Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 an
Des heurts et des violents affrontements entre un groupe d'individus et les forces de l'ordre ont éclaté dans la nuit du mercredi 20 à jeudi 21 août à Aurillac (Cantal), en marge du très populaire Festival International de Théâtre de Rue de la ville. On y revient avec : Victor Peres-Boucheron, envoyé spécial BFMTV à Aurillac (Cantal). Et Maxime Cliet Ruzza, journaliste police-justice BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00On va s'intéresser maintenant à Aurillac, ce qui s'est passé la nuit dernière à Aurillac,
00:04le festival de théâtre de rue qui est connu.
00:06Il a été créé en 1986, sauf qu'hier, ça a dégénéré en violence, en bataille de rue,
00:11en bataille rangée avec les forces de l'ordre.
00:14On va retrouver sur place, avant Victor Pérez-Boucheron, qui est notre envoyé spécial,
00:19et qui se trouve avec le gérant d'un super rue, d'un supermarché,
00:22qui a été complètement saccagé et ravagé.
00:25Ensuite, on écoutera le maire qui met en cause les Black Blocs
00:27et qui disent qu'ils veulent s'attaquer à la France.
00:28Racontez-nous, Victor.
00:33Bonsoir Alain, bonsoir à tous.
00:34Justement, vous l'avez dit, la ville d'Aurillac a été en proie à des violences extrêmes, inouïes,
00:38durant 3h hier soir, entre globalement minuit et 3h du matin.
00:42Vous les voyez sur ces images de Jules Bedot,
00:44cette agence bancaire totalement détruite, pulvérisée par la puissance des émeutes d'hier soir.
00:49Le distributeur de billets lui aussi éventrait également ce magasin de lunettes.
00:54Et effectivement, vous l'avez dit, je suis avec donc Anthony Castillo.
00:58Anthony Castillo, vous êtes le gérant du U-Express, qu'on voit juste derrière vous.
01:02Comment s'est passée la soirée ?
01:04En fait, moi, je n'étais pas au courant jusqu'au moment où je suis arrivé ce matin.
01:07J'ai vu toutes les vitrines éclatées, des tags.
01:10Puis j'ai vu ma vitrine qui était aussi éclatée, taguée.
01:14Et du coup, je suis rentré, je suis allé voir les vidéos.
01:16Et là, j'ai vu ce qui s'est passé.
01:17Donc, une émeute devant le magasin avec, dans un premier temps, les CRS qui embarquent quelqu'un.
01:25Derrière, un groupe qui remonte avec eux, ils les font redescendre.
01:29Puis ça part à coups de fumigène.
01:30Et là, derrière, je vois un type qui éclate ma vitrine.
01:34Justement, vos vitrines, on la voit, elle est encore protégée par un agent de sécurité.
01:37Mais on l'a vu tout à l'heure, la vitre avant, la vitre extérieure, est pulvérisée par un impact de pavé.
01:42C'est bien ça.
01:42C'est ça.
01:43On voit sur la vidéo, clairement, c'est à coup de pavé qu'il éclate la vitrine.
01:48Est-ce que vous appréhendez cette future soirée, ce soir, Anthony Castillo ?
01:51Je ne sais pas si appréhender, c'est le mot.
01:53Je suis plutôt un peu résigné parce que je ne peux rien me faire.
01:57Et de toute façon, il faut que mon commerce, il ouvre.
01:59Après, on s'est préparé pour le festival.
02:02Il faut qu'on travaille.
02:03Il y a des centaines de personnes qui ont travaillé sur le festival pour que ça marche bien.
02:08Je me sens plus résigné.
02:10Donc, au pire, ils termineront la vitre.
02:12Le sentiment, là, aujourd'hui, c'est vraiment de la colère.
02:15C'est quoi ? C'est du dégoût ?
02:16Non, plus du dégoût.
02:17La colère, en tout cas, c'est plus du dégoût pour l'instant.
02:22C'est la première fois que vous arrive, ça ?
02:23Oui, j'ai acheté ce magasin le 1er août.
02:27C'est ma première expérience.
02:29Voilà.
02:31On vous souhaite bon courage, Anthony.
02:32Merci beaucoup.
02:33Voilà, vous l'avez compris également.
02:35Ici, c'est beaucoup du dégoût, de la colère également.
02:37Quand on voit cette rue totalement pulvérisée, défigurée par les émeutes d'hier soir.
02:41En tout cas, le préfet, lui, a annoncé un renfort policier pour la soirée.
02:45Victor Pérez-Boucheron, donc, à Aurillac pour BFM TV.
02:49Écoutez le maire, ce qu'il en dit.
02:51Et ensuite, on vous raconte le déroulement de la soirée.
02:53Mais pour le maire, c'est clair.
02:55Il a face à lui ce qui s'est passé.
02:57C'est des anarchistes, des gens qui veulent casser le système, faire du mal à la France, sur ces termes.
03:03Les personnes qui ont jeté les pierres, qui ont déplacé les barrières, qui ont mis le feu aux poubelles,
03:10ils n'étaient pas là par hasard.
03:12Ils avaient un projet de destruction de ce festival pour porter des revendications
03:18qui ne sont pas contre la culture, qui ne sont pas contre la ville d'Aurillac,
03:21qui sont, d'une manière générale, contre notre mode de vie français.
03:26C'est la France qu'ils attaquaient.
03:28J'ai même un des manifestants auquel je lui disais qu'il était bien conscient
03:35qu'il mettait en péril une organisation culturelle, une commune qui accueillait cette manifestation.
03:41Il m'a dit, j'en ai rien à foutre.
03:43Il m'a dit, j'en ai rien à foutre.
03:44Alors, on va évoquer le volet politique, mais quand même, savoir d'où c'est parti.
03:49On est au festival du Théâtre de rue d'Aurillac,
03:50festival qui existe depuis 1986, qui attire chaque année 150 000 personnes.
03:55Jusqu'à présent, aucun incident majeur.
03:57Et là, tout est parti en fait de l'interpellation d'un tagueur, c'est ça ?
04:01C'est l'interpellation d'un homme qui n'avait rien à voir, a priori, dans ce cassage,
04:06dans ces émeutes urbaines.
04:07Une interpellation qui a eu lieu aux alentours de 23h30.
04:10Et suite à cela, 300 personnes sont arrivées.
04:13Donc, une soixantaine d'activistes qui étaient bien préparés, cagoulés, masqués.
04:19Le procureur a même parlé de gens déterminés, préparés, équipés, venus pour casser.
04:25C'est des faits, des émeutes qui ont duré jusqu'à 3h du matin, à peu près,
04:29moment où le dispositif de gendarmes et de policiers a été levé.
04:33Et pendant ces un peu plus de 3h-là, on a eu des jets de pierre contre les forces de l'ordre,
04:38des barricades qui ont été érigées ou encore des incendies de poubelles.
04:42Vous l'avez très justement dit, Alain, depuis la création de ce festival,
04:47il s'agit d'un événement culturel, populaire et familial, selon les termes de son directeur.
04:53Un festival qui est d'ailleurs prévu pour durer jusqu'à samedi.
04:56Il ne sera pas annulé.
04:58Le maire l'a confirmé ce matin sur notre antenne.
05:00180 000 personnes sont attendues jusqu'à samedi.
05:03Et le dispositif de sécurité, lui, va être considérablement renforcé
05:08pour éviter qu'une scène de violence comme celle d'hier soir
05:11ne se reproduise ce soir et les jours d'après.
05:14Le maire dit, et vous l'avez évoqué, 300 individus, 60 cagoulés et masqués.
05:19Il a parlé d'un effet de meute et il a pointé du doigt ce que l'on voit plutôt en fin de manifestation.
05:24C'est-à-dire qu'il a parlé des black blocs aussi, c'est ça ?
05:26Oui, c'est 300 personnes, ou en tout cas la bonne soixantaine
05:29qui était venue pour casser, selon ses termes.
05:32Il a utilisé le terme d'anarchiste pour être très précis.
05:36Il a également déclaré, ce que le procureur a également dit de son côté,
05:40qu'une enquête avait été ouverte,
05:42qu'aucune interpellation parmi ces 300 personnes n'avait eu lieu.
05:47Et il a également déclaré que ça aurait pu être pire,
05:50notamment face à la présence des spectateurs, des visiteurs et de nombreuses familles.
05:54Le dossier Aurillac que l'on rourira tout à l'heure avec d'autres témoignages en direct d'Aurillac.
06:01Et nous serons aussi avec Mathieu Vallée, député européen du Rassemblement national
06:05et ancien policier, qui réagira à cette nuit de meute à Aurillac.
Commentaires

Recommandations