus.
26:26Et donc,
26:27c'est dommage
26:32qui est la voie
26:32que j'appelle
26:32du tapis de course.
26:34On utilise
26:34l'intelligence artificielle
26:35justement pour nous aider
26:37à renforcer
26:37notre créativité,
26:38à nous muscler
26:39en quelque sorte,
26:40à penser contre nous-mêmes.
26:41Et ça,
26:42c'est la voie
26:42qui me semble
26:42la plus vertueuse.
26:43Et donc,
26:44l'enjeu de ce livre,
26:45c'est de pointer
26:46cette tension
26:47qui, à mon sens,
26:47est très présente aujourd'hui
26:48pour nous pousser
26:49à choisir
26:50les bons usages
26:51de l'intelligence artificielle
26:52qui renforcent
26:54notre autonomie intellectuelle
26:55au lieu de l'affaiblir.
26:57Ça donne envie de le lire ?
26:58On est impatients,
26:59on attend.
26:59On attend le 10 septembre.
27:02Merci beaucoup,
27:03Edouard Demesraque,
27:04d'avoir été avec nous.
27:05CEO du groupe Artefact,
27:07Marion Carré,
27:08présidente
27:09et cofondatrice
27:09d'Axmona
27:10et François Stéphan,
27:12directeur de l'ECE
27:13au groupe
27:14Omnes Education.
27:16C'était Smartech.
27:16Merci à vous
27:17de nous avoir suivis
27:18pour ce premier
27:19grand rendez-vous
27:21autour de l'intelligence artificielle
27:22ensemble,
27:23les interviews de l'IA.
27:24Ça revient très vite.
27:25Excellente journée à tous.
27:29Sous-titrage Société Radio-Canada
27:31...
27:31...
27:32...
27:32...
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